UNIVERSITE D’ANTANANARIVO
SCIENCES ET TECHNOLOGIES
SCIENCE DE LA TERRE ET DE L’ENVIRONNEMENT
SCIENCE DE LA TERRE
GEOTECHNIQUE
TPE SUR LA GEOLOGIE DU
GENIE CIVIL
Présenté par : HERISOA Ericka Yushie Santhonia
Année universitaire : 2019 – 2020
SOMMAIRE
I. Géologie..............................................................................................................................3
A. Karaoky........................................................................................................................3
B. Pouzzolane...................................................................................................................5
1. Types de Pouzzolanes...............................................................................................6
2. Gisement à Madagascar............................................................................................9
3. Caractéristiques......................................................................................................10
4. Utilisation en Géotechnique...................................................................................11
C. Gypse..........................................................................................................................11
1. Caractéristiques......................................................................................................12
2. Types de Gypse......................................................................................................12
3. Gisement à Madagascar..........................................................................................15
4. Utilisation...............................................................................................................16
D. Schiste ardoisier.........................................................................................................17
1. Caractéristiques......................................................................................................17
2. Gisement à Madagascar..........................................................................................17
3. Utilisation...............................................................................................................18
II. Géologie structurale..........................................................................................................18
A. Tectonique cassante....................................................................................................18
1. Diaclase..................................................................................................................19
2. Fente de tension......................................................................................................19
3. Joints stylolitique....................................................................................................20
4. Faille.......................................................................................................................20
B. Tectonique souple ou pli............................................................................................23
1. Eléments d’un pli....................................................................................................23
2. Types de pli............................................................................................................24
C. Niveaux structuraux...................................................................................................25
1. Niveau structural supérieur.....................................................................................25
2. Niveau structural moyen.........................................................................................26
3. Niveau structurale inférieur....................................................................................26
D. Stratification, schistosité et foliation..........................................................................26
1. Stratification...........................................................................................................26
2. Schistosité...............................................................................................................27
3. Foliation..................................................................................................................27
I. La géologie
La géologie vient du mot « géo » qui signifie « Terre » et « logie » qui signifie « science ».
Donc la géologie est une science qui étudie la Terre, plus précisément, les couches externes de
la Terre, leur structure et leur composition ainsi que leur évolution au cours du temps.
La géologie regroupe plusieurs disciplines à savoir : la géochimie, la géophysique, la
minéralogie, la pétrologie, la pétrographie, la géomorphologie, la géodynamique, …
A. Karaoky
Le Karaoky est un sol graveleux latéritique qui se caractérise par la présence de gravillon
latéritique en surface et d’arbre indicatifs comme l’eucalyptus. Les couches de graveleux sont
souvent discontinues et d’épaisseur faible. C’est un sol grenu non absorbant et peu plastique
qui ne présente ni de gonflement ni de retrait donc la glissance en saison de pluie est moins
élevée.
Le gisement de ce matériau est constitué d’une superposition de deux (2) couches : une
couche supérieure de couleur noirâtre constituée de matériau grenu et une couche sous-jacente
de couleur rougeâtre constituée de matériaux fins. Il peut être source de minerai de Fer.
Figure 1: Partie superficielle du Karaoky
Figure 2: Horizon du gisement de Karaoky
Les gisements de Karaoky à Madagascar se situe dans les districts d’Ifanadiana, Mananjary,
Manakara. La surface exploitable est évaluée à 3 319 872 m2.
Figure 4: Carte de localisation de karaoky dans le District d’Ifanadiana Figure 3: Carte de localisation de karaoky dans le District de Manakara
Figure 5: Carte de localisation de karaoky dans le District de Mananjary.
Du point de vue mécanique, le Karaoky est un bon matériau pour construction routière
comme couche de roulement e route en terre et en tant que couche de fondation mais il faut
l’améliorer dans le cas où une couche de base en grave ciment ou grave bitume est prévue. Il
peut aussi être utilisé comme couche d’assise de chaussée revêtue avec un dosage de 2% de
ciment.
B. Pouzzolane
La Pouzzolane est un matériau siliceux, alumineux ou ferrugineux n’ayant aucune propriété
liante en lui-même mais qui possède la propriété de réagir à température ambiante avec la
chaux hydratée pour donner naissance à des produits possédant des propriétés liantes. Ce sont
des matériaux issus des projections volcaniques qui sont des cendres trachytiques,
rhyolitiques, leucitiques, ou rarement basaltiques, claires et friables.
