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Distribution Et Collecte D'eau 11

Le document décrit les systèmes d'alimentation en eau et leurs composants clés. Il explique les différents types de systèmes classés selon leur destination, les ressources naturelles utilisées et le mode de transport de l'eau. Le document se concentre ensuite sur les composants individuels des systèmes d'alimentation en eau et leur fonctionnement.

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Distribution Et Collecte D'eau 11

Le document décrit les systèmes d'alimentation en eau et leurs composants clés. Il explique les différents types de systèmes classés selon leur destination, les ressources naturelles utilisées et le mode de transport de l'eau. Le document se concentre ensuite sur les composants individuels des systèmes d'alimentation en eau et leur fonctionnement.

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Dr.

DJOUKBALA Omar
GÉNÉRALITÉ : LES SYSTÈMES D’ALIMENTATION EN EAU
 1. DÉFINITION
Un système d’alimentation en eau est un ensemble constitué d’ouvrages et d’organes, ayant
pour but de mettre de l’eau à la disposition d’une agglomération pour satisfaire les besoins
humains, industriels, arrosage et incendie. Ces ouvrages doivent satisfaire à des conditions
différentes selon la destinée de l’eau.

 2. CLASSIFICATION DES SYSTÈMES D’ALIMENTATION EN EAU


Les systèmes d’alimentation en eau doivent être conçus de façon à pouvoir répondre aux
besoins des différentes catégories de consommateurs. Les systèmes d’alimentation se
classifient d’après leur type de fonctionnement c‘est à dire en fonction de leur destinée vis
à vis des différentes catégories de consommations rencontrées au niveau d’une
agglomération.
 D’après leur destination, on distingue les systèmes suivants :
1) Distribution d’eau dans les agglomérations Urbaines.
2) Distribution d’eau dans les agglomérations Rurales.
3) Distribution d’eau dans les entreprises Industrielles.

 Par le mode d’utilisation des ressources naturelles


1) Distribution d’eau sur la base des eaux superficielles.
2) Distribution d’eau sur la base des eaux souterraines.
3) Distribution d’eau sur la base des eaux superficielles et souterraines.

 Par la façon d’amener l’eau, on distingue :


1) Les systèmes d’alimentation en eau par la gravité «gravitaire»
2) Les systèmes d’alimentation en eau par le pompage.
 Parmi tous les systèmes, on distingue :
1) 1ère classe Si N  50 000 habitants
2) 2ème classe Si N  50 000 habitants
3) 3ème classe Si N  500 habitants
 Chaque système d’A.E.P doit avoir :
1) Prise d’eau (captage) : souterraine ou superficielle.
2) Station de pompage (ouvrage d’élévation d’eau).
3) Station de traitement.
4) Réservoir d’eau traitée.
5) Adduction
6) Ouvrage de régulation et de stockage.
7) Conduite de distribution.
8) Réseau de distribution : (maillé, ramifié ou mixte).
9) Réseau d’assainissement.
10) Station d’épuration.
Fig.1 Fonctionnement des installations de distribution et d’assainissement
1 3 4 5

Prise d’eau Traitement Réservoir d’eau Adduction


(Point de captage)
des eaux traitée (En charge ou en
écoulement libre)

Refoulement Accumulation
6
(Station de pompage) (Réservoir)

