Pour Mieux Connaître Votre Environnement Économique: Manuel D'économie
Pour Mieux Connaître Votre Environnement Économique: Manuel D'économie
MINISTERE DE L’EDUCATION
Manuel d'Économie
4ème Année de l’Enseignement Secondaire
Section : Économie et Gestion
Elaboratrices
Mounira Mahfoudh
Inspectrice principale
Evaluateurs
Photo de couverture
Tableau de Salvador Dali : “el moli paisaje de cadaques” 1924
Nous vous proposons, au début de cet ouvrage, un sommaire ainsi que deux pages
« Mode d'emploi » en vue de faciliter le repérage des pages et de vous permettre de navi-
guer aisément dans le manuel.
Nous espérons que cet ouvrage vous aidera à consolider vos acquis et sera pour vous un
outil de travail motivant et efficace pour préparer votre baccalauréat. Bon courage et beau-
coup de succès !
Les auteures
3
Sommaire
Pages
Mode d'emploi 6
PARTIE I : LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE ET SES FACTEURS ............................. 8
Chapitre 1: La croissance économique.................................................................................... 10
Section 1 : Définition et mesure de la croissance...................................................................... 12
Section 2 : L'irrégularité de la croissance ................................................................................. 24
Chapitre 2: Les facteurs de la croissance économique .......................................................... 34
Section 1 : La contribution du travail à la croissance économique........................................... 36
Section 2 : La contribution de l'investissement à la croissance économique ........................... 48
Section 3 : La contribution des échanges extérieurs de biens et services à la croissance économique.. 62
4
Corrigé des activités
Partie I - Chapitre 1 ............................................................................................................... 310
Section 1 : Définition et mesure de la croissance.................................................................... 310
Section 2 : L'irrégularité de la croissance................................................................................ 311
Partie I - Chapitre 2 .............................................................................................................. 313
Section 1 : La contribution du travail à la croissance économique......................................... 313
Section 2 : La contribution de l'investissement à la croissance économique.......................... 314
Section 3 : La contribution des échanges extérieurs de biens et services à la croissance économique 316
Glossaire................................................................................................................................... 346
5
Mode d'emploi
PRÉSENTATION DE LA PARTIE
1 LA CROISSANCE
ÉCONOMIQUE
ECONOMIQUE
ET SES FACTEURS
Chapitre 2 : Les facteurs de la croissance économique Plan de la partie
Image de la partie
8 9
PRÉSENTATION DU CHAPITRE
Chapitre 1 :
L
a croissance économique, une expression qui revient comme un leitmotiv
dans la littérature économique, renvoie à l'idée d'une augmentation de
certains indicateurs économiques. Toutefois, la croissance se limite-t-elle à
Caricature
10 11
croissante. Cette situation ne peut pas durer : les catastrophes éco- Montrez que la
CHAPITRE 1 : LA CROISSANCE ECONOMIQUE
logiques et sanitaires montrent déjà les limites du système. Et cela croissance génère
ne va faire que s'aggraver : la Terre compte 6 milliards d'habitants ; de multiples coûts
C
roître, d'après le Petit Robert, c'est augmenter. La croissance économique peut donc
Introduction être entendue comme l'augmentation des grandeurs économiques. Mais, est-elle
seulement de nature quantitative ou au contraire revêt-elle un autre aspect
non mesurable ?
en 2050, nous serons 3 milliards de plus.
Aujourd'hui, la grande majorité de l'humanité vit toujours dans
la pauvreté. Des millions de femmes, d'hommes et d'enfants n'ont ni
eau potable, ni électricité, ni éducation, ni assez à manger… Mais si
humains et envi-
ronnementaux.
A quels indicateurs faut-il se référer pour mesurer la croissance économique ? tous les habitants de la terre vivaient comme nous, il faudrait deux
planètes supplémentaires pour satisfaire leurs besoins ! Or, nous
n'avons pas de planète de rechange.
Anne Jankéliowitch. Association de good planet.
2. Les besoins
Le besoin est un manque, un sentiment de privation accompagné
du désir ou de la nécessité de le faire disparaître. Cette définition
très générale vaut pour l’ensemble des besoins qu’ils soient d’origine
A. Définition de
Plan de la section
physiologique ou d’ordre intellectuel. Ils sont le fait d’individus, de
groupes sociaux, voire de collectivités nationales. On oppose souvent 1 Rappelez la notion
la croissance
économique
les besoins primaires et les besoins secondaires. Les premiers cor-
respondent à ceux dont la satisfaction est considérée comme essen-
tielle à la survie (besoins physiologiques). les seconds, moins impérieux,
varient selon les sociétés et les finalités qu’elles se donnent. Mais,
de besoin.
6
Construisons nos savoirs
Section 2 : L'évolution de la structure de la consommation
Documents
Institut National de la Statistique.
1 Comment évo-
2. Les dépenses alimentaires en évolution
luent les dépen- En théorie, les ménages satisfont d'abord leurs besoins primaires,
ses alimentaires puis les besoins moins essentiels, et ainsi de suite, jusqu'au super-
lorsque le revenu flu. C'est dans cet esprit que le statisticien Ernst Engel a formulé
accompagnés 2 Par
augmente ?
quoi se justifie
la baisse de la
part des dépenses
au siècle dernier des lois statistiques censées mettre en évidence la
hiérarchie des besoins des consommateurs. La plus célèbre de ces
lois énonce que la part des dépenses d'alimentation recule lorsque
le revenu s'accroît. Mais l'affirmation d'Engel est aussi vérifiée
alimentaires au
Retenons l'essentiel
Sectio
n2:
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3. L’év ernatio
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Liste des mots-clés
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Préparons-nous au Bac
Section 1 : L'amélioration du niveau de vie
2 Préparons-nous au Bac
1 De quoi dépend le Le pouvoir d’achat d’un ménage n’est autre que l’expression
pouvoir d’achat de son niveau de vie. Ses variations, en baisse ou en hausse,
d’un ménage ? seraient mesurées par le montant du revenu disponible d’un ménage
si l’ensemble des prix à la consommation ne variaient pas.
2 Pourquoi le pouvoir
d’achat à lui seul ne
Parce que les prix ne restent jamais durablement stables, les varia-
rend-il pas compte tions du pouvoir d’achat doivent prendre en compte les variations
du niveau de vie du revenu et des prix.
d’un ménage ?
Pierre Salles, Problèmes économiques généraux,
Editions Dunod.
accompagnés 1 Complétez le
Evolution de la population et du PIB en Tunisie
1994 2004
de questions
tableau sachant
que la population
totale a été multi- Population totale 8 815,4 ?
pliée par 1,1266 (en milliers de personnes)
au cours de la
période 1994 - 2004.
PIB nominal
15 813,8 35 043,2
2 Calculez l’évolution (en millions de dinars)
du niveau de vie
moyen de la popu- PIB réel
lation au cours de 12 773,8 ?
(en millions de dinars)
cette période.
Interprétez le résul-
tat obtenu. Déflateur du PIB ? 170,8
(1990 = 100)
120
siè lisa en du
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qua secteu gricul XXe ont 0 n
toujou tion de – Une domination technologique exercée par les firmes sur le pays hôte qui accueille une technologie tion les con es rée plu
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T IV
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2 : La t du sec teur ind icole dan moyen nom olutiongue pér nt con ce
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ité sec n act partir - être pays dan n : . ique. d’un iode, tinu
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68 % est la part du croiss 0. Les multinationales peuvent constituer à la fois un espoir et une menace pour le pays d’origine et le hets
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tion forte ; lisa- ie. biens ct de
par st ter la fin es mis et des eloppe sociale est s par
: Év lié s’e tot roi dan plois en 200 emplois et des revenus, qu’elles améliorent le solde commercial et qu’elles constituent une source Ang du XV es en nouvel ment du dan élevé
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200 des em49,0% non négligeable de capitaux, de technologie et plus généralement de croissance économique. s ce et pay sem
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pri assistede 20,3% 4 à 32, cro en 196 technologique et à la menace d’un contre-pouvoir étranger dans le pays. et
ement que s d’a d’abord de mis nda e. cialisat ds agg te de ion :
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occupéns le La par ondair passée 2% en uis 196 t de 34, nt : ppés active indust tingue à trav propag s pay n et ion ération popula ntra
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am Activité 5 : Les multinationales, quel impact sur l'emploi ? mo pro plifica ion d’u
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teu t Struct is-
6-2
196 ns le sec En effet, passanon assistelever en don pop siècle III e siè . La pre t 3 rév nde. - tion nifo urbain des
d’un ure
ique Dans lesdans la secteurs
en est cle miè olution . r- .