1. Types de Pouzzolanes
Les pouzzolanes sont classées en deux groupes : les pouzzolanes naturelles et les pouzzolanes
artificielles.
a) Les pouzzolanes naturelles
Les pouzzolanes naturelles proviennent des éruptions volcaniques. Ce sont des matériaux qui
possèdent des propriétés pouzzolaniques à l’état naturel qui peuvent être améliorées par un
traitement approprié d’activation. On distingue :
Le verre volcanique
Roche provenant des éruptions volcaniques. Ce type de roche se trouve dans un état vitreux
ou du moins sous une forme d’instabilité qui les rend sensibles à l’attaque par l’hydroxyde de
calcium.
Figure 6: obsidienne
Les tufs volcaniques compacts
Ce type de roche est le même que la pouzzolane de type verre volcanique mais elle a subi des
transformations chimiques. L’altération du verre volcanique dans des conditions
hygrothermiques se traduit par la formation des minéraux zéolitiques de composition
chimique variable. Ce genre de pouzzolanes se distingue par une texture dure et compacte.
Figure 7: Tuf volcacnique
Produits pyroclastiques
Ce type de roche est d’origine volcanique et elles sont sédimentaires par leur mode de dépôt.
Les pyroclastes sont, en générales, tous matériaux fragmentés produit par les éruptions d’un
volcan. Les produits pyroclastiques peuvent se subdiviser en plusieurs catégories : Les
cendres, le lapilli, la pierre ponce, les bombes ou blocs, les scories.
Figure 8: Produits pyroclastiques
b) Les pouzzolanes artificielles
Ce sont des matériaux dont l’activité pouzzolanique apparaît seulement après un traitement
approprié en particulier thermique.
Cendres volantes
Ce sont des résidus finement divisé résultant de la combustion de la houille pulvérisée, dans
les centrales thermiques. On distingue trois types de cendres volantes en fonction de leur
teneur en oxyde de calcium (CaO) : teneurs en CaO inferieures à 8%, celles allant de 8% à
20% et celles supérieures à 20%. En général, plus la teneur en CaO est élevée, plus les
propriétés d’auto-cimentation sont bonnes.
Figure 9: Cendre volante
Laitier granulé de haut fourneau
Le laitier granulé de haut fourneau est un produit composé essentiellement de silicates,
d’aluminosilicates de calcium et d’autres bases, qui provient de fusion du minerai de fer dans
un haut fourneau, et qui est obtenu par refroidissement rapide à l’eau pour former des
particules vitreuses granulées, puis broyé à une finesse égale ou inférieure à celle du ciment.
Figure 10: Laitier granulé de haut fourneau
Argiles calcinées
Obtenues par cuisson d’argiles à une température variant de 600° à 900° C, puis elle est
moulue à la finesse du ciment. L’argile de base utilisée est en grande partie constituée de
silicate d’aluminium. Le traitement thermique transforme la silice et l’alumine dans un état
amorphe qui favorise l’activité pouzzolanique.
Figure 11: Argile calcinée
Fumée de silice
Les fumées de silice sont des particules de très petite taille (environ 0,1μm) issues de
l’industrie de l’acier. Ces particules sont principalement composées de silice amorphe (>85%)
et présentent des propriétés pouzzolaniques. Elles permettent de compléter la granulométrie
des ciments et ainsi d’améliorer la compacité du matériau durci et donc sa résistance
mécanique.
Figure 12: Fumée de silice
2. Gisement à Madagascar
Les pouzzolanes naturelles sont localisées à Madagascar dans les régions suivantes :
o Région d’Antsiranana
o Ile Nosy Be
o Région de l’Itasy
o Région de l’Ankaratra
o Région de l’Ankaizina
Figure 13: Carte de gisement de Pouzzolane
3. Caractéristiques
La pouzzolane a une couleur qui varie généralement du noir au rouge, marron à gris,
exceptionnellement jaune. Cette couleur est liée au rapport des pourcentages pondéraux des
oxydes ferreux et ferriques, soit :
FeO
f=
Fe2 O3
- si f < 2 : la coloration est uniformément rouge pour les matériaux réduits à l’état des fines
- si f est voisine de 0,10 : la coloration vire au brun
- si f atteint 0,27 : les produits sont uniformément noirs
L’activité pouzzolanique est un phénomène très complexe due à une réaction de la chaux avec
les produits de l’attaque alcaline, des silicates acides. Elle conduit à la formation des
composés hydratés dont la nature est définie par les règles générales qui gouvernent
l’hydratation des liants silico-alumino-calciques.
