Question
1. Je veux faire un virement à destination de mon beau-frère qui a un compte dans une autre banque.
Ma banque me pose plein de questions et me demande des justificatifs. En a-t-elle le droit ?
Réponse
La réglementation impose aux banques de contribuer à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le
financement du terrorisme (LCB-FT). Il leur est demandé également de contribuer à lutter contre
l’évasion et la fraude fiscale.
Pour s’y conformer, votre banque peut vous demander de fournir divers justificatifs et/ou informations
sur l’opération de virement envisagée.
Votre banque doit analyser l’opération au regard de :
sa justification économique (y compris parfois pour des petits montants),
la provenance et la destination des fonds.
Et la banque procèdera à un examen renforcé de toute opération particulièrement complexe ou d’un
montant inhabituellement élevé, notamment.
Selon l’opération à réaliser, les justificatifs souvent demandés correspondent à :
une pièce d’identité pour un retrait d’argent au guichet, une délivrance d’un moyen de paiement
(chéquier ou carte), etc.
un justificatif de domicile pour un virement en dehors de l’Espace Economique Européen
les justificatifs de revenus et de patrimoine pour emprunter (ou être caution)
des informations complémentaires pour un client occasionnel (ex : mandat)
Ceci peut amener la banque à retarder une opération dans l’attente d’informations complémentaires ou
pour une analyse renforcée ou sur demande des autorités de contrôle.
Elle peut même refuser une opération de débit si celle-ci viole une mesure d’embargo (pays non
coopératif) ou de gel des avoirs (personnes suspectes) imposées par les autorités de contrôle.
Si l’opération lui semble suspecte, la banque doit la déclarer aux autorités de contrôle, l’entité dans le
cadre de LCB-FT ou le fisc dans le cadre de la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale. Il faut savoir
également que la coopération internationale sur ces sujets se renforce régulièrement.
2. Je souhaite faire cesser les prélèvements automatiques que mon ancien fournisseur d’accès internet
continue de réaliser sur mon compte alors que le contrat est résilié depuis trois mois ? Comment puis-
je faire ?
Pour faire cesser les prélèvements automatiques le plus rapidement possible, il faut naturellement
prendre contact avec sa banque, puisque c’est elle qui gère vos prélèvements. Vous n’avez pas de
justification à donner et cette opération est gratuite.
Pour contacter votre banque, vous pouvez soit écrire une lettre en recommandé avec avis de réception,
soit vous rendre au guichet de la banque. Vous devez notamment indiquer à votre banque l’Identifiant
Créancier Sepa (ICS), qui figure sur le mandat de prélèvement que vous avez signé avec votre fournisseur
d’accès, et la Reference Unique de Mandat (RUM), qui a été fournie par le créancier. Mais vous pouvez
également interrompre vous-même les prélèvements automatiques en vous rendant sur votre espace
personnel du site de votre banque, dans la rubrique intitulée « gérer mes prélèvements ».
Toutefois, votre démarche auprès de la banque ne suffit pas pour ôter le droit à votre créancier de
continuer à vous émettre des ordres de paiement : en effet, l’opposition et la révocation ne portent que
sur le moyen de paiement (prélèvement) et non pas sur la créance elle-même que détient toujours votre
créancier. Pour supprimer définitivement cette créance, vous devez impérativement écrire directement à
votre fournisseur d’accès (service clients), et non plus seulement, comme auparavant, contacter la
banque (réglementation 2014 sur le prélèvement SEPA).
Dans le cas, où cette société continue d’émettre des ordres de paiement bien que le contrat ait été
résilié, vous avez le droit de lui demander le remboursement des sommes qui ont été prélevées au-delà
de la date de prise d’effet de la résiliation. Pour cela, il faut lui adresser une lettre recommandée, avec
avis de réception, à laquelle sont jointes les lettres de révocation du mandat de prélèvement et de
résiliation du contrat. Si vous ne recevez aucune réponse du service clients de la société au-delà d’un
mois, vous pouvez saisir le service recours consommateurs de la société. Et si vous ne recevez aucune
réponse du service recours consommateurs dans un délai d’un mois ou si la solution proposée ne vous
satisfait pas, vous pouvez saisir de votre litige, la Médiation des communications électroniques.
