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Chapitre I Generalite

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Chapitre I Généralité

1 Situation géographique de Constantine :


Constantine occupe une position géographique centrale dans l’Est Algérien.

C’est une région charnière entre le Tell et les hautes plaines, au croisement des grands axes
Nord-Sud (Skikda – Biskra) et Est-Ouest (Annaba –Sétif).

Elle se situe entre la latitude 36.23° et la longitude7.35° en plein centre de l’est Algérien,
précisément à 245 km des frontières Algéro -tunisiennes, à 431 km de la capitale Alger vers
l’ouest, à 89 km de Skikda (la mer) vers le nord et à 235 km de Biskra vers le sud (Sahara).

FigureI.01 : Situation géographique de wilaya de Constantine (d.maps)


Chapitre I Généralité

2 Cadre administrative :
La wilaya de Constantin est un carrefour enter l’est et le centre de l’Algérie et d’une autre
part enter le tell et les Hauts Plateaux dans l’Est du pays

La wilaya est délimitée par :

 Au Nord, par la Wilaya de Skikda


 A l’Est par la Wilaya de Guelma
 Au Sud, par la Wilaya d’Oum El Bouaghi
 A l’Ouest, par la Wilaya de Mila
 Nord – Ouest, par la Wilaya de Jijel

Figure II.02: limites administratives de la wilaya de Constantine

3 Cadre topographique :
3.1 Géomorphologie :
La géomorphologie de la région de Constantine est très complexe, elle est

liée d'une part à l'existence de plusieurs nappes de charriage, caractérisé par des

faciès varie d'âge mio-pliocène (remblais, argile, marnes, sable conglomérat, grés),

et les dépôts quaternaire (alluvions, travertin…).Et d'autre part à un façonnement

Tectonique. (Figure I.03).


Chapitre I Généralité

Figure III.03 : Carte géomorphologique de Constantine (1/10000)


(Source : DUC ,2003)
Chapitre I Généralité

3.2 Le Relief :
La wilaya de Constantine est constituée de trois zones géographiques :

 La zone montagneuse, située au Nord de la wilaya qui constituée le prolongement de


la chaine tellienne. Elle dominée par le mont de Chettaba et le massif de Djebel
Ouahch. A L’extrême Nord de wilaya, le mont Sidi Driss culmine à 1364 m d’altitude.
 Les bassins intérieurs, sont constitués d’une série de dépression qui s’étend de
Ferdjioua à Zighoud Youcef et limitée au sud par les hautes plaines, cet ensemble est
composé de basses collines entrecoupées par les vallées du Rhummel et de
Boumerzoug.
 Les hautes plaines sont situées au Sud- Est de la Wilaya entre les chaines de l’Atlas
Tellien et l’Atlas saharien, elles s’étendent sur les communes de Ain Abid et Ouled
Rahmoune .

3.3 Le Climat :
La région de Constantine est soumise à un régime climatique double :

 Au Nord: c'est un régime subhumide avec des précipitations moyennes annuelles


dépassant le plus souvent les 600 mm.
 Au Sud: c'est plutôt un régime semi-aride qui l'emporte avec une pluviométrie
moyenne annuelle plus souvent en dessous des 600 mm.

3.4 Le réseau hydrographique :


La région de Constantine est caractérisée par un réseau

hydrographique dense, constitué essentiellement d’affluents réunis dans un cours

d’eau convergeant vers un collecteur principal appellé l’Oued Rhummel.

L’Oued Rhummel , traverse le long de son parcours les plaines de Tadjnanet,

Oued-Athmania en amont et celle d’Ain-smara en aval. En s’approchant de Constantine, il


reçoit, sur sa rive droite, l’Oued Boumerzoug.

Dans la région d’étude d’autre petits cours d’eau, affluent aux deux principaux

Oueds qui coulent temporairement et qui sont : Oued Ziad et Oued Melah.

4 Séismicité de la région d’étude :


Chapitre I Généralité

La ville de Constantine située au Nord de l'Algérie, région à forte sismicité, est classée en
zone III d'après le Règlement Parasismique Algérien (RPA99 version 2003).

Elle rappelle sans cesse que la région nord de l’Algérie est concernée par une activité
sismique importante et qu’elle fait partie du quotidien dans la mesure où les secousses se
produisent à l’Est, à l’Ouest ou au Centre. Elles se produisent de façon continue. Près de 50
secousses se produisent chaque mois, mais 95 % ne sont pas ressenties, c’est-à-dire de faible
magnitude, et les 5% sont ressenties (source : CRAAG).

