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Validation de Modèle Well Test

Ce document présente un mémoire de master sur l'utilisation de l'analyse nodale pour valider un modèle de test de puits. Le mémoire contient une introduction, une partie théorique, une partie application sur un cas réel et une conclusion. Le document contient de nombreuses informations techniques sur les tests de puits et la modélisation des réservoirs.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


N° Série: ………. /2015

Université Kasdi Merbah Ouargla

Faculté des hydrocarbures energies renouvelables et science de la terre et de l’univers


Département de production des hydrocarbures

MEMOIRE
Pour obtenir le Diplôme de Master
Option: Production

Présenté Par :

BENMIR Mounir, ELBAR Abdelkader


-THEME-

Utilisation de l'analyse nodale pour valider un


model Well test

Soutenue le : / / 2015 devant la commission d'examen

Jury:

Président: Meme . BELADASE Kenza MCA Univ. Ourgla

Rapporteur: HAMZIOUI Louanes MCA Univ. Ourgla

Examinateurs: Mr. KOUIDRI Ghada MAB Univ. Ourgla


Mr. KADRI Med Elhadi Univ. Ourgla
Remerciement
Voici venu le temps de mettre un point final à ce manuscrit et à ces année de
travaux de recherche effectués au sein du Laboratoire de chimie de l'université kasdi
merbah, sous la direction de Mr. HAMZIOUI Louanes pour la confiance dont il a
toujours fait preuve à mon égard et pour ses perpétuels encouragements.
Je tiens à remercier Meme. BELADASE Kenza, pour l'honneur qu'il m'a fait en
acceptant de présider le jury de cette thèse.
Je présente également ma profonde reconnaissance à [Link] Med Elhadi ET Mr
KOUIDRI Ghada qui ont accepté d’examiner mon travail.
Mes remerciements vont également à tous les personnels de DP SONATRACH
spécialement les gents de service EP
Mes sincère gratitude va aussi à NADJAR Mohammed et SATOUH Ammar
Enfin, dans ces dernières lignes je tiens à remercier mes parents, mes sœurs et mes
frères, les conseils et les encouragements qu’ils m’ont toujours prodigués ainsi que pour
leur soutien tant moral que financier. Sans eux, je ne serais pas où j’en suis et ce que je
suis.
Merci encore à tous les gents qui m'aidais.
Dédicace
Nul plaisir ne peut égaler celui de partager son bonheur
avec les gens que l’on aime.
Arrivé au terme de mes études, j’ai le grand honneur de dédier ce modeste travail :

A ma chère mère à qui je dois ce que je suis, elle qui a été toujours là pour moi et qui n’a
jamais cessé de prier pour mon bonheur.

A mon cher père, pour tous les conseils qui m’a donnés, le soutien qui m’a montré et les
sacrifices qu’il a consentis pour qu’il me voie réussir.

A mes chères sœurs.

A mes chers frères Omar, Kaddour.


A ma chère fiancée Hakima

A toute ma grande famille surtout mes oncles.

A tous mes amis surtout Redouan, Khouiled, Aroua, Ahmida et Sarah

A tous mes camarades des groupes.

A tous ceux que j’aime et qui m’aiment.

A la fin, mes dédicaces s’adressent également très chaleureusement à mon binôme


ELBAR Abdelkader

BENMIR Mounir
Dédicace
Nul plaisir ne peut égaler celui de partager son bonheur
avec les gens que l’on aime.

Arrivé au terme de mes études, j’ai le grand honneur de dédier ce modeste travail :

A ma chère mère à qui je dois ce que je suis, elle qui a été toujours là pour moi et qui n’a
jamais cessé de prier pour mon bonheur.

A mon cher père, pour tous les conseils qui m’a donnés, le soutien qui m’a montré et les
sacrifices qu’il a consentis pour qu’il me voie réussir.

A ma chère sœur Nour el houda, Hadjar et Fatima.

A toute ma grande famille et les amis d’Ohanet

A tous mes amis surtout Oussam, Ammar, Massi.

A tous mes camarades des groupes 01.

A tous ceux que j’aime et qui m’aiment.

A la fin, mes dédicaces s’adressent également très chaleureusement à mon binôme


BENMIR Mounir.