- Da upée. resser tiaire, sé de s’é nom : t on- La multinationalisation engendre des effets sur le volume de l’emploi :
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s mu ompag ive d’u cultur ps, du – Dans le pays d’accueil : Elle a un effet positif sur l’emploi du fait qu’elle entraîne de nouveaux , le du XIX e onde
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ité 4 atio ulatio dans l’a mier vices.r : En eff e régres e et un emplois dans le cas de création de filiales et qu’elle évite la suppression d’un certain nombre d’entre siècle
rà memb intérêts ion des
sat gardande ser tions
Ac tiv orm pop s pre ser tur rgi eux dans le cas de rachat d’entreprises vouées à la disparition. exp propre s des vice
transfnt de la d’actif dans un vers les secteul’agricul sidéru lo- res. profes tiné s. politiq t vis- s
urs sionnee à Zon ues à-vis
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ers par de ou la 345 ls phi e franch dou
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entatiois-
daire déclin ivités com n
- Un es act
d’autr
7
1 LA CROISSANCE
ÉCONOMIQUE
ECONOMIQUE
ET SES FACTEURS
8
Chapitre 1 : La croissance économique
Chapitre 2 : Les facteurs de la croissance économique
9
Chapitre 1 :
La croissance économique
L
a croissance économique, une expression qui revient comme un leitmotiv
dans la littérature économique, renvoie à l'idée d'une augmentation de
certains indicateurs économiques. Toutefois, la croissance se limite-t-elle à
la seule dimension quantitative ?
Il s'avère donc nécessaire de définir clairement ce concept et de le mesurer. Il
importe aussi de chercher si cette évolution est régulière ou si elle est marquée
par des fluctuations.
10
Section 1 : Définition et mesure de la croissance
11
Section 1 : Définition et mesure de la croissance
roître, d'après le Petit Robert, c'est augmenter. La croissance économique peut donc
A. Définition de
la croissance
économique
B. La mesure de
la croissance
économique
12
Section 1 : Définition et mesure de la croissance
1. PIB et PNB
1
Le PIB mesure la valeur des biens et services produits par les 1 Rappelez la no-
tion de valeur
unités résidentes. Il est égal à la somme des valeurs ajoutées des ajoutée.
agents résidents. Tandis que le PNB est calculé en ajoutant au
PIB les revenus primaires reçus du reste du monde par les unités 2 Distinguez le PIB
du PNB.
2. Indicateurs de la production
1. La valeur ajoutée réalisée par une entreprise est la différence
entre le chiffre d’affaires réalisé au cours d’une année et l’en-
semble des coûts supportés durant la même période.
2. Le déflateur du PIB mesure l’évolution du PIB sur une période. Corrigez les
propositions
3. Le taux de croissance du PIB mesure l’ensemble des richesses
créées au cours d’une année.
Application.
13
Section 1 : Définition et mesure de la croissance
nombre de pays ont connu la plus profonde mutation qui ait jamais
affecté les hommes depuis le néolithique : la révolution indus-
trielle. Les économies peuvent désormais fournir, en les multi-
Dégagez les pliant sans cesse jusqu'à nos jours, des biens et des services mis
changements
à la disposition d'hommes toujours plus nombreux ; on passe,
qui ont affecté
les économies parfois brutalement, le plus souvent par des transitions lentes
depuis la révo- et difficilement perçues, du vieux monde rural à celui des villes
lution indus- " tentaculaires ", du travail manuel à la machine-outil, de l'atelier
trielle. ou la manufacture à l'usine. Des paysans s'exilent vers les cen-
tres industriels nouveaux, l'artisan s'inquiète ou disparaît, des
professionnels surgissent (promoteurs, ingénieurs, techniciens,
etc).
Jean-Pierre Rioux, La révolution industrielle,
Editions du Seuil.
2. La croissance économique
Depuis deux siècles, nous assistons à une formidable amélio-
ration des performances de l'économie. Nous produisons de plus
en plus de biens, nous en consommons de plus en plus, les
Identifiez la besoins se transforment en même temps que les structures et les
croissance
modes de consommation, la répartition des revenus évolue. Cet
économique.
ensemble de phénomènes qui accompagnent l'amélioration des
performances de l'économie s'appelle la croissance économique.
D'une manière simpliste, on peut assimiler celle-ci à une aug-
mentation durable de la production totale. Mais, la croissance est
un phénomène plus complexe qu'une simple amélioration des
indices globaux de production. C'est l'ensemble des phénomènes
et des changements de structures qui accompagnent l'améliora-
tion des performances quantitatives. En ce sens, la croissance est
tout autant un phénomène quantitatif que qualitatif.
14
Section 1 : Définition et mesure de la croissance
15
Section 1 : Définition et mesure de la croissance
7. Référence à un agrégat
L'analyse de la croissance consiste à étudier l'évolution de
l'activité, des quantités produites, année après année, dans une
1 Qu'est-ce qu'un économie. Le problème est simple dans une entreprise qui ne
agrégat ? réalise qu'un seul ou qu'un petit nombre de produits. Dans une
économie globale, la difficulté résulte du très grand nombre de
2 Quelle est son biens produits, échangés et consommés. Analyser la croissance,
utilité ? exige, dès lors, la définition préalable d'un indicateur. Pour
évaluer l'activité globale d'une économie, il convient d'élaborer
un agrégat représentatif de l'ensemble produit ; on l'obtient en
sommant les activités de la multitude d'unités de production.
16
Section 1 : Définition et mesure de la croissance
17
Section 1 : Définition et mesure de la croissance
en fonction du PIB
Etats-Unis 12 416,5 12 416,5
évalué en milliards
de $ (USA) et du
PIB évalué en Japon 4 534,0 3 995,1
milliards de PPA.
Que constatez-
vous ? Chine 2 234,3 8 814,9
18
Section 1 : Définition et mesure de la croissance
19349
2004
20517
2005
?
lll
tableau.
2 Calculez puis
interprétez le
taux de croissan-
ce annuel du PIB
1
réel en 2004.
PIB à prix courants
29924 32202 ? 37202 3 Déterminez puis
(en millions de dinars)
interprétez le taux
Déflateur du PIB de croissance
163,3 ? 170,8 174,0
(1990 = 100) global du PIB à
prix courants et
19
Section 1 : Définition et mesure de la croissance
1 Retenons l’essentiel
Définition et mesure de la croissance
Croissance économique
20
Section 1 : Définition et mesure de la croissance
– Le taux de croissance global : C'est le taux qui mesure l'évolution globale de l'agrégat
au cours d'une période [t0 tn] (t0 étant le début de période, tn la fin de période).
Taux de croissance global du PIBtn = PIBtn – PIBt0 x 100
(en %) PIBt0
– Le taux de croissance annuel moyen : C'est le taux qui mesure l'évolution en moyenne et
par an de l'agrégat au cours d'une période [t0 tn].
– Le multiplicateur : C'est le coefficient par lequel est multiplié l’agrégat au cours de la
période considérée.
Coefficient multiplicateur du PIBtn / t = PIBtn
0
PIBt0
– L'indice : Il mesure l'évolution de l'agrégat par rapport à une année de référence
(appelée aussi année de base).
PIBtn
Indice du PIBtn / année de référence = x 100
PIBannée de référence
21
Section 1 : Définition et mesure de la croissance
Préparons-nous au Bac
1 1 Complétez le 1. La croissance économique en Tunisie
tableau sachant
que le déflateur Evolution du PIB en Tunisie
du PIB en 2005
était de 174.
1990 2005
2 En déduire les
taux de croissan- PIB réel en millions de dinars
ce du PIB réel et ? 21380
CHAPITRE 1 : LA CROISSANCE ECONOMIQUE
22
Section 1 : Définition et mesure de la croissance
1 Déterminez le
5. L’évolution du PIB nominal en Tunisie taux de croissan-
ce annuel du PIB
nominal en 2005.
Le PIB est simplement la somme des valeurs ajoutées. Il est
exprimé en unités monétaires. On parle volontiers de PIB nomi- 2 Pourquoi ce taux
nal ou PIB en valeur. En 2005, le PIB nominal tunisien était égal ne permet-il pas
de mesurer la
à 37 202 MD alors qu’en 2004, il était seulement de 35 043 MD. croissance réelle
Mais, cette augmentation du PIB nominal est due, à la fois, à une des richesses
augmentation des quantités produites et à une variation des prix ; créées en 2005.
or, bien sûr, seule compte l'évolution des quantités produites 3 Donnez alors un
dans l'analyse de la croissance économique. indicateur qui me-
sure cette évo-
Données d’après l’Institut National de la Statistique. lution.
