Guide de Bonnes Pratiques Environnementales: Pour Les Centrales D'Enrobage
Guide de Bonnes Pratiques Environnementales: Pour Les Centrales D'Enrobage
ENVIRONNEMENTALES
pour les centrales
d’enrobage
ISBN 978-2-923714-17-2
I ) Préambule
II ) Remerciements
III ) Introduction
IV ) Glossaire
V ) Mise en garde
CONCLUSION 49
GLOSSAIRE ET ACRONYMES 50
Annexe I
Schéma 1 Centrale d’enrobage. Procédé continu ( tambour / sécheur / malaxeur ) 54
Schéma 2 Centrale d’enrobage. Procédé discontinu ( à gâchée ) 55
Annexe II
Liste de vérifications 56
Listes de vérifications journalières, hebdomadaires et mensuelles 66
Annexe III
Observations météorologiques 73
Annexe IV
Informations complémentaires sur les dépoussiéreurs 74
Annexe V
Formulaire de commentaires 77
Ce guide de bonnes pratiques inclut des informations concernant les sources d’émissions atmosphériques,
les contaminants conventionnels tels que les particules et les composés organiques volatils* ( COV ) de
même que les odeurs et le bruit. L’ouvrage comprend entre autres les meilleures pratiques pour contrôler
et minimiser les émissions atmosphériques et spécifie les exigences facilitant l’utilisation et la mise en
place de bonnes pratiques. Des chapitres sur la gestion des déchets et de l’eau sur le site sont intégrés
dans le document. Celui-ci tient compte également des récents enjeux concernant la protection des eaux
souterraines et la gestion des eaux pluviales. D’autres directives sur le contrôle des odeurs, la gestion de
la poussière, les déversements et l’eau complètent le tout.
Le guide peut être utilisé comme référence pour traiter les préoccupations ou les plaintes spécifiques
dans le but d’assurer la responsabilité environnementale. Les informations transmises sont destinées à
aider les producteurs des centrales d’enrobage en mentionnant les « meilleures pratiques » au sein de
l’industrie. Il est de la responsabilité de chaque exploitant de respecter les lois et règlements applicables
et d’exploiter leurs centrales conformément aux dispositions du certificat d’autorisation émis par le
ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs ( MDDEFP ). Ce guide
n’ayant aucune valeur juridique contraignante, le suivi des mesures qui y sont prévues ne garantissent pas
à elles seules le respect de la loi. Cependant, il s’agit d’un très bon outil de conformité puisqu’il regroupe
les meilleures pratiques de l’industrie en matière environnementale.
II REMERCIEMENTS
Bitume Québec remercie chaleureusement l’Ontario Hot Mix Producers Association ( OHMPA ) pour
son autorisation à traduire et à adapter son document Environmental Practices Guide, version 2010.
Un merci tout spécial s’adresse à son ancien directeur général, M. Michael O’Connor, pour sa collaboration
à la réalisation du présent guide.
Bitume Québec transmet aussi ses plus sincères remerciements aux membres de son comité environnement
pour leur contribution et leur implication. Ce comité se compose de :
• M. Simon Bégin de l’ACRGTQ ;
• M. Christian Cloutier de Construction DJL ;
• M. Pierre Dorchies de Sintra ;
• M. Renald Leclerc de Pavage Centre-Sud du Québec ;
• Mme Ianie Thomassin de Ressources Environnement.
De sincères remerciements sont également transmis aux personnes suivantes qui ont lu et bonifié le
document :
• M. Michel Trussard de DynaGROUP Technologies ;
• M. Frédéric Millard de Techniflamme ;
• M. Yann Contratto d’Olfacto Expert.
III INTRODUCTION
Les membres affiliés de Bitume Québec et du Regroupement professionnel des exploitants de centrales
d’enrobage ( RPECE ) de l’ACRGTQ s’engagent à exploiter leurs centrales de production d’enrobés
bitumineux de façon sécuritaire et respectueuse de l’environnement.
IV GLOSSAIRE
Un glossaire est disponible à la fin de ce guide. Les mots suivis d’un astérisque s’y retrouvent.
V MISE EN GARDE
Les renseignements présentés dans ce guide de bonnes pratiques sont publiés à titre informatif par
les mandataires de Bitume Québec en toute bonne foi et au meilleur de leur connaissance. Ceux-ci ne
doivent en aucun cas se substituer à l’opinion d’un professionnel du domaine des enrobés et elles ne
sauraient lier leurs auteurs, l’association et ses mandataires.
— CHAPITRE 1 —
Bitume Québec regroupe la majorité des partenaires de l’industrie concernés par la mise en œuvre de
revêtements bitumineux au Québec, soit les fabricants d’enrobés, les entrepreneurs spécialisés dans la
mise en œuvre, les fournisseurs de matériaux, les surveillants de travaux et les spécialistes de l’ingénierie.
En plus des routes et autoroutes du réseau supérieur qui constituent une partie importante des travaux,
l’industrie doit également répondre aux besoins plus spécifiques relatifs aux rues et artères municipales.
Les pistes d’aéroport, les aires pavées industrielles et commerciales ainsi que les stationnements
résidentiels constituent d’autres mandats de nos membres.
Ce guide de bonnes pratiques est destiné à aider les propriétaires à exploiter et à maintenir leurs
installations de manière à minimiser les impacts potentiels sur l’environnement. L’ouvrage aborde la gestion
environnementale en résumant les meilleures pratiques disponibles. Sans prétendre être exhaustif, ce
document couvre toutes les options possibles. Les utilisateurs sont donc invités à consulter les fabricants
et les experts-conseils lorsqu’ils utilisent des processus plus complexes qui exigent davantage de suivi et
de contrôle.
Les principales émissions associées aux centrales d’enrobage sont atmosphériques. Elles incluent les
poussières, les gaz de combustion, les composés organiques*, les odeurs et le bruit. En outre, les centrales
d’enrobage peuvent générer des matières résiduelles en provenance des équipements antipollution, des
laboratoires de contrôle de qualité et des ateliers d’entretien des équipements.
En règle générale, les centrales ne produisent pas d’eaux usées de procédé, sauf dans les rares installations
qui utilisent des dépoussiéreurs à voie humide. Tous les sites de production d’enrobés bitumineux peuvent
potentiellement générer de l’eau de ruissellement.
La grande majorité de la poussière générée provient de la manipulation des granulats. La poussière peut
être classée en deux catégories, soit diffuse ou canalisée.
Les poussières diffuses proviennent des activités générales de la centrale et de la cour ainsi que
des activités de livraison, d’entreposage et de manutention des granulats. Les sources potentielles
comprennent les stocks, les silos d’alimentation de granulats, les aires de circulation, les bandes
transporteuses, les tamis et les points de transfert de matériaux.
Les poussières canalisées sont typiquement générées lors des phases de réchauffement et de séchage
des granulats. Ces émissions sont efficacement gérées par les systèmes de contrôle de dépoussiérage.
L’annexe I présente deux schémas des différents processus de production des enrobés et identifie
quelques sources d’émissions de poussière pour une centrale d’enrobage continue ( tambour / sécheur /
malaxeur ) et discontinue ( à gâchée ).
La quantité d’émissions gazeuses émise dans l’atmosphère par une centrale d’enrobage varie selon le
type de combustible utilisé ( tableau 1 ) :
• les huiles usées ;
• les huiles lourdes ( mazout n° 2 et n°5 ) ;
• les huiles légères telles que le diesel ;
• le gaz naturel.
9
TABLEAU 1
Émissions des contaminants selon le combustible
Des facteurs autres que le type de combustible agissent sur la quantité de gaz émise :
• la teneur en azote du combustible. En effet, le volume d’excès d’air, la température de la
flamme et le type de brûleur modifient les quantités d’oxydes d’azote* ( NOx ) ;
• la teneur en soufre. Le carburant utilisé influence la quantité d’oxydes de soufre* ( SOx ) ;
• un processus incomplet de combustion produit des émissions de monoxyde de carbone* ( CO ).
Les niveaux d’émissions sont déterminés par l’efficacité du procédé; laquelle peut varier selon
le type de combustible utilisé.
• la combustion complète des hydrocarbures* : celle-ci produit des émissions de dioxyde de
carbone* ( CO2 ).
Typiquement, les six principales sources d’émissions de contaminants dans l’atmosphère des centrales
d’enrobage sont :
• la cheminée de l’épurateur ;
• le chargement d’enrobés dans les camions ;
• l’ensilage des enrobés ;
• les évents des réservoirs d’entreposage de bitume et des huiles de combustion ;
• les convoyeurs et chargeurs lors de la manipulation des matériaux tels que les granulats, les
granulats bitumineux recyclés ( GBR ) et autres ;
• les génératrices.
Il est à noter que l’émission la plus visible d’une centrale d’enrobage est le panache blanc sortant de la
cheminée qui est tout simplement de la vapeur issue du séchage des granulats. Le fonctionnement des
équipements reliés à la production d’enrobés peut dégager des composés et des contaminants qui sont
énumérés aux annexes G et K du Règlement sur l’assainissement de l’atmosphère ( RAA ).
Les gaz de combustion ( SOx , NOx , CO, CO2 et HAP )* sont générés principalement par le sécheur,
les appareils de chauffage de l’huile thermique et les groupes électrogènes. Leur quantité est généralement
liée aux volumes de production et à l’efficacité énergétique du sécheur. Les brûleurs modernes utilisés
dans le procédé sont, de par leur conception, généralement très efficaces et génèrent donc peu de
produits de combustion.
À l’heure actuelle, les émissions de dioxyde de carbone* des centrales d’enrobage sont sous les seuils
de déclaration. Il est fort possible qu’à court terme, la gestion des dioxydes de carbone* et les autres
gaz à effet de serre, y compris le monoxyde de carbone* devienne une responsabilité environnementale
importante pour les producteurs d’enrobés.
Les émissions de composés organiques* proviennent de l’utilisation de matériaux organiques tels que les
liants bitumineux et les carburants utilisés lors de la fabrication. Les sources potentielles d’émissions de
composés organiques* non reliées à la combustion comprennent :
• les réservoirs de liants hydrocarbonés ( particulièrement durant la livraison ) ;
• le mélangeur discontinu ou à tambour ;
• les silos de stockage d’enrobés à chaud ;
• les zones de chargement après la production.