Réaction pouzzolanique
Pouzzolane + chaux + eau Silicates de calcium hydraté + Aluminates de calcium
hydraté
La réaction pouzzolanique est très lente, elle exige une certaine mobilité ionique des
constituants acides tels que la silice et l’alumine présents dans les réseaux superficiels de la
pouzzolane.
4. Utilisation en Géotechnique
Elle sert pour le sablage des routes verglacées, utilisée comme couches de base pour
itinéraires routiers hors-gel (la porosité globale de la pouzzolane empêche la formation
de lentilles de glaces et évite donc la mise en place de barrières de dégel).
La pouzzolane est à la base de la fabrication de certains ciments. Elle est l’un des
principaux constituants de la fabrication. Son pouvoir pouzzolanique permet de fixer
d’une part la chaux libre insoluble et de l’empêcher de se dissoudre et de réagir après
la prise du ciment et d’autre part de fixer la portlandite (Ca(OH) 2) produite lors de
l’hydratation du ciment.
Les pouzzolanes sont utilisées comme matériaux de remblais légers pour la réalisation
de terrains de sport : piste d’athlétisme, amendement des terrains gazonnés
(pouzzolane, très poreuse, permet à l'eau de s'écouler et d'évacuer très rapidement la
pelouse), carrière à chevaux.
C. Gypse
Le gypse est une roche sédimentaire d` origine chimique qui provient de l` évaporation des
eaux de mer. Les bancs puissants de gypse font donc partie des roches sédimentaires salines
évaporites. C’est une roche composée principalement du minéral gypse et de sulfate
doublement hydraté de calcium. C’est aussi un dépôt de précipitation assez commun à partir
de sources thermales. Il apparaît autour des dépôts par sublimation directe de fumerolles,
phénomènes associés en profondeur aux batholites. Il se forme au niveau des lagunes et
parfois des lacs salés des régions semi-arides. Dans les deux cas, il y a toujours de l’eau salée
qui se trouve piégée temporairement sans alimentation en eau douce. L’eau va alors
s’évaporer rapidement. Ceci entraîne le dépôt des sels (Ca2+, sulfates) qui étaient dissouts
dans l’eau.
1. Caractéristiques
Le gypse est une roche généralement blanche, mais il peut être de couleur beige, rose, grise,
rouge ou jaune selon les impuretés. Il est d'aspect mat, finement cristallin. Il est tendre et
rayable à l'ongle.
Des traces jaunes peuvent apparaître dues à la présence de soufre. Il est constitué en majeure
partie de sulfate de calcium dihydraté (CaSO 4 - 2 H2O) Lorsqu’il est anhydre, il prend
l'apparence d'un solide cristallin blanc. Le gypse est à la fois une espèce chimique et une
espèce minérale décrite par la formule CaSO4 - 2 H2O
2. Types de Gypse
a) Les gypses naturels
On distingue une grande variété du gypse naturel à savoir :
Le gypse fibreux
Il provient souvent de l’évolution de l’anhydrite soluble naturelle. Il se présente en agrégats
cohérents avec une structure massive fibreuse, souvent coloré, à éclat mât et soyeux pouvant
contenir des traces d’argile, d’oxyde de fer, de calcite ou d’anhydrite. C’est une variété en
couches à fibres parallèles ou en concrétions à fibres courbées. On trouve le gypse fibreux
dans les fissures ou au contact de l’anhydrite.
Figure 14: Gypse fibreux
Le gypse saccharoïde ou pierre à plâtre :
de couleur blanche très pure, ou jaune s’il y a présence d’oxyde de fer, le gypse saccharoïde
est d’aspect granulaire, cristallisé comme le sel ou le sucre. On l’utilise comme matière
première dans l’industrie du plâtre.
Figure 15: Pierre à plâtre
L’albâtre :
Translucide, massif, compact, il possède une structure à grains fins. Il peut prendre un beau
poli et sert à la confection d’objet d’art. L’albâtre est connu sous le nom de « vatovy » sur le
terrain.
