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L2Maths Algebre2 TD3

Ce document contient de nombreux exercices sur les anneaux. Il aborde des notions telles que les anneaux commutatifs, les morphismes d'anneaux, les sous-anneaux, les idéaux, les éléments nilpotents et inversibles. Le document est long et traite de nombreux sujets relatifs à la théorie des anneaux.

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Université Aix-Marseille 2018–2019

Licence – Mathématiques
Algèbre 2
TD3 : Anneaux

Généralités

Exercice 1. Soit E un ensemble et P(E) l’ensemble des sous-ensembles de E. Pour tout A, B ∈ P(E),
on rappelle que A∆B := (A ∪ B) \ (A ∩ B). Montrer que P(E), ∆, ∩ est un anneau commutatif et
unitaire.
Exercice 2. Soit (A, +) un groupe abélien et . : A × A → A une opération associative sur A. Montrer
que (A, +, . ) est un anneau si et seulement si, pour tout a ∈ A, les applications

A −→ A A −→ A
et
b 7−→ a.b b 7−→ b.a

sont des morphismes de groupes.


Exercice 3. Soit A1 et A2 . On munit A1 × A2 des lois de composition interne

(A1 × A2 ) × (A1 × A2 ) −→ A1 × A2
+: 
(a1 , a2 ), (b1 , b2 ) 7−→ (a1 + b1 , a2 + b2 )

et
(A1 × A2 ) × (A1 × A2 ) −→ A1 × A2
. :  .
(a1 , a2 ), (b1 , b2 ) 7−→ (a1 .b1 , a2 .b2 )
1. Montrer que (A1 × A2 , +, . ) est un anneau. C’est ce qu’on appelle la structure de groupe produit.
2. Montrer que (A1 × A2 , +, . ) est unitaire et/ou commutatif que si A1 et A2 le sont.
Exercice 4. Montrer que les suites réelles convergentes forment un sous-anneau unitaire des suites
réelles.
Exercice 5.
 × 
1. Soit n ∈ N∗ , montrer que Z nZ = k | k ∈ N∗ premier avec n .

2. On note F(R, R) l’ensemble des fonctions de R dans R.


(a) Montrer que F(R, R) est un anneau unitaire.
(b) Montrer que F(R, R)× est l’ensemble des fonctions qui ne s’annulent pas.
Exercice 6.
1. On note G := {a + ib | a, b ∈ Z} ⊂ C l’ensemble dit des entiers de Gauss.
(a) Montrer que G est un sous-anneau unitaire de C.
(b) Montrer G × possède 4 éléments.
√ √
2. On note Z[ 2] := {a + b 2 | a, b ∈ Z}.

(a) Montrer que
√ Z[ 2] est un sous-anneau unitaire de C.
(b) Montrer Z[ 2]× possède une infinité d’éléments.
Exercice 7. Soit n ∈ N∗ .

1. (a) Montrer que, pour tout k ∈ J1, nK, k ∈ Z nZ est un diviseur de zéro si et seulement si k n’est
pas premier avec n.

(b) En déduire que Z nZ n’est intégre que si n est premier.

1
2. (a) Soit M ∈ Mn (R) \ GLn (R).
i. Montrer qu’il existe A ∈ Mn (R) telle que Im(A) = Ker(M ).
ii. En déduire que M est un diviseur de zéro.
(b) Déterminer l’ensemble des diviseurs de zéro dans Mn (R).

Exercice 8. Pour tout entier n ≥ 2, on note ϕ(n) := k ∈ J1, 1K | pgcd(k, n) = 1 . C’est ce q’on appelle
la fonction indicatrice d’Euler.
 
×
1. Montrer que, pour tout entier n ≥ 2, ϕ(n) = Z nZ .