Les émissions de composés organiques* provenant de ces sources sont directement liées aux températures
de chauffage et au type de liants hydrocarbonés utilisés. La production d’enrobés tièdes diminue la
quantité d’émission émise de 15 à 60 %, selon la technique utilisée. La composition et le pourcentage
d’enrobés recyclés du mélange en production peut également affecter ce type d’émission.
2.5 L’eau
À l’exception des installations utilisant des dépoussiéreurs à voie humide ( moins de 2 % des centrales
au Québec ), les centrales d’enrobage ne génèrent pas d’eaux usées de procédé. Typiquement, les
centrales avec un dépoussiéreur à voie humide fonctionnent en circuit fermé. Leurs eaux usées sont alors
récupérées dans des étangs de sédimentation.
Les sources de bruit liées à l’exploitation des centrales d’enrobage proviennent du brûleur et de sa
cheminée, des ventilateurs et des élévateurs à godets. Elles peuvent aussi provenir de la bande transporteuse
( convoyeur ), du tambour sécheur, du malaxeur, des vannes pneumatiques servant au système de dosage
des fillers ( adjuvants ), des convoyeurs à vis pour la poussière et des groupes électrogènes.
Les activités dans la cour peuvent être source d’émissions de bruit. Les véhicules utilisant les avertisseurs
de recul ( assurant la sécurité des travailleurs sur le site ) et le claquement des portes des camions-bennes
émettent du bruit lors des opérations. Certaines solutions existent pour minimiser le bruit.
Les matériaux de base entrant dans la production d’enrobage à chaud sont les granulats et le liant
bitumineux. Ces matériaux sont généralement fournis en vrac et ne génèrent pas de déchets d’emballage.
Ces produits sont recyclés lors d’un surplus à la centrale d’enrobage et même revalorisés dans le procédé.
Lors de l’entretien périodique de l’équipement, des déchets ( huiles, graisses, courroies de convoyeurs,
pièces métalliques, etc. ) sont produits. Ils doivent être gérés selon la réglementation. Un laboratoire de
contrôle de qualité peut générér quelques quantités de solvants.
Comme pour toute industrie, des déchets urbains classiques tels que du papier provenant des ateliers et
du bureau du personnel sont générés. Ils doivent être recyclés. Des déchets sanitaires sont également
produits durant les opérations quotidiennes.
Pour bien comprendre les problématiques de nuisances olfactives environnementales, il est nécessaire
de différencier :
• les émissions d’odeur. Elles sont émises par des sources concentrées ou canalisées en
cheminées. Elles peuvent aussi être émises par des surfaces ( lieu de chargement des véhicules,
silos, cheminées, convoyeurs, etc. ) ;
Les émissions odorantes peuvent entraîner des plaintes dues aux fortes concentrations rejetées sur le
site de production ou sur certains sites de réalisation des travaux. Les immissions sont, quant à elles,
généralement problématiques pour les riverains vivant à proximité des sites de production et qui
considèrent les faibles concentrations perçues comme des nuisances.
Au Québec, l’évaluation des émissions odorantes s’effectue par le biais d’un diagnostic d’odeur.
Celui-ci consiste à prélèver à même les sources d’émissions des échantillons d’air pour en pratiquer
des analyses sensorielles. La « concentration d’odeur » observée s’exprime alors en unité d’odeur
par m3 d’air ( UO/m3 ) 1.
Lorsque les concentrations sont très élevées, il est parfois nécessaire de compléter ces analyses
olfactométriques par des analyses chimiques pour quantifier certains composés chimiques odorants
pouvant faire l’objet de normes spécifiques. C’est le cas des composés de soufre qui relèvent de critères
fixés par la Loi sur la qualité de l’environnement ( chapitre sur l’air ).
Les sources d’émissions potentielles de ces odeurs comprennent les véhicules de livraison,
les silos d’entreposage et les zones de chargement. De même, un bitume oxydé peut représenter
une concentration d’odeur dix fois plus importante que le même bitume non-oxydé. L’écart entre
ces concentrations provient alors :
• du type de pétrole brut ayant servi à sa fabrication ;
• de la teneur en soufre ;
• de la température de production.
• les études d’impact d’odeur. Celles-ci sont basées sur les diagnostics précédents d’odeur.
Elles sont établies à l’aide de logiciels avancés de modélisation de la dispersion atmosphérique
sur une période de cinq années de données météorologiques locales ;
• les technologies de nez électroniques. Celles-ci forment une solution à l’ensemble des
deux précédentes techniques, mais elles restent approximatives et extrêmement coûteuses.
1
Référence : Norme européenne : CEN 13725, 2003.
• À Boucherville : la valeur d’immission* maximale doit être entre 5 et 10 UO/m3 mais seulement
pendant 175 heures par année. Pour le reste du temps, la valeur d’immission* doit être
de 5 UO/m3.
Une fois la problématique d’odeur cernée ( sources odorantes quantifiées et hiérarchisées ) , il est alors
possible de déterminer la solution de traitement la plus appropriée. Une possibilité consiste à utiliser
un neutralisant d’odeur. Ce type de produit réduit les odeurs et entraîne des réductions et donc une
diminution des concentrations d’odeurs émises. Il faut éviter de confondre un produit neutralisant avec
un produit « masquant » ou un parfum. Ceux-ci augmentent les concentrations d’odeur et peuvent ainsi
empirer les immissions* odorantes à proximité.
Il à noter que les solvants à base de pétrole utilisés comme agents de nettoyage ou anti-adhérents ont
déjà été une source potentielle d’odeurs. Ces agents ont été remplacés par des produits biodégradables
à faible émanation olfactive. Outre les mesures d’atténuation d’odeur reconnues telles que les filtres à
charbon et les aromatiseurs, il est possible de brumiser le média filtrant par l’introduction d’une solution
d’ion de sulfate.
2
Le percentile est une notion statistique représentant le pourcentage du temps d’occurence d’une immission.
Ce chapitre résume les lois et les règlements applicables aux centrales d’enrobage en matière
environnementale. Il s’adresse aux exploitants détenant déjà les permis et les autorisations usuelles.
Secteur municipal
La toute première autorisation qu’un nouvel exploitant de centrale d’enrobage doit obtenir est celle de
conformité avec le zonage municipal. Il faut également vérifier s’il existe une réglementation concernant
des règles d’esthétisme, d’entreposage, de nuisance, de localisation, de lixiviat et, finalement, des eaux de
ruissellement. Certaines municipalités, telle que la Communauté métropolitaine de Montréal 3, disposent
de leur propre réglementation sur des aspects spécifiques.
Secteur provincial
Au Québec, c’est la Loi sur la qualité de l’environnement ainsi que les divers règlements en découlant
qui établissent le cadre juridique de protection de l’environnement. Un règlement spécifique sur les
centrales d’enrobage ( Règlement sur les usines de béton bitumineux ) a été publié. L’application de la loi
est sous la juridiction du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des
Parcs ( MDDEFP ).
La Loi sur la protection du territoire agricole s’applique lorsque l’implantation d’une centrale est projetée
sur un territoire agricole. Il est alors nécessaire d’obtenir une décision favorable pour l’utilisation non-
agricole du site auprès de la Commission de la protection du territoire agricole du Québec ( CPTAQ ).
Il est à noter que certaines centrales d’enrobage, installées avant la mise en vigueur des lois et des
règlements de 1972 et 1977, bénéficient de certaines conditions spécifiques souvent référées en termes
de « notions de droits acquis ».
3
Règlements 90 et 92.
15
Voici une liste des principaux règlements qui régissent l’exploitation d’une centrale d’enrobage et de ses
diverses activités :
À titre de référence, il faut aussi considérer « les lignes directrices relatives à la gestion de béton, de
brique et d’asphalte issues des travaux de construction et de démolition et des résidus du secteur de
la pierre de taille » dans le contexte où l’entreposage et le conditionnement de granulats bitumineux
recyclés ( GBR ) sont réalisés.
Secteur fédéral
La loi et les règlements fédéraux peuvent également être applicables aux centrales d’enrobage.
Le gouvernement fédéral limite les émissions de polluants atmosphériques des industries.
Loi canadienne sur la protection de l’environnement ( 1999 ) ( L.C. 1999, ch. 33 ) :
• Règlement limitant la concentration en composés organiques volatils *( COV ) ;
• L’Inventaire national des rejets de polluants* ( INRP ).
La prochaine section de ce chapitre présente en détail certains textes règlementaires en ce qui concerne
l’air, le bruit, les matières résiduelles et l’eau.
Références :
• RAA : Articles 2, 57, 61, 92, 95 et 197 ;
• RUBB : SECTION V – Prévention de la pollution de l’air ;
• RUBB : Annexe C – Normes d’émission des matières particulaires d’une usine de béton bitumineux ;
• RUBB : Annexe D – Échelle de mesure de l’opacité des émissions de poussière dans l’atmosphère.
Les installations reliées aux émissions atmosphériques doivent démontrer leur conformité à la Loi et au
Règlement de l’assainissement de l’atmosphère. Les installations produisant des émissions atmosphériques
doivent donc se conformer à la Loi, au Règlement sur les usines de béton bitumineux et au Règlement
sur l’assainissement de l’atmosphère. Les installations doivent également respecter les règles de qualité de
l’air qui peuvent êtres imposées à l’échelle municipale ou locale. D’autres exigences spécifiques peuvent
également êtres imposées à l’exploitant à ce titre dans le cadre de son certificat d’autorisation du MDDEFP.
Chaque année, les exploitants doivent déterminer s’ils ont besoin ou non de déclarer leurs émissions
atmosphériques annuelles. Dans certains cas, les transferts de déchets et les rejets d’eau ( dépoussiéreur
à voie humide ) doivent être déclarés aux gouvernements fédéral et provincial dans le cadre de l’Inventaire
national des rejets de polluants* ( l’INRP ). De manière générale, en fonction des évaluations théoriques
réalisées jusqu’à ce jour, les centrales d’enrobage produisant à faible volume ( moins de 70 000 tonnes / année )
n’atteignent pas les seuils règlementaires et sont exemptés de l’obligation d’effectuer de telles déclarations.