ELBAR Abdelkader
Liste des figures

Figure page
Figure I.1: Fall off test 5
Figure I. 2 : Essai en débit. 6
Figure I. 3 : Essais de fermeture. 6
Figure I.4: courbe type de pression et sa dérivée [10] 16
Figure II.1: point de fonctionnement. 21
Figure II.2: L’IPR de Fetkovitch 28
Figure III-1: localisation du puits MD231 31
Figure III-2 : fiche technique pour le puits MD231 33
Figure III-3 : variation de pression (ΔP) et leur dérivative (ΔP’) en fonction
de temps (Δt) 35
Figure III-4 : la courbe de l’IPR pour le modale de réservoir de Vogel (MD231) 37
Figure III-5: choix de corrélation pour MD231 37
Figure III-6: Le point de fonctionnement D’après matching entre IPR/VLP 38
Figure III-7 : la chute d’IP en faction de temps 39
Figure III-8: début récupéré par pour GLR (défirent variables) 40
Figure III-9: variation de pression (ΔP) et leur dérivative (ΔP’) en fonction de
temps (Δt) pour ONM543 41
Figure III-10: Le point de fonctionnement D’après matching entre IPR/VLP 42
Figure III-11: les déférences diamètre de tubing et début récupéré 42
Liste des tableaux

Tableau page
Tableau II -1: présenté classement des catégories 28
Tableau III.1: l’historique des opérations effectuées sur le puits MD231 31
Tableau III.2 : les tests effectué sur le puits MD231. 33
Tableau III.3 : Caractéristiques petro physiques du réservoir pour puits
MD231 33
Tableau III.4 : jaugeages pour le puits MD231 33
Liste des symboles et des abréviations

Pi La pression de test initial, psi.


Pwf La pression au fond du puits, psi.
L La longueur horizontal effective du puits, ft.
q Le débit du fluide, STB/D.
B Le facteur de volume d’huile, RB/STB.
Μ La viscosité de l’huile, cp.
Φ La porosité.
kf Perméabilité de la fracture, md.
S Le facteur de skin, sans dimension.
h ,hz L’épaisseur de la couche productrice, ft.
Ct La compressibilité total, psi-1.
rw Le rayon du puit, ft.
Α Surface du bloc matriciel, ft2.
hf Epaisseur d’une fracture, ft.
t Le temps, hrs.
tp Temps de production avant la fermeture, hrs.
Zw Distance entre le mur du réservoir et le puits, ft.
WBS Wellbore storage (l’effet de capacité de puits).
CBR Constant qui caractérise l’écoulement bi-radial.
D Distance entre les fractures, ft.
FCD Conductivité à dimensionnel.
PWD Pression de puits à dimensionnel.
P’WD Derivative of dimensionless pressure.
tD Temps à dimensionnel.
D Adimensionnel.
BL Bilinéaire.
L Linière.
BR Bi-radial.
R Radial.
PR Pseudo-radial.
I Initial, intersection.
f Fracture.
1 Une heure.
BU Test de Build up.
Wf L’épaisseur de la fracture.
Xf La demi-longueur de la fracture.
Liste des algorithmes

Algorithme page
Algorithme I.1: volume du liquide 7
Algorithme I. 2 : masse volumique 7
Algorithme I. 3 : l'équation Darcy pour le fluide traversant un milieu poreux 8
Algorithme I. 4 : L’expression vectorielle de l'équation Darcy 8
Algorithme I. 5 : l’équation d'écoulement linéaire à travers une section 9
d’écoulement constante
Algorithme I. 6 : l'équation d'écoulement radial 9
Algorithme I. 7 : Dans le système des unités du champ 9
Algorithme I. 8 : pour le pseudo état d’équilibre (pseudo-state), où 9
l’écoulement stabilisé
Algorithme I.9 : La loi de conservation de la masse (équation de continuité) 9
Algorithme I.10 : L’équation de diffusivité 10

Algorithme I. 11: L’équation de diffusivité simplifié 10

Algorithme I. 12 : la capacité de compressibilité totale du réservoir 10


Algorithme I. 13 : l’équation de diffusivité si l’écoulement est radiale 10
circulaire
Algorithme I. 14 : Le rayon d’investigation (Unités SI) 10
Algorithme I. 15 : Le rayon d'investigation (Unités pratiques US) 11
Algorithme II. 1 : l'equation de pression noued de l'Inflow 21
Algorithme II. 2 : l'equation de pression noued de l'outflow 21
Algorithme II. 3 : l'equation de pression noued de l'outflow dans notre cas 21
Algorithme II. 4 : l'equation de l'Inflow 23
Algorithme II. 5 : l'equation de l'outflow 23
Algorithme II. 6 : loi de Darcy 25
Algorithme II. 7 : loi de Darcy en forme vectorielle 25
Algorithme II. 8 : l'indice de productivité 25
Algorithme II. 9 : La relation de Vogel 26
Algorithme II. 10 : la forme générale de méthode Fetkovitch 27
Algorithme II. 11 : Méthode de JONES, BLOUNT 28
Table des matières

Remercîment I
Dédicace II
Résumé III
Liste des figures VI
Liste des tableaux XI
Liste des algorithmes XII
Symboles –Notation- Abréviations XIII
Introduction générale 1