Pour demander le remboursement de ces prélèvements abusifs, vous disposez d’un délai maximum de 8
semaines suivant le débit de votre compte en banque.
3. S’il s’était agi d’un prélèvement automatique non autorisé, vous auriez disposé d’un délai de 13
mois maximum suivant la date de l’opération pour envoyer une lettre recommandée avec avis de
réception à votre banque.
e dois acheter une voiture et le vendeur me demande un chèque de banque. Comment procéder et
quels sont les délais ?
Réponse
Le vendeur qui vous demande ce chèque spécifique souhaite avant tout s’assurer que votre compte est
suffisamment crédité ou encore qu’il ne s’agît pas d’un chèque falsifié. Pour procéder à la transaction,
vous devez donc demander à votre banque un chèque de banque, généralement disponible sous 48
heures. La somme est alors bloquée sur votre compte, et en contrepartie, la banque vous remet ce
moyen de paiement plus sûr pour le bénéficiaire.
Le chèque de banque est facilement indentifiable : il est émis au nom de la banque et compte un
filigrane « CHÈQUE DE BANQUE » lisible au dos du chèque. Cette mention est bordée en haut et en bas
par deux flammes rayées et, de part et d’autre, par deux semeuses dont les parties claires et sombres du
dessin de l’une sont inversées par rapport à celles de l’autre.
Bien souvent, l’émission du chèque de banque est payante (de 5 à 25 € selon les réseaux), mais certaines
banques en ligne proposent ce service gratuitement.
Si vous souhaitez vous faire payer par ce type de chèque, soyez vigilant comme le conseille la Fédération
Bancaire Française, car de nombreuses escroqueries existent ! La FBF préconise ainsi de demander à
l’acheteur de « vous envoyer en avance son chèque de banque scanné par courrier électronique : faites-
le suivre à votre banque pour qu’elle demande un avis de sort à la banque émettrice ».
Question
4. On m’a dérobé un chèque sans que je m’en aperçoive et je constate un débit sur mon compte
bancaire correspondant à ce chèque que je n’ai pas fait. Quels sont mes recours ?
Réponse
Vous devez faire immédiatement opposition pour perte, vol ou utilisation frauduleuse du chèque ou des
chèques dérobés, en précisant le numéro du chèque si possible.
Contactez votre banque le plus rapidement possible :
Par téléphone auprès de votre conseiller bancaire ou du numéro de téléphone d’urgence de la banque
accessible 24h/24 et 7j/7 (communiqué sur le site internet de votre banque)
Ou en ligne, via votre espace client, lorsque la banque propose ce service de banque à distance.
Vous devez déposer plainte pour utilisation frauduleuse de votre chèque auprès du commissariat de
police ou de la gendarmerie.
Confirmez par écrit votre opposition à votre banque, par lettre recommandée avec accusé de réception
de préférence, avec envoi de la copie du dépôt de plainte.
Pour éviter le vol d’un carnet de chèques dans votre boîte aux lettres, privilégiez la mise à disposition,
gratuite, de votre nouveau chéquier en agence, même si cela vous contraint à vous déplacer pour le
récupérer.
Si vous optez pour un envoi à votre domicile, proscrivez l’envoi en courrier simple. Demandez un envoi
en recommandé : en cas d’absence, vous recevrez un avis pour retirer votre chéquier au bureau de
poste. Ce service est souvent tarifié par les banques, de l’ordre de 7 € incluant ou non les frais postaux.
5. Quand je suis arrivé à mon hôtel, on m’a demandé une « empreinte bancaire ». J’ai cru comprendre
qu’il s’agissait d’une garantie de paiement prise par l’hôtelier. Mais de quoi s’agit-il au juste ? Par
Deborah.
Réponse
Cette opération fréquemment pratiquée par les hôteliers, les loueurs de voitures, les distributeurs
automatiques de carburant etc., correspond à une caution par carte bancaire mais peut être nommée «
pré-autorisation » par les commerçants.
La demande de pré-autorisation permet au commerçant à la fois de vérifier la validité de la carte
bancaire du client et sa capacité finale de règlement.
