Utile Math
Utile Math
Introduction
Cette version du fascicule d’exercices a été préparée à partir des listes « type » relatives au
cours Analyse II, deuxième bachelier Ingénieur civil, enseigné depuis l’année académique 2006-
2007 par F. Bastin. Dans un premier temps, il s’agit donc de rassembler les listes et corrections
des années précédentes, lesquelles ont été amendées, ajustées au cours du temps et dont vous
trouverez ici la compilation se basant sur les toutes dernières versions (2011-2012).
Merci à toute l’équipe qui a contribué à la réalisation de ce document.
Des compléments d’information, etc, se trouvent également sur les pages web relatives au
cours. La référence « EK » dont il est fait mention est celle qui est donnée comme livre de
référence pour le cours (Advanced Engineering Mathematics, Erwin Kreiszig) et dont plusieurs
exemplaires se trouvent à la bibliothèque.
Françoise Bastin,
24 août 2012.
Rappels
Ce chapitre est constitué d’exercices de rappels sur de la matière de base d’analyse (supposée
connue) et qui sera abondamment utilisée dans la suite.
3. (a) Déterminer dans quel ensemble la fonction f de deux variables réelles définie explici-
tement par
f (x, y) = ln 16 − 4x2 − 4y 2
est continûment dérivable et représenter graphiquement ce domaine (en le hachurant).
2
CHAPITRE 1. RAPPELS 3
F (t) = f (t − 1, t + 1).
1. Dans chacun des cas suivants, déterminer si la fonction fj est intégrable sur l’ensemble Aj .
1
(a) f1 (x) = , A1 = [−1, 1]
sin x
x
(b) f2 (x) = , A2 = [−1, 1]
sin x
sin x
(c) f3 (x) = , A3 = [0, +∞[
1 + x2
x2
(d) f4 (x) = , A4 = [0, +∞[
1 + x3
1
(e) f5 (x) = √ , A5a =]0, 1] et A5b = [1, +∞[
x3
(f) f6 (x) = e−|x| , A6 = R
x
(g) f7 (x) = , A7 = [0, +∞[
ex − 1
ln x
(h) f8 (x) = √ , A8 =]0, 1]
x
2. (a) Donner une représentation graphique de la partie du plan définie analytiquement par
(x, y) ∈ R2 : 0 ≤ y ≤ inf{e−x , ex } .
3. Représenter l’ensemble d’intégration et permuter les intégrales dans les cas suivants.
Z 2 Z −x/2 !
(a) f (x, y) dy dx
−2 −1
Z 0 Z 0
(b) f (x, y) dy dx
−1 −3x−4
Z √ 2 Z √4−y2 !
(c) f (x, y) dx dy
0 y
5. On considère l’ensemble
A = (x, y) ∈ R2 : 0 ≤ y ≤ inf{e−x , ln(x + e)} .
Représenter graphiquement A et écrire l’intégrale
ZZ
f (x, y) dxdy
A
sous forme de deux intégrales successives par rapport à x puis à y (resp. par rapport à y
puis à x).
6. (a) Donner une description analytique de l’ensemble fermé représenté sur la figure sui-
vante.
Calculer l’intégrale de f (x, y) = x + y sur cet ensemble.
y = ex
y = e−x
CHAPITRE 1. RAPPELS 5
(b) Donner une description analytique de l’ensemble fermé borné hachuré sur la figure
suivante.
Calculer l’intégrale de f (x, y) = x2 sin(xy) sur cet ensemble.
Y 6
1 (1, 1) •
-
1 @
R
@ √
X
π 3
3
8. Dans les deux cas ci-dessous, donner une représentation graphique de l’ensemble Aj dans
un repère orthonormé et calculer l’intégrale de la fonction fj sur cet ensemble (a et b
désignent des réels strictement positifs).
p
(a) f1 (x, y) = x2 + y 2 , A1 = (x, y) : x ≥ 0, y ≤ 0, x2 + y 2 ≤ 4
3 3 x2 y 2
(b) f2 (x, y) = x + y , A2 = (x, y) : x ≥ 0, y ≥ 0, 2 + 2 ≤ 1
a b
9. Soit A la surface fermée du plan bornée par les cercles de rayon respectivement 1 et 2
centrés à l’origine et l’axe X.
Calculer l’intégrale de f (x, y) = 1 + 3x + 8y 2 sur A.
CHAPITRE 1. RAPPELS 6
Suggestion. Ecrire I comme une intégrale double puis effectuer un changement de variables au moyen des
relations 2x = u + v, 2y = u − v.
1
Suggestion. Transformer x
en une intégrale en montrant que
Z +∞
1
= e−xt dt
x 0
(a) Soient un réel a et une fonction f telle que t 7→ f (t)e−at soit intégrable sur ]0, +∞[.
Montrer que la fonction
Z +∞
x 7→ F (x) = e−xt f (t) dt
0
(b) Calculer Z +∞
cos(ax) − cos(bx) −px
e dx
0 x
pour tous réels a, b et tout p > 0.
Remarque. Si p est complexe de partie réelle strictement positive, cette intégrale est en fait la trans-
formée de Laplace (en p) unilatérale de la fonction
cos(ax) − cos(bx)
x 7→ .
x
(c) Calculer Z +∞
arctan(ax) − arctan(bx)
dx (a, b > 0).
0 x
CHAPITRE 1. RAPPELS 7
(d) Soit
Z 1
xt − 1
F (t) = dx, t > −1.
0 ln x
- Montrer que cette fonction est bien définie et est continûment dérivable sur ]−1, +∞[.
- Calculer F (0).
1
- Montrer que DF (t) = .
t+1
- En déduire l’expression explicite (pas sous forme d’intégrale) de F .
1.2 SOLUTIONS
1. (a) • Les domaines de définition et d’infinie dérivabilité de la fonction f sont les mêmes.
Il s’agit de l’ensemble
(x, y) ∈ R2 : x > y et x2 − y 2 > 1 ∪ (x, y) ∈ R2 : x < y et x2 − y 2 < 1
y=x
y = −x
CHAPITRE 1. RAPPELS 8
-1
y = −x2 − 1
0 si xy ≥ 0 (et |x| < |y|)
(b) |x|Dx g(x, y) + |y|Dy g(x, y) = −2x
p 2 si xy ≤ 0 (et |x| < |y|)
y − x2
{(x, y) ∈ R2 : 4 > x2 + y 2 }
X
-2 -1 1 2
-1
-2
CHAPITRE 1. RAPPELS 9
5. Voir EK.
y = ex
y = e−x
CHAPITRE 1. RAPPELS 10
√
(b) L’aire de {(x, y) : x ∈ [0, 2π], y ∈ R et sin x ≤ y ≤ cos x} vaut 2 2.
sin x
5π
4 x
0 π π 2π
4
cos x
Z 1 Z −2y
3. (a) f (x, y) dx dy.
−1 −2
Z Z ! Z Z
−1 0 0 0
(b) f (x, y) dx dy + f (x, y) dx dy.
−4 − y+4
3
−1 −1
CHAPITRE 1. RAPPELS 11
√ √ !
Z 2 Z x Z 2 Z 4−x2
(c) f (x, y) dy dx + √ f (x, y) dy dx.
0 0 2 0
1 2 4 π 2 − 4π + 8
4. (a) L’intégrale vaut − + 2 = .
2 π π 2π 2
(b) L’intégrale vaut −2.
1
(c) L’intégrale vaut .
3
e−x
ln(x + e)
1−e x
CHAPITRE 1. RAPPELS 12
1
6. (a) L’intégrale vaut et
2
A = (x, y) ∈ R2 : y ∈ ]0, 1] et x ∈ [ln y, − ln y] ∪ (R × {0})
ou A = A1 ∪ A2 avec
A1 = (x, y) ∈ R2 : x ∈] − ∞, 0] et y ∈ [0, ex ]
et
A2 = (x, y) ∈ R2 : x ∈ ]0, +∞[ et y ∈ 0, e−x
π2
π2 sin 3
(b) L’intégrale vaut − et
6 2
( " √ # )
2 π 3
A= (x, y) ∈ R : x ∈ 0, , y ∈ [0, x]
3
1
7. (a) L’intégrale vaut ln 2.
2
√
π
(b) L’intégrale vaut ln 2.
2
π
(c) L’intégrale vaut .
2
0
CHAPITRE 1. RAPPELS 13
−1 0 1
4π 2ab 3
8. Les intégrales valent respectivement et a + b3 .
3 15
0 2 0 a
−2
33π
9. L’intégrale vaut .
2
e2 − 1
10. L’intégrale vaut .
4e
13. (a) Il s’agit d’une application du théorème des intégrales paramétriques avec A =]0, +∞[
comme ensemble d’intégration (variable notée t) et Λ =]a, +∞[ comme ouvert de
variation du paramètre (paramètre noté x).
Seule la majoration uniforme de la dérivée première n’est pas immédiate.
Suggestion. Si K est un compact inclus dans Λ, alors il existe r > a tel que
K ⊂ [r, +∞[. Il s’ensuit que
|Dx (e−xt f (t))| = te−xt |f (t)| ≤ e−at |f (t)| te−(r−a)t ≤ Ce−at |f (t)| ∀x ∈ K, t > 0.
CHAPITRE 1. RAPPELS 14
1p 2 + b2
(b) L’intégrale vaut ln .
2p 2 + a2
π a
(c) L’intégrale vaut ln .
2 b
xt − 1
(d) Montrons que F est bien défini c’est-à-dire que x 7→ f (x, t) = est intégrable
ln x
sur ]0, 1[ pour tout t > −1.
– La fonction f (., t) est continue sur ]0, 1[.
– Intégrabilité en 1− : le théorème de l’Hospital montre que lim f (x, t) = 1 ∈ R ; la
x→1−
fonction est donc intégrable en 1− .
– Intégrabilité en 0+ lorsque t ≥ 0 : on a lim f (x, t) = 0 ∈ R ; la fonction est donc
x→0+
intégrable en 0+ .
– Intégrabilité en 0+ lorsque −1 < t < 0 : on a lim x−t f (x, t) = 0 ∈ R ; la fonction
x→0+
est donc intégrable en 0+ .
donc
F (t) = ln(t + 1) + constante, ∀ t > −1.
Analyse vectorielle
2.1.1 Notations
Vecteurs
– Chez EK, les vecteurs sont généralement représentés à l’aide d’une lettre minuscule écrite
en caractère gras (v).
Si un vecteur est donné par ses composantes, celles-ci sont séparées par des virgules et
entourées de crochets (les coordonnées de points sont entourées de parenthèses).
– Dans le présent cours 1 , les vecteurs sont représentés à l’aide d’une lettre (minuscule) sur-
montée d’une flèche ( ~v ).
La convention de EK est adoptée pour différencier les composantes d’un vecteur des coor-
données d’un point.