Chapitre I : Les Essais Des Puits Et Méthodes


D’interprétations
Introduction 3
1. Principe des essais des puits 3
2. Le but des essais du puits 4
3. Les différents types d’essais de puits 4
3.1- Essai d’interférence 4
3.2- Drill stem test (DST) 4
3.3- Essai d’ injection (fall off test) 5
3.4- Essai en débit (Draw Down) 5
3.5- Essai en fermetures (Build Up ou la remontée de pression) 6
4. Les équations de base 7
4.1-Types de fluides dans le réservoir 7
4.2- Régimes d'écoulement 8
4.3- Géométrie du réservoir 8
4.4- Nombre de fluides débordants dans le réservoir 8
4.5- Equation de Darcy 8
4.6- La loi de conservation de la masse (équation de continuité) 9
4.7- L’équation de diffusivité 10
5. Rayon d’investigation 10
6. L’effet de capacité de puits (Wellbore storage) 11
7. L’effet de Skin 11
8. Méthodes d’interprétation 11
Table des matières

8.1 Procédure d’interprétation 11


8.2 Présentation des méthodes d’interprétation 12
8-2 -1 les méthodes conventionnelles 12
8-2-2 Méthode de courbes types 13
8-2-2-1 Méthode de la dérivée 14
8-2-2-2 Utilisation de l’outil informatique Saphir 16
8-2-2-3 Méthode de Tiab Direct Synthèses (TDS) 17
Conclusion 17

Chapitre II : Analyse Nodale

Introduction 18
1- Historique de l’analyse nodale 19
2- Procédure, Objectif et Application De L’analyse Nodale 19
2.1- Procédure 21
2-2. Objectifs 21
2-3. Application 21
3- Choix de nœud 22
3-1. Inflow performance relationship (IPR): 23
[Link] performance curves (TPC) 27
4- Les corrélations de l'écoulement 28
4.1. L'utilité des corrélations: 28
4.2. Les différentes corrélations 28
5- Analyse Nodale, Logiciel « PROSPER » 29
5.1 Présentation du Logiciel d’optimisation (PROSPER) 29
5.2Application du Prosper dans le domaine d’activation des puits 30
5.3 Données nécessaires pour l’utilisation du Prosper 30
Table des matières

Chapitre III Partie expérimentales et ses résultats


A. Etude de puits MD231 31
1. Complétion 31
2. Les dernières opérations 31
3. Fiche technique de MD 231 32
4. Les dernières mesures 33
5. Caractéristiques géologiques 33
6. Les Données de Jaugeages 34
7. Déroulement du test 36
8. Les données de test 34
9. Les résultats des paramètres estimés par logiciel de l’interprétation (saphir) 35
10. Résultats du test 35
11. Application de l’analyse Nodal avec Prosper 36
B. Etude de puits ONM543 40
1. Les résultats des paramètres estimés par logiciel de l’interprétation (saphir) 40
2. Application de l’analyse Nodal avec Prosper sur puits ONM543 41
Conclusion 43
Conclusion générale
Références bibliographiques
Annexe
Introduction Générale
Introduction générale

Introduction Générale
L’étude de gisements, qui s’est développée au cours des dernières décennies, fait appel
à des nouvelles techniques pour une meilleure acquisition des données et dans la simulation
des réservoirs afin d’établir un projet de développement du champ et optimiser la récupération
des hydrocarbures.

Le potentiel de production des puits est un élément fondamental d’appréciation de la


valeur du gisement découvert. Pour cela, on met en œuvre des essais de puits qui consistent à
identifier les différentes couches, reconnaître un milieu fissuré ou détecter une barrière. Ils
permettent aussi d’obtenir des renseignements très importants sur le réservoir, notamment la
pression de gisement, KH, facteur d’endommagement, l’indice de productivité, nature de
réservoir, les limites de réservoir…etc.
Ces dernières années, les techniques d’interprétation des essais de puits ont connu une
évolution très rapide. En plus des méthodes d’interprétations dites conventionnelles (souvent
assimilées aux analyses semi-log) sont apparues les méthodes dites modernes qui se résument
pratiquement à différentes planches de courbes types représentées sur un plot log-log. Elles
sont apparues pour la première fois dans la littérature pétrolière concernant les essais de puits
en 1970.
La méthode utilisant la dérivée de la pression exploite les avantages de la représentation
par courbes types et remédie aux inconvénients de la représentation logarithmique des
graphiques semi-logs. Dans un essai de puits, la variation de la dérivée de la pression est plus
significative que la pression elle-même.
L'allure caractéristique prise par la dérivée dans ces deux cas en fait un outil de
diagnostic privilégie.
* Tous les écoulements sont visibles sur le même graphique.
* Chaque écoulement se traduit soit par une droite horizontale soit par une droite de
pente n.
Actuellement, l'utilisation du logiciel "Saphir" pour l'interprétation des tests à plus de
signification. Ce dernier combine entre les méthodes conventionnelles, courbes types et la
dérivée donnant ainsi des meilleurs résultats. Et Pour déterminer le point de fonctionnement
de system, on va introduire les données de Build up et de jaugeage du puits dans le logiciel
"Prosper", pour choix d’un modale de well test.