Réseau de 8
Distribution

Réseau Utilisation
Epuration
d’assainissement

10 9
1. PRISE D’EAU (CAPTAGE) :
Elle assure la réception d’eau de la source naturelle, eau souterraine (nappe aquifère ou source), eau superficielle (rivière,
lac, barrage,…etc.)
2. STATION DE POMPAGE :
C’est un ouvrage d’élévation d’eau, sa justification se trouve dans le cas où l’ouvrage de réception d’eau (captage, réservoir
de stockage, réseau,…etc.) se trouve à une cote supérieure à celle de l’ouvrage de réception d’eau. Le transit de l’eau se fait
par refoulement sous l’influence d’une charge exigée.
3. STATION DE TRAITEMENT :
Toutes les fois que les eaux captées ne présentent pas en permanence les qualités requises, elles doivent faire l’objet d’un
traitement, ce traitement peut aussi avoir lieu après le transport. Pour cela, on a : des mélangeurs
 Eau brute + réactifs = Eau Potable
Les réactifs :
• Al2(SO4)3 –Sulfate d’alumine
• CaCl2 – Chlorure de calcium
• FeCl3 – Chlorure de fer
• KmnO4 – Permanganate de potassium
NB: On peut employer les eaux souterraines sans traitement et souvent sans stérilisation, les différentes prises d’eau
souterraines sont : les puits, les forages ou d’autres ouvrages de captage d’eau.
4. RÉSERVOIR D’EAU TRAITÉE (R.E.T) :
Il sert au stockage des eaux traitées.
Le réservoir est un ouvrage permet d’assurer aux heures de pointe les débits maximaux demandés. Il permet aussi de combattre
efficacement les incendies. Les réservoirs servent à maintenir l’eau à l’abri des risques de contamination ; et des fortes
variations de la température.
a) Les réservoirs servent principalement à harmoniser la demande et la production. La demande est variable, alors que,
pour être économique et efficace, la production doit être constante. Lorsque le débit de production est supérieur au
débit de consommation, on accumule le surplus dans les réservoirs.
b) Dans les réseaux étendus et de consommation dense, les réservoirs permettent d’égaliser la pression sans avoir
augmenter le diamètre des conduites principales.
c) Les réservoirs contiennent les réserves de production et d’incendie (réserve d’incendie garantie). Une partie du volume
est réservé à la lutte contre l'incendie.
d) Offre la possibilité de pomper la nuit, lorsque les tarifs d'électricité sont les plus bas.
5. ADDUCTION :
C’est le transport de l’eau depuis la zone de captage jusqu’à proximité de la zone d’utilisation, il peut avoir lieu avant le
traitement, cette adduction peut s’effectuer par un écoulement à surface libre (sans pression) soit par un écoulement en charge
(sous pression).
6. OUVRAGE DE RÉGULATION ET DE STOCKAGE :
On a souvent besoin de mettre en réserve une partie de l’eau soit pour régulariser le débit, soit pour une sécurité en cas de
panne, on l’accumule alors dans des réservoirs spéciaux.
 RÉSEAU DE DISTRIBUTION (Maillé, ramifié ou mixte). :
Le transit de l’eau se fait d’un ouvrage à l’autre au moyen des conduites convenablement dimensionnées de
différents types de fonctionnement (gravitaire ou refoulement). Le réseau de distribution de nature maillé ou
arborescent (ramifié) assurera la distribution de l’eau prête à la consommation aux différents consommateurs.
 RÉSEAU D’ASSAINISSEMENT :
Les eaux usées comme éventuellement les eaux de pluie, sont reprises par un réseau qui doit pouvoir évacuer,
à chaque instant le débit qui se présente (voisin du débit consommé pour les eaux usées). L’écoulement s’y
effectué à surface libre, sauf exception tout à fait locale.
 EPURATION :
Toutes les fois que le milieu naturel, ne pourrait accepter sans préjudice sérieux la pollution due au rejet des
eaux usées, il est nécessaire d’épurer celle-ci. Cette opération n’est pas nécessaire pour les eaux de pluie, que
l’on peut donc évacuer dans un réseau séparé.
CHAPITRE I: ADDUCTION DES EAUX
I.1 INTRODUCTION
L’adduction des eaux est le transport des eaux brutes (non traitées) depuis la zone de captage jusqu’au voisinage de la zone
d’utilisation (distribution). Cette définition n'est pas absolue car les systèmes d'adduction peuvent parfois transporter de l'eau
traitée. Toutefois, dans la plupart des cas, lorsque les distances à parcourir sont assez longues, on se limite à transporter de l'eau
brute.
Le terme adduction s’applique à l’ensemble des installations reliant la prise d’eau et le réservoir de stockage tels que ; les
brises charges, stations de reprise….etc.
En Algérie le transfert le plus important est celui de In Salah – Tamanrasset : 740 km, dont 214 km en écoulement gravitaire,
100 000 m3/j, 48 puits de 600 m, 6 stations de pompage et 2 conduites de 800 mm de diamètre.
Aussi le transfert d’Ain Skhouna - Saida 88 km dont 29.41km en écoulement gravitaire.

Une adduction peut être aussi une conduite reliant les ouvrages de production au(x) réservoir(s) de stockage. On distingue :
 Adduction gravitaire.
 Adduction par refoulement.
Adduction