Par ailleurs, un vecteur est ici identifié au tableau de ses composantes dans une base donnée
{e~1 , e~2 , e~3 }, ce qui conduit à l’abus d’écriture
– Pour rappel, dans les cours d’Analyse Mathématique et d’Algèbre du premier bachelier,
les vecteurs étaient représentés à l’aide de caractères gras ou, en écriture manuscrite (au
tableau, par exemple), par une lettre (minuscule) soulignée ( v ).
Notons encore que, dans le présent rappel, Ω désigne toujours un ouvert de Rn , n étant égal
à 2 ou 3 selon le contexte.
15
CHAPITRE 2. ANALYSE VECTORIELLE 16
f : Ω ⊂ Rn → R (n = 1, 2 ou 3).
f~ : Ω ⊂ Rn → Rm (n = 1, 2 ou 3 et m = 2 ou 3).
−−→ ~ −→
2. Dans le cadre de ce cours, la flèche symbolisant le caractère vectoriel des expressions grad, ∇ ou encore rot
sera régulièrement omise.
3. Dans les lignes qui suivent, la dépendance des diverses dérivées par rapport aux variables x, y et z n’est
pas rappelée afin d’alléger le texte et, ce faisant, de le rendre plus lisible.
CHAPITRE 2. ANALYSE VECTORIELLE 17
2 C
1. Soit α : Ω −→ R une fonction scalaire. Il vient
−→ h−−→ i
~ ∧ ∇α
~ = ~0 dans Ω.
rot grad (α) = ∇
C2
2. Soit f~ : Ω −→ R une fonction vectorielle. Il vient
h i
~ f~ = ∇
div rot ~ • (∇ ~ ∧ f~) = 0 dans Ω.
Couverture : une couverture d’une surface S est la donnée d’un compact K de R2 et d’une
~ de classe C1 sur un ouvert contenant K telle que :
fonction φ
– φ est injective sur K̊ (rappelons que K̊ représente l’intérieur de K) ;
– ∃ψ ~ ∈ C1 (ω) avec φ(
~ K̊) ⊂ ω et telle que ψ
~ φ(u,
~ v) = [u, v] pour tout (u, v) ∈ K̊. 5
−−
→ ~ v), (u, v) ∈ K}
Surface : S = {P (x, y, z) ∈ R3 : OP (t) = φ(u,
~
– Intégrale de g sur φ
ZZ ZZ
g dσ = ~ v)) kN
g(φ(u, ~ (u, v)k du dv
~
φ K
3. Formule de Stokes
Soit S + une union finie de surfaces régulières orientées dont la frontière est la courbe fermée
C + composée d’une union finie de courbes régulières et orientées de manière à respecter la
règle du tire-bouchon par rapport à l’orientation de S + . Soit également f~ = [f1 , f2 , f3 ] :
C
1
Ω −→ R3 tel que S ⊂ Ω ⊂ R3 . On a
ZZ I I
~ ~
rot f • ~n dσ = f~ • ~t ds = f1 dx + f2 dy + f3 dz,
S+ C+ C+
1. On fixe une base orthonormée de l’espace notée ~e1 , ~e2 , ~e3 et on donne les vecteurs
1
~u = 3~e1 − ~e2 + 5~e3 , ~v = 2~e1 − ~e3 , w
~ = ~e1 + ~e2 − 2~e3 .
2
(c) Déterminer la nature des expressions suivantes (si elles ont un sens)
~u • ~v • w,
~ ~v ∧ (~u • ~v ) ~u, ~u • w
~ ~u, (~u ∧ w)
~ ~u, (~u ∧ w)
~ • ~u
2. On fixe une base orthonormée de l’espace et les vecteurs ~x, ~v respectivement de composantes
[1, 2, 2] et [1, −1, 0].
1. Soient F~ , G
~ des fonctions vectorielles en la variable réelle u et soit φ une fonction scalaire
de la variable réelle u. On suppose que ces fonctions sont dérivables dans le même intervalle
ouvert de R. Dans cet intervalle,
2. On désigne par ~ej (j = 1, 2, 3) les vecteurs d’une base orthonormée de l’espace. On définit
~ par
la fonction vectorielle R
~
R(t) = cos t ~e1 + sin t ~e2 + t ~e3 , t ∈ R.
(a) Déterminer
~ ~
~
~ ∧ Dt2 R.
~
Dt R, Dt2 R,
Dt R
, Dt R
3. On désigne par ~ej (j = 1, 2, 3) les vecteurs d’une base orthonormée de l’espace. On donne
la fonction vectorielle
4. On désigne par ~ej (j = 1, 2, 3) les vecteurs d’une base orthonormée de l’espace. Une parti-
cule se déplace de telle sorte que, à l’instant t, son vecteur position ~r est donné par
(a) Montrer que, à tout instant, la vitesse ~v de la particule est orthogonale à son vecteur
position.
CHAPITRE 2. ANALYSE VECTORIELLE 22
(b) Montrer que, à tout instant, l’accélération de la particule est dirigée vers l’origine et
a une norme proportionnelle à sa distance à l’origine.
5. On suppose que la température est donnée en tout point du plan par la fonction scalaire
T (x, y) définie ci-dessous.
(a) T (x, y) = xy
(b) T (x, y) = x2 − y 2
(c) T (x, y) = x2 − 4x + y 2
y2
(d) T (x, y) = x2 +
4
On demande de
- déterminer les isothermes (ce sont des courbes du plan), en préciser la nature et en
donner une représentation paramétrique ;
- déterminer le gradient de la fonction ;
- donner une représentation graphique des isothermes et de quelques gradients.
6. On désigne par ~ej (j = 1, 2) les vecteurs d’une base orthonormée du plan. Esquisser une
représentation graphique de la fonction vectorielle ~v (x, y) = ~e1 − ~e2 .
7. On suppose que ~r(t) = x(t) ~e1 + y(t) ~e2 est le vecteur position d’une particule à l’instant t
et que la vitesse de cette particule est donnée par la fonction ~v ci-dessous. 7
(a) ~v (x, y) = ~e1 − ~e2
2. On désigne par ~ej (j = 1, 2, 3) les vecteurs d’une base orthonormée de l’espace. Déterminer
3. Sur les exemples suivants, vérifier que le rotationnel du gradient d’une fonction scalaire
régulière est nul et que la divergence du rotationnel d’une fonction vectorielle régulière est
nul.
6. L’expérience montre que, dans un champ de température, la chaleur est transmise dans la
direction et le sens dans lesquels la température décroît le plus vite.
Trouver cette direction et ce sens en tout point du champ - et, plus particulièrement, au
point P donné - dans le cas où le champ est représenté par les fonctions scalaires ci-dessous.
qui s’applique à une fonction vectorielle pour donner une fonction vectorielle est tel que
grad (div) − rot (rot) f~ = [∆f1 , ∆f2 , ∆f3 ] où f~ = [f1 , f2 , f3 ].
~
9. Les fonctions vectorielles E(x, ~
y, z, t) et H(x, y, z, t) qui représentent respectivement les
~ et magnétique H
champs électrique E ~ vérifient les équations de Maxwell
~ •E
∇ ~ = 0 ~ =
div E 0
~ •H
∇ ~ = 0
div H~ = 0
1 ou
∇~ ∧ ~
E = − D t
~
H
~ = − 1 Dt H
rot E ~
c
c
1
∇ ~ ∧H ~ = Dt E~
rot H ~ = 1 Dt E ~
c c
CHAPITRE 2. ANALYSE VECTORIELLE 25
Montrer que ces fonctions (en fait chaque composante de chacune d’elles) vérifient égale-
ment l’équation des ondes, à savoir
1 2
D − ∆ ~u = ~0.
c2 t
10. Sous certaines hypothèses, on sait qu’une fonction vectorielle est irrotationnelle 8 si et
seulement si elle dérive d’un potentiel scalaire 9 et qu’une fonction vectorielle est indiver-
gentielle 10 si et seulement si elle dérive d’un potentiel vectoriel 11 .
[x, y, z]
f~(x, y, z) =
(x2 + y 2 + z 2 )3/2
admet un potentiel scalaire dans R3 \ {0} qui s’annule à l’infini et calculer celui-ci.
X
Y
(b) En tout point de chacune des courbes, déterminer un vecteur tangent et un vecteur
normal.
y2
2. (a) Déterminer un vecteur normal à la courbe plane d’équation cartésienne x2 + =1
4
1 √
au point de coordonnées , 3 .
2
Donner une représentation de la courbe et du vecteur.
(c) Déterminer une représentation paramétrique des surfaces considérées en (a) et (b).
(a) x2 + 4y 2 = 1
(b) x2 − y 2 + z 2 = 0
(c) x2 + 3y 2 + z 2 = 1
6. (a) Reprendre les courbes (ou arcs) des deux exercices précédents.
Choisir une orientation et déterminer le vecteur tangent unitaire en chacun des points
de la courbe orientée.
7. Déterminer une représentation paramétrique des courbes suivantes ; spécifier la nature des
deux dernières.
3. Déterminer la longueur des courbes ou l’aire des surfaces données ci-dessous (esquisser
courbes et surfaces).
x 2/3 y 2/3
(a) Longueur de l’astroïde : + = 1 (a, b > 0)
a b
(b) Longueur de l’épicycloïde à deux rebroussements, de paramétrage
{(x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 + z 2 = 4, x = y}
ZZ
(c) x2 z dσ où S est le bord du compact de l’espace défini par les relations
S
x2 + y 2 ≤ 1 et z ∈ [0, 1]
Représenter R.
(b) Même question pour f~(x, y) = [2x, −y] et la surface bornée du plan délimitée, au-
dessus de l’axe X, par le cercle centré à l’origine et de rayon 1 et les droites d’équation
respective x = y et x = −y.
6. (a) Vérifier le théorème de la divergence avec les données suivantes : f~(x, y, z) = [4x, 3z, 5y]
et S est la surface du cône (portion de cône)
(x, y, z) : x2 + y 2 ≤ z 2 , z ∈ [0, 2]
(b) Même question pour la fonction f~(x, y, z) = [x2 y, 0, xyz] et la surface composée de la
portion du cylindre x2 + y 2 = 4 limitée par les plans z = 0 et z = 2 et l’ensemble
(x, y, 2) : x2 + y 2 ≤ 4
8. (a) Montrer que la formule de Green dans le plan peut se déduire de la formule de Stokes.
Suggestion. Poser f3 = 0.
(b) Montrer que la formule de Green dans le plan peut se déduire de la formule de la
divergence.
Suggestion. Poser f3 = 0 et définir un volume "parallèle à l’axe Z" à partir de K dans le plan.