La pré-autorisation est une somme d’argent qui va, dans certains cas, être bloquée sur le compte du
client à la demande du commerçant. Tout dépend du contrat que celui-ci a conclu avec sa banque et des
conditions qui figurent sur son site. Parfois, cette somme n’est pas débitée du compte du client, mais
n’en est pas moins indisponible, ce qui réduit d’autant le solde du compte tant que cette pré-autorisation
n’est pas clôturée. Selon les banques et le type de carte, l’argent reste bloqué pour une certaine période,
de 30 jours maximum. Si vous avez une carte à autorisation systématique, cela peut poser un problème.
Un client peut ainsi se voir refuser sa demande de pré-autorisation pour cause de dépassement de
plafond, ce qui l’empêchera d’accéder à la chambre qu’il pensait avoir réservée.
Pour des nuitées d’hôtel, plus les séjours sont longs (2, 3, 4, 5 nuits, …), plus les demandes de pré-
autorisation peuvent être élevées, l’hôtelier pouvant se garantir de la capacité du client à bien régler le
montant final.
Cette pratique est légale du moment que lors de la réservation, le client est clairement informé que
l’hôtel procédera à son arrivée auprès de sa banque à une demande de pré-autorisation, le montant
total de cette pré-autorisation devant être précisé (par exemple : montant total de la réservation + 50
euros par jour).
Pensez à vérifier la capacité de paiement et de retrait de votre carte bancaire. Vous pouvez facilement
les augmenter, via l’appli de votre banque, pour une certaine durée, notamment si vous êtes en
vacances, ou si vous avez prévu des dépenses importantes.
6. Une banque refuse de m’ouvrir un compte bancaire. Comment obliger une banque à m’ouvrir un
compte bancaire ? Par Théophile
Réponse
Toute banque a le droit de refuser l’ouverture d’un compte. Mais si vous ne disposez d’aucun autre
compte bancaire, vous bénéficiez du « droit au compte ».
Dans une telle situation vous pouvez réclamer auprès de la Banque de France l’application de ce droit au
compte. Celui-ci permet à toute personne physique ou morale domiciliée en France, dépourvue des
services bancaires de base correspondant au droit au compte de dépôt, d’obtenir l’ouverture d’un tel
compte dans un établissement de crédit.
Afin de faciliter les démarches, une personne peut demander à l’établissement qui lui refuse l’ouverture
d’un compte bancaire de transmettre à la Banque de France sa demande d’exercice du droit au compte,
accompagnée d’une lettre de refus d’ouverture de compte. Elle peut aussi s’adresser directement à la
Banque de France, qui dispose alors d’un jour ouvré pour traiter cette demande et désigner un
établissement qui devra fournir gratuitement ces services bancaires de base, à savoir :
l’ouverture, la tenue et la clôture du compte ;
un changement d’adresse par an ;
la délivrance à la demande de relevés d’identité bancaire ;
la domiciliation de virements bancaires ;
l’envoi mensuel d’un relevé des opérations effectuées sur le compte ;
la réalisation des opérations de caisse ;
l’encaissement de chèques et de virements bancaires ;
les dépôts et retraits d’espèces au guichet de l’organisme teneur de compte ;
les paiements par prélèvement, titre interbancaire de paiement ou virement bancaire ;
des moyens de consultation à distance du solde du compte ;
une carte de paiement dont chaque utilisation est autorisée par l’établissement de crédit qui l’a émise ;
deux formules de chèques de banque par mois ou moyens de paiement équivalents offrant les mêmes
services.
la réalisation des opérations de caisse.
7. Je viens d’apprendre que ma banque va me facturer des frais de tenue de compte. Peut-elle le
faire ? Merci.
Réponse
De plus en plus de banques facturent aujourd’hui des frais de tenue de compte. Votre banque doit vous
informer au moins deux mois à l’avance de la révision de ses tarifs. Sans réaction de votre part dans ce
délai, le nouveau tarif est considéré comme accepté. Si vous refusez, vous pouvez contacter votre
conseiller bancaire pour tenter de négocier ces nouvelles conditions tarifaires. Si aucun accord ne peut
être trouvé, vous devez clôturer votre compte bancaire, sans frais, après avoir choisi un nouvel
établissement bancaire.
