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Dimensionnement de dalles en béton armé

Ce mémoire présente l'étude comparative de trois variantes de planchers pour un projet de construction d'un complexe commercial et hôtelier composé de deux sous-sols et de six étages. La première variante consiste en une dalle en béton armé, la deuxième en une dalle réticulée et la troisième en une dalle précontrainte. L'étude porte sur la modélisation et le dimensionnement des éléments de structure pour chaque variante ainsi qu'une comparaison économique.

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Dimensionnement de dalles en béton armé

Ce mémoire présente l'étude comparative de trois variantes de planchers pour un projet de construction d'un complexe commercial et hôtelier composé de deux sous-sols et de six étages. La première variante consiste en une dalle en béton armé, la deuxième en une dalle réticulée et la troisième en une dalle précontrainte. L'étude porte sur la modélisation et le dimensionnement des éléments de structure pour chaque variante ainsi qu'une comparaison économique.

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Mémoire du Projet de Fin d’Etudes

Etude comparative par trois variantes pour


structure de planchers du projet de
construction d’un complexe commercial et
d’hôtellerie 2ssol + RDC + 6 étages

Présenté par: AAGLANE Dounia/ MBYER Ilyass


Encadré par : M. GUISSI (encadrant interne)
M. EL HOR Amine (encadrant externe : point optimal)

JUILLET 2018
Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 1
Dédicace :
Nous dédions ce travail

A nos chers parents pour leur amour, nous exprimons notre


reconnaissance pour leur affection ainsi que leur soutien et
encouragements et leurs sacrifices pour notre éducation et
notre formation

A toutes nos familles

A nos chers frères et sœurs, à qui nous portons plein


d’amour…

A tous nos proches, à nos meilleurs amis

A tous ceux qui nous aiment

Que ce travail soit à la hauteur de vos attentes.

DOUNIA ET ILYASS

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 2


Remerciements:
Au terme de ce travail de fin d’études, nos vifs remerciements sont
adressés à Monsieur El Hor Amine, qui nous a généreusement accueillies
au sein du bureau d’études Point optimal pour notre stage de fin d’études,
et qui n’a ménagé ni son temps ni son énergie pour nous aider à élaborer
ce travail dans les meilleures conditions. Nous sommes très
reconnaissants des conseils fructueux qu’il n’a cessé de nous prodiguer.

A Monsieur GUISSI, ingénieur structure et professeur à l’EMG, pour le


temps qu’il nous a consacré et tous les efforts qu’il a fourni pour nous
encourager à mener au bien notre travail.

Nous tenons à remercier aussi tous les membres du jury pour leur
bienveillance à vouloir évaluer notre travail.

Nous adressons également nos remerciements au corps enseignant pour


la formation académique qu’ils nous ont fourni pendant les cinq années et
à tout le personnel de l’EMG pour avoir veillé à notre confort durant cette
période.

Nous remercions finalement toute personne ayant contribué, de près ou


de loin, à la réussite de ce travail.

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 3


Résumé :
Le présent projet de fin d’études a pour objet l’étude et le dimensionnement d’un
bâtiment en béton armé avec trois variantes de dalles (dalle pleine, dalle précontrainte en
post tension et dalle réticulée), composée d’un 2 sous-sol et de 6 étages à usage
bureautique.

Dans le but de déceler l’apport structurel et économique de ce type de plancher, nous


proposons d’élaborer une étude comparative du bâtiment « CCF » avec trois variantes.

Notre Travail débute par un bref aperçu historique des Planchers ainsi que ces
applications architecturales, ensuite nous abordons le premier volet du stage qui est
l’étude du bâtiment avec la variante Plancher dalles avec chapiteau.

Après l’étude des plans et de la conception des plans de coffrage puis le


dimensionnement manuel des éléments en béton armé, nous modélisons la structure
entière sur le logiciel Robot et Safe en vue d’obtenir les plans d’exécution.

Le deuxième volet du mémoire expose l’étude du bâtiment avec la variante Dalle réticulé.
Après la définition ainsi que la présentation de ces caractéristiques, nous exposons la
méthode de calcul adoptée pour l’étude du plancher. Nous élaborons la conception à
adaptée à cette variante, ensuite nous effectuons le dimensionnement des dalles et une
analyse à l’aide de Safe et nous obtenons les résultats finaux de l’étude.

Le dernier volet Du plancher en précontraint et ses composantes par un calcul manuel.


Enfin nous modélisons la dalle sur le logiciel Safe et nous obtenons les résultats finaux de
l’étude.

En dernier lieu, nous nous intéressons à l’aspect économique du projet en comparant les
résultats d’évaluation de coût de chaque variante. Nous élaborons ainsi une synthèse
qui résume l’apport des dalles en post-tension pour le projet en termes de coût mais
aussi en termes d’exécution sur le chantier en se basant sur une estimation des délais de
réalisation.

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 4


SOMMAIRE :

PARTIE 1 : PRESENTATION GENERALE ET HYPOTHESES DE CALCUL..........................................9


I. Présentation générale du projet:......................................................................................9
1. Projet de construction d’un hôtel en R+8 SS sol et un immeuble a bureau en R+6....10
2. Différents intervenants :.............................................................................................10
3. Description du projet :................................................................................................11
4. Dimension du projet :.................................................................................................11
5. Justification des variantes:..........................................................................................12
a) Le système de planchers:........................................................................................12
b) Le choix du système de planchers...........................................................................14
c) Système de fondations :..........................................................................................14
II. Méthode de calcul:.........................................................................................................16
1. Caractéristiques des matériaux :.................................................................................16
2. Données géotechniques :............................................................................................16
3. pré dimensionnement des éléments :........................................................................17
a. Dalle en BA:.............................................................................................................17
b. Poteaux :.................................................................................................................17
c. Voile :......................................................................................................................17
III. Descente de charge:....................................................................................................18
1. Principe de calcul :......................................................................................................18
2. Pré dimensionnement du poteau axe (I, 8) :...............................................................18
3. Ferraillage de la semelle :...........................................................................................25
4. Dimensionnement et ferraillage des semelles filantes :.............................................27
5. Calcul du voile :...........................................................................................................31
PARTIE 2..................................................................................................................................41
1er variante : plancher dalle en béton armé..........................................................................41
IV. Généralités sur la méthode de calcul :........................................................................41
1. Définition :..................................................................................................................41
2. Principe de la méthode :.............................................................................................42

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 5


3. Calcul des moments de flexion :.................................................................................43
a. Méthode de calcul :................................................................................................43
b. Division des panneaux en bandes :.........................................................................44
c. Résistance aux moments de flexion :......................................................................44
La répartition transversale des moments se fait selon le schéma suivant :....................44
4. Justification vis à vis des efforts tranchants :..............................................................45
a. Effort tranchant à prendre en compte :..................................................................45
b. Vérification vis à vis de l’effort tranchant :..............................................................45
c. Vérification au poinçonnement :.............................................................................46
d. Etat limite de déformation :....................................................................................46
5. Principe de ferraillage :...............................................................................................46
a. Pourcentages minimaux :........................................................................................46
b. Disposition des armatures :.....................................................................................47
6. Pré dimensionnement des éléments de la structure :................................................48
a. Plancher dalle :........................................................................................................48
b. Poteaux : (voir annexe)...........................................................................................48
Apres tout calcul fait on obtient des poteaux entre 50 et 90 de diamètre.........................48
c. Définition des charges par plancher :......................................................................49
7. Dimensionnement manuel du Plancher dalle :...........................................................51
Les hypothèses étant vérifiée on peut alors appliquer les règles de l’annexe E4 du BAEL 91
mod 99................................................................................................................................51
8. Vérification du poinçonnement et effort tranchant :..................................................70
PARTIE 3..................................................................................................................................75
2éme variante : plancher dalle réticulé....................................................................................75
V. Généralités sur les planchers réticulés :..........................................................................75
1. INTRODUCTION :.........................................................................................................75
2. Abaques :....................................................................................................................77
3. Couronne :..................................................................................................................78
4. Typologies des dalles réticulées..................................................................................78
5. Caractéristiques géométriques des éléments de la dalle réticulée :...........................80
6. Dimensionnement des structures en planchers réticulés :.........................................88
a. Introduction :..........................................................................................................88
b. Philosophe du portique virtuel :..............................................................................88

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 6


c. Enveloppes de calcul :.............................................................................................89
d. Tracé des portiques virtuels :..................................................................................89
e. Calcul des rigidités :................................................................................................91
f. Calcul des efforts de référence :.............................................................................93
g. Moment en travée de bord :...................................................................................94
h. Moments en poteaux :............................................................................................95
i. Distribution des moments résultants globaux dans les bandes centrales et de
supports :........................................................................................................................95
j. Dimensionnement des couronnes..........................................................................97
k. Dimensionnement à la flexion :..............................................................................98
l. Périmètre critique du poinçonnement :................................................................104
m. Vérification :......................................................................................................106
n. Ferraillage :...........................................................................................................109
o. Vérification du plancher à l’effort tranchant :.......................................................111
p. Armatures des nervures :......................................................................................113
q. Armatures des abaques :......................................................................................114
7. Dimensionnement manuel du plancher réticulé :.....................................................115
7.1. Pré dimensionnement des éléments du plancher réticulé :..................................115
7.2. Pré-dimensionnement des poteaux.......................................................................116
7.3. Pré dimensionnement de la couronne :.................................................................116
7.4. Dimensionnement du plancher réticulé :...............................................................116
7.5. Calcul du ferraillage de la dalle réticulée :.............................................................121
PARTIE 4................................................................................................................................128
3eme variante : plancher dalle précontraint..........................................................................128
VI. Généralités sur la précontrainte :.............................................................................128
1. INTRODUCTION :.......................................................................................................128
2. Principe de calcul :....................................................................................................131
3. Données de calcul.....................................................................................................131
I. Pertes instantanées :.................................................................................................134
1. Par frottement :....................................................................................................134
2. Par déformation instantanées du béton :.............................................................136
3. Par recul d’ancrage :.............................................................................................136
4. La perte instantanée totale est :...........................................................................137

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 7


II. Perte différée :..........................................................................................................137
1. Perte de tension due au retrait du béton :............................................................137
2. Perte due au fluage du béton :..............................................................................138
3. Perte par relaxation :............................................................................................138
4. Perte total différés :..............................................................................................139
III. Contrainte et sollicitations :..................................................................................139
1. Sollicitations due à la précontrainte :....................................................................139
2. Sollicitations due aux charges permanentes :.......................................................140
3. Sollicitations due aux charges d’exploitation :......................................................140
4. Calcul de la flèche :...............................................................................................142
5. Vérification des contraintes à l’ELS :.....................................................................143
6. Vérification à l’ELU :..............................................................................................144
7. Vérification globale :.............................................................................................144
8. Vérification local :.................................................................................................145
PARTIE 4................................................................................................................................147
Etude sismique.....................................................................................................................147
I. Paramètre de l’étude sismique :...............................................................................148
1. Facteur de vitesse (v) :.............................................................................................149
2. Facteur d’accélération (A) :......................................................................................150
3. Influence du site :......................................................................................................151
4. Coefficient d’importance I :.......................................................................................151
5. Coefficient d’amortissement ξ :................................................................................152
6. Niveau de ductilité....................................................................................................152
7. Facteur de comportement K.....................................................................................153
8. Hypothèses de calcul................................................................................................154
Le béton :......................................................................................................................154
L’acier :.........................................................................................................................154
II. Analyse modale :.......................................................................................................154

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 8


Liste de figure :

Figure 1 - : projet CCF

Figure 2- : projet CCF Figure

3 : Surface du projet :

Figure 4 : rectangle de charge étage

Figure 5 : Effort agissant sur la semelle

Figure 6 : Semelle filante

Figure7 : représentation du voile

Figure 8 : caractéristique géométrique du voile

Figure 9 : dimensions des potelets de rive

Figure10 : ferraillage du potelet

Figure11 : coupe horizontale du voile au niveau du PH2ème étage

Figure 12 : coupe verticale du voile au niveau du PH2ème étage

Figure 13 : Représentation des différents types de planchers Dalle.

Figure 14 : Représentation des poutres continues prise en calcul.

Figure 15 : Représentation des portées dans les sens (OX , OY)

Figure 16 : Représentation des bandes

Figure 17 : Répartition transversale des moments entre les bandes

Figure 18 : Répartition des armatures

Figure 19 : Distribution des bandes selon Ox

Figure20 :Diagramme des moments 1er bande

Figure21 : Diagramme des moments 2ème bande

Figure 22 : Distribution des bandes selon Oy

Figure 23 : Diagramme des moments 1er bande

Figure 24 : diagramme des moments 2ème

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 9


Figure 25 : Le périmètre de référence Uc

Figure 26 : L'effort tranchant au nu du poteau

Figure 27 : dalle réticulée

Figure 28 : les paramètres caractérisant un plancher réticulé

Figure 29 : Les chapiteaux

Figure 30 : différents types de couronnes dans la dalle réticulée

Figure 31 : schéma des caissons allégeant de 70X70 avec bloc creux en béton

Figure 32 : coffrage d’un plancher réticulé à l’aide des caissons récupérables

Figure 33 : Modélisation des nervures et de bande de transition

Figure 34 : Elargissement des nervures après enlèvement des blocs

Figure 35 : Schéma des nervures des dalles réticulées avec caisson récupérables

Figure 36 : Pré-dimensionnement d’un chapiteau

Figure 37 : la section des abaques suivant la norme EHE

Figure 38 : Dimensions des abaques x de bord

Figure 39 : Abaque x avec une épaisseur supplémentaire

Figure 40 : la section minimale recommandée pour les piliers

Figure 41 : l’épaisseur maximale existante pour un caisson

Figure 42 : description des dimensions de la maille

Figure 43 : épaisseur minimale de la couche de compression des dalles réticulées selon


l’EHE

Figure 44 : Schéma de cadres

Figure 45 : Largeurs de poutres constituant le portique virtuel

Figure 46 : Portique virtuel

Figure 47  : Bande composantes de la poutre virtuelle

Figure 48 : Déformation d’une dalle réticulée

Figure 49 : Distribution des moments suivant du code ACI-318

Figure 50 : Distribution des moments négatifs dans la séction A-B

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 10


Figure 51 : Distribution des moments négatifs dans la section C-D

Figure 52 : Distribution des moments dans la plaque

Figure 53 : les types de la couronne

Figure 54 : Coefficient à considérer pour le calcul des moments de flexion des couronnes

Figure 55 : Rupture tronco-pyramidal par poinçonnement

Figure 56 : Périmètre critiques du poinçonnement selon les différentes normes

Figure 57 : Segments inutiles du périmètre critique en présence des vides

Figure 58 : Expression de α

Figure 59 : courbe des contraintes tangentielles dans le périmètre critique

Figure 60 : typologie des armatures fréquemment employées face au poinçonnement

Figure 61 : Armatures inclinées à 45°

Figure 62 : Armatures de poinçonnement

Figure 63 : Calcul de l’effort tranchant dans les planchers réticulés

Figure 64  : disposition des armatures de flexion positive

Figure 65 : Disposition des armatures de flexion négative

Figure 66 : Armatures des abaques

Figure 67 : dimension des abaques et couronnes

Figure 68 : Tracé des portiques virtuels dans le sens Ox

Figure 69 : Tracé des portiques virtuels dans le sens OY

Figure 70 : Schéma de la section équivalente creuse

Figure 71 : Action radiale de la précontrainte

Figure 72 : exemple de type de panneau a calculée

Figure 73 : Travée intermédiaire

Figure 74 : Travée de rive

Figure 75 : Contrainte des aciers précontraints

Figure 76 : Bande d’appui

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 11


Figure 77 : Zonage sismique en vitesse pour des probabilité de 10% en 50ans du Maroc
(RPS2011).(vitesse cm/s)

Figure 78 : Zonage sismique en accélération pour des probabilités de 10% en 50ans du


Maroc (RPS2011). (Accélération %g)

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 12


Liste des tableaux :

Tableau 1 : surface du projet 

Tableau 2: les systèmes de plancher

Tableau 3 : données géotechniques

Tableau 4 : Charge permanente terrasse

Tableau 5 : Charge permanente étage

Tableau 6 : Tableau récapitulatif de la descente du poteau

Tableau 7 : Tableau Sollicitation appliquée au voile

Tableau 8 : Coefficient de flambement des voiles

Tableau 9 : Récapitulatif des résultats Ox /1er bande

Tableau 10 : Récapitulatif des résultats Ox /2ème bande

Tableau 11 : Récapitulatif des résultats Oy /1er bande

Tableau 12 : Récapitulatif des résultats Oy /2ème bande

Tableau 13 : Epaisseurs recommandée en cas d’un porte à faux

Tableau 14 : Largeur des couronnes en fonction de l’épaisseur du plancher

Tableau 15 : Les valeurs du paramètre λ

Tableau 16 : Distribution des moments dans la bande

Tableau 17 : Les valeurs de α en fonction de la largeur du portique

Tableau 18 : Pourcentages de flexion à affecter aux couronnes

Tableau 19 : pré dimensionnement des poteaux

Tableau 20 : Calcul de la précontrainte

Tableau 21 : Calcul des moments max due a la précontrainte en travée ELS

Tableau 22 : Calcul des moments max due aux charges permanente en travée ELS

Tableau 23 : Calcul des moments max due aux charges variables en travée cas 1 ELS

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 13


Tableau 24 : Calcul des moments max due aux charges variables en travée cas 2 ELS

Tableau 25 : récapitulatif des différents moments des différentes charges en ELS 

Tableau 26 : Calcul des flèches admissible  

Tableau 27 : Calcul des contraintes fibre sup  

Tableau 28 : Calcul des contraintes fibre inf  

Tableau 29 : Calcul des moments max ELU

 Tableau 30 : Calcul des moments min ELU  

Tableau 31 : Calcul section d’acier en ELU  

Tableau 32 : Calcul section d’acier en ELS 

Tableau 33 : coefficient de vitesse (probabilité 10% en 50ans)

Tableau 34 : coefficient de site

Tableau 35 : coefficient de priorité I

Tableau 36 : facteur d’amplification D

Tableau 37 : Coefficient d’amortissement ξ

Tableau 38 : ductilité et classes de bâtiments

Tableau 39 : Facteur de comportement K

Tableau 40 : Données sismiques

Tableau 41 : Résultat analyse modale

Tableau 42 : déplacements limite

Tableau 43 : valeur de déplacements inter étage

Tableau 44 : valeur de déplacements latéral total

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 14


PARTIE 1 : PRESENTATION
GENERALE ET HYPOTHESES
DE CALCUL

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 15


PRESENTATION GENERALE ET HYPOTHESES DE CALCUL

I. Présentation générale du projet:

1. Projet de construction d’un hôtel en R+8 SS sol et un


immeuble a bureau en R+6

Le projet étudié, est un complexe administratif 2SS+RDC+ 6 étages et


hôtelier 2SS+RDC+8 étages, d’une superficie de 12 000 m² et sera
implanté à SIDI MAAROUF.

Figure 1 - : projet CCF

2. Différents intervenants :

 Maitre d’ouvrage : CCF


 Maitre d’ouvrage délègue MUDI
 Architecte : M. SaidBelhmar

 Bureau d’étude : Point optimal


 Bureau d’étude TECHNIQUE : INTER TECHNIQUE

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 16


 BUREAU DE CONTROLE : SOCOTEC
 Entreprise d’exécution : TGCC
 Laboratoire : Laboratoire des matériaux et génie civil
(LMGC)
 Bureau Topographie : Géo Construction

3. Description du projet :

 Hotel :
 Les sous- sol, à usage de parking et salles de services.
 Le RDC à usage réception.
 Les 8 étages hébergement
 Bureaux :
 Les sous- sol, à usage de parking.
 Le RDC à usage commercial.
 Les 6 étages bureaux

 Délais de réalisation : 18 mois.


 Date de début des travaux : 01/07/2017.
 Date de fin des travaux : 30/12/2018.

Figure 2- : projet CCF

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 17


4. Dimension du projet :
 En plan :

Figure 3 : Surface du projet :

Surface espace vert 3890 m2


Surface touché par la voie d’aménagement 47 m2
AC 128
Surface touché par la voie d’aménagement 969 m2
RN 11
Total 4906 m2

Tableau 1 : surface du projet 

Surface du T.F 11129 m2

Surface Utile (base de calcul ) 6223 m2

Surface construite au sol 3110 m2

C.U.S surface construite au sol


= 50 %
surface utile

5. Justification des variantes:


a) Le système de planchers:

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 18


Les planchers ou les dalles se composent de trois parties distinctes

 la partie portante
 le revêtement
 le plafond

La partie portante doit résister aux charges transmises par le poids propre et aux
surcharges prévues par les règlements en vigueur. Le poids propre comprend,
outre le poids de l'élément porteur lui-même, le poids du revêtement et celui du
plafond. Les surcharges à admettre, dans le calcul des planchers, sont fixées par
NF P 06-001 et NF P 06-004 du règlement BAEL 91 Révisé 99.

Il y a une multitude de système de plancher dans le domaine de construction. Les


plus courants sont donnés dans le tableau suivant :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 19


Tableau 2: les systèmes de plancher

b) Le choix du système de planchers

Notre choix dépend de plusieurs paramètres, parmi lesquels on trouve :

L’utilisation du bâtiment : l’architecture des appartements ne permet pas le


rapprochement des poteaux et des voiles, augmentant ainsi les portées des
dalles.
La facilité et la rapidité de la construction joue également un rôle dans notre
sélection du système de plancher.
Le bâtiment est exposé à des forces horizontales, le plancher doit assurer la
fonction de diaphragme (assez rigide pour la transmission des charges).

Pour ces raisons on a opté pour les trois variantes suivantes des planchers :

 Dalle pleine
 Dalle précontrainte en post-tension
 Dalle réticulée

c) Système de fondations :

Chaque bâtiment doit reposer sur un système de fondations bien adéquat


avec les caractéristiques du sol sur lequel repose notre structure, qui a pour

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 20


rôle principal la transmission des efforts apportés par la structure.

Les caractéristiques géotechniques et géologiques du sol situé sous les


fondations sont connues jusqu’à une profondeur suffisante. Ainsi, on peut
déterminer un certain nombre de paramètres parmi lesquels la pression
limite au-delà de laquelle la fondation va s'enfoncer. C'est à la
reconnaissance géotechnique du sol qui permet de déterminer cette limite.
La connaissant, on pourra bien choisir notre système de fondation et par la
suite la « bonne » dimension des fondations.
On distingue deux types de fondations:
 Les fondations superficielles (semelles ou radier), les
plus courantes;
 Les fondations profondes (pieux, puits,...).