2.3 SOLUTIONS
6 22 26
(e) e~2 = ~u − ~v + w
~
23 23 23
1. -
~
2. (a) Dt R(t) = − sin t e~1 + cos t e~2 + e~3
~
Dt2 R(t) = − cos t e~1 − sin t e~2
~
√
Dt R(t)
= 2
~ ∧ Dt2 R
Dt R ~ = sin t e~1 − cos t e~2 + e~3
(b) -
4. (a) ~v (t) = Dt~r(t) = ω [− sin(ωt) ~e1 + cos(ωt) ~e2 ] de sorte que ~v (t) • ~r(t) = 0
(b) ~a(t) = Dt~v (t) = Dt2~r(t) = −ω 2~r(t) de sorte que
D 2~r(t)
= ω 2 k~r(t)k
(d) -
5. (a) Les isothermes sont des hyperboles et grad T (x, y) = y e~1 + x e~2
(b) Les isothermes sont des hyperboles et grad T (x, y) = 2x e~1 − 2y e~2
(c) Les isothermes sont des cercles et grad T (x, y) = (2x − 4) e~1 + 2y e~2
y
(d) Les isothermes sont des ellipses et grad T (x, y) = 2x e~1 + 2 e~2
6. -
x2
(f) La trajectoire a pour équation + y2 = C
4
3. -
~h 7
5. [grad (f )] (P ) • =
~
khk 3
CHAPITRE 2. ANALYSE VECTORIELLE 33
6. -
7. -
8. -
9. -
2
~ x 2 z2
10. (a) f (x, y, z) = grad + 2y − + C où C désigne un scalaire quelconque.
2 2
!
−1
(b) f~(x, y, z) = grad p
x2 + y 2 + z 2
(~a ∧ ~r) ∧ ~a
(c) ~a ∧ ~r = rot + grad (f )
3
où f désigne une fonction scalaire régulière quelconque.
1
Vecteur tangent : p [− sin(3t), cos(3t)] pour t ∈ − π4 , π4
cos(2t)
1
Norme de ce vecteur : p
cos(2t)
Vecteur tangent unitaire : [− sin(3t), cos(3t)] pour t ∈ − π4 , π4 et, à l’origine,
[1, −1] et [−1, −1].
Vecteur normal ~n tel que ~t = t1 ~e1 + t2 ~e2 , ~n soit orienté comme la base :
~n = −t2 ~e1 + t1 ~e2 .
- Troisième courbe
Courbe fermée constituée de deux arcs simples réguliers correspondant aux inter-
valles ]0, π[ et ]π, 2π[ et des points correspondant aux paramètres 0, π et 2π (extré-
mités des arcs).
Vecteur tangent : 3 [sin(3t) − sin t, cos t − cos(3t)] = 6 sin t [cos(2t), sin(2t)]
Norme de ce vecteur : 6 | sin t|
Vecteur tangent unitaire : [cos(2t), sin(2t)] pour t ∈ ]0, π[, −[cos(2t), sin(2t)] pour
t ∈ ]π, 2π[ et, aux extrémités des arcs, [1, 0], [1, 0], [−1, 0], et [−1, 0].
Vecteur normal ~n tel que ~t = t1 ~e1 + t2 ~e2 , ~n soit orienté comme la base :
~n = −t2 ~e1 + t1 ~e2 .
- Quatrième courbe
Courbe fermée constituée d’un arc simple régulier correspondant à l’intervalle ]0, 2π[
et du point correspondant aux paramètres 0 et 2π (point de coordonnées (1, 0)).
Vecteur tangent : 2 [sin(2t) − sin t, cos t − cos(2t)]
Norme de ce vecteur : 4 sin 2t
Vecteur tangent unitaire : cos 3t 3t
2 , sin 2 pour t ∈ ]0, 2π[ et, au point de coor-
données (1, 0), [1, 0] et [−1, 0].
Vecteur normal ~n tel que ~t = t1 ~e1 + t2 ~e2 , ~n soit orienté comme la base :
~n = −t2 ~e1 + t1 ~e2 .
√
~ = ~e1 + 3 ~e2
2. (a) N
2
(b) -
(b) La direction normale à la surface est celle du vecteur de composantes [6, 8, −1]
(c) -
x2 y2
(b) Ellipse d’équation cartésienne + =1
4 16
(c) Hyperbole d’équation cartésienne x2 − y 2 = 1
CHAPITRE 2. ANALYSE VECTORIELLE 35
(d) Demi-circonférence centrée à l’origine, de rayon 1 et dont les points ont une ordonnée
positive.
√
Equation cartésienne : y = 1 − x2
1 3
(e) Circonférence de centre −1, et de rayon .
2 2
Equation cartésienne : x2 + y 2 + 2x − y = 1
y2 z2
(f) Ellipsoïde d’équation cartésienne x2 + + =1
4 9
(b) L’équation est celle d’un cône circulaire droit, surface de révolution autour de l’axe
Y.
Paramétrage : (s cos t, s, s sin t) , t ∈ [0, 2π], s ∈ R
6. -
7. -
8. -
9. Voir EK.
1. La fonction f~(x, y, z) = [2x, 2y, 4z] est de classe C∞ dans l’ouvert étoilé R3 et son rota-
tionnel est nul ; elle s’écrit donc f~ = grad α.
Il en résulte que l’intégrale donnée est indépendante du chemin choisi ; elle vaut 16.
0.5
-1 -0.5 0.5 1
-0.5
-1
on a successivement
~ = [1 − cos t, v sin t, 0], Dv φ
Dt φ ~ = [0, 1 − cos t, 0],
~ ~ 2 3 cos(2t)
Dt φ ∧ Dv φ = [0, 0, (1 − cos t) ] = 0, 0, + − 2 cos t .
2 2
Il s’ensuit que
Z 2π Z 1 Z 2π
~ ~ 3 cos(2t)
A= kDt φ ∧ Dv φk dv dt = + − 2 cos t dt = 3π.
0 0 0 2 2
56
5. (a) Les intégrales des deux membres de la formule ont pour valeur −
15
(b) Les intégrales des deux membres de la formule sont nuls.
32π
6. (a) Les intégrales des deux membres de la formule ont pour valeur
3
81(π + 3)
(b) Les intégrales des deux membres de la formule ont pour valeur
4
1
7. (a) Les intégrales des deux membres de la formule ont pour valeur
3
(b) Les intégrales des deux membres de la formule ont pour valeur −4π
8. Voir EK.
9. Voir EK.
Chapitre 3
Fonctions holomorphes
3.1.1 Préliminaires
Homotopie de chemins
Soit Ω un ouvert de Rn . Considérons deux chemins ~γ1 , ~γ2 : [a, b] → Ω de classe C0 .
Ces chemins sont dits homotopes dans Ω comme chemins à extrémités fixes s’il existe H ~ :
[a, b] × [0, 1] → Ω continu tel que
(
~ 0)
~γ1 (t) = H(t,
~ 1) ∀ t ∈ [a, b]
~γ2 (t) = H(t,
et (
~
H(a, s) = ~γ1 (a) = ~γ2 (a)
~ ∀ s ∈ [0, 1].
H(b, s) = ~γ1 (b) = ~γ2 (b)
Si les chemins ~γ1 , ~γ2 sont, en plus, fermés, on dit qu’ils sont homotopes dans Ω comme chemins
~ : [a, b] × [0, 1] → Ω continu tel que
fermés s’il existe H
(
~ 0)
~γ1 (t) = H(t,
~ 1) ∀ t ∈ [a, b]
~γ2 (t) = H(t,
et
~
H(a, ~ s)
s) = H(b, ∀ s ∈ [0, 1].
Nombres complexes
Rappelons que tout nombre complexe z ∈ C s’écrit de manière unique sous la forme x + iy
avec x, y ∈ R. Une telle écriture est appelée la représentation cartésienne de z. Le réel x s’appelle
la partie réelle de z et le réel y s’appelle la partie imaginaire de z. On utilise les notations Rz = x
et Iz = y. p
Le module du complexe z, noté |z|, est le nombre réel positif |z| = x2 + y 2 . Il s’agit de la
distance euclidienne de z à 0 dans C.
Enfin, le conjugué de z est le nombre complexe défini par z̄ = x − iy.
Un nombre complexe non nul z peut aussi s’écrire sous la forme
z = r [cos(θ) + i sin(θ)] avec r > 0 et θ ∈ R.
38
CHAPITRE 3. FONCTIONS HOLOMORPHES 39
Une telle écriture est appelée représentation polaire de z (on parle aussi de représentation trigo-
nométrique). Dans ce cas, r est bien sûr le module de z et θ est appelé argument de z.
Remarquons que l’argument d’un nombre complexe non nul n’est pas unique : si θ est un
argument de z ∈ C0 , alors θ + 2kπ l’est encore pour tout k ∈ Z.
ou encore
eiθ = cos(θ) + i sin(θ)
ce qui permet, vu ce qui précède, d’écrire tout nombre complexe non nul sous la forme
z α = eα Ln z .
Remarque
Il existe d’autres définitions de l’argument (et, par conséquent, du logarithme et de la puis-
sance généralisée) qui mènent à des coupures placées en d’autres demi-droites.
En particulier, lorsque l’argument est choisi dans ]0, 2π], on le note Arg0 (le logarithme
correspondant est, quant à lui, noté Log0 ).
La fonction Arg0 et celles qui en dépendent sont continues sur le complémentaire de [0, +∞[.
Il s’agit d’une intégrale curviligne sur un chemin du plan où le champ a deux composantes
complexes : f1 = f et f2 = if . Il en découle que
Z Z b
f (z) dz = f (γ(t)) Dγ(t) dt.
γ a
Si f ∈ O(Ω), alors Z Z
f (z) dz = f (z) dz
γ1 γ2
pour tous chemins γ1 et γ2 de classe C1 par morceaux qui sont homotopes dans Ω.
Conséquence importante
Si f ∈ O(Ω) et si γ est fermé et homotope à un chemin constant dans Ω, alors
Z
f (z) dz = 0.
γ
Propriétés particulières
CHAPITRE 3. FONCTIONS HOLOMORPHES 42
1. Si Ω est connexe et si f est une fonction holomorphe dans Ω telle que Df ≡ 0 dans Ω,
alors f est constant dans Ω.
2. Si Ω est connexe et si f est une fonction à valeurs réelles holomorphe dans Ω, alors f est
constant dans Ω.
2. Théorème de Liouville
Si f ∈ O(C) (on dit que f est une fonction entière) et s’il existe N ∈ N et C > 0 tels que
|f (z)| ≤ C (1 + |z|)N ∀z ∈ C
3. Théorème de Weierstrass
Soit Ω un ouvert de C. Si (fm )m∈N est une suite de O(Ω) telle que sup |fm (z) − f (z)| → 0
z∈K
pour tout compact K ⊂ Ω, alors f ∈ O(Ω) et
sup D k fm (z) − D k f (z) → 0
z∈K
Séries de puissances
Une série de puissances est une série du type
∞
X
S(z) = am (z − z0 )m , z∈C
m=0
1. Convergence de la série
Si R, C > 0 sont tels que
sup Rm |am | ≤ C
m∈N
B(z0 , R) = {z ∈ C : |z − z0 | < R} .