3.2 L’eau
Références :
• Loi sur la qualité de l’environnement ( L.R.Q., c. Q-2 ) ;
• RUBB : SECTION IV – Prévention de la pollution des eaux ( Q-2, r. 25 ) ;
• Réglementation relative à la gestion des prélèvements d’eau dont :
- Règlement sur la déclaration des prélèvements d’eau ( Q-2, r. 14 ) ;
- Règlement sur la redevance exigible pour l’utilisation de l’eau ( Q-2, r. 42.1 ) ;
- Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection ( à venir ) ;
• Règlement sur le captage des eaux souterraines ( Q.2, r. 6 ).
Une faible consommation d’eau est requise lors de la production d’enrobés sauf pour les centrales
détenant un dépoussiéreur à voie humide. L’eau est parfois utilisée comme abat-poussière sur le site.
La Loi sur la qualité de l’environnement réglemente la qualité de l’eau et est conçue pour protéger
les sources existantes et futures d’eau potable. De même, les articles 15,16 et 17 de la Section IV
du RUBB donnent des spécifications pour prévenir la pollution des eaux.
Au Québec, des plans de protection de sources d’eau spécifiques ( bassins de sédimentation, protection
de milieux humides et organismes de bassins versants ) peuvent spécifier des exigences de protection
supplémentaires que les exploitants doivent également respecter.
Le Règlement sur la déclaration des prélèvements d’eaux spécifie l’obligation qui incombe à un
propriétaire de déclarer les prélèvements d’eau lorsque le volume d’eau utilisé dépasse 75 m 3 par jour.
Le Règlement sur le captage des eaux souterraines. Ce règlement encadre le captage des eaux
souterraines par l’exploitant à qui cette situation s’applique. Le règlement est également effectif pour les
exploitations utilisant des puits.
LES LOIS ET LES RÈGLEMENTS APPLICABLES AUX CENTRALES D’ENROBAGE EN MATIÈRE ENVIRONNEMENTALE 17
3.3 Le bruit
Références :
• RUBB : SECTION III, Article 10 – Bruit ;
• RUBB : Annexe A – Analyses par bandes d’octaves ;
• RUBB : Annexe B – Méthode de mesures du bruit.
Des conditions spécifiques aux émissions sonores dégagées par les activités de la centrale peuvent être
imposées pour l’obtention du certificat d’autorisation (CA) en fonction de règles de distance.
Certaines réglementations municipales peuvent limiter indirectement le bruit par l’imposition de limites
de temps d’opération des activités industrielles. L’article 10 du RUBB spécifie aussi des limites du bruit et
mentionne les valeurs suivantes :
• 45 dB ( A ) entre 6 h et 18 h ;
• 40 dB ( A ) entre 18 h et 6 h.
Il est à noter que ces valeurs excluent le bruit émis par les camions de transport. Les municipalités
peuvent également détenir leur propre réglementation en matière de bruit. Il est à noter que lorsqu’il
existe une norme spécifique dans un règlement provincial, par exemple les normes de bruit du RUBB, un
règlement municipal ne peut généralement pas spécifier une norme différente.
Référence :
• Loi sur la qualité de l’environnement (L.R.Q., c. Q-2). Article 66 – déchets solides.
Les déchets domestiques et les résidus industriels générés par la centrale d’enrobage sont disposés de
la manière suivante :
• l es déchets domestiques, insérés dans les poubelles, sont envoyés dans les sites d’enfouissement
autorisés ;
• les résidus industriels ( granulats et enrobés ) sont réintroduits dans le procédé ( valorisation ) ;
• les matières recyclables telles que le papier, le plastique, le carton et les métaux sont recyclées.
Pour les autres déchets industriels ( adjuvants, grilles de tamis, courroies de convoyeurs, etc. ), ils peuvent
être vendus ou avoir un usage légitime lorsque ces matériaux ont une valeur raisonnable pour le
propriétaire. Ce type de matériau est alors exclu de la Partie VII de la LQE. Par contre, le producteur doit
être en mesure de démontrer que l’utilisation du matériau en question n’a aucun impact dangereux sur
l’environnement.
Certains produits utilisés en centrale doivent faire l’objet de précautions supplémentaires et sont assujettis
au Règlement sur les matières dangereuses. Il s’agit, entre autres, des huiles usées et des graisses.
L’utilisation d’huiles usées à des fins énergétiques pour le chauffage de la centrale nécessite un permis
d’autorisation spécifique.
L’entreposage du carburant est assujetti au Règlement sur les produits pétroliers à risques élevés lequel
est sous la juridiction de la Régie du bâtiment du Québec.
Cette section du Guide décrit les bonnes pratiques environnementales concernant les procédures
d’opération et d’entretien à adopter afin d’atténuer les impacts environnementaux des centrales
d’enrobage. Des listes de vérifications référentielles des différents éléments d’une centrale d’enrobage
ont été incluses aux annexes II-1 et II-2. Ces listes peuvent être utilisées telles quelles ou peuvent être
adaptées par les exploitants aux spécificités de leur site et de leurs opérations.
L’instauration de plusieurs de ces bonnes pratiques environnementales peut avoir des incidences
bénéfiques sur l’efficacité de la production en centrale et sur la qualité du produit.
Les sources de matières particulaires* peuvent être définies comme « diffuses » ou « canalisées ».
La section 4.1.1 décrit les bonnes pratiques environnementales pour contrôler les sources dites « diffuses ».
La section 4.1.2, quant à elle, traite des meilleures pratiques environnementales pour contrôler les sources
dites « canalisées ».
Manœuvres dans les aires de circulation. Il est de mise de contrôler les émissions de poussières des
zones de circulation des véhicules. À cette fin, les méthodes suivantes peuvent être utilisées :
• recouvrir les voies de circulation à l’aide d’enrobés neufs ou de granulats bitumineux recyclés*
( GBR ) et les maintenir propres ;
• arroser, balayer et appliquer un abat-poussière surtout lors de temps sec et venteux ;
• limiter la vitesse des véhicules sur le site ;
• munir les camions de bâches ( surtout ceux utilisés pour la livraison des granulats ) ;
• utiliser des brumiseurs ( figure 1 ).
Figure 1
Brumiseurs
19
Voici d’autres pratiques qui aident à limiter l’émission des poussières :
• implanter les réserves de granulats de manière ordonnée, sur un lieu propre ;
• conserver les piles à une hauteur raisonnable afin de réduire l’érosion éolienne ;
• localiser les stocks aussi près que possible du système d’alimentation de bennes froides afin
de minimiser la distance à parcourir par les chargeuses à pneus entre les piles et les bennes ;
• positionner les piles pour profiter des coupe-vent existants tels que les bâtiments, les rideaux
d’arbres et les talus 1.
Les sites devraient être inspectés régulièrement afin de déterminer le moment propice (sec et venteux)
pour l’utilisation de méthodes de contrôle des émissions de poussières.
Points de transfert des matériaux durant la production. Durant la production, plusieurs points de
transfert des matériaux émettent des poussières. Il faut porter une attention particulière :
• à la hauteur de chute libre des matériaux. Celle-ci doit être maintenue à un minimum et les
points de transfert devraient être partiellement clos. L’article 18 du Règlement sur les usines de
béton bitumineux spécifie que : « …le sécheur, l’élévateur à bennes, les tamis, les chambres de
mélange et de pesée et les divers points de transfert des granulats d’une centrale d’enrobage
doivent être compris dans un espace clos et muni de conduites qui aspirent les poussières vers
un dépoussiéreur conçu pour respecter les normes d’émission prévues à l’annexe C ».
• au transport par convoyeur, car les matériaux doivent être efficacement protégés.
Une configuration optimale du creux de la bande transporteuse et la protection par un couvert
en tunnel sont des solutions efficaces ;
• a ux boîtiers de l’élévateur à godets des granulats chauds et à celui de la tour centrale.
Ceux-ci devraient être inspectés régulièrement pour déceler les fissures et les trous ;
• aux joints des connexions entre l’élévateur et les tamis. Ils doivent être maintenus étanches ;
• aux dispositifs d’étanchéité. Correctement ajustés, ceux-ci doivent maintenir une pression
négative de la connexion au système de collection de poussière ;
• aux soupapes d’évacuation, aux gaines de ventilation et aux joints autour de l’entrée d’air du
sécheur.
Le nombre de points de transfert dans l’ensemble du système devrait être minimisé lors de la conception
et lors de l’application des bonnes pratiques environnementales.
Une autre bonne pratique consiste également à concevoir des pentes sous les mises en réserve afin de permettre
1
l’écoulement d’eau.
Tous les systèmes de contrôle des émissions de poussières devraient être utilisés et opérés en conformité
avec les recommandations du manuel de l’opérateur et du manuel d’entretien. Il faut conserver dans
un registre tous les travaux effectués. Il existe deux systèmes de dépoussiérage, soit un primaire et un
secondaire.
Le système primaire de dépoussiérage est un système de préséparation à sec des matières particulaires*
entre le sécheur et le dépoussiéreur. Il peut être composé d’un cyclone ( figure 2 ), d’un multi-cyclone ou
d’une boîte de détente ( knock-out box ) ( figure 3 ). Un système de tuyauterie ( d’aspiration / évacuation )
complète l’ensemble.
Le cyclone simple ou le multi-cyclone sépare la poussière grâce à la force centrifuge qui enlève les
particules. Un cyclone simple permet de capter, avec environ 95 % d’efficacité, les particules supérieures
à 30 microns ( figure 4 ). Le multicyclone, pour sa part, permet de capter les particules supérieures à
10 microns à 90 % d’efficacité ( figure 5 ). Il est à noter que la séparation de poussière aussi fine que
10 et 30 microns ( 50 microns étant le diamètre moyen d’un cheveu humain ) implique que le préséparateur
retourne ses particules fines par l’élévateur à godets de la tour centrale.
Figure 2 Figure 3
Cyclone Boîte de détente (knock-out box)
AU SYSTÈME DE DÉPOUSSIÉRAGE
À MANCHES FILTRANTES OU DE SACS EN PROVENANCE
DU SÉCHEUR
GROSSEUR DES
PARTICULES EFFICACITÉ
100 MICRONS
10 MICRONS 95%
5 MICRONS AU SYSTÈME DE
DÉPOUSSIÉRAGE EN PROVENANCE
1 MICRON 40% À MANCHES DU SÉCHEUR
FILTRANTES
OU DE SACS
Selon la configuration de la boîte de détente, les particules plus grossières ( 400 microns et plus ) ne sont pas
2
retenues. Il en est de même pour une boîte de détente de type cyclobox ( 800 microns et plus ). De forme carrée ou
rectangulaire, celle-ci est normalement divisée en deux compartiments. Le tiers de sa surface est utilisé comme
entrée d’air alors que le reste permet la détente du produit et la sortie d’air.
