II.2.
4 Evolution statistique des variations de la position des traits de côtes avec DSAS
II.2.4.1 : Creation d’une géodatabase pour le cacule de la vitesse de l’erosion
Pour cela il faut créer une geodatabase qui permettra de controler et stocker les classes et
transects , c’est a dire qu’elle fournit une structure de données qui permet l'application de la
topologie, signifiant que des rapports spatiaux parmi les classes peuvent être imposés. DSAS
version 5 exige aussi que les données soient en unités métrique et dans un même système de
projection.
une geodatabase est donc créée dans ArcCatalog ; les classes renseignées y sont importées. Ces
classes sont au nombre de sept (07) :
- une ligne de base (baseline) qui est imaginaire. Elle peut être en mer ou sur terre, en droite
continue ou segmentée. Mais, chaque segment de ligne de base doit être placé avec tous es lignes
de côtes à un même côté. L'orientation du transect par les lignes de côtes dépend fortement de la
position de la ligne de base. Les utilisateurs doivent considérer la balance appropriée à laquelle la
ligne de base devrait se conformer aux changements de l'orientation combinée des positions de
shoreline. DSAS 5 exige que les attributs appropriés soient placés.
pour que chaque segment de ligne de base exprime des taux de changement en tant que valeurs
négatives (érosion) et positives (engraissement). Les informations des champs à renseigner dans la
table attributaire de la ligne de base sont :
- ID est identifiant, c’est le champ de production des transects. Il prend la valeur 0 ou 1 ;
- Group lui permet de faciliter la gestion des données ;
- CastDir lui indique l’orientation de la production des transects à partir du trait de côte de base.
Cette orientation des transects peut se faire à gauche (valeur 0) ou à droite de la ligne du trait de
côte de base (valeur 1) ;
- Offshore indique la position choisie pour la ligne de base. Elle peut être soit en terre ferme, soit
en mer ou les deux à la fois. Il prend la valeur 0 pour indiquer sa position en terre ferme et la
valeur 1 pour le contraire.
- Les lignes de côtes (shoreline) sont les traits de côte des années 2016 et 2020 pour Abidjan et
celles de San Pedro 2016, 2018, et 2020. Les informations concernant les champs à ajouter sont
relatives aux dates des traits de côtes et aux incertitudes dans l’évolution de ces positions.
- Ens2016 est une copie du trait de côte, la plus ancienne dans la geodatabase. Elle contiendra
l’ensemble des positions de traits de côtes combinés des différentes zones et permettra de les
opposer. Pour faire cette combinaison, dans l’outil ArcToolbox, le déroulant « data management
tool » a été choisi. Ensuite toutes les lignes de côte excepté celle de 1998 ont été ajoutées. Comme
le trait de côte est linéaire, les classes choisies sont de type polyline avec une même référence
spatiale ( WGS 84).
Les champs des lignes de côtes créés dans ArcCatalog et les différentes images satellitaires traitées
sont importés dans ArcMap.,
D’abord à l’aide de l’outil « Editor > Start Editing » de la barre d’outil « Editor » une session
d’édition est ouverte ; en sélectionnant, la fenêtre « create future class », un répertoire source
contenant les classes s’ouvre avec un fichier de données vectorielles points ou lignes ou polygones.
Ensuite, un grossissement de la partie à éditer (dans notre cas le trait de côte) est fait grâce à l’outil
« zoom » Au plus on agrandit, au plus l’édition sera précise.(BAKAYOKO 2016)
II.2.4.2 : Evolution graphique des traits de côtes de ABIDJAN et SAN PEDRO
Les traits de côtes digitalisés et stockés ont été superposés en une couche afin de mieux appréciés
l’évolution du trait de côte. Les linéaires côtiers aux différentes dates ont été représentés par un
figuré de type trait en utilisant, pour une meilleure distinction, la variation visuelle la plus sélective
: la couleur. La variable « couleur » à tonalité égale est généralement choisie pour représenter les
différents traits de côte. Ainsi, dans notre étude :
Les couleurs orange, bleu,rouge correspondent au années 2020,2018,2016 pour SAN PEDRO et seul
les couleurs orange et rouge pour ABIDJAN .
