Faisabilité d’une transmission sous-marine
L’objectif de ce sujet consiste à étudier la faisabilité d’une transmission sous-marine par ondes
radio de fréquence maximale 100 MHz, à travers le dioptre air-mer.
A. Propagation dans l’eau de mer
L’eau de mer est un milieu linéaire, homogène et isotrope (LHI), neutre et possédant une réponse
diélectrique, mais également conducteur ohmique en raison de la salinité, et non magnétique. Pour
les fréquences hertziennes, la constante diélectrique relative ε r et la conductivité électrique σ
sont réelles, positives, et correspondent aux régimes quasi-statiques : ε r = 81 et σ = 4Ω −1.m −1 .
1) Ecrire, pour l’eau de mer modélisée comme ci-dessus, les relations entre B et H d’une part, et
entre E et D d’autre part.
2) Ecrire les équations de Maxwell dans ce milieu.
3) Déterminer l’équation de propagation du champ E dans ce milieu.
4) On cherche une solution de type onde plane progressive et harmonique, se propageant suivant
un axe z, de la forme E ( z , t ) = E0 exp [i (ωt − kz ) ] , où ω représente la pulsation de l’onde.
Montrer que la grandeur k devient un nombre complexe dans l’eau de mer.
5) Par analogie avec un diélectrique sans pertes, d’indice n, où la relation de dispersion s’écrit
ω ω
k = n , montrer qu’ ici, on peut mettre la relation entre k et ω sous la forme suivante : k = n
c c
2
, où n est l’indice complexe du milieu. Donner l’expression de k . En déduire l’expression du
carré de l’indice complexe n 2 .
6) Evaluer numériquement les deux termes intervenant dans n 2 , et montrer que la partie
imaginaire domine dans la gamme de fréquences considérées.
2ε 0ω
7) En déduire l’expression approchée de l’indice n en fonction de α =
σ
8) Sur quelle distance caractéristique δ (appelée profondeur de pénétration pour un plasma ou
épaisseur de peau pour un métal), l’amplitude de l’onde est divisée par le facteur e ?
9) Applications numériques : calculer δ pour une fréquence de 100MHz (gamma FM), puis pour
100KHz (gamme des grandes ondes). Comparer.
kr
B. Transmission de l’interface air- Ei
mer
air Er
n1 = 1 ki
Une onde incidente se propageant y x
verticalement, et vers le bas, arrive en n2 = n ux
Et
mer uz
1
kt
z
incidence normale sur l’interface air-mer. Une onde réfléchie et une onde transmise sont créées.
On note r et t les facteurs de réflexion et transmission en amplitude, à priori complexes. L’indice
de l’air vaut n1 = 1 , et l’indice de l’eau de mer vaut n2 = n comme précédemment.
Les champs électriques des ondes en présence peuvent alors se mettre sous la forme suivante :
E = E ei(ωt − ki z ) u E = tE ei(ωt − kt z ) u
Er = rE0e
i (ωt + ki z )
i 0 y uy t 0 y
ω ω
ki = u z kr = − ki u z kt = n u z
c c
1) Donner les expressions des champs magnétiques incident Bi , réfléchi Br et transmis Bt .
2) Ecrire les équations de continuité des champs électrique et magnétique (en négligeant les
courants surfaciques), et en déduire les expressions de r et t en fonction des indices des deux
milieux.
3) Déterminer la valeur moyenne des vecteurs de Poynting réels, ou bien de façon équivalente, les
expressions des vecteurs de Poynting complexes.
2
4) En déduire les expressions des facteurs de réflexion R = r et de transmission T = 1 − R en
intensité.
5) En prenant l’expression approchée pour l’indice de l’eau de mer, exprimer T en fonction de α .
6) Calculer T pour une fréquence de 100MHz, puis pour 100KHz et 1KHz.
7) Conclusion. Justifier l’existence des bandes ELF (300Hz à 3kHz) et VLF (3kHz à 30kHz) pour
la communication avec les sous-marins.