Même si certaines posent des conditions (montant de dépôt minimum, nombre d’opérations par mois…)
et que d’autres ont revu récemment leur position, les banques en ligne ne facturent pas ou facturent
peu ces frais de tenue de compte.
Question
8. Une saisie vient d’être effectuée sur mon compte bancaire. En application du solde bancaire
insaisissable, quel montant doit être laissé sur mon compte pour payer les dépenses alimentaires ?
Réponse
Si votre compte fait l’objet d’une saisie-attribution par un créancier ou d’un avis à tiers détenteur du
Trésor Public, la loi prévoit un mécanisme qui vous assure le droit de conserver sur le compte un
montant minimum pour faire face à des dépenses alimentaires : le « solde bancaire insaisissable ».
Ce minimum protecteur s’applique même si la saisie sur le compte a lieu suite au non-paiement d’une
pension alimentaire ou de dettes fiscales.
Le montant du solde bancaire insaisissable est égal au montant forfaitaire mensuel du Revenu de
solidarité active (RSA) pour une personne seule, soit 565,34 € depuis le 01/04/2021 (564,78 € entre le
01/04/2020 et le 31/03/2021), quelle que soit la situation familiale, et le nombre de personnes à charge,
de la personne saisie, dans la limite du solde créditeur du compte au jour de la saisie.
Sans aucune démarche du titulaire du compte, l’établissement qui tient le compte bancaire ou postal,
doit laisser à sa disposition ce solde bancaire insaisissable. La banque informe obligatoirement le titulaire
du compte de la somme laissée à sa libre disposition.
Si une nouvelle saisie intervient sur votre compte bancaire au cours du même mois, vous bénéficiez
toujours de la somme mise à votre disposition au titre du SBI pour la première saisie.
Attention ! Le SBI est mis à disposition une seule fois dans le mois, même en cas de pluralité de saisies au
cours de cette période. Vous pourrez bénéficier d’une nouvelle mise à disposition du SBI uniquement
pour une nouvelle saisie intervenant au-delà de ce premier mois.
Question
9. J’ai oublié le code de ma carte bancaire. Que puis-je faire ?
Réponse
Le code de la carte bancaire n’est en principe connu que de vous seul : Même votre agence bancaire ne
le connait pas et n’a pas à le connaître. Si vous oubliez votre code confidentiel, vous devez contacter
votre agence, sur l’application de la banque, par mail, par écrit ou par téléphone. Dans ce dernier cas,
votre authentification se fera par des questions personnelles (votre date de naissance, votre adresse,…)
posées par votre interlocuteur bancaire. Il faut alors compter un délai de 4 à 5 jours pour recevoir par
courrier le code, à votre domicile (il pourra être le même que le précédent).
Attention ! Si lors de votre achat, vous avez bloqué la puce avec une saisie de 3 codes erronés, il faudra
que la banque réédite à la fois le code et la carte. Si l’erreur intervient dans un DAB au cours d’un retrait,
la carte sera alors « avalée ».
Bon à savoir : le renvoi du code coûte en général, dans certaines banques, entre 5 et 10 euros.
Question
10. Je me sépare de mon conjoint et je veux sortir d’un compte-joint, pour éviter de payer ses dettes.
Comment dois-je faire ?
Réponse
Un compte-joint est un compte ouvert au nom de plusieurs personnes, souvent entre époux, et dont
l’effet est de rendre responsable chacun des dettes (cas de solde débiteur, d’émission de chèques sans
provision…). Si vous souhaitez sortir (c’est possible à tout moment) du compte-joint d’un commun
accord entre vous, vous désolidarisez le compte-joint, c’est-à-dire que chaque co-titulaire du compte met
fin au fonctionnement du compte auprès de la banque.
En cas de séparation, il est recommandé de procéder à la désolidarisation dès que la procédure est
engagée.