II.2.4.3 : Calcule de la vistesse de l’érosion du trait de cote des deux zones
Dans le cadre de notre étude, les transects sont générés tous les 10 mètres afin de représenter
finement l’évolution du trait de côte et de mettre en évidence différentes transect érosifs dans une
zone en accrétion ou inversement). Ces aberrations sont ensuite corrigées ou non pris en compte.
L’option « ofshore » a été choisie dans la fenêtre « set default parameters » et l’orientation gauche
a été choisie pour les transects par rapport à la position de la ligne de base du trait de côte. Les
valeurs des incertitudes ont été retenues par défaut : 4 m.
Lorsque tous ces paramètres d’entrée ont été correctement saisis ; le logiciel DSAS 5 a généré
automatiquement, selon le pas de mesure défini par l’utilisateur, des transects perpendiculaires
aux linéaires côtiers et a mesuré les distances entre les points d’intersection.
Figure 15: Exemple d’illustration des transects générés et du calcul de DSAS 5
C’est l’analyse automatique de tous ces transects qui permet de définir des secteurs
d’évolution type et de calculer ensuire les valeurs moyennes. Cet analyse calcule ensuite
l’évolution statistique du trait de côte selon plusieurs méthodes et restitue les résultats sous forme
de tables attributaires:
- la méthode des points extrêmes permet de calculer la vitesse d’érosion entre deux
transects. L’End Point Rate (EPR) ou la vitesse d’érosion est calculée en divisant la distance sur un
transect entre le trait de côte le plus récent et le plus ancien, par le nombre d’années séparant ces
traits de côte. Il s’exprime en mètre par seconde et se retrouve dans le modèle cartographique,
sous l’appellation « moyenne annuelle » ; Par la suite, tous les transects générés ont été contrôlés
pour vérifier l’exatitude des ouvrages
II.2.1 Evaluation de l’efficacité des ouvrages de protection sur la stabilité du trait de cote
II.2.1 Evaluation de l’efficacité des ouvrages de protection zone ABIDJAN (canal de Vridi -restaurant
chez capo)
Ces ouvrages de protection implantés dans cette zone en fonction de leurs rôles, ont des effets
positif (engraissement) et négatif (érosion), il faut rappeler que les ouvrages transversaux jouent le
rôle de barrière plus ou moins capable de piéger une partie des sédiments en transit, et les ouvrages
longitudinaux quand a eu la fonction principale est la protection contre la submersion.
Figure
Selon la figure on remarque que ces ouvrages ont un impact sur le trait de côte de cette zone ; pour
cette analyse nous avons subdivisé la zone d’étude en deux secteurs où les traits de côte évoluent de
façon différente : cordon Ouest (w), cordon Est (E)
• Le Cordon Ouest, cette zone est marquée par un fort engraissement suivi d’une érosion a
l’ouest du premier ouvrage, au niveau de cet ouvrage on observe un léger engraissement, puis a l’Est
de celui-ci on observe une érosion.
- Un engraissement est ensuite observé entre cet épi et l’épi se trouvant a l’entrée du canal de
Vridi
- Au niveau du canal en amont marqué par la présence de deux digues côtières et en aval par
la présence de deux épis enregistre une forte érosion suivie d’un léger engraissement.