Il est à noter que la préséparation par cyclone, et surtout par multicyclone, provoque une usure rapide
des équipements. Il arrive fréquemment qu’ils doivent être reconstruits après seulement quelques années
d’opération.
Afin de maintenir une efficacité de collecte et de contrôle adéquats, les procédures d’exploitation
suivantes doivent être effectuées :
• inspecter toute la tuyauterie ;
• vérifier le préséparateur afin de détecter et de réparer les trous dans le bâti et les revêtements
anti-abrasifs. La tuyauterie usée doit être remplacée et il faut déboucher les tuyaux colmatés ;
• éviter l’accumulation de poussières fines à l’intérieur du multicyclone et dans les vannes de
dosage des particules fines ;
• enlever tous débris qui pourraient se loger dans le préséparateur et la tuyauterie ;
• maintenir le volume de gaz de combustion à des taux compatibles avec le taux de production
et ceux des paramètres de conception du cyclone ;
• vérifier l’état et le fonctionnement des vannes d’évacuation des poussières. Les vannes doivent
évacuer les poussières tout en empêchant une entrée excessive d’air dans le cyclone.
Le système d’évacuation. En général, deux types de vannes sont utilisés : les vannes rotatives et les
vannes à double basculement alternatif.
Les vannes rotatives. La figure 6 schématise le fonctionnement d’un système d’évacuation à vannes
rotatives tandis que la figure 7 en présente deux types distincts.
VALVE
Figure 6
INTÉGRÉ DANS LE MÉLANGE OU ACHEMINÉ Système d’évacuation
DANS LE SILO DE FILLERS à vannes rotatives
Figure 7
Deux types de vannes rotatives utilisées dans le système d’évacuation
Les vannes à simple et double basculement alternatif. Ce type de vanne est aussi appelé vanne
à « simple plateau » ou à « double plateau ». Le plateau étant la porte intérieure du boîtier qui bascule
en ouvrant et fermant le passage du produit. Le terme « plateau » ou « basculement » signifie donc la
fermeture d’un contrepoids ou d’un cylindre pneumatique.
Les vannes à « simple basculement » sont déconseillées, car elles laissent l’air s’infiltrer dans la trémie du
préséparateur. En effet, l’air s’infiltrera à même la sortie du produit, retournant ainsi la plus fine portion
des poussières vers le dépoussiéreur. De plus, une partie de la capacité du système d’aspiration sera
utilisée à mauvais escient.
VIS DU DÉPOUSSIÉREUR
Figure 8
Un système d’évacuation
INTÉGRÉ DANS LE MÉLANGE OU ACHEMINÉ avec vannes à double
DANS LE SILO DE FILLERS basculement alternatif
Figure 9
Vannes à double
basculement alternatif
( cylindre pneumatique )
Tous les évacuateurs par vannes rotatives, par vannes à double basculement alternatif ou tout autre type
de vannes devraient être opérationnels et bien ajustés.
Pour tout autre tissu, il est recommandé de consulter les fournisseurs de manches pour les températures
3
spécifiques d’opération.
Figure 12
Manches filtrantes du dépoussiéreur
GAZ GAZ
IMPUR DEMEURE
IMPUR
Figure 13 Le filtrage par manches est optimal avec la présence d’un « gâteau de poussière »
Figure 14
L’alignement défectueux d’un
déflecteur d’air au-dessus
d’une manche
Figure 15
Une trop grande pression d’air
peut déchirer ou arracher les
manches
La séquence de décolmatage
PULSATION DE NETTOYAGE DOUCE
des filtres est importante et doit
s’effectuer de manière aléatoire
selon les cycles. De même,
les pulsations de décolmatage
doivent être douces pour éviter
de remettre la poussière issue du
« gâteau » en suspension ( figure
17 ). Il est à noter que le nettoyage
excessif du dépoussiéreur peut
avoir les effets négatifs suivants :
COURANT DU GAZ ENTRE LES SACS
• faire tomber le « gâteau de
VERS LE HAUT
poussière » ce qui provoque
une réduction de l’efficacité
des manches ; PULSATION DE NETTOYAGE EXCESSIVE
• c r é e r u n e d é f a i l l a n c e
prématurée des manches.
Le compresseur à air par pulsations doit être dimensionné afin de maintenir une pression constante
conformément aux spécifications du fabricant. Le compresseur à air doit être en mesure de récupérer
rapidement la pression requise après chaque cycle de pulsation du système de nettoyage pneumatique
des manches.
Toute fuite d’air empêchera la centrale d’opérer à son efficacité maximale. Les portes d’accès au-dessus
du dépoussiéreur devraient être scellées afin d’empêcher l’infiltration d’air. Il faut également s’assurer de
l’étanchéité du joint entre les manches du dépoussiéreur et leur cage.
Le côté propre du dépoussiéreur devrait être inspecté via les portes d’accès du dessus. Toute présence
de poussière à cet endroit dénote qu’il y a des manches trouées ou que les joints entre les manches et la
cage sont mal scellés. Il faut alors remplacer les manches ou refaire les joints.
Au moins une fois par année, il faut effectuer une inspection à la lumière noire du côté propre du
dépoussiéreur afin de détecter la présence de trous ou de manches mal scellées, invisibles à l’œil nu. Une
poudre verte phosphorescente ( visolite ) peut également être utilisée.
Il est à noter que le temps de décolmatage doit être ajusté 4 lorsque le volume de production augmente
et que le type de mélange est plus fin.
Si le décolmatage du dépoussiéreur est conçu pour fonctionner automatiquement selon un point de consigne
4
Les émissions gazeuses des centrales d’enrobage proviennent principalement du processus de combustion
utilisé pour sécher les granulats avant de les mélanger avec le liant bitumineux.
4.2.1 Le brûleur
Il existe différents types de brûleur selon le combustible utilisé pour le faire fonctionner ( figure 18 ).
Voici le détail du type de combustion selon l’utilisation de gaz ou d’huile :
• gaz naturel, propane, butane et biogaz :
- combustion à l’air naturel ;
- combustion à l’air forcé ;
- combustion à pré-mélange ;
- combustion à plusieurs stades de mélanges.
• huile légère, huile lourde et huile usée :
- combustion directe ( straight mechanical ) ;
- combustion à atomisation constante à basse et à haute pression ;
- combustion à atomisation par différentiel de pression ( à l’air ou à la vapeur ).
Les mises au point devraient être annuelles et les réparations nécessaires doivent être effectuées par du
personnel qualifié. Cette procédure permet de vérifier que tous les dispositifs fonctionnent efficacement.
L’étanchéité des joints. Toute fuite d’air dans le système affecte directement le rapport air/carburant.
Les joints d’étanchéité à air des gaines et du tambour doivent donc être intacts afin de minimiser la
consommation de carburant. La garniture de silicone apposée au pourtour d’une bride au plénum de
succion sert à étancher l’entrée d’air du sécheur et ainsi réduire l’infiltration d’air extérieur. Celle-ci
permettra d’aspirer l’air chaud chargé de poussière du sécheur vers la boîte de détente ( knock-out box )
et de celui-ci vers le dépoussiéreur. Comme le plénum de succion est fixe et que le sécheur est rotatif,
cette garniture fait en sorte que l’air aspiré soit bel et bien en provenance de l’intérieur du sécheur et
non de l’extérieur ( figure 20 ).
La figure 21 présente un exemple de ventilateur d’évacuation. Cet équipement fait partie intégrante du
processus de production d’enrobés. Voici ses principales fonctions :
• permettre suffisamment d’air pour obtenir une combustion efficace en dépressurisant le
sécheur. Cette procédure permet également d’éviter le refoulement de l’air de combustion à
l’entrée du brûleur ;
• réduire et évacuer les produits de combustion* dont le monoxyde*et le dioxyde de carbone*
ainsi que la vapeur d’eau ;
• enlever et évacuer l’humidité dissipée pendant le processus de séchage des granulats.
Lorsque la capacité des ventilateurs d’évacuation est suffisante et lorsque ceux-ci sont exploités et
entretenus adéquatement, la combustion est alors complète et fonctionne efficacement. Voici d’autres
bonnes pratiques à suivre :
• s’assurer que la tension des courroies d’entraînement est adéquate ;
• ajuster la roue du ventilateur afin qu’elle soit bien équilibrée ;
• vérifier le degré d’usure ou d’accumulation de poussière sur les pales du ventilateur.
Cet état est indicatif de la présence de trous dans les manches ou de joints défectueux dans le
dépoussiéreur. Puisque le ventilateur se trouve du côté propre du dépoussiéreur, il ne devrait
pas y avoir de surplus de poussière sur les pales.
Le registre de réduction d’air du ventilateur central est un équipement très utile pour contrôler
efficacement la combustion ( figure 22 ). Son bon fonctionnement indique un débit d’air adéquat.
De manière générale, le registre de réduction d’air doit être réglé afin de prévenir les retours de flammes
( back-fire ) potentiels à l’extrémité du tambour où se trouve le brûleur.
Deux types de sécheur sont utilisés dans les brûleurs, soit le sécheur équicourant ( parallel-flow drum
mixer ) et le sécheur à contre-courant ( counter-flow dryer ). Le sécheur équicourant ( figure 23 )
se caractérise par une circulation d’air dans le même sens que celui des granulats. À l’inverse, la circulation
d’air est à contre-courant dans le cas d’un sécheur dit à contre-courant ( figure 24 ).
BITUME
650˚C 177˚C
480˚C
GAZ
315˚C
150˚C
GRANULATS
0˚C
20˚C 100˚C 150˚C 177˚C
Figures inspirées de : Energy Conservation in Hot-Mix Asphalt Production. NAPA, Quality Improvement, Series 126.
5
La figure 25 présente un exemple de déflecteurs* à l’intérieur du sécheur. Ceux-ci doivent être entretenus
conformément aux spécifications du fabricant.