En cas de désaccord, chaque co-titulaire peut dénoncer le compte-joint. Il est préférable d’adresser sa
lettre de dénonciation du compte en recommandé avec accusé de réception à la banque. Et il est
également conseillé d’adresser un courrier aux autres cotitulaires les informant de la dénonciation.
Chaque co-titulaire reste solidaire des dettes faites avant la révocation. Les moyens de paiement associés
à ce compte dénoncé doivent être remis à la banque.
N’oubliez pas de transmettre à votre employeur, CPAM, EDF, impôts… les coordonnées de votre nouveau
compte bancaire.
11. J’ai terminé mon surendettement à la Banque de UK mais confirmez-moi que je ne suis pas interdit
de crédit : j’ai voulu acheter une télé à 758 € à crédit en magasin, ce qui m’a été refusé. Mon mari et
moi-même touchons un peu plus du Smic et sommes en CDI tous les deux. Dites-moi pourquoi ce
refus. Merci.
Vous venez tout juste de rembourser tout ou partie de vos dettes dans le cadre d’un plan conventionnel
de redressement. Ce plan, qui a été négocié et signé par vos créanciers et vous, vous permet aujourd’hui
d’être libérée de vos dettes.
Pendant la durée de la mesure, et pour une durée de 7 ans maximum pour un plan conventionnel de
redressement ou des mesures imposées, vous êtes inscrit au fichier des incidents de remboursement des
crédits aux particuliers (FICP). Ce fichier recense les incidents de paiement liés aux crédits ainsi que les
étapes de la procédure de surendettement des particuliers.
La banque, comme tout autre établissement financier, a l’obligation de consulter le FICP à l’occasion de
l’octroi ou de la gestion d’un crédit.
Si l’inscription au FICP ne constitue pas légalement une interdiction de crédit, il sera en pratique très
difficile d’emprunter pendant la durée de l’inscription au FICP.
Demander des attestations de remboursement
Lorsque vous aurez remboursé tous les créanciers figurant au plan de redressement, vous demanderez à
chacun d’eux qu’il vous délivre une attestation de remboursement. Lorsque vous les aurez toutes
obtenues, vous les adresserez à la Banque de France, avec copie de votre pièce d’identité et du plan de
redressement. La Banque de France pourra alors procéder à l’annulation de votre inscription au FICP.
Il n’existe pas de droit au crédit. Les banques sont libres d’accepter ou de refuser un crédit, même
lorsque vous ne figurez plus au FICP. Chaque établissement bancaire détermine ses propres critères
d’acceptation d’une demande de crédit. Votre banque est en droit de vous refuser un crédit si celle-ci
estime que votre capacité de remboursement n’est pas satisfaisante ou que votre projet est trop risqué.
12. Ma banque peut-elle décider unilatéralement de clore l’un de mes comptes de dépôt inactif
depuis quelques années ?
Réponse
Un compte bancaire est considéré comme inactif si :
il n’a pas enregistré d’opération autre que celles initiées par la banque (perception de frais, versements
d’intérêts, etc.) pendant douze mois consécutifs ;
le titulaire du compte ne s’est pas manifesté « sous quelque forme que ce soit », auprès de la banque au
cours de ces douze mois consécutifs.
Le délai est de cinq ans pour les livrets d’épargne, les comptes à terme et les comptes-titres.
C’est là que la « loi Eckert » entre en jeu. Elle oblige désormais les établissements à informer le titulaire,
ou à défaut ses bénéficiaires, lorsqu’un compte est déclaré inactif, « par tout moyen à leur disposition ».
Ces derniers doivent recenser chaque année l’ensemble des comptes inactifs détenus et le montant des
sommes déposées sur une liste rendue publique. Durant l’inactivité, le titulaire doit en être avisé par
courrier au minimum une fois par an.
La banque doit prévenir le titulaire « par courrier recommandé et par tout autre moyen à sa disposition
» dans les six mois précédant la clôture du compte et le transfert du solde à la Caisse des dépôts et
consignations (CDC), qui interviendra si le compte est inactif depuis dix ans. S’il n’y a pas de réclamation
dans les vingt ans, les sommes reviennent à l’Etat (art L 27 du Code du domaine de l’Etat).
