Dimensionnement de dalles en béton armé
Dimensionnement de dalles en béton armé
JUILLET 2018
Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 1
Dédicace :
Nous dédions ce travail
DOUNIA ET ILYASS
Nous tenons à remercier aussi tous les membres du jury pour leur
bienveillance à vouloir évaluer notre travail.
Notre Travail débute par un bref aperçu historique des Planchers ainsi que ces
applications architecturales, ensuite nous abordons le premier volet du stage qui est
l’étude du bâtiment avec la variante Plancher dalles avec chapiteau.
Le deuxième volet du mémoire expose l’étude du bâtiment avec la variante Dalle réticulé.
Après la définition ainsi que la présentation de ces caractéristiques, nous exposons la
méthode de calcul adoptée pour l’étude du plancher. Nous élaborons la conception à
adaptée à cette variante, ensuite nous effectuons le dimensionnement des dalles et une
analyse à l’aide de Safe et nous obtenons les résultats finaux de l’étude.
En dernier lieu, nous nous intéressons à l’aspect économique du projet en comparant les
résultats d’évaluation de coût de chaque variante. Nous élaborons ainsi une synthèse
qui résume l’apport des dalles en post-tension pour le projet en termes de coût mais
aussi en termes d’exécution sur le chantier en se basant sur une estimation des délais de
réalisation.
Figure 15 : Représentation des portées dans les sens (OX , OY)
Figure 31 : schéma des caissons allégeant de 70X70 avec bloc creux en béton
Figure 32 : coffrage d’un plancher réticulé à l’aide des caissons récupérables
Figure 35 : Schéma des nervures des dalles réticulées avec caisson récupérables
Figure 54 : Coefficient à considérer pour le calcul des moments de flexion des couronnes
Tableau 21 : Calcul des moments max due a la précontrainte en travée ELS
Tableau 22 : Calcul des moments max due aux charges permanente en travée ELS
Tableau 23 : Calcul des moments max due aux charges variables en travée cas 1 ELS
Tableau 25 : récapitulatif des différents moments des différentes charges en ELS
2. Différents intervenants :
3. Description du projet :
Hotel :
Les sous- sol, à usage de parking et salles de services.
Le RDC à usage réception.
Les 8 étages hébergement
Bureaux :
Les sous- sol, à usage de parking.
Le RDC à usage commercial.
Les 6 étages bureaux
la partie portante
le revêtement
le plafond
La partie portante doit résister aux charges transmises par le poids propre et aux
surcharges prévues par les règlements en vigueur. Le poids propre comprend,
outre le poids de l'élément porteur lui-même, le poids du revêtement et celui du
plafond. Les surcharges à admettre, dans le calcul des planchers, sont fixées par
NF P 06-001 et NF P 06-004 du règlement BAEL 91 Révisé 99.
Pour ces raisons on a opté pour les trois variantes suivantes des planchers :
Dalle pleine
Dalle précontrainte en post-tension
Dalle réticulée
c) Système de fondations :
2. Données géotechniques :
Le rapport géotechnique montre que le sol d’assise est constitué essentiellement de
grés dont les propriétés sont données dans le tableau suivant :
La nappe d’eau n’a pas été détectée a la profondeur atteinte par la reconnaissance,
elle n’intéressera pas les fondations futur projet.
D’après les sondages réaliser au niveau du terrain du projet on constate que toutes
les formations rencontrent sont des formations rocheuses très dure, il ne présente
pas aucune trace des remblais sur site.
Les tassements des fondations sous charges seront réduits et resteront dans les
limites admissibles.
Pour l’exécution des travaux de terrassement, il y a lieu de faire appel aux moyennes
performantes pour l’ancrage dans le schiste.
L’annexe E4 du BAEL, qui détaille les méthodes de calcul des planchers dalles et
champignons, n’exige pas la justification de l’état limite de déformation lorsque
Cette épaisseur sera par la suite vérifiée dans la partie de calcul du plancherh e
b. Poteaux :
Le règlement RPS2000 exige une valeur minimale des arêtes des poteaux de
l’ordre de : amin=25cm. Les dimensions données par la descente de charge
c. Voile :
he
Emin = min (15cm, 20 ¿ pour un voile non rigidifié à ses deux
extrémités.
he
Emin = min (15cm, 22 ¿ pour un voile rigidifié à une extrémité.
he
Emin = min (15cm, 25 ¿ pour un voile rigidifié à ses deux extrémités.
Ayant des hauteurs d’étages comprises entre 3.05 m à 6.4m, avec des voiles rigidifiés
à une extrémité. Soit :
3,6
Emin = (15 cm, 22 ¿ =16.36 cm
1. Principe de calcul :
Pour la descente des charges dues aux poids morts, elle peut
s’effectuer simplement en considérant pour chaque élément son poids
propre et le poids des éléments qu’il supporte.
Par exemple dans le cas un poteau du présent bâtiment, on aura à considérer :
Son poids propre
La charge du plancher qu’il supporte
Le poids propre des poutres qui le chargent
Dégression des surcharges :
Pour les bâtiments à étages, il n’est pas à prévoir que les surcharges
sont appliqués simultanément avec l’intensité maximale, on définit
alors des surcharges réduites applicables seulement dans les cas des
immeubles à usages de logements ou de bureaux.
Q0 : Valeur de la charge d’exploitation sur la terrasse
Q1 : Valeur de la charge d’exploitation du dernier niveau
Qn : Valeur de la charge d’exploitation de l’étage n compté à partir du haut.
On prendra dans les calculs et en cumulé :
-Sous la terrasse : Q0
-Sous le 1er étage à partir du haut : Q0+ Q1
-Sous le 2ème étage à partir du haut : Q0+0.95 (Q1+Q2)
-Sous le 3ème étage à partir du haut : Q0+0.90 (Q1+Q2+ Q3)
8
l 1=8 → h1= =0,20
40
6,4
l 2=6,4 → h 1= =0,16
40
7,6
l 3=7,6 → h 1= =0,19
40
On prend : e=20cm
NB : Après calcul (voir page) et pour éviter l’effet de poinçonnement on a calculer le
poids propre moyen de la dalle pour pouvoir avoir une approximation de la descente
de charge
Etanchéité 20kg/m2
Isolation 20kg/m2
Forme de pente 200kg/m2
Protection étanchéité 100kg/m2
Faux plafond 50kg/m2
Enduit 40kg/m2
Gterrase =430 kg/m2, on prend 450
kg/m2
Tableau 4 : Charge permanente terrasse
Charge d’exploitation :
Qh=0,175 T/m2
Rectangle de charge:
S=63.23 m2
GT=63.23T
Charge d’exploitation:
QT=0,175∗63.23=11.06 T
QT=11.067T
Revêtement 50kg/m2
Faux plafond + Enduit 50kg/m2
Cloisons 100kg/m2
Charge d’exploitation :
Qh=0,250T/m2
Rectangle de charge:
S= (( 2
+
2)(
6.4 7.7
∗
7.6 8
))
+ ∗1,15=63.23 m2
2 2
Charge Permanente:
GT=0.575∗63.23=36.35 T
Charge d’exploitation:
QT=0,250∗63.23=15.80 T
S=
(( ) (
7.7
2
∗
7.6 8
))
+ ∗1,15=34.53 m2
2 2
Charge Permanente:
GT=0,575∗34.53+¿
GT=29.48T
Charge d’exploitation:
QT=8.63T
Plancher 2éme sous-sol :
Rectangle de charge:
S=
(( 6.4 7.7
2
+
2 )(
∗
7.6 8
))
+ ∗1,15=63.23 m
2 2
GT=42.36T
Charge d’exploitation:
QT=0,250∗63.23=15.80 T
QT=15.80T
Plancher 1éme sous-sol :
Rectangle de charge:
S=¿
GT=68.30T
Charge d’exploitation:
QT=0,250∗109.21=27.30 T
QT=27.30 T
Descente de charge du poteau :
Poteau 5 Charge permanente Charge d’exploitation Poteau
Poteau de fondation :
Poteau 2éme sous-sol :
La combinaison des efforts normaux à l’ELU est égale à :
Nu = 1,35G+1,5Q
Nu = 703.737 T
π∗d 2 Nu
B= 4
≥
σb , Avec :
σb=0.6∗¿ fc28=0.6*30=18
d≥ √ 4∗7.037
π∗18
=0.7055 =0.75m
Détermination de A et B :
P
A∗B ≥ , Et : A=B
σsol
P 5.38
A2 ≥ σsol = 0.5
√
A= 5.38 =3.28
0.5
d=0.78=0.8 m
h=0,8+0,06=0,85 m
→ h=0,85 m
e=40 %∗h=0,35
→ e=0,35 m
Poids de la semelle :
Ps= 3.8*3.8*0,35*2,5=12.635
Ps=0,65*0,65*0,5*2,5 =0.528
∑ P s=21,922T
Poids propre de la terre :
PT= 3.8*3.8*1,2*1,6= 27.72T
∑ P=P s+ P t + P=587.522 T
P 5.875
σ= ≤ σsolσ = =0.406 ≤σsol =5 ¯¿
A∗B 3.8∗3.8
3. Ferraillage de la semelle :
Choix d’armatures :
Si on choisit ɸ25 :
4.91 cm2 e
P= 1.35*(412.12+ 21.922+27.72+27.51)+1.5*98.25
P= 807.89 T
8.078∗(3.8−0.65)
P( A−a)
Ax = 8∗d∗σst = 8∗0.8∗500 = 91.44 cm2
1.15
4.91 cm2 e
On prend le cas le plus défavorable c’est l’état limite ultime : 19R25 avec un
espacement de 20 cm dans les deux directions Ax et Ay
Dimensions du voile :
La longueur du voile : L= 5,87m
Chargement :
On ajoute des débords de 1,06 m de part et d’autre de la semelle, ainsi on aura une
longueur de semelle égale à 7 m.