Cette région a connu depuis le début du XXème siècle une série de séisme

au la profondeur des foyers des séismes varie entre 33 et 55 km .

La localité comme la ville de Constantine se trouve dans le tell intérieur, au

voisinage ou sur des axes anticlinaux actifs et par conséquent leur situation risque

d’être dangereuse. Car les séismes dont le tell constantinois sont fréquents.

Figu
re IV.04: carte de zonage sismique de l’Algérie (RPA99 /version 2003).
CHAPITRE II :
CADRE GÉOLOGIQUE
Chapitre II Cadre géologique

Introduction :

L’étude géologique est la base fondamentale de toute étude géotechnique. On ne peut


établir une synthèse géotechnique d’un projet qu’à partir des caractéristiques structurales et
des propriétés mécaniques des formations présentées.

Pour bien définir ces caractéristiques, on procède à la susceptible d’abriter un projet de


construction donnée.

Cette partie traite :

 La géologie régionale.
 La tectonique régionale.
 La géologie locale.

1 Géologie régionale :

Le rocher de Constantine issu du morcellement de la mole néritique Constantinois se


rattache aux zones externes de la chaine Maghrébides tronçon de la chaine Alpine d’ Afrique
du Nord .Cet édifice orogénique résulte de structuration du bassin Maghrébine et ces marges
lors des phases tectoniques tertiaires. Ce bassin situé entre les marges continentales
Européenne et Africaine (TAPPONIER ,1976 ; TRUMPY, 1983 ; DERCOURT ,1985).

Figure II.01 : Les grands domaines d’origine alpine en méditerranée occidentale (Durand,
1969).
Chapitre III Généralité
Chapitre III Cadre géologique

Du Nord au Sud on peut différencier trois grands domaines distincts:

 Domaine interne.
 Domaine des flyschs.
 Domaine externe.

Figure II.02 : Rapports structuraux entre les différents domaines de la chaîne des
Maghrébides (d’après Durand-Delga, 1969).

1.1 Le domaine interne :

Il contient un socle continental cristallophyllien (Grande et Petite Kabylie) avec


une couverture sédimentaire écaillée (Dorsale Kabyle ou chaine calcaire).

 Le Socle Kabyle :

On attribue au socle trois ensembles lithologiques ((Bouillin, 1977 et Raoult, 1974):

• Un ensemble cristallophyllien inférieur, formé de gneiss à intercalations, parfois


puissantes, de marbres et d’amphibolites.

• Un ensemble cristallophyllien supérieur, comportant des schistes satinés ou phyllades, des


grés et des porphyroïdes oreilles.

• Une couverture sédimentaire paléozoïque, peu ou pas métamorphique, dont les séries
comprennent des termes de l’Ordovicien, du Silurien, du Dévonien, ainsi que du Carbonifère
inférieur.
Chapitre IV Cadre géologique

1.2 Domaine des flyschs :

Ce domaine correspond aux nappes de flyschs dont le matériel crétacé-paléogène est


expulsé vers le sud. Ils sont déposés dans un bassin de nature marine (Bouillin, 1986).

Ces flyschs ont été subdivisé du nord au sud en trois types, de nature distincte:

 Les flyschs Mauritanien :

De type « Guerouche » qui sont les gréso-pélitiques qui comportent un Crétacé inférieur.

 Les flysch Massylien : De type « schisto-quartzeux » qui sont des séries Ablo-
Aptien.
 Les flyschs Numidien : La Nappe Numidienne.

1.2 Domaine externe :

Ce domaine correspond à la marge Téthysienne du côté de la plaque africaine. En Algérie,


ce dernier représente les zones telliennes. Il rassemble plusieurs séries à matériel marneux
largement chevauchantes sur la plate-forme africaine. Ce domaine peut se subdiviser en deux
grands types de séries (Benabbas, 2006) :

 Les séries Telliennes.


 Les séries de l'avant pays allochtone.