Figure 16: Albâtre
Le gypse cristallisé :
Il se présente en cristaux distincts, souvent gros, généralement aplatis ou prismatiques et
allongés.
Figure 17: Gypse cristallisé
Gypse « fer de lance » :
Il est formé de gros cristaux, de structure en feuillets, facilement clivable. C’est le résultat de
la macle de deux grands cristaux lenticulaires. À la loupe ou à l’œil nu, un « fer de lance » est
formé d’une macle ou union de deux cristaux géants suivant une ligne médiane bien visible.
Figure 18:Gypse "fer de lance"
b) Le gypse de synthèse
Les gypses de synthèse ou gypses chimiques résultent des réactions chimiques industrielles.
Les principaux gypses de synthèse sont :
- « Le borogypse et le fluorogypse » provenant de la fabrication d’acides minéraux ;
respectivement de l’acide borique et de l’acide fluorhydrique.
- Le désulfogypse ou gypse de désulfuration résultant de la neutralisation des gaz ou fumées
qui contiennent du dioxyde de soufre. ;
- Le phosphogypse provenant de la fabrication d’acide phosphorique H3PO
D`un point de vue chimique il est classé parmi les sels. Il est soluble dans l`eau.
o CaSO4 (anhydre) (Ca0 = 41,2 %, SO3 = 58,8 %)
Densité : 2,9
Dureté : 3,5 sur l’échelle de Mohs
o Gypse CaSO4,2H2O : (Ca0 = 32,6 %, SO3 = 54,65 %, H2O= 20,9 %)
Densité : 2,3
Dureté : entre 1,5 à 2 sur l`échelle de Mohs
Types de liaisons : Il existe deux types de liaisons chimiques dans la structure du gypse.
- Des liaisons ioniques fortes se trouvant dans les feuillets Ca2+/SO4 dues aux différences de
charges électriques
- Des liaisons hydrogènes entre les molécules d’eau et les atomes d’oxygène des ions sulfates.
- L’atome d’oxygène de la molécule d’eau étant relié à un ion de calcium par des liaisons
fortes mais ces liaisons sont beaucoup moins fortes que les liaisons ioniques Ca2+/SO4.
3. Gisement à Madagascar
Le gypse de Madagascar s`est formé lors de l`évolution des roches sédimentaires du
Jurassique, surtout dans les plateaux de l`Ankara (Mahazoma) et de la région de Mampikony
au Nord –Ouest et dans le Crétacé au Sud-Ouest.
La plupart des gypses se trouvant à Madagascar sont des gypses saccharoïdes et lamellaires,
les gisements sont classés en deux catégories :
- Les gîtes primaires : ils constituent le meilleur gisement sous forme de couches massives
- Les gîtes secondaires : Ils constituent rarement des gisements économiques sous forme de
mince inter-lits ou de réseau de fil circulation des eaux souterraines.
Figure 19: Carte de gisement de Gypse à Madagascar
4. Utilisation
Le gypse est utilisé dans la fabrication de plâtre : revêtements muraux, plafonds,
isolant thermique, fabrication des plâtres médicaux et empreintes dentaires en
dentisterie. Il favorise aussi l’insonorisation et résiste bien au feu.
Il est utilisé dans la fabrication du ciment : il rentre dans la composition à raison de 4 à
6 % en jouant le rôle de régulateur de prise.
L’albâtre, variété la plus dure du gypse, est employée en sculpture
D. Schiste ardoisier
L'ardoise est une roche métamorphique qui s'est formée dans de fortes conditions de pression
et de température. Elle appartient à la famille des schistes. Un schiste est une roche qui a pour
particularité d'avoir un aspect feuilleté, et de se débiter en plaques fines ou « feuillet rocheux
» dont elle se distingue par la qualité de son grain, très fin, et sa fissilité c’est-à-dire qui se
fragmente facilement en lamelles
.
