“suplements” — 2017/7/24 — 22:59 — page 1 — #1
Entrainez-vous
0.1
→
−
1. Un champ de vecteur E possède la symétrie cylindrique lorsqu’il n’est fonction
→
− →
−
que de r et de z : E = E (r, z). En déterminant le flux élémentaire de ce champ
à travers une surface fermée présentant la symétrie de révolution, et en utilisant le
théorème de la divergence, établir l’expression de la divergence de ce champ.
→
− → −
2. Même question pour un champ à symétrie sphérique : E = E (r).
“suplements” — 2017/7/24 — 22:59 — page 2 — #2
Solutions
0.1
→
− → −
1. E = E (r, z) = Er (r, z) →−u r + Eθ (r, z) →
−
u θ + Ez (r, z) →
−
uz
→
−
Le flux du champ E à travers la surface fermée entourant le cylindre creux représenté
ci-contre s’écrit ϕ = ϕle + ϕli + ϕss + ϕsi , qui inclut :
- le flux à travers la face latérale extérieure
(située à la distance r + dr de l’axe du cy-
lindre) :
− −
→ → →
−
ϕle = E ·dSle = E · [2π(r + dr) × dz] → −ur =
Er (r + dr, z) × [2π(r + dr)dz].
- le flux à travers la face latérale intérieure
(située à la distance r de l’axe du cylindre) :
− −
→ → →
−
ϕli = E ·dSli = − E ·(2πrdz)→ −u r = −Er (r, z)×
2πrdz.
- le flux à travers la section transverse supé-
rieure (située à la cote z + dz) :
− −
→ → →
−
ϕss = E ·dSss = E ·(2πrdr)→ − F IGURE 1
u z = Ez (r, z +
dz) × 2πrdr
- le flux à travers la section transverse inférieure (située à la cote z) :
− −
→ → →
−
ϕsi = E ·dSsi = − E ·(2πrdr)→ −u z = −Ez (r, z) × 2πrdr.
On a donc
ϕ = ϕle + ϕli + ϕss + ϕsi
= 2πdz [(r + dr)Er (r + dr, z) − rEr (r, z)] + 2πrdr [Ez (r, z + dz) − Ez (r, z)]
Posons : A(r, z) = rEr (r, z)→A(r + dr, z) ≃ A(r, z) + ∂A ∂r dr → A(r + dr, z) − A(r, z) ≃
∂A
∂r dr.
Par ailleurs, comme Ez (r, z + dz) − Ez (r, z) ≃ ∂E z
∂z dz, on déduit :
( ) ( )
∂(rEr ) ∂Ez 1 ∂(rEr ) ∂Ez
ϕ = 2πdzdr +r = + 2πrdzdr
∂r ∂z r ∂r ∂z
→
−
Le théorème de la divergence consiste à écrire que ϕ = div E dτ, où dτ = 2πrdzdr
est le volume délimité par la surface totale qui délimite le cylindre creux ; ce qui
conduit finalement à :
→
− 1 ∂(rEr ) ∂Ez
div E = +
r ∂r ∂z
→
− → −
2. Divergence d’un champ à symétrie sphérique : E = E (r).
→
−
E = Er (r) →
−u r + Eθ (r) →
−
u θ + Eφ (r) →
−
uφ
“suplements” — 2017/7/24 — 22:59 — page 3 — #3
Ici, nous allons calculer le flux à travers la surface délimitant une sphère creuse cen-
trée à l’origine O d’un repère sphérique. Cette sphère creuse est délimitée par deux
sphères concentriques, de rayons r (sphère intérieure) et r + dr (sphère extérieure).
→
−
Le flux du champ E à travers ces deux surfaces délimitant la sphère creuse, s’écrit
ϕ = ϕsi + ϕse . Ce flux inclut :
− −
→ → →
−
- le flux à travers la sphère intérieure ϕsi = E .dSsi = − E .(4πr2 )→
−u r = −4πr2 Er (r).
− −
→ → − [
→ ]−
- le flux à travers la sphère extérieure ϕse = E .dSse = E . 4π(r + dr)2 → u r = 4π(r +
dr)2 Er (r + dr)
On a donc :
ϕ = ϕsi + ϕse = −4πr2 Er (r) + 4π(r + dr)2 Er (r + dr) = 4π [B(r + dr) − B(r)]
avec B(r, z) = r2 Er (r) → B(r + dr, z) − B(r, z) ≃ ∂B
dr.
∂r ( )
∂(r2 E r)
2
On en déduit ϕ = 4π ∂B
∂r dr = 4π ∂r dr = 4πr dr r12 ∂(r∂rEr ) .
2
→
−
Le théorème de la divergence consiste à écrire que ϕ = div E dτ, où dτ = 4πr2 dr est
le volume délimité par les deux sphères concentriques ; ce qui conduit finalement à :
→
− 1 ∂(r2 Er )
div E = 2 .
r ∂r