1.2.1 Les séries Telliennes :

Ce sont des séries très épaisses à dominante marneuse issue du sillon Tellien. Ces séries
ont été découpées par les phases tectoniques tertiaires en trois grandes entités, dont les limites
suivent à peu près les lignes paléogéographiques du Crétacé, du Paléocène et de l’Eocène.
(Selon Vila, 1980), ces séries sont subdivisées du nord au sud en trois unités:

a) Les unités ultra-telliennes.


b) Les unités telliennes sensu stricto.
c) Les unités pénitelliennes et les unités méridionales à nummulites.

a) Les unités ultra-telliennes :

C’est le domaine où se déposent des marno-calcaires de teinte claire renferment de riches


microfaunes. Ils caractérisent vraisemblablement une surélevé à eaux oxygénées, l’ensemble
date de Crétacé au Lutétien supérieur (Durand Delga, 1969).

On se basant sur l’étude des faciès de l’Ultra-Telliennes, J.C .Lahondère (1987) distingue


deux sous-ensembles ultra-telliennes :
Chapitre V Cadre géologique

 Le premier : la plus méridionale, est représentée dans la vallée de l’Oued Zenati et du


Djebel Sbaa (Villa ; 1969), c’est l’Ultra-Tellienne typique.
 Le deuxième : l’Ultra-Tellienne Septentrional correspond aux affleurements de la
série de Braham (J.F.Raoult ,1968) au Kef Sidi Driss présentant un Sénonien inférieur
réduit à quelques mètres et un Sénonien supérieur à niveaux bioclastiques et parfois
très rares horizons de micro-brèches.

b) Les unités telliennes sensu stricto :

Elles ont été définies par (J .M .Villa 1980) et représentent l’équivalent de série méso-
tellienne dans la nomenclature de (M. Durand Delga 1969).

Ses unités se caractérisent par un Crétacé inférieur riche en sédiment terrigènes où les
intercalations de faciès néritiques restent modérées du Crétacé supérieur à l’Oligocène.

c) Les unités pénitelliennes et les unités méridionales à Nummulites :

Les unités pénitelliennes et les unités méridionales à nummulites: le terme pénitellien a été
crée pour désigner une série allochtone du versant nord du Djebel Zouaoui, dans le massif du
Chattaba, près de Constantine, caractérisé par une séquence de carbonate et de vase allant du
Lias au Maestrichtien (Vila, 1980).

Les unités méridionales à nummulites apparaissent sous forme de lambeaux au sud des unités
pénitelliennes. Sont caractérisées par un Sénonien associé à des formations Eocènes riches en
nummulites, qui sont disposées irrégulièrement au front des unités telliennes (Vila, 1980).

1.2.2 Les séries de l'avant pays allochtone :


1.2.2.1 L’avant pays allochtone :

Ce sont des unités encore plus externes dans le domaine externe, structurées au Miocène
moyen et se placent entre les nappes telliennes au Nord et l’autochtone (para-autochtone)
Atlasique au Sud. On distingue les domaines orientés suivants la direction d’Ouest en Est :

 L’ensemble allochtone Sud-Sétifien : à matériel carbonaté et marneux du Jurassique


au Miocène et qui apparait dans la région des Biban.
 La nappe néritique constantinoise : à matériel carbonaté épais et massif du Jurassique-
Crétacé.
 L’unité des écailles des Sellaoua : qui se trouve plus de la précédente, dont le Crétacé
possède des faciès de bassin.
Chapitre VI Cadre géologique

1.2.2.2 L’avant pays autochtone :

Il est représenté par des séries sédimentaires Mésozoïques épaisses et très plissées. Ces séries
sont principalement localisées au niveau de l’Atlas Tunisien, de l’Atlas Saharien, des monts
du Hodna, des monts Batna et des Aurès.

Figure II.03 : Extrait de la carte géologique de l’extrême Nord-Est Algérien (d’apres-Vila-


JM-1980).

2 Les phases Tectoniques :


Introduction :

La région de Constantine appartient à la chaine des maghrébides, et cette dernière est


principalement structurée au cours des phases tectoniques tertiaires, cette structuration est
rattachée à la fermeture du sillon des flysch dont le contenue s’est largement charriée sur les
zones externes (Aris. Y, 1994).
Dans cette région les différentes phases tectoniques reconnues sont les suivantes:
Chapitre VII Cadre géologique

2.1 Les phases tectoniques mésozoïques :

Dans les zones externes de la chaine alpine d’Algérie orientale, les évènements tectoniques
mésozoïques sont peu étudiés.