23
Section 2 : L’irrégularité de la croissance
Paul Valéry
L de l’économie. Mais, les faits montrent que cette amélioration n’est pas
régulière. En effet, certaines économies connaissent une accélération de
leur taux de croissance, d’autres un ralentissement voire même, une baisse. La
croissance économique n’est donc pas uniforme. Par quoi se manifeste cette
irrégularité ?
24
Section 2 : L'irrégularité de la croissance économique
1. Un démarrage spectaculaire
1
En septembre 1958, l'ampleur du changement accompli dans
l'économie tient du miracle. La production industrielle impres-
sionne par son ampleur (plus du double de celle d'avant -guerre).
25
Section 2 : L'irrégularité de la croissance économique
1 Représentez gra-
1. Évolution du PIB en Tunisie
phiquement les
Evolution des taux de croissance annuels (TCA)
données du tab-
leau (en mettant les du PIB réel en Tunisie
années en abscis-
CHAPITRE 1 : LA CROISSANCE ECONOMIQUE
ses et les taux de 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006
croissance annuels
du PIB réel en TCA du PIB
ordonnées). 4,7 4,9 1,7 5,6 6,0 4,2 5,8
réel (en %)
2 La croissance éco-
nomique tunisien- Budget économique 2005.
ne a-t-elle été uni-
forme au cours de 2. La croissance économique en Allemagne
cette période ?
Justifiez votre Evolution des taux de croissance annuels moyens (TCAM)
réponse.
du PIB en Allemagne
26
Section 2 : L'irrégularité de la croissance économique
en %
Récession
27
Section 2 : L'irrégularité de la croissance économique
5. Croissance et expansion
6. Récession et dépression
L'opposition entre les rythmes de variation et les niveaux des
1 Pourquoi variables économiques est très importante à comprendre. On
toute
augmentation du évite alors de nombreuses confusions. Ainsi, la valeur du PIB
PIB réel ne signi- réel permet d'apprécier le niveau de l'activité, durant un exercice
fie-t-elle pas donné. Le taux de croissance est le rythme de variation dans le
nécessairement temps du PIB réel. Deux problèmes méritent d'être soulignés :
une augmenta-
l'un relatif à la représentation graphique des phénomènes, l'autre
tion de son taux
de croissance ? d'ordre terminologique.
Identifiez chacu- Sur le plan de la représentation graphique, il est courant d'en-
ne des situations. registrer, non pas l'évolution dans le temps du niveau du PIB
réel, mais l'évolution de son taux de croissance.
2 Distinguez la
D'un point de vue terminologique, une variation du niveau
phase de réces-
sion de la phase d'une variable doit, bien entendu, être distinguée d'une variation
de dépression. de son taux de croissance. Illustrons cette observation sur un
exemple : La variable est le PIB réel. Une dépression est une
baisse du niveau de la variable, alors que l'on parlera d'une réces-
sion lorsque seul baisse le taux de croissance qui reste positif.
28
Section 2 : L'irrégularité de la croissance économique
29
Section 2 : L'irrégularité de la croissance économique
Retenons l’essentiel
1 L’irrégularité de la croissance économique
La vie économique est marquée par des irrégularités. En effet, la croissance n'est
pas un processus continu. L'activité économique connaît des vitesses de croisière diffé-
rentes : à certains moments, son rythme s'accélère ; à d'autres moments, il ralentit. On
parle alors de fluctuations pour désigner les mouvements de l'activité économique. La
CHAPITRE 1 : LA CROISSANCE ECONOMIQUE
notion de cycle est utilisée dans l'hypothèse où l'on admet la régularité de ces fluctua-
tions. Un cycle est, de ce fait, un phénomène répétitif caractérisé par une certaine
périodicité (caractère récurrent).
30
Section 2 : L'irrégularité de la croissance économique
A long terme, se dessine une tendance ou trend qui résume les fluctuations
1
économiques. Au cours de la croissance économique, cette tendance générale de l'évo-
lution des richesses créées est à la hausse.
Période
31
Section 2 : L'irrégularité de la croissance économique
Préparons-nous au Bac
1 1. L’évolution économique au XXe siècle
Les évolutions économiques sont marquées par le retour des
cycles. A la croissance régulière des Trente Glorieuses (1945-1975)
succèdent, à partir du milieu des années soixante dix, des phases
alternées d'expansion et de ralentissement de l'activité économique.
Les fluctuations caractérisent la croissance du dernier quart du
XXe siècle.
Depuis 1975, la croissance s'est sensiblement ralentie par rap-
CHAPITRE 1 : LA CROISSANCE ECONOMIQUE
32
Section 2 : L'irrégularité de la croissance économique
3. Fluctuations et cycles
Comme la vie sociale, l'activité économique est scandée de
multiples rythmes. Elle suit, depuis l'origine, le rythme des jours,
des mois, des saisons, des années. Moins ses techniques de maî-
1
trise des données climatiques sont élaborées, plus l'agriculture a
d'importance et plus la production est aléatoire, soumise qu'elle
est à des variations climatiques. Tous les mouve-
Avec l'apparition et l'expansion de l'industrie qui s'est affran- ments de l’activité
chie des rythmes naturels sans l'être complètement des rythmes économique sont-
33
Chapitre 2 :
Les facteurs de la croissance économique
C
omprendre la croissance économique nécessite la connaissance des fac-
teurs qui contribuent à l'amélioration des performances économiques et aux
transformations économiques qui en découlent.
D'abord, l'activité économique paraît étroitement liée au facteur travail et au
facteur capital, le progrès technique y étant incorporé. Ces deux facteurs sont donc
essentiels pour la croissance économique. Il ne s'agit pas de facteurs pris seulement
dans leur dimension quantitative mais aussi dans leur dimension qualitative. Par
ailleurs, étant donné que les économies sont de plus en plus ouvertes sur l'extérieur,
certains pays qui développent leurs échanges commerciaux bénéficient de plu-
sieurs avantages stimulant ainsi leur activité économique.
Comment tous ces facteurs contribuent-ils à la croissance d’une économie ?
34
Section 1 : La contribution du travail à la croissance
L
e travail, en tant que facteur de production, ne cesse d’évoluer. En effet, non seu-
lement la population active augmente en nombre mais, la qualité du travail s'en trou-
ve modifiée.
C'est, en premier lieu, par son accroissement quantitatif que le travail contribue à la
croissance économique. Mais, sa contribution dépend aussi de sa productivité et
s'explique donc de plus en plus en considérant son aspect qualitatif. Enfin, le travail
permet d’améliorer des performances économiques à travers les revenus qu'il génère.
Comment les travailleurs du fait de leur nombre, de la qualité de leur travail et des
revenus qu'ils perçoivent peuvent-ils contribuer à la croissance économique ?
A. L’importance quan-
titative du travail
dans la croissance
B. L’importance de la
qualité du travail
dans la croissance
C. L’importance des
revenus du travail
dans la croissance
36
Section 1 : La contribution du travail à la croissance
37
Section 1 : La contribution du travail à la croissance
minants de la quan- mique. La production, en effet, s'accroît d'autant plus vite que la
tité de travail. population active est plus forte ou que le temps de travail annuel est
plus important. A niveau technique égal, la puissance économique
2 Quel est le facteur d'un pays est proportionnelle au nombre de ses travailleurs. C'est
qui a contribué à la ainsi que le fort taux de natalité d'après-guerre dans les pays
croissance écono- européens a contribué d'une manière incontestable à la croissance
mique des "trente des " trente glorieuses ".
glorieuses" ? Hervé Bougault, La croissance et ses irrégularités,
Editions Techniplus.
39
Section 1 : La contribution du travail à la croissance
40
Section 1 : La contribution du travail à la croissance
7. Capital humain et croissance économique
La croissance économique est fondée sur notre capacité de
production de biens et services. Le capital humain est le terme
que les économistes emploient pour désigner l'ensemble des
connaissances et des talents acquis par les travailleurs au travers
de l'éducation, l'apprentissage et l'expérience. Il regroupe toutes
les compétences acquises de la maternelle à l'université, plus tard
1
dans la vie active par l'expérience professionnelle. S'il s'agit de
facteurs moins tangibles que des usines, des ordinateurs ou des
laminoirs, le capital humain n'est pas très éloigné du capital phy- 1 Rappelez la notion
sique. Comme ce dernier, il accroît notre capacité productive. Le de capital humain.
42
Section 1 : La contribution du travail à la croissance
Retenons l’essentiel
1 La contribution du travail à la croissance
Le travail constitue un facteur de croissance. Il contribue à l'amélioration des
performances économiques au travers de son importance quantitative, qualitative et
des revenus qu'il génère.