Un voile adéquat des granulats permet au brûleur de fonctionner à son niveau optimal. Un voilage plus
diffus s’observe près du brûleur. Pour un sécheur à contre-courant, un voile plus dense s’observe à l’entrée
des granulats. IL EST IMPORTANT de ne jamais laisser un voile de granulats se former dans la zone de
combustion de la flamme du brûleur ou de franchir celle-ci. Ce procédé entraînerait une combustion
incomplète en plus d’une augmentation du niveau de monoxyde de carbone* et d’hydrocarbures*.
Dans le cadre des systèmes de chauffage à l’huile thermique pour les parcs à liants, il faut s’assurer que
les bouilloires/chaudières ainsi que leurs conduits soient propres et fonctionnent conformément aux
spécifications du fabricant. Il est de mise de vérifier annuellement le niveau et la qualité calorifique de
l’huile thermique qui se trouve dans le système pour en valider le fonctionnement et prévenir l’oxydation.
Les thermocouples ( figure 26 ), les capteurs de pression ( figure 27 ) et tout autre équipement utilisé
dans le système de combustion permettent de contrôler les variations de température, de pression et
les différents paramètres. Il est important d’étalonner périodiquement les thermocouples et les capteurs
pour s’assurer qu’ils fonctionnent à un niveau optimal.
Figure 26 Figure 27
Thermocouples Capteur
de pression
Afin de réduire les émissions d’échappement potentielles des équipements roulants et des chargeuses à
pneus, il est préférable d’éviter de laisser les véhicules tourner au ralenti. Il faut s’assurer que le moteur
des équipements et que les génératrices sont entretenus, réparés et mis au point adéquatement et à
intervalles réguliers.
Cette section traite de la gestion des odeurs associées à la livraison et au stockage des liants bitumineux
et des carburants. Les meilleures pratiques proposées aident le responsable de la centrale à minimiser
autant que possible les émissions de composés organiques* et les odeurs.
De manière générale, voici quelques mesures pouvant aider à un meilleur contrôle des émissions :
• considérer les vents dominants et leurs effets potentiels en lien avec la propagation des odeurs
lors du choix du site de la centrale d’enrobage ;
• cloîtrer les installations afin de contrôler toutes les émissions ;
• installer un système d’aspiration d’air au point de déchargement des enrobés ;
• prendre note quotidiennement et régulièrement des conditions météorologiques telles que la
température, l’humidité, la direction et la force des vents6. Cette procédure permettra de créer
un historique de traçabilité ;
• établir une procédure de traitement des plaintes7.
L’entreposage de carburant ou de diesel doit être conforme aux exigences du chapitre VIII du Code de
construction sur les installations d’équipements pétroliers à risques élevés ( géré par la Régie du bâtiment
du Québec ). Entre autres, avec ces types de carburant, leur réservoir doit être conçu avec une double
paroi et être protégé de bollards ( figure 28 ). Par mesure de sécurité, il est de mise de cadenasser le site.
Le lieu de chargement et de déchargement doit être composé d’une surface imperméable.
En ce qui concerne les huiles usées à des fins énergétiques, leur utilisation est déterminée par le
Règlement sur les matières dangereuses. Voici des suggestions de procédures à suivre lors de la livraison
et de l’entreposage du carburant :
• conserver tous les couvercles d’accès des réservoirs de carburant bien fermés ;
• installer un système de suppression des odeurs sur les réservoirs de carburant. Ils sont normalement
constitués d’un média remplaçable composé d’absorbant minéral ( filtre au charbon ) ;
• planifier la livraison durant les périodes les moins susceptibles d’affecter les riverains ;
• établir un plan d’intervention en cas de déversement ;
• disposer d’une trousse d’urgence en cas de déversement à proximité des réservoirs ( figure 29 ).
6
Un formulaire d’observation météorologique est disponible à l’annexe III.
7
Pour plus d’information, voir le chapitre 6.
Les agents d’adhésivité sont des produits chimiques utilisés en très faible quantité dans certains mélanges
d’enrobés. Ils sont parfois intégrés lors de la fabrication des enrobés, sinon, ils ont déjà été introduits
par le fournisseur de liants bitumineux. Les bonnes pratiques concernant la gestion de ces produits
impliquent :
• d’utiliser des produits à faible odeur lorsque le type d’agent d’adhésivité est non spécifié ;
• de les mélanger adéquatement ;
• de les entreposer conformément aux recommandations du fabricant.
Les températures de malaxage et de pompage à la livraison des liants bitumineux sont indiquées au
tableau 2. Pour tout autre type de liants bitumineux que ceux indiqués dans ce tableau, il est préférable
de vérifier les températures recommandées auprès du fournisseur de bitume. Il est à noter que
l’entreposage à basses températures minimise l’émission d’odeur.
TABLEAU 2
Températures de malaxage et de pompage selon le type de liant
Il faut prévoir une aire d’aspersion adaptée lors d’utilisation d’agents antiadhésifs pour la lubrification
des bennes et pour le chargement des camions. Il est recommandé d’utiliser un agent biodégradable.
Selon les normes en vigueur, tous les camions quittant le site sont recouverts d’une bâche pour protéger
les enrobés de la perte de chaleur. Cette pratique limite donc aussi les émissions d’odeurs.
La température des enrobés contenus dans les camions doivent respecter les températures maximales
spécifiées dans le tableau 3. Pour les liants bitumineux spécialisés non spécifiés dans ce tableau, il est
recommandé de vérifier les températures auprès du fournisseur de bitume.
TABLEAU 3
Températures des enrobés selon le type de liant
• Ajouter 5oC pour une période d’attente excédant une heure avant les travaux de mise en œuvre.
• Ajouter 5oC lorsque les vents sont très violents sur le site des travaux de mise en œuvre.
• Ajouter 10oC pour une période de transport excédant deux heures ( en considérant un maximum
de 170oC ).
Les opérations de production de la centrale d’enrobage et la présence des véhicules contribuent aux
émissions sonores du site. Voici donc quelques pratiques pouvant atténuer le bruit :
• installer des écrans acoustiques, des écrans isolés ou des murs en bois ;
• entreposer les piles de stockage de granulats à des endroits stratégiques où elles peuvent agir
comme tampons acoustiques ;
• effectuer des aménagements paysagers et des talus autour de la centrale ;
• utiliser des méthodes d’atténuation de bruit pour les sources intenses telles que les brûleurs et
les ventilateurs ;
• mettre en application des règles restreignant le freinage excessif, la montée en régime du
moteur, l’utilisation du klaxon et le battement de la porte arrière des camions à benne dans
l’aire de circulation de la centrale ;
• modifier les avertisseurs de recul pour diminuer l’intensité du bruit tout en assurant la sécurité
des travailleurs8. L’utilisation de ce type d’appareil simulant un « canard étouffé » diminue les
décibels et est reconnu acceptable par la Commission de la santé et de la sécurité au travail
( figure 31).
Il est important que le système de contrôle de qualité de la centrale d’enrobage prévoit une procédure
de traitement des plaintes afin d’intervenir rapidement pour tout problème relié aux émissions de bruit.
Figure 31
Appareils permettant de diminuer
l’intensité des avertisseurs de recul
Ce système, distribué par Walker Industries, émet un « bruit blanc ». Les bruits blancs sont composés de toutes les
8
fréquences du spectre sonore, ce qui fait en sorte que la source émettrice de son est localisable instantanément.
Ainsi, les sons blancs n’ont pas besoin d’un niveau de décibels élevé pour être rapidement perceptibles. De plus,
le son émit par ce système ressemble à un animal en détresse. Les riverains ne percevront pas ce bruit, ou très
peu, car celui-ci s’estompe à une distance de 100 à 150 mètres.
En général, les centrales d’enrobage ne génèrent que de faibles volumes de matériaux excédentaires et
de matières dangereuses résiduelles ( MDR ). Les solvants utilisés en laboratoire, les huiles et lubrifiants
usés doivent être collectés et transportés hors-site conformément aux règlements sur les MDR.
Sur les sites, des pratiques élémentaires de gestion doivent être appliquées pour la manutention et
l’élimination des déchets générés. En tout temps, les options de recyclage doivent être favorisées.
Les poussières générées par le dépoussiéreur à sec sont habituellement réintroduites dans le procédé.
Sinon, ces poussières sont déposées au sol et enfouies. Voici l’article 23 du Règlement sur les usines de
béton bitumineux :
« Les poussières récupérées par les dépoussiéreurs à sec doivent être transportées et manipulées
de façon à ce qu’il n’y ait aucune perte de poussière dans l’atmosphère qui soit visible à plus
de 2 m de la source d’émission. Si elles ne sont pas recyclées, elles doivent être entreposées,
déposées ou éliminées sur le sol à condition que l’on prenne les mesures requises pour
prévenir toute émission de poussière dans l’atmosphère qui soit visible à plus de 2 m de la
source d’émission. »
La manutention et l’élimination des déchets urbains ordinaires sont régies par chaque municipalité. Il faut
donc se conformer aux pratiques de recyclage. Il en va de même pour les méthodes de manutention et
d’élimination des déchets sanitaires.
4.7.1 Généralités
Les eaux de ruissellement propres provenant des parterres, des terrains de stationnement, des routes et
des espaces naturels sont habituellement orientées vers les fossés, dans les rigoles de drainage ou dans
d’autres voies de drainage. Pour éviter la contamination des eaux pluviales, les centrales devraient être
exploitées en vase clos.
Sur le site, aux endroits où des contaminants peuvent être libérés, les matériaux utilisés dans la production
d’enrobés devraient être confinés et contrôlés. Voici quelques méthodes à suivre à cet effet :
• les carburants et les lubrifiants doivent être livrés, entreposés et utilisés conformément aux
exigences ( voir les sections 4.3.1 et 4.3.2 ) ;
• les liants hydrocarbonés sont entreposés dans des réservoirs conçus et prévus à cet effet ;
• des produits biodégradables doivent être utilisés pour lubrifier et nettoyer les bennes de
camion et les équipements de mise en œuvre ( VTM, finisseur, etc.). Il faut éviter d’utiliser du
carburant diesel pour ce genre de travaux.