Page 1
Introduction générale

Vu la grande dimension du champ et avec la multiplication du nombre de puits réalisés,


voir 1073 puits foré au cambrien dont 750 puits producteurs d’huile, il est devenu nécessaire
de revoir la durée de mesure en fonction des objectifs des tests dictés par la simulation et
l'implantation des nouveaux puits (test design).
Une analyse globale sur les problèmes de réalisation et d'interprétation des mesures a
été faite pour en tirer des solutions pratiques et rapides.
Vu le nombre important de mesures accumulées depuis l'origine de l'exploitation du
champ de Hassi Messaoud. Cette analyse est faite dans le but de tirer des informations utiles
pour le management du réservoir.
L'application de principe de design sur les programmes des mesures nous a permet
d'établir un plan de charge prévisionnel pour l'année 2003, par la suite un calcul budgétaire a
été réalisé pour estimer les coûts de différentes mesures.
Le gisement de HASSI Messaoud a été découvert en 1956 et mis en production en
[Link] se caractérise par:
Sa formation Combro-Ordovicienne.
Sa profondeur entre 3100 et 3400 m.
Son épaisseur jusqu’à 200m.
La légèreté de son huile 45°API.
Sa pression initiale élevée 482 kgf/cm2 pour une pression de bulle compris entre 140 et
200 kgf/cm².
Le réservoir est constitué de (04) ensembles ou lithozones qui sont du bas vers le haut:
le R3, le R2, le Ra, et le Ri.
Le Ra constitué en qualité et en épaisseur la partie la plus importante du gisement.
La limite supérieure est constituée par la discordance hercynienne qui peut atteindre
toutes les lithozones. La limite inférieure est constituée par la surface d’ascension capillaire
correspondant à une saturation en eau de 65% (limite de l’huile mobile).
La roche est essentiellement constituée de quartzites qui a fait l’objet d’une diagenèse
importante. La tectonique a fait apparaître un certain réseau de failles avec des rejets
importants (jusqu'à 100 m). L’hétérogénéité est assez marquée sur le champ.
Pratiquement le réservoir est constitué de plusieurs comportements qui se comportent de
manière indépendante les uns des autres de point de vue pression et caractérisation géologique
d’où la notion de zones. On a (16) zones qui sont soumises à l’injection de gaz, (07) zones à
l’injection d’eau et (03) en déplétion naturelle.

Page 2
Chapitre I
Les essais des puits et méthodes d’interprétations
Les essais des puits et méthodes d’interprétations

Introduction
L’ingénieur de réservoir doit avoir des informations suffisantes sur le réservoir pour
analyser convenablement la performance de réservoir et pour prévoir la future production
sous divers modes de fonctionnements. Ainsi, il doit connaître les conditions des puits
producteurs et injecteurs pour avoir la meilleure performance du réservoir. Ces
informations peuvent être obtenues à partir des essais de puits.
Les essais de puits différent de la plupart des techniques, car ils exigent du réservoir
d'être dans un état dynamique ou alors dans un état statique, afin d’obtenir les réponses
requises pour caractériser le réservoir, évaluer ces performances et donner le modèle
mathématique.

1- Principe des essais des puits


Le principe de base d’un essai de puits consiste à créer une variation instantanée
dans les conditions de production ou d’injection et surveiller la réponse du réservoir. Cette
réponse est habituellement surveillée pendant une période relativement courte par rapport
à la vie du réservoir, elle dépend des objectifs de l'essai. Par exemple, pour les puits
d’évaluation, les essais sont fréquemment réalisés en moins de deux jours alors que dans
le cas d'essai de limite de réservoir plusieurs mois peuvent être nécessaires pour obtenir les
données de pression.
Dans la plupart des essais, la perturbation est une variation de débit et la réponse de
réservoir est une réponse mesurée en pression. Par conséquent, le débit est traité comme
input et la pression comme output.
Input Réservoir Output
Mécanisme
Perturbation Réponse
En général, les débits sont mesurés en surface alors que la pression est enregistrée au
fond du puits. La pression est constante et uniforme dans le réservoir avant la mise en
production du puits, alors qu’elle diminue pendant la période de production (débit constant
n’est pas nul), il s’agit d’un test drawdown. Par contre, dans le cas où le puits est fermé
suite à une période de production (débit constant est nul), cette pression remonte, c’est le
test buildup.
La mesure de pression peut être faite dans le puits émetteur de la perturbation de
débit ; c'est le mode opératoire utilisé dans la majorité des essais, comme elle peut être
faite dans un autre puits ; c’est l'objet des tests d'interférences. La mesure de l'évolution de

Page 3
Les essais des puits et méthodes d’interprétations

la pression en fonction du temps et son interprétation fournissent des informations sur le


réservoir et le puits.
L'évolution de la pression est interprétée en utilisant quelques lois de la mécanique
des fluides, à savoir : la loi de Darcy, l’équation d’état et la loi de la conservation de la
masse. Ces trois lois, combinées entre elles, permettent d’établir l’équation de diffusivité,
qui régit l’évolution de la pression dans le réservoir et dans le temps.