Le rayon RS de la plus grande boule sur laquelle la série converge (le disque de convergence)
est appelé son rayon de convergence.
2. Propriétés de la fonction S
La fonction S est holomorphe dans B (z0 , RS ) et
+∞
X
k
D S(z) = am m(m − 1)...(m − k + 1) (z − z0 )m−k
m=k
Il n’est pas toujours facile de trouver une relation de récurrence pour calculer (D m f )(z0 ).
Dans la pratique, il est préférable de partir des développements en série de puissances des
fonctions élémentaires "de référence" :
+∞ m
X z
ez 0 z∈C
m!
m=0
+∞
X
1
0 zm |z| < 1
1−z
m=0
+∞
X z 2m
cos(z) 0 (−1)m z∈C
(2m)!
m=0
+∞
X z 2m+1
sin(z) 0 (−1)m z∈C
(2m + 1)!
m=0
+∞
X z 2m
cosh(z) 0 z∈C
(2m)!
m=0
+∞
X z 2m+1
sinh(z) 0 z∈C
(2m + 1)!
m=0
+∞
X (−1)m−1 m
Ln (1 + z) 0 z |z| < 1
m
m=1
CHAPITRE 3. FONCTIONS HOLOMORPHES 45
2. Soit p ∈ N0 et soit f ∈ O(Ω) (où Ω est un ouvert de C). Alors f possède un zéro p-uple z0
dans Ω si et seulement si il existe une fonction h, holomorphe au voisinage de z0 , telle que
3. Si f est holomorphe dans un ouvert connexe Ω et si (zm )m∈N est une suite de zéros deux
à deux distincts qui converge dans Ω, alors f ≡ 0 dans Ω.
En particulier, si f est holomorphe dans un ouvert connexe Ω et si f s’annule dans un
ouvert ω ⊂ Ω, alors f ≡ 0 dans Ω.
+∞
X
a−m Z m
H(Z) = si Z ∈ C
m=1
avec Z
1 f (z)
am = m+1
dz, m ∈ Z
2iπ γr (z − z0 )
où γr (t) = z0 + reit , t ∈ [0, 2π], et 0 < r < dist z0 , ∁Ω . Le couple (h, H) est appelé la
décomposition de Laurent de f en z0 , où h est la partie régulière et H la partie singulière de f .
CHAPITRE 3. FONCTIONS HOLOMORPHES 46
Au voisinage épointé B z0 , dist z0 , ∁Ω \{z0 } de z0 , on a donc
+∞
X +∞
X +∞
X
a−m
f (z) = am (z − z0 )m = m
+ am (z − z0 )m .
m=−∞ m=1
(z − z0 )
|
{z } |m=0 {z }
H 1 h(z)
z−z0
Si z0 est une singularité isolée de f , nous distinguons les 3 cas suivants selon la nature de la
partie singulière H de f .
1. Prolongement holomorphe
Si H ≡ 0, on dit que f admet un prolongement holomorphe en z0 .
sin z
Un exemple est donné par la fonction z 7→ et la singularité isolée z0 = 0.
z
Les conditions suivantes sont équivalentes :
(a) la fonction f admet un prolongement holomorphe en z0 ,
(b) la limite lim f (z) existe et est finie,
z→z0
(c) la fonction f est bornée dans un voisinage de z0 .
2. Pôle d’ordre p
Si H est un polynôme de degré p > 0, on dit que z0 est un pôle d’ordre p de f .
Dans ce cas, on a lim f (z) = ∞.
z→z0
cos(z)
Un exemple est donné par la fonction z 7→ et la singularité isolée z0 = 0.
zp
Les conditions suivantes sont équivalentes :
(a) la singularité z0 est un pôle d’ordre p pour f ,
(b) la limite lim (z − z0 )p f (z) existe et diffère de 0,
z→z0
(c) la fonction z 7→ (z − z0 )p f (z) est bornée dans un voisinage de z0 et la fonction
z 7→ (z − z0 )p−1 f (z) n’est bornée dans aucun voisinage de z0 ,
(d) il existe une fonction g, holomorphe au voisinage de z0 , telle que g(z0 ) 6= 0 et
g(z)
f (z) = au voisinage de z0 .
(z − z0 )p
3. Singulartié essentielle
Si H n’est pas un polynôme (i.e. H est une série de puissances dont une infinité de
coefficients sont non nuls), on dit que z0 est une singularité essentielle de f .
1
Un exemple est donné par la fonction z 7→ e z et la singularité z0 = 0.
Les conditions suivantes sont équivalentes :
(a) la singularité z0 est essentielle pour f ,
(b) la limite lim f (z) n’existe pas.
z→z0
CHAPITRE 3. FONCTIONS HOLOMORPHES 47
Pour obtenir le résidu d’une fonction en une singularité isolée, une méthode est bien sûr
d’utiliser les outils mis au point pour le calcul de la partie singulière de la fonction. Voici deux
résultats plus spécifiques.
– Si z0 est un pôle d’ordre p ∈ N0 de f ,
1
Resz0 f = lim D p−1 [(z − z0 )p f (z)] .
z→z0 (p − 1)!
L’intérêt du calcul des résidus provient du résultat suivant, appelé théorème des résidus.
Soient f ∈ O (Ω \ {z1 , ..., zJ }) où Ω est un ouvert de C et γ un chemin fermé ne passant pas par
les points z1 , ..., zJ et homotope à un chemin constant dans Ω. Alors
Z J
X
f (z) dz = 2iπ Reszj f Iγ (zj )
γ j=1
Z
1 1
où Iγ (zj ) = dz pour tout j ∈ {1, ..., J}.
2iπ γ z − zj
On appelle Iγ (zj ) l’indice de γ par rapport à zj : il compte le nombre de tours que fait γ autour
de zj (attention, il change de signe si on tourne dans le sens horlogique).
lim (z − z0 ) f (z) = λ ∈ C,
z→∞, z∈A
alors Z
lim f (z) dz = iαλ.
R→+∞ CR
lim (z − z0 ) f (z) = λ ∈ C,
z→z0 , z∈A
alors Z
lim f (z) dz = iαλ.
R→0 CR
3. Lemme de Jordan
Soit a ∈ C et soit A un angle plein de sommet z0 et d’ouverture α inclus dans le demi-
plan {z ∈ C : h ā, (z − z0 ) i ≤ 0}. Notons CR l’arc de cercle de centre z0 et de rayon R
intercepté par A. Si f est continu dans A et si
lim f (z) = 0,
z→∞, z∈A
alors Z
lim eaz f (z)dz = 0.
R→+∞ CR
3.2.1 Préliminaires
1. Déterminer la partie réelle et la partie imaginaire des complexes suivants (α est réel).
1+i
(a)
1 − 2i
1
(b)
2i3 − 1
1
(c)
sin α + i cos α
CHAPITRE 3. FONCTIONS HOLOMORPHES 49
π π
(d) cos +i
6 3
2. Déterminer le module et la valeur principale (i.e. dans ]−π, π]) de l’argument des complexes
suivants.
(a) ei
(b) (1 + i)12
(c) z1 , z2 et z1 z2 où z1 = −2 + 2i et z2 = 5i.
3. Déterminer les racines quatrièmes de 1 (resp. 16i) et en donner une représentation géomé-
trique.
(a) z 2 + 1 = 0
(b) z 4 − 16 = 0
(c) z 4 + 16 = 0
(d) z 2 + z + 1 = 0
(e) z 3 − 1 = 0
(f) z 2 − i = 0
(g) E7 = {z ∈ C : |z + 1| = |z − 1|}
n πo
(h) E8 = z ∈ C : |Arg z| ≤
4
(i) E9 = {z ∈ C : ℜz ≤ ℑz}
1
(j) E10 = z ∈ C : ℜ <1
z
CHAPITRE 3. FONCTIONS HOLOMORPHES 50
6. On définit C2 comme étant l’ensemble des couples de complexes (encore appelés vecteurs à
deux composantes complexes). Dans cet ensemble, on définit l’addition et la multiplication
par un complexe α respectivement par
(z1 , z2 ) + (z1′ , z2′ ) = (z1 + z1′ , z2 + z2′ ) et α (z1 , z2 ) = (αz1 , αz2 ),
de même que le produit scalaire
(z1 , z2 ), (z1′ , z2′ ) = z1 z1′ + z2 z2′
et la norme p
k(z1 , z2 )k = |z1 |2 + |z2 |2 .
(Il est possible de généraliser ces notions dans Cn .)
Dans C2 , calculer la norme de (1, i) et le produit scalaire
1
(1, i), 1 + i, .
1+i
+∞
X 1
7. (a) La série converge-t-elle ? Pourquoi ? En déterminer la somme.
m!
m=0
+∞
X 1
(b) La série m
converge-t-elle ? Pourquoi ? En déterminer la somme.
m=0
3
(c) Dans chacun des cas suivants, déterminer si les séries sont absolument convergentes/
semi-convergentes. Si besoin, préciser en fonction du complexe z.
+∞
X (−z)m
•
m=1
m
+∞
X (10 − 15i)m
•
m!
m=1
+∞
X
• (1 + i)−m
m=1
+∞
X m
2i
• m
3
m=1
Rappel. Une série est dite semi-convergente lorsque cette série converge alors que la série des modules
associée diverge.
i
2
3
1 1
Z
2. Calculer f (z) dz avec
γ
(a) f (z) = z
(b) f (z) = z
1
(c) f (z) =
z
i
1
(d) f (z) =
z2
1
Z
3. Soit Sγ = z dz.
γ
1
(a) Montrer que, si γ est fermé, alors l’expression Sγ est réelle et en donner une inter-
2i
pétation.
(b) Calculer Sγ pour le chemin formé par la juxtaposition du segment joignant l’origine
au point de coordonnées (1, 0) et du segment joignant (1, 0) et (1, 1).
3. Montrer que la fonction f définie par f (z) = ℜ(cos z) est harmonique dans R2 .
Rappel. Une fonction u de classe C2 dans un ouvert Ω ⊂ R2 est dite harmonique dans Ω lorsqu’elle est
annulée par le laplacien :
∆u = Dx2 u + Dy2 u = 0.