Pour que le sol puisse résister à l’effort normal important la surface de contacte
semelle/sol doit être suffisamment grande, ainsi on prend une largeur B de2 m.
Psemelle= 7,00*2,00*0,5*25=175 KN
5,87*0,25*0,5*25=18,3 KN
Donc l’effort normal total sur la semelle est :
Excentricité :
MA 6193,70
On a : e= Nt = 2714,14 =2,28m
L
La longueur comprimée est égale à : L' =3( −e ¿
2
7
L =3( 2 −2,28 ¿=3,66m
'
'
L 3,66
= =0,52=52%
L 7
2 N 2 x 2714,14
La contrainte maximale est : σmax = = =741,56 KN /m²
L' B 3,66∗2
La contrainte moyenne :
3 σmax+σmin
σmoy= 4
3 σmax +0
σmoy= 4
L’=4,53m
Schéma inverse :
σ1=¿) x σmax
σ1=¿) x 741,56
Moment de la console :
L1²
∗( σmax−σ 1 )∗L 1
2
M’A=σ1* 2
∗2
L1
3
1 , 06²
∗( 741,56−526,79 )∗(1,06)²
M’A=526,79* 2
3
M’A=376,38KN.m/ml
M'A 376,38∗10−3
µ= bd ²∗fbc =
1∗( 0,9∗0,5 )2∗19,7
µ=0,09<0,186 pivot A
α=1,25*(1-√ 1−2 µ ¿
α=1,25*(1-√ 1−2∗0,09 ¿
α=0,118
Bras de levier
Z=0,428cm
Ferraillage de la semelle :
Calcul à l’ELU :
MA 376,38∗10−3
=
A= Z∗σA 500
∗0,428
1,15
5. Calcul du voile :
Données de calcul :
Mur non
Liaison du mur Mur armé armé
Avec un plancher de part et
d'autre 0,8 0,85
Mur encastré en tête et en Avec un plancher d'un seul
pied coté 0,85 0,9
Mur articulé en tête et en pied 1 1
Tableau 8 : Coefficient de flambement des voiles
Elancement mécanique :
lf x √ 12 2,88 x √12
λ= = = 43,37 < 50
(a−0,02) (0,25−0,02)
En premier lieu, il faut s’assurer que l’effort normal pondéré Nu sollicitant le mur à
l’état limite ultime est inférieur à N ultime résistant équilibré par la section du béton
et éventuellement par la section d’armatures.
L’effort limite est, dans le cas d’un mur armé, donnée par la formule suivante :
Br x fc 28 A x fe
Nultime=α x( + )
0,9 x 1,5 1,15
Avec :
A = 29, 25 cm²
D’où :
−4
0,9 x 35 29,25 x 10 x 500
Nultime=0,68 x ( + )
0,9 x 1,5 1,15
Soit :
Nultime 21,26
σultime= = =14,18 MPa
bxa 5,87 x 0,25
Vérification à effectuer :
La justification des voiles doit être effectuée à mi- hauteur et au niveau du plancher :
A mi-hauteur de l’étage :
N 118,30 x 10−3
σu = bxa = = 0,08 MPa ≤ σultime
5,87 x 0,25
A l’étage :
Soit :
( σu lf σu
d =max a ;a x k x σ bc ; 15 x k x σ bc ¿
'
)
¿
d ' =25 cm
l
Et on peut aller jusqu’à un : d’max = =75 cm
8
Les voile sont calculés en flexion composée sous un effort normal de compression N
et un moment de flexion M.
Partiellement comprimée ;
Entièrement comprimée ;
Entièrement tendue.
Avec :
M l
e1 = e0 + ea = +max (2 cm ; )
N 250
Ou :
Géométriques, forfaitaire.
Donc
505,6 3,6
e1 = + max(2 cm; )
118,3 250
e1 = 4,29 m
NB : si l’inégalité est vérifiée, la section est calculée en flexion composée sinon un
calcul de flambement s’impose.
lf 2,88
= =0,49
h 5,87
(
Max 15 ;
15 x 4,29
5,87 )
=15
Moment corrigé :
M= N x e1 = 507,50 KN.m
h 5,87
M= N x (e1 +d- ¿ = 118, 3 x (4, 29+0, 9 x 5, 87- ¿ = 785, 27KN.m
2 2
On aura donc :
Z = d x (1 – 0,4 x α) =5,26m
A= ( MZ −N ) x 1,15
500
=−0,27 cm ²
St ≤ min ( Φ l; 20 cm )=16 cm
Disposition sismique :
Région d étendant de la base du voile sur une longueur Lc définie comme suit :
Avec :
L : La largeur du voile.
Donc :
o Zone critique :
o Zone courante :
[
ρv≥ max 0,001 ; 0,0015 x
400 θ
fe
x (3 x
σu
σ bc ]
−1) = 0,001
Ainsi, sur chaque face on aura 2,5cm²/ml, ce qui donne 2x5 T8 /ml avec un
espacement de 20cm
Le DTU23.1 précise que le pourcentage minimal doit être au moins égale à la plus
grande des deux valeurs, selon le RPS2011 :
[ 2
ρh≥ max 0,001 ; ρ v
3 ]
On prend ρh = 0,2%
Ah= 5cm²/ml
La section d’armatures horizontales parallèles aux faces du mur doit être répartie par
moitié sur chacune des faces d’une façon uniforme sur la totalité de l’élément.
Ainsi, sur chaque face on aura 2,5cm²/ml, ce qui donne 2x5 T8 /ml avec un
espacement de 20cm
Coupe A-A
Armature transversales, T6
e= 16cm
Vérification de cisaillement :
ω f =100 x ( )
Af
axd
=100 x (
16.4 x 10−4
0.25 x 5.67 )
=0.1 %
N
La contrainte normale de compression : σ = =0.08 MPa
axl
M 505,6
Le paramètre d'excentricité :α N = = =0.72
Nxl 118.3 x 5.87
¿ V (1+ k ) 0.571 x (1+1.4)
L’effort tranchant de calcul :V = = =0.68 MN
2 2
√ 2
3
2
❑2=0.45 x f t 28 x (f t 28 + σ )=0.45 x 2.7 x (2.7 + x 0.08)=1.22 MPa
3 √
La contrainte limite de résistance à l'effort tranchant après fissuration, compte
tenu des armatures longitudinales :
On a alors :
❑3=2,56 x ( 1+3 x 0.001 )+1.5 x 0.08=1,34 MPa
¿
❑ ≤❑lim ¿¿
¿
D’où : ❑ =048≤ ❑lim ¿¿
1. Définition :
L’annexe E4 du BAEL donne les méthodes de calcul et les dispositions constructives des
planchers champignons et des planchers dalles. Elle concerne les bâtiments dont les
planchers sont constitués par des dalles continues sans nervures, supportées directement
par des poteaux sauf éventuellement sur leurs rives le long desquelles l’appui peut être
continu.
On considère chaque file de panneaux limitée par deux axes de poteaux comme une
poutre continue sur appuis simples.
Le plancher dalle doit être calculé de façon à ce que les deux systèmes perpendiculaires
(pris indépendamment) soient capables d’équilibrer la totalité des charges appliquées.
Les calculs sont conduits de façon identique suivant chacune des deux directions
a. Méthode de calcul :
Les moments de flexion (de la poutre continue constituée par une bande) peuvent être
déterminés par la méthode forfaitaire, sous réserve de prendre en compte la portée entre axes
des poteaux.
Le moment sur appui intermédiaire est au moins égal à 50% du moment isostatique de la travée
voisine la plus sollicitée.