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 21


II. Méthode de calcul:

1. Caractéristiques des matériaux :

 Béton30 pour dalle pleinefc28=30MPa


 Béton35 pour dalle post tension fc28=35MPa
 Béton25 pour dalle réticulé fc28=25MPa
Coefficient d’équivalence acier/béton n = 15
Coefficient du retrait du béton 2.10-4
 Acier des armatures
Limite d’élasticité=500MPa

2. Données géotechniques :
Le rapport géotechnique montre que le sol d’assise est constitué essentiellement de
grés dont les propriétés sont données dans le tableau suivant :

Sol s’assise schiste


Ancrage 0.30 m dans le sol d’assise
Système de fondation Semelle isolé
Taux de travail 5.00 bars
Tableau 3 : données géotechniques

La nappe d’eau n’a pas été détectée a la profondeur atteinte par la reconnaissance,
elle n’intéressera pas les fondations futur projet.

D’après les sondages réaliser au niveau du terrain du projet on constate que toutes
les formations rencontrent sont des formations rocheuses très dure, il ne présente
pas aucune trace des remblais sur site.

Les tassements des fondations sous charges seront réduits et resteront dans les
limites admissibles.

Pour l’exécution des travaux de terrassement, il y a lieu de faire appel aux moyennes
performantes pour l’ancrage dans le schiste.

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 22


3. pré dimensionnement des éléments :
a. Dalle en BA:

L’annexe E4 du BAEL, qui détaille les méthodes de calcul des planchers dalles et
champignons, n’exige pas la justification de l’état limite de déformation lorsque

 Pour un plancher supportant des revêtements ou cloisons fragiles l ≤ 22h.


 Pour les autres cloisons l ≤ 30h .lx
Ainsi, on prend :

Max (l x ,l y ) Max (8 ,7.7)


H = 30
=
30
=26 cm

Cette épaisseur sera par la suite vérifiée dans la partie de calcul du plancherh e

b. Poteaux :

Le règlement RPS2000 exige une valeur minimale des arêtes des poteaux de
l’ordre de : amin=25cm. Les dimensions données par la descente de charge

c. Voile :

he
Emin = min (15cm, 20 ¿ pour un voile non rigidifié à ses deux
extrémités.
he
Emin = min (15cm, 22 ¿ pour un voile rigidifié à une extrémité.
he
Emin = min (15cm, 25 ¿ pour un voile rigidifié à ses deux extrémités.

Ayant des hauteurs d’étages comprises entre 3.05 m à 6.4m, avec des voiles rigidifiés
à une extrémité. Soit :

3,6
Emin = (15 cm, 22 ¿ =16.36 cm

Apres l’étude sismique nous opterons pour des voiles de 25 cm.

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 23


III. Descente de charge:

1. Principe de calcul :

L’objectif est de déterminer la charge au niveau de chaque poteau et finalement


les charges qui arrivent aux fondations.

 Pour la descente des charges dues aux poids morts, elle peut
s’effectuer simplement en considérant pour chaque élément son poids
propre et le poids des éléments qu’il supporte.
Par exemple dans le cas un poteau du présent bâtiment, on aura à considérer :
 Son poids propre
 La charge du plancher qu’il supporte
 Le poids propre des poutres qui le chargent
 Dégression des surcharges :
 Pour les bâtiments à étages, il n’est pas à prévoir que les surcharges
sont appliqués simultanément avec l’intensité maximale, on définit
alors des surcharges réduites applicables seulement dans les cas des
immeubles à usages de logements ou de bureaux.
Q0 : Valeur de la charge d’exploitation sur la terrasse
Q1 : Valeur de la charge d’exploitation du dernier niveau
Qn : Valeur de la charge d’exploitation de l’étage n compté à partir du haut.
On prendra dans les calculs et en cumulé :
-Sous la terrasse : Q0
-Sous le 1er étage à partir du haut : Q0+ Q1
-Sous le 2ème étage à partir du haut : Q0+0.95 (Q1+Q2)
-Sous le 3ème étage à partir du haut : Q0+0.90 (Q1+Q2+ Q3)

2. Pré dimensionnement du poteau axe (I, 8) :


 Epaisseur de la dalle :

8
l 1=8 → h1= =0,20
40
6,4
l 2=6,4 → h 1= =0,16
40
7,6
l 3=7,6 → h 1= =0,19
40

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 24


7,7
l 4=7,7 → h1= =0,19
40

On prend : e=20cm

NB : Après calcul (voir page) et pour éviter l’effet de poinçonnement on a calculer le
poids propre moyen de la dalle pour pouvoir avoir une approximation de la descente
de charge

Voir annexe pour calcul de la moyenne de la dalle

Epaisseur moyen de la dalle e =22 cm

 Evaluation des charges sollicitant le plancher d’étage :

Plancher terrasse : 6éme étage


 Charge permanente :  

Etanchéité 20kg/m2
Isolation 20kg/m2
Forme de pente 200kg/m2
Protection étanchéité 100kg/m2
Faux plafond 50kg/m2
Enduit 40kg/m2
Gterrase =430 kg/m2, on prend 450
kg/m2
Tableau 4 : Charge permanente terrasse

Getage= 0 ,450+ 0.22 x 25 = 1000kg/m2

 Charge d’exploitation :

Qh=0,175 T/m2

Rectangle de charge:

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 25


S=
(( 2
+
2)(
6.4 7.7

7.6 8
))
+ ∗1,15=63.23 m2
2 2

S=63.23 m2

Figure 4 : rectangle de charge étage

-Effort supportée par plancher étage :


Charge Permanente:
GT=1,00∗63.23=63.23 T

GT=63.23T

Charge d’exploitation:
QT=0,175∗63.23=11.06 T

QT=11.067T

Plancher 1er à 5éme étages :


Charge permanente :   

Revêtement 50kg/m2
Faux plafond + Enduit 50kg/m2
Cloisons 100kg/m2

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 26


Gterrase =200 kg/m2, on prend 250
kg/m2
Tableau 5 : Charge permanente étage

Getage= 0 ,250+ 0.22 x 25 = 575kg/m2

Charge d’exploitation :

Qh=0,250T/m2

Rectangle de charge:

S= (( 2
+
2)(
6.4 7.7

7.6 8
))
+ ∗1,15=63.23 m2
2 2

Charge Permanente:
GT=0.575∗63.23=36.35 T

Charge d’exploitation:
QT=0,250∗63.23=15.80 T

Plancher R-D - chaussée :


Rectangle de charge:

S=
(( ) (
7.7
2

7.6 8
))
+ ∗1,15=34.53 m2
2 2

Charge Permanente:
GT=0,575∗34.53+¿

GT=29.48T
Charge d’exploitation:

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 27


QT=0,250∗34.53=8.63 T

QT=8.63T
Plancher 2éme sous-sol :
Rectangle de charge:
S=
(( 6.4 7.7
2
+
2 )(

7.6 8
))
+ ∗1,15=63.23 m
2 2

-Effortsupportée par plancher 2émésous-sol :


Charge Permanente:
GT=0,575∗63.23+¿

GT=42.36T
Charge d’exploitation:
QT=0,250∗63.23=15.80 T

QT=15.80T
Plancher 1éme sous-sol :
Rectangle de charge:
S=¿

-Effort supportée par plancher 1émésous-sol :


Charge Permanente:
GT=0,575∗109.21+ ¿

GT=68.30T
Charge d’exploitation:
QT=0,250∗109.21=27.30 T

QT=27.30 T
 Descente de charge du poteau :
Poteau 5 Charge permanente Charge d’exploitation Poteau

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 28


Etage N° Partiel Cumul Partie coef Cumul Sectio H Poids
l n
T 0 63.23 11.06 1 11.06 D60 3.6 2.54
7
5éme 1 36.35 99.58 15.80 1 26.86 D60 3.6 2.54

4éme 2 36.35 135.93 15.80 0.95 41.08 D60 3.6 2.54

3éme 3 36.35 172.28 15.80 0.9 53.72 D60 3.6 2.54

2éme 4 36.35 208.63 15.80 0.85 64.78 D60 3.6 2.54

1er 5 36.35 271.98 15.80 0.8 74.26 D60 4.25 3.00

RDC 6 29.48 301.46 8.63 0.75 76.78 D65 6.25 5.18

S-sol 2 7 42.36 343.82 15.80 0.714 84.90 D70 3.4 3.27

S-sol 1 8 68.30 412.12 27.30 0.667 98.25 D75 3.05 3.36

Tableau 6 : Tableau récapitulatif de la descente du poteau

Poteau de fondation :
Poteau 2éme sous-sol :
La combinaison des efforts normaux à l’ELU est égale à :

Nu = 1,35G+1,5Q

Nu = 1,35*412.12 + 1,5 *98.25

Nu = 703.737 T

π∗d 2 Nu
B= 4

σb , Avec :
σb=0.6∗¿ fc28=0.6*30=18

d≥ √ 4∗7.037
π∗18
=0.7055 =0.75m

Poteau de section D75 ɸ

Poteau 1éme sous-sol :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 29


d≥
√ 4∗[ ( 1.35∗343.83+1.5∗84.90 ) ]
π∗18
=0.664 =0.70m

On fait le même calcul pour les autres poteaux

1. Calcul des fondations :


A l’E.L.S :
Nu=cumul des charges d’exploitation + cumul des charges permanente +cumul des
poids des poteaux

Nu= 412.12+98.25+27.51 =537.88 T

Détermination de A et B :
P
A∗B ≥ , Et : A=B
σsol

P 5.38
A2 ≥ σsol = 0.5


A= 5.38 =3.28
0.5

Majoration de 15% de A =3.28*1.15→ 3.8 m


B−b 3.8−0,65
d= =
4 4

d=0.78=0.8 m

h=0,8+0,06=0,85 m

→ h=0,85 m

e=40 %∗h=0,35

→ e=0,35 m

Poids de la semelle :

Ps= 3.8*3.8*0,35*2,5=12.635

Ps=0,65*0,65*0,5*2,5 =0.528

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 30


0,5∗2,5∗4
Ps=0,65*1.575* 2 =2.559
0,5∗2,5∗8
Ps=1.575*1.575* 4 =6.20

∑ P s=21,922T
Poids propre de la terre :

PT= 3.8*3.8*1,2*1,6= 27.72T

∑ P=P s+ P t + P=587.522 T
P 5.875
σ= ≤ σsolσ = =0.406 ≤σsol =5 ¯¿
A∗B 3.8∗3.8

3. Ferraillage de la semelle :

 calcul de la section d’acier à l’état service dans les deux directions :


P( A−a) 5.875∗(3.8−0.65)
Ax = 8∗d∗σst = 8∗0.8∗215.55 = 134.14 cm2

Choix d’armatures :

Si on choisit ɸ25 :

134.14 cm2 380 cm

4.91 cm2 e

25T25 avec un espacement de 13 cm

 calcul de la section d’acier à l’état ultime dans les deux directions :

P= 1.35*(412.12+ 21.922+27.72+27.51)+1.5*98.25

P= 807.89 T
8.078∗(3.8−0.65)
P( A−a)
Ax = 8∗d∗σst = 8∗0.8∗500 = 91.44 cm2
1.15

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 31


Si on choisit ɸ25 :

91.44 cm2 380 cm

4.91 cm2 e

19T25 avec un espacement de 20 cm

On prend le cas le plus défavorable c’est l’état limite ultime : 19R25 avec un
espacement de 20 cm dans les deux directions Ax et Ay

4. Dimensionnement et ferraillage des semelles filantes :

Pour le calcul détaillé on se contentera de la semelle filante supportant le voile 27

La semelle est soumise à un effort normal N et un moment fléchissant M dû aux


actions sismiques

Figure 5 : Effort agissant sur la semelle

 Dimensions du voile :
La longueur du voile : L= 5,87m

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 32


L’épaisseur : a = 25 cm

Le chargement agissant sur ce voile est donné par :

 Chargement :

L’effort normal : 2408,28KN

Le moment fléchissant : 6193,70KN.m

 Pré dimensionnement de la semelle :

On ajoute des débords de 1,06 m de part et d’autre de la semelle, ainsi on aura une
longueur de semelle égale à 7 m.

Pour que le sol puisse résister à l’effort normal important la surface de contacte
semelle/sol doit être suffisamment grande, ainsi on prend une largeur B de2 m.

On choisit une hauteur de 0.5 m ce qui donne une semelle SF : 2×7×0.5

Figure 6 : Semelle filante

 le poids de la semelle sera donc :

Psemelle= 7,00*2,00*0,5*25=175 KN

 L’effort dû à la pression du sol avec γs =1.8 T/m3 et une profondeur de 1 m :


Psol= 18*0,5*(7*2 –5,87*0,25) = 112,8 KN

 Poids de fut de voile :

5,87*0,25*0,5*25=18,3 KN
Donc l’effort normal total sur la semelle est :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 33


Nt= 2408,28+175+112,8 +18,3 =2714,14 KN

 Excentricité :

MA 6193,70
On a : e= Nt = 2714,14 =2,28m

L
La longueur comprimée est égale à : L' =3( −e ¿
2

7
L =3( 2 −2,28 ¿=3,66m
'

'
L 3,66
= =0,52=52%
L 7

Pour une semelle stable, il faut admettre au moins 50% du soulèvement de la


semelle dans le cas accidentel.

 Etat des contraintes :

2 N 2 x 2714,14
La contrainte maximale est : σmax = = =741,56 KN /m²
L' B 3,66∗2

 La contrainte moyenne :

3 σmax+σmin
σmoy= 4

3 σmax +0
σmoy= 4

La portance du sol 5bars


3∗741,56
σmoy= 4
=5,5bars ≤2 σs=10 bars ok

L’=4,53m

 Schéma inverse :

σ1=¿) x σmax

σ1=¿) x 741,56

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 34


σ1= 526,79KN.m/ml

 Moment de la console :

L1²
∗( σmax−σ 1 )∗L 1
2
M’A=σ1* 2
∗2
L1
3

1 , 06²
∗( 741,56−526,79 )∗(1,06)²
M’A=526,79* 2
3

M’A=376,38KN.m/ml

On a section de la semelle : b=1m et h=0,5m

M'A 376,38∗10−3
 µ= bd ²∗fbc =
1∗( 0,9∗0,5 )2∗19,7
µ=0,09<0,186 pivot A

α=1,25*(1-√ 1−2 µ ¿

α=1,25*(1-√ 1−2∗0,09 ¿

α=0,118

Bras de levier

Z=d x (1-0,4α)= 0,45 *(1-0,4*0,118)

Z=0,428cm

 Ferraillage de la semelle :

Puisque la semelle travaille en compression, nous allons déterminer le ferraillage à


partir de

L’état limite ultime.

 Calcul à l’ELU :

L’effort normal sollicitant à l’état limite ultime est : Nu = 347.66T

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 35


La section d’armatures vaut :

MA 376,38∗10−3
=
A= Z∗σA 500
∗0,428
1,15

On obtient A=20,22cm² /ml

5. Calcul du voile :

Dans ce paragraphe on s’intéressera au calcul du voile au niveau du PH2 ème étage

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 36


Voile V2

Figure7 : représentation du voile

Données de calcul :

 Béton fc28 = 35Mpa, ft28= 2,7Mpa et γb =1,5 en ElU et γb =1,15


 Acier : fe= 500Mpa et γb =1,15 en ELU et etγb =1 en ELA
 La charge appliquée à plus de 90 jours
 Le coefficient de comportement K= 1,4
 La hauteur du voile h=3,6 m
 La longueur L=5,87m
 L’épaisseur de a = 25cm selon les résultats du paragraphe de pré-
dimensionnement

Figure 8 : caractéristique géométrique du voile

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 37


 Sollicitation :
D’après l’analyse sismique, le Voile est soumis aux efforts suivant :

N (KN) T(KN) M(KN.m)


118,3 571,78 505,6
Tableau 7 : Tableau Sollicitation appliquée au voile

Tableau : Sollicitations appliquées au voile

M(KN.m) : Moment des efforts sismiques au dessus de l’étage considère.

T(KN) : Efforts sismique au-dessus de l’étage considère

N(KN) : cumul de l’effort normal à l’état accidentel

Le domaine de validité est déterminé par les paramètres suivants :

 La longueur du voile : b>4a ;


 L’épaisseur du voile : a> 15cm ;
 L’élancement mécanique : λ≤70 ;
 La résistance caractéristique du béton : 22Mpa ≤ fc28≤ 45Mpa
 Contraintes limites :

Mur non
Liaison du mur Mur armé armé
Avec un plancher de part et
d'autre 0,8 0,85
Mur encastré en tête et en Avec un plancher d'un seul
pied coté 0,85 0,9
Mur articulé en tête et en pied 1 1
Tableau 8 : Coefficient de flambement des voiles

Pour notre cas on a le voile est armé et rigidifié de part et d’autre.

Donc : Lf = 0,8 x 3,6 = 2,88m.

 Elancement mécanique :
lf x √ 12 2,88 x √12
λ= = = 43,37 < 50
(a−0,02) (0,25−0,02)

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 38


0,85
α= 1+ 0,2 X( 35
²)
43,37 = 0,68

En premier lieu, il faut s’assurer que l’effort normal pondéré Nu sollicitant le mur à
l’état limite ultime est inférieur à N ultime résistant équilibré par la section du béton
et éventuellement par la section d’armatures.

L’effort limite est, dans le cas d’un mur armé, donnée par la formule suivante :

Br x fc 28 A x fe
Nultime=α x( + )
0,9 x 1,5 1,15

Avec :

A est la section d’acier qu’on prendra égale a la section minimale Amin

A = Amin = 0,002 X b x a = 0,002 x 587 x 25

A = 29, 25 cm²

Br = b (a-2) = 587 X (25 -2) = 1,35m²

D’où :
−4
0,9 x 35 29,25 x 10 x 500
Nultime=0,68 x ( + )
0,9 x 1,5 1,15

Nultim e=21,26 MPa

Soit :

Nultime 21,26
σultime= = =14,18 MPa
bxa 5,87 x 0,25

 Vérification à effectuer : 
La justification des voiles doit être effectuée à mi- hauteur et au niveau du plancher :

 A mi-hauteur de l’étage :

N 118,30 x 10−3
σu = bxa = = 0,08 MPa ≤ σultime
5,87 x 0,25

 A l’étage :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 39


σ ultime 14,18
σu≤ α
= 0,68 =20,85 MPa

Dimensions des potelets de rives :

Figure 9 : dimensions des potelets de rive

Soit :

( σu lf σu
d =max a ;a x k x σ bc ; 15 x k x σ bc ¿
'
)
¿

' 0,88 2,88 0,88


d =max (25 ; 25 x 1,4 x ; x 1,4 x )
19,83 15 19,83

d ' =25 cm

l
Et on peut aller jusqu’à un : d’max = =75 cm
8

Nous allons prendre d’ = 40cm en premier lieu

Les voile sont calculés en flexion composée sous un effort normal de compression N
et un moment de flexion M.

La section en flexion composée peut être :

 Partiellement comprimée ;
 Entièrement comprimée ;
 Entièrement tendue.

La section est rectangulaire de largeur b= 0,25 m et de hauteur 5,87 m.

L’effort normal de calcul N> 0, il y a donc un problème de flambement.

Nous allons vérifier que :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 40


lf e1
≤ max(15;15 )
h h

Avec :
M l
e1 = e0 + ea = +max (2 cm ; )
N 250
Ou :

e0 : un majorant de l’excentricité initiale ;

ea : excentricité additionnelle tenant en compte des imperfections

Géométriques, forfaitaire.

Donc

505,6 3,6
e1 = + max(2 cm; )
118,3 250

e1 = 4,29 m

NB : si l’inégalité est vérifiée, la section est calculée en flexion composée sinon un
calcul de flambement s’impose.

lf 2,88
= =0,49
h 5,87

(
Max 15 ;
15 x 4,29
5,87 )
=15

Donc l’inégalité est vérifiée.

 Le moment en flexion composé :

 Moment corrigé :

M= N x e1 = 507,50 KN.m

 Moment par rapport aux armatures tendues :

h 5,87
M= N x (e1 +d- ¿ = 118, 3 x (4, 29+0, 9 x 5, 87- ¿ = 785, 27KN.m
2 2

On aura donc :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 41


−3
Mu 785,27 x 10
μ= 2 = 2 = 5,67 x10-3
b x d x fbc 0,25 x ( 0,9 x 5,87) x 19,83

α = 1,25 x (1 -√ 1−2 x μ ¿ = 7,11 x 10-3

Z = d x (1 – 0,4 x α) =5,26m

Ainsi la section de l’acier est :

A= ( MZ −N ) x 1,15
500
=−0,27 cm ²

La section est négative, on se concentrera donc des dispositions minimales de


ferraillage dans les extrémités du voile, et pour tous les étages

ft 29 x b x d 2,7 x 0,25 x 5,87 4


Amin = 0,23 X =¿0,23 X x 10 =16,40 cm ²
fe 500

Soit 6T14 + 6T16 avec un espacement de 10 cm.

 Les armatures transversales :


 DiamètreΦt :
Φt≤ max
Φt
3 (
;6 mm =6 mm )
 Espacement st :

St ≤ min ( Φ l; 20 cm )=16 cm

Figure10 : ferraillage du potelet

Disposition sismique :

Région d étendant de la base du voile sur une longueur Lc définie comme suit :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 42


Hn
lc=Max( ; L)
6

Avec :

Hn : La hauteur nette du voile.

L : La largeur du voile.

Donc :

lc=Max ( 5,876 ; 0,25 )=0,97 m=97 cm


 Espacement maximale :

o Zone critique :

S= min (20 ; a x 15cm)

S= min (20 ; 25 x 15cm) = 20cm

o Zone courante :

S= min (30 ; a x 1,5)

S= min (30 ; 25 x 1,5) = 30cm

 Ferraillage vertical de compression :


On vérifie le ferraillage vertical minimum

[
ρv≥ max 0,001 ; 0,0015 x
400 θ
fe
x (3 x
σu
σ bc ]
−1) = 0,001

On rappelle qu’il s’agit d’un voile intermédiaire donc θ=1

Or le RPS propose un minimum de ferraillage de ρv.min = 0,2%

Donc Av = 0,2% x 25 = 5cm²/ml

La section d’armature Av (correspondant au pourcentage ρ v) doit être répartie par


moitié sur chacune des faces de la bonde du mur considéré.