VLF : Very Low Frequency / ELF : Extremely Low Frequency
A. Propagation dans l’eau de mer
1) Relations constitutives
2
Les relations demandées sont les relations constitutives du milieu. Pour ce milieu
non magnétique ( µ ≃ µ0 ), LHI, elles s’écrivent :
B = µ0 H (1)
D = ε E (2)
j lib = σ E (3)
où ε = ε0 εr .
2) Equations de Maxwell
divD = ρlib (4)
∂B
rotE = − ∂t ( 5)
divB = 0 (6)
rotH = j + ∂ D (7)
lib
∂t
Ici on peut considérer que ρlib ≃ 0 en raison de la dissipation rapide des charges dans les milieux
conducteurs. Par ailleurs ε = ε0 εr .
(2) et (4) ⇒ div E = 0 (8)
∂E
(1), (2), (3) et (7) ⇒ rot B = µ0σ E + µ0ε (9)
∂t
3) Equation de propagation du champ E
On applique la formule du double rotationnel au champ E , puis les équations (8), (5) et (9) :
∂B ( )
∂ rot B ∂E ∂2 E
( ) ( )
rot rot E = grad div E − ∆ E ⇒ − ∆ E = rot − = − = − µ 0 σ − µ 0 ε
∂t 2
⇒
∂t ∂t ∂t
∂E ∂2 E
∆ E − µ 0σ − µ 0ε 2 = 0 (10)
∂t ∂t
4) Etude de la relation de dispersion
En posant E = E0 e (
i ω t − kz )
u , où u est un vecteur unitaire de direction constante dans le temps,
∂2 E
∆E se réduit à 2
= − k 2 E , et l’équation (10) conduit à − k 2 − i µ0σω + µ0εω 2 = 0 →
∂z
3
k 2 = −i µ0σω + µ0εω 2 ⇔ k = k r + i ki (11)
où kr et ki sont des réels correspondant respectivement à la partie réelle et la partie imaginaire
de k.
5) Indice optique complexe
ω
Dans un milieu diélectrique sans pertes la relation de dispersion s’écrit k = n où n est un
c
nombre réel correspondant à l’indice de réfraction du matériau. Par analogie, ici, on peut mettre la
ω
relation (11) sous la forme suivante : k = n , où n est l’indice complexe du milieu. On a donc :
c
ω2 c2 c2 c 2 µ 0ε 0 ε r ω 2 i µ 0σω
k2 = n
2
c2
→n =
2
ω2
k2 =
ω2
( µ0εω 2 − i µ0σω ) = ω 2 1 − →
µ 0 ε 0ε r ω 2
σ
n2 = ε r 1 − i (12)
ε 0ε rω
6) Evaluation numériquement de n 2
1
ε0 = × 10−9 , µ0 = 4π × 10−7 , ε 0 µ0 c 2 = 1 ⇒
36π
ω σ ω σ
Pour ν = = 100 MHz , = 8, 9 . Pour ν = = 100kHz , = 8, 9 × 103 .
2π ε 0ε r ω 2π ε 0ε r ω
Il est donc clair que la partie imaginaire de n 2 domine nettement dans la gamme des fréquences
inférieures à 100MHz.
2ε0ω
7) Expression approchée de n en fonction de α =
σ
Compte tenu de ce qui précède, on peut écrire que
π π
2 σ σ −i σ −i σ π π σ σ
n = εr − i ≃ −i =e 2 → n=e 4 = cos − i sin = (1 − i )
ε 0ω ε 0ω ε 0ω ε 0ω 4 4 ε 0ω 2ε 0ω
(1 − i ) 2ε 0ω
n= (13) α= (14)
α σ
8) Distance caractéristique δ
D’après la relation (13), on peut poser n = n + i η , où
4
1
n= (15) représente l’indice de réfraction.
α
1
η=− (16) représente l’indice d’extinction.