Mw+ Me
Pour chaque panneau et direction on doit vérifier : MT+ ≥ 1.25 M0
2
Les deux cas, fonction de la valeur de « a », viennent du fait que l’on considère des portées
entraxes (et non pas aux nus des poteaux) et que l’on écrête ensuite les moments sur
appuis.
lx−a ly 1+ly 2
Vu = p . −(1.10 ou 1.15)
2 2
ly 1+ly 2+ 2b lx−a
Vou = Vu =p . ( Ly 1+ Ly 2+ 2b ) .( 1.10 ou1.15)
2(ly 1+ly 2) 8
Vou
La contrainte tangente est calculée par : τu=
( b+h ) . d
Cette contrainte est limitée conformément à l’article A.5.2.3 du BAEL, c’est à dire que les limites
sont celles des poutres, multipliées par un coefficient égal à 10h/3, ce coefficient restant
inférieur à 1.
Les armatures transversales ne sont pas nécessaires si τ u ≤0,042f c28. Dans le cas contraire,
elles sont calculées conformément à l’article A.5.232.
Les armatures supérieures de la dalle traversant la section de largeur b+2h doivent équilibrer un
effort de traction égal à 1,2 Vou
c. Vérification au poinçonnement :
Au droit des appuis, il est impératif de vérifier le non-poinçonnement de la dalle sur le poteau.
C'est-à- dire que l’on souhaite vérifier que le poteau de « transperce » la dalle.
fc 28
Pour cela, la réaction Pu sur le poteau doit vérifier la condition suivante :Pu ≤ 0.045.uc.h.
δb
uc: périmètre critique. Dans le cas d’un plancher-dalle, il s’agit du périmètre du poteau.
h : épaisseur de la dalle.
En général, lorsque cette vérification n’est pas satisfaite, on augmente l’épaisseur de la dalle ou
on met en place un plancher champignon (qui augmente le périmètre critique).
5. Principe de ferraillage :
a. Pourcentages minimaux :
Ax 1 400 Ay 1 400
≥ . Et ≥ .
l y .h 1000 fe l x . h 1000 fe
' '
Avec
Demi-bandes centrales
Ainf 1
≥ (si charges réparties uniquement).
Asup 4
Ainf 1
≥ (si charges concentrées)
Asup 3
Avec :
Ax Ay
Asup= Max ( ;
ly−2 . l' yt lx−2 . l' xt
)
Ax Ay
Ainf= Min ( ;
ly−2 . l' yt lx−2 . l' xt
)
La répartition des armatures est uniforme dans chaque bande avec un réseau supérieur et
inférieur dont le principe est le suivant :
Concernant les armatures inférieures, il est possible d’arrêter une barre sur deux. Dans ce cas, ce
sont toujours les plus gros diamètres qui doivent être prolongés (s’il y a des diamètres
différents).
Les aciers de chapeaux doivent se croiser sur appuis avec une longueur au moins égale à la
longueur de recouvrement.
Il est souvent plus simple de mettre en œuvre des treillis soudés pour ferrailler les planchers
dalles.
a. Plancher dalle :
Prenons h = 20 cm. Epaisseur qui sera par la suite vérifiée dans la partie poinçonnement.
Les hypothèses étant vérifiée on peut alors appliquer les règles de l’annexe E4 du BAEL 91
mod 99.
Rappel :
Epaisseur de la dalle : e=0.22m
Q= 3.5 KN/m²
Pu= 1.35G+1.5Q
Pu=16.05KN/ml
Moments en travées :
⟶ Travée 1 : Mt01= 0.8 x M01=0.8 x 817.4= 653.92KN.m
196.17 x 10
−3 M t 01 , R
A=
A= 500 zXσA
0.18 X
1.15
261.56 x 10−3
A= 25.06cm² A= 500
0.183 X
1.15
A= 32.87cm²
Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 57
Moment ferraillage sur appuis intermédiaires :
M1=M2= 408.7 KN.m
μ= 2
3.18∗( 0.22−0.025 ) x 19.83
μ=0.135<0.183
μ=0,034<0.183
α=1,25 X (1 – √ 1−2 xμ )
α=1,25 X (1 – √ 1−2 x μ )
α= 0 .183
α= 0 .043
z= d (1-0.4xα)
z= d (1-0.4xα)
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0 .183)
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0.043)
z= 0.181m
z= 0.192m
Armature :
Armature :
M 1,R
A=
zXσA M 1,c
A=
−3
zXσA
163.48 x 10
A= 500 = 20.803cm 81.74 x 10
−3
0.181 X
1.15 A= 500 = 9.81cm²
0.192 X
1.15
α=1,25 X (1 – √ 1−2 x μ )
α=1,25 X (1 – √ 1−2 x μ )
α= 0 .144
α= 0 .035
z= d (1-0.4xα)
z= d (1-0.4xα)
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x0 .144)
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0.035)
z= 0.184m
z= 0.192 m
Armature :
Armature :
−3
130.78 x 10
M 2,R
A= = 500 = 16.36 cm² M 2 , c 65.39 x 10−3
zXσA 0.184 X =
1.15 A= zXσA 500 = 7.82cm²
0.192 X
1.15
Pour le ferraillage des armatures puisque il y a symétrie au aura les mêmes sections
au niveau de l’appui 2 et 3 et la travée 23.
A0 T1 A1 T2 A2 T3 A3
Moment(KN.m) 326,96 653,92 408,7 525,01 408,7 653,92 326,26
bande Moment(KN.m) 65,39 261,56 81,74 210 81,74 261,56 65,39
central section (cm²) 7,82 32,87 9,81 27,44 9,81 32,87 7,82
bande de Moment(KN.m) 130.78 196,17 163,48 157,63 163,48 196,17 130.78
rive section (cm²) 16.36 25,06 20,8 19,23 20,8 25,06 16.36
Tableau 9 : Récapitulatif des résultats Ox /1er bande
Moments en travées :
⟶ Travée 1 : Mt01= 0.8 x M01=0.8 x 821.76 = 657.40 KN.m
Bande centrale
Demi-bande de rive :
Mt01,R=0.3x Mt01 = 0.3 x 657.40 =197.22 KN.m Mt12,c=0.4x Mt01 = 0.4 x 657.4 =262.96 KN.m
M t 01 , R M t 01 , R
μ= μ= 2
b d2 fbc b d fb c
α= 0 .163 α= 0 .145
z= d (1-0.4x α) z= d (1-0.4xα)
z= 0.177m z= 0.184m
Armature : Armature :
M t 01 , R M t 01 , R
A= A=
zXσA zXσA
−3
197.22 x 10−3 262.96 x 10
A= 500 A= 500
0.177 X 0.184 X
1.15 1.15
A= 32.92cm²
Moment ferraillage sur appuis intermédiaires :
M1=M2= 410.88 KN.m
Bande centrale
Demi-bande de rive :
M1,c=0.2x M1 = 0.2 x 410.88 =82.17 KN.m
M1,R=0.4x M1 = 0.4 x 410.88 =164.35 KN.m
M t 01 , R
M 1,R μ= 2
μ= 2 b d fbc
b d fbc
−3
−3 82.17 x 10
164.35 x 10 μ= 2
μ= 2 3.2∗( 0.22−0.025 ) x 19.83
1.6∗( 0.22−0.025 ) x 19.83
α= 0 .184 α= 0 .043
z= d (1-0.4xα) z= d (1-0.4xα)
z= 0.181m z= 0.192m
Armature : Armature :
M 1,R M 1,c
A= A=
zXσA zXσA
−3 −3
164.35 x 10 82.17 x 10
A= 500 = 20.92cm² A= 500 = 9.86cm²
0.181 X 0.192 X
1.15 1.15
Mt12,r=0.4x Mt12 = 0.4 x 527.48 =211KN.m Mt12,c=0.3x Mt12 = 0.3 x 527.48 =158.24 KN.m
M t 12 , r M t 12 , R
μ= μ=
2
b d fbc b d 2 fbc
−3 −3
211 x 10 158.24 x 10
μ= 2 μ= 2
1.6∗( 0.22−0.025 ) x 19.83 3.16∗( 0.22−0.025 ) x 19.83
α= 0 .242 α= 0 .085
z= d (1-0.4xα) z= d (1-0.4xα)
z= 0.176m z= 0.188 m
Armature : Armature :
M t 01 , R M t 12 , R
A= A=
zXσA
zXσA
211 x 10
−3
158.24 x 10−3
A= 500 A= 500
0.176 X 0.188 X
1.15 1.15
A0 T1 A1 T2 A2 T3 A3
Moment(KN.m) 326,7 657,4 410,88 527,48 410,88 657,4 326,7
bande Moment(KN.m) 65,74 262,96 82,17 211 82,17 262,96 65,74
central section (cm²) 7,86 32,92 9,86 27,44 9,86 32,92 7,86