Figure 20: Schiste ardoisier
1. Caractéristiques
L'ardoise est résistante au gel et sa couleur peut varier du blanc au noir, en passant par toutes
sortes de gris, de rouges sombres, de verts, de bleu foncé, gris-noir, rouges, vertes, violettes,
… Elle est aussi imperméable et flexible. Sa densité est de l’ordre de 2,7 à 2,8. Les minéraux
de bases qui constitue l’ardoise sont le quartz et la muscovite, le chlorite et l'hématite sont des
composants accessoires tandis que l'apatite, le graphite, le kaolin, la magnétite, la tourmaline
et le zircon sont des composants accessoires mineurs.
2. Gisement à Madagascar
A Madagascar, on trouve des ardoises dans la série des Schistes (Ibity, Ambatofinandrahana)
et dans le Lias de NosyBe et d’Ampasindava.
3. Utilisation
L'ardoise constitue le matériau employé pour la couverture des bâtiments :
Elle sert à l'extérieur en dallage, en paillis comme couvre sol, mais aussi à l'intérieur
comme plan de travail en cuisine ou salle de bains.
L'ardoise se sculpte ou se grave. Des plaques commémoratives, ou funéraires, des
plaques de rues ou décoratives sont réalisées par des artisans.
L’ardoise est généralement un matériau naturel riche en aluminosilicate. Les
traitements d’activation thermiques permettent l’amélioration de l’activité chimique de
la silice et l’alumine contenues dans ces matériaux. Après calcination, il est composé
principalement de silice et d’alumine réactive qui réagissent avec la portlandite, issu
de l’hydratation du ciment, ce qui permet d’améliorer les performances du béton.
II. Géologie structurale
La géologie structurale ou la tectonique est une discipline de la géologie qui étudie les
structures, les déformations et les mouvements qui affectent les terrains géologiques ainsi que
les mécanismes qui en sont responsables.
A. Tectonique cassante
Lorsque la croûte terrestre est soumise à des contraintes, elle se déforme car la contrainte
dépasse la résistance de la croûte. La déformation peut être permanente ou non. On reconnaît
trois principaux types de déformations qui affectent la croûte terrestre : élastique, plastique et
cassante.
Figure 21: La relation générale entre contrainte et déformation
1. Diaclase
C’est une fracture ou une forme de discontinuité sans déplacement relatif, sans rejet entre les
deux compartiments.
Figure 22: Diaclase
2. Fente de tension
Ce sont des fractures à bords ou épontes écartés dans la partie centrale et jointifs aux
extrémités. Les fentes s’organisent parfois en échelons dans les calcaires ou elles sont
remplies de cristallisations de calcite néoformée. Ces dernières sont liées à des bandes de
cisaillement, leur direction fait un angle de 45 avec la direction du cisaillement.
Figure 23: Fente de tension
3. Joints stylolitique
Ce sont des structures irrégulières hérissées pics stylolitiques taille millimétrique à
centimétrique. Ce sont des surfaces de pression - dissolution dont les pics indiquent la
direction de la contrainte maximale.
Figure 24: Joint stylolitique
4. Faille
Ce sont des cassures accompagnées d’un déplacement relatif des deux compartiments qu’elles
délimitent. Elles représentent la déformation discontinue des matériaux fragiles dans les
niveaux superficiels de la croûte. (Niveau structural supérieur). Le plan de faille ou surface de
rupture est appelé parfois « Miroir de faille » à cause du polissage qui a pu l'affecter pendant
le mouvement. Le déplacement relatif est mesuré par le rejet qui se décompose comme suit
o Une composante verticale ou rejet vertical définissant un compartiment soulevé et un
autre affaissé. (Ry).
o Une composante horizontale perpendiculaire au plan de faille, appelé rejet horizontal
transversal qui exprime l’écartement ou le rapprochement des compartiments. (RT)
o Une composante horizontale dans le plan de la faille ou rejet latéral horizontal qui
traduit le déplacement relatif horizontal ou décrochement
Figure 25: Faille
a) Types de failles
Faille normale (ou extensives)
Cassures résultant d'une extension horizontale. Faille dont le toit est relativement affaissé par
rapport au mur ; c'est une faille liée à des forces tectoniques d'extension.
Figure 26: Faille normale
Faille inverse (ou compressives)
Cassures qui réalisent un raccourcissement en amenant en superposition l'un sur l'autre deux
compartiments initialement contigus d'une même tranche de couches. Faille dont le toit est
relativement monté par rapport au mur ; c'est une faille de compression.