Ainsi, sur chaque face on aura 2,5cm²/ml, ce qui donne 2x5 T8 /ml avec un
espacement de 20cm

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 43


Ferraillage horizontal de l’effort tranchant :

Le DTU23.1 précise que le pourcentage minimal doit être au moins égale à la plus
grande des deux valeurs, selon le RPS2011 :

[ 2
ρh≥ max 0,001 ; ρ v
3 ]
On prend ρh = 0,2%

Ah= 5cm²/ml

La section d’armatures horizontales parallèles aux faces du mur doit être répartie par
moitié sur chacune des faces d’une façon uniforme sur la totalité de l’élément.

Ainsi, sur chaque face on aura 2,5cm²/ml, ce qui donne 2x5 T8 /ml avec un
espacement de 20cm

Ferraillage vertical de compression T8, e =20cm

Coupe A-A

Ferraillage vertical de compression T8, e =20cm

Figure11 : coupe horizontale du voile au niveau du PH2ème étage

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 44


Ferraillage vertical de compression T8
Ferraillage horizontal de compression T8

Armature transversales, T6

e= 16cm

Figure 12 : coupe verticale du voile au niveau du PH2ème étage

 Justification aux sollicitations tangentes (PS92) :

 Vérification de cisaillement :

On définit le pourcentage des armatures de flexion :

ω f =100 x ( )
Af
axd
=100 x (
16.4 x 10−4
0.25 x 5.67 )
=0.1 %

On définit par ailleurs :

N
 La contrainte normale de compression : σ = =0.08 MPa
axl
M 505,6
 Le paramètre d'excentricité :α N = = =0.72
Nxl 118.3 x 5.87
¿ V (1+ k ) 0.571 x (1+1.4)
 L’effort tranchant de calcul :V = = =0.68 MN
2 2

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 45


 Le cisaillement conventionnel de calcul associé :
¿ V¿ 0.686
❑= = =0.48 MPa
axd 0.25 x 5,67
M 0,686
 Le paramètre d'élancement de calcul :α N = ¿ = =0.48
V xl 0.686 x 5.87
 Le moment limite Mlim de fissuration systématique en flexion composée, est
déterminé à partir de la condition de non fissuration systématique :
M
lim ¿=
6 (
axl ² f
)
σ + t 28 =
γb
0.25 x5.87²
6 (
0.08+
2.7
1.5 )
=2.7 MN .m ¿

 Le cisaillement conventionnel associé :


¿ M lim ¿ 2.7
❑1=❑ x =0.48 x =2,56 MPa ¿
M 0.505
 La contrainte limite de résistance à l'effort tranchant :

√ 2
3
2
❑2=0.45 x f t 28 x (f t 28 + σ )=0.45 x 2.7 x (2.7 + x 0.08)=1.22 MPa
3 √
 La contrainte limite de résistance à l'effort tranchant après fissuration, compte
tenu des armatures longitudinales :

❑3=min ( ❑1 ;2 ) x ( 1+3 ω f ) +1.5 σ

On a alors :
❑3=2,56 x ( 1+3 x 0.001 )+1.5 x 0.08=1,34 MPa

 Détermination des armatures transversales :


Il n’est pas nécessaire de prévoir des armatures d’effort tranchant si la condition
suivante est satisfaite :

¿
❑ ≤❑lim ¿¿

Avec : ❑lim ¿=max (❑ ;0.5 f


3 t 28 )=max ( 1.34 ;0.5 x 2.7 ) =1.35 MPa ¿

¿
D’où : ❑ =048≤ ❑lim ¿¿

La condition étant vérifiée, il ne sera pas nécessaire d’ajouter des armatures


transversales.

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 46


PARTIE 2
1er variante : plancher dalle en béton
armé

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 47


1er variante : plancher dalle en béton armé

IV. Généralités sur la méthode de calcul :

1. Définition :

L’annexe E4 du BAEL donne les méthodes de calcul et les dispositions constructives des
planchers champignons et des planchers dalles. Elle concerne les bâtiments dont les
planchers sont constitués par des dalles continues sans nervures, supportées directement
par des poteaux sauf éventuellement sur leurs rives le long desquelles l’appui peut être
continu.

Lorsque les têtes de poteaux sont pourvues de chapiteaux de forme tronconiques ou


pyramidale, les planchers sont dits « planchers champignons », dans le cas où la dalle
repose directement sur les poteaux, on l’appelle « plancher dalle ».

Figure 13 : Représentation des différents types de planchers Dalle.

Dans le présent chapitre, on ne traitera que des planchers dalles.

Les règles s’appliquent aux planchers :

 Dont le contreventement est assuré par une structure rigide.


 La surcharge Q est inférieure aux 2/3 de G
 Le nombre de travées est au moins égal à 2 dans les deux directions
 Le rapport des portées voisines dans une même direction est compris entre 0,5 et 2
 Les dimensions des poteaux sont inférieures au1/5 ème de la plus petite portée
voisine pour chaque direction
 Les charges localisées éventuelles ne dépassent pas le 1/10 e de la charge totale du
panneau
Lorsque ces conditions ne sont pas réunies, il convient d’appliquer d’autres méthodes
comme la méthode de relaxation de Hardy-Cross, la méthode des rotations ou encore un
calcul aux éléments finis.

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 48


2. Principe de la méthode :

On considère chaque file de panneaux limitée par deux axes de poteaux comme une
poutre continue sur appuis simples.

Figure 14 : Représentation des poutres continues prise en calcul.

Le plancher dalle doit être calculé de façon à ce que les deux systèmes perpendiculaires
(pris indépendamment) soient capables d’équilibrer la totalité des charges appliquées.

Les calculs sont conduits de façon identique suivant chacune des deux directions

3. Calcul des moments de flexion :

a. Méthode de calcul :

Les moments de flexion (de la poutre continue constituée par une bande) peuvent être
déterminés par la méthode forfaitaire, sous réserve de prendre en compte la portée entre axes
des poteaux.

Le moment sur appui intermédiaire est au moins égal à 50% du moment isostatique de la travée
voisine la plus sollicitée.

Le moment sur appui de rive est au moins égal à :

 20% du moment isostatique si a < 2h


 40% du moment isostatique si a > 2h (poteau raide).

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 49


Figure 15 : Représentation des portées dans les sens (OX, OY)

Mw+ Me
Pour chaque panneau et direction on doit vérifier : MT+ ≥ 1.25 M0
2

1er cas possible a < 2h :

2eme cas possible a > 2h :

Les deux cas, fonction de la valeur de « a », viennent du fait que l’on considère des portées
entraxes (et non pas aux nus des poteaux) et que l’on écrête ensuite les moments sur
appuis.

Lorsque les charges appliquées ne permettent pas d’appliquer la méthode forfaitaire


indiquée ci-dessus, il est tout à fait possible d’utiliser une autre méthode pour le calcul des
moments, telles que la méthode de Caquot par exemple.

b. Division des panneaux en bandes :

Lorsque l’on a déterminé les


moments sur appuis et en travée
par la méthode précédente, on
divise les panneaux en bandes et
ont répartie les moments par zone.

Figure 16 : Représentation des


bandes

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 50


c. Résistance aux moments de flexion : 

La répartition transversale des


moments se fait selon le schéma
suivant :

La distribution exacte des moments


est remplacée par des paliers qui
correspondent aux diagrammes que
l’on a vus précédemment.

Figure 17 : Répartition transversale des moments entre les bandes

La vérification de la résistance aux moments de flexion se fait en supposant que les


sollicitations des deux demi-bandes sur appuis situées de part et d’autre d’une file sont
uniformément réparties sur l’ensemble de la largeur de ces deux demi-bandes.

4. Justification vis à vis des efforts tranchants  :

a. Effort tranchant à prendre en compte :

L’effort tranchant global dans la section « II » vaut :

lx−a ly 1+ly 2
Vu = p . −(1.10 ou 1.15)
2 2

On applique une majoration s’il s’agit d’un appui voisin de rive.


Cette majoration est de 1,15 si la poutre comporte deux travées ou
1,10 si la poutre comporte trois travées ou plus.

L’effort tranchant à prendre en compte pour la justification est :

ly 1+ly 2+ 2b lx−a
Vou = Vu =p . ( Ly 1+ Ly 2+ 2b ) .( 1.10 ou1.15)
2(ly 1+ly 2) 8

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 51


Cet effort tranchant correspond à celui qui est transmis au poteau, contrairement à l’effort Vu
qui est l’effort tranchant au nu du poteau.

b. Vérification vis à vis de l’effort tranchant  :

Vou
 La contrainte tangente est calculée par : τu=
( b+h ) . d

Cette contrainte est limitée conformément à l’article A.5.2.3 du BAEL, c’est à dire que les limites
sont celles des poutres, multipliées par un coefficient égal à 10h/3, ce coefficient restant
inférieur à 1.

Les armatures transversales ne sont pas nécessaires si τ u ≤0,042f c28. Dans le cas contraire,
elles sont calculées conformément à l’article A.5.232.

Les armatures supérieures de la dalle traversant la section de largeur b+2h doivent équilibrer un
effort de traction égal à 1,2 Vou

c. Vérification au poinçonnement :

Au droit des appuis, il est impératif de vérifier le non-poinçonnement de la dalle sur le poteau.
C'est-à- dire que l’on souhaite vérifier que le poteau de « transperce » la dalle.

fc 28
Pour cela, la réaction Pu sur le poteau doit vérifier la condition suivante :Pu ≤ 0.045.uc.h.
δb

 uc: périmètre critique. Dans le cas d’un plancher-dalle, il s’agit du périmètre du poteau.
 h : épaisseur de la dalle.
En général, lorsque cette vérification n’est pas satisfaite, on augmente l’épaisseur de la dalle ou
on met en place un plancher champignon (qui augmente le périmètre critique).

d. Etat limite de déformation :

Il n’est pas nécessaire de justifier l’état limite de déformation lorsque :

 Pour un plancher supportant des revêtements ou cloisons fragiles l < 22.h


 Pour les autres cloisons : l< 30.h

5. Principe de ferraillage :

a. Pourcentages minimaux :

Pour définir les pourcentages minimaux à mettre en place, on distingue :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 52


Demi-bandes sur appuis

Pour les demi-bandes sur appuis, on doit vérifier :

Ax 1 400 Ay 1 400
≥ . Et ≥ .
l y .h 1000 fe l x . h 1000 fe
' '

Avec

Fe doit être exprimé en Mpa.

Ax correspond à l’armature de la demi-bande de largeur l'y(parallèle à lx ). On prendra l'ya


ou l'yt suivant que l’on se situe sur appui ou en travée.

Ay correspond à l’armature de la demi-bande de largeur l' x (parallèle à l y ). On prendra


l'xa ou l'xt suivant que l’on se situe sur appui ou en travée.

Demi-bandes centrales

Pour les demi-bandes centrales, on doit vérifier la relation :

Ainf 1
 ≥ (si charges réparties uniquement).
Asup 4
Ainf 1
 ≥ (si charges concentrées)
Asup 3
Avec :

Ax Ay
 Asup= Max (  ;
ly−2 . l' yt lx−2 . l' xt
 )
Ax Ay
 Ainf= Min (  ;
ly−2 . l' yt lx−2 . l' xt
 )

Ax => armatures dans la demi-bande centrale parallèle à lx.


Ay => armatures dans la demi-bande centrale parallèle à l y.

b. Disposition des armatures :

La répartition des armatures est uniforme dans chaque bande avec un réseau supérieur et
inférieur dont le principe est le suivant :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 53


Figure 18 : Répartition des armatures

Plusieurs remarques concernant la mise en place des armatures :

La répartition des armatures doit être uniforme dans chaque bande.

Concernant les armatures inférieures, il est possible d’arrêter une barre sur deux. Dans ce cas, ce
sont toujours les plus gros diamètres qui doivent être prolongés (s’il y a des diamètres
différents).

Les aciers de chapeaux doivent se croiser sur appuis avec une longueur au moins égale à la
longueur de recouvrement.

Il est souvent plus simple de mettre en œuvre des treillis soudés pour ferrailler les planchers
dalles.

6. Pré dimensionnement des éléments de la structure  :

a. Plancher dalle :

Min( Max ( lx ) , Max (ly )) 6.30


= h (revêtement+ cloison non fragile)h= =21 cm
30 30

Prenons h = 20 cm. Epaisseur qui sera par la suite vérifiée dans la partie poinçonnement.

b. Poteaux : (voir annexe)

Apres tout calcul fait on obtient des poteaux entre 50 et 90 de diamètre.

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 54


c. Définition des charges par plancher :

(Même charge que pour le calcul du poteau)

7. Dimensionnement manuel du Plancher dalle :

Vérification des hypothèses :


1-le contreventement est par voile donc rigide
2-QT=3.5KN/m² <2/3×8=5.33 kg/m²
3-le nombre de travées >2
4- selon Ox : 7.95/8 = 1 ; 7.95/8 = 1 
5- selon Oy : 6.37/6.40 = 0.99 ; 6.37/6 = 1.0 

Les hypothèses étant vérifiée on peut alors appliquer les règles de l’annexe E4 du BAEL 91
mod 99.

Figure 19 : Distribution des bandes selon Ox

Rappel :
Epaisseur de la dalle : e=0.22m

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 55


G=2.5KN/m²

Q= 3.5 KN/m²

Poids propre de la dalle :

Gpoidpropre= 0.22x25 =5.5KN/m²

Pour tout les panneaux on a a> 2xh

 Calcul de la charge ultime :

Pu= 1.35G+1.5Q

Pu=16.05KN/ml

 Calcul des moments isostatique suivant Ox :


plx ² ly 16.05 x 8² x 6,37
Selon le sens Ox : On a M01=M23= = = =817.4 KN.m
8 8

plx ² ly 16.05 x 7.95² x 6,37


M12= = = 807.71 KN.m
8 8

 Moments sur appuis intermédiaires :


M1=M2= Max (M01, M12 ) x 0.5 = 408.7 KN.m

 Moments sur appuis de rives :


M0=M3=0.4 x M01 = 326.96 KN.m

 Moments en travées :
⟶ Travée 1 : Mt01= 0.8 x M01=0.8 x 817.4= 653.92KN.m

⟶ Travée 2 : Mt12= 0.65 x M12=0.65 x 807.71= 525.01KN.m

Par symétrie on a Mt01 = Mt23 = 653.92KN.m

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 56


Figure20 : Diagramme des moments 1er bande

 Calcul ferraillage sur la 1ère et 3èmepremière travée :


Avec Mt01=653.92Kn.m Avec Mt01=653.92Kn.m

Demi-bande de rive : Bande centrale 


Mt01,R=0.3x Mt01 = 0.3 x 653.92 =196.17KN.m Mt12,c=0.4x Mt01 = 0.4 x 653.92 =261.56KN.m
M t 01 , R M t 01 , R
μ= 2 μ=
b d fbc b d2 fbc
196.17 x 10−3 261.56 x 10−3
μ= μ= , μ=0.108
1.6∗( 0.22−0.025 )2 x 19.83 3.18∗( 0.22−0.025 )2 x 19.83
<0.183
μ=0.162<0.183
α=1,25 X (1 – √ 1−2 x μ )
α=1,25 X (1 – √ 1−2 xμ )
α= 0 .143
α= 0 .22
z= d (1-0.4xα)
z= d (1-0.4x α) z= 0.18m
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0.143)
Armature :
z= 0.183m
M t 01 , R
A= Armature :
zXσA

196.17 x 10
−3 M t 01 , R
A=
A= 500 zXσA
0.18 X
1.15
261.56 x 10−3
A= 25.06cm² A= 500
0.183 X
1.15

A= 32.87cm²
Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 57
 Moment ferraillage sur appuis intermédiaires :
M1=M2= 408.7 KN.m

Demi-bande de rive : Bande centrale 

M1,R=0.4x M1 = 0.4 x 408.7 =163.48KN.m M1,c=0.2x M1 = 0.2 x 408.7 =81.74


KN.m
M 1,R
μ= 2
b d fbc M t 01 , R
μ=
−3
b d2 fbc
163.48 x 10
μ=
1.6∗( 0.22−0.025 )2 x 19.83 81.74 x 10
−3

μ= 2
3.18∗( 0.22−0.025 ) x 19.83
μ=0.135<0.183
μ=0,034<0.183
α=1,25 X (1 – √ 1−2 xμ )
α=1,25 X (1 – √ 1−2 x μ )
α= 0 .183
α= 0 .043
z= d (1-0.4xα)
z= d (1-0.4xα)
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0 .183)
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0.043)
z= 0.181m
z= 0.192m
Armature :
Armature :
M 1,R
A=
zXσA M 1,c
A=
−3
zXσA
163.48 x 10
A= 500 = 20.803cm 81.74 x 10
−3
0.181 X
1.15 A= 500 = 9.81cm²
0.192 X
1.15

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 58


 Moment ferraillage sur appuis de rives :

M0=M3= 326.96 KN.m

Demi-bande de rive : Bande centrale 


M2,R=0.3x M1 = 0.4 x 326.96 =130.78 KN.m M2,R =0.2x M2 = 0.2 x 326.96 =65.39
M 2, R KN.m
μ= 2
b d fbc M t2, R
μ= 2
−3 b d fbc
130.78 x 10
μ=
1.6∗( 0.22−0.025 )2 x 19.83 65.39 x 10−3
μ=
3.18∗( 0.22−0.025 )2 x 19.83
μ=0.108<0.183
μ=0,027 <0.183

α=1,25 X (1 – √ 1−2 x μ )
α=1,25 X (1 – √ 1−2 x μ )
α= 0 .144
α= 0 .035

z= d (1-0.4xα)
z= d (1-0.4xα)
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x0 .144)
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0.035)
z= 0.184m
z= 0.192 m

Armature :
Armature :
−3
130.78 x 10
M 2,R
A= = 500 = 16.36 cm² M 2 , c 65.39 x 10−3
zXσA 0.184 X =
1.15 A= zXσA 500 = 7.82cm²
0.192 X
1.15

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 59


 Calcul ferraillage sur la 2ème travée :

Avec Mt12=525.01Kn.m Avec Mt12=525.01Kn.m

Bande centrale  Bande de rive : 

Mt12,r=0.4x Mt12 = 0.4 x 525 .01=210KN.m Mt12,c=0.3x Mt12 = 0.3 x 525 .01=157.503


KN.m
M t 12 , r
μ= 2
b d fbc M t 12 , R
μ=
b d 2 fbc
210 x 10−3
μ=
1.6∗( 0.22−0.025 )2 x 19.83 210 x 10
−3
μ= 2
3.16∗( 0.22−0.025 ) x 19.83
μ=0.174 <0.183
μ=0.066 <0.183
α=1,25 X (1 – √ 1−2 x μ )
α=1,25 X (1 – √ 1−2 x μ )
α= 0 .24
α= 0 .086
z= d (1-0.4xα)
z= d (1-0.4xα)
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0.193)
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0 .086)
z= 0.176m
z= 0.188 m
Armature :
Armature :
M t 01 , R
A=
zXσA M t 12 , R
A=
−3
zXσA
210 x 10
A= 500 157.503 x 10−3
0.176 X
1.15 A= 500
0.188 X
1.15
A= 27.44cm²
A= 19.23cm²

Pour le ferraillage des armatures puisque il y a symétrie au aura les mêmes sections
au niveau de l’appui 2 et 3 et la travée 23.

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 60


 Tableau récapitulatif des moments et section d’acier selon Ox/1er bande :

A0 T1 A1 T2 A2 T3 A3
Moment(KN.m) 326,96 653,92 408,7 525,01 408,7 653,92 326,26
bande Moment(KN.m) 65,39 261,56 81,74 210 81,74 261,56 65,39
central section (cm²) 7,82 32,87 9,81 27,44 9,81 32,87 7,82
bande de Moment(KN.m) 130.78 196,17 163,48 157,63 163,48 196,17 130.78
rive section (cm²) 16.36 25,06 20,8 19,23 20,8 25,06 16.36
Tableau 9 : Récapitulatif des résultats Ox /1er bande

 Calcul des moments isostatique suivant Ox/2ème bande :


plx ² ly 16.05 x 8² x 6,4
Selon le sens Oy : On a M01=M23= = = =821.76 KN.m
8 8

plx ² ly 16.05 x 7.95² x 6,4


M12= = = 811.52 KN.m
8 8

 Moments sur appuis intermédiaires :


M1=M2= Max (M01, M12) x 0.5 = 410.88 KN.m

 Moments sur appuis de rives :


M0=M3=0.4 x M01 = 328.70 KN.m

 Moments en travées :
⟶ Travée 1 : Mt01= 0.8 x M01=0.8 x 821.76 = 657.40 KN.m

⟶ Travée 2 : Mt12= 0.65 x M12=0.65 x 811.52 = 527.48 KN.m

Par symétrie on a Mt01 = Mt23 = 657.40 KN.m .