Adduction par
Adduction gravitaire
refoulement

En charge Sans charge


En charge

Adduction mixte
Les conduites d’adduction ont pour fonction d’assurer le transfert de l’eau entre deux points :
 entre la source et la station de traitement;
 entre la station de traitement et les stockages ou le réseau de distribution;
 entre la source et les stockages ou le réseau de distribution.
Il n’y a pas de distribution en route en dehors de prélèvements ponctuels pour d’autres localités ou de gros consommateurs (hôpitaux, industries) qui ont
une certaine priorité d’alimentation, compte tenu de la nature des usages qui ne doivent pas souffrir d’interruption de la fourniture d’eau. Les conduites
d’adduction doivent être posées et exploitées avec beaucoup de soins en raison de la sensibilité de leur rôle dans le système d’approvisionnement en eau
potable.
D’un point de vue hydraulique, l’adduction peut être gravitaire, par refoulement ou mixte.
1. Cas d’une adduction gravitaire
2. Adduction par refoulement
 ADDUCTION GRAVITAIRE (CONDUITE D’AMENÉE)
Dans une adduction gravitaire, le point de captage se situe à une altitude supérieure à celle où on veut transporter l’eau (réservoir de desserte de
l’agglomération).
L’adduction gravitaire se présente également lorsqu’un bassin d’accumulation intermédiaire reçoit dans un premier temps, l’eau refoulée par une usine
élévatoire et que, dans un deuxième temps, l’eau se trouve évacuée par gravité jusqu’au réservoir de l’agglomération en question, situé à un niveau plus
bas.
Cette disposition, commandée par la configuration des lieux ou par la conception même de l’installation, constitue une adduction mixte: refoulement-
gravitaire.
L’adduction gravitaire s’effectue soit par aqueduc, soit par conduite forcée.
Avec les aqueducs, il est fait appel à l’écoulement libre de l’eau (sans pression), grâce à la pente (ordinairement uniforme sur tout le parcourt).
Avec les conduites forcées, il est fait appel à l’écoulement sous pression.
Lors du calcul d’un réseau de distribution, on procède tout d’abord au dimensionnement de la conduite d’amenée. La conduite d’amenée est la conduite
qui relie entre le réservoir projeté et le réseau de distribution.
CONDITIONS D’ÉTABLISSEMENT DE LA CONDUITE D’AMENÉE
ETUDE DU TRACÉ
Les parcours ou tracés obligés
Les tracés « obligatoires » sont imposés par la nécessité de suivre le tracé du réseau de la voirie ou des accotements des routes.
Dans le cas contraire, limiter le passage par des terrains privés (pour minimiser l’expropriation).
Les parcours intermédiaires, par exemple station de pompage – réservoir.
TRANSPORTS INTERMÉDIAIRES
Exemple : Station de pompage - Réservoir
L’emplacement du ou des réservoirs étant fixé (en fonction de l’altitude des zones à desservir),
Le tracé à adopter doit :
 Etre le plus court possible pour réduire les frais de premier établissement
 Eviter la multiplicité des ouvrages coûteux ou fragiles (traversées de rivières, de canaux ou de routes importantes,…)
 Eviter la traversée de propriétés privées nécessitant des expropriations.
 Suivre les voies publiques qui présentent les avantages suivants :
 Travaux de terrassement et d’approvisionnement de tuyaux souvent moins onéreux.
 Accès facile aux regards contenant les appareils de robinetterie et aux canalisations pour les réparations.
 Il faut chercher le tracé le plus direct entre la source et le réservoir d’accumulation de façon à obtenir de longs alignements
raccordés par des courbes très ouvertes.
 Il faut emprunter les accotements des routes et chemins (facilité de l’approvisionnement des chantiers de pose ainsi que des
réparations éventuelles).
 On s’efforcera de maintenir la pente du profil de pose au-dessus de 0.002 m/m (2‰).
 Un profil comportant de préférence des montées lentes et des descentes rapides (i = 0.002 0.003) m/m pour les montées et (i
= 0.004 0.006) m/m pour les descentes.
 Une ventouse sera prévue à chaque point haut et une décharge à chaque point bas.
I.2.1.2 PROFIL EN LONG
Les impératifs du profil en long sont :
1. Profondeur :
Les canalisations sont posées en tranchée avec une hauteur de couverture minimale de 0.80m au-dessus de la génératrice supérieure
(travailler la terre, maintenir une température adéquate de l’eau selon les saisons).
2. Pente :
En principe, les montées sont lentes (pente minimale de 3 pour mille) et les descentes sont rapides (pente minimale de 5 pour mille)
afin de pouvoir éliminer facilement les bulles d’air en les accumulant dans les points hauts.
3. Equipement points hauts :
Les points hauts doivent être équipés de ventouses pour libérer les canalisations des bulles d’air emprisonnées (installation d’une
ventouse, purgeur ou reniflard).
4. Equipement des points bas :
Les points bas sont à équiper de robinets vannes de vidange, pour la vidange des conduites au moment d’éventuelles
réparations et/ou rinçage des conduites.
 I.2.1.1 CALCUL DE LA CONDUITE D’ADDUCTION:

 Théorème de Bernoulli entre (1) et (2) :