(a) cos z = 0
(b) cos z = 1
(c) cos z = 3
(d) sinh z = 0
(a) z1 = −10
(b) z2 = 2 − 2i
(c) z3 = i
(d) z4 = −i
(e) z5 = e−i
7. Déterminer les parties réelle et imaginaire des complexes suivants (définition des puissances
utilisant Log puis Log0 ) :
(a) z1 = (−i)i
(b) z2 = (−1)1+i
1
9. Soit la fonction z 7→ , holomorphe dans Ω = C \ {0}. En notant z = x + iy, x, y ∈ R, on
z
pose
P (x, y) = ℜf (z), Q(x, y) = ℑf (z).
Représenter les courbes de niveau de P et de Q. Montrer que celles-ci sont orthogonales
(au sens suivant : les tangentes aux points d’intersection sont orthogonales entre elles).
Suggestion. Utiliser les gradients de P et Q, ainsi que les relations de Cauchy-Riemman pour les parties
réelle et imaginaire d’une fonction d’une variable complexe.
1. Soit f ∈ O(Ω), Ω connexe. Démontrer que, s’il existe une constante C telle que |f | = C
dans Ω, alors f est constant dans Ω.
z 1/2
(e) f5 (z) =
z−i
z2 − 4
7. Intégrer la fonction f (z) = sur chacune des circonférences définies ci-dessous (on
z2 + 4
supposera que ces circonférences sont parcourues dans le sens trigonométrique).
(a) C1 ≡ |z − i| = 2
(b) C2 ≡ |z − 1| = 2
(c) C3 ≡ |z + 3i| = 2
π
(d) C4 ≡ |z| =
2
(e) C5 ≡ |z| = 3
8. (a) Est-il possible de calculer Ln (1 + i)i ? Pourquoi ?
Si la réponse est affirmative, calculer ce complexe.
Ln (z + 1)
(c) f3 (z) = , C3 ≡ |z − 2i| = 2
z2 + 1
Ln (z + 1) 1
(d) f4 (z) = 2
, C4 ≡ |z − 2i| =
z +1 2
10. Si a > 1, calculer l’intégrale suivante en utilisant "la technique des fonctions holomorphes".
Z 2π
1
dx
0 a + cos x
f (z)
14. Montrer que, si f est holomorphe dans C et si z 7→ est borné dans C0 , alors la fonction
z
f est un multiple de la fonction z 7→ z.
(a) Une fonction harmonique 1 u dans un ouvert Ω, à valeurs réelles, admet-elle toujours
un conjugué harmonique dans Ω ? Pourquoi ?
(b) Quelle condition (standard) sur l’ouvert Ω peut-on imposer afin qu’un tel conjugué
harmonique existe ? Pourquoi ?
avec z = x + iy, x, y ∈ R.
Suggestion.
– Voir EK, section 13.4 et chapitre 18 ("courbes équipotentielles et lignes de forces").
– Voir aussi relation entre égalité des dérivées croisées pour un champ vectoriel [f1 , f2 ] et existence d’un
champ scalaire dont le gradient est ce champ vectoriel (primitivation dans un "bon ouvert" de R2 ).
+∞ m
X z
(b)
m!
m=1
+∞
X (z − i)2m
(c)
m3
m=1
+∞
X (z − 1)m
(d)
2m (m!)2
m=1
+∞
X
(e) 4m (z − 2)m
m=1
+∞
X
(f) (−1)m (iz − 1)m
m=1
z z 2 2z 3 π
e cos z = 1 + z + + + ... |z| < .
2 3 2
4. On donne S et F par
+∞
X z + z2
S(z) = m2 z m , F (z) = .
m=1
(1 − z)3
+∞
X zm
(b) S2 (z) =
m=1
m(m + 1)
6. Soit f une fonction holomorphe dans C. Montrer que, si ℜf (resp. ℑf ) est borné, alors f
est constant.
7. Si f est une fonction holomorphe dans Ω et si z0 est un zéro d’ordre p pour f , montrer que
|z − z0 |p
|f (z)| ≤ sup |f (u)|
rp {u : |u−z0 |=r}
3. Les assertions suivantes sont-elles vraies ou fausses ? Justifier les réponses données.
sinh (πz)
(g) f7 (z) =
z2 + 1
Ln (z + 1)
(h) f8 (z) =
z
1
(i) f9 (z) =
z − z3
1
ez
(j) f10 (z) =
1−z
1
(k) f11 (z) = ez+ z
sinh z
(l) f12 (z) =
z2
(b) Si z0 est une singularité essentielle pour f , quel est le type de singularité de z0
pour Df ?
z2
(j) f10 (z) =
z4 − 1
ez
(h) f8 (z) = , C8 ≡ |z − i| = 1, 5
cos(πz)
cosh z
(i) f9 (z) = , C9 ≡ |z| = 1
z 2 − 3iz
tan(πz) i
(j) f10 (z) = , C ≡ z + =1
z3
10 2
1 − 4z + 6z 2
(k) f11 (z) = , C11 ≡ |z| = 1
z 2 + 41 (2 − z)
30z 2 − 23z + 5
(l) f12 (z) = , C12 ≡ |z| = 1
(2z − 1)2 (3z − 1)
√ √ √
4. Soit γr (t) = reit , t ∈ [0, 2π], r > 1 et soit z 2 − 1 := z − 1 z + 1 (avec détermination
principale de l’argument). Montrer que
Z p
Ir = z 2 − 1 dz = −iπ.
γr
Chacune de ces fonctions est définie et holomorphe dans le complémentaire d’une demi-droite. Chacune
peut se prolonger holomorphiquement dans le complémentaire du segment [a, b].
√ √ √
SUGGESTION. La fonction f (z) = z + 1 z − 1 (notée z 2 − 1) est holomorphe dans Ω := C \ [−1, 1].
√ √
Méthode 1. La fonction F (z) = 1 + z 1 − z est holomorphe dans le complémentaire de ]−∞, −1]∪[1, +∞[
Z 2π Z
F (z)
et on a f (z) = zF 1z dans Ω. On obtient Ir = ir eit f (reit ) dt = dz = iπD2 F (0) = −iπ.
0 γ1/r z3
Méthode 2. Au signe près, l’intégrale à calculer est égale à l’intégrale de la même fonction sur le contour
“en haltères” autour de −1 et de 1, contour que l’on ramène sur le segment [−1, 1] par passage à la limite.
6. Soit γ un chemin injectif régulier "orienté aire à gauche" qui paramétrise la courbe
C = {z ∈ C : |z − 1 − i| = 1}.
Calculer
Z
Ln z
(a) dz
γ z+2
Z
Ln z
(b) √ dz
γ z−1−i 3
3
7. Soit γ un chemin régulier par morceaux, injectif , "orienté aire à gauche" et qui paramétrise
le bord du carré de sommets 0, 3, 3 + 3i et 3i. Calculer
Z
1
(a) dz
γ z+1+i
Z
1
(b) dz
γ z − 1−i
(a) En quel type de courbe cette fonction transforme-t-elle les cercles centrés à l’origine
de rayon différent de 1 (resp. les segments de droites) ?
(b) Graphiquement, montrer que cette fonction transforme les cercles passant par le point
de coordonnées (1, 0) (resp. (−1, 0)) en "profil d’aile d’avion".
(c) Montrer que f établit une bijection de {z ∈ C : |z| > 1} dans C \ [−1, 1].
En déterminer l’inverse et montrer qu’il s’agit encore d’une fonction holomorphe.
3.3 SOLUTIONS
√ 3π
(c) |z1 | = 2 2, Arg [z1 ] =
4
π
|z2 | = 5, Arg [z2 ] =
2
√ 3π
|z1 z2 | = 10 2, Arg [z1 z2 ] = −
4
CHAPITRE 3. FONCTIONS HOLOMORPHES 64
4. (a) z 2 + 1 = 0 ⇔ z = ±i
(b) z 4 − 16 = 0 ⇔ z = 2, 2i, −2 ou − 2i
(c) z 4 + 16 = 0 ⇔ z = 2 eikπ/4 , k = 1, 3, 5, 7
(d) z 2 + z + 1 = 0 ⇔ z = e±2iπ/3
(e) z 3 − 1 = 0 ⇔ z = 1 ou e±2iπ/3
(f) z 2 − i = 0 ⇔ z = ±eiπ/4
4
5. (a) Cercle de centre (3, 2) et de rayon .
3
(b) Partie fermée du plan comprise entre les cercles de centre (1, −4) et de rayon 1 et 5
respectivement.
(g) Axe Y .
(h) Partie du plan formée des points d’abscisse strictement positive et situés entre les
bissectrices des axes.
+∞
X 1
7. (a) La série converge et sa somme vaut e.
m!
m=0
+∞
X 1 3
(b) La série m
converge et sa somme vaut .
m=0
3 2
+∞
X (−z)m
(c) • La série converge absolument si |z| < 1 et diverge si |z| > 1 ou z = −1 ;
m
m=1
elle est semi-convergente si |z| = 1 avec z 6= −1 (i.e. z = eiθ avec θ 6= (2k − 1)π,
k ∈ Z).
CHAPITRE 3. FONCTIONS HOLOMORPHES 65
+∞
X (10 − 15i)m
• La série converge absolument.
m=1
m!
+∞
X
• La série (1 + i)−m converge absolument.
m=1
+∞
X m
i
• La série m2 converge absolument.
m=1
3
3. (a) On suppose γ de classe C1 (ou C1 par morceaux) et on montre que Sγ est un complexe
imaginaire pur.
Suggestion 1. Montrer que Sγ + Sγ est nul quand γ est fermé.
Suggestion 2. On a
Z Z Z
zdz = (ix + y)dy
(x − iy)dx +
γ γ γ
Z Z
= xdx + ydy + i xdy − ydx
γ γ
Z
= i xdy − ydx
γ
2 2
R
car f~ = [x, y] = grad x +y2 dans R2 donc l’intégrale curviligne γ xdx + ydy est
nulle lorsque le chemin est fermé.
Interprétation. Aire de la surface délimitée par la courbe fermée γ.
1. (a) On a
x2 − y 2
f (z) = (z = x + iy, x, y ∈ R)
x2 + y 2
ce qui permet de montrer que la réponse est non.
CHAPITRE 3. FONCTIONS HOLOMORPHES 66
(b) On a
2 2 1 2 2 x − iy
g(z) = (x + y ) ℜ = (x + y ) ℜ = x (z = x + iy, x, y ∈ R)
z x2 + y 2
ce qui permet de conclure que la réponse est oui.
3. -
π
5. (a) cos z = 0 ⇔ z= + kπ, k ∈ Z
2
(b) cos z = 1 ⇔ z = 2kπ, k ∈ Z
1
8. (a) est holomorphe dans le complémentaire de {kπ : k ∈ Z}.
sin z
1
(b) 4 est holomorphe dans le complémentaire de eiπ/4 , ei3π/4 , ei5π/4 , ei7π/4 .
z +1
CHAPITRE 3. FONCTIONS HOLOMORPHES 67
9. -
¯ ¯
2. Si f et f sont holomorphes, il en est de même de ℜf = f +2 f et de ℑf = f 2i −f
. Ces deux
fonctions étant à valeurs réelles, holomorphes, elles sont donc constantes dans le connexe
Ω. Il en résulte que f l’est aussi.