Figure21 : Diagramme des moments 2ème bande

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 61


 Calcul ferraillage sur la 1ère et 3èmepremière travée :

Avec Mt01=657.40Kn.m Avec Mt01=653.92Kn.m

Bande centrale 
Demi-bande de rive :
Mt01,R=0.3x Mt01 = 0.3 x 657.40 =197.22 KN.m Mt12,c=0.4x Mt01 = 0.4 x 657.4 =262.96 KN.m

M t 01 , R M t 01 , R
μ= μ= 2
b d2 fbc b d fb c

197.22 x 10−3 262.96 x 10−3


μ= μ=
1.6∗( 0.22−0.025 )2 x 19.83 3.2∗( 0.22−0.025 )2 x 19.83

μ=0.109<0.183 μ=0.109 <0.183

α=1,25 X (1 – √ 1−2 xμ ) α=1,25 X (1 – √ 1−2 x μ )

α= 0 .163 α= 0 .145

z= d (1-0.4x α) z= d (1-0.4xα)

z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0.163) z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0.145)

z= 0.177m z= 0.184m

Armature : Armature :

M t 01 , R M t 01 , R
A= A=
zXσA zXσA
−3
197.22 x 10−3 262.96 x 10
A= 500 A= 500
0.177 X 0.184 X
1.15 1.15
 A= 32.92cm²
 Moment ferraillage sur appuis intermédiaires :
M1=M2= 410.88 KN.m
Bande centrale 
Demi-bande de rive :
M1,c=0.2x M1 = 0.2 x 410.88 =82.17 KN.m
M1,R=0.4x M1 = 0.4 x 410.88 =164.35 KN.m
M t 01 , R
M 1,R μ= 2
μ= 2 b d fbc
b d fbc
−3
−3 82.17 x 10
164.35 x 10 μ= 2
μ= 2 3.2∗( 0.22−0.025 ) x 19.83
1.6∗( 0.22−0.025 ) x 19.83

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 62


μ=0.136<0.183 μ=0,034<0.183

α=1,25 X (1 – √ 1−2 x μ ) α=1,25 X (1 – √ 1−2 x μ )

α= 0 .184 α= 0 .043

z= d (1-0.4xα) z= d (1-0.4xα)

z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0 .184) z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0.043)

z= 0.181m z= 0.192m

Armature : Armature :

M 1,R M 1,c
A= A=
zXσA zXσA
−3 −3
164.35 x 10 82.17 x 10
A= 500 = 20.92cm² A= 500 = 9.86cm²
0.181 X 0.192 X
1.15 1.15

 Moment ferraillage sur appuis de rives :


M0=M3= 328.70 KN.m
Bande centrale 
Demi-bande de rive :
M2,R =0.2x M2 = 0.2 x 328.70 =65.74 KN.m
M2,R=0.3x M1 = 0.4 x 328.70 =131.48 KN.m
M t2, R
M 2, R μ=
μ= 2 b d 2 fbc
b d fbc
−3
65.74 x 10
131.48 x 10−3
μ= 2
μ= 3.2∗( 0.22−0.025 ) x 19.83
1.6∗( 0.22−0.025 )2 x 19.83
μ=0,027 <0.183
μ=0.109<0.183
α=1,25 X (1 – √ 1−2 x μ )
α=1,25 X (1 – √ 1−2 x μ )
α= 0 .035
α= 0 .145
z= d (1-0.4xα)
z= d (1-0.4xα)
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0.035)
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x0 .145)
z= 0.192 m
z= 0.184m
−3
65.74 x 10
131.48 x 10 −3 M 2,c
M 2,R A= = 500 = 7.86cm²
A= = 500 = 16.46cm² zXσA 0.192 X
zXσA 0.184 X 1.15
1.15

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 63


 Calcul ferraillage sur la 2ème travée :

Avec Mt12=527.48Kn.m Avec Mt12=527.48 Kn.m

Bande centrale  Bande de rive : 

Mt12,r=0.4x Mt12 = 0.4 x 527.48 =211KN.m Mt12,c=0.3x Mt12 = 0.3 x 527.48 =158.24 KN.m

M t 12 , r M t 12 , R
μ= μ=
2
b d fbc b d 2 fbc
−3 −3
211 x 10 158.24 x 10
μ= 2 μ= 2
1.6∗( 0.22−0.025 ) x 19.83 3.16∗( 0.22−0.025 ) x 19.83

μ=0.175 <0.183 μ=0.066 <0.183

α=1,25 X (1 – √ 1−2 x μ ) α=1,25 X (1 – √ 1−2 x μ )

α= 0 .242 α= 0 .085

z= d (1-0.4xα) z= d (1-0.4xα)

z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0.193) z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0 .086)

z= 0.176m z= 0.188 m

Armature : Armature :

M t 01 , R M t 12 , R
A= A=
zXσA
zXσA

211 x 10
−3
158.24 x 10−3
A= 500 A= 500
0.176 X 0.188 X
1.15 1.15

A0 T1 A1 T2 A2 T3 A3
Moment(KN.m) 326,7 657,4 410,88 527,48 410,88 657,4 326,7
bande Moment(KN.m) 65,74 262,96 82,17 211 82,17 262,96 65,74
central section (cm²) 7,86 32,92 9,86 27,44 9,86 32,92 7,86
bande de Moment(KN.m) 131,48 197,22 164,35 158,24 164,35 197,22 131,48
rive section (cm²) 16,46 25,55 20,92 19,32 20,92 25,55 16,46
ème
 Tableau récapitulatif des moments et section d’acier selon Ox/2 bande :
 Tableau 10 : Récapitulatif des résultats Ox /2ème bande

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 64


Figure 22 : Distribution des bandes selon Oy

 Calcul de la charge ultime :

Pu= 1.35G+1.5Q

Pu=16.05KN/ml

 Calcul des moments isostatique suivant Oy/1erbande  :


ply ²lx 16.05 x 6.4² x 8
Selon le sens Oy : On a M01=M23= = = =657.4 KN.m
8 8

ply ²lx 16.05 x 6.37² x 8


M12=
8
= 8
= 651.25 KN.m

 Moments sur appuis intermédiaires :


M1= Max (M01, M12) x 0.5 = 328.7 KN.m

 Moments sur appuis de rives :


M0=M3=0.4 x M01 = 262.96 KN.m

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 65


 Moments en travées :
⟶ Travée 1 : Mt01= 0.8 x M01=0.8 x 657.4 = 525.92 KN.m

⟶ Travée 2 : Mt12= 0.8 x M12=0.8 x 651.25 = 521KN.m

Figure 23 : Diagramme des moments 1er bande

 Calcul ferraillage sur la 1ère travée :


Avec Mt01=525.92 KN.m

Demi-bande de rive : Bande centrale 

Mt01,R=0.3x Mt01 = 0.3 x 525.92 =157.77 Mt12,c=0.4x Mt01 = 0.4 x 525.92 =210.36
KN.m KN.m

M t 01 , R M t 01 , R
μ= 2 μ= 2
b d fbc b d fbc
−3
157.77 x 10 210.36 x 10−3
μ= μ=
2∗( 0.22−0.025 )2 x 19.83 4∗( 0.22−0.025 )2 x 19.83

μ=0.087<0.183 μ=0.07<0.183

α=1,25 X (1 – √ 1−2 xμ ) α=1,25 X (1 – √ 1−2 x μ )

α= 0 .114 α= 0 .09

z= d (1-0.4x α) z= d (1-0.4xα)
M t 01 , R
A=
zXσA x (1-0.4 x 0.114)
z = (0.22-0.025) z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0.09)

z= 0.186m z= 0.188m

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 66


157.77 x 10−3
A= 500 = 16.25cm²
0.187 X
1.15

Armature :
M t 01 , R
A=
M t 01 , R zXσA
A=
zXσA
−3
157.77 x 10 210.36 x 10
−3

A= 500 A= 500 = 25.74cm²


0.187 X 0.188 X
1.15 1.15

A= 16.25cm²

 Moment ferraillage sur appuis intermédiaires :


M1=M2= 328.7 KN.m

Demi-bande de rive :
Bande centrale 
M1,R=0.4x M1 = 0.4 x 328.7 =131.48 KN.m
M1,c=0.2x M1 = 0.2 x 328.7 =65.74 KN.m
M 1,R
μ= 2 M t 01 , R
b d fbc μ=
b d2 fbc
131.48 x 10−3
μ= 2 65.74 x 10−3
2∗( 0.22−0.025 ) x 19.83 μ=
4∗( 0.22−0.025 )2 x 19.83
μ=0.087<0.183
μ=0,022 <0.183
α=1,25 X (1 – √ 1−2 x μ )
α=1,25 X (1 – √ 1−2 x μ )
α= 0 .114
α= 0 .028
z= d (1-0.4xα)
z= d (1-0.4xα)
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0 .114)
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0.028)
z= 0.186m
z= 0.193m
Armature :
Armature :
−3
M 1 , R 131.48 x 10 −3
A= =
z∗σA 0.186 X 500
= 16.25cm² M 1,c
65.74 x 10
1.15 A= = 500 = 7.84cm²
zXσA 0.193 X
1.15

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 67


 Moment ferraillage sur appuis de rives :
M0=M3= 328.70 KN.m

 Moment ferraillage sur appuis de rives :


M0=M3= 262.96 KN.m

Demi-bande de rive :
Bande centrale 
M1,R=0.4x M1 = 0.4 x 262.96 =105.18 KN.m
M1,c=0.2x M1 = 0.2 x 262.96 =52.59 KN.m
M 1,R
μ= M t 01 , R
2
b d fbc μ=
b d2 fbc
105.18 x 10−3 −3
μ= 52.59 x 10
2∗( 0.22−0.025 )2 x 19.83 μ=
4∗( 0.22−0.025 )2 x 19.83
μ=0.07<0.183
μ=0,017 <0.183
α=1,25 X (1 – √ 1−2 xμ )
α=1,25 X (1 – √ 1−2 x μ )
α= 0 .09
α= 0 .022
z= d (1-0.4x α)
z= d (1-0.4xα)
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0 .09)
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0.022)
z= 0.188m
z= 0.193m
Armature :
Armature :
−3
105.18 x 10
M 1,R 52.59 x 10−3
A= = 500 = 12.87cm²
A=
M 1,c
=
zXσA 0.188 X 500 = 6.22cm²
1.15 zXσA 0.193 X
1.15
 Calcul ferraillage sur la 2ème travée :
Avec Mt01=521 KN.m Avec Mt01=521KN.m

Demi-bande de rive : Bande centrale 

Mt01,R=0.3x Mt01 = 0.3 x 521=156.3 KN.m Mt12,c=0.4x Mt01 = 0.4 x 521=208.4 KN.m

M t 01 , R M t 01 , R
μ= 2 μ= 2
b d fbc b d fbc

156.3 x 10−3 208.4 x 10−3


μ= μ=
2∗( 0.22−0.025 )2 x 19.83 2
4∗( 0.22−0.025 ) x 19.83
Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 68
μ=0.104<0.183 μ=0.069<0.183
z= d (1-0.4x α) z= d (1-0.4xα)

z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0.114) z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x


0.09)
z= 0.184m
z= 0.188m
Armature :
Armature :
M t 01 , R
A= M t 01 , R
zXσA
A=
zXσA
−3
156.3 x 10
A= 500 = 19.505cm² 208.4 x 10−3
0.184 X A=
1.15 500 = 25.5cm²
0.188 X
1.15

 Tableau récapitulatif des moments et section d’acier selon Oy/1er bande :

A0 T1 A1 T2 A2
Moment(KN.m) 262,96 525.92 328,7 521 262,96
bande Moment(KN.m) 52,59 210,36 65,74 208.4 52,59
central section (cm²) 6,22 25,74 7,84 25,5 6,22
bande de Moment(KN.m) 105,18 157,77 131,48 156.3 105,18
rive section (cm²) 12,87 19,72 16,25 19,505 12,87
Tableau 11 : Récapitulatif des résultats Oy /1er bande

 Calcul des moments isostatique suivant Oy/2ème bande :


ply ²lx 16.05 x 6.4² x 7.95
Selon le sens Oy : On a M01=M23= = = =653.29 KN.m
8 8

ply ²lx 16.05 x 6.37² x 7.95


M12=
8
= 8
= 647.18 KN.m

 Moments sur appuis intermédiaires :


M1= Max (M01, M12 ) x 0.5 = 326.64 KN.m

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 69


 Moments sur appuis de rives :
M0=M3=0.4 x M01 = 261.64 KN.m

 Moments en travées :
⟶ Travée 1 : Mt01= 0.8 x M01=0.8 x 653.29 = 522.63 KN.m

⟶ Travée 2 : Mt12= 0.8 x M12=0.8 x 647.18 = 517.74KN.m

Figure 24 : diagramme des moments 2ème

 Calcul ferraillage sur la 1ère travée :


Avec Mt01=522.63 KN.m Avec Mt01=522.63 KN.m

Demi-bande de rive : Bande centrale 

Mt01,R=0.3x Mt01 = 0.3 x 522.63 =156.78 Mt12,c=0.4x Mt01 = 0.4 x 522.63 =209.05 KN.m
KN.m
M t 01 , R
M t 01 , R μ=
b d2 fbc
μ=
b d2 fbc
−3
209.05 x 10
μ=
156.78 x 10−3 2
3.97∗( 0.22−0.025 ) x 19.83
μ=
1.98∗( 0.22−0.025 )2 x 19.83
μ=0.07<0.183
μ=0.105<0.183
α=1,25 X (1 – √ 1−2 x μ) ,α= 0 .091
α=1,25 X (1 – √ 1−2 xμ ) , α= 0 .139
z= d (1-0.4xα)
z= d (1-0.4x α)
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0.091)
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0.114)
z= 0.188m
z= 0.184m
M t 01 , R
MMbyer
t 01 , Ret Aaglane projet finA=
d’étude
zXσA 70
A=
zXσA
209.05 x 10−3
−3
A= 500 = 19.58cm² 1.15
0.184 X
1.15

 Moment ferraillage sur appuis intermédiaires :


M1= 326.64 KN.m
Demi-bande de rive : Bande centrale 

M1,R=0.4x M1 = 0.4 x 326.64 =130.65 KN.m M1,c=0.2x M1 = 0.2 x 326.64 =65.32 KN.m

M 1,R M t 01 , R
μ= μ= 2
2
b d fbc b d fbc
−3
130.65 x 10−3 65.74 x 10
μ= μ=
1.98∗( 0.22−0.025 )2 x 19.83 4∗( 0.22−0.025 )2 x 19.83

μ=0.087<0.183 μ=0,022 <0.183

α=1,25 X (1 – √ 1−2 x μ ) α=1,25 X (1 – √ 1−2 x μ )

α= 0 .115 α= 0 .028

z= d (1-0.4xα) z= d (1-0.4xα)

z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0 .115) z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0.028)

z= 0.186m z= 0.193m

Armature : Armature :

M 1,R M 1,c
A= A=
zXσA zXσA
−3
130.65 x 10
−3 65.32 x 10
A= 500 = 16.15cm² A= 500 = 7.8cm²
0.186 X 0.193 X
1.15 1.15

 Moment ferraillage sur appuis de rives :


M0=M3= 261.64 KN.m

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 71


Demi-bande de rive :
Bande centrale 
M1,R=0.4x M1 = 0.4 x 261.64 =104.65 KN.m
M1,c=0.2x M1 = 0.2 x 261.64 =52.32 KN.m
M 1,R
μ= M t 01 , R
b d 2 fbc μ=
b d2 fbc
−3
104.65 x 10
μ= 52.32 x 10−3
2
2∗( 0.22−0.025 ) x 19.83 μ=
4∗( 0.22−0.025 )2 x 19.83
μ=0.07<0.183
μ=0,017 <0.183
α=1,25 X (1 – √ 1−2 xμ )
α=1,25 X (1 – √ 1−2 x μ )
α= 0 .091
α= 0 .022
z= d (1-0.4x α)
z= d (1-0.4xα)
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0 .091)
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0.022)
z= 0.188m
z= 0.193m
Armature :
Armature :
M 1,R
A= M 1,c
zXσA A=
zXσA
−3
104.65 x 10 52.32 x 10−3
A= 500 = 12.8cm²
0.188 X A= 500 = 6.22cm²
1.15 0.193 X
1.15

 Calcul ferraillage sur la 2ème travée : Avec Mt01=521KN.m


Avec Mt01=517.74 KN.m Bande centrale 
Mt01,R=0.3x Mt01 = 0.3de
Demi-bande x 517.74
rive : =155.32 KN.m Mt12,c=0.4x Mt01 = 0.4 x 517.74 =207.09 KN.m
M t 01 , R
μ= M t 01 , R
2
b d fbc μ=
Mbyer et Aaglane b d2 fbc
projet fin d’étude 72
−3
155.32 x 10 −3
μ= 207.09 x 10
2∗( 0.22−0.025 )2 x 19.83 μ= 2
z= d (1-0.4x α)
z= d (1-0.4x α)
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0.09)
z = (0.22-0.025) x (1-0.4 x 0.138)
z= 0.188m
z= 0.184m
Armature :
Armature :
M t 01 , R
M t 01 , R A=
A= zXσA
zXσA
−3
−3 207.09 x 10
155.32 x 10
A= 500
A= 0.184 X 500 0.188 X
1.15
1.15
A= 25.33cm²
A= 19.38cm²

 Tableau récapitulatif des moments et section d’acier selon Oy/2ème bande :

A0 T1 A1 T2 A2
Moment(KN.m) 261,64 522,63 326,64 517,74 261,64
bande Moment(KN.m) 52,32 209,05 65,32 207,09 52,32
central section (cm²) 6,22 25,58 7,8 25,33 6,22
bande de Moment(KN.m) 104,65 156,78 130,65 155,32 104,65
rive section (cm²) 12,8 19,58 16,15 19,38 12,8
Tableau 12 : Récapitulatif des résultats Oy /2ème bande

Par symétrie on aura les mêmes résultats au niveau de la dernière travée.

 Condition de non- fragilité :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 73


Ce paragraphe consiste à vérifier les sections d’acier minimales sur les demi-bandes
centrales et sur appuis, pour ce faire le BAEL propose les valeurs suivantes :

Pour les demi- bandes sur appuis :

Amin 1 400
= x
h 1000 fe

400 xh
Amin=
1000 xfe

Amin=1.76 cm ²

La condition est vérifiée selon l’article E.4.6 du BAEL

Pour les demi-bandes centrales :

En posant

Ax Ay
 Asup=Max ( '  ;  )
(ly−2 y t ) (lx−2 xt ' )
Ax Ay
 Ainf=Min ( '  ;  )
(ly−2 y t ) (lx−2 xt ')

Avec :

Ax étant les armatures dans la demi-bande centrale parallèle à lx

Ay étant les armatures dans la demi-bande centrale parallèle à ly

Asup = 10,27

Ainf= 6,43

On doit vérifier que :

{
1
:charge concenté
Ainf
≥ 3
Asup 1
:charge répartie
4

Ainf
=0,62> 0,25 donc vérifié.
Asup

8. Vérification du poinçonnement et effort tranchant  :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 74


Du fait des efforts qui s'y concentrent, la zone d'appui des colonnes de planchers-
dalles subit des sollicitations extrêmement élevées et doit par conséquent faire
l'objet d'une grande attention lors de son dimensionnement. L'application
simultanée des valeurs maximales des moments de flexion et des efforts tranchants
dans une zone très restreinte peut entraîner, en cas d'erreur de dimensionnement,
une rupture lors de laquelle la tête de colonne peut traverser la dalle. On parle alors
de poinçonnement de la dalle par la colonne. Le processus de poinçonnement
proprement dit se déroule extrêmement rapidement, sans qu'aucun indice préalable
d'une sollicitation excessive ne se manifeste. Il s'agit donc d'une rupture fragile. De
telles avaries se sont produites sporadiquement par le passé, de sorte que la
recherche s'est adressée à ce phénomène avec une plus vive acuité. Il en a résulté les
prescriptions en vigueur actuellement, dictées dans les normes BAEL.

 Démarche BAEL :
Le BAEL propose, dans l’article 5.2, la méthode suivante pour la vérification du
phénomène du poinçonnement :

Evaluation de l’effort poinçonnant :

C’est l’effort qui englobe les charges permanentes et d’exploitation transmis au


poteau à travers le plancher, on peut l’évaluer à l’aide de la formule suivante :
Qu=( 1,35 G+1,5 Q ) x Sinfluence

Avec : 𝑆𝑖𝑛𝑓𝑙𝑢𝑒𝑛𝑐𝑒 représente la surface d’influence du poteau

Les calculs suivants sont faits pour le poteau le plus sollicité 7/J : (voir annexe pour
tous les poteaux du PH2étage)

Alors Qu= (1,35 X 8 + 1,5 X 3,5) X 60,01

Qu= 0,96 MN

Pour prendre en compte l’effort tranchant au niveau du poteau qui n’est pas
constant on multiplie la charge par un coefficient selon la disposition du poteau.

Dans notre cas Q’u= 480,08 x 1,15 = 1,11 MN

Cette valeur doit vérifier la relation du non-poinçonnement suivante :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 75


fc 28
Qu≤ 0,045 uc h
γb

Avec :

h : épaisseur de la dalle

uc : Le périmètre du contour au niveau du feuillet moyen défini comme suit :

Figure 25 : Le périmètre de référence Uc

On a uc = π x ( D+h ) = 3, 20 m

' 35
Q u ≤ 0,045 x 3,20 x 0,22 x =0,74 MN ; Donc condition non vérifié
1,5

Pour vérifier le poinçonnement soit on augmente l’épaisseur de la dalle, on met des


chapiteaux ou on dispose des armatures transversales conformément à l’article
A.5.2, 23 du BAEL 91.
Pour notre cas on opte pour des chapiteaux :
On augmente la section de la dalle de 15cm et on refait le même calcul pour avoir :

uc = π x ( D+h ) = 3,61 m

35
Q' u ≤ 0,045 x 3,61 x 0,22 x =1,33 MN  ; Donc condition non vérifié
1,5

 Evaluation de l’effort tranchant :

On procède à une vérification de l’effort tranchant au droit des poteaux et dans les
deux directions, on admet de prendre la moitié de l’effort tranchant dans chaque
direction. Ainsi, au nu du poteau, l’effort tranchant, pour une charge répartie, vaut :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 76


V =0,5 p ( lx2 − a2 ) x ( ly21 − ly22 )
Mais, les règles BAEL majorent légèrement cette valeur, du fait du caractère
approché de la méthode, en ajoutant la longueur b à l’intérieur de la dernière
parenthèse pour donner :

Vou = {p (lx-a ) (ly1+ly2+2b)} over {8

On prend comme exemple de calcul le poteau 7/J (le poteau le plus sollicité), l’effort
tranchant suivant l’axe X au nu de ce poteau est calculé comme suit :

Figure 26 : L'effort tranchant au nu du poteau

On a: D’après le BAEL (Art E.4.0, 2), pour les poteaux circulaires, on les considère
comme des poteaux carrés de côté donné par la formule suivante :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 77



2
a=b = πx D =0,7 m; lx=7,95 m; ly 1=7,7 m ; ly 2=7,3 m
4

Vou = {p (lx-a ) (ly1+ly2+2b)} over {8

1,7(7,95−0,7)(7,7+7,3+2 x 0,7)
8
Vou =25,26

Conformément aux prescriptions de l’article E.4.8, 3 du BAEL, cet


effort doit vérifier la condition ci-après si non on doit ajouter les
armatures de poinçonnement:

Vou <τu= {0,05xfc28x left (b+h right ) xd} over {γb} =26,83T ;Vérifié

Vérification béton :

τu=Vou } over {left (b+h right ) xd} =1,09MPa<τlim=4,66MPa ¿

{
fc 28
τ limi= 0,20 x
Avec γb = 4,66MPa
5 MPa

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 78


PARTIE 3
2éme variante : plancher dalle réticulé

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 79


2éme variante : plancher dalle réticulé

V. Généralités sur les planchers réticulés :


1. INTRODUCTION :

Introduites au Maroc au milieu des années 90 par les entreprises espagnoles, les
dalles réticulées sont aujourd’hui de plus en plus utilisées dans les habitations, les
bâtiments d’offices, les salles et halls industriels, les salles d’expositions, les passages
et les mosquées.

Puisque le prix du béton est en hausse et que les longueurs des travées sont de plus
en plus grandes, la limitation de l’épaisseur du plancher demeure ainsi une tâche
difficile, une construction par dalles réticulées peut être ainsi une alternative
économique.