bande de Moment(KN.m) 131,48 197,22 164,35 158,24 164,35 197,22 131,48
rive section (cm²) 16,46 25,55 20,92 19,32 20,92 25,55 16,46
ème
Tableau récapitulatif des moments et section d’acier selon Ox/2 bande :
Tableau 10 : Récapitulatif des résultats Ox /2ème bande
Pu= 1.35G+1.5Q
Pu=16.05KN/ml
Mt01,R=0.3x Mt01 = 0.3 x 525.92 =157.77 Mt12,c=0.4x Mt01 = 0.4 x 525.92 =210.36
KN.m KN.m
M t 01 , R M t 01 , R
μ= 2 μ= 2
b d fbc b d fbc
−3
157.77 x 10 210.36 x 10−3
μ= μ=
2∗( 0.22−0.025 )2 x 19.83 4∗( 0.22−0.025 )2 x 19.83
μ=0.087<0.183 μ=0.07<0.183
α= 0 .114 α= 0 .09
z= d (1-0.4x α) z= d (1-0.4xα)
M t 01 , R
A=
zXσA x (1-0.4 x 0.114)
z = (0.22-0.025) z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0.09)
z= 0.186m z= 0.188m
Armature :
M t 01 , R
A=
M t 01 , R zXσA
A=
zXσA
−3
157.77 x 10 210.36 x 10
−3
A= 16.25cm²
Demi-bande de rive :
Bande centrale
M1,R=0.4x M1 = 0.4 x 328.7 =131.48 KN.m
M1,c=0.2x M1 = 0.2 x 328.7 =65.74 KN.m
M 1,R
μ= 2 M t 01 , R
b d fbc μ=
b d2 fbc
131.48 x 10−3
μ= 2 65.74 x 10−3
2∗( 0.22−0.025 ) x 19.83 μ=
4∗( 0.22−0.025 )2 x 19.83
μ=0.087<0.183
μ=0,022 <0.183
α=1,25 X (1 – √ 1−2 x μ )
α=1,25 X (1 – √ 1−2 x μ )
α= 0 .114
α= 0 .028
z= d (1-0.4xα)
z= d (1-0.4xα)
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0 .114)
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0.028)
z= 0.186m
z= 0.193m
Armature :
Armature :
−3
M 1 , R 131.48 x 10 −3
A= =
z∗σA 0.186 X 500
= 16.25cm² M 1,c
65.74 x 10
1.15 A= = 500 = 7.84cm²
zXσA 0.193 X
1.15
Demi-bande de rive :
Bande centrale
M1,R=0.4x M1 = 0.4 x 262.96 =105.18 KN.m
M1,c=0.2x M1 = 0.2 x 262.96 =52.59 KN.m
M 1,R
μ= M t 01 , R
2
b d fbc μ=
b d2 fbc
105.18 x 10−3 −3
μ= 52.59 x 10
2∗( 0.22−0.025 )2 x 19.83 μ=
4∗( 0.22−0.025 )2 x 19.83
μ=0.07<0.183
μ=0,017 <0.183
α=1,25 X (1 – √ 1−2 xμ )
α=1,25 X (1 – √ 1−2 x μ )
α= 0 .09
α= 0 .022
z= d (1-0.4x α)
z= d (1-0.4xα)
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0 .09)
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0.022)
z= 0.188m
z= 0.193m
Armature :
Armature :
−3
105.18 x 10
M 1,R 52.59 x 10−3
A= = 500 = 12.87cm²
A=
M 1,c
=
zXσA 0.188 X 500 = 6.22cm²
1.15 zXσA 0.193 X
1.15
Calcul ferraillage sur la 2ème travée :
Avec Mt01=521 KN.m Avec Mt01=521KN.m
Mt01,R=0.3x Mt01 = 0.3 x 521=156.3 KN.m Mt12,c=0.4x Mt01 = 0.4 x 521=208.4 KN.m
M t 01 , R M t 01 , R
μ= 2 μ= 2
b d fbc b d fbc
A0 T1 A1 T2 A2
Moment(KN.m) 262,96 525.92 328,7 521 262,96
bande Moment(KN.m) 52,59 210,36 65,74 208.4 52,59
central section (cm²) 6,22 25,74 7,84 25,5 6,22
bande de Moment(KN.m) 105,18 157,77 131,48 156.3 105,18
rive section (cm²) 12,87 19,72 16,25 19,505 12,87
Tableau 11 : Récapitulatif des résultats Oy /1er bande
Moments en travées :
⟶ Travée 1 : Mt01= 0.8 x M01=0.8 x 653.29 = 522.63 KN.m
Mt01,R=0.3x Mt01 = 0.3 x 522.63 =156.78 Mt12,c=0.4x Mt01 = 0.4 x 522.63 =209.05 KN.m
KN.m
M t 01 , R
M t 01 , R μ=
b d2 fbc
μ=
b d2 fbc
−3
209.05 x 10
μ=
156.78 x 10−3 2
3.97∗( 0.22−0.025 ) x 19.83
μ=
1.98∗( 0.22−0.025 )2 x 19.83
μ=0.07<0.183
μ=0.105<0.183
α=1,25 X (1 – √ 1−2 x μ) ,α= 0 .091
α=1,25 X (1 – √ 1−2 xμ ) , α= 0 .139
z= d (1-0.4xα)
z= d (1-0.4x α)
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0.091)
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0.114)
z= 0.188m
z= 0.184m
M t 01 , R
MMbyer
t 01 , Ret Aaglane projet finA=
d’étude
zXσA 70
A=
zXσA
209.05 x 10−3
−3
A= 500 = 19.58cm² 1.15
0.184 X
1.15
M1,R=0.4x M1 = 0.4 x 326.64 =130.65 KN.m M1,c=0.2x M1 = 0.2 x 326.64 =65.32 KN.m
M 1,R M t 01 , R
μ= μ= 2
2
b d fbc b d fbc
−3
130.65 x 10−3 65.74 x 10
μ= μ=
1.98∗( 0.22−0.025 )2 x 19.83 4∗( 0.22−0.025 )2 x 19.83
α= 0 .115 α= 0 .028
z= d (1-0.4xα) z= d (1-0.4xα)
z= 0.186m z= 0.193m
Armature : Armature :
M 1,R M 1,c
A= A=
zXσA zXσA
−3
130.65 x 10
−3 65.32 x 10
A= 500 = 16.15cm² A= 500 = 7.8cm²
0.186 X 0.193 X
1.15 1.15
A0 T1 A1 T2 A2
Moment(KN.m) 261,64 522,63 326,64 517,74 261,64
bande Moment(KN.m) 52,32 209,05 65,32 207,09 52,32
central section (cm²) 6,22 25,58 7,8 25,33 6,22
bande de Moment(KN.m) 104,65 156,78 130,65 155,32 104,65
rive section (cm²) 12,8 19,58 16,15 19,38 12,8
Tableau 12 : Récapitulatif des résultats Oy /2ème bande
Amin 1 400
= x
h 1000 fe
400 xh
Amin=
1000 xfe
Amin=1.76 cm ²
En posant
Ax Ay
Asup=Max ( ' ; )
(ly−2 y t ) (lx−2 xt ' )
Ax Ay
Ainf=Min ( ' ; )
(ly−2 y t ) (lx−2 xt ')
Avec :
Asup = 10,27
Ainf= 6,43
{
1
:charge concenté
Ainf
≥ 3
Asup 1
:charge répartie
4
Ainf
=0,62> 0,25 donc vérifié.
Asup
Démarche BAEL :
Le BAEL propose, dans l’article 5.2, la méthode suivante pour la vérification du
phénomène du poinçonnement :
Les calculs suivants sont faits pour le poteau le plus sollicité 7/J : (voir annexe pour
tous les poteaux du PH2étage)
Qu= 0,96 MN
Pour prendre en compte l’effort tranchant au niveau du poteau qui n’est pas
constant on multiplie la charge par un coefficient selon la disposition du poteau.
Avec :
On a uc = π x ( D+h ) = 3, 20 m
' 35
Q u ≤ 0,045 x 3,20 x 0,22 x =0,74 MN ; Donc condition non vérifié
1,5
uc = π x ( D+h ) = 3,61 m
35
Q' u ≤ 0,045 x 3,61 x 0,22 x =1,33 MN ; Donc condition non vérifié
1,5
On procède à une vérification de l’effort tranchant au droit des poteaux et dans les
deux directions, on admet de prendre la moitié de l’effort tranchant dans chaque
direction. Ainsi, au nu du poteau, l’effort tranchant, pour une charge répartie, vaut :
On prend comme exemple de calcul le poteau 7/J (le poteau le plus sollicité), l’effort
tranchant suivant l’axe X au nu de ce poteau est calculé comme suit :
On a: D’après le BAEL (Art E.4.0, 2), pour les poteaux circulaires, on les considère
comme des poteaux carrés de côté donné par la formule suivante :
1,7(7,95−0,7)(7,7+7,3+2 x 0,7)
8
Vou =25,26
Vou <τu= {0,05xfc28x left (b+h right ) xd} over {γb} =26,83T ;Vérifié
Vérification béton :
{
fc 28
τ limi= 0,20 x
Avec γb = 4,66MPa
5 MPa
Introduites au Maroc au milieu des années 90 par les entreprises espagnoles, les
dalles réticulées sont aujourd’hui de plus en plus utilisées dans les habitations, les
bâtiments d’offices, les salles et halls industriels, les salles d’expositions, les passages
et les mosquées.