α
Similairement, nous pouvons mettre la grandeur k sous la forme suivante k = κ − i β = n ω / c, et
en tenant compte de (13), nous avons :
ω ω ω ω
κ= =n (17) β= =n =κ (18)
αc c αc c
( i ω t − kz )
= E0 e − β z e (
i ωt −κ z )
L’expression du champ électrique, E = E0 e , correspond à une onde qui
se propage dans le sens des z > 0 en s’atténuant. Cette expression de E donne le sens physique
des grandeurs définies dans les relations (17) et (18) :
• Le terme κ est le nombre d’onde (module du vecteur d’onde). La relation (17),
entre κ et ω , est donc la relation de dispersion dans l’eau de mer.
• Le terme β provoque une décroissance exponentielle de l’amplitude de l’onde
donnée par A( z ) = E0 e − β z . Le terme β est donc le coefficient d’atténuation de
l’onde dans l’eau de mer. On peut remarquer dans la relation (11) que, si on avait
σ = 0 alors β = 0 , et k deviendrait réel et se confondrait avec κ . L’onde se
propagerait alors sans atténuation. Autrement dit, c’est la conductivité σ de l’eau
de mer qui est responsable de l’atténuation de l’onde.
On définit la distance caractéristique δ comme la distance au bout de laquelle l’amplitude de
l’onde est réduite d’un facteur e ≃ 2.7 . Ainsi, pour z=0, A( z = 0) = E0 .
Pour z = δ , A(δ ) = E0 e − β δ = E0 / e = E0 e −1 ⇒ β δ =1 →
1 αc 2
δ= = = (19)
β ω σωµ0
1
où nous avons tenu compte de (14) et du fait que µ0ε 0 c 2 = 1 → ε 0 c 2 = .
µ0
La vitesse de phase est donnée par :
ω 2ε 0ω
vϕ = = αc = c (20)
κ σ
Commentaire : La vitesse de phase dépend de ω .
Conséquence : Supposons que l’on veuille transmettre dans ce milieu une onde porteuse d’une
information, c'est-à-dire, un groupe de plusieurs ondes de fréquences différences (paquet d’ondes).
5
Les différentes composantes du paquet d’onde ( ωi , i = 1, 2, ⋯) se propageront à des vitesses
différentes vϕ ( ωi ) , et n’arriveront pas à destination au même moment. Elles arriveront en « ordre
dispersé ». On fait référence à ce phénomène comme étant le phénomène de dispersion.
L’application numérique des formules (19) et (20) conduit au tableau ci-après :
ω 1kHz 100KHz 100MHz
2π
α 1.66 ×10−4 1.66 ×10−3 5.27 ×10−2
vϕ [ m / s ] 5×104 5×105 1.58 ×107
δ [m] 7.958 0.7958 0.025
ω
Tableau I : Vitesse de phase vϕ et distance de pénétration δ pour ≤ 100 MHz
2π
Ce tableau illustre que, au cours de leur propagation dans l’eau de mer, les ondes de haute
fréquence sont plus fortement atténuées que les basses fréquences.
B. Transmission de l’interface air-mer
1) Expression des champs magnétiques incident, réfléchi et transmis
L’air étant un milieu non conducteur, peut
être considéré comme un diélectrique kr
Ei
parfait où l’onde se propage sans atténuation.