[Link] me suis fais voler ma carte bancaire et elle a été utilisée pour des paiements sans contact avant
que je m’aperçoive du vol et fasse opposition. Les utilisations frauduleuses sans contact restent à ma
charge ou ma banque doit me les rembourser ?
Réponse
Dès la constatation du vol de votre carte bancaire, vous devez immédiatement faire opposition auprès de
votre banque, que votre carte soit avec la fonction « sans contact » ou non.
Et en cas d’utilisation frauduleuse, vous devez sans délai contester les opérations non autorisées auprès
de votre agence bancaire, et au plus tard dans un délai de 13 mois (ou 70 jours pour un paiement hors
de l’EEE. Ce délai peut être prolongé contractuellement à 120 jours).
Votre banque doit recréditer votre compte bancaire du montant des paiements non autorisés, dans les
plus brefs délais, après éventuelles vérifications des circonstances de ces paiements. Vous bénéficiez de
la même protection quel que soit le mode de paiement : achat sur internet ou paiement sans contact,
dès lors que le paiement non autorisé a été effectué sans frappe de code et sans signature (article L133-
19 du Code monétaire et financier). Pour ces transactions frauduleuses, vous ne supportez aucun reste à
charge.
Le montant maximum d’un paiement sans contact est de 50 € par transaction depuis le 11 mai 2020 (il
était de 30 € avant cette date).
Les banques fixent également un montant maximum cumulé de paiements sans contact (jusqu’à 150 €,
variable selon les établissements bancaires) sur une période donnée et/ou un nombre maximum de
paiements consécutifs sans contact.
Au-delà de ces plafonds, la saisie du code confidentiel est nécessaire pour valider la transaction.
14. Ma banque vient de modifier ma convention de compte. Peut-elle le faire sans m’en avertir ?
Votre banque peut modifier votre convention de compte, mais elle doit vous en informer au plus tard
deux mois avant la date d’application envisagée, sur papier ou par courriel, par exemple.
Voir l’article L312-1-1 II du Code monétaire et financier
Si vous ne contestez pas la nouvelle convention de compte dans ce délai, votre silence vaut acceptation.
En cas de refus de votre part de la nouvelle convention de compte, vous pouvez tenter de demander à
continuer votre relation commerciale avec votre banque dans le cadre de la précédente convention de
compte. Si la banque n’est pas d’accord, elle peut clôturer votre compte, sans frais, avant la date
d’entrée en vigueur des nouvelles conditions.
Vous pouvez aussi engager une procédure de clôture de compte (résiliation sans frais) à tout moment,
en respectant un éventuel préavis mentionné dans la convention de compte.
15. Lorsqu’une banque vous accorde une autorisation de découvert sur votre compte Pro, n’est-elle
pas tenue de vous confirmer cette autorisation par écrit ?
Le découvert est un crédit accordé par la banque à son client. En principe, le solde d’un compte de dépôt
doit être créditeur; une banque n’est pas obligée de consentir un découvert. En pratique, elle peut le
faire sous réserve de la situation financière et professionnelle de son client.
Il existe plusieurs types de découverts :
le découvert occasionnel : il s’agit d’une simple facilité de caisse accordée de manière ponctuelle pour
permettre de faire face à une dépense particulière ou à une situation difficile de trésorerie. Ce découvert
permet de couvrir le décalage entre vos futures entrées d’argent et vos dépenses en cours. Ce type de
découvert n’est soumis à aucun formalisme particulier (autorisation préalable par exemple). Ce
découvert est une simple tolérance de la part de votre banque. Ce qui signifie que vous ne bénéficiez pas
d’un droit à un découvert automatique;
le découvert permanent : il est d’une durée plus longue et correspond à l’ouverture d’un crédit. La
banque vous autorise à tirer sur votre compte de dépôt dans la limite du découvert maximum autorisé.
Vous êtes alors libre d’utiliser tout ou partie de cette somme d’argent disponible. Si ce crédit est
supérieur à trois mois, une offre préalable de crédit doit vous êtes proposée.
Que votre découvert soit autorisé ou non, vous paierez des agios dont le montant est fixé librement par
votre banque. Le découvert a toujours un coût.