Puisque le prix du béton est en hausse et que les longueurs des travées sont de plus
en plus grandes, la limitation de l’épaisseur du plancher demeure ainsi une tâche
difficile, une construction par dalles réticulées peut être ainsi une alternative
économique.
La dalle réticulée appartient à la famille des dalles en béton armé, non homogènes,
allégées et armées suivant deux directions orthogonales formant une plaque
nervurée.
- L’entre axe « e », est la distance s éparant les axes de deux nervures
consécutives
- Epaisseur totale du plancher « H »
- Epaisseur de la dalle de compression « C »
- Epaisseur du bloc léger perdu ou récupérable « h »
- Largeur des nervures « b » , bien que pour les dalles réticulées avec caissons
récupérable , cette largeur varie d’une manière tronco-pyramidale .
Largeur varie
Figure 28 : les paramètres caractérisant un plancher réticulé
2. Abaques :
A l’endroit du croisement des poteaux avec le plancher réticulé, les sollicitations deviennent de
plus en plus importantes, c’est pour cette raison qu’on dote le plancher dans ces endroits d’une
dalle pleine appelé abaque. L’abaque peut avoir la même épaisseur H que la plaque (tendance
actuelle adoptée pour la réalisation de la majorité des dalles planes), comme il peut dépasser la
hauteur H et avoir une forme rectangulaire ou tronco-pyramidale à angle 45° appelé chapiteaux
dans le cas de dalles ayant de grandes portées et supportant des charges élevées.
Ces abaques en béton armé sont utilisés pour faire face au problème de poinçonnement
provoqué par les poteaux, l’ajout d’une partie champignon à l’abaque dans le cas des surcharges
excessives doit être effectué en respectant un angle de 45° au-dessous du plancher, cette partie
saillante du plancher est appelée chapiteau.
Les chapiteaux sont rarement utilisés car leur coffrage s’avère très compliquer, ils ne sont
utilisés que dans les constructions de type industriel ou dans des locaux commerciaux dont les
surcharges d’exploitation sont assez élevées.
Les dalles réticulées résistent très bien aux actions verticales qu’elles soient réparties ou
ponctuelles, mais elles sont faibles devant les sollicitations horizontales.
3. Couronne :
Dans les planchers réticulés, on trouve aussi des poutres noyées dans l’épaisseur de la dalle ou à
très faible retombée. Ce type de poutre sont encastrés dans la dalle et sont conçues pour
résister, à la fois, à la flexion et à la torsion. Ces poutres sont appelées « couronnes ».
Les couronnes relient les abaques entre eux, entourent les bords du plancher et enlacent les
vides prévus pour les trémies, ascenseurs ou cages d’escaliers.
Les dalles réticulées avec blocs creux en béton sont les plus étendues industriellement.
Elle présente des nervures avec un entraxe de 80 cm et une largeur de 10cm. Les
dimensions du caisson formé avec ces blocs sont de l’ordre de 70*70 cm. Le caisson peut
être constitué de 3, 4 ou 6 blocs. La hauteur des blocs varient entre 23 et 35cm avec une
couche de compression de 3 à 5 cm.
Notons que plus le nombre de blocs est grand plus la manutention et la mise en œuvre des
caissons sont aisées.
Blocs en céramique :
L’utilisation des caissons récupérables est la plus répandue, car elle permet de réduire les
délais d’exécution.
L’usage des caissons récupérables dans la mise en œuvre des dalles réticulées est
primordial lorsque les portées entre appuis dépassent les 7 ou 8 mètres.
Cette classe de dalles réticulées se configure essentiellement avec des caissons e/e
De 80 cm. Son coffrage constitue des moules en plastique tronc-pyramidaux qui sont
récupérés pour un usage ultérieur.
L’épaisseur minimale des nervures a été unifié à 12cm et la différence entre les
divers moules existant dans le marché est négligeable. Tandis que la hauteur est
habituellement égale à 25cm, entrant dans la mise en œuvre des dalles réticulées de
25+5 cm. Ce type est le plus utilisé dans les garages et les sous sols des logements.
On utilise un faux plafond pour cacher les voûtes du plancher réticulé dans les
bâtiments à usage d’habitation mais dans les locaux publics on préfère les laisser
nus aux visiteurs.
Figure 32 : coffrage d’un plancher réticulé à l’aide des caissons récupérables
Entre- axe :
La norme espagnole exige que la séparation entre les nervures ne doive pas
dépasser
1m. L’entre-axe commercial le plus répandu est de 80 cm dans les deux directions.
Nervure :
La modélisation orthogonale des nervures dépend du type de plan de coffrage. En
effet, une telle modélisation devrait faire aboutir à la forme la plus structurelle et
simple à construire. Parfois il serait nécessaire de mettre une bande de transition
pour changer la direction des nervures afin d’obtenir une conception harmonique et
simple et aussi de minimiser l'excès du béton au niveau des bords lorsqu’il n'y a pas
de parallélisme entre ces derniers et les nervures.
La largeur de la base des nervures recommandée par la norme ne doit pas être
inférieur à 7cm ni au quart de la hauteur h du bloc léger récupérable :
h
b> max( , 7 cm)
4
Cette valeur s’avère adéquate pour le comportement que présente face à la flexion
et au cisaillement.
Lorsque le plancher doit résister à des charges très élevées (jardins, matériaux
stockés, etc.), le problème de cisaillement exige d'élargir les nervures dans les zones
proches de l'abaque. La solution la plus commode pour réaliser ceci, est d’enlever
certains blocs des caissons, ainsi, les nervures auront environ une largeur de 33 cm
sans modifié la modélisation globale des nervures dans le reste de la plaque.
Les caissons récupérables doivent avoir une inclinaison de 81° au pied des nervures
afin de faciliter le décoffrage des blocs après le durcissement du béton.
Figure 35 : Schéma des nervures des dalles réticulées avec caisson récupérables
Les chapiteaux :
La présence des chapiteaux est nécessaire dans le cas des surcharges excessives.
Pour leur réalisation, la norme exige une inclinaison utile de 45° pour une résistance
meilleure au poinçonnement.
Les abaques :
La zone massive entourant les poteaux dans les dalles réticulées est dite abaques,
son rôle est de canaliser les charges que reçoivent les nervures au support poteau et
de doter le plancher d’une bonne résistance au poinçonnement.
« La distance entre le bord de l'abaque à l'axe de support ne doit pas être inférieure
à
La distance au bord est inférieur à 1 mètre, est dans ce cas il est conseillé d’étendre
le abaque jusqu’au bord.
Quand les portées et les charges de calcul sont élevées, les abaque x peuvent être
dotés d’une épaisseur supplémentaire égale à 0,03L avec des bords inclinés de 45 °.
Poteaux :
Il est recommandé que La section minimale des dalles réticulées ne doive pas être
inférieure à 30x30 cm.
Pour les piliers d'angle, afin d’éviter les problèmes liés au poinçonnement ne devrait
être jamais inférieur à 30x30 cm car ils sont calculés à la flexion déviée et supporte
un effort normal supérieur dû à la grande variation des moments négatifs en travées
de bord. Pour des portées de 5-6 m on pourrait adopter une section de 40x40 cm.
Les piliers de rives doivent avoir une section de 40x30 cm pour des portés supérieurs
à 5 m.
a0 ≥25cm b0 ≥ 25cm
a0 ≥h0+h b0 ≥ h0+h
amax bmax
a0 ≥ b0 ≥
20 20
La distribution correcte des poteaux est celle qui forme la maille la plus carrée
possible. Autrement dit, les portées (L) doivent être égales à 6 m avec 1 mètre près.
La distance (L’) séparant les supports (poteaux) des bords doit être de l’ordre de 1m,
1.5m pour des portées de 6m.
- Charges verticales
Dans la norme espagnole (EH-88) article 56.2, il est conseillé pour les plaques
allégées de prendre comme épaisseur :
La couche de compression :
Pour les caissons récupérables, la norme EHE-88 exige que la couche de compression
ait une épaisseur minimale de un dixième de la portée libre entre nervures C ≥ L/10 .
Selon la norme actuelle EHE, article 56.2 : « la séparation entre les axes des nervures
ne doit pas dépasser 100cm et l’épaisseur de la couche de compression ne doit pas
être inférieure à 5cm tout en ajoutant des armatures de répartition dans la maille ».