2. Montrer que, pour tout nombre premier p, ϕ(p) = p − 1.


3. Montrer que, pour tout nombre premier p et tout k ∈ N∗ , ϕ(pk ) = pk − pk−1 .
4. A l’aide du théorème des restes chinois, montrer que, pour tout entiers n1 , n2 ≥ 2 tels que
pgcd(n1 , n2 ) = 1, ϕ(n1 .n2 ) = ϕ(n1 ).ϕ(n2 ).
Qr  
5. Montrer que, pour tout entier n =≥ 2, ϕ(n) = n. i=1 1 − p1i , où p1 , . . . , pr sont les nombres
premiers intervenant dans la décomposition de n en facteurs premiers.
6. On fixe maintenant l’entier n ≥ 2 et, pour tout diviseur d de n, on note

Ad := k ∈ J1, nK | pgcd(k, n) = d .
n

(a) Montrer que, pour tout P diviseur de n, |Ad | = ϕ d .
(b) En déduire que n = d|n ϕ(d).
Exercice 9. Soit A un anneau. On dit que a ∈ A est nilpotent si il existe k ∈ N∗ tel que ak = 0.
1. Montrer qu’un élément inversible ne peut pas être nilpotent.
2. Soit n = pα 1 α2 αr ∗
1 p2 . . . pr ∈ N décomposé en facteurs premiers. Déterminer l’ensemble des éléments
nilpotents de Z nZ.
3. Soit n ∈ N∗ .
(a) Montrer que si M ∈ Mn (R) admet une valeur propre non nulle, alors M n’est pas nilpotente.
(b) Déterminer l’ensemble des éléments nilpotents de Mn (R).
4. Soit a ∈ A un élément niloptent. A l’aide d’une identité remarquable, montrer que 1+a est inversible.
Exercice 10. Soit A un anneau unitaire. On considère, dans A, l’équation x2 = 1A .
1. Montrer que, si A est intègre, alors l’équation admet au plus deux solutions.
2. On fixe maintenant n ∈ N∗ et on se place dans le cas A = M2n (R) avec a = Id. Montrer que
l’équation possède alors au moins 4n solutions.
Exercice 11. Soit A un anneau unitaire. Pour tout ensemble X ⊂ A, on note hXi l’intersection de tous
les sous-anneaux unitaires de A contenant X.
1. Montrer qu’une intersection quelconque de sous-anneaux unitaires de A est un sous-anneau unitaire
de A.
1. Montrer que, pour tout X ⊂ A, hXi est le plus sous-anneau unitaire de A contenant X dans le sens
où il est contenu dans tout sous-anneau unitaire de A contenant X.
2. On se place maintenant dans le cas A = C.
(a) Montrer que h∅i 1= Z.
(b) Montrer que h 10 i est l’ensemble des nombres décimaux.
(c) Montrer que h{i}i = {a + n ib | √
a, b ∈ Z} l’anneau des entiers deo Gauss.
2iπ
(d) Montrer que h{e 3 }i = a+ib 2
3
a, b ∈ Z tels que a ≡ b [2] .

Exercice 12. Soit n ≥ 2 un entier. Montrer que l’application

Z −→ nZ
ψ:
k 7−→ k.n

est un isomorphisme de groupes, mais n’est pas un morphisme d’anneaux.

2
Exercice 13. Soit A1 et A2 deux anneaux. On suppose que A1 est unitaire et qu’il existe un épimorphisme
d’anneaux f : A1 → A2 . Montrer que A2 et f sont unitaires.
Exercice 14. Soit A un anneau commutatifque l’on ne suppose pas unitaire.
1. On munit A × Z des lois de composition interne

(A × Z) × (A × Z) −→ A×Z
+: 
(a1 , n1 ), (a2 , n2 ) 7−→ (a1 + a2 , n1 + n2 )

et
(A × Z) × (A × Z) −→ A×Z
. :  .
(a1 , n1 ), (a2 , n2 ) 7−→ (n2 .a1 + n1 .a2 + a1 .a2 , n1 .n2 )
Montrer que (A × Z, +, . ) est un anneau unitaire.
2. Montrer que tout anneau se plonge dans un anneau unitaire, c’est-à-dire que, pour tout anneau A,
il existe un anneau A unitaire et un monomorphisme d’anneaux f : A → A.
3. Si A est unitaire, f est-il un isomorphisme d’anneaux ?