 Z1 : Energie potentielle
P1
 Energie due à la pression
 *g
V 12
 Energie due à la Vitesse
2g
 J 12 Perte de charge entre les sections 1 et 2.
 Q est connu, On cherche D.
 Quatre paramètres interviennent pour le dimensionnement d’une conduite : Q , j, V, D
 Il y a 2 équations et 3 inconnues (j, V, D)
 La solution consiste à se fixer l’un des paramètres j ou V et trouver D.
 Il faut ensuite vérifier que la valeur du paramètre non utilisé est acceptable.
 Il faut aussi éviter des vitesses situées en dehors de l’intervalle [0,5 ; 2m/s], car si :
 V< 0,5 m/s ; risque de dépôt et acheminement de l’air difficile vers les points hauts.
 V> 2 m/s ; accroissement du risque de dégradation de la conduite et du coup de bélier.
 Seul le débit Q est connu, et la valeur recherchée est D :
La solution consistera à se fixer l’un des paramètres j ou V, ce qui permettra de trouver D, il sera vérifier, ensuite,
que dans ces conditions la valeur du paramètre non utiliser est acceptable.
 a – Formules fondamentales :
 L’Ecoulement de l’eau dans les conduites forcées a fait l’objet de nombreuses formules qui ont été traduites en
abaque ou mises sous forme de tableaux.
 Les pertes de charges linéaires : On sait que :
v ² Q² 8
 j . L= C avec C
2 gD D5  ²g

Q 4Q  16Q ² 8 Q² Q²
 Sachant que : V = j . .L = . .L = C .L
S D ² 2g  ² DD 4
g ² D 5
D 5


 C : Varie selon les auteurs, exemple pour Dupuit : j  0,001858
D 5, 46
 a.1 Différentes formules de perte de charge
 En régime permanent, une multitude de formules peut être utilisée pour le calcul des pertes de charge linéaires,
telles que celle de Colebrook White, Hazen Williams, Darcy, Strickler, Scobey et Calmon et Lechapt,…etc.
1. Formule de Hazen Williams (1902)
Elle est donnée par : Q  0.849C HW .S.RH j 0.54 m3/s ou bien V  0.85C HW RH0.63 j 0.54 (m/s)
0.63

Q 1.85
Ou bien j  10.69 1.85 4.87 m/m
C HW D
 Formule de Manning :
 Elle est donnée par :
1
Q S .R H2 3 j (m/s)
n
 Avec n : coefficient de Manning
 Tableau des valeurs de CHW et n

Matériau de la conduite CHW n


PVC 150 0.009
Très lisse 140 0.010
Acier revêtue avec du ciment 130÷150 0.012
Fonte neuve – acier soudé 130 0.014
Bois ou en béton 120 0.016
En argile, acier riveté neuf 110 0.017
Fonte ancienne, brique 100 0.020
Fonte très rugueuse (très ancienne) 80÷120 0.035
 ADDUCTION PAR REFOULEMENT
Dans une adduction par refoulement, le captage se situe à un niveau inférieur à celui du réservoir de distribution.
Les eaux de captage (ou traitées) sont relevées par une station de pompage dans cette conduite de refoulement.
A. Refoulement direct :
Le tracé idéal est celui qui correspond à une rampe régulière de la station de pompage vers le réservoir. Des
cantonnements d’air sont à craindre dans le cas contraire au droit des points hauts.
B. Adduction mixte refoulement- gravitaire :
Dans certains cas, la topographie des lieux imposera une adduction mixte refoulement-gravitaire. Un
réservoir intermédiaire recevra l’eau provenant de la conduite de refoulement. L’eau s’écoulera ensuite
par gravité.

Le refoulement des eaux se fait par une station de pompage (ou usine élévatoire).
 Les caractéristiques hydrauliques d'une pompe sont le débit Q, la hauteur de refoulement H, la puissance
absorbée Pa, le rendement η et, éventuellement, la capacité d'aspiration NPSH (Net Positive Suction Head).
 Pour le calcul de la conduite de refoulement ; quelques paramètres interviennent ;
1. le débit maximal journalier ;
2. le diamètre économique ;
3. la hauteur manométrique totale de la pompe de refoulement.
 DÉTERMINATION DU DIAMÈTRE ÉCONOMIQUE
 Le choix de la gamme des diamètres, sur lesquels va se baser l’étude technico-économique, est donné par les
formules suivantes ;
 A.1 Formule de BONIN Deco  Q