2- Le but des essais du puits


L’analyse des essais de puits permet d’obtenir des informations sur le réservoir et sur
le puits. Les résultats d’essais de puits associés avec les études géologiques et
géophysiques, servent à construire le modèle de réservoir qui sera utilisé pour prévoir le
comportement du champ et la récupération selon les conditions opérationnelles. Ainsi pour
évaluer la qualité de la communication entre le réservoir et le puits.
D’une façon générale le but des essais de puits est :
 D'évaluer la capacité de production, ou potentiel de chaque puits.
 De contrôler l’efficacité des opérations de mise en production.
 De déterminer le taux de production efficace de chaque puits.
 De déduire les règles d’une exploitation optimale du gisement, à partir des
résultats confrontés avec les conditions économiques.
3- Les différents types d’essais de puits
3.1- Essai d’interférence :
La pression de fond est enregistrée dans un puits d’observation fermé et situé à une
certaine distance du puits producteur émetteur de perturbation de pression. Des essais
d'interférence sont conçus pour évaluer la communication entre les puits.
Avec l’essai d’interférence, le puits actif est produit en alternant les périodes
d’ouverture et de fermeture et l’oscillation de pression qui résulte au puits d’observation,
est interprétée.
3.2- Drill stem test (DST) :
Ce test est réalisé après forage en open hole ou casedhole dont l’objectif est de tester
le potentiel du puits, de prélever des échantillons de fluide initial et d’analyser les
caractéristiques du réservoir.

Page 4
Les essais des puits et méthodes d’interprétations

3.3- Essai d’ injection (fall off test):


Lorsqu’un fluide est injecté dans le réservoir la pression de fond augmente et après la
fermeture diminue. Les propriétés des fluides injectés sont différentes de celles du fluide
en place FigureI.1.
L’objectif de fall off test réalisé sur un puits injecteur est de déterminer les
paramètres suivants :
 La capacité du puits.
 La perméabilité dans la zone d’injection kw.
 La perméabilité dans la zone à huile k0.
 Le skin du puits S.
 Le rayon d’injection ri.

Figure I.1: Fall off test

3.4- Essai en débit (DrawDown):


L’essai en débit est une série de mesures de pression de fond pendant la période de
production à un débit qui doit être maintenir constant. Généralement, le puits est fermé
avant l’essai pendant un temps suffisant pour atteindre la pression de gisement. Un
exemple de débit et d’historique de pression est schématisé sur la figure(I.2).
L’objectif principal de DrawDown est d’obtenir :
 Le skin total.
 La perméabilité effective ou totale du réservoir.
 L’efficacité de l’écoulement.
 L’aire de drainage.
 La position des failles.
 La limite et la forme de réservoir.
 Les caractérisations des fractures naturelles ou artificielles.
 Rayon de drainage de l’écoulement.
Il est appliqué :
 Aux nouveaux puits.
 Aux puits en déplétion de production.
 Les interférences entre les puits (limites).

Page 5
Les essais des puits et méthodes d’interprétations

Figure I.2: Essai en débit.


Quand le débit de production est constant Q0 pendant le régime transitoire, le puits se
comporte comme s’il se trouve dans un réservoir infini.

3.5- Essai en fermetures (Build Up ou la remontée de pression) :


Le test build up est le test le plus utilisé dans le domaine pétrolier, ce test nécessite la
fermeture du puits, l’augmentation de la pression de fond en face de la formation doit être
mesurée en fonction du temps. L’essai BU décrit la remontée de la pression de fond en
fonction du temps après la fermeture du puits.
L’objectif de ce test est d'évaluer et d’analyser:
 La pression statique du réservoir Pws.
 La perméabilité effective de réservoir.
 L’endommagement aux abords du puits.
 La présence d’une faille proche du puits et les limites du réservoir.
 L’interférence entre puits producteurs.
 Les limites du réservoir dans le cas où il n’y a pas un aquifère active.

Figure I.3: Essais de fermeture.

Page 6
Les essais des puits et méthodes d’interprétations

L’essai build up nécessite la fermeture du puits et l’enregistrement de l’augmentation


de la pression en fonction du temps. Les techniques habituelles d’analyse exigent un débit
constant pendant le temps production, soit à partir du début ou après une période de dernier
débit assez longue pour avoir une distribution stable de pression avant fermeture.
Le temps de fermeture est symbolisé sur la figure (I.3) représente le débit avant la
fermeture et le comportement idéal de la pression durant la période de build up. La
pression est mesurée juste avant la fermeture et enregistrée en fonction du temps pendant
la période de remontée. Ensuite l’analyse des résultats de buildup est utilisée pour évaluer
l’état de la formation.