CHAPITRE 2 : LES FACTEURS DE LA CROISSANCE
Contribution du travail
à la croissance économique
45
Section 1 : La contribution du travail à la croissance
1 Préparons-nous au Bac
46
Section 1 : La contribution du travail à la croissance
47
Section 2 : La contribution de l'investissement à la croissance
L
a croissance économique est directement liée à l'accroissement des facteurs de
production. L'un d'entre eux, le capital, joue un rôle essentiel dans la croissance.
En effet, l'accroissement du PIB ou du PNB dépend en grande partie de son
rythme d'accumulation. Le taux de croissance est, le plus souvent, corrélé avec le taux
d'investissement. Le progrès technique, étant intégré dans le capital, modifie sa nature et
améliore son efficacité. Comment l'accumulation du capital contribue-t-elle à la croissance
économique ?
A. La contribution de
l’investissement à la
croissance par son
action sur l’offre
B. La contribution de
l’investissement à la
croissance par son
action sur la demande
48
Section 2 : La contribution de l'investissement à la croissance
49
Section 2 : La contribution de l'investissement à la croissance
50
Section 2 : La contribution de l'investissement à la croissance
5. Investissement et croissance
La contribution du facteur capital à la croissance est double.
L'investissement consiste, en effet, rarement en un simple rem- En vous basant
placement à l'identique d'une machine existante. Il incorpore sur des exemples,
souvent un progrès technique et les performances des nouvelles montrez comment
machines sont supérieures à celles des anciens équipements. l'investissement
est source d'une
L'investissement est donc source d'une croissance extensive, croissance exten-
résultant de l'accumulation de facteurs de production et d'une sive et d'une
croissance intensive, résultant de l'amélioration de la productivité croissance inten-
de ces facteurs grâce à l'incorporation du progrès technique. sive.
Hervé Bougault, Croissance, crises et cycles économiques,
Editions Techniplus.
51
Section 2 : La contribution de l'investissement à la croissance
52
Section 2 : La contribution de l'investissement à la croissance
1
2. La contribution de l'investissement à l'amélioration de la production
54
Section 2 : La contribution de l'investissement à la croissance
55
Section 2 : La contribution de l'investissement à la croissance
56
Section 2 : La contribution de l'investissement à la croissance
57
Section 2 : La contribution de l'investissement à la croissance
Retenons l’essentiel
1 La contribution de l'investissement à la croissance
L'investissement, quelque soit sa forme (de renouvellement, de capacité, ou de produc-
tivité), constitue la clé essentielle de l'amélioration des performances économiques. On
constate en effet, que les pays qui investissent massivement sont généralement ceux qui
connaissent des taux de croissance les plus élevés. L’investissement contribue à la crois-
sance aussi bien extensive qu’intensive en agissant à la fois sur l'offre et sur la demande.
CHAPITRE 2 : LES FACTEURS DE LA CROISSANCE
58
Section 2 : La contribution de l'investissement à la croissance
de la qualité des biens produits, une plus grande diversification et une différenciation des
1
produits. Il contribue ainsi à rendre l’économie plus compétitive (compétitivité structurelle)
et à améliorer les performances économiques.
59
Section 2 : La contribution de l'investissement à la croissance
Préparons-nous au Bac
1 1. Innovations et croissance économique
Le changement technique résulte d'investissements réalisés par
1 Identifiez les inno- des agents économiques. L'évolution de la productivité est attri-
vations citées dans buable essentiellement au progrès technique. Seuls le perfection-
le texte. nement continu des méthodes de production et l'amélioration des
CHAPITRE 2 : LES FACTEURS DE LA CROISSANCE
60
Section 2 : La contribution de l'investissement à la croissance
2 De quels avan-
1
une entreprise gagne en expérience et les entreprises du voisinage tages profitent les
en bénéficient. Cette transmission du savoir-faire permet d'expli- entreprises qui se
regroupent dans
quer pourquoi les entreprises de pointe tendent à se regrouper dans cette zone géogra-
des zones géographiques spécifiques comme la Silicon Valley aux
61
Section 3 : La contribution des échanges extérieurs de biens
et de services à la croissance
L
a croissance économique dépend du travail pris dans ses dimensions quantitative
et qualitative. Elle dépend aussi de l'investissement engagé dans la mesure où
celui-ci agit à la fois sur l'offre et sur la demande. Mais, le dynamisme de la
croissance dépend aussi de l'importance des échanges extérieurs d'une économie. Le com-
merce extérieur est incontestablement un facteur de croissance. Comment les importations
et les exportations de biens et services peuvent-elles contribuer à la croissance ?
A. La contribution
des importations à
la croissance
B. La contribution
des exportations
à la croissance
62
Section 3 : Contribution des échanges extérieurs à la croissance économique
1. Le reste du monde
1 Rappelez les no-
1
Il est nécessaire de faire apparaître les opérations économiques tions " d'agents
entre les agents intérieurs et le reste du monde. Puisqu'il ne nous intérieurs " et du
reste du monde ".
intéresse pas de savoir ce que deviennent les produits ou les fonds Donnez leur
une fois passées les frontières ou ce qu'ils étaient avant d'entrer synonyme. Quel
63
Section 3 : Contribution des échanges extérieurs à la croissance économique
énergies fossiles. Mais, le charbon, qui assure près des deux tiers
de la consommation énergétique chinoise, ne suffit plus alors même
que la Chine en est le premier producteur mondial avec 33,7 % de la
production mondiale, ce qui explique pourquoi il est la première
source d'énergie. Pourtant, la Chine ne parvient pas à répondre à la
Pourquoi l'impor- demande intérieure. La Chine, avec une production pétrolière de
tation de matiè-
3,6 millions de barils par jour (Mb/j) en 2005, soit 4,6 % de la pro-
res premières
duction mondiale, n'est que le 6ème producteur mondial et sa pro-
est-elle indispen-
sable pour assu-
duction nationale ne suffit plus. Elle a importé en 2005 un peu plus
rer la croissance
de 3Mb/j soit 47 % de sa consommation. Mais, cet accroissement
chinoise ? du volume des importations chinoises de pétrole n'est pas récent,
même s'il s'est accéléré ces trois dernières années. En 2025, en rai-
son de la structure de sa forte croissance économique et si cette
croissance se maintient jusque là, la Chine pourrait, importer 82 %
de ses besoins en pétrole. Elle utilise tous les moyens pour accéder
et sécuriser pour l'avenir son accès aux hydrocarbures et plus
largement aux matières premières dont elle a besoin.
Images économiques du monde 2007, Editions Armand Colin.
3. La concurrence stimulante !
Si la mondialisation est bénéfique, c'est pour une raison bien
simple : elle signifie l'extension de la concurrence aux produc-
teurs du monde entier. Or, dire qu'il y a concurrence sur un mar-
1
ché, c'est dire que tout producteur a le droit d'y entrer librement. Montrez que les
Il en résulte naturellement que chaque producteur est incité à importations de
biens et servi-
faire mieux que les autres, c'est-à-dire à proposer des produits et ces qui concur-
services moins coûteux et mieux adaptés aux besoins de ses rencent les pro-
65
Section 3 : Contribution des échanges extérieurs à la croissance économique
1 à la croissance
Montrer que les exportations de biens et services tirent sur
la croissance.
4. Les exportations et le "miracle asiatique "
Alors miracle ou non ? Peu importe le terme : l'augmen-
CHAPITRE 2 : LES FACTEURS DE LA CROISSANCE
1 Retenons l’essentiel
CHAPITRE 2 : LES FACTEURS DE LA CROISSANCE
Aucun pays ne peut vivre en économie autarcique. Il doit, en effet, effectuer des
échanges avec l’étranger. Les échanges de biens et services regroupent l’ensemble des
échanges de biens et services effectués entre les agents résidents et le reste du monde. Ils
sont constitués par les importations et les exportations de biens et services pouvant
contribuer à la croissance économique.
68
Section 3 : Contribution des échanges extérieurs à la croissance économique
Les faits montrent que dans plusieurs pays, existe une forte corrélation entre le taux de
1
croissance des exportations et le taux de croissance du PIB. On dit que les exportations
tirent sur la croissance économique.
– Les exportations sont elles-mêmes une composante de la demande. Elles constituent des
Importations Exportations
Croissance économique
69
Section 3 : Contribution des échanges extérieurs à la croissance économique
Préparons-nous au Bac
1 1 Dégagez les avan-
1. Approvisionnement de produits de base et croissance
La Chine est devenue l'un des principaux partenaires commer-
ciaux de l'Afrique. Motivée avant tout par la volonté de sécuriser
tages que pro- les approvisionnements en pétrole, l'avancée chinoise est spectacu-
curent les échan-
laire. L'Afrique offre l'avantage de posséder des réserves considé-
ges avec les pays
d'Afrique à l'écono- rables de matières premières dont la Chine a fort besoin pour ali-
menter sa très vigoureuse croissance. Pétrole d'Angola, platine du
CHAPITRE 2 : LES FACTEURS DE LA CROISSANCE
mie chinoise ?