Exercice 15. Soit x0 ∈ R. Montrer que l’ensemble Fx0 (R, R) := f : R → R | f (x0 ) = 0 ⊂ F(R, R)
est un idéal.
Exercice 16. Soit A un anneau. Montrer que l’ensemble N (A) := a ∈ A | ∃n ∈ N∗ , an = 0 des


éléments nilpotents est un idéal de A.


Exercice 17. Soit A un anneau et I un idéal. Montrer que les propositions suivantes sont équivalentes :
i. I = A;
ii. I est un sous-anneau unitaire de A ;
iii. 1A ∈ I ;
iv. I contient un élément inversible.
Exercice 18. En considérant l’application

R[X] −→ C
f: ,
P 7−→ P (i)

montrer que C est isomorphe, en tant qu’anneau, à R[X] (X 2 + 1).

Exercice 19. On considère `(Q) l’ensemble des suites à valeurs dans Q et on note
• `C (Q) := (un )n∈N ∈ `(Q) | ∀k ∈ N∗ , ∃N ∈ N, ∀n1 , n2 ∈ N, n1 , n2 ≥ N ⇒ |un2 − un1 | < k1 le


sous-ensemble des suites de Cauchy ;


• `0 (Q) := (un )n∈N ∈ `(Q) | ∀k ∈ N∗ , ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, n ≥ N ⇒ |un | < k1 le sous-ensemble des


suites convergeant vers 0.


1. (a) Montrer que tout élément de `C (Q) est une suite bornée.
(b) En déduire que `C (Q) est un sous-anneau de `(Q).
2. Montrer que `0 (Q) est un idéal de `C (Q).
3. (a) Montrer qu’une suite dans `C (Q) converge dans R.
(b) En considérant l’application

`C (Q) −→ R
λ: ,
(un )n∈N 7−→ lim un
n→∞

montrer que R est isomorphe, en tant qu’anneau, à `C (Q) `0 (Q).
C’est en réalité ainsi que l’on construit R à partir de Q.

3
Propriétés d’anneaux

Dans toute cette section, on ne considérera que des anneaux commutatifs et unitaires.
√  √
Exercice 20. Montrer que, dans l’anneau Z[ 10] := a + 10b | a, b ∈ Z , 2 est irréductible mais pas
premier.
√  √
Exercice 21. Montrer que, dans l’anneau Z[i 5] := a + ib 5 | a, b ∈ Z :

1. 3 et 2 + i 5 n’ont pas de plus petit multiple commun ;

2. 9 et 3(2 + i 5) n’ont pas de plus grand diviseur commun.
Exercice 22. Soit A un anneau. On dit qu’un idéal I ⊂ A est

• premier si A I est intègre.

• maximal si A I est un corps.
1. Montrer que, pour tout a ∈ A, a est premier si et seulement si (a) l’est.
2. Montrer que si I est un idéal maximal et que J est un idéal tel que I ⊂ J ⊂ A, alors J = I ou
J = A.
3. Montrer que tout idéal maximal est premier.
Exercice 23. Soit A un anneau intègre et a, b ∈ A deux éléments admettant un plus petit multiple
commun m ∈ A, c’est-à-dire tel que (a) ∩ (b) soit principal. Montrer que a et b admet alors un plus grand
diviseur commun d ∈ A tel que d.m = a.b.
Exercice 24. Soit Z[i] ⊂ C l’anneau des entiers de Gauss. On considère l’application

Z[i] −→ N
ν: .
a + ib 7−→ a2 + b2

z − z|2 ≤ 21 .
1. Montrer que, pour tout z ∈ C, il existe ze ∈ Z[i] tel que |e
2. En considérant, pour tout a ∈ Z[i] et b ∈ Z[i]∗ une approximation dans Z[i] de ab ∈ C, montrer que
Z[i] est un anneau euclidien.
3. Déterminer un plus grand diviseur commun, ainsi qu’une relation de Bézout associé pour 1 + 3i et
3 + i.
Exercice 25. Soit A un anneau muni d’un structure euclidienne par un stathme ν. Montrer que ν admet
un minimum sur A, atteint en 0 et uniquement en 0.

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