 A.2 Formule de BRESSE Deco  1,5 Q


 CHAPITRE II : CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT DES RÉSEAUX DE DISTRIBUTION
 II.1 – GÉNÉRALITÉS :
À partir ou des réservoirs, l’eau est distribuée dans un réseau de canalisations, sur lesquelles les branchements
seront piqués en vue de l’alimentation des abonnés.
Les canalisations devront en conséquence présenter un diamètre suffisant, de façon à assurer le débit maximal avec
une pression au sol compatible avec les hauteurs des immeubles.
 II.2. DÉFINITIONS
Un réseau de distribution est un ensemble de conduites (divers types) interconnectées entre elles, qu’on classe
selon leur fonction et, en pratique, selon leur diamètre : les conduites principales, les conduites secondaires et les
conduites locales.
 II.3. CLASSIFICATION DES RÉSEAUX :
 1° - RÉSEAU RAMIFIÉ :
 Le réseau ramifié est constitué par des ramifications successives, l’écoulement de l’eau s’effectue constamment
dans le même sens à partir du réservoir vers l’extrémité des conduites, ne comporte aucune alimentation en
retour, il présente l’avantage d’être économique, mais il manque de sécurité en cas de rupture : un accident sur
la conduite principale prive d’eau tous les abonnés d’aval (figure)
 2° - RESEAU MAILLE :
Le réseau maillé permet au contraire, une alimentation en retour, une simple manœuvre du robinet permet d’isoler
le tronçon accidenté et de poursuivre (assurer) néanmoins l’alimentation des abonnés d’aval, il est plus coûteux
d’établissement mais en raison de la sécurité qu’il procure, il doit être toujours préféré au réseau ramifié.
 II.4. NŒUDS, BOUCLES (MAILLES) ET DÉBIT NŒUDAL:
Un nœud est le point de jonction de deux ou plusieurs conduites, et on appelle boucle (maille) le système constitué
par trois ou plusieurs conduites formant un circuit fermé. Un réseau de distribution maillé est un réseau formé de
plusieurs boucles (mailles). Par ailleurs, lorsqu’on effectue les calculs relatifs à un réseau, on additionne les débits
soutirés le long des conduites et on suppose que ces débits sont soutirés aux divers nœuds du réseau ; on appelle
débit nœudal chacun à ces débits.
II.5. DEBITS :
 Les conduites devront pouvoir transiter les plus forts débits instantanés en tenant compte du débit de pointe.
 Soit K=3 coefficient de pointe (généralement) et en absence de données.
debit moy j
 Si a = débit supposé réparti sur 24heures =
24
 Alors le débit véhiculé est : Q = K.a = 3.a

II.6 – VITESSE DE L’EAU :


 La vitesse de l’eau dans les conduites sera de l’ordre (0.5 - 2.0) m/s, cas pratique (V = 0.7 - 1.5) m/s.
 Les faibles vitesses favorisent la formation des dépôts qu’il est parfois difficile d’évacuer.
 Les vitesses maximales >1.0 m/s, permettent d’envisager des augmentations de consommation sans que l’usage
n’en souffre trop.

II .7 – PRESSION :
Le réseau doit être calculé pour satisfaire, notamment, aux conditions de pression suivantes :
 1° une charge minimale de 3,00 m doit être prévue sur les orifices de puisage les plus élevés (5,00 m dans le cas
de chauffe-eau instantané).
 2° En vue de la bonne tenue des canalisations et, de leurs joints, il y a lieu d’éviter des pressions supérieures à
40 m qui risquent d’apporter des désordres (fuites notamment) et certains bruits désagréables dans les
installations intérieures d’abonnés. Si, néanmoins, de telles pressions devaient se manifester, il y aurait lieu, en
vue de les diminuer, soit d’envisager une distribution étagée, soit de prévoir l’installation sur le réseau
d’appareils réducteurs de pression.

 II.8 – Conditions d’incendie :

Les canalisations alimentant les appareils d’incendie devront pouvoir fournir un Qmin de 17 l/s (120 m3/2h) avec
une pression au sol d’au moins 1bar (exceptionnellement 0.6bar).

Les appareils d’incendie (bouches ou poteau d’incendie) doivent être espacés de (200 - 300) m et répartie suivant
l’importance des risques à défendre (jusqu’à 400m). L’appareil normalisé est la bouche d’incendie de 100 (voire
même dans certaines villes 150).
 II.9 CONCEPTION D’UN RESEAU DE DISTRIBUTION D’EAU
 Introduction :
 L’estimation des besoins en eau d’une agglomération nous exige de donner une norme fixée pour chaque
catégorie de consommateur. Cette norme unitaire (dotation) est définie comme un rapport entre le débit
journalier et l’unité de consommateur (agent, élève, lit, tête …).
 Cette estimation en eau dépend de plusieurs facteurs (de l’évolution de la population, des équipements
sanitaires, du niveau de vie de la population,…). Elle diffère aussi d’une période à une autre et d’une
agglomération à autre.
 Pour l’essentiel, on peut dire que l’évaluation des besoins en eau d’alimentation postule la satisfaction d’un
niveau sanitaire générale en étroite relation et dépendance avec le développement socio-économique du pays.
 Evaluation de la population future

Pour l'estimation de la population future, on utilise la formule des intérêts composes.