• Le Cordon Est, a l’Est du canal de Vridi on observe une forte érosion au niveau des murs de
soutènement jusqu’a la prochaine digue, et même après celle-ci
- Enfin au niveau des sac de sable, cette zone débute par une légère érosion et suivi d’un
engraissement
- Un peu plus loin on observe soit le phénomène d’érosion ou engraissement, cette zone est
qualifiée de zone instable
II.2.1 Evaluation de l’efficacité des ouvrages de protection zone SAN PEDRO (port autonome de
SAN PEDRO
Figure
FIGURE :
• Le cordon Ouest de cette zone est marqué de façon générale par le phénomène d’érosion,
cependant au point fixe a l’amont du premier épi et du perré au point fixe on enregistre un minime
engraissement.
• Le cordon Est de cette zone est prédominé par le phénomène d’engraissement et au niveau
de la perré une érosion
II .3.1 Evolution statistique du trait de côte avec DSAS
L’étude de la dynamique du trait de en relation avec les ouvrages de protection avec l’extension
DSAS 5.1 a révélé de 2014 a 2020 zone ABIDJAN et SAN PEDRO une évolution (érosion,
engraissement) . Ces résultats sont obtenus grâce au calcul de la vitesse d’érosion (EPR). Les valeur
négative revoie a une érosion et les valeur positive a un engraissement.
II .3.1.1Evolution statistique du trait de côte zone ABIDJAN
• Tendance évolutive des segments de plage à l’Ouest du chenal portuaire comportant trois
ouvrages (deux épis, digue)
la vitesse d’érosion de cette section est positif et égale à 3,89 m/an. Sur cette zone, Nous avons
observé donc un engraissement avec une vitesse de 3,89m/an de façon général. Cependant au
niveau de la digue situé au canal on observe une érosion prononcée.
• Tendance évolutive des segments de plage à l’Est du chenal portuaire abritant sept ouvrages
(trois murs de soutènement, un sac de sable, deux digues, un épi)
Sur le cordon Est la vitesse d’érosion est égal a 0, 81m /an, cette section est qualifiée de zone stable.
II .3.1.2Evolution statistique du trait de côte zone SAN PEDRO
• Tendance évolutive des segments de plage à l’Ouest du chenal portuaire abritant cinq
ouvrage (deux digues, deux épis, une jetée)
Pour la zone de SAN PEDRO au niveau du cordon Ouest la vitesse d’érosion est de -10,23m/an, cette
zone subit fortement le phénomène d’érosion
• Tendance évolutive du segment de plage Est du chenal abritant deux ouvrages de
protection(un épi, une jettée)
Le cordon EST du port de SAN PEDRO selon le calcule a une vitesse d’érosion égal a -3,89m/an ,
cepandand après l’épi de cordon Est est peu a peu engraissé
CONCLUSION PARTIEL
Bien que ces zones ont été aménagées par des infrastructures de protection cepandant nous
contatons que ces aménagement ne parviennent pas a protéger l’endroit ou elles sont
implentés,et /ou ont des répercussion ailleurs .
DISCUSSIONS
Ce travail qui nous a été confier qui a pour thème Cartographie et évaluation des ouvrages de
protection des côtes ivoiriennes dans la lutte contre les risques côtiers. A été possible grace a un
matériel et une méthodologie propre sur notre zone d’étude. Après les avoir cartographiés pour en
évaluer l’efficacité nous avons utilisé les images sentinelles, source récente lancée en 2015 ayant une
résolution spatiale de 10m qui donne donc des information précises. Ces images sont des années,
2016, 2018, 2020. Et comme ligne de référence pour une étude a long terme nous avons choisi la
végétation pour l’indice de végétation (NDVI) alors que dans constance (2017) La ligne de référence
adoptée est la ligne de rivage instantanée qui correspond à la surface marine déformée par l'onde de
marée et la pente de l'estran à l'instant de l'enregistrement, appliquant tout ceci dans un logiciel SIG
dans l’extension DSAS 5 d’ArcGIS 10.5 pour l’étude de la cinématique du trait de côte. D’autres par
contre tel que FAYE (2010) s’appuie sur des techniques un plus anciennes mais performantes pour la
cartographie normalisée de l’évolution du trait de côte de l’Afrique de l’Ouest. Il a utilisé des images
LANDSAT lancé en 1980 intégrées dans le logiciel de SIG ArcGIS 10.2.2 dont l’extension DSAS 4.3 a
été spécialement conçue pour l’étude des traits , aussi Certains auteurs tel ROBIN et al., (1997) dans
leur étude sur les risques naturels côtiers en Côte d'Ivoire, se sont basés essentiellement sur la
superposition des traits de côtes multi-dates numérisées à partir de photographies aériennes, dans
un même référentiel géographique (ROBIN et al, 1997).