C’est de ce besoin fonctionnel d’où découle la nécessité d’introduire une nouvelle


technique qui répond à ces besoins.

La dalle réticulée appartient à la famille des dalles en béton armé, non homogènes,
allégées et armées suivant deux directions orthogonales formant une plaque
nervurée.

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 80


Figure 27 : dalle réticulée

Les paramètres définissant un plancher réticulé sont les suivants :

- L’entre axe « e », est la distance s éparant les axes de deux nervures
consécutives
- Epaisseur totale du plancher « H »
- Epaisseur de la dalle de compression « C »
- Epaisseur du bloc léger perdu ou récupérable « h »
- Largeur des nervures « b » , bien que pour les dalles réticulées avec caissons
récupérable , cette largeur varie d’une manière tronco-pyramidale .

Largeur varie
Figure 28 : les paramètres caractérisant un plancher réticulé

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 81


Dalle réticulée se définie par h+c(en centimètres) et le type du bloc allégé (e/e=80 80). Par
exemple : dalle réticulée de (25+5) cm à caisson récupérable.

2. Abaques :

A l’endroit du croisement des poteaux avec le plancher réticulé, les sollicitations deviennent de
plus en plus importantes, c’est pour cette raison qu’on dote le plancher dans ces endroits d’une
dalle pleine appelé abaque. L’abaque peut avoir la même épaisseur H que la plaque (tendance
actuelle adoptée pour la réalisation de la majorité des dalles planes), comme il peut dépasser la
hauteur H et avoir une forme rectangulaire ou tronco-pyramidale à angle 45° appelé chapiteaux
dans le cas de dalles ayant de grandes portées et supportant des charges élevées.

Figure 29 : Les chapiteaux

Ces abaques en béton armé sont utilisés pour faire face au problème de poinçonnement
provoqué par les poteaux, l’ajout d’une partie champignon à l’abaque dans le cas des surcharges
excessives doit être effectué en respectant un angle de 45° au-dessous du plancher, cette partie
saillante du plancher est appelée chapiteau.
Les chapiteaux sont rarement utilisés car leur coffrage s’avère très compliquer, ils ne sont
utilisés que dans les constructions de type industriel ou dans des locaux commerciaux dont les
surcharges d’exploitation sont assez élevées.
Les dalles réticulées résistent très bien aux actions verticales qu’elles soient réparties ou
ponctuelles, mais elles sont faibles devant les sollicitations horizontales.

3. Couronne :

Dans les planchers réticulés, on trouve aussi des poutres noyées dans l’épaisseur de la dalle ou à
très faible retombée. Ce type de poutre sont encastrés dans la dalle et sont conçues pour
résister, à la fois, à la flexion et à la torsion. Ces poutres sont appelées « couronnes ».
Les couronnes relient les abaques entre eux, entourent les bords du plancher et enlacent les
vides prévus pour les trémies, ascenseurs ou cages d’escaliers.

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 82


Figure 30 :
différents
types de
couronnes
dans la
dalle
réticulée

4. Typologies des dalles réticulées


La différence essentielle qui existe entre les différents types de dalles réticulées réside
dans le type de blocs employés. On distingue 2 types :

 Dalle réticulée avec caissons allégés perdus (En céramique ou béton).


 Dalle réticulée avec caissons allégés perdus

 Dalle réticulée avec caissons allégés perdus :


Blocs creux en béton :

Les dalles réticulées avec blocs creux en béton sont les plus étendues industriellement.

Elle présente des nervures avec un entraxe de 80 cm et une largeur de 10cm. Les
dimensions du caisson formé avec ces blocs sont de l’ordre de 70*70 cm. Le caisson peut
être constitué de 3, 4 ou 6 blocs. La hauteur des blocs varient entre 23 et 35cm avec une
couche de compression de 3 à 5 cm.

Notons que plus le nombre de blocs est grand plus la manutention et la mise en œuvre des
caissons sont aisées.

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 83


Figure 31 : schéma des caissons allégeant de 70X70 avec bloc creux en béton

 Blocs en céramique :

L’utilisation des blocs en céramique dans la construction des dalles réticulées


présente l’avantage d’être plus légers que les blocs en béton, mais en contrepartie,
leur performance en isolation acoustique est moindre.

 Dalle réticulée avec caissons récupérables :

L’utilisation des caissons récupérables est la plus répandue, car elle permet de réduire les
délais d’exécution.

L’usage des caissons récupérables dans la mise en œuvre des dalles réticulées est
primordial lorsque les portées entre appuis dépassent les 7 ou 8 mètres.
Cette classe de dalles réticulées se configure essentiellement avec des caissons e/e

De 80 cm. Son coffrage constitue des moules en plastique tronc-pyramidaux qui sont
récupérés pour un usage ultérieur.
L’épaisseur minimale des nervures a été unifié à 12cm et la différence entre les
divers moules existant dans le marché est négligeable. Tandis que la hauteur est
habituellement égale à 25cm, entrant dans la mise en œuvre des dalles réticulées de
25+5 cm. Ce type est le plus utilisé dans les garages et les sous sols des logements.

On utilise un faux plafond pour cacher les voûtes du plancher réticulé dans les
bâtiments à usage d’habitation mais dans les locaux publics on préfère les laisser
nus aux visiteurs.

Figure 32 : coffrage d’un plancher réticulé à l’aide des caissons récupérables

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 84


Les semi-caissons sont employés en vue d’ajuster la dalle dans les zones étroites ne
pouvant pas supporter la taille d’un caisson normal.

5. Caractéristiques géométriques des éléments de la dalle


réticulée :

Les dimensions minimales des éléments constituants la dalle réticulée, sont


spécifiées dans le code de construction et doivent être respectées.

 Entre- axe :
La norme espagnole exige que la séparation entre les nervures ne doive pas
dépasser
1m. L’entre-axe commercial le plus répandu est de 80 cm dans les deux directions.

 Nervure :
La modélisation orthogonale des nervures dépend du type de plan de coffrage. En
effet, une telle modélisation devrait faire aboutir à la forme la plus structurelle et
simple à construire. Parfois il serait nécessaire de mettre une bande de transition
pour changer la direction des nervures afin d’obtenir une conception harmonique et
simple et aussi de minimiser l'excès du béton au niveau des bords lorsqu’il n'y a pas
de parallélisme entre ces derniers et les nervures.

Figure 33 : Modélisation des nervures et de bande de transition

La largeur de la base des nervures recommandée par la norme ne doit pas être
inférieur à 7cm ni au quart de la hauteur h du bloc léger récupérable :
h
b> max( , 7 cm)
4

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 85


La largeur minimale des nervures des dalles réticulées avec blocs allégés est de 10
cm.

Cette valeur s’avère adéquate pour le comportement que présente face à la flexion
et au cisaillement.
Lorsque le plancher doit résister à des charges très élevées (jardins, matériaux
stockés, etc.), le problème de cisaillement exige d'élargir les nervures dans les zones
proches de l'abaque. La solution la plus commode pour réaliser ceci, est d’enlever
certains blocs des caissons, ainsi, les nervures auront environ une largeur de 33 cm
sans modifié la modélisation globale des nervures dans le reste de la plaque.

Figure 34 : Elargissement des nervures après enlèvement des blocs

Les caissons récupérables doivent avoir une inclinaison de 81° au pied des nervures
afin de faciliter le décoffrage des blocs après le durcissement du béton.

Figure 35 : Schéma des nervures des dalles réticulées avec caisson récupérables

 Les chapiteaux :

La présence des chapiteaux est nécessaire dans le cas des surcharges excessives.
Pour leur réalisation, la norme exige une inclinaison utile de 45° pour une résistance
meilleure au poinçonnement.

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 86


Figure 36 : Pré-dimensionnement d’un chapiteau

On prend L/10 < a < L/9

Avec L’est plus petite portée entourant le poteau.

 Les abaques :

La zone massive entourant les poteaux dans les dalles réticulées est dite abaques,
son rôle est de canaliser les charges que reçoivent les nervures au support poteau et
de doter le plancher d’une bonne résistance au poinçonnement.

La norme définit la section de l’abaque des piliers comme suit :

« La distance entre le bord de l'abaque à l'axe de support ne doit pas être inférieure
à

0,15 de la portée correspondante au cadre considéré ». Les normes technologiques


NTE parlent de 1/6 de la portée, c'est-à-dire 0,166 de la portée.

Figure 37 : la section des abaques suivant la norme EHE

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 87


Mais pour des raisons relatives au coffrage et au bétonnage, il est conseillé dans la
pratique de prendre comme mesure pour les rayons des abaques une valeur
comprise entre 0.15L et 0.25L.

Lorsque le poteau est de rive, il faut distinguer entre deux cas :

La distance au bord est inférieur à 1 mètre, est dans ce cas il est conseillé d’étendre
le abaque jusqu’au bord.

Sinon on prend comme largeur du abaque dans le sens de la partie console le où


max(0,5V ,B) est la distance entre le poteau et le bord.

Figure 38 : Dimensions des abaques x de bord

Quand les portées et les charges de calcul sont élevées, les abaque x peuvent être
dotés d’une épaisseur supplémentaire égale à 0,03L avec des bords inclinés de 45 °.

Figure 39 : Abaque x avec une épaisseur supplémentaire

 Poteaux :

Indépendamment de la charge verticale appliquée sur pilier et qui détermine sa


section, le pilier doit répondre à certaines exigences spécifiques.

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 88


La norme EH-88 fixe la section minimale des piliers à 25x25 cm. Cette dimension est
valable dans le cas de piliers centraux, avec des charges caractéristiques inférieures à
20 t et si il n'ya pas de vide à proximité des piliers qui affecte considérablement le
périmètre de poinçonnement de la plaque.

Il est recommandé que La section minimale des dalles réticulées ne doive pas être
inférieure à 30x30 cm.

Pour les piliers d'angle, afin d’éviter les problèmes liés au poinçonnement ne devrait
être jamais inférieur à 30x30 cm car ils sont calculés à la flexion déviée et supporte
un effort normal supérieur dû à la grande variation des moments négatifs en travées
de bord. Pour des portées de 5-6 m on pourrait adopter une section de 40x40 cm.
Les piliers de rives doivent avoir une section de 40x30 cm pour des portés supérieurs
à 5 m.

Figure 40 : la section minimale recommandée pour les piliers

 Pré dimensionnement des poteaux :

a0 ≥25cm b0 ≥ 25cm

a0 ≥h0+h b0 ≥ h0+h

amax bmax
a0 ≥ b0 ≥
20 20

Avec :h : épaisseur de la dalle

h0 : la retombée du abaque si elle existe

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 89


 Portée et distribution des poteaux :

Tenons compte des dimensions des caissons récupérables disponibles dans le


marchéd’unehauteurde20, 25, 30,35 et 40 cm avec un rapport e/ede80 cm et une
couche de compression de5à10cm;lesportéesquenouspouvons couvrir en béton
armé n’ont pratiquement pas de limitation, on peut mêmearriverjusqu’à16m.
Pour les bloques perdus, il est difficile de rencontrer des hauteurs de plancher
arrivant à 40cm, et donc les portées entre supports sont limitéesà9mjusqu’à 10m.
Les portées les Plus profitables dans les planchers réticulées tournent autour de 6
mètres avec une marge de 1mètre.
Pour les poteaux de bord, on peut envisager une dalle console qui peut aller
jusqu’à1, 5m sur tout le périmètre du plancher.

Figure 41 : l’épaisseur maximale existante pour un caisson

La distribution correcte des poteaux est celle qui forme la maille la plus carrée
possible. Autrement dit, les portées (L) doivent être égales à 6 m avec 1 mètre près.
La distance (L’) séparant les supports (poteaux) des bords doit être de l’ordre de 1m,
1.5m pour des portées de 6m.

Figure 42 : description des dimensions de la maille

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 90


L’épaisseur de la dalle :

L’épaisseur du plancher dépend des facteurs suivants :

- Portée entre poteaux

- Portées des dalles consoles

- Degré d’encastrement de la plaque aux bords

- Charges verticales

- Poussées horizontales à prendre en compte.

Dans la norme espagnole (EH-88) article 56.2, il est conseillé pour les plaques
allégées de prendre comme épaisseur :

portée max de la maille


h=
28

En cas d’un porte-à-faux, il est recommandé de se référer au tableau suivant pour


déterminer l’épaisseur.

Largeur en port à faux (m) Epaisseur (cm)


1 20
1.25 20-23
1.5 23-25
1.75 25-26
2 26-28
2.5 28-30
3 ≥ 30
>3 A étudier
Tableau 13 : Epaisseurs recommandée en cas d’un porte à faux

 La couche de compression :

Pour les caissons récupérables, la norme EHE-88 exige que la couche de compression
ait une épaisseur minimale de un dixième de la portée libre entre nervures C ≥ L/10 .

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 91


Figure 43 : épaisseur minimale de la couche de compression des dalles réticulées selon
l’EHE

Selon la norme actuelle EHE, article 56.2 : « la séparation entre les axes des nervures
ne doit pas dépasser 100cm et l’épaisseur de la couche de compression ne doit pas
être inférieure à 5cm tout en ajoutant des armatures de répartition dans la maille ».

En cas d’utilisation de blocs perdus, la couche de compression peut avoir une


épaisseur de 4 cm.

 La couronne :

Il s’agit des poutres situé au niveau des bords de la dalle réticulée et des
réservations.

Les fonctions des bandes de bords sont les suivant :

 Enlacer et lier la plaque aux poteaux de bord.


 Renforcer les abaques en encastrant la plaque au niveau des piliers

 Supporter les cloisons des façades.


 Contribuer à la résistance aux poinçonnements de la plaque au niveau des
poteaux de bords qui sont les plus défavorables.
 Redistribuer les efforts anormaux.
 En zone sismique, la couronne sert à maintenir la structure bien attachée et
bien liée.
 Permettre de réaliser des réservations dans les dalles réticulées.

La largeur des couronnes suivant la NTE-EHR, est fixée en fonction de l’épaisseur du


plancher :

H(cm) 20 25 30 35
B(cm) 25 25 30 35
Tableau 14 : Largeur des couronnes en fonction de l’épaisseur du plancher

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 92


La norme espagnole EH-88, ignore ces éléments, et se limite en disant que les
nervures de bord doivent être liées avec des cadres dont la séparation soit moins de
0.5d avec d est la hauteur utile de la plaque.

J.Calavera recommande que la largeur de la couronne ne doive pas être inférieure à


la hauteur utile de la plaque.

La répercussion des bandes de bords sur la consommation d’acier d’une dalle


réticulée oscille entre 20 et 40%, ce qui justifie son importance dans la structure.

6. Dimensionnement des structures en planchers réticulés  :


a. Introduction :

La méthode des portiques virtuels est une méthode de calcul des planchers réticulés
qui se base sur une discrétisions de la structure en portique virtuels de la structure
en portiques virtuels. Cette méthode n’est certainement pas la méthode la plus
exacte mais elle reste l’approche de calcul la plus simple permettant à l’ingénieur
d’aborder d’une manière simple et rapide n’importe quelle structure en planchers
réticulés.

b. Philosophe du portique virtuel :

La méthode des portiques virtuels consiste à discrétiser le plancher en bandes,


suivant les deux directions orthogonales (OX) et (OY). Chaque portique est constitué
d’une file des poteaux appelée bande support et d’une ou deux demi-bandes
centrales, la bande-plaque formée par l’union de ces bandes joue le rôle d’une
poutre dans la structure du portique virtuel.

En analysant le portique on obtient les efforts dans les différents éléments : les
moments positifs et négatifs, les efforts tranchant dans les bandes, et les moments
et les efforts normaux dans les poteaux. La méthode simplifiée des portiques virtuels
exige la vérification d’une panoplie de conditions pour pouvoir l’appliquer, Toutefois,
en pratique, on est souvent confronté à des cas où ces conditions dictées par la
norme EHE ne sont pas vérifiées, dans ce cas, on essaye de suivre certaines
démarches de modélisation qui permettent de ramener le cas pour qu’il réponde aux
conditions de la méthode.

c. Enveloppes de calcul :

Le code américain ACI admet pour des charges verticales, une seule combinaison de
charge «g+q » qui est appliquée dans toutes les travées, toujours si la surcharge ne

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 93


dépasse pas les ¾ de la charge permanente, dans le cas contraire, il faut prendre en
considération les enveloppes de charges suivantes :

La charge permanente dans toutes les travées, et le 75% des surcharges dans la
travée d’étude pour la détermination des moments positifs.

La charge permanente dans toutes les travées, et le 75% des surcharges dans les
travées adjacentes à la travée d’étude pour la détermination des moments négatifs.

d. Tracé des portiques virtuels :

Terminologie :

 Cadre : La zone de plancher délimitée par quatre poteaux voisins formant les
sommets d’un polygone à quatre côtés.
 Cadre extérieur : Cadre dont un ou deux cotés sont des poteaux de rive.
 Cadre intérieur : Cadre dont aucun coté n’est de rive.
 Bande latérale : La bande située latéralement sur un cadre ou une file de
cadres dont la largeur, dans chaque travée est égale au ¼ de la plus petite
dimension du cadre.
 Bande centrale : la bande située dans le centre d’un cadre ou d’une file de
cadres, et limitée par les deux bandes latérales correspondantes.
 Bande des supports : c’est l’union des deux demi-bandes latérales entourant
la file des poteaux.
 Portique virtuel : l’union d’une ou deux demi-bandes des supports et une ou
deux demi-bandes centrales.

Figure 44 : Schéma de cadres

On envisage des poteaux alignés suivant un maillage orthogonal ou avec une


déviation inférieure à 10% de la portée normale à la ligne des axes définissant
l’alignement de la dalle.

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 94


Figure 45 : Largeurs de poutres constituant le portique virtuel

Figure 46 : Portique virtuel

Figure 47  : Bande composantes de la poutre virtuelle

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 95


Dans le calcul des portiques, les caractéristiques élastiques des éléments porteurs
sont très importantes, en effet, la notion de rigidité à la flexion ou à la torsion joue
un rôle capital dans la distribution et la canalisation des efforts.

e. Calcul des rigidités :

Dans les planchers réticulés, la transmission des moments de la plaque aux supports
s’effectue en partie suivant le travail à la flexion, et le reste suivant la torsion. Pour
cette raison, on substitue les rigidités de chaque élément par une rigidité qu’on
appellera équivalente pour tenir en compte de ces effets.

On appelle le coefficient de transmission β le rapport entre la rigidité équivalente du


poteau sur la rigidité équivalente de la bande-plaque :

kCE
β=
kPL

Rigidité équivalente du support :

La rigidité équivalente du support est donnée par la formule suivante :

1 1 1
= +
kce ∑ Ks ∑ Kt

∑ Ks :La somme des rigidités des poteaux supérieur et inférieur.


∑ Kt  : La somme des rigidités à la torsion des deux côtés du nœud d’une zone de la
plaque de largeur égale à celle du poteau ou égale à celle de la poutre de bord et la
bande plaque.

La rigidité équivalente de n’importe quel support dans un portique virtuel est


donnée par la formule simplifiée suivante :

4 E b 0 a 02
Kce=
λ x b x b 0 x a 02
12 h+
H3

Avec :

b0: La largeur du support

a0: Epaisseur

H: Epaisseur du plancher

h: hauteur du support

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 96


b : largeur du portique virtuel

Le paramètre λ est donné par le tableau suivant :

Epaisseur du poteau a0 λ
H 2.52
1.5 H 1.81
2H 1.55
2.5 H 1.43
3H 1.35
Tableau 15 : Les valeurs du paramètre λ

Dans le cas d’un portique virtuel extérieur , et si on est en présence d’une couronne
sans retombée , on n’est pas obligé de corriger la rigidité des poteaux, c’est à dire
qu’on conservera dans ce cas la valeur :

3
4 x E xb0 x a0
Kce=Ks=
12 h

La norme espagnole EHE adopte une simplification à la rigidité équivalente qui est
prise égale à la rigidité à la flexion réduite à 2/3, c’est-à-dire :

2 8xExI
Kce= Ks=
3 3h

Rigidité équivalente de la bande plaque virtuelle :

Dans le cas des dalles pleines, la rigidité à la flexion d’une travée de portée a est
donnée par :

Ip
Kpl=4 E
a

Avec Ip st l’inertie de la bande plaque.

Si on est en présence des dalles allégées d’épaisseur constante et d’abaques


massives, on pourra prendre comme rigidité à la flexion d’une bande plaque virtuelle
la valeur :

Ip
Kpi=4,8 E
a

Limites de validité :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 97


Il existe deux méthodes de portiques virtuels. Dans la norme américaine ACI-318, on
distingue entre la méthode simplifiée des portiques virtuels qui n’est appliquée que
dans le cas où toutes les charges sont verticales, et la méthode générale des
portiques virtuels qui peut être appliquée en présence des charges horizontales.

L’application de la méthode des portiques virtuels simplifiée exige la vérification d’un


certain nombre de conditions dictées par la norme américaine ACI–318. Ces
conditions sont :

 Il existe un minimum de trois travées dans chaque direction


 Les cadres sont rectangulaires dont le plus grand côté n’est pas supérieur au
double du plus petit.
 Deux portées successives dans n’importe quelle direction ne diffèrent pas du
1/3 de la plus grande.
 Les charges sont uniformément distribuées et la surcharge ne dépasse pas le
triple de la charge permanente.
 Toutes les charges et les surcharges sont verticales.

f. Calcul des efforts de référence :

Le moment isostatique de référence est donné par la relation suivante :


2
γf x P x B x L 0
M 0=
8

Avec :

P: la combinaison de charges : P=q+g


B : la largeur de la bande plaque virtuelle
L0: la portée entre nus des poteaux.
γf : Le coefficient de majoration des actions.

Déformée d’un plancher réticulé :

Un plancher réticulé qui est soumis à une charge P=g+q uniformément


répartie en surface a la déformée suivante :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 98


Figure 48 : Déformation d’une dalle réticulée

En se basant sur des études faites sur des cas réels, le code américain ACI-318
recommande la distribution suivante des moments en travées :

Figure 49 : Distribution des moments suivant du code ACI-318

g. Moment en travée de bord :

Dans la travée extérieure, on prend en compte l’effet de la rigidité équivalente, on a


donc pour les moments M1, M2 et M3 comme montré dans la figure.

Les valeurs des moments sont les suivantes :

0,65
M 1= M0
1
(1+ )
β

0,28
M 2=0,63− M0
1
(1+ )
β

0,1
M 3=0,75− M0
1
(1+ )
β

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 99


h. Moments en poteaux :

Les moments dans les poteaux peuvent être estimés à travers les formules
simplifiées suivantes :

Pour un poteau extérieur :

0,65 x M 0 x Ks
Me=
1
(1+ )
β

M0 : Le moment isostatique de référence.