Comme l’énoncé ne donne aucune précision air Er
n1 = 1 ki
sur l’orientation du champ incident Ei , on y x
n2 = n ux
peut librement l’orienter selon l’un des deux Et
mer uz
vecteurs perpendiculaire à la direction de
propagation ( u z ). Nous avons choisi de mettre kt
z
l’onde incidente sous la forme suivante :
E = E ei (ωt − ki z ) u i (ω t + ki z ) E = tE ei (ω t − kt z ) u
i 0 y
rE = rE 0 e u y t 0 y
ω ⇒ ⇒ ω (21)
i
k = u z kr = − ki uz kt = n u z
c c
En effet, la réflexion sur le dioptre air-mer génère une onde réfléchie et une onde transmise. Les
ondes en présence sont donc : ( Ei , Bi ) , ( Er , Br ) , et ( Et , Bt ) . Soit ( E , B) l’une de ces 3 ondes ; il est
6
∂B
plus aisé de déterminer B à l’aide de l’équation de Maxwell-Faraday : rot E = − . En posant
∂t
∂ ∂
E = E uy = E y uy , ⇔ −i k , et ⇔ iω , cette équation se met sous la forme rot E = −iω B . On
∂z ∂t
en déduit
∂E z ∂E y
− ∂E y i kE y
∂y ∂z −
Bx ∂z
1 1 ∂E ∂Ez 1 1 k
= − 0 e
i ( ωt − kz )
B = By = − rot E = − x − = − 0 = Bx u x = − E y u x
B iω iω ∂z ∂x iω ∂E iω ω
z ∂E y ∂E x y
− ∂x
∂x ∂y 0
En tenant compte de la relation (21) nous obtenons
ω E0 iω(t − z / c )
Pour k =ki = ⇒ Bi = − e ux (22)
c c
ω r E0 iω( t + z / c )
Pour k =k r = − ⇒ Br = e ux (23)
c c
ω t E0 iω(t − z n / c )
Pour k =kt = n ⇒ Bt = −n e ux (24)
c c
Remarque : En tenant compte des relations (18) et (19), et en posant
ω 1− i 1 1−i 2 −iπ / 4 2 ω −iπ /4
kt = n = κ − iβ = = 2= e = e , (25)
c δ δ 2 δ αc
le champ électromagnétique transmis se met sous la forme suivante :
z π
− z /δ i (ω t − z / δ ) 2 − z /δ i ωt − δ − 4
Et = tE0 e e uy (26a ) Bt = −tE0 e e ux (26b)
αc
2) Equations de continuité des champs
Les champs E étant tangentiels au dioptre air-mer, on peut appliquer la continuité de la
composante tangentielle de E : Les relations (21) ⇒
Ei ( z = 0) + Er ( z = 0) = Et ( z = 0) ⇒ E0 eiωt + rE0 eiω t = tE0 eiωt ⇒
1+ r = t (27)
Les champs B sont tangentiels B , comme le montrent (22)-(23)-(24) ; ce qui devrait en principe
entraîner une discontinuité à la traversée du dioptre air-mer, et l’apparition de courants à la
7
surface du dioptre. Mais comme le précise l’énoncé, on peut négliger ces courants (car l’un des
deux milieux, l’air, ne contribue pas à la création de ces courants).
La continuité des champs B s’écrit : Bi ( z = 0) + Br ( z = 0) = Bt ( z = 0) ⇒
π
E E 2 −i 4 2 1 i t
− 0 +r 0 =− e tE0 = − tE0 − → r −1 = − (1 − i ) (28)
c c αc αc 2 2 α
2α
La soustraction membre à membre (27)-(28) → t= (29)
1+α − i
α −1+ i
La substitution de (29) dans (27) → r= (30)
α +1− i
3) Vecteur de Poynting
E∧B Eu y ∧ Bu x EB
P= = =− uz
µ0 µ0 µ0
Remarque : les deux milieux ont la même constante : µair ≃ µmer ≃ µ0 .
La valeur moyenne temporelle du vecteur de Poynting est définie par
1
〈 P〉 = − ℜe( EB∗ )u z (31)
2 µ0
1 E0 2
〈 Pi 〉 = − ℜ e ( Ei Bi ∗ )u z = uz (32)
2 µ0 2 µ0 c
2
1 r E02
〈 Pr 〉 = − ℜe( Er Br∗ )u z = uz (33)
2 µ0 2 µ0 c
π 2
t E02 2 1
1 ∗ 1 2 ∗ i
〈 Pt 〉 = − ℜe( Et Bt )u z = − ℜe tE0 − 4
t E e uz = uz →
2 µ0 2 µ0 αc 0 2 µ0α c 2
2
t E02
〈 Pt 〉 = uz (34)
2µ0α c
4) Facteurs de réflexion et de transmission en intensité
La puissance transportée par chaque onde est définie comme étant le flux de la valeur moyenne
temporelle du vecteur de Poynting à travers une surface S perpendiculaire à la direction du vecteur
d’onde.