Toute fonction constante étant holomorphe, la réciproque est claire.
Z
7. (a) f (z) dz = −4π
C1
Z
(b) f (z) dz = 0
C2
Z
(c) f (z) dz = 4π
C3
Z
(d) f (z) dz = 0
C4
π √
8. (a) Comme (1 + i)i ∈ Ω = C\ ] − ∞, 0], on a Ln (1 + i)i = − + i ln( 2).
4
(b) La fonction f est holomorphe dans Ω = C \ ( {iy : y ≥ 1} ∪ {iy : y ≤ −1} ).
Z
9. (a) f1 (z) dz = iπ
C1
Z
(b) f2 (z) dz = iπ
C2
Z
π
(c) f3 (z) dz = (2 ln 2 + iπ)
C3 4
Z
(d) f4 (z) dz = 0
C4
Z
eix + e−ix
10. Utiliser cos x = et remplacer l’intégrale par une intégrale curviligne f (z) dz
2 γ
où γ est le chemin γ(t) = eit , t ∈ [0, 2π].
2π
La valeur de l’intégrale est √ .
a2 − 1
CHAPITRE 3. FONCTIONS HOLOMORPHES 69
ce qui signifie que l’on doit trouver v tel que grad v = [f1 , f2 ] avec f1 = −Dy u et
f2 = Dx u.
Les fonctions f1 et f2 vérifient les égalités croisées mais on sait que cette p condition
n’est pas suffisante à l’existence d’un tel v (par exemple, avec u(x, y) = ln x2 + y 2 ,
y x
f1 (x, y) = − 2 2
, f2 (x, y) = 2 et Ω = C0 ).
x +y x + y2
(b) Une condition suffisante pour assurer l’existence d’un conjugué harmonique est que
l’ouvert Ω soit simplement connexe (en particulier étoilé).
(c) -
(d) Dans l’exemple proposé, si on considère l’ouvert Ω comme étant C privé d’une demi-
droite d’origine 0, v est une détermination de la fonction argument, à une constante
additive près.
+∞
X
1. (a) m! z m converge uniquement en 0.
m=1
+∞ m
X z
(b) converge sur C.
m!
m=1
+∞
X (z − i)2m
(c) converge sur {z ∈ C : |z − i| < 1}.
m3
m=1
+∞
X (z − 1)m
(d) m (m!)2
converge sur C.
m=1
2
CHAPITRE 3. FONCTIONS HOLOMORPHES 70
+∞
X
m m 1
(e) 4 (z − 2) converge sur z ∈ C : |z − 2| < .
m=1
4
+∞
X
(f) (−1)m (iz − 1)m converge sur {z ∈ C : |z + i| < 1}.
m=1
+∞
X
1
2. (a) 2 = (−1)m z 2m pour |z| < 1.
z +1
m=0
+∞
X
1
(b) = (−1)m (z − 1)m pour |z − 1| < 1.
z m=0
X +∞
z
(c) 2 =− z 2m+1 pour |z| < 1.
z −1
m=0
+∞
z 1 X (−1)m
(d) = −1 + z m pour |z| < 1.
(z − 1)(z + 2) 3 m=1 2m
+∞
X
1
(e) = am z m pour |z| < 1 avec
1 + z + z2
m=0
1 si m est un multiple de 3,
am = −1 si m − 1 est un multiple de 3,
0 sinon.
+∞
X
sin z (−1)m
(f) = z 2m pour z ∈ C.
z m=0
(2m + 1)!
+∞
X
1 − cos z (−1)m
(g) = z 2m pour z ∈ C.
z2 (2m + 2)!
m=0
+∞
X m
X
ez 1 z m pour |z| < 1.
(h) =
1−z (m − j)!
m=0 j=0
3. -
S1 (z) = −Ln (1 − z)
CHAPITRE 3. FONCTIONS HOLOMORPHES 71
Ln (1 − z)
S2 (0) = 0 et S2 (z) = 1 + (1 − z) si 0 < |z| < 1
z
6. Si ℜf est borné dans C alors la fonction ef est entière et également bornée dans C ; elle
est donc constante.
Il s’ensuit que ef = eℜf est constant donc aussi ℜf = ln eℜf .
Cela étant, ℑf , fonction à valeurs réelles, apparaît comme une combinaison linéaire de
fonctions entières ; elle est donc constante aussi.
On procède de manière analogue si c’est ℑf qui est borné.
f (z)
7. La fonction F : z 7→ se prolonge en une fonction holomorphe dans Ω.
(z − z0 )p
Par le principe du maximum dans un ouvert borné, pour z tel que |z − z0 | ≤ r, on a
donc
|z − z0 |p
|f (z)| ≤ sup |f (u)|
rp {u : |u−z0 |=r}
8. S’il existe z0 ∈ Ω tel que g(z0 ) 6= 0 alors, par continuité, g reste différent de 0 en tout point
d’un voisinage de z0 .
La fonction f est donc identiquement nulle dans ce voisiange et, par suite, dans le connexe Ω.
1. S’il existe z0 ∈ Ω tel que g(z0 ) 6= 0 alors, par continuité, g reste différent de 0 en tout point
d’un voisinage de z0 .
F
La fonction f¯ = est donc holomorphe dans un voisinage ouvert de z0 .
g
Il s’ensuit que ℜf et ℑf sont holomorphes dans ce voisinage, donc constants dans celui-ci ;
dès lors f y est aussi constant.
Comme l’ouvert Ω est connexe, f reste constant dans l’ouvert tout entier.
2. La fonction z 7→ f (z) − f (z̄) est holomorphe 3 dans Ω et nulle si z ∈ ]0, +∞[ ; elle est donc
nulle dans Ω.
De f (z) = f (z̄), ∀ z ∈ Ω, on déduit directement f (x) = f (x̄) = f (x), ∀ x ∈ R.
3. La fonction z 7→ f (z̄) est bien définie dans l’ouvert Ω puisque z̄ ∈ Ω lorsque z ∈ Ω. Cela étant, on a
directement
f (z + h) − f (z) f (z + h) − f (z)
lim = lim = (Df )(z).
h→0, h∈C h h→0, h∈C h
CHAPITRE 3. FONCTIONS HOLOMORPHES 72
Z
1
3. (a) – Faux : avec Ω = C0 et γ(t) = eit , t ∈ [0, 2π], on obtient
dz = 2iπ.
γ z
– Vrai
Z : si γ : [a, b] → Ω est un chemin de classe C1 , le calcul direct donne
Df (z) dz = f (γ(b)) − f (γ(a)) ; cette expression est donc nulle si γ est fermé.
γ
(b) – Vrai : si z0 est un zéro d’ordre p pour f alors il existe une fonction g, holomorphe au
voisinage de z0 , non nulle en z0 , telle que f (z) = (z − z0 )p g(z) au voisinage de z0 ;
f (z)
la fonction F : z 7→ admet donc g comme prolongement holomorphe.
(z − z0 )p
– Vrai : comme la fonction g introduite ci-dessus est non nulle en z0 , elle reste non
1 1 (z − z0 )p
nulle au voisinage de z0 et prolonge donc : z 7→ .
g F f (z)
(c) Faux : à justifier en utilisant (a).
En utilisant le théorème de Liouville, on en déduit que F est un polynôme et, par suite,
que f est une fraction rationnelle.
(f) f6 est holomorphe dans C \ eiθ , e−iθ ;
les singularités isolées de f6 sont eiθ et e−iθ ;
si θ n’est pas un multiple entier de π, eiθ et e−iθ sont deux pôles d’ordre 1 ;
si θ est un multiple de π, alors eiθ = e−iθ est un pôle d’ordre 2.
6. -
(b) On a Z Z
1 ez
f dz = 2
dz
γr z γr 1 + z
1
Le théorème des résidus (ou une décomposition de la fraction en fractions
z(1 + z 2 )
simples et l’utilisation de la représentation intégrale de Cauchy) condui(sen)t au ré-
sultat a0 = 1 − cos 1.
On peut aussi remarquer que a0 est le résidu en zéro de la fonction
f (z) z
z 7→ = e1/z
z 1 + z2
et obtenir la valeur de a0 en déterminant le coefficient adéquat dans le développement
en série de Laurent de cette fonction.
Z
1
On procède de la même manière pour a−1 = f (z) dz ; on trouve a−1 = 1−sin 1.
2iπ γr
8. -
Res0 f12 = 1
i
2. (a) La fonction f1 admet deux pôles d’ordre 1 en z = ±2i et Res±2i f1 = ∓ .
4
(b) La fonction f2 admet un pôle d’ordre 6 en z = 0 et Res0 f2 = 0.
1
(c) La fonction f3 admet un pôle d’ordre 5 en z = 0 et Res0 f3 = .
120
CHAPITRE 3. FONCTIONS HOLOMORPHES 75
iπ 4
3. (a) L’intégrale de f1 sur C1 vaut − .
3
(b) L’intégrale de f2 sur C2 vaut 2iπ.
4. -
4iπ
(b) L’intégrale vaut − .
7!
(c) L’intégrale vaut 2iπ.
4iπ
8. L’intégrale vaut − .
(1 + 2i)4
2π
9. (a) L’intégrale existe et vaut .
3
π
(b) L’intégrale existe et vaut .
16
π
(c) L’intégrale existe et vaut .
3
√
2π 3
(d) L’intégrale existe et vaut .
9
(e) Il s’agit en fait de l’intégrale Eulérienne B en des réels particuliers :
π
B(a, 1 − a) = avec a ∈ ]0, 1[.
sin (aπ)
Voici une résolution détaillée (le genre de contour utilisé ici l’est aussi pour calculer
d’autres intégrales).
x
Par le changement de variable y = , de ]0, 1[ dans ]0, +∞[, on a
1−x
Z 1 Z +∞ a−1
a−1 −a y
B(a, 1 − a) = x (1 − x) dx = dy.
0 0 1+y
Considérons la fonction
z a−1 ea Log0 (z)
f (z) = =
z+1 z(z + 1)
CHAPITRE 3. FONCTIONS HOLOMORPHES 77
holomorphe dans Ω0 \ {−1} avec Ω0 = C \ [0, +∞[ et le chemin γε,ε′ ,R formé par la
juxtaposition des quatre chemins suivants :
" ! !#
(1) it ε′ ε′
γε′ ,R (t) = R e , t ∈ arctan p , 2π − arctan p
R2 − ε′ 2 R2 − ε′ 2
" ! !#
(3) ε′ ε′
γε,ε′ (t) = ε e−it , t ∈ arctan p , 2π − arctan p
ε2 − ε′ 2 ε2 − ε′ 2
hp p i
(4)
Γε,ε′ ,R (t) = t + iε′ , t∈ ε2 − ε′ 2 , R2 − ε′ 2
(2)
Γε,ε′ ,R (t) = (−Γ)(t), où
hp p i
Γ(t) = t − iε′ , t∈ ε2 − ε′ 2 , R2 − ε′ 2 .
