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Expose

Ce roman traite de sujets comme le déracinement, la place de la femme dans la société traditionnelle africaine et dénonce la colonisation et l'acculturation. Il met en scène deux jeunes amoureux dont la relation est contrariée par un père traditionaliste et explore les causes et conséquences de l'acculturation.

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Expose

Ce roman traite de sujets comme le déracinement, la place de la femme dans la société traditionnelle africaine et dénonce la colonisation et l'acculturation. Il met en scène deux jeunes amoureux dont la relation est contrariée par un père traditionaliste et explore les causes et conséquences de l'acculturation.

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INTRODUCTION

Sous l’orage est un roman écrit par l’écrivain et homme politique malien Seydou
Badian Kouyaté qui est né en 1928. Il est paru pour la première fois en 1957 aux
éditions Présence africaine.
Dans ce roman phare, Seydou Badian traite entre autres du déracinement, de
la place de la femme dans la société africaine traditionnelle, et dénonce la
colonisation, de l’acculturation. L’acculturation qui n’est rien d’autre
qu’un processus par lequel un groupe humain acquiert de nouvelles
valeurs culturelles au contact direct et continu d’un autre groupe humain.
Phénomène omniprésent dans nos sociétés aux origines multiples, comporte
aussi beaucoup d’inconvénients. Ainsi dans ce roman Sous l’orage ou
il est mis en scène deux jeunes Africains aux idées modernistes
(Kany et Samou) dont l’amour réciproque est contrarié par les
projets d’un père traditionnaliste Benfa. Il sera question dans un
décliner d’abord les causes et ensuite les conséquences qui sont tantôt fâcheuses
tantôt positives et enfin d’entrevoir des solutions tendant à des
pratiques équilibrées de ce phénomène d’acculturation.

I. LES CAUSES DE L’ACULTURARTION


Le terme serait apparu en 1880 chez POWELL pour désigner les
transformations des modes de vie et de pensée d’un groupe humain au contact
d’un autre. Il ne s’agit donc pas seulement de décrire la perte d’une culture
d’origine mais aussi l’appropriation de la culture d’autrui. Ainsi s’inscrivant
dans la dynamique de l’étude de ce thème qu’est l’acculturation dans Sous
L’orage : plusieurs causes peuvent être mises en évidence à savoir : l’école, la
modernité, la ville ou le mauvais compagnonnage etc.
a. L’école : La colonisation, en s’invitant chez nous au 19ieme siècle ne s’est
pas uniquement contentée de piller nos ressources. Elle a aussi mis en place
des structures pour nous « civiliser » nous « éduquer ».L’école moderne
introduite en Afrique par le colon a eu de effets néfastes car du moment où
on s’exprime en Français on a tendance à oublier sa langue maternelle ou
même plus grave à vouloir ressembler à un blanc hors que tel ne devait etre
le cas dans ce sens que le Français n’est qu’une langue parmi tant d’autres ;
autrement dit c’est outil de communication comme tant d’autres En somme
en quelques sortes la fréquentation de l’école peut susciter l’acculturation.