Au niveau des résultat l’évalution de ces ouvrages a été réalisé grace au calcul EPR méthodes des
point extreme , pour avoir la moyenne de la vitesse d’érosion . comme résultat de facon général au
niveau du port d’ABIDJAN pour la section Ouest on enregistre une vitesse positive soit 3,89m/an
pour la section EST nous somme dans une zone stable avec 0,81m/an, à l’entréd du canal et tout au
long de part et d’autre il ya presence de deux ouvrages et avec des épis disposé a la sortie et des
digue a l’aval alors que de 2016 à 2020 on observe une forte érosion a ce endroit, sur le cordon
Ouest l’épi disposé arrete les sediments il se crée donc un engraissement et fragilise le coté EST du
canal qui n’observe pas de vitesse d’érosion positive mais est plus ou moins stable . Il faut noter que
la dérive littoral s’oriente de l’Ouest vers l’EST alors que les épis ont pour role de piéger le sable elles
vont inévitablement crée un déficite du coté EST du canal de Vridi .L’évolution de cette zone d’étude
selon SEKONGO 2015 cette zone est particulièrement influencée par les structures de protection de
l’entrée du canal de Vridi, le Trou Sans Fond et les paramètres océaniques. Au niveau du Capko, les
études menées sur la période de 2001 à 2015, nous ont permis de constater que la vitesse de recul
est de 0,2 m/an. Ce secteur s’inscrit grâce à l’étude de l’évolution du trait de comme parmi les
secteurs faiblement érodés. on peut dire cette vitesse d’érosion s’est accentué de 2016 a 2020 .
Concernant le port de SAN PEDRO le cordon Ouest subit le phénomène d’érosion avec une vitesse de
-10,23m/an cependant au niveau de l’épi hors du canal et a l’aval de la jetée Ouest on observe un
engraissement, et sur le cordon Est on a une vitesse d’érosion égale a -3,50m/an. La vitesse d’érosion
a l’Ouest est plus est plus prononcé qu’a l’Est du canal. Alors de façon général grâce au logiciel DSAS
avec le model de calcule EPR nous avons pu constater l’inefficacité de ces ouvrages, Dans le suivi de
la dynamique côtière a SAN PEDRO le segment de plage Tombolo à l’Ouest et celui à l’Est, reflète
l’influence des aménagements portuaires sur la dynamique générale des côtes à transit sédimentaire
longitudinal. Cette hypothèse est même mentionnée dans les travaux antérieurs (TASTET 1987, IBE
1988; KIRK 1992, BLIVI 1993,PASKOFF 1993, ABE ET BAKAYOKO 1995; DIBAJNIA et al., 2004 in YAO,
2012). Selon ces auteurs, l’interruption du transport longitudinal des sédiments par la présence
d’infrastructures côtières provoque une extension des plages situées en amont tandis que les plages
en aval s’érodent. Plus à l’Ouest du secteur Tombolo, l’important recul imprimé au rivage, en relation
avec la présence de carrière de sable en amont, est également mis en relief dans les travaux de YAO
CONSTANCE (2017), ce qui est observée et avec une vitesse plus grande dans nos travaux de 2014 a
2020 ; et on observe un engraissement depuis l’aval de l’épi EST et se poursuit.