La couronne :
Il s’agit des poutres situé au niveau des bords de la dalle réticulée et des
réservations.
H(cm) 20 25 30 35
B(cm) 25 25 30 35
Tableau 14 : Largeur des couronnes en fonction de l’épaisseur du plancher
La méthode des portiques virtuels est une méthode de calcul des planchers réticulés
qui se base sur une discrétisions de la structure en portique virtuels de la structure
en portiques virtuels. Cette méthode n’est certainement pas la méthode la plus
exacte mais elle reste l’approche de calcul la plus simple permettant à l’ingénieur
d’aborder d’une manière simple et rapide n’importe quelle structure en planchers
réticulés.
En analysant le portique on obtient les efforts dans les différents éléments : les
moments positifs et négatifs, les efforts tranchant dans les bandes, et les moments
et les efforts normaux dans les poteaux. La méthode simplifiée des portiques virtuels
exige la vérification d’une panoplie de conditions pour pouvoir l’appliquer, Toutefois,
en pratique, on est souvent confronté à des cas où ces conditions dictées par la
norme EHE ne sont pas vérifiées, dans ce cas, on essaye de suivre certaines
démarches de modélisation qui permettent de ramener le cas pour qu’il réponde aux
conditions de la méthode.
c. Enveloppes de calcul :
Le code américain ACI admet pour des charges verticales, une seule combinaison de
charge «g+q » qui est appliquée dans toutes les travées, toujours si la surcharge ne
La charge permanente dans toutes les travées, et le 75% des surcharges dans la
travée d’étude pour la détermination des moments positifs.
La charge permanente dans toutes les travées, et le 75% des surcharges dans les
travées adjacentes à la travée d’étude pour la détermination des moments négatifs.
Terminologie :
Cadre : La zone de plancher délimitée par quatre poteaux voisins formant les
sommets d’un polygone à quatre côtés.
Cadre extérieur : Cadre dont un ou deux cotés sont des poteaux de rive.
Cadre intérieur : Cadre dont aucun coté n’est de rive.
Bande latérale : La bande située latéralement sur un cadre ou une file de
cadres dont la largeur, dans chaque travée est égale au ¼ de la plus petite
dimension du cadre.
Bande centrale : la bande située dans le centre d’un cadre ou d’une file de
cadres, et limitée par les deux bandes latérales correspondantes.
Bande des supports : c’est l’union des deux demi-bandes latérales entourant
la file des poteaux.
Portique virtuel : l’union d’une ou deux demi-bandes des supports et une ou
deux demi-bandes centrales.
Dans les planchers réticulés, la transmission des moments de la plaque aux supports
s’effectue en partie suivant le travail à la flexion, et le reste suivant la torsion. Pour
cette raison, on substitue les rigidités de chaque élément par une rigidité qu’on
appellera équivalente pour tenir en compte de ces effets.
kCE
β=
kPL
1 1 1
= +
kce ∑ Ks ∑ Kt
4 E b 0 a 02
Kce=
λ x b x b 0 x a 02
12 h+
H3
Avec :
a0: Epaisseur
H: Epaisseur du plancher
h: hauteur du support
Epaisseur du poteau a0 λ
H 2.52
1.5 H 1.81
2H 1.55
2.5 H 1.43
3H 1.35
Tableau 15 : Les valeurs du paramètre λ
Dans le cas d’un portique virtuel extérieur , et si on est en présence d’une couronne
sans retombée , on n’est pas obligé de corriger la rigidité des poteaux, c’est à dire
qu’on conservera dans ce cas la valeur :
3
4 x E xb0 x a0
Kce=Ks=
12 h
La norme espagnole EHE adopte une simplification à la rigidité équivalente qui est
prise égale à la rigidité à la flexion réduite à 2/3, c’est-à-dire :
2 8xExI
Kce= Ks=
3 3h
Dans le cas des dalles pleines, la rigidité à la flexion d’une travée de portée a est
donnée par :
Ip
Kpl=4 E
a
Ip
Kpi=4,8 E
a
Limites de validité :
Avec :
En se basant sur des études faites sur des cas réels, le code américain ACI-318
recommande la distribution suivante des moments en travées :
0,65
M 1= M0
1
(1+ )
β
0,28
M 2=0,63− M0
1
(1+ )
β
0,1
M 3=0,75− M0
1
(1+ )
β
Les moments dans les poteaux peuvent être estimés à travers les formules
simplifiées suivantes :
0,65 x M 0 x Ks
Me=
1
(1+ )
β
∑K : la somme des les rigidités des trois barres qui traversent le nœud.
a. Moment négatifs :
b. Moment positifs :
L’ingénieur Florentino Regalado Tesoro adopte une autre distribution qui coïncide
pratiquement avec le tableau de l’EHE, sauf pour les poteaux périphériques.
Les essais à échelle réelle qui ont été effectués, ont montré que les fissures se
propagent toujours en commençant par les bords, et pour ces différentes raisons, le
dimensionnement des couronnes nécessitent une très grande attention.
Sans doute, les couronnes sont les seules structures qui doivent être dimensionnées
à trois types de sollicitations :
La flexion : car les couronnes jouent le rôle d’une poutre noyée dans
le plancher qui est soumise à une charge transmise par le plancher et
autre par le poids des cloisons de façade qui reposent directement sur
celles-ci.
La torsion : les bords d’un plancher réticulé sont soumis à des torsions
provoquées par la flexion du plancher tout entier.
L’effort tranchant : car les couronnes sont traitées comme toute autre
structure horizontale, elles dont calculées à l’effort tranchant.
On distinguera par la suite entre deux types de couronnes :
Les couronnes de type Zs : et sont les couronnes appartenant aux
bandes des supports.
Les couronnes de type Zc: et sont les couronnes appartenant aux
bandes centrales.
k. Dimensionnement à la flexion :
Pour le calcul manuel des couronnes de bord, on propose les formules pratiques
suivantes pour déterminer les moments de flexion à considérer dans le
dimensionnement.
Figure 54 : Coefficient à considérer pour le calcul des moments de flexion des couronnes
P1 x A x L P 2 x L2
M 0= +
16 8
Mv le moment en travée
Mi = 0.87.σ(-). K1.Mo
Md=0.87.σ(-). K2.Mo
Mv=0.87.σ(+). K3.Mo
Avec :
Dimensionnement à la torsion :
a torsion dans les couronnes n’est pas suffisamment étudiée, on trouve dans la
norme espagnole une grande simplification du dimensionnement à la torsion :
Dans la norme EH-88, on recommande que les couronnes doivent avoir des
armatures transversales de diamètre 6mm à 8mm pour un espacement de 0,5d avec
d est la hauteur utile du plancher et ces armatures seront capables d’absorber les
efforts produits par la torsion et l’effort tranchant. Ces recommandations de la
norme espagnole, trouvent de nombreuses critiques, car elles négligent par ce fait
plusieurs facteurs qui régissent la torsion dans les couronnes, parmi ces facteurs on
trouve :
Mt=0,5 ( 1− λ ) x M
Avec :
1
λ=
√
d
c 1+
2 2
1+ x
3 c 2+ d
L
M =P 1 x A 2
18
Tels que :
Remarque :
Etant donné qu’en général, les valeurs de λ varient entre 0.6 et 0.7, on trouve
pour Mt une valeur approximative de :
ΣAl Tu
fe=
u 2Ω
Avec :
Tu : le moment de torsion ;
Pour un profil plein de forme convexe, on remplace la section réelle par une
section creuse équivalente dont l'épaisseur de paroi est égale au sixième du
diamètre du cercle qu'il est possible d'inscrire dans le contour extérieur.
Avec :
Armatures transversales :
At Tu
x fed=
St 2Ω
Le périmètre critique est réduit S’il existe des vides à une distance qui ne dépasse
pas cinq fois l’épaisseur utile de la plaque calculée à partir de l’axe du poteau
m. Vérification :
τ=
Ac
+(
V x d αx x M 1
Jy ) (
x X+
αy x M 2
Jx )
x Y < fcp=2 fcv
Avec :
n. Ferraillage :
Fres=Vd−fc 28 x Ac
(n x Ab x fac)
Vsu=0,9 x √ 2 x d x
s
Avec :
d : hauteur utile.
Les barres inclinées à 45° sont faciles à mettre en œuvre. En général, il suffit de
mettre en place un ensemble de barres de Ø10 pour résoudre le problème dans les
cas usuels et, seulement dans les cas exceptionnels de surcharges anormales qu’il est
nécessaire de recourir à la solution mixte des étriers verticaux et barres inclinés de
diamètre supérieur.
Avec :
K est un coefficient qui dépend des moments extrêmes dans la travée (voir figure ci-
dessus).