Zimbabwe, cuivre de Zambie, bois tropicaux du Congo Brazzaville,
2 L'Afrique profite-t- fer d'Afrique du sud, etc. autant de produits inscrits sur la liste des
elle également de
ses échanges avec
emplettes chinoises. En 2005, Beijing (Pékin) a acheté au total 50 %
la Chine ? des ventes de pétrole du Soudan, équivalent à 5 % de ses besoins
en hydrocarbures.
Le nouvel Observateur, Atlaséco,
Atlas économique mondial 2007.
71
2
LES MUTATIONS
DES STRUCTURES
ECONOMIQUES
72
Chapitre 1 : Les mutations des structures de la production
Chapitre 2 : Les mutations de la consommation
L
a croissance économique se traduit non
seulement par l'accroissement des
richesses créées mais aussi par des
transformations qualitatives qui permettent de
produire plus et mieux.
Les principales transformations qualitatives
que l'on désigne par le terme mutations des
structures économiques sont :
73
Chapitre 1 :
Les mutations des structures de la production
74
Section 1 : Les modifications de la répartition sectorielle
A. L'évolution de la
répartition secto-
rielle du PIB
B. L'évolution de la
répartition secto-
rielle de la popu-
lation active
76
Section 1 : Les modifications de la répartition sectorielle
Parts
1 Comment a évo-
lué la part de 100
chaque secteur
dans le PIB en
Corée du Sud 80 44,80 43,80
durant la pério- 55,50
de 1970-2005 ? 60
2 Complétez la
phrase suivante: 40 29,20
41,30
En Corée du
Sud, la part de
20 40,80
l’agriculture 26,00
dans le PIB a 14,90
diminué de ...... 0 3,70
1970 1980 2005 Années
points en 2005
par rapport à Agriculture Industrie Services
1970.
L'état du monde 1995 et Atlaéco 2007.
78
Section 1 : Les modifications de la répartition sectorielle
Plus une économie connaît la croissance et plus la part des Montrez que les
services devient importante dans la création de richesses : ils économies évoluent
représentent plus de 70 % du produit intérieur brut des pays vers un développe-
avancés. On distingue plusieurs sortes de services : les services ment de plus en
plus remarquable
marchands non financiers, les services financiers et les services du tertiaire.
non marchands. Nos sociétés sont saturées d’objets. En revan-
che, il semble que les services offrent des possibilités de déve-
loppement sans limites : on peut toujours être mieux éduqué,
mieux soigné, mieux informé et diverti de davantage de façons.
L’irruption des nouvelles technologies a ouvert tout un monde de
services que personne n’aurait imaginé il y a une quinzaine
d’années.
Sophie Gherardi, Services, Editions Larousse.
79
Section 1 : Les modifications de la répartition sectorielle
2 active
population active.
80
Section 1 : Les modifications de la répartition sectorielle
1 Que représente
chaque aire du
diagramme ?
2 Caractérisez l'évo-
lution de la répar-
tition sectorielle
de la population
active depuis
1896 en France.
O. Marchand et C. Thélot,
Deux siècles de travail en France et Images éco 2007.
81
Section 1 : Les modifications de la répartition sectorielle
2 Retenons l’essentiel
Les modifications de la répartition sectorielle
CHAPITRE 1 : LES MUTATIONS DES STRUCTURES DE LA PRODUCTION
– Enfin, c’est le secteur tertiaire qui connaît une évolution de plus en plus rapide. En
effet, sa part dans le PIB augmente sans cesse. On parle d’ailleurs de la "tertiarisa-
tion" de la production.
Au cours de la
CROISSANCE ECONOMIQUE
82
Section 1 : Les modifications de la répartition sectorielle
Augmentation puis
Progression de
Déclin de l’emploi réduction de la
l’emploi dans le
dans le primaire part de l’emploi
tertiaire
dans le secondaire
83
Section 1 : Les modifications de la répartition sectorielle
Préparons-nous au Bac
2 1. Évolution de la répartition sectorielle de la
population active
CHAPITRE 1 : LES MUTATIONS DES STRUCTURES DE LA PRODUCTION
Décrivez l’évolu-
tion des parts de
chaque secteur
dans l’emploi
total.
Paul Bairoch,
Capital, Août 2004
84
Section 1 : Les modifications de la répartition sectorielle
85
Section 2 : L’évolution des techniques de production
L Ces mutations, parfois profondes, touchent l’appareil productif dans son ensem-
ble et plus particulièrement les techniques de production. Depuis la révolu-
tion industrielle, ces techniques n’ont cessé d’évoluer. De plus, elles deviennent de plus
en plus flexibles.
A. Les techniques
de production
en évolution
B. La flexibilité
des techniques
de production
86
Section 2 : L’évolution des techniques de production
87
Section 2 : L’évolution des techniques de production
6. Le règne du machinisme
2 Comment le
Dans l’entreprise artisanale traditionnelle, l’homme se situait au
centre du processus de production : l’outil n’était que l’instrument de
production de son art. Dans l’usine, le travailleur devint un instru-
ment de production parmi d’autres, plus ou moins qualifié, mais tou-
CHAPITRE 1 : LES MUTATIONS DES STRUCTURES DE LA PRODUCTION
90
Section 2 : L’évolution des techniques de production
91
Section 2 : L’évolution des techniques de production
2 Retenons l’essentiel
CHAPITRE 1 : LES MUTATIONS DES STRUCTURES DE LA PRODUCTION
92
Section 2 : L’évolution des techniques de production
La flexibilité est un concept récent introduit à partir des années 1980. Elle désigne la
2
93
Section 2 : L’évolution des techniques de production
Préparons-nous au Bac
2 1. Des robots dans une usine de chaussures !
Proposer des produits spécifiques, fabriqués dans des délais de
CHAPITRE 1 : LES MUTATIONS DES STRUCTURES DE LA PRODUCTION
94
Section 2 : L’évolution des techniques de production
4. La flexibilité
Au niveau de la production, la flexibilité permet à l’entreprise
d’anticiper les modifications de son environnement. La flexibilité
technique vise la recherche d'un accroissement rapide du volume
de la production en réponse à une augmentation de la demande ainsi
2
95
Section 3 : La concentration des entreprises
A. Définition de la
concentration
B. Les différentes
formes
de concentration
96
Section 3 : La concentration des entreprises
97
Section 3 : La concentration des entreprises
1. La course à la taille
Les pionniers des entreprises étaient des hommes seuls.
Beaucoup ont créé leur entreprise sans aide extérieure. En effet,
l’ère du machinisme n’en était qu’à un stade embryonnaire et la
production n’exigeait qu’un capital réduit. Par ailleurs, l’entrepri-
A partir de quelle se restait souvent trop petite pour avoir une influence déterminan-
période les entrepri- te sur le marché. Le schéma de la concurrence pure et parfaite était
ses ont-elles été vérifié dans les faits. A partir de la seconde moitié du XIXe siècle,
amenées à s’agran-
dir ? Pourquoi ?
on va voir, au contraire, apparaître de puissantes entreprises. Dans
certains cas, la personnalité d’un grand capitaine d’industrie est à
la base d’un empire industriel. Souvent, les entreprises qui doivent
faire face aux exigences du machinisme qui demande des outilla-
ges et exige des masses croissantes de capitaux cherchent à limiter
la concurrence.
98
Section 3 : La concentration des entreprises
Sur la base du
document, dites
pourquoi les acti-
vités de construc-
tion d’automobiles
constituent un
exemple d’une
concentration
industrielle.
Patrick Friederson, Histoire des usines Renault.
99
Section 3 : La concentration des entreprises
100
Section 3 : La concentration des entreprises
9. La gamme Lactel
1 Qu’est-ce qu’une
gamme de produits ?
Entreprise Lactel
102
Section 3 : La concentration des entreprises
103
Section 3 : La concentration des entreprises
Retenons l’essentiel
2 La concentration des entreprises
CHAPITRE 1 : LES MUTATIONS DES STRUCTURES DE LA PRODUCTION
A. Définitions
1. La croissance de l’entreprise
La croissance d’une entreprise, considérée comme la condition de sa survie, se traduit
par l'agrandissement de sa taille. Cette croissance peut s’effectuer selon deux modalités :
– La croissance interne : Cette stratégie correspond à l’augmentation des capacités de
production de l’entreprise permise par la mobilisation de ses propres ressources pour
développer ses investissements. Elle va croître donc par ses propres moyens.
– La croissance externe : Cette stratégie correspond à l’augmentation de la taille d’une
entreprise grâce au regroupement avec d’autres firmes.