Au Jurassique inférieur, la distension se poursuit et provoque une subsidence différentielle qui


persiste jusqu’à la fin du Crétacé inférieur, avec la structuration générale« Est-Ouest »
caractéristique des bassins maghrébins.

La tectonique mésozoïque est mise en évidence par des variations de faciès, des lacunes de
dépôts et des discordances angulaires.

Deux phases tectoniques localisées au passage Jurassique-Crétacé et au Crétacé supérieur sont


souvent :

2.1.1 La phase du Jurassique supérieur :

Cette phase souligne la fin d’une période distensive et subsidient qui caractérisait le
Jurassique inférieur et moyen. L’importance de cette phase tectonique est surtout attestée par
des discordances angulaires qui marquent la base du Crétacé inférieur.

2.1.2 La phase Anté-Sénonienne :

Cette phase correspond à une phase de compression associée à des plis. Les structures issues
de cette phase, sont souvent déversées vers le Sud et sont liées à des discordances, des
lacunes et des intercalations détritiques.

2.2 Les phases tectoniques Tertiaires :

Dans la plate-forme du Constantinois, la période tectonique a été marquée essentiellement par


deux phases importantes de mouvements :

2.2.1 La phase Fini Lutétienne (Eocène):

Une phase assez générale se place vers la fin du Lutétien c’est la phase atlasique (R. Guirnd,)
1973 ; fini-Lutétienne (M. Durand Delga, 1969 ; J. F. Raoult, 1974), priabonienne (J. M. Vila,
1980).
Deux grandes directions d’accidents caractérisent cette phase l’une NS et l’autre NW-SE et
des plissements de direction NE-SW (J. M. Vila, 1980). Généralement toute la déformation
rattachée à cette phase donne des structures à caractère compressive.
Cette phase aurait structuré la chaîne calcaire (ou dorsale kabyle), les flyschs et les séries
telliennes en grandes lames ou en plis couchés à convergence Sud, surmontées par les unités
internes.
Chapitre VIII Cadre géologique

2.2.2 La phase Miocène :


Cette phase Miocène est aussi une phase de compression. Elle est caractérisée dans toute
l’Algérie Nord orientale par un raccourcissement de direction Nord-Sud, elle aurait débuté au
Burdigalien moyen dans les zones septentrionales (J. P. Bouillin, 1977). Pour J. M. Vila, c’est
la phase majeure Tortonienne à vergence Sud qui est responsable des vastes recouvrements
anormaux impliquant les formations postérieures au Burdigalien élevées dans la nappe
numidienne. A ces recouvrements anormaux sont associés des décrochements Nord West-Sud
Est et Nord Est-Sud West.
Le résultat de cette tectonique a donné lieu à un dispositif structural assez complexe,
caractérisé par la superposition du socle kabyle sur la couverture sédimentaire, formé par les
nappes de flysch charriés sur les formations telliennes.

2.3 Tectonique récente :

Cette phase tectonique post-nappes est responsable de l’orographie actuelle. Elle a induit le
comblement des bassins mio-pliocènes, alimentés par la destruction des reliefs environnants.
A l’échelle du Constantinois, les structures attribuées à cette tectonique évoquent une
tectonique polyphasée. En effet, deux phases successives de distension et de compression ont
affecté les formations tortoniennes, entraînant ainsi un resserrement des structures
préexistantes, et la formation de plis qui s’alignent en gros sur la direction atlasique. Parmi
ces plis on note ceux de Djebel Ouahch, du massif du Chettaba et du Djebel Djaffa.
Par ailleurs, des failles inverses parfois décrochantes ou chevauchantes ainsi que des
déformations cassantes de direction E-W et NW-SE, tel l’accident de M’cid Aïcha-Debbar
d’une centaine de kilomètres, peuvent être observées. Le long de cet accident, des
chevauchements Nord-Sud post-miocène sont localement signalés, (Guellal S et al, 1973).