8
2 2
E 2S r E0 2 S t E02 S
Pi = 0 Pt = Pt =
2µ0c 2 µ0 c 2µ0α c
2 2
P 2 (α − 1) + 1 P t 4α
R= r = r = (35) T= t = = (36)
Pi (α + 1)2 + 1 Pi α (α + 1)2 + 1
R est la proportion de puissance réfléchie.
T est la proportion de puissance transmise.
Remarque : On peut facilement vérifier que R + T = 1 ; qui traduit la loi de conservation de
l’énergie.
5) Exprimons T en fonction de α .
Nous avons vu dans le Tableau de la partie A, que dans la gamme de fréquence considérée,
ω
≤ 100 MHz , la valeur de est négligeable devant 1 ; α ≪ 1 . Dans ces conditions la relation (36)
2π
s’écrit approximativement :
T ≃ 2α (37)
La relation (35) s’écrit approximativement :
1 − 2α + 1 1 − α −1
R≃ = = (1 − α ) (1 + α ) = (1 − α )(1 − α ) ⇒
1 + 2α + 1 1 + α
R ≃ 1 − 2α (38)
ω
6) Calcul de T dans la gamme de fréquence 1kHz ≤ ≤ 100 MHz
2π
ω λ α 2
2π
δ T t = αT
100MHz 15.8cm 0.025 0.053 0.1 5.3×10−3
100kHz 5m 0.796 1.66 ×10−3 3.33×10−3 5.53×10−6
1kHz 50m 7.958 1.66 ×10−4 3.33×10−4 5.53×10−8
ω
Tableau II : Facteurs de transmission des ondes de fréquences ≤ 100 MHz
2π
Remarques :
2π 2π 2π cα cα
(i) κ = ⇒ λ= = = .
λ κ ω ν
(ii) On constate que les ondes de haute fréquence ont un bien meilleur coefficient de transmission
T que les ondes de basse fréquence. Mais, dès que les hautes fréquences pénètrent dans l’eau de
9
mer, elles s’atténuent plus fortement que les basses fréquences (comme l’illustrent les valeurs de
δ ). Conséquemment, le choix des fréquences les plus appropriées pour les communications avec
les sous marins nécessite de prendre simultanément l’atténuation et la transmission à travers le
dioptre air-mer.
6) Choix de la bande de fréquences adéquate pour les communications avec les sous marins.
Dans les tableaux ci-après nous évaluons la puissance transmise au bout de quelques mètres de
2
propagation dans l’eau de mer. Cette puissance est proportionnelle à au terme t e−2 L /δ .
ω / 2
t = αT −
2L ω 2 −
2L
2 δ
2π t e δ
2π t e
100MHz 3.25 ×10−70 5.3×10−3 1.72 ×10−72 100MHz ≃0
100kHz 6.6 ×10−3 5.53×10−6 3.63×10−8
100kHz 6.73×10−17
1kHz 0.6 5.53×10−8 3.34 ×10−8
1kHz 4.48 ×10−9
Tableau IIIa : Puissance transmise pour L=2m Tableau IIIb : L=10m
Ces tableaux montrent que, bien que les ondes de haute fréquence (HF) aient un meilleur
coefficient de transmission en puissance que les ondes de basse fréquence (BF), dès que les HF
pénètrent dans l’eau de mer, elles s’atténuent tellement fortement qu’elles disparaissent beaucoup
rapidement que les BF. Les HF ne sont donc pas appropriés pour les communications avec les
sous marins. Le Tableau IIIb montre qu’à mesure que l’on descend dans de grandes profondeurs
dans l’eau de mer, ce sont les fréquences de plus en plus basses qui peuvent être transmises. C’est
ce qui explique l’utilisation des bandes ELF-VLF pour les communications avec les sous-marins.
VLF : Very Low Frequency / ELF : Extremely Low Frequency
10