2. Notion de concentration
– Définition de la concentration
La concentration peut être définie comme un processus par lequel des entreprises se
regroupent en vue de constituer une firme plus grande. Il en résulte que le nombre d’en-
treprises diminue alors que leur taille augmente.
– Concentration involontaire et concentration volontaire
Les grandes entreprises apparaissent surtout à partir de la révolution industrielle. Dans
un premier temps, la concentration était essentiellement involontaire résultant des dif-
férentes crises cycliques et des mutations économiques. En effet, les entreprises les moins per-
formantes étaient absorbées par d'autres, ce qui accroît la taille des entreprises et réduit
leur nombre. Puis, la concentration devient volontaire dans le sens où c’est la firme qui
décide d'accroître volontairement sa taille en se regroupant avec d’autres afin de bénéfici-
er de plusieurs avantages. Ce mouvement de concentration touche tous les secteurs. Il dépasse
même les frontières d'un pays.
– Mesure du phénomène de concentration
– On peut mesurer le degré de concentration. Plus le nombre d’entreprises est grand, plus
la concentration est faible. En revanche, la concentration est forte si le nombre d’entreprises
est réduit.
– Plusieurs indicateurs plus ou moins pertinents permettent de mesurer la taille des entreprises
tels que le nombre de salariés, la valeur ajoutée, les capitaux propres, le chiffre d’affaires.
B. Les formes de concentration
La concentration des entreprises prend trois formes :
1. La concentration horizontale : c’est le regroupement d’entreprises exerçant la même
activité c’est-à-dire fabriquant le même produit ou le même groupe de produits.
Cette concentration a pour objectifs :
– la réduction de la concurrence et la domination du marché. En effet, pour pouvoir s’in-
troduire sur un marché, s’y maintenir ou s’y développer, il faut avoir une taille critique qui
est imposée par le marché. Cette taille minimale est différente selon les secteurs d’activité.
Par ailleurs, la concentration horizontale est source de pouvoir de marché. L’entreprise
peut, désormais, détenir un pouvoir de négociation face à ses clients et à ses fournisseurs
et influencer ainsi le prix.
104
Section 3 : La concentration des entreprises
105
Section 3 : La concentration des entreprises
2 Préparons-nous au Bac
CHAPITRE 1 : LES MUTATIONS DES STRUCTURES DE LA PRODUCTION
106
Section 3 : La concentration des entreprises
4. Exemples de conglomérats
Les conglomérats sont des formes d’entreprises modernes
aux activités extrêmement diversifiées susceptibles de changer
d’objet ou de secteur avec une mobilité extrême, dans le but
d’élever le plus possible leur rentabilité. Quelques exemples per-
mettent d’identifier ce genre de firmes : International Telephone
and Telegraph, plus connue par ses initiales (ITT) s’est concen-
trée avec quelques 45 sociétés, allant des télécommunications
(son activité de départ) à l’édition, la construction, la location de
voitures, l’hôtellerie. La Ling Temco Vought (LTV) s’est concen-
trée avec 40 entreprises allant des articles de sport à l’industrie
aérospaciale, à la pharmacie et aux produits alimentaires. Il 1 Qu’est-ce qu’un
s’agit là de cas extrêmes, mais la manie de faire des conglomé- conglomérat ?
rats a gagné peu à peu des secteurs entiers de l’industrie. Le 2 Donnez ses carac-
conglomérat pousse, à l’extrême, l’idée de diversification des téristiques.
risques pour la transformer en captage des plus hauts taux de
profit, où qu’ils soient. Une des règles des conglomérats est de 3 Précisez ses objec-
ne rechercher que les firmes dont le taux de profit dépasse la tifs.
moyenne et paraît pouvoir s’élever encore à l’avenir. Le conglo-
mérat déplace son capital des secteurs à rentabilité déclinante
vers les entreprises à rentabilité croissante. Cela nécessite une
prospection permanente des marchés actuels et futurs.
Gilbert Mathieu, Le conglomérat,
Editions universitaires
107
Section 3 : La concentration des entreprises
Exemple
6. A quelle forme de concentration recourir ?
- La société de télévision par satellite TPS a été rachetée en
2007 par Canal+, qui est une société de télévision par satellite.
1 Présentez chaque - Le rachat d'Evian (entreprise d'eau minérale) par les verreries
forme de concentra- BSN qui voulaient continuer à vendre leurs bouteilles en verre,
tion illustrée par ces au début des années 1970.
exemples. - L'achat d'une société de chemin de fer britannique, d'une com-
pagnie aérienne, et de fabricants de soda par le groupe Virgin
2 Quels peuvent être
les objectifs recher- dirigé par Richard Branson, initialement spécialisé dans la dis-
chés par Canal+ tribution de disques.
dans les deux opéra- - L'achat des studios de production de films Universal par
tions de concentra- Canal+ en 2000.
tion présentées ?
Exemple
108
Section 3 : La concentration des entreprises
7. Stratégie de diversification
L’entreprise se développe en multipliant ses activités et en
s’installant sur un nombre de plus en plus grand de marchés 1 Quelle est la forme
2
109
Chapitre 2 :
Les mutations de la consommation
L
a croissance économique s’accompagne de nombreuses mutations non
seulement de la production mais aussi de la consommation. En effet, au
cours de la croissance, le niveau de vie moyen de la population ne
cesse de s’élever. La consommation augmente mais aussi se modifie. Les modes
de vie se transforment.
110
Section 1 : L’amélioration du niveau de vie
Frederick Taylor
A. Définition et mesure
B. Croissance économique
et amélioration du
niveau de vie
112
Section 1 : L'amélioration du niveau de vie
113
Section 1 : L'amélioration du niveau de vie
114
Section 1 : L'amélioration du niveau de vie
115
Section 1 : L'amélioration du niveau de vie
116
Section 1 : L'amélioration du niveau de vie
117
Section 1 : L'amélioration du niveau de vie
2 Retenons l’essentiel
L'amélioration du niveau de vie
A. Définition et mesure
CHAPITRE 2 : LES MUTATIONS DE LA CONSOMMATION
Le niveau de vie d’un individu ne doit pas être confondu avec son pouvoir d’achat :
en effet, le pouvoir d’achat n’étant qu’un élément du niveau de vie, correspond à l’ensem-
ble de biens et services que l’individu peut se procurer avec son revenu disponible. Le
niveau de vie d’un individu est une notion plus générale puisqu’il intègre non seulement
son revenu réel (pouvoir d’achat) mais également son patrimoine (c’est-à-dire l’ensem-
ble des avoirs tels que logement, terrains, mobilier, etc. et des dettes telles que les crédits
à la consommation, etc.) et les services non marchands dont il bénéficie.
Le niveau de vie d’une famille est mesuré par l’ensemble des ressources de ses mem-
bres auxquelles il faut ajouter les avantages sociaux dont elle peut bénéficier.
Pour apprécier le niveau de vie d’un pays, on rapporte le PIB réel à la population : on
obtient ainsi le produit par tête ou encore le revenu moyen par habitant. Cet indicateur
n’est qu’une moyenne. Il peut donc masquer des inégalités.
118
Section 1 : L'amélioration du niveau de vie
2
3. Mesure de l’amélioration du niveau de vie d’un pays
La croissance économique s’accompagne, en général, de la hausse du niveau de vie
de la population qui se mesure de la manière suivante :
La formule montre bien que l’amélioration du niveau de vie d’un pays dépend à la
fois de la croissance du PIB réel et de celle de la population. Le niveau de vie n’enre-
gistre donc une hausse que dans le cas où le PIB réel croît à un rythme plus rapide que
l’accroissement démographique.
– qu'une augmentation des revenus du travail et du capital induite par une croissance
plutôt extensive (accroissement des facteurs de production) améliore le pouvoir d’achat
des bénéficiaires de ces revenus.
– que la baisse des prix de certains biens permise par l’accroissement de la productivi-
té et par la réalisation d’économies d’échelle élève le revenu réel des consommateurs
de ces biens et améliore donc leur pouvoir d’achat.
Mots clés : Niveau de vie – Pouvoir d’achat – PIB réel par habitant – Taux de
croissance du PIB réel par habitant – Patrimoine.
119
Section 1 : L'amélioration du niveau de vie
2 Préparons-nous au Bac
1 De quoi dépend le Le pouvoir d’achat d’un ménage n’est autre que l’expression
pouvoir d’achat de son niveau de vie. Ses variations, en baisse ou en hausse,
d’un ménage ? seraient mesurées par le montant du revenu disponible d’un ménage
si l’ensemble des prix à la consommation ne variaient pas.