Figure II.04 : Coupe géologique schématique illustrant les relations structurales entre les
différentes unités de la chaîne alpine d’Algérie nord orientale (d’après M.Durand Delga,
1969).
Chapitre IX Cadre géologique

Géologie local :

La région d’étude est caractérisée par une morphologie accidentée et une structure

tectonique dominée par une superposition de nappes

Contexte stratigraphique :

La description stratigraphique suivante est réalisée à partir des carte géologiques de

Constantine au 1/200 000, Vila J.M, (1977) et de El aria 1/50 000 publiée en 1977

Le trias :

Il est essentiellement évaporitique et se présente en pointements diapériques en lames

éjectées le long de certains accidents. Il est observé au Sud-Ouest de la ville de Constantine

(Benabbas., 2006), ce sont surtout des masses de gypse et d’argile, de couleur rouge lie-de-vin

bien caractéristique, contenant le plus souvent des blocs calcaro-dolimitiques, des cargneules,

des marnes bariolées

La nappe néritique Constantinoise :

Elle est caractérisée par des formations carbonatées allants du Trias jusqu’au Sénonien (J.M
Vila, 1980), à notre zone d’étude il n’est présent que les séries d’âges CénomanienTuronien et
Sénonien

La série carbonatée d’âge Cénomanien-Turonien :

Dans la région Nord constantinoise, le Cénomanien et le Turonien néritiques

constituent une série monotone (J.M.Vila ; 1980), elle est composée de deux édifices

carbonatés principaux. Le plus important, le Rocher de Constantine d’approximativement

200m d’épaisseur où la série paru la plus complète et le massif du Djebel Kellal avec une

épaisseur qui ne dépasse pas 120m.

Le rocher de Constantine :

D’après les auteurs, J.M. Vila (1974) et C. Benabbas (1994), de la base vers le

sommet on trouve les faciès suivants :

 Ensemble de calcaire massif débute par 8m de calcaires massifs cristallins

à abondants de microfaunes et de joints stylolithiques et se termine par une

corniche de sparites (100m d’épaisseur) par fois dolomitique, jaunâtre.


Chapitre X Généralité

 Ensemble de biomicrites noires (30m d’épaisseur) regroupe une riche

association de foraminifères benthiques caractérisant le Cénomanien supérieur.

 Ensemble de biomicrites à aspect concrétionné (50m d’épaisseur). débutepar des


calcaires riches en Millioles,
 Ensemble de calcaires laminés (20m d’épaisseur) regroupe des calcaires plus ou moins
clairs dont lesquelles nous avons pu observer un appauvrissement de microfaune bien
des filaments non identifié

La série transgressive d’âge Sénonien :

Il s’agit de calcaires noirs, micritiques fétides, à débris fin organogènes et à silex

noirs. Selon (J.M. Vila ; 1980), les formations du Sénonien supérieur sont observées sur les

hauteurs du Rocher de Constantine et faisant des affleurements chevauchées par le

Priabonien à bloc, observées plus au Sud.

Les nappes telliennes :

Le priabonien à blocs :

Représenté par des marnes grisâtres ou brunâtres à blocs de tailles et de natures

variables.

La nappe ultra-tellienne :

Elle est constituée par des couches marneuses grises, alternant parfois avec des

calcaires gris d’âge crétacé inferieur, le Crétacé moyen et le Sénonien correspondent à des

marnes et marno-calcaire de teinte claires. L’Eocène est marneux, de couleurs noires au

Lutétien, calcaires claires à la patine et noires à la cassure à l’Yprésien.

La nappe tellienne au sens strict :

Elle est représentée par des formations marneuse, ces derniers ont une couleur

noirâtres et contiennent des boules jaunes. Leur âge est Crétacé moyen-Paléocène.

La nappe de flysch :

La nappe de flysch massylien :

Elle est représentée par une série à brèches vertes et rouges. Elle affleure au Nord et au

Sud-est de Constantine sous forme de klippes

La nappe numidienne :
Chapitre X Généralité

Elle est représentée par une série argilo-gréseuse d’âge Oligocène à Burdigalien basale (J.C.
Lahonder et al, 1987)

elle est caractérisée par la succession de deux types de faciès :

Des argiles de base à Tubotomaculum qui sont des argiles vertes, parfois brunes ou

rougeâtres d’âge Oligocène.

Des grés numidiens d’âge Aquitanien, ils affleurent en bans massifs de teinte claire.

Les séries poste-nappes

Les séries poste-nappes dans la région de Constantine sont d’âge Mio-PlioQuaternaire. Elles
sont largement développées à l’Ouest de la région d’étude.