Dans le cas ou l’entre axe des nervures est 0.8 m, la formule de l’effort tranchant
s’exerçant sur chaque nervure :
Va=
[ K x 2 L x ( BI +BD ) x P ]
9
[ K x 2 L x Bx P ]
Va=
9
Va
Vn=
n
Avec :
Dans le cas ou l’entre axe des nervures est 0.8 m, la formule de l’effort tranchant
s’exerçant sur chaque nervure :
Vn=0,35 x K x L x P
Généralement les structures avec planchers réticulés qui sont dimensionnés à l’effort
tranchant sont les garages, les locaux de commerce etc. …… mais rarement dans des
bâtiments à usage d’habitation.
La vérification à l’effort tranchant dans une bande plaque virtuelle de largeur B peut
se faire suivant la relation suivante :
nVn
τu= < Min ( 0,19 fc 28; 4 MPa )
Bd
En plancher réticulés les armatures des nervures sont croisées et par suite
dans lieu de croisement de ces armatures, on constate qu’une de ces
armatures bénéficie d’un enrobage maximale, en pratique il est conseillé que
les armatures des nervures de grande portée soient déposées au dessus de
ceux des nervures de petite portée.
L’enrobage conseillé en pratique pour nervures en planchers réticulés oscille
entre 15 mm et 20mm
Disposition des armatures de flexion positive :
Dans les abaques de rive ou de coin, les armatures positives ou négatives arrivant
aux couronnes de bord doivent être liés comme le cas des nervures avec un ancrage
extérieur droit d’angle 90° de longueur supérieure ou égale à 20cm.
H1 : les mailles sont rectangulaires et les poteaux sont alignés (pas de
déviation).
H2 : 8/6,4 = 1.25 < 2
H3 : les travées de la même direction ont la même portée donc la différence
de deux portées consécutives ne dépasse pas le 1/3 de la plus grande portée.
H4 : Q= 3,5 KN /m²
Conclusion :
Les conditions du code américain ACI 318 étant vérifiées on peut alors
appliquer la méthode des portiques virtuels simplifiée.
I = 0.15 Ia + 0.85 In
0,65
x 689,05
M5g=M8d = 1 = 105,98KN.m
(1+ )
0,31
( )
0,1
0,75− x 689,05=500,48 KN . m
M7d =M6g=
1+ ( 1
0,31 )
M6d=M7g= 0,65 M0 = 430,37KN.m
Moments en travées :
Travée de rive :
( )
0,28
0,63− x 689,05=388,44 KN . m
M78t =M56t=
( 1+
1
0,31 )
Travée intermédiaire :
Direction OY :
On choisira comme exemple de calcul le portique PV’2
I = 0.15 Ia + 0.85 In
123 x 10−4
Kpl=4,8 x 32164 =297,67 m3
6,4
8 x 32164 x 0,4 4 3
Kce= =50,82 m
3 x 12 x 3,6
Coefficient de transmission :
Kce
β= =0,17
Kpl
γf x P x B x L 02
M 0=
8
2
1,6 x(5,82+3,5) x 8 x 6
M 0= =536,83 KN . m
8
( )
0,1
0,75− x 536,83=394,82 KN .m
MHd=MHg=
( 1+
1
0,31 )
Moments en travées :
Travée de rive :
( )
0,28
0,63− x 536,83=316,36 KN . m
MGHt =MHIt=
( 1+
1
0,17 )
Ferraillage de l’abaque :
Sens Ox :
Sens Oy :
M= 307,95KN.m donc :
Moment négatif :
Section 0,82 x 0,3
M= 60,05
c 0,05
On αo= = =0,185
d 0,27
60,05
=30,025 KN . m/nervure
2
M<0 :
Section 0,82 x 0,3
M=233,06 KN.m
On a une largeur de bande de 3,185 soit 4 nervure donc le moment à considérer :
233,06
=58,26 KN . m/nervure
4
On a alors :
Sens Oy :
c 0,05
On αo= = =0,185
d 0,27
2
n= =3 nervures
0,82
47,37 −3
Mu= =15,70 x 10 < Mb ; donc section rectangulaire
3
On a alors :
c 0,05
On αo= = =0,185
d 0,27
4
n= =5 nervures
0,82
189,816 −3
Mu= =37,96 x 10 < Mb ; donc section rectangulaire
5
On a alors :
Calcul de la couronne :
Calcul à la flexion :
Sollicitation :
D’après le tableau
A
2
αx =0,147< 1m
L
δ- = 45,76β+=37,84
M0= 515,15KN.m
Ferraillage :
μ=0,218⟶α =0,311 ⟶ Z = 0,23 ⟶Ast = 6,6cm²
Calcul à la torsion :
La bande est soumise à un couple de torsion dû aux charges permanentes, et un
autre dû aux charges variables.
Donc
2
Mt=0,0106 x 13,1 x 8 x 4,68 =24,33 KN . m
Φ
bo= =0,05
6
La contrainte est :
Armature longitudinales :
At Tu γs τux bo 0,4 x bo
≥ max ( x ; ; )
u 2 Ω fe 2 fe fe
Tu γs τux bo 0,4 x bo
x =7,36 x 10−4 m; =3,2 x 10−4 ; =4 x 10−5
2 Ω fe 2 fe fe
At ≥7 x 10−4 m ²=7 cm ²
max ( 2TuΩ x γsfe ; τux box2 fesinαo ; 0,4 x boxfe sinαo )=7 x 10
−4
m²
D’où St=0,111m
Donc St=11cm
1. INTRODUCTION :
Précontrainte : est un procédé qui consiste à comprimer le béton par des câbles
tendus entre les deux extrémités d’une poutre ou d’une dalle, avant application des
charges (poids propre et charges d’exploitation) et avant décoffrage et des
étaiements.
- Pré- tension : adhérente si la gaine est injectée d’un coulis à base de ciment
Dans notre cas les bâtiments sont travaillé en précontrainte par post-tension ce qui
permet :
Dans une travée courante , en supposant le tracé des câbles constitué des trois arcs
de parabole tangents deux à deux en IA et IB , les forces à prendre en compte sont
alors schématisés sur la figure ci-dessous :
- De A à IA : PA = P/ rA = 2δAP/LA2
- De B à IB : PB = P/ rB = 2δBP/LB2
- De IA à IB : P0 = P/ r0 = 2δ0P/L02
−8 δP
Pour travée intermédiaire : P= 2
L
−6 δP
Pour travée de rive : P= 2
L
2. Principe de calcul :
Ces dalles sont calculées comme des poutres continues précontraintes par
la méthode « extrême ». Celle-ci consiste à remplacer l’action de la
précontrainte par :
3. Données de calcul
Epaisseur du plancher :
Charge :
Effort de la précontrainte :
L2 P
Pour travée intermédiaire : P=
8δ
2
L P
Pour travée de rive : P=
6δ
Avec :
d=h-2d’ (d’= distance min du centre de gravité du câble à la face de la dalle) dans
notre cas d’=2.5cm.
⟶soit 4T15S
⟶soit 3T15S
On prendra don une précontrainte sur toutes les longueurs de travées : P=0.78MN.
L’article 3.3 des règle du BPEL, propose un processus itératif pour calculer les pertes
de précontrainte dans le cas de la post-tension comme suit :
I. Pertes instantanées :
1. Par frottement :
(fα + ρx)
σp 0 ( x )=σp 0 x e
NB : sous réserve d’un minimum de soins, la mise en œuvre et pourvu que
les rayons de courbure du tracé soient au moins égaux à 1m dans le cas de
torons isolé et à 2m dans le cas de groupement en paquet, l’annexe 3 du
PBEL propose de prendre les coefficients suivant :
2 Xδ
- Variation d’angle en travée intermédiaire : 2α3 =
L
2 xδ δ
- Variation d’angle en travée de rive : α1+2α2 = +
0.3 L 0.4 L
2 Xδ 2 X 0.17 2 xδ δ
- 2α3 = = = 0.042 ; α1+2α2 = + =
L 7.95 0.3 L 0.4 L
2 x 0.17 0.17
+ =0.194
0.3 x 8 0.4 x 8
Σαi= 0.236 rad
σbc 0
Dσn=0.5 Ep
Ebi
4.05
D’où Dσn=0.5 x 190000
31729.49
Dσn=12.12 MPa
Le recul des clavettes lors du blocage des câbles est de l’ordre de 5 à 7mm,
l’entreprise qui c’est chargé des câbles a pris g = 6mm.
λ=
√ g x Ep
pf
, pf : perte due au frottement par unité de longueur .