Ks: La rigidité du poteau étudié.

∑K : la somme des les rigidités des trois barres qui traversent le nœud.

Pour un poteau intérieur :

0,07 x [ ( g+ 0,5 q ) x L 1 xB 1−g x L 2 ] x Ks


2 2
Mi=
∑K

L1 et B1 (respectivement L2 et B2) étant la longueur de la travée entre nus et la


largeur de la bande-plaque de la travée 1 (respectivement travée 2).

Distribution des moments résultants globaux dans les bandes centrales et de


supports

i. Distribution des moments résultants globaux dans les bandes


centrales et de supports :
La méthode des portiques virtuels est une méthode approximative, est de ce fait on
essaye dans les différentes études de quantifier d’une manière simple, ce qui se
passe réellement dans la plaque une fois qu’elle est libre des étaiements, et qu’elle
est soumise à l’action des forces de gravité. Les distributions réelles des moments
dans la plaque suivant des lois de type sinusoïdales difficiles à mettre en équations.

a. Moment négatifs :

La distribution des moments en bande des supports a l’allure approximative


suivante :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 100


Figure 50 : Distribution des moments négatifs dans la séction A-B

b. Moment positifs :

La distribution des moments en bande centrales a l’allure approximative suivante : 

Figure 51 : Distribution des moments négatifs dans la section C-D

La norme espagnole EHE-88 a dressé des tableaux synthétisants la distribution des


moments dans la plaque dus aux charges verticales.

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 101


Tableau 16 : Distribution des moments dans la bande

L’ingénieur Florentino Regalado Tesoro adopte une autre distribution qui coïncide
pratiquement avec le tableau de l’EHE, sauf pour les poteaux périphériques.

Figure 52 : Distribution des moments dans la plaque

j. Dimensionnement des couronnes

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 102


 Introduction :
L’importance des couronnes de bord provient du fait que les phénomènes
pathologiques dans les planchers réticulés surgissent dans les bords du plancher.

Les essais à échelle réelle qui ont été effectués, ont montré que les fissures se
propagent toujours en commençant par les bords, et pour ces différentes raisons, le
dimensionnement des couronnes nécessitent une très grande attention.

Sans doute, les couronnes sont les seules structures qui doivent être dimensionnées
à trois types de sollicitations :

 La flexion : car les couronnes jouent le rôle d’une poutre noyée dans
le plancher qui est soumise à une charge transmise par le plancher et
autre par le poids des cloisons de façade qui reposent directement sur
celles-ci.
 La torsion : les bords d’un plancher réticulé sont soumis à des torsions
provoquées par la flexion du plancher tout entier.
 L’effort tranchant : car les couronnes sont traitées comme toute autre
structure horizontale, elles dont calculées à l’effort tranchant.
On distinguera par la suite entre deux types de couronnes :
 Les couronnes de type Zs : et sont les couronnes appartenant aux
bandes des supports.
 Les couronnes de type Zc: et sont les couronnes appartenant aux
bandes centrales.

Figure 53 : les types de la couronne

Avec : A/2 est la largeur du portique virtuel

k. Dimensionnement à la flexion :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 103


Pour analyser les couronnes à la flexion, les normes espagnoles les considèrent
comme une nervure de bord en lui ajoutant la flexion due au poids des cloisons de
façade.

Cette considération a eu beaucoup de critiques dans la littérature, car le fait


d’assimiler la couronne à une nervure revient à négliger la grande inertie des
couronnes qui jouent un rôle important pour reprendre le moment de flexion
transmis par le portique virtuel ou elles appartiennent.

Le code américain ACI, prend en considération la rigidité de la couronne, en effet il


vient dans le code deux cas :

 Si α*A/2L > 1 : il faut attribuer à la couronne 85% du moment existant dans


la bande des supports.
 Si α*A/2L < 1 : il faut attribuer à la couronne 0.85* α*A/2L du moment
existant dans la bande des supports.

Tableau 17 : Les valeurs de α en fonction de la largeur du portique

En effectuant cette considération du code ACI, on trouve que le pourcentage du


moment qui est attribué aux couronnes est inférieur à celui qui est attribué à une
seule nervure de la bande des supports, et par suite il vient dans les publications de
« CYPEingenieros »de considérer comme moment attribué aux couronnes la somme
du moment affecté à une nervure de la bande des supports et le pourcentage
attribué à la couronne du moment total de flexion considérant le rapport de rigidité.

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 104


Tableau 18 : Pourcentages de flexion à affecter aux couronnes

Pour le calcul manuel des couronnes de bord, on propose les formules pratiques
suivantes pour déterminer les moments de flexion à considérer dans le
dimensionnement.

Figure 54 : Coefficient à considérer pour le calcul des moments de flexion des couronnes

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 105


Le moment isostatique dans une travée est donné par la relation :

P1 x A x L P 2 x L2
M 0= +
16 8

Avec : A/2 : la largeur du portique virtuel

L : la portée entre axes des poteaux

P1 : la charge totale du plancher par m

P2 : la charge linéaire du poids des cloisons de façade

Notons : Mi le moment à gauche dans une travée

Md le moment à droite dans une travée

Mv le moment en travée

Mi = 0.87.σ(-). K1.Mo

Md=0.87.σ(-). K2.Mo

Mv=0.87.σ(+). K3.Mo

Avec :

0.87 est le coefficient de réduction appliqué au moment isostatique pour tenir en


compte du volume des poteaux.

σ(-) et σ(+) sont respectivement les pourcentages du moment positif et négatif à


appliquer.

Dimensionnement à la torsion :

a torsion dans les couronnes n’est pas suffisamment étudiée, on trouve dans la
norme espagnole une grande simplification du dimensionnement à la torsion :

Dans la norme EH-88, on recommande que les couronnes doivent avoir des
armatures transversales de diamètre 6mm à 8mm pour un espacement de 0,5d avec
d est la hauteur utile du plancher et ces armatures seront capables d’absorber les
efforts produits par la torsion et l’effort tranchant. Ces recommandations de la
norme espagnole, trouvent de nombreuses critiques, car elles négligent par ce fait
plusieurs facteurs qui régissent la torsion dans les couronnes, parmi ces facteurs on
trouve :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 106


 Type d’action
 Portées entre poteaux
 Nombre de poteaux dans chaque direction
 Hauteur des parties massives du plancher
 Epaisseur du plancher
 Largeur des couronnes
 Epaisseur et entre-axes des nervures.
Le code Américain ACI prend en compte ces différents aspects, le moment
maximum de torsion dans la plaque est donné par la formule :

Mt=0,5 ( 1− λ ) x M

Avec :

1
λ=


d
c 1+
2 2
1+ x
3 c 2+ d

C1 et C2 étant les dimensions du poteau.

D la hauteur utile du plancher.

M est le moment isostatique donné par :

L
M =P 1 x A 2
18

Tels que :

A :: la largeur du portique virtuel.

L : portée entre-axes des poteaux.

P1 : charge uniforme totale du plancher par m².

Remarque :

Etant donné qu’en général, les valeurs de λ varient entre 0.6 et 0.7, on trouve
pour Mt une valeur approximative de :

Pour les armatures calculées à la torsion on se réfère au règlement BAEL 99 (art


A.5.4) :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 107


Armatures longitudinales :

ΣAl Tu
fe=
u 2Ω

Avec :

ΣAl : La section des armatures longitudinales ;

u : le périmètre du contour d’aire Ω ;

Tu : le moment de torsion ;

Ω : l’air de contour tracé à mi-épaisseur de la paroi.

Pour un profil plein de forme convexe, on remplace la section réelle par une
section creuse équivalente dont l'épaisseur de paroi est égale au sixième du
diamètre du cercle qu'il est possible d'inscrire dans le contour extérieur.

Avec :

Φ : le diamètre du cercle inscrit dans le contour extérieur ;

b0 : épaisseur de la section creuse équivalente prise égale à : b0 = Φ/6

Armatures transversales :

At Tu
x fed=
St 2Ω

At : section des armatures transversales;

St : l’espacement des armatures transversales ;

fed : la résistance de calcul des aciers à l’ELU.

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 108


Vérification au poinçonnement

Le comportement au poinçonnement est très important dans les structures à


planchers réticulés car leur ossature possède des supports qui reposent
directement sur une dalle continue, et par suite sont les bâtiments à plancher-
dalle en général et à plancher réticulés en particulier les plus exposés au
phénomène du poinçonnement.

L’étude du comportement du plancher face au poinçonnement relève d’une


importance capitale car les ruptures dues à ce phénomène apparaissent d’une
manière brusque et sans préalable avertissement.

Pour éviter ce phénomène, il est conseillé d’augmenter l’épaisseur du plancher,


et la section des poteaux, en évitant les réservations dans des zones proches aux
poteaux. En général, ces précautions à prendre non seulement éviteront
l’apparition du poinçonnement mais vont aussi donner à la plaque une grande
stabilité et vont la mettre à l’abri des flèches excessives.

Par la suite, nous exposeront les démarches de la vérification du poinçonnement


suivant la norme « EHE » avec des simplifications pour des cas concrets.

l. Périmètre critique du poinçonnement :

La rupture par poinçonnement d’une plaque sur un poteau, se produit suivant


une surface tronc-pyramidal qui arrache sensiblement la plaque avec une
inclinaison comprise en général entre 30° et 35°.

Figure 55 : Rupture tronco-pyramidal par poinçonnement

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 109


Le périmètre délimité par la partie de la plaque emportée par le support lors de
la rupture est donné comme le périmètre calculé à une distance égale à d/2
avec d la hauteur utile de la plaque mesuré du nu des supports.

L’étude du poinçonnement se concentre sur les points suivants :

 Détermination de la superficie de poinçonnement la plus défavorable


autour des poteaux ou périmètre critique.
 Détermination des efforts défavorables qui peuvent produire le
poinçonnement dans la dalle.
 Calcul des contraintes tangentielles dans la superficie critique du
poinçonnement.
 Analyse et comparaisons des contraintes tangentielles résultantes avec
les contraintes admissibles, et calcul des armatures transversales de
poinçonnement, si le béton à lui seul ne suffit pas pour résister à ces
efforts avec sécurité.
Superficie théorique critique du poinçonnement

La superficie critique du poinçonnement dans les dalles est déduite de la


superficie de la section parallèle au périmètre de l’appui située à une distance
critique que nous définissons par :

d : Epaisseur utile de la dalle.

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 110


Figure 56  : Périmètre critiques du poinçonnement selon les différentes normes

Le périmètre critique est réduit S’il existe des vides à une distance qui ne dépasse
pas cinq fois l’épaisseur utile de la plaque calculée à partir de l’axe du poteau

Considérons le périmètre critique comme un ensemble de segments dont les


extrémités sont définit par leurs coordonnées, à partir d’un système de référence
cartésien d’origine le centre du poteau.

Le périmètre critique utile est déduit de la somme de tous les segments :

Et la superficie critique du poinçonnement sera :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 111


Figure 57 : Segments inutiles du périmètre critique en présence des vides

m. Vérification :

La contrainte tangentielle τ calculée aux efforts des moments et d’effort tranchant,


doit être inférieur à a résistance du béton au poinçonnement fcp qui est donnée
dans la norme espagnole égale à 2fc28.

L’expression de la vérification au poinçonnement est donc la suivante :

τ=
Ac
+(
V x d αx x M 1
Jy ) (
x X+
αy x M 2
Jx )
x Y < fcp=2 fcv

Avec :

τ : contrainte tangentielle mesurée au point X, Y ;

Vd : réaction du support diminuée de la charge appliquée dans la zone du périmètre


critique ;

Ac : aire critique égale à Pc x d avec Pc est le périmètre critique ;

M1 : différence des moments fléchissant dans les cotés de la section Y-Y ;

M2 : différence des moments fléchissant dans les cotés de la section X-X ;

J : moment d’inertie combiné à la section critique suivant chaque axe ;

α : fraction du moment qui produit réellement une contrainte tangente.

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 112


Afin de distinguer la partie du moment totale de la plaque transmise au poteau par
torsion de celle directement transmise par flexion, nous envisageons les formules
suivantes :

Par torsion : α.M

Par flexion : (1-α).M

α est exprimée par :

Figure 58 : Expression de α

Figure 59 : courbe des contraintes tangentielles dans le périmètre critique

Connaissant les courbes de contraintes tangentielles dans la section critique, on


procède à leurs analyses :

 Si les contraintes tangentielles sont inférieures à la contrainte de


poinçonnement admise pour le béton, fcp = 2.fcv selon la norme EH-91, la
section se trouve dans de bonnes conditions face au poinçonnement, et il

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 113


n’est point nécessaire de calculer les armatures transversales de
poinçonnement.
 Si la contrainte maximale résultante ne dépasse pas 30% de la contrainte fcp
et la contrainte médiane reste aussi inférieure à cette dernière, nous pouvons
admettre que la section est suffisamment sécurisée face au poinçonnement,
et il n’est point nécessaire de calculer les armatures transversales.
 Quand la τmax résultante est supérieure à 3.fcv, les bielles obliques de
compression dans le béton peuvent subir des rotations. La section
dimensionnée est manifestement insuffisante, ainsi il faut procéder de la
manière suivante :

 Augmenter la résistance du béton.


 Augmenter la section du poteau.
 Augmenter l’épaisseur de la plaque. Cette solution est la meilleure
quoiqu’elle reste la plus couteuse.
 Placer des profils métalliques croisés sur le poteau, incorporé dans
l’épaisseur de la plaque à cause de la difficulté que présente au niveau
du bétonnage, Cette solution demeure très limitée.
 Mettre en œuvre des colliers métalliques qui élargissent
artificiellement le poteau.
 Quand les contraintes maximales dépassent la contrainte admissible
(2.fcv) sans pour autant atteindre le seuil critique de 3. fcv, le problème
peut être résolu avec la mise en place d’armatures Transversales face
au poinçonnement ; une solution raisonnable et peu couteuse.

n. Ferraillage :

Les armatures de poinçonnement doivent combler l’effort de traction


résiduel donné par la valeur :

Fres=Vd−fc 28 x Ac

L’effort de compression assuré par les armatures de poinçonnement est


donné par :

(n x Ab x fac)
Vsu=0,9 x √ 2 x d x
s

Avec :

Ab : aire de la section d’acier ;

fac : limite de compression élastique d’acier ;

n : nombre d’armature d’acier ;

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 114


s : distance de la partie tendue d’acier ;

d : hauteur utile.

Parmi les topologies d’armatures les plus fréquemment utilisées pour


résister aux efforts tranchant, nous citons :

 Les barres inclinées à 45°


 Les étriers verticaux (bandes croisées)
 Les barres verticales en forme de Z

Figure 60 : typologie des armatures fréquemment employées face au poinçonnement

 Armatures inclinées à 45° :

Les barres inclinées à 45° sont faciles à mettre en œuvre. En général, il suffit de
mettre en place un ensemble de barres de Ø10 pour résoudre le problème dans les
cas usuels et, seulement dans les cas exceptionnels de surcharges anormales qu’il est
nécessaire de recourir à la solution mixte des étriers verticaux et barres inclinés de
diamètre supérieur.

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 115


Figure 61 : Armatures inclinées à 45°

Figure 62 : Armatures de poinçonnement

o. Vérification du plancher à l’effort tranchant :


Le calcul à l’effort tranchant s’effectue en considérant la charge s’exerçant sur une
bande plaque du portique virtuel.

Pour bien expliquer notre propos soit le portique virtuel suivant :

Figure 63 : Calcul de l’effort tranchant dans les planchers réticulés

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 116


La zone hachurée dans le portique virtuel ci-dessus représente la surface à
considérer pour le ferraillage à l’effort tranchant dans les nervures.

L’expression de l’effort tranchant est :

L’effort tranchant s’exerçant sur chaque nervure est de :

Avec :

B est la largeur du portique virtuel

P est le chargement total par m²

K est un coefficient qui dépend des moments extrêmes dans la travée (voir figure ci-
dessus).

Dans le cas ou l’entre axe des nervures est 0.8 m, la formule de l’effort tranchant
s’exerçant sur chaque nervure :

L’expression de l’effort tranchant est :

Va=
[ K x 2 L x ( BI +BD ) x P ]
9

[ K x 2 L x Bx P ]
Va=
9

L’effort tranchant s’exerçant sur chaque nervure est de :

Va
Vn=
n

Avec :

B est la largeur du portique virtuel

P est le chargement total par m²

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 117


K est un coefficient qui dépend des moments extrêmes dans la travée (voir figure
ci- dessus).

Dans le cas ou l’entre axe des nervures est 0.8 m, la formule de l’effort tranchant
s’exerçant sur chaque nervure :

Vn=0,35 x K x L x P

Généralement les structures avec planchers réticulés qui sont dimensionnés à l’effort
tranchant sont les garages, les locaux de commerce etc. …… mais rarement dans des
bâtiments à usage d’habitation.

La vérification à l’effort tranchant dans une bande plaque virtuelle de largeur B peut
se faire suivant la relation suivante :

nVn
τu= < Min ( 0,19 fc 28; 4 MPa )
Bd

Disposition constructives du ferraillage en plancher réticulés :

p. Armatures des nervures :

En plancher réticulés les armatures des nervures sont croisées et par suite
dans lieu de croisement de ces armatures, on constate qu’une de ces
armatures bénéficie d’un enrobage maximale, en pratique il est conseillé que
les armatures des nervures de grande portée soient déposées au dessus de
ceux des nervures de petite portée.
L’enrobage conseillé en pratique pour nervures en planchers réticulés oscille
entre 15 mm et 20mm
Disposition des armatures de flexion positive :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 118


Figure 64  : disposition des armatures de flexion positive

Disposition des armatures de flexion négative :

La longueur et le positionnement des armatures négatives ne posent en général


aucun problème, les longueurs de ces barres doivent répondre au critère suivant :

 Dans la bande des supports on prend comme longueur à l’axe 1/3L


 Dans la bande centrale, on prend comme longueur 1/4L

Figure 65 : Disposition des armatures de flexion négative

Raccordement des armatures des nervures avec les couronnes de bord :

Le raccordement des armatures négatives ou positives avec les cadres des


couronnes de bord s’effectue avec un ancrage extérieur droit d’angle 90° de
longueur supérieure ou égale à 20 cm.

q. Armatures des abaques :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 119


Les fonctions principales des armatures d’abaques doivent tout d’abord assurer la
liaison entre la plaque et le poteau, et aussi, reprendre les moments de flexion
négative qui agissent au niveau des appuis

Les armatures supérieures et inférieures doivent être déposées suivant le schéma


définit ci-dessous, les armatures de poinçonnement peuvent être placées après le
montage des armatures tendues d’abaque, les dimensions des armatures
supérieures sont généralement supérieures dans les plans du béton armé, et parfois
ces armatures sortent du périmètre d’abaque et vont s’appuyer sur les caissons
récupérables ,ce qui provoque un problème pour l’enrobage au dessus de la couche
de compression ;pour palier à ce problème ces barres supérieures doivent être
découpées dans le chantier en prenant en compte les dimensions réelles des
abaques et en prévoyant l’enrobage nécessaire pour chaque barre d’acier.

Figure 66 : Armatures des abaques

Dans les abaques de rive ou de coin, les armatures positives ou négatives arrivant
aux couronnes de bord doivent être liés comme le cas des nervures avec un ancrage
extérieur droit d’angle 90° de longueur supérieure ou égale à 20cm.

7. Dimensionnement manuel du plancher réticulé :


7.1. Pré dimensionnement des éléments du plancher réticulé  :

Entre axe : on prend 80 cm (l’entre axe le plus utilisé)

 Largeur de la nervure : b=12 cm (caissons récupérables)


 Epaisseur de la dalle de compression : c = 5cm
 Epaisseur du plancher : H=Lmax/28 = 8/28 = 0.286 m donc soit
H=30cm
 Epaisseur de base de nervure = 12 > h/4 = 25/4 = 6.25 et h> 7 OK

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 120


 Dimensions des abaques x : La distance entre centre poteau et bord
abaque ne doit pas dépasser 0.15 L. Les distances à considérer sont :
0.15*8 = 1.2m et 0.15*6,4 = 0.96 m (voir figure ci-dessous)

Figure 67 : dimension des abaques et couronnes

7.2. Pré-dimensionnement des poteaux

Poteau amax bmax amax/20 bmax/20 a*b


P1 8 6,4 0,4 0,32 40*35
P2 7,95 6,4 0,3975 0,32 40*35
P3 8 6,4 0,4 0,32 40*35
Tableau 19 : pré dimensionnement des poteaux

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 121


De point de vue architectural, on prendra tous les poteaux carrés et identique de dimensions
40*40 cette section vérifie les exigences de la norme espagnole EH-88.
La Section circulaire équivalente est d’un diamètre 0.45m

7.3. Pré dimensionnement de la couronne :

D’après la norme NTE on a H= 30 cm donc on prend la largeur de la couronne


= 30 cm

7.4. Dimensionnement du plancher réticulé :

Tracé des portiques virtuels :

Tracé des bandes dans le sens OX :

Figure 68 : Tracé des portiques virtuels dans le sens Ox

Tracé des bandes dans le sens OY :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 122


Figure 69 : Tracé des portiques virtuels dans le sens OY

vérification des conditions d’application de la méthode des portiques


virtuels :

H1 : les mailles sont rectangulaires et les poteaux sont alignés (pas de
déviation).
H2 : 8/6,4 = 1.25 < 2

H3 : les travées de la même direction ont la même portée donc la différence
de deux portées consécutives ne dépasse pas le 1/3 de la plus grande portée.
H4 : Q= 3,5 KN /m²

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 123


 Calcul de la charge permanente :

Dalle réticulée : 3, KN/m² (D’après le catalogue déterminant le poids des


planchers réticulés)
Revêtement : 0,5 KN/m²
Enduit : 0,5 KN/m²
Cloison : 1 KN/m²
Soit une charge permanente de 5,62 KN/m²
On a alors Q< 2G

H5 : Dans la direction Ox on a 3 travées


Dans la direction Oy on a 2 travées

Conclusion :
Les conditions du code américain ACI 318 étant vérifiées on peut alors
appliquer la méthode des portiques virtuels simplifiée.

Calcul du plancher réticulé avec la méthode des portiques virtuels


simplifiée :

Direction Ox : On choisira comme exemple de calcul le portique PV2 :


(détail de calcul de l’inertie dans l’annexe).