4- Les équations de base


L'objectif principal de cette partieest de présenter les relations mathématiques qui
sont conçues pour décrire le comportement d'écoulement des fluides du réservoir. Les
formulations mathématiques de ces relations varient selon les caractéristiques du réservoir.
Parmi lesquelles nous pouvons citer :
 Type de fluide dans le réservoir ;
 Régime d’écoulement ;
 Géométrie du réservoir ;
 Nombre des fluides dans le réservoir ;

4.1-Types de fluides dans le réservoir :


La connaissance de la variabilité de la compressibilité de fluide en fonction de la
pression et la température est essentielle pour réaliser les calculs de l’ingénierie de
réservoir. Ce coefficient est le facteur qui identifie le type du fluide du réservoir.
Généralement, les fluides du réservoir sont classés en trois groupes :
 Les fluides incompressibles ;
 Les fluides peu compressibles ;
 Les fluides compressibles.

En termes de volume du liquide :

....……………………………………………….….……..……….(I.01)

En termes de masse volumique :

…….....................................................................................................(I.02)

V: volume du fluide, Masse volumique, P : pression et C : compressibilité du fluide.

Page 7
Les essais des puits et méthodes d’interprétations

4.2- Régimes d'écoulement


Les différents comportements d'écoulement sont habituellement classifiés en termes
de taux de changement de pression en fonction du temps. On distingue trois régimes
d’écoulement :
 Régime d’écoulement permanent (steady state).
 Régime d’écoulement transitoire (transient state).
 Régime d’écoulement semi-permanent (pseudo steady-state).

4.3- Géométrie du réservoir :


La forme d'un réservoir exerce un impact significatif sur son comportement
d'écoulement. La plupart des réservoirs ont des frontières irrégulières et une description
mathématique rigoureuse de leur géométrie est souvent possible seulement avec
l'utilisation des simulateurs numériques. Cependant, pour des intérêts pratiques, la
géométrie de l'écoulement réel peut être représentée par l’un des l'écoulement suivants
(Annexe) :
 Ecoulement radial circulaire.
 Ecoulement linéaire et bilinéaire.
 Ecoulement sphérique et hémisphérique.

4.4 Nombre de fluides débordants dans le réservoir :


Les expressions mathématiques qui sont utilisées pour prédire le rendement volumétrique
et le comportement de la pression du réservoir varient en forme et en fonction du nombre
de fluides mobiles dans le réservoir. Il y a généralement trois systèmes d’écoulements :
 Ecoulement monophasé (huile, eau, ou gaz).
 Ecoulement bi-phasique (huile-eau, gaz-huile, ou gaz-eau).
 Ecoulement triphasé (huile, eau, et gaz).

4.5 Equation de Darcy :


Dans l'expérience originale d’Henri Darcy en 1856, l'équation pour le fluide
traversant un milieu poreux a été établie :

Q=s ……………………………………………………………………….…(I.03)

L’expression vectorielle de cette équation est donnée comme suite :

………………………………………………………………....(I.04)

Page 8
Les essais des puits et méthodes d’interprétations

La loi de Darcy s'applique seulement quand l’écoulement a une faiblevitesse(laminaire),


écoulement permanent, formation homogène et pas de réaction entre le fluide et la
formation
Pour l’écoulement linéaire à travers une section d’écoulement constante, l’équation peut
être intégrée pour donner la perte de charge à travers une longueur L:

…………………………………………………………...........(I.05)

C’est un facteur de conversion des unités (où C=1 en unités de Darcy, et C=1.127 .10 -3
pour les unités de champs)

Pour un écoulement radial, la section n’est pas constante, elle doit être inclue dans
l’intégration de l’équation (I.05), on obtient :

……………………………..………………….……..…..(I.06)

Dans le système des unités du champ, l’équation s’écrit comme suite :

………………………………...………………....…(I.07)

Cette équation s’applique pour un état d’équilibre (steady-state) ( =constante), et pour un


écoulement laminaire d’un puits situé au centre de la zone de drainage. IL est utile
d’exprimer l’équation (I.07) en terme de pression moyenne de réservoir , et pour le
pseudo état d’équilibre (pseudo-state), où l’écoulement stabilisé ( = constant)
comme suit :

…………………..…………………….….………………....….(I.08)

Où : La pression moyenne dans la zone de drainage du puits.

4.6 La loi de conservation de la masse (équation de continuité):


La variation de la masse du fluide contenu dans l’élément de volume est égale à la
différence entre les quantités de fluide entrées et sorties pendant l’intervalle de temps :

………………………….………………………….……(I.09)

Avec So est la saturation en huile.


La combinaison de ces deux équations (l’équation de la continuité et l’équation de Darcy)
nous donne l’équation différentielle du mouvement.