Le Mio-Pliocène continental :

l est constitué de formations d’âge Miocène supérieur à Pliocène. Il s’agit d’un

matériau de comblement qui s’est déposé dans un bassin, en discordance sur les terrains

antérieurs (Voute, 1967). Le Mio-Pliocène affleure sur de vastes étendues, surtout à l’Ouest

de la région de Constantine. Il présente un faciès très varie constitué par des calcaires

lacustres, des évaporites et des dépôts détritiques plus ou moins grossiers (J.M Vila, 1980).

Le Quaternaire :

Ce sont les formations peu tectonisés. Il s’agit de (Benabbas., 2006) :

 Des éboulis, des alluvions et des formations de pente constituent le

Quaternaire.

 Les alluvions récentes des oueds correspondent à des limons, des graviers et

des galets roulés.

 Les alluvions anciennes des oueds se composent de cailloux roulés, limons

et graviers parfois, encroûtés, provenant d'anciennes terrasses. Les

alluvions anciennes des plateaux sont composées de cailloux roulés,

limons et graviers. Elles sont souvent cimentées par une croûte calcaire.

 Les formations de pente correspondent à des glacis polygéniques qui forment

des surfaces très faiblement inclinées, près des plaines recouvertes d'un

matériel élastique, avec de vastes placages sur les versants marneux.


Chapitre X Généralité

 Les croûtes calcaires du Villafranchien sont directement installées sur des

calcaires et des conglomérats fossilifères dans lesquelles il est difficile de

situer la limite entre le Pliocène supérieur et le début du Villafranchien.

 Tufs calcaires ou Travertins du Mansourah. Ils correspondent soit à des zones

de sources chaudes, soit à des formes de concrétions plus ou moins vacuolaires

gris à jaunâtre.

Le Style tectonique des unités telliennes:

Les nappes telliennes sont les éléments structuraux dominants. Elles sont affectées par une
tectonique de nappes, d’âge priabonien (Vila J.M., 1980)

La nappe numidienne :

Déposée après la phase tangentielle priabonienne, cette nappe a été cisaillée en

masse. Elle présente un contact anormal plat (Benabbas., 2006)

La nappe ultra-tellienne:

Elle est peu représentée dans le bassin. Sa structure complexe est d’origine

purement tectonique (Benabbas., 2006).

Les nappes telliennes sensu-stricto :

Elles forment un ensemble structural cohérent, continu sur plusieurs kilomètres. La

direction des axes des plis d’échelle hectométrique ou kilométrique varie de N40° E à N90° E.
Les nappes telliennes reposent généralement sur la nappe péni-tellienne et sur la nappe

néritique constantinoise (Benabbas., 2006).

La nappe pénis-tellienne :

Elle est plissée assez lourdement aux Djebels Chettabah et Grouz. Au Djebel Kheneg,tous
les niveaux allant du Vraconien au Campanien sont affectés par une schistosité de fracture
très pénétrante. Au sud, la nappe péni-tellienne à nummulites repose sur la nappe néritique
constantinoise (Benabbas., 2006).

La nappe néritique constantinoise :

Elle comporte les plus hauts reliefs calcaires de la région. Cette unité possède

un style particulier. Elle s’est déplacée en bloc, comme une immense banquise
Chapitre X Généralité

carbonatée, transportant ses structures propres, acquises à partir du Sénonien supérieur

(failles de direction atlasiques), mais surtout au cours du plissement priaboniens (Vila


J.M.,1980).

Le contact de base de la nappe néritique cisaille clairement des structures plicatives

anciennes et lui confère une allure de « rouleau frontal » signalé le long de la limite

méridionale de cette nappe, telle la terminaison Sud du Djebel Guerioun.

Les nappes telliennes reposent par ailleurs, quelque soit leur nature, sur des niveaux

d’âges variés, de la série néritique constantinoise (Benabbas., 2006).

Colonne stratigraphique synthétique :

La ville de Constantine et ses environs offrent, une grande variété de terrains

sédimentaires d’âge crétacé à quaternaire. Leur structure géométrique est difficile à maîtriser

par suite d’une tectonique alpine et néogène, complexe, et de fréquentes variations latérales de
faciès dans les formations miocènes. A cette complexité géologique s’ajoute le handicap
d’une cartographie en milieu urbain. Cependant, les grands ensembles lithologiques peuvent
être illustrés par la colonne suivante

(Bougdal, 2007)

Figure II.05 : colonne stratigraphique de la région de Constantine


Chapitre X Généralité
Chapitre X Cadre géologique
Chapitre XI Cadre géologique

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