Figure 27: Faille inverse
Failles de décrochement (ou coulissantes)
Déchirures le long desquelles les mouvements étaient des coulissements horizontaux. Les
surfaces de cassures des failles de décrochement sont à peu près verticales. Les failles de
décrochement ont un rejet uniquement horizontal (figure 4.6). Le mouvement est de sens
dextre si le pivotement que subirait un objet pris dans le plan de cassure se fait dans le sens
des aiguilles d'une montre (le jeu de la faille tourne vers la droite) ; il est dit sénestre dans le
cas contraire (ou vers la gauche).
Figure 28: Décrochement
a) Groupement de faille
Structure en graben
Structure tectonique constituée par les failles normales de même direction, et limitant des
compartiments de plus en plus abaissés en allant vers le milieu de la structure.
Structure en horst
Structure tectonique constituée par les failles normales de même direction, et limitant des
compartiments de plus en plus abaissés en s’éloignant du milieu de la structure
Figure 29: Graben et Horst
B. Tectonique souple ou pli
Un pli est une déformation ductile qui entraine le plissement de la roche sous l’effet des
forces tectoniques. Ces derniers correspondent à des ondulations de strates formées d'une
suite d’anticlinaux, pluriel d’anticlinal et de synclinaux, pluriel de synclinal.
Figure 30: Types de pli
1. Eléments d’un pli
Un pli possède généralement :
o Une charnière : c'est la région de courbure maximale. On parle de charnière anticlinale
et de charnière synclinale.
o Arête du pli (anticlinal ou synclinal).
o Surface axiale et axe du pli : plan et ligne qui passent par la charnière.
o Le cœur ou creux d'un pli : représenté par les couches les plus internes du pli.
o Les flancs : parties du pli de part et d’autre de la charnière
Figure 31: Elément de pli
2. Types de pli
Il existe deux (2) types de pli :
Un anticlinal
Un pli convexe dont le centre est occupé par les couches géologiques les plus anciennes
Un synclinal
Un pli concave dont le centre est occupé par les couches géologiques les plus récentes. La
couche la plus ancienne se trouve à l'extérieur du pli
C. Niveaux structuraux
On distingue trois (3) niveaux structuraux en fonction de la profondeur correspondant à des
types de déformation différents :
Figure 32: Les niveaux structuraux
1. Niveau structural supérieur
Quand la profondeur augmente la température croit et la plasticité des roches aussi.
Sous l'effet de la pression croissante, les roches subissent des déformations temporaires et
réversibles grâce à leur élasticité; puis les déformations deviennent irréversibles et
permanentes, et dépendent de la compétence des matériaux.
Si elle est élevée ils pourront donner des plis à grand rayon de courbure (grès, calcaires) ou
des failles, alors que si ces matériaux sont incompétents ils donneront des plis (marnes,
argiles).
2. Niveau structural moyen
Les températures et les pressions plus élevées sont favorables au développement, par flexion
et glissement banc sur banc, de plis isopaques ou parallèles et de failles si les roches sont
compétentes. Les plis isopaques sont des plis dont les couches géologiques conservent une
épaisseur constante au cours de la déformation.
3. Niveau structurale inférieur
Sous l'effet des températures élevées, les roches subissent un écoulement lent et sous l'effet de
contraintes des déformations plastiques, c'est à dire qu'elles se déforment sans se rompre
donnant des plis anisopaques dont l’épaisseur des couches n’est plus conservée pendant la
déformation.
D. Stratification, schistosité et foliation
1. Stratification
C’est la disposition des couches sédimentaires en strates parallèles
Figure 33: Plan de stratification
2. Schistosité
C’est le feuilletage en plans parallèles, plus ou moins serrés de certaines roches. La roche peut
se débiter en plaque ou feuillets. Dans le cas particulier des roches sédimentaires, le plan de
schistosité peut coïncider ou non avec le plan de stratification
Figure 34: Plan de schistosité Figure 35: Plan de stratification et de schistosité
3. Foliation
C’est la structuration en plan distincts des roches métamorphiques. La structure est
marquée par l’orientation préférentielle de minéraux visibles à l’œil nu. Le caractère
spécifique de la foliation est la différence potentielle de minéralogie des différents feuillets. Il
y a le plus souvent une différenciation pétrographique nette, aboutissant à l’alternance de
feuillets de composition minéralogique différente.
Figure 36: Plan de foliation