On a B =6,4m soit 8 nervure

I = 0.15 Ia + 0.85 In

Ia = 4,05 x 10-3 x 6,4 + 5,5 x 10-4 x 8 = 30 x 10-3 m4

In = 5,5 x 10-4 x 8 = 44,55 x 10-4 m4

Soit I= 8,32 x 10-4 m4


 Rigidité de la bande plaque :
Ip
Kpl=4,8 E
a
−3
8,32 x 10 3
Kpl=4,8 x 32164 =160,53m
8

 Rigidité des supports :


4
8 x 32164 x 0,4 3
Kce= =50,82 m
3 x 12 x 3,6

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 124


 Coefficient de transmission :
Kce
β= =0,31
Kpl

 Calcul des moments :


 Moments isostatique de référence :
γf x P x B x L 02
M 0=
8
2
1,6 x(5,82+3,5) x 6,4 x 7,6
M 0= =689,05 KN . m
8
 Moment sur appuis :

0,65
x 689,05
M5g=M8d = 1 = 105,98KN.m
(1+ )
0,31

( )
0,1
0,75− x 689,05=500,48 KN . m
M7d =M6g=
1+ ( 1
0,31 )
M6d=M7g= 0,65 M0 = 430,37KN.m

 Moments en travées :
Travée de rive :

( )
0,28
0,63− x 689,05=388,44 KN . m
M78t =M56t=
( 1+
1
0,31 )
Travée intermédiaire :

M78t = 0,35M0= 212,74KN.m

Distribution des moments par bande :

Direction OY :
On choisira comme exemple de calcul le portique PV’2

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 125


 L’inertie du portique PV’2 :
(voir détail de calcul d’inertie dans l’annexe)

On a B =7,95m soit 10 nervure

I = 0.15 Ia + 0.85 In

2,4 x 0,33 x 7,95


Ia = + 5,5 x 10-4 x 10 = 48 x 10-3 m4
12

In = 5,5 x 10-4 x 10 = 5,5 x 10-3 m4

Soit I= 123 x 10-4 m4

 Rigidité de la bande plaque :


Ip
Kpl=4,8 E
a

123 x 10−4
Kpl=4,8 x 32164 =297,67 m3
6,4

 Rigidité des supports :

8 x 32164 x 0,4 4 3
Kce= =50,82 m
3 x 12 x 3,6

 Coefficient de transmission :
Kce
β= =0,17
Kpl

 Calcul des moments :


Moments isostatique de référence :

γf x P x B x L 02
M 0=
8
2
1,6 x(5,82+3,5) x 8 x 6
M 0= =536,83 KN . m
8

Moment sur appuis :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 126


0,65
x 536,83
MIg=MGd = 1 = 50,70KN.m
(1+ )
0,31

( )
0,1
0,75− x 536,83=394,82 KN .m
MHd=MHg=
( 1+
1
0,31 )
Moments en travées :
 Travée de rive :

( )
0,28
0,63− x 536,83=316,36 KN . m
MGHt =MHIt=
( 1+
1
0,17 )

Distribution des moments par bande :

7.5. Calcul du ferraillage de la dalle réticulée  :


Le ferraillage à calculer est :

 Ferraillage des nervures


 Ferraillage de l’abaque

Ferraillage de l’abaque :
Sens Ox :

 Section rectangulaire 1,92x0,3


 γs = 1,15 γb = 1,5
 fc28 = 25MPa fe = 500MPa
 Moment : M = 390,37 KN.m
M
μ=2
bx d xfbc
390,37 x 10−3
μ= 2
=0,196
1,92 x ( 0,3−0,03 ) x 14,16

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 127


α =1,25 x (1−√ 1−2 μ)
α =1,25 x ( 1−√1−2 x 0,196 ) =0,275

Z=d (1−0,4 xα)


Z=0,27 x ( 1−0,4 x 0,275 )=0,24
M
Ast=
Zxσs
−3
390,37 x 10
Ast= =37,41 cm²
500
0,24 x
1,15

Sens Oy :

 Section rectangulaire 2,4 x 0,3

M= 307,95KN.m donc :

μ=0,124 ⟶α =0,166 ⟶ Z = 0,256 ⟶ Ast = 27,66cm²

Ferraillage des nervures


Sens Ox :

Moment négatif :
 Section 0,82 x 0,3
 M= 60,05
c 0,05
On αo= = =0,185
d 0,27

μo=0,82 x 0,185 x ( 1−0,4 x 0,185 )=0,140


2
Mb=0,140 x 0,82 x 0,27 x 14,16=11,85 KN . m

Mb>M donc section rectangulaire

On a largeur de bande est de 1,5m donc le nombre de nervure = E(


1,5
¿=2nervures
0,82

Moment a considérer sur chaque nervure est de :

60,05
=30,025 KN . m/nervure
2

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 128


On a alors :
μ=0,038⟶α =0,048 ⟶ Z = 0,264 ⟶ Ast = 5,23cm²

M<0 :
 Section 0,82 x 0,3
 M=233,06 KN.m
On a une largeur de bande de 3,185 soit 4 nervure donc le moment à considérer :

233,06
=58,26 KN . m/nervure
4

On a alors :

μ=0,07⟶α =0,09 ⟶ Z = 0,26 ⟶ Ast = 5,15cm²

Sens Oy :

Cas d’une nervure supportant M<0


M=47,37KN.m

c 0,05
On αo= = =0,185
d 0,27

μo=0,82 x 0,185 x ( 1−0,4 x 0,185 )=0,140


2
Mb=0,140 x 0,82 x 0,27 x 14,16=11,85 KN . m

2
n= =3 nervures
0,82

47,37 −3
Mu= =15,70 x 10 < Mb ; donc section rectangulaire
3

On a alors :

μ=0,025⟶α =0,031⟶ Z = 0,266 ⟶ Ast = 1,79cm²

Cas d’une nervure supportant M>0


M=189,816KN.m

c 0,05
On αo= = =0,185
d 0,27

μo=0,82 x 0,185 x ( 1−0,4 x 0,185 )=0,140

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 129


2
Mb=0,140 x 0,82 x 0,27 x 14,16=11,85 KN . m

4
n= =5 nervures
0,82

189,816 −3
Mu= =37,96 x 10 < Mb  ; donc section rectangulaire
5

On a alors :

μ=0,04 ⟶α =0,05 ⟶ Z = 0,26 ⟶ Ast = 3,23cm²

Calcul de la couronne :

Calcul à la flexion :
Sollicitation :
D’après le tableau

La largeur du portique PV’2 est de 4,68 m , après interpolation α= 0,252 et L = 8

A
2
αx =0,147< 1m
L

La poutre reprend donc la fraction du moment suivant :

0,147 x 0,185 = 0,124 =12,4%


2 2 2
p1 x A x L p x L
M0= +
16 8

δ- = 45,76β+=37,84

k1=k2= 0,6 et k3 = 0,4

P1= 1,35 x 5,82 + 1,5 x 3,5 =13,11 KN/m²

Le poid propre de la poutre :

pp = bh x γb= 0,3² x 25 = 2,25KN/m

P2 = 1,35 x 2,25 = 3,04KN.m

M0= 515,15KN.m

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 130


{
Mi=−123,01
Md=−123,01
Mv =67,81

Ferraillage :
μ=0,218⟶α =0,311 ⟶ Z = 0,23 ⟶Ast = 6,6cm²

Calcul à la torsion :
La bande est soumise à un couple de torsion dû aux charges permanentes, et un
autre dû aux charges variables.

Le moment de torsion max se produisant dans les extrémités de la plaque près du


poteau est :
2
Mt=0,0106 x P x L x A

Donc
2
Mt=0,0106 x 13,1 x 8 x 4,68 =24,33 KN . m

La section creuse équivalente :

Figure 70 : Schéma de la section équivalente creuse

Le cercle inscriptible a un diamètre Φ=0,27m, l’épaisseur de la section creuse


équivalente est :

Φ
bo= =0,05
6

L’aire du contour tracé à mi-épaisseur des parois de calcul est :

Ω = (a-bo)x(b-bo) = (0,3-0,05)x(0,3-0,05 ) = 0,0625 m²

La contrainte est :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 131


Tu
τu= =6,4 MPa
2 x Ωx b0

Le périmètre du contour tracé à mi-épaisseur des parois de calcul et d’aireΩ

u=2 ( a+b ) −4 bo=0,95 m

Armature longitudinales :

At Tu γs τux bo 0,4 x bo
≥ max ⁡( x ; ; )
u 2 Ω fe 2 fe fe

Tu γs τux bo 0,4 x bo
x =7,36 x 10−4 m; =3,2 x 10−4 ; =4 x 10−5
2 Ω fe 2 fe fe

At ≥7 x 10−4 m ²=7 cm ²

Aciers transversaux droits (α0 = 90°) :

At Tu γs τux box sinαo 0,4 x box sinαo


≥ max ⁡( x ; ; )
St 2 Ω fe 2 fe fe

max ( 2TuΩ x γsfe ; τux box2 fesinαo ; 0,4 x boxfe sinαo )=7 x 10
−4

Un cadre de HA10⟶ 0,79 cm2

D’où St=0,111m

Donc St=11cm

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 132


PARTIE 4
3eme variante : plancher dalle
précontraint

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 133


3éme variante : plancher dalle en béton précontrainte

VI. Généralités sur la précontrainte :

1. INTRODUCTION :

Depuis plusieurs décennies, la précontrainte par post-tension a été utilisée et


appliquée dans de nombreux pays à des bâtiments courants qu’ils soient de grande
hauteur ou à usages spécifiques (hôpitaux– structures de stockage – parkings –
bureaux – centres sportifs) ou encore architecturalement particulier, apportant dans
tous les cas des solutions satisfaisant à des exigences techniques ou économiques.

Précontrainte : est un procédé qui consiste à comprimer le béton par des câbles
tendus entre les deux extrémités d’une poutre ou d’une dalle, avant application des
charges (poids propre et charges d’exploitation) et avant décoffrage et des
étaiements.

- Pré- tension : adhérente si la gaine est injectée d’un coulis à base de ciment

- post-tension : non-adhérente si le câble est protégé par un produit souple (graisse


ou cire).

Procède de la post tension :

Le principe de la précontrainte par post-tension est toujours identique à celui de la


précontrainte par pré-tension. Il consiste à tendre les armatures en prenant appuis
sur le béton après son durcissement. Les armatures peuvent avoir été enfilées dans
les gaines avant le coulage du béton ou le cas contraire si le procédé d'ancrage ne le
permet qu’après la mise en tension et la fixation d'ancrage de l'armature au béton.
La gaine dans laquelle la barre de précontrainte coulisse est complètement remplie
au moyen d'une injection ou coulis de ciment. Cette injection de ciment est à double
rôle: le ciment protège l'acier dur vis-à-vis de la corrosion et il solidaire l'armature au

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 134


béton en interdisant tout glissement longitudinal relatif afin d'améliorer le
comportement des pièces fléchies ou tendues vis-à-vis de la fissuration.

Dans notre cas les bâtiments sont travaillé en précontrainte par post-tension ce qui
permet :

 une meilleure maîtrise de la fissuration des bâtiments courants ou des


grandes surfaces de stockage ;
 une utilisation optimale des surfaces créées en limitant le nombre de poteaux
(garages, hôpitaux, grandes surfaces à usage commercial) ;
 des gains de hauteur conséquence de la diminution des épaisseurs de
planchers, (le rapport h/L est d’ordre 1/40 à 1/50).
 une moindre consommation de matériaux de construction.

Il apparaît opportun de vouloir faire appel davantage à cette technique en


s’appuyant sur les récentes évolutions des règlements en vigueur aux fins de
construire mieux en maîtrisant davantage les économies de matériaux, et donc de
production et d’énergie.
D’après l’annexe9 desrèglesBPELetlesprescriptionsdel’Eurocode2, il est commode,
pour les planchers dalles, d’appliquer la méthode directe qui consiste à remplacer
chaque câble par l'ensemble des forces physiques qu'il exerce sur le béton :
 Forces concentrées sous ancrages

 Forces réparties radiales centripètes d'intensité Pm/r, r étant le


rayon de courbure du tracé.

 Forces réparties tangentielles d’intensité d Pm/ds, ds représentant


l’abscisse curviligne le long du tracé

Dans une travée courante , en supposant le tracé des câbles constitué des trois arcs
de parabole tangents deux à deux en IA et IB , les forces à prendre en compte sont
alors schématisés sur la figure ci-dessous :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 135


Figure 71 : Action radiale de la précontrainte

- De A à IA : PA = P/ rA = 2δAP/LA2
- De B à IB : PB = P/ rB = 2δBP/LB2
- De IA à IB : P0 = P/ r0 = 2δ0P/L02

Le calcul d’une poutre continue soumise à des charge réparties


uniformes partielles PA, PB, P0 est plus compliqué que pour une charge
uniforme p sur toute la tracée, c pour cela qu’on admet une charge
uniforme sur toute la travée de portée L :

−8 δP
Pour travée intermédiaire : P= 2
L
−6 δP
Pour travée de rive : P= 2
L

2. Principe de calcul :

Ces dalles sont calculées comme des poutres continues précontraintes par
la méthode « extrême ». Celle-ci consiste à remplacer l’action de la
précontrainte par :

- Une charge répartie uniforme P=P/ r pour un câble de tracé


parabolique de courbure l/ r.
- Une compression uniforme égale à l’effort de précontrainte
appliqué.
- On suppose ensuite que la contrainte dans les armatures est
constante σp.
- On détermine ensuite l’action de précontrainte et
l’espacement des câbles.

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 136


- Enfin on calcul les sollicitations due par les différentes charges,
et calcul des contraintes.
- Vérification à l’ELU et à L’ELS.

3. Données de calcul

Figure 72 : exemple de type de panneau a calculée

 Caractéristique des matériaux :

Béton : fc28= 35MPa

Acier passif : fe=500MPa

Câble de précontraintes : T15S de classe TBR

Avec section 150mm2, et fprg=1860Mpa

Relaxation ρ1000= 2.5%

 Epaisseur du plancher :

L’épaisseur d’un plancher en post tension est de l’ordre de 1/42° et 1/34° de la


portée du plancher, soit pour notre cas :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 137


L 8.02 L 8.02
hmin= = =0.235m hmax= = =0.2mhmoy=0.22m
34 34 42 42

 Charge :

- Permanentes : g= 0.22x 25+2.5 = 8Kn/m2

- D’exploitation : q =0.35 Kn/m2

Calcul des armatures des précontrainte :

 Effort de la précontrainte :

On veut limiter au max la déformation de la dalle, pour cela on équilibre la charge


permanente g par l’action de la précontrainte :

L2 P
 Pour travée intermédiaire : P=

2
L P
 Pour travée de rive : P=

Avec :

d=h-2d’ (d’= distance min du centre de gravité du câble à la face de la dalle) dans
notre cas d’=2.5cm.

Pour la première et troisième rive :


2
8 x8 P −3
P= = 501.96 KN. Ap = = 501 x 1.2 x 10 = 463.34mm²
6 ( 0.22−2 x 0.025 ) σp 0.7 x 1860

⟶soit 4T15S

Pour la première rive :


2 −3
8 x 7.95 P
P= = 371.77 KN. Ap = = 371 x 1.2 x 10 = 343.17mm²
8 ( 0.22−2 x 0.025 ) σp 0.7 x 1860

⟶soit 3T15S

NB : A raison de simplification de la réalisation de la précontrainte sur chantier, nous


choisissons un nombre moyen des câble de précontrainte égale à 4T15S par 2,5
mètre de largeur pour toute travée selon Ox.

Ap’= 4x150=600mm²⟶ p= 600x1300x10-6=0.78MN

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 138


Travée L(m) g(Kn) P(Kn) Ap(mm²) nombre de Ap'(mm²) P'(Kn)
torons
rive 8 8 501,96 463,34 4 600 780
intermédiaire 7,95 8 371,77 343,17 3 450 585
rive 8 8 501,96 463,34 4 600 780
Tableau 20 : Calcul de la précontrainte

On prendra don une précontrainte sur toutes les longueurs de travées : P=0.78MN.

 Calcul des pertes :

L’article 3.3 des règle du BPEL, propose un processus itératif pour calculer les pertes
de précontrainte dans le cas de la post-tension comme suit :

I. Pertes instantanées :

1. Par frottement :
(fα + ρx)
σp 0 ( x )=σp 0 x e

α : déviation angulaire total.

f : Coefficient de frottement en courbe (rad).

ρ : Coefficient de perte (m-1).

x : la distance de la section considéré a celle des sorties des


organes.

A cause de l’exposant est faible on travaille avec la relation simplifié qui


suit :

Dσf = 0.8xfprgx ( fα+ ρx ¿

NB : sous réserve d’un minimum de soins, la mise en œuvre et pourvu que
les rayons de courbure du tracé soient au moins égaux à 1m dans le cas de
torons isolé et à 2m dans le cas de groupement en paquet, l’annexe 3 du
PBEL propose de prendre les coefficients suivant :

f =0.05 et ρ = 0.001 m-1

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 139


Calcul de la déviation angulaire :

2 Xδ
- Variation d’angle en travée intermédiaire : 2α3 =
L

Figure 73 : Travée intermédiaire

2 xδ δ
- Variation d’angle en travée de rive : α1+2α2 = +
0.3 L 0.4 L

Figure 74 : Travée de rive

Donc la variation d’angle à mi-longueur nous permettra de connaitre la


valeur moyenne de précontrainte :

2 Xδ 2 X 0.17 2 xδ δ
- 2α3 = = = 0.042 ; α1+2α2 = + =
L 7.95 0.3 L 0.4 L
2 x 0.17 0.17
+ =0.194
0.3 x 8 0.4 x 8
Σαi= 0.236 rad

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 140


Donc :

Dσf = 0.8x 1860x (0.05 x 0.236 +0.001 x 12.105¿

Dσf =35.57 MPa.

2. Par déformation instantanées du béton :

σbc 0
Dσn=0.5 Ep
Ebi

σbc 0: Contrainte moyenne au niveau du câble.

Ebi : Module de Young du béton le jour de la mise en tension.


−6
0.8 x f prg Ap 4 x 150 x 10
σbc 0= x = 0.8x 1860 x =4.05 MPa
σp 0 S 0.22

Ebi =11000 x √3 fcj = 11000 x √3 24 = 31729,49 MPa

fcj : Resistance du béton lors de la mise en tension des câbles.

4.05
D’où Dσn=0.5 x 190000
31729.49

Dσn=12.12 MPa

3. Par recul d’ancrage :

Le recul des clavettes lors du blocage des câbles est de l’ordre de 5 à 7mm,
l’entreprise qui c’est chargé des câbles a pris g = 6mm.

La longueur de répercussion du recul à l’ancrage peut être déterminée par la relation


suivante :

λ=
√ g x Ep
pf
, pf : perte due au frottement par unité de longueur .

σf 35.57
pf= = = 2.93MPa/m
x 12.105

D’où λ=
√ 0.006 x 190000
2.93

λ=19.72m ; soit après la mi-longueur de la poutre.

La valeur moyenne après perte de frottement de recul d’ancrage vaut :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 141


Aire = l² x pente + lx (α1- α3)= g Ep =0.006 x 190 000= 1140 MPa.m

Figure 75 : Contrainte des aciers précontraints

2
1140−(2.93 x 12.105 )
Donc α1- α3 = =58.70MPa
12.105

D’où α0=1488MPa

α1 =1488- l x pentes =1452.53 MPa

α3 = 1452.53-58.70 = 1393.83 MPa

α2 =1393.83 – l x pentes = 1358.36MPa

1358.36+1393.83+1452.53
1488- =86.42 MPa
3

4. La perte instantanée totale est :

Dσi=¿ 35.57+12.12+86.42

Dσi=¿ 134.11Mpa

II. Perte différée :

1. Perte de tension due au retrait du béton :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 142


Dσr = εr x Ex [1-r(j)] = Ep x εr

εr : retrait total du béton (article 2.1.5.1 du BPEL) .

j : âge béton lors de sa mise en tension.

r(t) : fonction de l’évolution du retrait en fonction du temps ( article 2.1.5.1 du


BPEL) .

Dσr = Ep x εr = 190 000 x 2x104= 39MPa

2. Perte due au fluage du béton :

Ep
Dσfl = ( σb+ σm ) x (Article 3.3.2.2 BPEL )
Eij

σb :contrainte final

σm : contrainte max

Elles sont tout deux considérer au niveau du centre de gravité des armatures de
précontrainte sous les actions précédentes
−6
P
σb= = 4 x 150 x 10 x 1300 =3.54MPa
S 0.22

Eij= 11000√3 35= 35982 MPa

3.54 x 190 000


Dσfl = 2.5 x = 46.73 MPa
35982

3. Perte par relaxation :

6 σpi ( x )
Dσp = x ρ 1000 x ( −μ 0)σpi ( x )
100 f prg

μ0 étant un coefficient pris égal à :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 143


σpi ( x ) =0.8∗f prg−¿ Dσi  ; ρ1000= 2.5%

Dσp =
6
100 (
x 2.5 x
1353.89
1860 )
−0.43 1353 .89

Dσp =60.49 MPa

4. Perte total différés :

5
Dσd=¿Dσfl + Dσr + x Dσp
6

Dσd=135.25 MPa

Perte total :

Dσp=¿ Dσd +¿ Dσi

Dσp=¿269.36 MPa

Contrainte final :

σp=σp 0 - Dσp

σp=1218.34 MPa

Donc on prend 1218.34 au lieu de 1300 MPa prise dans notre première supposition
et procédons a une 2ème et 3ème itération et prenant en compte les pertes calculées.
Tout calcul fait o n obtient une contrainte finale convergente égale à 1221.24 MPa
donc une perte de 65%. Dans ce cas, l’effort final de précontrainte vaut : P = 4 x 150
x 10-6 x 1221.24 = 0.732 MPa

III. Contrainte et sollicitations :

1. Sollicitations due à la précontrainte :


L’action de la précontrainte se traduit par une charge répartie négative sur les 3
travées :

−6 δP
- La 1er et 3eme de rives : P= 2 = -11.53Kn /m
L

−8 δP
- La 2eme travée intermédiaire : P= 2 = -15.73Kn/m
L

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 144


P1=-15.73
P1=-11.53 P1=-11.53

8m 7.95m 8m
On calcule les moments sur appuis en utilisant la méthode des trois moments :

On trouve les moments


suivants :

M1= 86.85Kn.m ; M2= 86.85Kn.m

D’où les moments en travées :

Calcul des abscisses des x max


Travée 1 Travée 2 Travée 3
3,07 m 3,98 m 3,07 m
Calcul des moments isostatiques
-93,04 Kn,m -124,03 Kn,m -93,04 Kn,m
Calcul des moments max en travée
-54,7 Kn.m -37,2 Kn.m -54,7 Kn.m
Tableau 21 : Calcul des moments max due a la précontrainte en travée ELS

2. Sollicitations due aux charges permanentes  :


On a une charge permanente repartie uniformément sur toutes les travées égale à :

G= 2.5+0.22x25= 8Kn/m²

On trouve les moments sur appuis :

M1= -50.91Kn.m ; M2= -50.91Kn.m

Moments sur travées :

Calcul de l’abscisse des x max


Travée 1 Travée 2 Travée 3
3,20 m 3,98 m 3,20 m
Calcul des moments isostatiques
64 Kn,m 63,20 Kn,m 64 Kn,m
Calcul des moments max en travée
41,1 Kn.m 12,3 Kn.m 41,1 Kn.m
Tableau 22 : Calcul des moments max due aux charges permanente en travée ELS

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 145


3. Sollicitations due aux charges d’exploitation :

Pour les charges d’exploitation on a deux cas de chargement, correspondants à


appliquer ou non la charge sur travée.