𝑃𝑓 = 𝑃𝑎 × 1 + 𝜏 𝑛

 𝑃𝑓 : population a l'horizon choisi. 𝑃𝑎 : population actuelle. 𝜏 : taux d'accroissement de la population.


n: nombre d’année sépant N0 à celle de N.
 Estimation des besoins :
 Choix de la norme unitaire de la consommation :
La quantité d’eau nécessaire à l’alimentation d’une agglomération est :
 Par carré de surface de végétaux ;
 Par tonne de productivité ;
 Par tête d’animal ;
 Par véhicule……….etc.
Cette quantité d’eau s’appelle la norme de consommation c’est à dire la norme moyenne journalière de la
consommation en litre par jour et par usager qui dépend de certains critères dont les principaux sont :
 Le niveau de vie de la population ;
 Le nombre d’habitants ;
 Le développement urbain de la ville ;
 Ressources existantes.
 les besoins en eau

1- Besoins domestiques

Besoin en Besoin en
Année N° habitats Dotation (l/j)
eau (l/j) eau (𝒎𝟑 /𝒋)
Actuelle
Future

 2- Besoins sanitaires (exemple)

Désignation Unité de N° N° de lit, Dotation Consomma


mesure d’équipeme place, tion
nt personne
Centre de 2 50 300
santé
polyclinique 2 / 5000
Maternité 2 50 300
 3- Besoins scolaires (exemple)

Désignation Unité de N° N° de lit, Dotation Consomma


mesure d’équipeme place, tion
nt personne
Ecole Elève 5 4118 25
CEM Elève 3 2000 25
Lycé Elève 1 677 50

 4- Besoins sociaux (exemple)

Désignation Unité de N° N° de lit, Dotation Consomma


mesure d’équipeme place, tion
nt personne
Centre U / 300 30
culturel
Salle U / 2000 10
spectacle
Terrain Place / 7000 5
football
 5- Equipements commerciaux et de service (exemple)

N° N° lit,
Désignati Unité de Surface Consom
d’équipe place, Dotation
on mesure m² mation
ment personne
Marché
hebdomad M² 1 10000 / 5
aire
Marché
M² 1 2000 / 5
couvert
Abattoir M² 1 50 / 100
Sampac U 1 / 5000
Café U 10 / 3000
 6- Secteur administratif (exemple)
N° N° de lit,
Unité de Consomma
Désignation d’équipeme place, Dotation
mesure tion
nt personne
Gendarmeri
U 1 / 2000
e
Tribunal U 1 200 15
APC U 1 400 20
ADE U 1 / 2000
BNA U 1 / 1200
 3 Tableau récapitulatif des besoins en eau de consommation
Après une étude détaillée des différents besoins en eau, on dresse le tableau de différentes catégorie
de consommation afin qu’on puisse calcule la consommation moyen journalière

Désignation Consommation
Besoins domestiques
Besoin sanitaire
Besoins scolaire
Besoins sociaux
Equipements commerciaux et de
service
Secteur administratif
 Besoins Domestique :
le débit moyen journalier relatif à la consommation des populations au niveau des maisons est calculé par la
relation suivent :
𝐏𝐨𝐩( 𝒂𝒏𝒔)×𝐃𝐨𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧
 𝑸 𝐦𝐨𝐲 𝐣 = [m³/j]
𝟏𝟎𝟎𝟎

 Étude de la variation de débit :


Le débit exigé par les consommateurs est soumis à plusieurs variations dans le temps en raison de l'irrégularité
dans la consommation. Ces variations ce divisent en :
 Variations annuelles qui dépendent du mode et niveau de vie de l'agglomération considérée.
 Variations mensuelles et saisonnières qui dépendent de l'importance de la ville.
 Variations journalières qui dépendent de la journée de la semaine où la consommation est plus importante.
 Variations horaires qui dépendent de la variation la plus importante aux heures de pointes.
 En raison de ces variations, on applique au débit moyen des coefficients correspondant afin d'obtenir le débit
de point de la journée la plus chargée de l'année.
 2-Consommation journalière maximal :
 La consommation journalière maximal est le débit d’eau maximal pendons la journée le plus chargée de
l’année, elle donnée par l’expression suivent :
Qmax j = Qmoyj*Kmax j
 Kmax j : le coefficient de point journalier qui varie de (1.1 à 1.3) pour tenir en compte les gaspillages, les pertes ainsi,
les erreurs d’estimation.
 Calcul du débit moyen horaire :
Qmoy h : est le débit horaire moyen pendant l’heur la plus chargée, et il est donné par la formule suivent :
Qmoy h= Qmax j /24
 Débit maximal horaire :
Qmax h :est le débit maximum horaire consommé au cour de la journée la plus chargée de l’année ,et il est donné
par la formule suivent :
Qmax h=Kmax h*Qmoy h
 Kmax h : coefficient d’irrégularité maximal qui est fonction deux autres coefficients :
 αmax : coefficient qui varié en fonction du niveau confort, αmax =1.2 à 1.4
 d’ou on prend αmax=1.3.
 βmax : coefficient varié en fonction du nombre d’habitants, et les valeurs sont représentées dans le tableau
suivent : nombre
1000 1500 2500 4000 6000 1000 20000 50000
d’habitant
Βmax 2 1.8 1.6 1.5 1.4 1.3 1.2 1.15

 .Débit minimal horaire:


 Ce débit correspond à un débit de consommation pendant l’heure la moins chargée, il est donné par la formule
suivent :
 Qmin h=Kmin h*Qmoy h (m3/h)
 Kmin h : coefficient d’irrégularité horaire minimal qui est fonction de deux autres coefficients :
 αmin : varié entre 0.4 et 0.6 d’ou on prend αmin=0.5
 βmin : dépend du nombre d’habitation de l’agglomération, sont représentes dans le tableau suivent :
 variation en fonction du nombre d’habitants (βmin)
Nombre
1000 1500 2500 4000 6000 10000 20000 50000
d’habitant
βmin 0.1 0.1 0.1 0.2 0.25 0.4 0.5 0.6
 Détermination de débit de point :
Débit de point : c’est la plus forte journée de consommation. L’évaluation de ce débit est réalisée principalement à
partir de mesures sur le réseau, se calcul par l’expression suivent :
Qp=Qmoy j*kp
 Qp : débit de point en [l/s]
 Kp : coefficient de point donnée par la l’expression suivent :
𝟏
 Kp = 1,5 + → Kp = kmax j*kmax h
𝑸𝒎𝒐𝒚 (𝒍/𝒔)

 La détermination des débits dans un réseau s’effectue de la manière suivante :


 On détermine la longueur de chaque tuyau du réseau maillé et celui ramifié.
 On détermine le débit spécifique en considérant le débit en route.
 On calcule les débits en route pendant les heures considérées (l’heure de pointe et l’heure
d’incendie).
 Connaissant les débits en route et ceux concentrés, on détermine les débits supposé
concentrés aux nœuds.
 Débit spécifique :
 Pour le calcul, on admet l’hypothèse que la consommation domestique est répartie régulièrement
sur la longueur du réseau de distribution, on utilise donc la notion de débit spécifique en l/s/ml. Ce débit
qui est fonction du linéaire de la conduite, se calcule comme suit :

𝑄𝑝
𝑄𝑠𝑝 =
𝐿
 Avec :
 Qp : Débit de pointe.
 Qp= Qmoy.j*kp .
 ∑L : somme des longueurs du réseau en (m),
 Débit en route :
Le débit en route de chaque tronçon est le produit de sa longueur par le débit spécifique, il est donné
par la formule suivante :
𝑄𝑅 = 𝑄𝑠𝑝 × 𝐿𝑖

Avec :
 Qr : Débit en route (l/s).
 Qsp : débit spécifique (l/s/ml)
 Li : longueur du tronçon concerné (m)
 Débits aux nœuds (Méthode d’estimation économique)
 Les débits nodaux sont des débits concentrés en chaque nœud alimentant la population répartie autour de la
moitié du tronçon de la conduite ayant en commun les nœuds considérés, ils sont déterminés par la formule
suivante :
Qn  0.5   Qr  Qconc
 Ou
 𝑄𝑛 : Débits nœudal en l/s ;
 𝑄𝑟 : Somme des débits en route en l/s ;
 𝑄𝑐𝑜𝑛𝑐 : Débit concentré, dans notre cas il est nul.
 CALCUL D’UN RÉSEAU MAILLE PAR LA MÉTHODE HARDY CROSS
 Maille d’A.E.P
Une maille est un circuit fermé de tronçons où la somme algébrique des pertes de charge doit être nulle en cas d’établissement
du régime permanent.
 Principe du tracé du réseau
 a) Choisir le lieu des principaux consommateurs.
 b) Choisir le lieu des consommateurs concentrés et d’autre part où on a des débits uniformes.
 Déterminer le sens principal de quantité totale d’eau.
 Dans le sens principal, il faut tracer les conduites maîtresses (principales) parallèles.
 Tracer les conduites maîtresses à travers les cotes géodésiques les plus élevées pour bien répartir l’eau.
 Il faut tracer les conduites à travers les quartiers entre lesquels, il faut prévoir les lignes secondaires pour avoir les
mailles.
 PRINCIPE DE CALCUL
Le calcul du réseau maillé a été fait par approximations successives, selon la méthode «D’égalisation des charges » ou
méthode de « Hardy-Cross », elle permet, par ajustement successif d’obtenir le débit exact qui circule dans chaque conduite du
réseau maillé.
 Un réseau maillé en charge est un ensemble de conduite ou l’eau circule en charge.
 Un tronçon est une conduite caractérisée par son nœud amont, son diamètre et sa rugosité.
 Un nœud est un point de jonction entre deux ou plus de tronçons
Cette méthode repose sur l’approximation successive et elle se base sur les deux lois suivantes :
 PREMIÈRE LOI
En un nœud quelconque des conduites, la somme des débits qui entrent à ce nœud est égale à la somme des débits qui en
sortent. (Fig.1 ci-dessous).