2 Pourquoi le pouvoir
d’achat à lui seul ne
Parce que les prix ne restent jamais durablement stables, les varia-
rend-il pas compte tions du pouvoir d’achat doivent prendre en compte les variations
du niveau de vie du revenu et des prix.
d’un ménage ?
Pierre Salles, Problèmes économiques généraux,
Editions Dunod.
1 Complétez le
tableau sachant 1994 2004
que la population
totale a été multi- Population totale 8 815,4 ?
pliée par 1,1266 (en milliers de personnes)
au cours de la
période 1994 - 2004.
PIB nominal
15 813,8 35 043,2
2 Calculez l’évolution (en millions de dinars)
du niveau de vie
moyen de la popu- PIB réel
lation au cours de 12 773,8 ?
(en millions de dinars)
cette période.
Interprétez le résul-
tat obtenu. Déflateur du PIB ? 170,8
(1990 = 100)
120
Section 1 : L'amélioration du niveau de vie
121
Section 2 : L’évolution de la structure de la consommation
Ernst Engel
122
Section 2 : L'évolution de la structure de la consommation
123
Section 2 : L'évolution de la structure de la consommation
125
Section 2 : L'évolution de la structure de la consommation
Retenons l’essentiel
2 L’évolution de la structure de la consommation
CHAPITRE 2 : LES MUTATIONS DE LA CONSOMMATION
126
Section 2 : L'évolution de la structure de la consommation
127
Section 2 : L'évolution de la structure de la consommation
Préparons-nous au Bac
2 1. Les lois d’Engel
C’est en 1857, dans une étude du budget des familles, que Ernst
Engel, économiste et statisticien allemand , met en rapport les dif-
CHAPITRE 2 : LES MUTATIONS DE LA CONSOMMATION
128
Section 2 : L'évolution de la structure de la consommation
129
Section 3 : Les transformations des modes de vie
Jean Fourastié
A. Définition du
mode de vie
B. Croissance et
transformation
des modes de vie
130
Section 3 : Les transformations des modes de vie
2. L’évolution de la consommation
Consommer consiste à utiliser des biens et services qui seront
détruits, immédiatement ou progressivement, au cours de leur
usage. L’augmentation des revenus a permis une augmentation 1 Rappelez la notion
considérable de la consommation qui s’est particulièrement accéléré de niveau de vie.
dans plusieurs pays depuis 1950 faisant de la consommation de
masse une de leurs caractéristiques essentielles. Lorsque le niveau 2 Quel impact a l’au-
de vie s’élève, les ménages ne se contentent pas de consommer gmentation des
plus, ils consomment autrement. Ernst Engel, statisticien allemand, revenus sur la
a remarqué que lorsque le revenu s’élève, la proportion des dépen- consommation ?
ses consacrées à l’alimentation baisse. La structure de la consom-
mation qui s’analyse avec les coefficients budgétaires s’est profon-
dément modifiée.
Alain Beitone et Ahmed Silem, La consommation,
Editions Hachette Education.
131
Section 3 : Les transformations des modes de vie
132
Section 3 : Les transformations des modes de vie
133
Section 3 : Les transformations des modes de vie
transformer profon-
tion des revenus des ménages : aussi bien les revenus directs, du
dément les modes
de vie ? fait de la répartition des gains de productivité, que les revenus indi-
rects, à travers la redistribution et les biens collectifs offerts par
2 Caractérisez les les pouvoirs publics et les organismes de Sécurité sociale (éduca-
modes de vie qui se tion, santé, etc.). Les progrès vont bien au-delà des seuls biens
sont transformés.
matériels : progrès spectaculaires de la médecine au cours du siè-
cle, rupture radicale dans la qualité de l'alimentation apportée par
la diffusion des réfrigérateurs, de l'eau potable et par l'amélioration
des normes sanitaires, etc. Au début du siècle, des milliers d'en-
fants contractaient chaque année la tuberculose en buvant du lait
non pasteurisé. En parallèle, les individus paraissent conquérir une
maîtrise plus grande de leur mode de vie. L'automobile, par exem-
ple, assure une immense liberté de déplacement individuel et le
téléphone permet d'entretenir des réseaux de sociabilité qui
dépassent le seul voisinage immédiat.
Louis Maurin, Alternatives économiques, n° 042.
134
Section 3 : Les transformations des modes de vie
2 Retenons l’essentiel
Le mode de vie ou genre de vie est l’ensemble des manières de vivre d’un indivi-
du ou d’un groupe social dans un cadre démographique, géographique, technolo-
gique, économique et socioculturel donné . Il correspond donc à l’ensemble des façons
de se comporter, d’utiliser son temps, d’organiser sa vie, compte tenu des ressources
matérielles données et des contraintes sociales existantes. Ainsi, le mode de vie est une
notion qualitative contrairement au niveau de vie qui est une notion quantitative.
136
Section 3 : Les transformations des modes de vie
– Une tendance à l’uniformisation des modes de vie : Les modes de vie tendent de
plus en plus à se rapprocher sous l’effet notamment de l’élévation du niveau de vie, de
la production de masse, des innovations commerciales (publicité, développement de la
grande distribution, vente à crédit). Le mode de vie des cadres moyens se distingue de
moins en moins de celui des ouvriers. Le ménage vivant dans une région rurale adop-
te un mode de vie de plus en plus influencé par le mode de vie urbain. Ce rapproche-
ment des modes de vie se manifeste aussi bien dans l’alimentation, l’habillement, l’é-
ducation, l’équipement des ménages, les télécommunications, les loisirs, etc.
137
Section 3 : Les transformations des modes de vie
2 Préparons-nous au Bac
138
Section 3 : Les transformations des modes de vie
139
3 LE DÉVELOPPEMENT
LE DÉVELOPPEMENT
DURABLE
DURABLE
140
Chapitre 1 : Les coûts de la croissance
Chapitre 2 : Le développement durable
141
Chapitre 1 :
Les coûts de la croissance
D
epuis la seconde guerre mondiale, l'accent a été mis sur les aspects positifs
de la croissance qui a permis une augmentation remarquable du niveau de
vie. Aujourd'hui, la croissance " à tout prix " est sévèrement remise en cause
et l'on met en exergue les coûts qu’elle génère. De nombreux auteurs et organisa-
tions mettent en avant ces coûts. En effet, la croissance n'a pas résolu les problè-
mes de pauvreté, elle aggrave les inégalités et crée de multiples contraintes. De plus,
la consommation de ressources non renouvelables et renouvelables est de plus en
plus importante. La croissance porte donc de graves atteintes à l'environne-
ment et à l'équilibre écologique.
142
Section 1 : Les coûts socio-économiques de la croissance
143
Section 1 : Les coûts socio-économiques de la croissance
B. La persistance des
inégalités
144
Section 1 : Les coûts socio-économiques
145
Section 1 : Les coûts socio-économiques
146
Section 1 : Les coûts socio-économiques
3
La "métropolisation" ne se traduit pas seulement par une forte
croissance du nombre de déplacements, ni du temps passé en
mouvement, mais aussi par l’augmentation des distances parcou- 1 Pourquoi assiste-t-
rues et surtout, par des trajectoires plus diverses : les déplace- on à une métropoli-
ments domicile-travail, périphérie-centre, font place à des phéno- sation au cours de
mènes de "pérégrination", des trajets zigzagants, employant un la croissance ?
nombre croissant de modes de transport, même si la conséquence
mécanique de l'étalement urbain est la domination croissante de 2 Quelles consé-
quences sociales
l'automobile dont la place dans les déplacements urbains croît et
peut-elle générer ?
croîtra encore. Derrière cette modification très forte des déplace-
ments, s'exprime un changement des modes de vie urbains. La
diversité des activités professionnelles et privées, la désynchroni-
4. La montée de la délinquance
La criminalité n'est pas une conséquence de la pauvreté. Au
contraire, plus une société est riche, plus elle est criminogène
parce que les tentations et les cibles sont plus nombreuses et plus
vulnérables. Le fait de vivre dans une société anonyme et urbaine, Pourquoi la délin-
le manque de contrôle social, et notamment la passivité des quance s’accen-
témoins potentiels favorise également la délinquance : le taux de tue-t-elle avec la
réaction de la plupart des témoins d'un délit est proche de zéro. richesse et l’urba-
nisation ?
Pour les vols, les témoins n'envisagent même pas de les déclarer
aux autorités, ils ne se sentent pas concernés, ne veulent pas per-
dre leur temps. Le taux d'urbanisation est clairement un facteur de
délinquance. Ce qui détermine avant tout le taux de délits est la
croissance des villes : Elle procure les cibles et engendre la dispa-
rition du tiers protecteur par l'anonymat. Il existe également un
lien avec le taux de chômage et de ségrégation spatiale (ghettoïsa-
tion). L'urbanisme, l'inactivité et la ghettoïsation font apparaître
une " culture de rue " propice à des motivations délinquantes. " La
pauvreté est rurale et la délinquance est urbaine ".