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Les essais des puits et méthodes d’interprétations

4.7 L’équation de diffusivité :


D’une façon générale, pour n’importe quel type de fluide et dans n’importe quel
système de coordonnée, l’équation de diffusivité peut s’écrire comme suit :

……………………………………...………...…(I.10)

Cette équation régit l’évolution de la pression en fonction du temps dans le réservoir.


Pour résoudre cette équation, on prend en considération deux hypothèses :
 Compressibilité des fluides faible et considérée comme constante (c’est le cas
d’un liquide ; huile) ;
 Gradient de pression faible (les vitesses d’écoulement sont faibles dans le
réservoir).
Ainsi le terme [Ce ] est infiniment petit devant les termes de l’équation
précédente, et on peut donc simplifier (I.10) sous la forme suivante :

…………………...........................................................................(I.11)

Où : K k est la diffusivité hydraulique du milieu, c’est le rapport de la mobilité


 Ct

 k  et la capacité de compressibilité totale du réservoir (Φ C ). Avec:


 t
 
Ct = Co So + CwSw + CgSg + Cf ……....................................................................... (I.12)
Ce = Ct / So (Ce : compressibilité équivalente)
Si l’écoulement est radiale circulaire, l’équation de diffusivité s’écrit :

………………………………………………..…….…... (I.13)

5- Rayon d’investigation
Le rayon d'investigation pour un test donné est la distance effective parcourue par
l'onde de pression lors de la perturbation. Cette valeur dépend de la vitesse de propagation
des ondes de la pression à travers la roche réservoir. Cette vitesse pourrait être déterminée
en fonction des propriétés de la roche et celles du fluide, à savoir: la perméabilité, la
porosité, la viscosité et la compressibilité totale.
Il existe plusieurs définitions de rayon d’investigation, la plus utilisée est de J. Lee et
Muskat qui définit le comme étant l'endroit où la variation de la pression en fonction du
temps est maximale. Donné par :

(Unités SI)……..…….….………..……………………………....……..(I.14)

Page 10
Les essais des puits et méthodes d’interprétations

(Unités pratiques US) …..…………………………….…..... (I.15)

6- L’effet de capacité de puits (Wellborestorage) :


Quand un puits est ouvert sur la surface, le premier écoulement à la tête de puits
est dû à l'expansion du fluide au fond du puits. Cette expansion continue même après
que le fluide de réservoir commence à contribuer à la production, jusqu’à ce que le
débit de fond devient égal au débit en surface (une fois exprimé aux mêmes
conditions). Cet effet s'appelle le stockage de puits. Le même phénomène inverse connu
sous le nom afterflow test, observé durant une fermeture.

L’effet de capacité de puits est défini par C = exprimé en STB/psi.

L'écoulement en surface est dû seulement de la décompression du fluide dans le puits.


Par la suite, les effets de décompression deviennent négligeables et le débit de fond de
puits est proche de débit en surface.

7- L’effet de Skin
Le skin par définition est un facteur de perte de charge aux abords du puits par
rapport à la perte de charge total. Historiquement, on ne connait que le skin mécanique qui
est dû principalement à l’infiltration des fluides de forage, de complétion et de stimulation
à travers la formation ce qui réduit fortement la perméabilité voisine.
Cette perte de charge peut être interprétée de plusieurs façons :
 Au moyen d’un skin infinitésimal ;
 A l’aide d’un skin d’épaisseur finie ;
 Par la méthode du rayon effectif ;
8- Méthodes d’interprétation
8.1 Procédure d’interprétation :
 Diagnostic (Comparaison des différents périodes de l’essai, discussion de la réponse
en pression): Il sert à déterminer la succession des écoulements visibles au cours de
l’essai surtout à l’aide de la dérivée de pression. Le repérage de ces écoulements
détermine la configuration réservoir-puits qui sera utilisée dans l’interprétation
 L’interprétation (Choix du modèle(s) d’interprétation et justification): C’est la
quantification des paramètres de la configuration réservoir-puits. Elle est réalisée
avec les courbes-types, la dérivée de la pression et les méthodes conventionnelles.

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Les essais des puits et méthodes d’interprétations

 Validation (Discussion des résultats, étude de sensibilité aux hypothèses etc.) :


 L’interprétation est validée en générant une courbe-type simulant au mieux les
données à l’aide d’un modèle analytique adapté à la configuration réservoir-puits et à
l’historique des débits.
 Un dernier ajustement des paramètres est la plus part du temps nécessaire pour
simuler au mieux les données, surtout au niveau des transitions entre les différents
écoulements [11].

8.2 Présentation des méthodes d’interprétation :


Plusieurs méthodes permettent d‘interpréter un essai de puits. Ces méthodes peuvent
être classées en deux types:
 Les méthodes conventionnelles.
 Les méthodes utilisant les courbes types.
 Méthode de la dérivée.
 Utilisation de l’outil informatique Saphir.
 Méthode de tiab’s direct synthesis.