Q2
Q1
 Q1 =Q2 + Q3

Q3
 DEUXIÈME LOI
Le long d’un parcours orienté et fermé, la somme algébrique des pertes de charges est nulle (Fig. Ci-
dessous).
C
Q2 Q3
J2
Q1 J1
D
A (+)
J4 J3
Q5 Q4

 Cette loi appliquée au contour ABCD, ou l’orientation positive est donnée par le sens du déplacement des
aiguilles d’une montre, donné pour le sens d’écoulement de l’eau indiqué par les flèches.

 h  0 J1  J 2 - J 3 - J 4  0
La méthode Hardy Cross consiste tout d’abord à se fixer dans chaque maille une répartition supposée des débits
ainsi qu’un sens supposé d’écoulement, tout en respectant la 1ère loi. Un diamètre tout au moins provisoire, des
canalisations peut être choisi et l’on calcule les pertes de charge correspondantes.
Le problème tel qu’il est posé, est indéterminé, car les diamètres seront différents selon le choix qui sera fait entre
q1 et q2, et cela n’empêchera pas que la 2ème loi sera vérifiée.
 Choisissons donc les diamètres écoulant les débits q1 et q2, lesquels engendreront les pertes de charge J1
sur ADC et J2 sur ABC (fig.2)
 On doit vérifier d’après la 2ème loi, et compte tenu de l’orientation de la maille que : J1-J2 = 0
 Ordinairement, cette égalité n’est pas vérifier du 1er coup et il est nécessaire de modifier la répartition
initiale supposée des débits q1 et q2 afin de rectifier en conséquence J1 et J2 .
 Soit q1, la valeur dont il est nécessaire de modifier le débit pour arriver à ce tout ; si on l’ajoute à q1 , (par
exemple) il faudra la déduire de q2 afin que la QA reste la même. Alors on sait que :
 𝐽1 = 𝑅1 × 𝑞12
 𝐽2 = 𝑅2 × 𝑞22
 R1 et R2 – résistances des conduites sur les longueurs L1 et L2.
2 2
 Alors : J1-J2 = 0  𝑅1 × 𝑞1 + ∆𝑞1 − 𝑅2 × 𝑞2 + ∆𝑞1 =0
  𝑅1 × 𝑞12 + 2𝑞1 ∆𝑞1 + ∆2𝑞1 − 𝑅2 × 𝑞22 + 2𝑞2 ∆𝑞1 + ∆2𝑞1 = 0
 q12  0
  𝑅1 𝑞12 + 2𝑅1 𝑞1 ∆𝑞1 − 𝑅2 𝑞22 − 2𝑅2 ∆𝑞1 = 0
 q1 (2 R1 q1  2 R2 q 2 )  R1 q12  R2 q 22 = 0

 R1 q12  R 2 q 22  J1  J 2 J1  J 2
 q1  q1  =-
J1 J 2 J1 J 2
2( R1 q1  R 2 q 2 ) 2(  ) 2(  )
q1 q 2 q1 q 2

 R1 
J1
et R2 
J2
J1  J 2
2
q
1 q 2
2
q 1  
J1 J 2
2(  )
q1 q 2
 Si J1 – J2  0 , ce qui suppose un débit q1 insuffisant, il faudra donc ajouter ∆𝑞1 à q1 , ce qui montre
l’expression trouvée puisque ∆𝑞1 est alors positif.
 Si J1 – J2  0, ce qui suppose un débit q1 trop important, il faudra donc retrancher, ∆𝑞1 , c’est également, ce qui
montre l’expression trouvée puisque ∆𝑞1 est alors négatif.
n

J i
q   i 1
n
Ji
2
i 1 qi
 Si dans ces conditions, la 2ème loi de Kirchoof n’est pas encore satisfaite, il faudra de nouveau corriger les
débits de nouvelle valeur ∆𝑞2 calculer la même façon qu’on vient de voir, on se rapproche au fur et à mesure de
la valeur 0.
 On arrête les itérations lorsque, pour toutes les mailles :

q  0,5 l s et J  0, 2 m Et même 0,5 m


 Si la solution obtenue ne vérifie pas les conditions imposées (0,5 m/s < V< 1,5 m/s et, éventuellement, des
pressions suffisantes), on doit modifier le choix initial des diamètres de certains tronçons et recommencer le
calcul dès le début.

 Notons que la solution (la répartition finale des débits) sera fonction des diamètres choisis dès le départ (qui
dépendent de la première répartition des débits). La solution n’est donc pas unique. Un calcul détaillé des
coûts permet, éventuellement, de choisir la solution la plus économique (la meilleure répartition des
diamètres).

 La méthode Hardy Cross a permis la mise au point de plusieurs logiciels de calcul d’écoulement dans les
réseaux maillés en charge et qui sont disponible actuellement ‘la méthode de Newton Raphson, LOOP,
EPANET’

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