σf 35.57
pf= = = 2.93MPa/m
x 12.105
D’où λ=
√ 0.006 x 190000
2.93
2
1140−(2.93 x 12.105 )
Donc α1- α3 = =58.70MPa
12.105
D’où α0=1488MPa
1358.36+1393.83+1452.53
1488- =86.42 MPa
3
Dσi=¿ 35.57+12.12+86.42
Dσi=¿ 134.11Mpa
Ep
Dσfl = ( σb+ σm ) x (Article 3.3.2.2 BPEL )
Eij
σb :contrainte final
σm : contrainte max
Elles sont tout deux considérer au niveau du centre de gravité des armatures de
précontrainte sous les actions précédentes
−6
P
σb= = 4 x 150 x 10 x 1300 =3.54MPa
S 0.22
6 σpi ( x )
Dσp = x ρ 1000 x ( −μ 0)σpi ( x )
100 f prg
Dσp =
6
100 (
x 2.5 x
1353.89
1860 )
−0.43 1353 .89
5
Dσd=¿Dσfl + Dσr + x Dσp
6
Dσd=135.25 MPa
Perte total :
Dσp=¿269.36 MPa
Contrainte final :
σp=σp 0 - Dσp
σp=1218.34 MPa
Donc on prend 1218.34 au lieu de 1300 MPa prise dans notre première supposition
et procédons a une 2ème et 3ème itération et prenant en compte les pertes calculées.
Tout calcul fait o n obtient une contrainte finale convergente égale à 1221.24 MPa
donc une perte de 65%. Dans ce cas, l’effort final de précontrainte vaut : P = 4 x 150
x 10-6 x 1221.24 = 0.732 MPa
−6 δP
- La 1er et 3eme de rives : P= 2 = -11.53Kn /m
L
−8 δP
- La 2eme travée intermédiaire : P= 2 = -15.73Kn/m
L
8m 7.95m 8m
On calcule les moments sur appuis en utilisant la méthode des trois moments :
G= 2.5+0.22x25= 8Kn/m²
P1=3.5 P1=3.5
8m 7.95m 8m
P=3.5
8m 7.95m 8m
4. Calcul de la flèche :
Les flèches sont calculées avec la formule suivante issue de la RDM en considérant
le module de Young de valeur 35 982MPa.
F en m F En cm F max en
cm
1ere -0,004574 -0,4574 1,3
travée
2eme -0,0062879 -0,62879 1,295
Travée
3eme -0,0044768 -0,44768 1,3
travée
Tableau 26 : Calcul des flèches admissible
p 6M
Tableau fibre sup σ= +
S bh ²
6. Vérification à l’ELU :
Vérification globale :
On admet une surtension forfaitaire de 100MPa pour les aciers de précontrainte de
section Ap, d’où :
P’= P+100 x Ap
7. Vérification globale :
Acier a l’ELU
Acier a l’ELS
8. Vérification local :
d a G+4 Q
α= x
d G+Q
Les armatures à prendre en compte dans le calcul de résistance sont celle situées à
moins de da/2 de part et d’autre de l’appui. Les sollicitations appliquées à cette bande
d’appui sont :
dr
P’ =Px et M’u = α Mu
d
1.46 8+ 4 x 3.5
α= x = 0.35
7.975 8+ 3.5
2.25
D’où : P’ = 0.73 X = 0.205 Mn
7.975
D’après les règles de l’article 9.6.2 du BPEL, on calcule l’effort tranchant réduit au
poinçonnement au voisinage du poteau étudié par la formule suivante :
Vréd= pu * Sinf
Sinf= 50.93m²
Vréd=17.82 Kn
V réd
τréd= = 0.0055MPa
πx ( D+h)
0.57∗√ fc28
Cette contrainte vérifie la relation suivante 1.5τréd≤ =2.24 MPa
γb
Les structures sont classées selon l’importance de leur usage, leur configuration et
leur capacité de dissipation d’énergie.
CLASSIFICATION :
Sont groupées dans cette classe les constructions destinées à des activités sociales et
économiques
vitales pour la population et qui devraient rester fonctionnelles, sans ou avec peu de
dommage, après le séisme. On distingue notamment selon l’usage :
Les constructions de première nécessité en cas de séisme tels que : les
établissements de protection civile, les centres de décision, les hôpitaux, les
cliniques, les grands réservoirs et châteaux d’eau, les centrales électriques et
de télécommunication, les postes de police, les stations de pompage d’eau,
Les constructions destinées au stockage des produits à haut risque pour le
public et l’environnement.
Classe II : Bâtiments du grand public
Sont groupées dans cette classe les constructions présentant un risque en raison du
grand public qu’elles abritent. On distingue notamment :
Une étude sismique a pour but de mettre en exergue le comportement dynamique de l’ouvrage.
Ainsi le règlement RPS 2000 permet de définir les caractéristiques sismiques relatives au projet.
Figure 77 : Zonage sismique en vitesse pour des probabilité de 10% en 50ans du Maroc
(RPS2011).(vitesse cm/s)
L’intensité avec laquelle un séisme est ressenti en un lieu donné, dépend dans une large
mesure de la nature des sols traversés par l’onde sismique et des conditions géologiques et
géotechniques locales. Les conditions locales du sol sont très importantes en effet si la
fréquence du sol est proche de celle de la structure, on est en présence d’une amplification
dynamique du sol.
Pour tenir compte de ces effets sur le spectre de réponse du mouvement du sol, un
classement des sites en cinq types est adopté en fonction des caractéristiques mécaniques
du sol et de son épaisseur, comme présenté au tableau 9.1
A chaque type de site correspond un coefficient
En cas de manque d’informations sur les propriétés du sol pour choisir le type de site
adéquat, on adopte le coefficient et le spectre du site S2.
Za = valeur de l’accélération
Le tableau suivant illustre le niveau de ductilité requis pour les deux classes de bâtiments en fonction de
l’intensité du séisme :
La structure est de Classe III et de Amax = 10%g , donc d’après le tableau , le niveau de
ductilité requis pour la structure est ND1 .
8. Facteur de comportement K
Le facteur de comportement, ou coefficient de ductilité K, caractérise la capacité de dissipation de
l’énergie vibratoire de la structure qui lui est transmise par les secousses sismiques.
Ce coefficient est fonction du type du système de contreventement et du niveau de ductilité choisi,
il est donné par le tableau suivant :
Notre structure est peu ductile avec un système de contreventement par voile donc K= 1,4
9. Hypothèses de calcul
Le béton :
La résistance à la compression fc28 du béton utilisé est de 35 MPa.
La résistance à la traction ft28 du béton est de 2.7 MPa.
Le coefficient de minoration du béton gb est de 1.5.
La résistance limite à la compression du béton est de σb=19.83 MPa
L’acier :
Le coefficient de minoration d’acier gs est de 1.15.
Les barres utilisées sont des barres à haute adhérence de limite élastique : fe=500 MPa.
La fissuration étant préjudiciable, la résistance limite à la compression de l’acier est : 201.6 MPa
Zone sismique 2
Afin de satisfaire les exigences réglementaires, il faut mobiliser au moins 90% de la masse de
la structure suivant les deux directions avant d’atteindre la fréquence de coupure 33Hz.
Avant de passer au calcul sismique, il faut vérifier si le modèle proposé est bien exploitable
par l’analyse modale. Cela est le cas si les deux premiers modes, les plus prépondérants,
sont des modes de flexion. C'est-à-dire que la masse participante selon l’une des deux
directions est plus grande par rapport à l’autre. De plus, le 3ème mode est un mode de
torsion qui présente un certain couplage des deux directions des deux directions avec une
participation modale très faible.
Pour vérifier notre structure, nous avons donc lancé l’analyse modale sur Robot avec
initialement 12 modes et nous avons obtenu les résultats suivants :
Fréquence Période Masses Cumulées Masses Masse Masse
[Hz] [sec] UX [%] Cumulées UY Modale UX Modale
[%] [%] UY [%]
1,44 0,69 36,82 8,55 36,82 8,55
1,58 0,63 44,88 64,39 8,06 55,84
2,43 0,41 65,56 64,86 20,68 0,47
6,75 0,15 75,93 64,88 10,37 0,01
7,27 0,14 75,96 82,05 0,03 17,18
9,99 0,1 83,38 82,14 7,42 0,08
12,29 0,08 84,77 83,11 1,4 0,97
13,78 0,07 85,84 87,82 1,07 4,72
14,97 0,07 86,62 87,85 0,78 0,02
16,96 0,06 86,63 87,85 0,01 0
17,41 0,06 90,31 87,85 3,68 0,01
17,92 0,06 90,32 90,22 0,01 2,37
Vérification de la structure :
Le but de cette partie est de vérifier que la structure évolue dans le domaine de ses
propriétés prises en compte dans le calcul et contenir les dommages structuraux dans
des limites acceptables conformément aux exigences de RPS2011.
Vérification inter-étage :
K= coefficient de comportement
K xδe≤ 0,010 h
Les grandeurs dans le tableau ci-après sont en mm sauf indication contraire, et on désigne
par :
0,01 h
Avec Dlim=
K
Max (cm)
Ux 3,5
Uy 2,6
Déplacements limite 13,98
0,10 > θ
0,20 ≥ θ ≥0,10
θ >0,20