Depuis 1976, les dépoussiéreurs à voie humide ne sont plus acceptés par le MDDEFP à moins que le
propriétaire de la centrale d’enrobage détienne un droit acquis antérieur à cette date.
Les dépoussiéreurs à voie humide fonctionnent conjointement avec des bassins de sédimentation.
Les dépoussiéreurs sont classés en deux catégories : séparateur centrifuge à faible coût énergétique
( figure 32 ) et laveur venturi de haute performance ( figure 33 ).
Les dépoussiéreurs à voie humide doivent être dimensionnés adéquatement et opérés selon les
spécifications du fabricant. Voici les pratiques recommandées :
• recycler l’eau de procédé en utilisant des bassins de sédimentation ;
• utiliser, lorsque possible, une quantité d’eau d’appoint de moins de 50 000 litres/jour. Ainsi, il
n’est pas nécessaire de se munir d’un permis de prélèvement d’eau ;
• réutiliser la boue qui se dépose au fond du bassin de sédimentation dans le procédé. La boue
peut aussi être enlevée et éliminée dans une installation autorisée de gestion de déchets.
9
S elon l’étude du Centre de recherche industriel du Québec intitulée : Évaluation de la présence de
contaminants dans les résidus d’enrobés bitumineux. Direction écoefficacité industrielle et environnement.
Dossier CRIQ n°640-PE43692. Décembre 2011.
Les bassins de sédimentation. En général, deux bassins sont utilisés, soit un pour la sédimentation
des particules et un autre pour emmagasiner l’eau propre qui alimente le dépoussiéreur à voie humide.
La capacité des bassins devrait permettre de répondre aux besoins d’un dépoussiéreur à voie humide
pendant au moins une demi-journée. Il faut utiliser des bassins d’une profondeur minimale de 1,8 mètre
et d’une superficie suffisante pour favoriser la sédimentation et le refroidissement de l’eau ( figure 35 ).
Figure 35
Bassin de sédimentation
5.1 LA Documentation
• tenir et garder à jour tous les registres requis par les règlements ( GBR*, huiles usées,
équipements sous-pression, etc. ).
Il serait souhaitable d’utiliser une girouette pour suivre la vitesse et la direction du vent sur le site 5.
Au minimum, les observations météorologiques devraient être enregistrées chaque jour ( formulaire
« Observations météorologiques » à l’annexe III ).
Pour les centrales sans dispositif d’enregistrement continu de la température de production, il est
recommandé de tenir les registres journaliers suivants :
• température de production des enrobés ;
• température des liants - surtout lors de leur déchargement afin d’éviter les surchauffes et les
chocs thermiques pouvant accentuer la problématique potentielle d’odeur.
5
Une mini-station météo telle qu’utilisée dans le domaine agricole serait encore plus recommandée.
45
5.2 LE traitement des plaintes
Toute plainte écrite ou verbale, réelle ou futile, exagérée ou non, doit être enregistrée et gérée par
l’exploitant. Celui-ci devrait disposer d’une procédure pour traiter les plaintes adressées directement à
l’entreprise, au MDDEFP et aux municipalités. Un formulaire de gestion des plaintes devrait contenir les
informations suivantes :
• coordonnées du plaignant ;
• date et heure de la plainte ;
• nature de la plainte ;
• conditions météorologiques et conditions des vents ;
• identification de la cause probable du problème justifiant la plainte ;
• mesures prises pour corriger le problème ;
• évaluation de l’efficacité des mesures prises pour corriger le problème ;
• dossier de suivi de la plainte.
Remarque : l’exploitant peut choisir d’inclure des journées « sans plainte » dans son registre quotidien.
Dans le cas d’un avis de non-conformité et d’un avis d’infraction, l’exploitant doit s’assurer que tous
les points de la liste de vérifications apparaissant dans les annexes II-1 et II-2 ont été considérés.
Comme pour toutes les activités humaines et industrielles, l’exploitation d’une centrale d’enrobage est
susceptible d’occasionner des troubles de voisinage. L’application de bonnes pratiques environnementales
consiste aussi à réduire au maximum les inconvénients causés à la collectivité.
Il faut également savoir que les inconvénients occasionnés aux voisins peuvent engager la responsabilité
civile de l’exploitant. Celui-ci pourrait être condamné à indemniser ses voisins ou même à cesser ses
activités. Il importe donc de traiter cette question comme un enjeu prioritaire. En droit civil québécois,
les voisins sont tenus d’accepter les inconvénients normaux occassionnés par leur voisinage, mais non
les inconvénients anormaux. La détermination de la nature des inconvénients est une question de faits
propres à chaque cas.
Même lorsque l’exploitant se conforme à tous les règlements et à toutes les obligations, il peut être
considéré comme responsable des troubles occasionnés au voisinage. Il est donc recommandé de prendre
connaissance et d’appliquer le Guide de bon voisinage produit par le Conseil patronal de l’environnement
du Québec ( CPEQ ). Ce guide vise à harmoniser les activités industrielles avec l’environnement et
la communauté.
Il est recommandé que chaque centrale d’enrobage possède son propre plan spécifique de gestion des
poussières et son propre plan spécifique d’intervention en cas de déversement. Les sections suivantes
donnent un aperçu des éléments pouvant s’y retrouver.
L’exploitant peut mettre en œuvre un plan spécifique de gestion des poussières afin de contrôler les
particules diffuses et canalisées. Le plan devrait inclure les procédures d’inspection, d’entretien et de
vérification afin d’assurer une application efficace des mesures de prévention et de contrôle.
Ce plan peut inclure l’identification des sources principales de poussières telles que celles provenant :
• de la circulation sur le site ;
• des voies et aires de circulation revêtues ;
• des voies et aires de circulation non revêtues ;
• des piles d’entreposage des matériaux ;
• des aires et méthodes de chargement et de déchargement ;
• des déversements du silo de fillers ;
• des systèmes de transport des matériaux dont les convoyeurs ;
• des ouvertures non protégées dans les équipements de procédé et dans les entrepôts ;
• des autres aires de travail.
Le plan de gestion des poussières devrait aborder les causes potentielles d’émissions provenant de ces
sources. Il faudrait mettre en place ou développer des mesures de prévention et de contrôle afin de
réduire les émissions de poussières diffuses. Ces mesures devraient inclure les informations suivantes :
• une description des équipements de contrôle ( existants ou à installer ) ;
• une description des mesures de prévention ( mises en application ou à venir ) ;
• la fréquence d’application des activités de prévention, incluant la fréquence d’application des
abat-poussières.
Pour qu’un plan soit efficace, toute activité reliée à sa mise en œuvre doit être colligée régulièrement
dans des dossiers. Ces insertions doivent se faire régulièrement, soit chaque jour, chaque semaine ou
chaque mois. Les dossiers devraient être analysés fréquemment et le plan global devrait être révisé tous
les ans afin de confirmer que les poussières diffuses sont bien contrôlées sur le site. Ces dossiers doivent
être accessibles.
47
6.2 LE PLAN D’INTERVENTION EN CAS DE DÉVERSEMENT
En général, les matériaux liquides utilisés dans une centrale d’enrobage comprennent, sans s’y limiter,
les produits suivants :
• les liants hydrocarbonés ;
• les émulsions de bitume ;
• les liants d’accrochage et d’imprégnation ;
• les carburants, le diesel et le mazout léger ;
• les essences ;
• l’huile thermique ;
• les agents d’adhésivité liquides ( anti-stripping agents ) ;
• les agents anti-adhésifs ( asphalt release agents ) ;
• les glycols et les antigels.
Figure 36
Trousse d’urgence lors de déversement
Cependant, les pratiques environnementales sont – et le seront encore davantage – au cœur des
préoccupations de la population et de nos gouvernements. Or, le respect des exigences environnementales
et l’adoption de méthodes proactives visant le respect du voisinage constituent des atouts permettant
de se démarquer de la concurrence en tant qu’entreprise et d’atteindre une meilleure qualité de produit
tout en minimisant les pertes de production.
Plus que jamais, les donneurs d’ouvrage cherchent ou exigent des produits écologiques ou issus de
pratiques en lien avec le développement durable. Les donneurs d’ouvrage tout comme l’industrie des
enrobés bitumineux doivent prendre part à ce virage incontournable. Offrir des produits de haute qualité
pour construire et entretenir nos chaussées afin qu’elles soient sûres, confortables, économiques et
durables sont à notre portée. Les produire selon des standards environnementaux élevés le sera tout
autant avec ce guide.
49
GLOSSAIRE ET ACRONYMES
Composés organiques
Composés chimiques contenant du carbone. Le charbon et les produits à base d’huile sont riches en
carbone.
Déflecteurs
Pièces de métal angulaires ou cupuliformes attachées à l’intérieur du tambour et servant à soulever et
à relâcher les granulats à travers la flamme du brûleur pour permettre un transfert maximal de chaleur.
Hydrocarbures
Gaz émis pendant le processus de combustion. Ce terme est souvent utilisé comme synonyme à
l’expression « composés organiques volatils » ( COV ).
Immissions
L’immision caractérise la concentration des polluants dans l’air ambiant. C’est le stade final du cycle de
la pollution atmosphérique qui concerne la qualité de l’air après concentration des polluants primaires
( venus de l’émission ) et des polluants secondaires crées après la transformation des polluants primaires.
Matières particulaires
Ces particules proviennent de la poussière, de la fumée, des émanations, etc.
• MP 2,5 : particules qui ont un diamètre moyen de 2,5 microns ou moins ;
• MP 10 : particules qui ont un diamètre moyen de 10 microns ou moins.
Produits de combustion
Gaz générés lors de la combustion d’un matériau quelconque contenant du carbone et de l’hydrogène,
à l’état libre ou combiné. Ces produits gazeux comprennent principalement les oxydes de carbone, les
oxydes d’azote, les oxydes de soufre et la vapeur d’eau.
Sécheur à contre-courant
Sécheur dont le sens de circulation d’air est opposé à celui de la circulation des granulats. Le brûleur est
donc à la sortie des granulats. Pour le sécheur équicourant, c’est le contraire.
GLOSSAIRE ET ACRONYMES
RÉFÉRENCES
BIBLIOGRAPHIQUES ET ÉLECTRONIQUES
Références bibliographiques
3) ASTEC. Sutton, Catherine L., Hot Mix Blue Smoke Emission, Technical Paper T-143. 2002.