1er cas : les deux travées de rive chargées :

P1=3.5 P1=3.5

8m 7.95m 8m

On trouve les moments sur appuis :

M1= -11.24Kn.m ; M2= -11.24Kn.m

Moments sur travées :

Calcul des abscisses des x max


Travée 1 Travée 2 Travée 3
3,60 m 0,00 m 3,60 m
Calcul des moments isostatiques
28 Kn,m 0,00 Kn,m 28 Kn,m
Calcul des moments max en travée
22,7 Kn.m -11,2 Kn.m 22,7 Kn.m
Tableau 23 : Calcul des moments max due aux charges variables en travée cas 1 ELS

2eme cas : travée intermédiaire chargée :

P=3.5

8m 7.95m 8m

On trouve les moments sur appuis :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 146


M1= -11.03Kn.m ; M2= -11.03Kn.m

Moments sur travées :

Calcul des abscisses des x max


Travée 1 Travée 2 Travée 3
0,00 m 3,98 m 0,00 m
Calcul des moments isostatiques
0 Kn,m 27,65 Kn,m 0 Kn,m
Calcul des moments max en travée
0,0 Kn.m 16,6 Kn.m 0,0 Kn.m
Tableau 24 : Calcul des moments max due aux charges variables en travée cas 2 ELS

Tableau récapitulatif des différents moments en ELS :

Moment Travée 1 Appui 1 Travée 2 Appui 2 Travée 3


Mg 41,07 -50,91 12,29 -50,91 41,07
Mp -54,68 86,85 -37,19 86,85 -54,68
Mq1 22,66 -11,24 -11,24 -11,24 22,66
Mq2 0,00 -11,03 16,62 -11,03 0,00
Tableau 25 : récapitulatif des différents moments des différentes charges en ELS 

4. Calcul de la flèche :

Les flèches sont calculées avec la formule suivante issue de la RDM en considérant
le module de Young de valeur 35 982MPa.

Tout en considérant le tiers du module pour les charges permanentes et précontraint


et le module en entier pour les charges variables.

Avec : - Mg, Mq, Mp : les moments sollicitant la travée concernée

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 147


- Me,Mw: les moments sur appuis en valeur algébrique

-L : longueur de la travée

  F en m F En cm F max en
cm
1ere -0,004574 -0,4574 1,3
travée
2eme -0,0062879 -0,62879 1,295
Travée
3eme -0,0044768 -0,44768 1,3
travée
Tableau 26 : Calcul des flèches admissible  

5. Vérification des contraintes à l’ELS :

La résistance du béton à la traction à l’âge de la mise en tension des câbles de


précontrainte a pour valeur :

ftj= 0.6+0.06fcj = 0.6+0.06x35= 2.7Mpa

p 6M
Tableau fibre sup σ= +
S bh ²

Travée 1 Appui 1 Travée 2 Appui 2 Travée 3


cas 1 Moment Kn.m 9,05 24,69 -36,14 24,69 9,05
contrainte 4,44 6,38 -1,16 6,38 4,44
KN/m²
cas 2 Moment Kn.m -13,61 24,90 -8,28 24,90 -13,61
contrainte 1,63 6,40 2,29 6,40 1,63
KN/m²
Tableau 27 : Calcul des contraintes fibre sup  

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 148


p 6M
Tableau fibre inf σ= −
S bh ²

Travée 1 Appui 1 Travée 2 Appui 2 Travée 3


cas 1 Moment Kn.m 9,05 24,69 -36,14 24,69 9,05
contrainte 2,20 2,81 4,06 2,81 3,13
KN/m²
cas 2 Moment Kn.m -13,61 24,90 -8,28 24,90 -13,61
contrainte 5,01 0,23 4,34 0,23 5,01
KN/m²
Tableau 28 : Calcul des contraintes fibre inf  

 La valeur minimal de la contrainte est de σTraction= -1.16MPa


Cette valeur doit vérifier la condition suivante σ >−1.5 ftj =-4.05MPa qui est
vérifié.

 La valeur maximal de la contrainte de compression est de σc ompression= 6.4MPa.


Cette valeur doit vérifier σcompression<0.5fcj=21MPa qui est vérifié.

6. Vérification à l’ELU :
 Vérification globale :
On admet une surtension forfaitaire de 100MPa pour les aciers de précontrainte de
section Ap, d’où :

P’= P+100 x Ap

P’= 0,73 + 100 x 4 x 150 x 10-6= 0.79 MPa

 Moment maximum ELU :


Moment Travée 1 Appui 1 Travée 2 Appui 2 Travée 3
Coefficient 1,35/1,5/1
cas 1 34,76 1,25 -37,46 1,25 34,76
cas 2 0,77 1,56 4,33 1,56 0,77
Tableau 29 : Calcul des moments max ELU  

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 149


 Moment minimum ELU :
Moment Travée 1 Appui 1 Travée 2 Appui 2 Travée 3
coefficien 1/1,5/1
t
cas 1 20,38 19,07 -41,76 19,07 20,38
cas 2 -13,61 19,38 0,03 19,38 -13,61
Table
au 30 : Calcul des moments min ELU  

7. Vérification globale :
 Acier a l’ELU

M1 Kn.m 41,08 25,39 48,08 25,39 41,08


μ 0,057 0,035 0,067 0,035 0,057
z m 0,184 0,187 0,183 0,187 0,184
As cm² -11,67 -13,66 -10,76 -13,66 -11,67
Tableau 31 : Calcul section d’acier en ELU  

 Acier a l’ELS

M1 Kn.m 72,01 83,09 94,54 83,09 67,45


β MPa 1,49 1,72 1,95 1,72 1,39
z m 0,193 0,192 0,190 0,192 0,193
As cm² -15,61 -12,96 -10,19 -12,96 -16,68
acier passif cm² 0 0 0 0 0
retenu
Tableau 32 : Calcul section d’acier en ELS 

8. Vérification local :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 150


On définit pour chaque bande générale de largeur ‘d’ une bande d’appui de largeur
d
dr au droit de l’appui : dr= Min (da +  ; αd)
10

Figure 76 : Bande d’appui

Avec : da= b+3h (largeur d’appui + 3 épaisseur de la dalle)

d a G+4 Q
α= x
d G+Q

Les armatures à prendre en compte dans le calcul de résistance sont celle situées à
moins de da/2 de part et d’autre de l’appui. Les sollicitations appliquées à cette bande
d’appui sont :

dr
P’ =Px et M’u = α Mu
d

On a : da= b+3h = 1.46m

1.46 8+ 4 x 3.5
α= x = 0.35
7.975 8+ 3.5

dr= Min (2.25, 2.79) = 2.25m

2.25
D’où : P’ = 0.73 X = 0.205 Mn
7.975

M’u = 0.35 x41.76 = 14.616KN.m

Pour le calcul des aciers on procède par la méthode de la flexion composée et


on trouve section négative.

On trouve Ast= -15 cm²

Donc on n’aura pas besoins d’armature passive

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 151


Vérification au non-poinçonnement

D’après les règles de l’article 9.6.2 du BPEL, on calcule l’effort tranchant réduit au
poinçonnement au voisinage du poteau étudié par la formule suivante :

Vréd= pu * Sinf

Avec pu = 0.35Kn/m² est la charge en tenant en compte de l’effort de la


précontraint ;

Sinf= 50.93m²

Vréd=17.82 Kn

Ainsi la contrainte tangente est egaleà :

V réd
τréd= = 0.0055MPa
πx ( D+h)

0.57∗√ fc28
Cette contrainte vérifie la relation suivante 1.5τréd≤ =2.24 MPa
γb

On n’aura pas besoin des armatures de poinçonnement.

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 152


PARTIE 4
Etude sismique

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 153


I. Paramètre de l’étude sismique :

Les structures sont classées selon l’importance de leur usage, leur configuration et
leur capacité de dissipation d’énergie.

CLASSIFICATION :

Le niveau minimal de performance requis pour un bâtiment dépend des


conséquences socioéconomiques des dommages qu’il pourrait subir en cas de140
séisme. Ces conséquences dépendent de l’importance pour le public et de l’usage du
bâtiment.
Le RPS 2008 répartit les bâtiments, selon leur usage principal en trois groupes de
priorité sismique.
A chaque groupe correspond un facteur d’importance ou de priorité sismique. Le
facteur I donné dans le tableau 3.1, est un facteur additionnel de sécurité.
Toutefois, le maître d’ouvrage peut surclasser un bâtiment particulier par sa vocation
pour une protection plus accrue.

Classe I : Bâtiments d’importance vitale

Sont groupées dans cette classe les constructions destinées à des activités sociales et
économiques
vitales pour la population et qui devraient rester fonctionnelles, sans ou avec peu de
dommage, après le séisme. On distingue notamment selon l’usage :
 Les constructions de première nécessité en cas de séisme tels que : les
établissements de protection civile, les centres de décision, les hôpitaux, les
cliniques, les grands réservoirs et châteaux d’eau, les centrales électriques et
de télécommunication, les postes de police, les stations de pompage d’eau,
 Les constructions destinées au stockage des produits à haut risque pour le
public et l’environnement.
Classe II : Bâtiments du grand public

Sont groupées dans cette classe les constructions présentant un risque en raison du
grand public qu’elles abritent. On distingue notamment :

 Les constructions d’importance socio- culturelle, tels que les bâtiments


scolaires et universitaires, les bibliothèques, les musées, les salles de
spectacles et de sport, les grands lieux de culte (mosquées, églises, etc.)
 Les salles de plus de 300 personnes,: salles de fête, les salle d’audience, siège
du parlement, centres commerciaux.

Classe III : Bâtiments ordinaires

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 154


Sont groupées dans cette classe les constructions n’appartenant ni à la classe 1, ni à
la classe 2, tels que les bâtiments courants à usage d’habitation, de bureaux ou de
commerce

Une étude sismique a pour but de mettre en exergue le comportement dynamique de l’ouvrage.
Ainsi le règlement RPS 2000 permet de définir les caractéristiques sismiques relatives au projet.

1. Facteur de vitesse (v) :

Figure 77 : Zonage sismique en vitesse pour des probabilité de 10% en 50ans du Maroc
(RPS2011).(vitesse cm/s)

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 155


Selon le zonage sismique du Maroc, notre site fait partie de la zone 2.

Paramètre de vitesse Numéro de zone de vitesse


ν/1(m/s) Zv
0.00 0
0.07 1
0.10 2
0.13 3
0.17 4
Tableau 33 : coefficient de vitesse (probabilité 10% en 50ans)

D’après le tableau, le coefficient de vitesse est de 0 .10 vu la zone ou on se trouve.

2. Facteur d’accélération (A) :

Figure 78 : Zonage sismique en accélération pour des probabilités de 10% en 50ans du


Maroc (RPS2011). (Accélération %g)

Pour notre cas A = 10%g

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 156


3. Influence du site :

L’intensité avec laquelle un séisme est ressenti en un lieu donné, dépend dans une large
mesure de la nature des sols traversés par l’onde sismique et des conditions géologiques et
géotechniques locales. Les conditions locales du sol sont très importantes en effet si la
fréquence du sol est proche de celle de la structure, on est en présence d’une amplification
dynamique du sol.
Pour tenir compte de ces effets sur le spectre de réponse du mouvement du sol, un
classement des sites en cinq types est adopté en fonction des caractéristiques mécaniques
du sol et de son épaisseur, comme présenté au tableau 9.1
A chaque type de site correspond un coefficient
En cas de manque d’informations sur les propriétés du sol pour choisir le type de site
adéquat, on adopte le coefficient et le spectre du site S2.

Sites Nature Coefficient


Rocher toute profondeur
S1 1
Sols fermes épaisseur <30m
Sols fermes épaisseur ≥ 30m
S2 1,20
Sols meuble épaisseur < 30m
Sols meubles épaisseur ≥
S3 1,4
15m
Sol mous épaisseur < 10m
Sols mous épaisseur ≥ 10m
S4 1,8
Conditions spéciales
S5 *
*La valeur du coefficient de S5 sera établie par un spécialiste

Tableau 34 : coefficient de site

4. Coefficient d’importance I :


Le coefficient d’importance I est égal à 1,3 pour les bâtiments de classe I, à 1.2 pour les
bâtiments de classe II et à 1 pour les autres bâtiments de la classe III

Classe de constructions Coefficient I


Classe I 1,3
Classe II 1,2
Classe III 1,0
Tableau 35 : coefficient de priorité I

Dans notre cas la classe du bâtiment est de classe III

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 157


5. Facteur d’amplification

Tableau 36 : facteur d’amplification D

Za = valeur de l’accélération

Zv= valeur de la vitesse selon le zonage

6. Coefficient d’amortissement ξ :


L’amortissement représente les frottements internes développé s dans la structure en mouvement.
Il est fonction des matériaux composant la structure, d’où ξ=5%.

Type de structure ξ (%)


Structure en béton armé 5
Ossature métallique avec murs extérieurs lourds
cloisons
Ossature métallique avec murs extérieurs et intérieure 3
légers
Tableau 37 : Coefficient d’amortissement ξ

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 158


7. Niveau de ductilité
La ductilité d’un système structural traduit sa capacité de dissiper une grande partie de l’énergie sous des
sollicitations sismiques, par des déformations inélastiques sans réduction substantielle de sa résistance.
La ductilité dépend des caractéristiques des matériaux de la structure, des dimensions des éléments et
des détails de construction.

Le tableau suivant illustre le niveau de ductilité requis pour les deux classes de bâtiments en fonction de
l’intensité du séisme :

Tableau 38 : ductilité et classes de bâtiments

Dans le cas ou il y a de grandes incertitudes quant a la possibilité de se trouver prés des


sources sismiques potentielles ou a la difficulté de l’évaluation des effets de l’amplification
du site par exemple, il est demande d’utiliser le niveau DIII pour un séisme moyen au lieu de
DII

La structure est de Classe III et de Amax = 10%g , donc d’après le tableau , le niveau de
ductilité requis pour la structure est ND1 .

8. Facteur de comportement K
Le facteur de comportement, ou coefficient de ductilité K, caractérise la capacité de dissipation de
l’énergie vibratoire de la structure qui lui est transmise par les secousses sismiques.
Ce coefficient est fonction du type du système de contreventement et du niveau de ductilité choisi,
il est donné par le tableau suivant :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 159


Tableau 39 : Facteur de comportement K

Notre structure est peu ductile avec un système de contreventement par voile donc K= 1,4

9. Hypothèses de calcul

Le béton :
 La résistance à la compression fc28 du béton utilisé est de 35 MPa.
 La résistance à la traction ft28 du béton est de 2.7 MPa.
 Le coefficient de minoration du béton gb est de 1.5.
 La résistance limite à la compression du béton est de σb=19.83 MPa
L’acier :
 Le coefficient de minoration d’acier gs est de 1.15.
 Les barres utilisées sont des barres à haute adhérence de limite élastique : fe=500 MPa.

La fissuration étant préjudiciable, la résistance limite à la compression de l’acier est : 201.6 MPa

Tableau récapitulatif des données :

Zone sismique 2

Niveau ductilité ND1

Coefficient de priorité III

Contreventement Par voile

Coefficient de comportement 1,4

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 160


Site sismique S2

Période fondamentale de la structure T=0,69s <0,7s

Facteur d’amplification dynamique 2.5

Tableau 40 : Données sismiques

II. Analyse modale :


Tableau des masses modales :

Afin de satisfaire les exigences réglementaires, il faut mobiliser au moins 90% de la masse de
la structure suivant les deux directions avant d’atteindre la fréquence de coupure 33Hz.

Avant de passer au calcul sismique, il faut vérifier si le modèle proposé est bien exploitable
par l’analyse modale. Cela est le cas si les deux premiers modes, les plus prépondérants,
sont des modes de flexion. C'est-à-dire que la masse participante selon l’une des deux
directions est plus grande par rapport à l’autre. De plus, le 3ème mode est un mode de
torsion qui présente un certain couplage des deux directions des deux directions avec une
participation modale très faible.
Pour vérifier notre structure, nous avons donc lancé l’analyse modale sur Robot avec
initialement 12 modes et nous avons obtenu les résultats suivants :
Fréquence Période Masses Cumulées Masses Masse Masse
[Hz] [sec] UX [%] Cumulées UY Modale UX Modale
[%] [%] UY [%]
1,44 0,69 36,82 8,55 36,82 8,55
1,58 0,63 44,88 64,39 8,06 55,84
2,43 0,41 65,56 64,86 20,68 0,47
6,75 0,15 75,93 64,88 10,37 0,01
7,27 0,14 75,96 82,05 0,03 17,18
9,99 0,1 83,38 82,14 7,42 0,08
12,29 0,08 84,77 83,11 1,4 0,97
13,78 0,07 85,84 87,82 1,07 4,72
14,97 0,07 86,62 87,85 0,78 0,02
16,96 0,06 86,63 87,85 0,01 0
17,41 0,06 90,31 87,85 3,68 0,01
17,92 0,06 90,32 90,22 0,01 2,37

Tableau 41 : Résultat analyse modale

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 161


Notons que le mode 1 et le mode 2 sont des modes de translation, le mode 3 est un mode
de flexion et le mode 4 de torsion (Voir l’annexe).

 Vérification de la structure :

Le but de cette partie est de vérifier que la structure évolue dans le domaine de ses
propriétés prises en compte dans le calcul et contenir les dommages structuraux dans
des limites acceptables conformément aux exigences de RPS2011.

 Vérification inter-étage :

Pour des raisons de fonctionnalité et de limitation du coût résultant des dommages


liées aux actions sismiques, les déplacements inter-étages δe dus au séisme de calcul
ne doivent pas dépasser des valeurs limites normatives limitées par Le RPS 2011 :

K xδe≤ 0,007 h ; Pour des batiments de classe I

K xδe≤ 0,010 h ; Pour des batiments de classe I I

Avec : h =étant la hauteur de l’étage

K= coefficient de comportement

Application à notre cas de bâtiment :

Notre bâtiment est de classe III, donc on utilisera la 2 ème condition :

K xδe≤ 0,010 h

Les grandeurs dans le tableau ci-après sont en mm sauf indication contraire, et on désigne
par :

Ux et Uy les déplacements maximaux du plancher haut de l’étage considéré suivant l’axe X


et l’axe Y respectivement.

Dx et Dy Les déplacements maximaux relatifs de l’étage considéré suivant l’axe X et l’axe Y


respectivement.

0,01 h
Avec Dlim=
K

Max (cm)
Ux 3,5
Uy 2,6
Déplacements limite 13,98

Tableau 42 : déplacements limite

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 162


Etages Hauteur Déplacements Déplacements déplacements inter
limites RPS2011 étage
(m) (mm)
Dx Dy Ux Uy

SS2 3,05 21,79 0,465 0,5641 0,465 0,465

ss1 3,4 24,29 1,3068 1,6461 0,8418 1,082

rdc 6,25 44,64 4,2721 5,2431 2,9653 3,597

étage 1 4,25 30,36 9,3097 8,8999 5,0376 3,6568

étage 2 3,6 25,71 13,474 12,4862 4,1643 3,5863

étage 3 3,6 25,71 17,9914 16,3004 4,5174 3,8142

étage 4 3,6 25,71 22,7152 20,2549 4,7238 3,9545

étage 5 3,6 25,71 27,5244 24,2814 4,8092 4,0265

étage 6 3,6 25,71 32,3684 28,3503 4,844 4,0689

Tableau 43 : valeur de déplacements inter étage


Commentaire : les déplacements inter-étages respectent largement les valeurs limites
exigées par le règlement RPS 2011 pour le bon fonctionnement du bâtiment.

 Vérification des déplacements latéraux totaux du bâtiment :

Le déplacement latéral total du bâtiment Δg doit être limité à Δglim= 0,004H


H étant la hauteur de la structure calculée dans la partie traitant la modélisation
Pour notre structure :
DEPLACEME HAUTEUR TOTAL DE DEPLACEMENT
NT REELS LA STRUCTURE LIMITE DE RPS
(mm) (mm)

SEISME X UX 34,8262 28,55 114,2


UY 25,9662 28,55 114,2
SEISME Y UX 15,3166 28,55 114,2
UY 27,9259 28,55 114,2

Tableau 44 : valeur de déplacements latéral total

 Vérification à la stabilité au renversement :

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 163


La structure doit être dimensionnée de façon à résister aux effets de renversement dû aux
combinaisons des actions de calcul. Un ancrage est exigé si l’effet des charges de calcul
tendant à provoquer ce phénomène est supérieur à l’effet de stabilisation.
Pour vérifier la stabilité au renversement, nous allons calculer l’indice de stabilité θr pour
chaque niveau.
KxWrxΔr
θr=
Vr x hr
Avec : hr   : hauteur de niveau r .
Δr  : Déplacement horizontal relatif entre les 2 planchers limitant le niveau r.
Wr  : Poids des masses de la structure située au-dessus et au niveau r.
Vr  : Résultante des forces horizontales V agissant au-dessus et au niveau r.
K  : Coefficient de comportement.

 La stabilité est considéré satisfaite si :

0,10 > θ

 L’effet du second ordre est à prendre en compte dans le calcul pour

0,20 ≥ θ ≥0,10

 La stabilité est considérée non satisfaite si :

θ >0,20

Résultat voir annexe

Le calcul de l’action sismique à chaque niveau se fait conformément à


l’article 6.2.1.4 du RPS2011

Mbyer et Aaglane projet fin d’étude 164

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