 
b. La modernité : (ensemble de ce qui représente les tendances
contemporaines, nouvelles ou de ce qui bénéficie des progrès récents).
La modernité pousse à l’acculturation. En effet, l’africain ayant pris contact avec
l’occident par le biais de la colonisation est forcément pénétré d’idées telles que
la liberté ; le libre choix ; les droits de l’homme… De ce fait à tout prix il veut
se démarquer de certains aspects de la tradition qu’il juge néfastes ou qu’il a
tendance à rejeter car vide de bon sens de liberté du fait que la personne n’a pas
choisi, on le fait à sa place. Ce qui explique la révolte de Kany. Une révolte que
Maman Téné qualifie comme un sacrilège. Tandis la soumission se trouve
récompenser par la bénédiction. (Page 71) « Je ne suis rien tu le sais bien c’est
ton père qui décide de tout ; auprès de lui nous sommes rien, ni toi, ni moi »
(P.74/75).
Ainsi la modernité est présente dans Sous L’orage car comme le disait la mère
de Samou « qu’elle ne forcerait jamais son fils d’épouser la fille de son oncle
comme son père l’avait dit avant de mourir ». Cette modernité est d’autant plus
présente dans la mesure où Birama surpris un jour par Père Benfa du fait « qu’il
refusa de boire dans la calebasse commune et en disant encore qu’il n’est pas
prudent de manger à plusieurs dans un même plat ».
Pour les jeunes promouvoir cette vision r évolutionnaire qu’est la modernité
c’est permettre à la société de survivre. «Libérons la femme si nous tenons à
vivre. Ces coutumes sont nos faiblesses et si nous voulons vivre; si nous
voulons devenir un peuple fort; c’est la femme qui fait progresser la société».
c. La ville ou le mauvais compagnonnage : Kanny et ses compagnons étant
des collégiens évoluaient dans une petite ville ; d’où ils etaient soumis a des
traditions dont ils comprenaient ni le sens ni les origines La ville inculque a
l’homme des modes de pensées tels que la liberté, le libre choix ; des modes
vies différents de ceux qu’on a connu au village par exemple
l’individualisme ; l’égoïsme etc…
De même que la mode ou l’imitation peut conduire à l’acculturation : vouloir
ressembler à une star de cinéma ; un mannequin…. Car comme l’affirmait
MOLIERE « Quand sur quelqu’un on prétend se régler c’est dans le bon sens
qu’il faut lui ressembler »
II. LES CONSEQUENCES DE L’ACULTURATION
L’acculturation conduit au morcellement des familles ; pourquoi, parce que
s’être imbu d’idées nouvelles; les jeunes ont tendances de plus en plus à vouloir
leur temps ce qui est en total déphasage avec la mentalité, les idées défendus par
les anciens. Comme dans sous l’orage on parle de conflit de génération; car à un
moment donné une certaine tension prévalait entre jeune et vieux suscitant chez
les jeunes un sentiment de non-respect et de révolte à l’égard des anciens. N’eut
été l’intervention Tiémen et de l’oncle Djigui la situation allait empirer.
L’acculturation crée beaucoup de renégat (personne qui a trahi sa culture, son
identité) comme nous en trouvons de plus en plus dans nos sociétés  « peau noir
masque blanc »des gens qui au-delà de tout de tout sont prêts a renier leur
culture pour prétendre ressemblera un blanc. Mais selon père Djegui : « Le
séjour dans l’eau ne fait jamais d’un tronc d’arbre un crocodile »
Ainsi père Benfa d’ajouter : « Parce que les jeunes savent lire et écrire, veulent
nous mener ; j’ai toujours problèmes avec mes enfants qui sont à l’école. Mais
cette fois-ci je leur je leur prouverai que je suis en vie »
III. LES SOLUTIONS DE L’ACULTURATION
Les cultures dépendant des relations qu’entretiennent les hommes ;
l’acculturation s’avère donc un phénomène permanent, universel et constitutif
des cultures. On ne peut parler proprement de solutions à l’acculturation par
contre un discernement est cependant nécessaire voir indispensable pour
n’importe quelle culture ; car aucune culture n’est parfaite dans sa globalité.
De ce fait l’homme doit s’armer de clairvoyance et d’intelligence lui permettant
de prendre dans chaque culture ce qui est positif et d’ignorer ce qui ne l’est pas.
Car aussi bien dans la culture noire comme blanche ; toutes deux comportent des
aspects positifs et négatifs.
CONCLUSION
Le roman Sous l’orage de Seydou Badian, publié avant les Indépendances reste
toujours d’actualité car dénonçant des problèmes auxquels la société africaine
et sénégalaise demeure confrontée. En somme ce roman doit être celui de
chevet pour tout jeune africain car lui permettant de faire la synthèse entre
l’occident et l’Afrique

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