Références électroniques
• Astec : [Link]
• Bitume Québec : [Link]
• DynaGROUP Technologies : [Link]
• Gencor : [Link]
• National Asphalt Pavement Association : [Link]
• Ontario Hot Mix Producers Association : [Link]
53
SCHÉMA 1
54
S DÉPOUSSIÉREUR
À MANCHES
FILTRANTES
CHARGEUSE À PNEUS
Annexe I SCHÉMA 1
VENTILATEUR
D’ÉVACUATION
COLLECTEUR SECONDAIRE
TRÉMIE ET CONVOYEURS DE GBR 1
RETOUR DES
PARTICULES
FINES STORAGE DE STORAGE DE
GRANULATS GRANULATS
ÉLÉVATEUR
SÉCHEUR
BRÛLEUR
À GODET
D’ENROBÉS S
SILO D’ENTREPOSAGE
DES ENROBÉS
ROULOTTE
CONVOYEUR
DE CONTRÔLE
BENNES
FROIDES
UNITÉ DE
SÉCHEUR/
TAMBOUR/
MALAXEUR
CHARGEMENT
CONVOYEUR
PRÉCRIBLAGE
DANS LES
ALIMENTATION
CAMIONS
LÉGENDE
1 GBR: Granulats bitumineux recyclés
RÉSERVOIRS À BOUILLOIRE/ S Source potentielle d’émissions de poussières
LIANTS BITUMINEUX CHAUDIÈRE
Centrale d’enrobage, procédé continu ( tambour / sécheur / malaxeur )
SCHÉMA 2
DÉPOUSSIÉREUR S
À MANCHES
S FILTRANTES
CHARGEUSE À PNEUS
Annexe I SCHÉMA 2
TRÉMIE ET CONVOYEURS
VENTILATEUR
D’ÉVACUATION
DE GBR
ÉLÉVATEUR COLLECTEUR SECONDAIRE
À GODETS
DE GRANULATS
CHAUDS
STORAGE DE STORAGE DE
UNITÉ DE GRANULATS GRANULATS
CRIBLAGE À FINS GROSSIERS
GRANULATS
CHAUDS COLLECTEUR PRIMAIRE
RETOUR DES
BENNES PARTICULES FINES
CHAUDES
MALAXEUR TRÉMIE DE S
PESAGE
SILO D’ENTREPOSAGE
DES ENROBÉS
ÉLÉVATEUR
CONVOYEUR
À GODET
D’ENROBÉS
SÉCHEUR SÉCHEUR CONVOYEUR ALIMENTATION BENNES
BRÛLEUR ROTATIF FROIDES
CHARGEMENT
Centrale d’enrobage, procédé discontinu ( à gâchée )
DANS LES
CAMIONS
LÉGENDE
1 GBR: Granulats bitumineux recyclés
ROULOTTE RÉSERVOIRS À BOUILLOIRE/ S Source potentielle d’émissions de poussières
DE CONTRÔLE LIANTS BITUMINEUX CHAUDIÈRE
ANNEXES
55
Annexe II-1 LISTE DE VÉRIFICATIONS
ANNEXES 57
JOUR SEMAINE MOIS
Tous les joints du réseau de gaines sont scellés et
X
hermétiques.
Les trous dans le réseau de gaines ou dans le cyclone
X
sont réparés.
Les composantes intérieures du cyclone qui sont
endommagées ou usées ( gaine de sortie ou garnitures X
CYCLONE ET d’usure ) sont réparées.
GAINES DE
Les sections du réseau de gaines trop minces ou usées sont
VENTILATION réparées.
X
ANNEXES 59
JOUR SEMAINE MOIS
Le moteur du dispositif de modulation du registre
X
fonctionne adéquatement.
REGISTRE DE
Les conduits du registre sont intacts et lubrifiés. X
RÉDUCTION
D’AIR Les détecteurs de pression qui contrôlent le registre
X
fonctionnent adéquatement.
( damper )
Les lames du registre qui montrent des signes d’usure
X
par abrasion sont remplacées.
ANNEXES 61
JOUR SEMAINE MOIS
Le liant bitumineux est livré conformément à la plage
X
de température appropriée pour le déchargement.
Le système de suppression des odeurs fonctionne
X
adéquatement.
ANNEXES 63
JOUR SEMAINE MOIS
Les moteurs électriques à forte puissance sont vérifiés
X
pour déterminer s’ils transmettent des vibrations.
Les amortisseurs de vibrations offrent une protection
X
adéquate.
Si présent, le silencieux d’aspiration de la turbosoufflante X
fonctionne adéquatement.
Le ventilateur d’évacuation est équilibré et fonctionne sans X
vibration.
BRUIT Les chaînes des dispositifs d’entraînement du transporteur
à palettes, de l’élévateur à godets et du tambour/sécheur X
sont réglées à la bonne tension, et ce, sans jeu excessif.
Les paliers/roulements, les boîtes d’engrenages et les
dispositifs d’entraînement sont lubrifiés adéquatement pour X
éviter qu’ils ne soient trop bruyants.
Les surfaces criblantes sont adéquatement isolées et X
scellées.
Les ressorts de montage des surfaces criblantes
X
fonctionnent adéquatement.
ANNEXES 65
Annexe II-2 LISTE DE VÉRIFICATIONS JOURNALIÈRES
OUI NON
Les zones non revêtues de la cour sont traitées périodiquement en
AIRE DE utilisant de l’eau ou un autre abat-poussière écologique.
CIRCULATION La vitesse de circulation des véhicules dans la cour est minimisée afin
de diminuer les émissions de poussière.
OUI NON
Les véhicules de livraison des granulats sont recouverts d’une bâche.
Les piles de granulats fins sont protégées du vent par les piles de gros
granulats ( lorsque possible )
LIVRAISON ET Les piles de stockage sont situées aussi près que possible des
ENTREPOSAGE réservoirs d’alimentation à froid.
DES GRANULATS Les piles de stockage sont recouvertes ou traitées avec de l’eau ou
un autre agent mouillant approprié. Cette pratique est d’autant plus
importante lorsque le matériau est particulièrement poussiéreux ou
lors de conditions venteuses.
OUI NON
TRANSFERT DES La production de poussière des centrales discontinues est minimisée
MATÉRIAUX lorsqu’il faut purger ou drainer les systèmes pour modifier le mélange.
OUI NON
Le dépoussiéreur à manches est préchauffé avant d’amorcer le
procédé d’enrobage.
Le dépoussiéreur à manches fonctionne à une température qui excède
le point de rosée.
DÉPOUSSIÉREUR Le dispositif de protection pour prévenir la surchauffe du
À MANCHES dépoussiéreur fonctionne adéquatement.
Le point de consigne de surchauffe est réglé à 10°C ( 50o F ) au-dessous
de la température maximale d’utilisation du tissu filtrant.
Tous les détecteurs de pression installés dans la centrale fonctionnent
adéquatement.
OUI NON
Les buses sont exemptes de corps étrangers et le carburant circule
BRÛLEUR librement.
OUI NON
L’heure de livraison et les données météorologiques sont notées.
Les filtres pour la suppression des odeurs sont installés.
Les filtres sont propres et fonctionnent adéquatement.
OUI NON
Le liant bitumineux est livré conformément à la plage de température
appropriée pour le déchargement.
Le système de suppression des odeurs fonctionne adéquatement.
La température d’entreposage du liant bitumineux est conforme à la
plage de température spécifiée.
Les couvercles des réservoirs de stockage des liants bitumineux sont fermés.
DÉCHARGEMENT
ET Les lignes de transfert du liant bitumineux sont intactes et
fonctionnent adéquatement.
ENTREPOSAGE
DU LIANT Les données météorologiques et l’heure du déchargement du liant
bitumineux sont notées.
BITUMINEUX ET
L’agent d’adhésivité liquide est bien mélangé.
DES ENROBÉS
Le système de récupération des émissions diffuses fonctionne selon
les plans de conception.
Les véhicules de transport sont recouverts d’une bâche
immédiatement après le chargement du camion.
La température du mélange spécifiée est maintenue lors du
chargement.
OUI NON
DÉPOUSSIÉREUR Le panache de fumée qui s’échappe par la cheminée est visuellement
À VOIE HUMIDE acceptable et sans queue de poussière.
La boue accumulée dans le bassin de sédimentation est enlevée afin de
maintenir une profondeur d’eau adéquate.
BASSINS DE
Le clapet de pied est libre de tout débris.
SÉDIMENTATION
Les procédures d’élimination de la boue respectent les exigences du
certificat d’autorisation de la centrale et du bureau local du MDDEFP.
ANNEXES 67
Annexe II-2 LISTE DE VÉRIFICATIONS JOURNALIÈRES
OUI NON
Des produits nettoyants écologiques ( sans solvant ) pour enrobés et
des agents de libération écologiques ( sans solvant ) pour caisse de
camion sont utilisés. Dans la négative, il faut prendre les mesures pour
éliminer les agents de libération comme le carburant diesel.
OUI NON
AIRE DE Les zones revêtues de la cour de la centrale sont propres et exemptes
CIRCULATION de poussière.
OUI NON
L’évent et la soupape d’aération des silos de stockage de la chaux
hydratée fonctionnent.
L’enveloppe de l’élévateur et la tour centrale sont inspectées pour
y déceler les fissures et les trous. Les réparations nécessaires sont
effectuées.
TRANSFERT DES
MATÉRIAUX L’état et l’étanchéité des joints de raccordement entre l’élévateur et
les tamis sont inspectés. Les réparations ou le changement des pièces
défectueuses sont effectués.
Les soupapes d’évacuation, les gaines de ventilation et les joints
( état et étanchéité ) autour de l’entrée du sécheur sont inspectés. Les
réparations ou le changement des pièces défectueuses sont effectués.
OUI NON
Tous les joints du réseau de gaines sont scellés et hermétiques.
Les trous dans le réseau de gaines ou dans le cyclone sont réparés.
CYCLONE ET
GAINES DE Le cyclone et le réseau de gaines sont libres d’obstructions, de dépôts
de poussières et de croûtes.
VENTILATION
Les distributeurs rotatifs et / ou la vanne à basculement sont réglés
adéquatement et fonctionnent correctement.