Il n’existe donc pas de suivi dans la gestion de la zone côtière, même s’il y a eu correction cependant
on constat des dégâts ailleurs, on parlerait plutôt de mesure d’atténuation pour minimiser le
phénomène d’érosion si on veut parler de gestion intégrée.
CONCLUSION GENERAL
La COTE D’IVOIRE est une cote Africaine donnant sur le golfe de guinée Sa zone côtière est un espace
complexe et vulnérable a cause des facteurs naturels ou encore phénomène météo- marins qui la
fragilisent tels que la marée, la houle et bien d’autres mais aussi celle-ci est le siège de multiples
activités humaine ou encore anthropique grâce à son ouverture sur l’océan elle abrite deux port SAN
PEDRO ET ABIDJAN, activités industriels exemple SIR ,sans oublier son aspect touristique avec le
développement des infrastructure tels que( hôtels, restaurants) alors pour sa protection des
ouvrages de protection on été aménagés cependant malgré cela le phénomène d’érosion persiste et
augmente a quelques endroits c’est dans cette optique que ce présent mémoire portant sur la
Cartographie et évaluation des ouvrages de protection des côtes ivoiriennes dans la lutte contre les
risques côtiers a été initié. Il ressort de cette étude grâce au différentes méthodologies que le littoral
Ivorien abrite des ouvrages de protection respectivement a SAN PEDRO et ABIDJAN grâce a la
cartographie réalisée, et que en même temps qu’elles réparent elles ont aussi un effet négatif, grâce
a la méthode d’évaluation de la dynamique du trait de côte avec les outils SIG couvrant la période
2016 à 2020 et aux travaux antérieurs on a pu constater que le littoral est un milieu dynamique dans
le sens de l’engraissement ou érosif . Au niveau du port d’ABIDJAN chenal Ouest la vitesse d’érosion
est positive soit 3,89m/an , chenal Est on a une zone stable avec une vitesse d’érosion égal a
0 ,81m/an , au niveau du port de SAN PEDRO au chenal Ouest on a une zone très vite érodé soit -
10,23m/an par rapport au cordon Est avec une vitesse de -3,50m/an , au vue de cela on peut donc
dire que ces ouvrages installés ne sont pas a la hauteur des espérances attendus de l’ETAT DE COTE
D’IVOIRE , le littoral du port de SAN PEDRO malgré sa cote mixte rocheuse et sableuse plus
résistante à l’érosion que au littoral d’ABIDJAN avec une cote typiquement sableuse et la présence
du tout sans fond , présente une vitesse d’érosion que celle de ABIDJAN avec dix ouvrages de
protection et elle qui abrite que trois qui est donc un peu négligé, cependant peut importe le nombre
d’ouvrages dans cette zone il faut tenir compte de son efficacité de part et d’autre de l’ouvrage
implanté. Pour atténuer les impacts d’érosion dans ces zones, il est important d’envisager une
gestion intégrée, des études a long terme sur le type de morphologie du littoral avant tout
aménagement de protection prenant en compte la dérive littorale qui est orienté EST-OUEST visant à
protéger nos côtes.
PERSPECTIVES
En perspective nous pouvons dire que nos investigations nous ont permis d’obtenir des résultats qui
servent d’état des lieux sur l’environnement côtier , cependant la fin d'une étude est souvent le point
de départ d'autres études, il faudrait alors envisager de :
• Comprendre et corriger par des actions de réaménagement avec des infrastructures dures
(béton) et douces (végétation=mangroves)
• Pour aider à compenser et /ou renforcer la capacité des ouvrages il faut réaliser a la méthode
de BY PASSING
• Avant tout implantation d’ouvrages il faut réaliser une EIES (étude d’impact environnemental
et social)
• Renforcer le réseau d’observation en termes de fréquence de suivi, des différents ports et
poursuivre l’étude de la dynamique des rivages en rapport avec les ouvrages de protection pour
déceler éventuellement, à long terme, les fluctuations de tendances évolutives