(ε, ε′ et R désignent des réels tels que 0 < ε′ < ε < 1 < R).
(1)
(3) (4)
-1 0
(2)
D’une part, comme le chemin γε,ε′ ,R est homotope à un chemin constant dans Ω0 , le
théorème des résidus fournit
Z
f (z) dz = 2iπ Res−1 f = −2iπ ea Log0 (−1) = −2iπ eiaπ .
γε,ε′ ,R
Regardons ce qui se passe pour l’intégrand sur les deux segments de droite : pour tout
t > 0, on a
′ ′
ea ln(t) − ea [ln(t)+2iπ] a1 − e
2iaπ
lim f (t + iε ) − f (t − iε ) = = t .
ε′ →0 t(t + 1) t(t + 1)
Dès lors, pour R et ε fixés, le théorème de Lebesgue donne
Z Z Z Z
2iaπ
R ta
lim f (z) dz = 1 − e dt + f (z) dz + f (z) dz.
ε t(t + 1)
ε′ →0 γ ′ (3) (1)
ε,ε ,R γε,0 γ0,R
On a Z
εa εa
(3) f (z) dz ≤ 2πε = 2π → 0 si ε → 0.
γε,0 ε(1 − ε) 1−ε
De même, on a
Z
Ra
(1) f (z) dz ≤ 2π → 0 si R → +∞.
γ R−1
0,R
Dès lors
Z Z +∞
iaπ 2iaπ
ta
−2iπ e = lim lim lim f (z) dz = 1 − e dt
R→+∞ ε→0 ε →0′
γε,ε′ ,R 0 t(t + 1)
donc
−2iπ eiaπ π
B(a, 1 − a) = 2iaπ
= .
1−e sin (aπ)
ouverts, on a F1 = F2 ; on peut donc définir F dans l’union de ces deux ouverts, à savoir
dans C \ [−1, 1], par
F1 (z) si z ∈ C \ [−1, +∞[
F (z) =
F2 (z) si z ∈ C\] − ∞, 1]
Puisque F1 et F2 sont holomorphes dans les ouverts respectifs, la fonction F est holomorphe
dans leur union, à savoir C \ [−1, 1].
- La résolution de l’équation (*) et l’étude de la surjectivité de f conduit aussi à l’égalité
n p o[n p o
2
C \ [−1, 1] = V = u ∈ V : |u + u − 1| < 1 2
u : ∈ V |u + u − 1| > 1 .
Comme V est connexe et que le second des deux n ouverts de l’union précédente
o n’est pas
√
2
vide puisqu’il contient ]1, +∞[, on obtient V = u ∈ V : |u + u − 1| > 1 .
√
- En conclusion F : V → Ω u 7→ u + u2 − 1 est l’inverse de f et est holomorphe.
Ainsi,
- si r = 1, on a f (z) = cos t ∈ [−1, 1] ;
- si r 6= 1 est fixé, l’expression (1) montre que les complexes f (z) sont situés sur une
ellipse de foyers 1 et −1 dont l’excentricité augmente lorsque r → 1 ;
- si t ∈ [0, 2π[ est fixé, l’expression (1) montre que l’image de la demi-droite de représen-
tation polaire reit , r > 1 est soit un demi-axe (annulation de sin t ou de cos t), soit une
branche d’hyperbole (foyers 1 et −1) dont l’excentricité est 1/ cos t
- l’image d’un cercle passant par (−1, 0) (ou par (1, 0)) est une courbe "en profil" d’aile
d’avion (voir références)
Chapitre 4
Pour une dimension supérieure, la généralisation est la suivante : pour f ∈ L1 (Rn ), on pose
Z
±
Fξ f = e±ihx,ξif (x) dx, ξ ∈ Rn .
Rn
80
CHAPITRE 4. INTRODUCTION À L’ANALYSE DE FOURIER 81
r
± −ax2 π − ξ2 ± 2a
Fx→ξ e = e 4a , ξ ∈ R, et Fx→ξ e−a|x| = , ξ ∈ R.
a a2 + ξ2
Passons en revue quelques propriétés clés de la transformée de Fourier d’une fonction inté-
grable.
1. Théorème de Riemann-Lebesgue
Si f ∈ L1 (Rn ), alors F ± f est uniformément continue sur Rn , bornée sur Rn et tend vers 0
à l’infini (par contre, F ± f n’est pas forcément intégrable sur Rn ).
3. Théorème du transfert
Si f, g ∈ L1 (Rn ), alors
Z Z
f (x) Fx± g dx = Fx± f g(x) dx.
Rn Rn
4. Théorème de Fourier
Si f ∈ L1 (Rn ) est tel que F ± f ∈ L1 (Rn ), alors
Fξ∓ F ± f = (2π)n f (ξ)
y 7→ f (x − y) g(y)
Théorème
Si f, g ∈ L1 (R), alors f ⋆ g ∈ L1 (Rn ) et on a
On peut montrer que L2 ([a, b]) est un espace de Hilbert, c’est-à-dire un espace vectoriel normé
complet (toute suite de Cauchy converge) dont la norme découle d’un produit scalaire.
Une base orthonormée de L2 ([a, b]) est donnée par la suite de fonctions définies sur [a, b] par
1 2iπmx
em (x) = √ e b−a , m ∈ Z.
b−a
Théorème
Si f ∈ L2 ([a, b]), on peut développer f en série trigonométrique de Fourier : on a
+∞
X
f= hf, em i em
m=−∞
CHAPITRE 4. INTRODUCTION À L’ANALYSE DE FOURIER 83
où la convergence a lieu (en norme) dans L2 ([a, b]) et aussi presque partout sur [a, b], c’est-à-dire
que
v
M
u
X
uZ b X M
2
u
lim
hf, em i em − f
= lim t hf, em i em (x) − f (x) dx = 0
M →+∞
M →+∞ a
m=−M m=−M
et que M
X
lim hf, em i em (x) − f (x) = 0
M →+∞
m=−M
Dans certaines situations pratiques, il est possible de préciser ces notions de convergence et
aussi de connaître la relation qui existe entre les valeurs de f et la somme de la série de Fourier.
Théorème de Dirichlet
Si f est une fonction de classe C1 par morceaux sur [a, b], alors f ∈ L2 ([a, b]) et on a
f (x+ ) + f (x− )
M
si x ∈ ]a, b[
X 2
lim hf, em i em (x) =
M →+∞
+ −
m=−M f (a ) + f (b ) si x ∈ {a, b}
2
en utilisant les notations suivantes :
Une autre base orthonormée (n’utilisant cette fois que des fonctions à valeurs réelles) est
donnée par
r
1 2 2πmx
u0 (x) = √ , um (x) = cos ,
b−a b−a b−a
r
2 2πmx
vm (x) = sin , m ∈ N0 .
b−a b−a
où la convergence a lieu en norme dans L2 ([a, b]) et aussi presque partout sur [a, b]. On a
également
+∞ h
X i
kf k2 = |hf, u0 i|2 + |hf, um i|2 + |hf, vm i|2
m=1
ainsi que le théorème de Dirichlet.
Ces transformées sont-elles bornées dans R, intégrables (dans R), de carré intégrable (dans
R) ?
(a) Montrer que le produit de convolution f ⋆ f est défini sur R et donner sa valeur en
tout point de R.
7. Equation de la chaleur
Soit une fonction u ∈ C2 (R × [0, +∞[) telle que, pour tout t ≥ 0, les fonctions x 7→ u(x, t),
x 7→ Dx u(x, t) et x 7→ Dx2 u(x, t) sont intégrables sur R.
On suppose qu’il existe U1 , U2 ∈ L1 (R) tels que 1 |u(x, t)| ≤ U1 (x) et |Dt u(x, t)| ≤ U2 (x)
pour tout (x, t) ∈ R×]0, +∞[.
Soit v une constante strictement positive.
On suppose que u vérifie l’équation de la chaleur
Dt u(x, t) = v 2 Dx2 u(x, t), x ∈ R, t > 0.
On pose
f (x) = u(x, 0), x ∈ R,
et on définit la fonction F de telle sorte que, pour tout t ≥ 0, F (y, t) soit la transformée
de Fourier (négative) en y de la fonction x 7→ u(x, t).
(a) Montrer que pour tout y ∈ R, la fonction t 7→ F (y, t) vérifie
Dt F (y, t) + v 2 y 2 F (y, t) = 0.
(b) En déduire que, pour y ∈ R et t ≥ 0, on a
2 y2 t
F (y, t) = e−v Fy− f.
(c) En déduire finalement que, pour x ∈ R et t ≥ 0, on a
Z
1 √ 2
u(x, t) = √ f x + 2v ty e−y dy.
π R
1. Cette hypothèse est, par exemple, vérifiée pour les fonctions à variables séparées, i.e. pour les fonctions u
de la forme u(x, t) = a(x) b(t) où a ∈ C2 (R) ∩ L1 (R) et b ∈ C2 ([0, +∞[).
CHAPITRE 4. INTRODUCTION À L’ANALYSE DE FOURIER 86
2. Si f est une fonction définie sur R telle que x 7→ xf (x) soit de carré intégrable, on pose
Z
∆f = x2 |f (x)|2 dx.
R
x2
(a) Pour f (x) = e− 4 , montrer que √
∆f = 2π.
(b) En déduire l’égalité suivante (principe d’incertitude d’Heinsenberg dans le cas d’une
Gaussienne)
∆f ∆fb = π 2
x2
pour f (x) = e− 4 (fb désigne la transformée de Fourier négative de f ).
3. Soit f ∈ L2 (R) à support compact 2 . Montrer que f ∈ L1 (R), que sa transformée de Fourier
fb se prolonge en une fonction holomorphe dans C et qu’il existe une constante C > 0 telle
que
b
f (z) ≤ C eA|ℑz| , z ∈ C,
lorsque le support de f est inclus dans [−A, A] (A > 0).
4. (a) Soit une fonction f ∈ C∞ (R) à support compact, non identiquement nulle 3 . Montrer
que sa transformée de Fourier fb appartient aussi à C∞ (R) mais qu’elle n’est pas à
support compact.
Suggestion. Utiliser le fait que fb se prolonge en une fonction holomorphe dans C.
2
(b) Soit a > 0 et soit ga (x) = e−ax . Connaissant l’intégrale de Poisson et en utilisant des
"méthodes de variables complexes", montrer que
r
± π −y2
Fy ga = e 4a
a
quel que soit y ∈ R.