OUI NON
Tous les thermocouples fonctionnent adéquatement.
S’il y a lieu, les fuites dans l’enveloppe du dépoussiéreur ou dans les
DÉPOUSSIÉREUR joints installés autour des portes sont réparées.
À MANCHES Les filtres à manches du dépoussiéreur sont inspectés :
a ) Tous les joints des filtres à manches sont intacts.
b ) S’il y a lieu, la poussière est enlevée.
OUI NON
Les courroies de ventilateur sont réglées à la bonne tension.
Les poulies sont alignées adéquatement et en bon état.
La poussière s’accumule sur la roue du ventilateur ou à l’intérieur du
boîtier du ventilateur.
VENTILATEUR
D’ÉVACUATION Le ventilateur a été équilibré et fonctionne adéquatement, sans vibration.
S’il y lieu, réparer immédiatement les fissures et les trous dans la roue
du ventilateur.
La température des roulements de l’arbre d’entraînement est
inférieure à 65°C (150° F ).
ANNEXES 69
Annexe II-2 LISTE DE VÉRIFICATIONS HEBDOMADAIRES
OUI NON
REGISTRE DE Les conduits du registre sont intacts et lubrifiés.
RÉDUCTION D’AIR Les détecteurs de pression qui contrôlent le registre fonctionnent
( damper ) adéquatement.
OUI NON
Les vannes et les robinets à carburant sont inspectés pour déceler les fuites.
La tringlerie est inspectée et réglée adéquatement.
Les pièces mobiles sont lubrifiées.
FONCTIONNEMENT Les crépines et les filtres sont propres et utilisées selon les
recommandations du fabricant.
DU BRÛLEUR
La vanne aiguille ( spindle vanne ) ne montre aucun signe d’usure.
La buse d’injection est en bonne condition.
Les coupleurs des thermocouples fonctionnent adéquatement.
OUI NON
SÉCHEUR, RÉSEAU DE GAINES, SYSTÈME DE CONTRÔLE DES ÉMISSIONS DIFFUSES
Les joints avant et arrière du tambour fonctionnent adéquatement.
La vérification et l’entretien des brides d’accouplement des
équipements sont effectués.
Tous les joints du dépoussiéreur à manches sont étanches et
JOINTS fonctionnent adéquatement.
ÉTANCHES Les joints d’étanchéité du système de récupération des émissions
À L’AIR diffuses fonctionnent tels que spécifié par le fabricant.
Les joints de l’anneau de recyclage et de la vanne de basculement
fonctionnent tels que spécifié par le fabricant.
Les roulements / paliers du ventilateur fonctionnent adéquatement.
Les courroies d’entraînement fonctionnent adéquatement.
OUI NON
Les vannes, les collecteurs et les tuyaux sont libres de toute
DÉPOUSSIÉREUR obstruction et de fuites.
À VOIE HUMIDE Les lectures de chute de pression du manomètre sont conformes aux
plages de fonctionnement recommandées.
OUI NON
Si présent, le silencieux d’aspiration de la turbosoufflante fonctionne
adéquatement.
BRUIT Les surfaces criblantes sont adéquatement isolées et scellées.
Les ressorts de montage des surfaces criblantes fonctionnent
adéquatement.
OUI NON
AIRE DE
Des profils de circulation efficaces sont élaborés et appliqués.
CIRCULATION
OUI NON
CYCLONE ET Les composantes intérieures du cyclone qui sont endommagées ou
GAINES DE usées (gaine de sortie ou garnitures d’usure) sont réparées.
VENTILATION Les sections du réseau de gaines trop minces ou usées sont réparées.
OUI NON
Le système de pulsation est vérifié pour la pression d’opération et
l’obstruction des tubes.
Selon les
La durée du cycle de nettoyage à l’air propre est réglée pour nettoyer recommandations
les sacs.
DÉPOUSSIÉREUR du fabricant
À MANCHES Les filtres à manches ont été inspectés avec un système d’inspection à
lumière noire / poussière verte. Les défaillances des filtres à manches Lors du
sont réparées. démarrage
saisonnier et
Les jets d’air sont adéquatement alignés au centre du filtre à manches à la fermeture
pour pointer directement vers le bas dans le manche.
OUI NON
VENTILATEUR
L’usure par abrasion sur la roue est corrigée.
D’ÉVACUATION
OUI NON
Le moteur du dispositif de modulation du registre fonctionne
REGISTRE DE adéquatement.
RÉDUCTION D’AIR
Les lames du registre qui montrent des signes d’usure par abrasion
( damper ) sont remplacées.
OUI NON
Lors du
démarrage
FONCTIONNEMENT
La calibration du brûleur et l’apport d’oxygène sont vérifiés. saisonnier et lors
DU BRÛLEUR de changement
de carburant
ANNEXES 71
Annexe II-2 LISTE DE VÉRIFICATIONS MENSUELLES
OUI NON
JOINTS Les joints des points d’accès fonctionnent adéquatement.
ÉTANCHES
L’usure du ventilateur d’évacuation est réparée.
À L’AIR
OUI NON
La pompe d’alimentation en eau fonctionne selon le niveau de pression et le
volume spécifiés.
Les buses de pulvérisation d’eau fonctionnent selon la densité et la
superficie couverte spécifiées.
DÉPOUSSIÉREUR Le venturi est réglé selon les recommandations du fabricant.
À VOIE HUMIDE La vitesse et la température des gaz d’échappement qui entrent
dans le dépoussiéreur à voie humide sont conformes aux plages de
fonctionnement recommandées par le fabricant.
La température des gaz d’échappement évacués par la cheminée est
conforme à la plage recommandée.
OUI NON
Les moteurs électriques à forte puissance sont vérifiés pour déterminer s’ils
transmettent des vibrations.
Les amortisseurs de vibrations offrent une protection adéquate.
Le ventilateur d’évacuation est équilibré et fonctionne sans vibration.
BRUIT Les chaînes des dispositifs d’entraînement du transporteur à palettes,
de l’élévateur à godets et du tambour/sécheur sont réglées à la bonne
tension, et ce, sans jeu excessif.
Les paliers/roulements, les boîtes d’engrenages et les dispositifs
d’entraînement sont lubrifiés adéquatement pour éviter qu’ils ne
soient trop bruyants.
Notes :
ANNEXES 73
Annexe IV INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES SUR LES DÉPOUSSIÉREURS
Il existe deux types de dépoussiéreurs secondaires, soit ceux conventionnels et ceux de type nouvelle
génération.
Dépoussiéreur conventionnel. Ce type de dépoussiéreur utilise des sacs ronds ou elliptiques montés sur
une cartouche ( figure IV-1 ). Les sacs ronds ont un diamètre de 6 pouces et une longueur entre 7 à 14 pieds.
Ces sacs sont faits d’aramide ( nomex ) dont la densité varie de 16 à 22 onces. L’efficacité est de l’ordre
de 95 % à 1,5 micron et l’épaisseur du « gâteau » augmente le pourcentage et la finesse des particules
de poussière retenue.
Le nettoyage des sacs ronds se fait par pulsation d’air comprimé inversé ( normalement de 90 à 95 psig 1 )
et la pulsion dure 50 millisecondes. Pour les sacs elliptiques, le nettoyage se fait par un ventilateur
d’appoint ( ou une partie de l’évacuation du ventilateur central ) qui inverse le flux d’air dans une ou des
sections de sacs. La vitesse est de l’ordre de trois à cinq fois celle d’une filtration normale ( ± 5 pieds par
minute ).
Dépoussiéreur de type nouvelle génération ( figure IV-3 ). Ce type de dépoussiéreur utilise des sacs
plissés montés sur une cartouche. Les sacs ont un diamètre de d’environ 6 ¼ pouces et une longueur de
7 pieds. Ces sacs sont faits d’aramide ( nomex ) et leur densité est augmentée grâce à une membrane en
téflon. Leur efficacité est d’environ 99,7 % à 0,5 micron. Aucun « gâteau » de poussière n’est nécessaire
pour augmenter leur efficacité, permettant ainsi d’opérer avec une très faible perte de pression à travers
le média filtrant.
Le nettoyage par pulsation d’air comprimé inversé ( normalement de 60 à 65 psig, d’une durée de
150 millisecondes ), crée un effet de claquage, se traduisant par l’arrondissement des pointes de chaque
pli, dû au grand volume d’air instantané.
ANNEXES 75
Figure IV-3 Dépoussiéreur de type nouvelle génération
Durée de vie des sacs. Le tableau IV-1 donne les résultats de durée de vie de différents sacs d’aramide
( nomex ) pour une centrale d’enrobage produisant ± 100 000 tonnes par année, munie d’un brûleur au
gaz naturel et d’un dépoussiéreur opérant entre 280°F et 375°F.
TABLEAU IV-1
Durée de vie de différents sacs pour dépoussiéreur
DÉPOUSSIÉREUR DÉPOUSSIÉREUR
CONVENTIONNEL NOUVELLE GÉNÉRATION
Un sac avec nettoyage par air inversé Un sac plissé monté en cartouche de diamètre de
provenant d’un ventilateur a une durée de vie 6 ¼ pouces à air comprimé de 65 psig a une durée
normale entre 3 à 4 ans avant d’être rempli. de vie normale de 10 ans avant qu’un de ses plis
ne se rompe.
Un sac à air comprimé de 95 psig a une Un sac plissé NCC-Téflon/Mica ( issu de la nano-
durée de vie normale entre 3 à 5 ans. technologie ) à air comprimé de 70 psig a une durée
de vie anticipée à 15 ans.
NOTES :
Le traitement du média au NCC (nano cristalline cellulose), soit la molécule qui rend le bois très dur et
résistant, est utilisé depuis 2011 dans les médias d’aramide pour les centrales d’enrobage.
Les sacs pulsés NCC-Téflon sont de plus en plus utilisés avec les brûleurs fermés. Ce type de sac augmente
la longévité et réduit la perte de pression à travers le média filtrant qui doit opérer dans des conditions
de haute humidité pour ses fibres. La génération NCC-Téflon travaille en moyenne avec un différentiel
de pression dix fois moindre que le dépoussiéreur conventionnel, permettant de ne pas affecter le débit
d’air en continu, responsable du niveau optimum de production.
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ANNEXES 77