Gare à la délinquance !
Sébastian Roché, La délinquance des jeunes,
Editions du Seuil.
*Métropolisation : Phénomène caractérisé par l’accroissement du nombre de grandes villes et de leur poids
démographique (grande concentration de la population dans les grandes agglomérations).
147
Section 1 : Les coûts socio-économiques
2 Interprétez les
1800
1600 1604 données du dia-
1400 gramme.
1200 1209
1000
800 864
600
400 581
200 192 106
0
1975 1995 2000 Années
Milieu communal
Milieu non communal
149
Section 1 : Les coûts socio-économiques
3 Retenons l’essentiel
Les coûts socio-économiques
La croissance économique génère non seulement des coûts humains et sociaux mais
également des inégalités au niveau des individus, des entreprises et des régions.
– L’éloignement du lieu de travail, la fatigue nerveuse, les conditions de vie plus tendues,
le stress, la délinquance, etc. caractérisent le nouveau paysage des sociétés en croissance
et transforment douloureusement le mode de vie de leur population. Une tendance inquié-
tante de désagrégement des liens familiaux et sociaux se développe. La communication
et la solidarité au sein d’un groupe s’amenuisent. De plus, la parcellisation des tâches et
l’accélération des cadences dans l’entreprise accentuent le stress et la fatigue des
travailleurs.
– Des maladies se développent notamment des maladies nerveuses et mentales, des
maladies cardio-vasculaires, etc.
– Le phénomène d’urbanisation et la métropolisation aggravent les problèmes de loge-
ment (développement des bidonvilles, multiplication des ghettos) et de circulation
(embouteillage, accidents, perte de temps, etc.) notamment.
– Les inégalités de revenus : La croissance économique ne met pas fin aux disparités de
revenus. Les inégalités persistent tant en termes de revenus que de niveaux de vie. La
croissance conduit, en effet, à privilégier certaines catégories de personnes au détriment
d’autres catégories. Les “exclus” de la croissance sont nombreux. Dans les pays en crois-
sance, la pauvreté persiste. Pis encore, une nouvelle pauvreté se développe.
150
Section 1 : Les coûts socio-économiques
C’est ainsi, que plusieurs catégories de personnes deviennent peu à peu mar-
ginalisées. C’est le cas par exemple des jeunes sans formation, des travailleurs non
qualifiés, des chefs d’entreprises ruinés, des petits agriculteurs, des commerçants ou des
artisans écrasés par la concurrence, etc.
3
– Les inégalités devant l’emploi : Durant la croissance économique, de nouveaux
emplois sont créés alors que d’autres sont détruits. C’est ainsi que tous les emplois exis-
tants ne se maintiennent pas. Il en résulte d’énormes inégalités puisque l’opportunité de
trouver un emploi, de le garder ou de le retrouver n’est pas la même pour tous. Il
importe de souligner que :
* De plus, l’employabilité est plus faible pour certains postulants à l’emploi que
pour d’autres : En effet, les travailleurs peu formés et/ou dont la qualification
acquise est inadaptée à la qualification requise ont plus de difficultés de sortir du
chômage.
151
Section 1 : Les coûts socio-économiques
Préparons-nous au Bac
3 1 Pourquoi la crois-
1. Croissance et emploi
Toutes les catégories socioprofessionnelles ne sont pas à égalité
sance est-elle géné- face à l'emploi et surtout par rapport à la conservation de l'emploi.
ratrice de destruc- Le progrès technique, dans la mesure où il se caractérise par de nou-
tion d’emplois ?
velles façons de produire, se traduit à la fois par un processus de
2 Expliquez la pre- création mais aussi de destruction d'emplois. Pour des raisons
mière phrase du tenant à la compression des coûts de production et à la recherche
texte d'une meilleure compétitivité, la plupart des entreprises ont rempla-
cé l'homme par la machine, c'est ce que l'on appelle la substitution
CHAPITRE 1 : LES COÛTS DE LA CROISSANCE
152
Section 1 : Les coûts socio-économiques
Eva Cheng, " Progrès et inégalités : la Chine aux deux visages ",
Le monde diplomatique (janvier 2006).
153
Section 2 : Les coûts environnementaux
A. La dégradation de
l’environnement
B. L'épuisement des
ressources naturelles
154
Section 2 : Les coûts environnementaux
155
Section 2 : Les coûts environnementaux
3 A. La dégradation de l'environnement
Mettre en évidence que la croissance économique génère une
dégradation de l'environnement.
1. Activités humaines responsables de la pollution !
Toutes les activités humaines sont polluantes, à un titre ou à un
1 À partir d’exem- autre. Chez les particuliers, il s’agit de l’eau utilisée pour la toilette,
ples, montrez
le nettoyage et la lessive, du combustible brûlé pour se chauffer ou
que toute activité encore de l’électricité ou du gaz, enfin des ordures ménagères. Il en
humaine est con- est de même des activités industrielles ne serait-ce que par l’eau et
CHAPITRE 1 : LES COÛTS DE LA CROISSANCE
5. La planète en danger ?
La croissance économique crée des déficits biologiques et influe
sur les équilibres naturels dans plusieurs domaines. Avec la gigan-
tesque croissance de l'usage des combustibles fossiles depuis 1950,
les émissions de carbone ont outrepassé la capacité de l'écosystème 1 Comment la majo-
de la planète à fixer le dioxyde de carbone. L'augmentation consé- rité des scienti-
cutive des niveaux de CO2 dans l'atmosphère est considérée par la fiques expliquent-
majorité des scientifiques comme responsable du réchauffement de ils le réchauffe-
la planète. L'une des conséquences de la hausse de température est ment de la pla-
nète ?
d'insuffler un surcroît d'énergie dans les tempêtes. Ainsi en France,
trois tempêtes hivernales très violentes ont abattu en décembre 1999 2 Montrez, à partir
des millions d'arbres, dont certains étaient âgés de plusieurs siècles. d’exemples, que
Des milliers de bâtiments ont été détruits. Ces tempêtes, les plus la Terre est en
violentes jamais enregistrées en France, ont provoqué des dégâts danger.
d'un coût de plus de 10 milliards de dollars. En octobre 1998, l'ou-
ragan Mitch – l'une des tempêtes les plus puissantes jamais sorties
de l'Atlantique – a traversé les Caraïbes et s'est installé plusieurs
jours durant sur la côte de l'Amérique centrale. Les effets écolo-
giques et économiques globaux de cette tempête ont été dévasta-
teurs. Les catastrophes naturelles sont en augmentation. Les pertes
économiques se sont multipliées par huit. Il apparaît que la majeure
partie de l'augmentation provient de catastrophes – dont des tempê-
tes, des sécheresses et des incendies de forêts – aggravées ou pro-
voquées par des activités humaines.
Lester R-Brown,
Une autre croissance est possible, écologique et durable.
Editions du seuil.
157
Section 2 : Les coûts environnementaux
alors les consé- fossiles, le charbon d'abord, puis le pétrole et, enfin, le gaz (la con-
quences ? sommation de pétrole a été multipliée par deux depuis le début des
années 70, tandis que la consommation de gaz a triplé). La produc-
tion mondiale de pétrole ne suffirait pas aujourd’hui à étancher la
soif d'une Chine devenue aussi boulimique en or noir que les Etats-Unis.
Alternatives économiques, n° 059 (01/2004).
7. Un monde de plus en plus énergivore !
En dépit de l'amélioration constante des technologies d'explora-
tion, le volume de pétrole découvert chaque année n'a cessé de
décroître depuis les années 60. Depuis 1980, le monde consomme
1 Comment expli- plus de pétrole qu'il n'en découvre : désormais, un seul baril de pétro-
quer la croissan- le est découvert pour quatre consommés. Quarante ans de réserves,
ce accrue de la
c'est une durée très courte au regard des bouleversements techniques,
demande du
pétrole ?
économiques et sociaux qu'implique un changement de régime éner-
gétique. Selon les géologues Colin J. Campbell et Jean H. Laherrère,
2 Quelles sont les la production mondiale de pétrole culminerait vers 2010. A partir de
conséquences cette date, le déclin progressif de l'offre devrait entraîner des tensions
qui peuvent en croissantes sur les prix. Dès lors, la croissance prévue de la deman-
résulter ? de fait planer de sérieuses menaces.
Marc Chevallier, Alternatives économiques, n° 215 (06/2003).
8. Epuisement des sols et désertification
1 Qu’est-ce qui
La croissance économique et démographique est souvent consi-
explique l’ép