2. Le support d’une fonction supposée définie dans R est l’adhérence dans R de l’ensemble des points où elle
ne s’annule pas. Son complémentaire est le plus grand ouvert d’annulation de f . Bien remarquer qu’une fonction
peut être nulle en des points de son support.
3. Valable aussi pour f de carré intégrable et à support compact.
CHAPITRE 4. INTRODUCTION À L’ANALYSE DE FOURIER 87
(c) Soit une fonction intégrable f dont le support est inclus dans [0, +∞[. Montrer que la
transformée de Fourier F + f se prolonge en une fonction holomorphe dans le demi-plan
{z ∈ C : ℑz > 0}.
(b) Comparer les espaces L2 ([−1, 1]) et L1 ([−1, 1]) (vis-à-vis de l’inclusion).
(a) Montrer que cette définition a un sens (i.e. que t 7→ e−t tx−1 est intégrable sur ]0, +∞[
quel que soit x > 0).
(c) Montrer que Γ se prolonge en une fonction holomorphe dans {z ∈ C : ℜz > 0} et que
l’on a Γ(z + 1) = z Γ(z) pour tout complexe z de partie réelle strictement positive.
7. On donne f , fonction continue sur R, telle que x 7→ x2 f (x) soit borné sur R.
8. On donne la fonction
−1 si x ∈ ] − π, 0[
f (x) = 1 si x ∈ ]0, π[
0 sinon
9. (a) Déterminer le développement en série trigonométrique de Fourier dans L2 − π2 , π2
de la fonction f définie par f (x) = | sin(x)|, x ∈ R.
11. (a) Déterminer le développement en série trigonométrique de Fourier dans L2 ([−π, π]) de
la fonction f (x) = x, x ∈ [−π, π] ; exprimer le résultat en utilisant uniquement des
fonctions sin et cos.
En prenant le produit scalaire de chacun des deux membres de l’égalité avec la fonction
x 7→ cos(πx), déterminer la valeur de a1 .
CHAPITRE 4. INTRODUCTION À L’ANALYSE DE FOURIER 89
4.3 SOLUTIONS
sin2 ay2
si y 6= 0
ay 2
±
2. (a) Fx→y [f1 (x)] = 2
1 si y = 0
± e−iy
(b) Fx→y [f2 (x)] = 2
1 + y2
iy
± 2i e− 3
(c) Fx→y [f3 (x)] = 6 e 3
y 2 − 4y + 13
± (1 − iy)2
(d) Fx→y [f4 (x)] =
(1 + y 2 )2
± 3 − y2
(e) Fx→y [f5 (x)] = 36
(9 + y 2 )3
3. -
4. -
5. -
6. -
7. -
donc aussi
Z π Z π m
X
2 sin[(2m + 1)x] 2
dx = e2ikx dx
0 sin x 0 k=−m
Xm Z π
π 2
= + e2ikx + e−2ikx dx
2
k=1 0
Xm Z π
π 2
= +2 cos(2kx) dx
2 0
k=1
π
= .
2
Il s’ensuit que
Z (2m+1)π Z π
2 sin x 2sin[(2m + 1)x]
dx = dx
0 x 0 x
Z π
π 2 1 1
= + sin[(2m + 1)x] − dx
2 0 x sin x
1 1 i πh
Comme x 7→ − est intégrable sur 0, , la propriété de convergence vers 0 à l’infini
x sin x 2
des transformées de Fourier des fonctions intégrables 4 donne
Z →+∞ Z (2m+1)π
sin x 2 sin x
dx = lim dx
0 x m→+∞ 0 x
Z π
π 2 1 1
= + lim sin[(2m + 1)x] − dx
2 m→+∞ 0 x sin x
π
=
2
2. -
3. -
4. (a) Si f est dans L2 (R) et supp (f ) ⊂ [a, b] alors, quel que soit le naturel m, la fonction
x 7→ xm f (x) = xm χ[a,b] (x) f (x) = xm χ[a,b] (x) f (x)
est intégrable dans R comme produit de deux fonctions de carré intégrable. Ainsi
Z
b
f : y 7→ e−ixy f (x) dx
R
(b) On a
Z
2
Fy± ga = e−ixy e−ax dx
ZR
iy
e−a(x +2x 2a ) dx
2
=
R
2
Z
y 2
− y4a
= e e−a(x+i 2a ) dx
R
2
Z R
y 2
− y4a
= e lim e−a(x+i 2a ) dx
R→+∞ −R
Z
y2 2
− 4a
= e lim e−az dz
R→+∞ Γ2,R
B B
-,R +,R
-R R Axe réel
Γ
1,R
Désignons par γR la juxtaposition des chemins Γ1,R , B+,R , −Γ2,R , B−,R . Quel que
2
soit R > 0, ce chemin est homotope à un chemin constant dans C et z 7→ e−az est
holomorphe dans C ; on a donc
Z
2
e−az dz = 0, ∀R > 0,
γR
ou
Z Z Z Z
−az 2 −az 2 −az 2 2
e dz = e dz + e dz + e−az dz
Γ2,R Γ1,R B+,R B−,R
Z R Z Z
2 2 2
= e−ax dx + e−az dz + e−az dz.
−R B+,R B−,R
Cela étant, on a
Z Z y Z y
2a
2 2a
e−a(R −t ) dt ≤ C e−aR
2 2
−az 2 −a(R+it) 2
e dz = e i dt ≤
B+,R 0 0
donc
2
Z
− y4a 2
Fy± ga = e lim e−az dz
R→+∞ Γ2,R
Z Z Z !
2 R
− y4a −ax2 −az 2 −az 2
= e lim e dx + e dz + e dz
R→+∞ −R B+,R B−,R
2
Z
− y4a 2
= e e−ax dx
R
r
π − y2
= e 4a
a
r
π − y2
∓
Si y ≤ 0, alors Fy± ga = e 4a . On conclut finalement que la formule
F−y ga =
a
annoncée est correcte quel que soit le réel y.
Z +∞
+
(c) On a Fy f = eixy f (x) dx, y ∈ R. La fonction
0
Z +∞ Z +∞
ix(u+iv)
F : z = u + iv [= (u, v)] 7→ e f (x) dx = eixu e−vx f (x) dx
0 0
Ω = {z ∈ C : ℑz > 0}
5. Sur l’intervalle [−1, 1], on a f = f χ[−1,1] de sorte que, si f est de carré intégrable sur
[−1, 1], elle est aussi intégrable car elle s’écrit sous la forme du produit de deux fonctions
de carré intégrable. Dès lors
1
L’inclusion est stricte car, par exemple, x 7→ p est intégrable sur [−1, 1] mais n’y est
|x|
pas de carré intégrable.
En utilisant l’inégalité de Cauchy-Schwarz, on a
Z 1
kf k1 = |f (x)| dx = |f |, χ[−1,1]
−1
sZ sZ
1 1 √
≤ |f (x)|2 dx 1 dx = 2 kf k2
−1 −1
6. (a) Quel que soit x > 0, la fonction fx : t 7→ e−t tx−1 est continue sur ]0, +∞[ et vérifie
′
lim tθ fx (t) = 1, avec θ = 1 − x < 1 ; lim tθ fx (t) = 0, avec θ ′ = 2 > 1. Elle est
t→0+ t→+∞
donc intégrable sur ]0, +∞[.
se prolonge dans l’ouvert connexe Ω dans lequel les deux membres de l’égalité sont
holomorphes.
7. (a) D’une part, les hypothèses faites sur f impliquent l’existence d’une constante C > 0
telle que
C
|f (x)| ≤ , ∀x ∈ R;
1 + x2
CHAPITRE 4. INTRODUCTION À L’ANALYSE DE FOURIER 94
M
X
D’autre part, pour tout M ∈ N0 , la fonction fM : x 7→ f (x + m) est continue
m=−M
sur R. Dès lors la suite fM (M ∈ N0 ) converge uniformément sur tout compact de R
+∞
X
vers F (x) = lim fM (x) = f (x + m), F est continu sur R et est 1-périodique.
M →+∞
m=−∞
Cela étant, le développement en série trigonométrique de F dans L2 ([0, 1]) est
+∞
X
F = < F, um > um
m=−∞
sin2 (πx)
f (x) = (prol. cont. en 0),
x2
sin2 (πx) ± 1 |y|
= Fy→x 1− χ[−2π,2π] (y) (cf ex. 2)
(πx)2 2π 2π
−
Ainsi, F2πm f = π 2 δm0 et on conclut.
ou X
kf k2 = |hf, f0 i|2 + |hf, fm i|2 + hf, gm i|2
m∈N0
9. -
11. (a) On a
+∞
X sin(mx)
x=2 (−1)m+1
m
m=1
12. -
Table des matières
1 Rappels 2
1.1 EXERCICES PROPOSES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.1.1 Dérivation des fonctions d’une ou de plusieurs variables réelles . . . . . . . 2
1.1.2 Intégration (Lebesgue) à une ou plusieurs variables . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 SOLUTIONS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.1 Exercices proposés dans la section (1.1.1) . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.2 Exercices proposés dans la section (1.1.2) . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2 Analyse vectorielle 15
2.1 RAPPELS THEORIQUES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.1.1 Notations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.1.2 Fonctions scalaires, fonctions vectorielles et dérivation . . . . . . . . . . . 16
2.1.3 Gradient, divergence et rotationnel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.1.4 Relations entre le gradient, la divergence et le rotationnel . . . . . . . . . 17
2.1.5 Courbes et intégrales associées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.1.6 Surfaces et intégrales associées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.1.7 Intégrales remarquables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.2 EXERCICES PROPOSES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.2.1 Notions fondamentales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.2.2 Manipulations algébriques, géométriques et dérivation . . . . . . . . . . . 21
2.2.3 Gradient, divergence, rotationnel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
2.2.4 Courbes et surfaces . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
2.2.5 Courbes, surfaces et intégration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
2.3 SOLUTIONS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
2.3.1 Exercices proposés dans la section (2.2.1) . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
2.3.2 Exercices proposés dans la section (2.2.2) . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
2.3.3 Exercices proposés dans la section (2.2.3) . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
2.3.4 Exercices proposés dans la section (2.2.4) . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
2.3.5 Exercices proposés dans la section (2.2.5) . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
3 Fonctions holomorphes 38
3.1 RAPPELS THEORIQUES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
3.1.1 Préliminaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
3.1.2 Fonctions holomorphes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
3.1.3 Formule intégrale de Cauchy et conséquences . . . . . . . . . . . . . . . . 42
3.1.4 Séries de puissances, développement de Taylor . . . . . . . . . . . . . . . . 43
3.1.5 Zéros des fonctions holomorphes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
3.1.6 Séries de Laurent et singularités isolées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
96
TABLE DES MATIÈRES 97