8-2 -1 les méthodes conventionnelles


 Méthode d’Horner :( la remontée de pression « build-up »)
 Méthode de MHD

Elles ont été mises au point à partir des années 30. Elles étaient les seules disponibles
jusqu’aux années 70.
Elles consistent à repérer sur l’évolution de pression les différentes périodes
d’écoulement caractéristiques qui se succèdent.
Au cours d’un écoulement caractéristique (radial, circulaire, linéaire…etc.)
l’évolutionde la pression est représentée par une fonction du temps f(t). La représentation
de la pression en fonction du temps se traduit par une droite qui permet de déterminer selon
l’écoulement certaines caractéristiques du puits et du réservoir [1].
Utiliser que les méthodes conventionnelles pour interpréter un essai présente
plusieurs inconvénients :
 Diagnostiquer un écoulement est parfois délicat.
 L’interprétation ne prend en compte que les points situés sur la droite.
 Tracer le bon droit est parfois délicat.

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Les essais des puits et méthodes d’interprétations

8-2-2 Méthode de courbes types


Les méthodes conventionnelles basées sur le choix d’une droite, couramment appelée
semi-log par simplification de langage mais qu’est obtenue, en fait, soit par un graphe
semi-log (Horner-MHD), soit par un graphique cartésien (fonction de superposition). A
partir de là, deux critiques doivent être faites. Les choix de cette droite, souvent très
délicat, s’appuie sur des critères imprécis qui ne permettent pas toujours d’éviter des
erreurs éventuellement énormes. Par ailleurs, les méthodes conventionnelles n’exploitent
pas toute les mesures enregistrées au cours d’un test, puisqu’elles éliminent
systématiquement tus les points intérieurs au droit semi-log et par conséquent les
principaux objectifs des courbes types s’introduisent alors naturellement :
 situer le début de ce droit semi-log.
 Prendre en compte toutes les mesures de pression enregistrées.

A cela s’ajoutent théoriquement d’autres atouts :


 Apporter une autre estimation des paramètres habituels (kh, S, etc.) pour
confrontation avec les résultats d’analyse semi-log.
 Apporter des informations supplémentaires, généralement inaccessibles par des
méthodes conventionnelles.
 Faciliter le diagnostic du type de réservoir rencontré, en montrant des allures
caractéristiques de courbes de tests.

Principe des courbes types


A chaque de réservoir correspond un modèle analytique. Les résultats de simulation.
A l’aide de ce modèle, peuvent être traduit par une famille de courbes. Dans cette famille
chaque courbes représente l’évolution des pressions qui auraient été enregistrées au cours
d’un test en débit, effectue dans des conditions définis à la fois par le choix de la famille de
courbes et la valeur du libellé de cette courbe [2].
Pour un milieu homogène. Une description détaillée du modèle analytique qui a permis de
générer toutes les hypothèses sous-entendues.
1. Toutes les hypothèses nécessaires à l’établissement de l’équation de diffusivité.

Réservoir infini. Ecoulement radial vers un point ouvert sur toute


l’épaisseur delà roche.
Milieu homogène et isotrope, d’épaisseur constante.

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Les essais des puits et méthodes d’interprétations

Porosité, perméabilité et compressibilité de la roche constante.


(Indépendante de la pression).
Fluide de compressibilité petite et constante.
Fluide de viscosité constante.
Faibles gradients de pressions.
2. puits cylindrique de rayon rw non nul et de volume fini.
3. débit du puits constant en surface, depuis l’instant initial (t=0, P=Pi).
4. capacité du puits C constante.
5. le skin réel représentable par le skin infinitésimal ou par la méthode du rayon
effectif.

Plusieurs courbes types existant pour interpréter l’essai d’un puits vertical au
réservoir homogène infini parmi elle :
 Les courbes types d’Agarwal et AL.
 Les courbes types de Mckinley.
 Les courbes types Earlouger et Kersh.
 Les courbes types de Gringarten et AL.

Les courbes types de Gringarten et AL, sont les plus complètes et les plus pratiques à
l’usage.
8-2-2-1 Méthode de la dérivée
Différentes formes de dérivées ont été proposées dans la littérature au début des
années
1980. Parmi ces approches la plus intéressante est celle due à D-Bourdet.
A- Représentation
La dérivée de la pression dans la représentation de D-Bourdet est calculée par rapport à la
fonction temps de l’écoulement radial circulaire en régime transitoire. La dérivée est
représentée sur un graphe .log-log comme une courbe type.
La planche de courbes types avec dérivée de D-Bourdet est analogue à la planche de
courbes types de Gringarten[9].
B- Méthode d’interprétation
La méthode d’interprétation est analogue a celle développées sans la dérivée :
1- Tracer simultanément les points de mesure et leurs dérivées sur un calque en utilisant
l’échelle de la planche.

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Les essais des puits et méthodes d’interprétations

2- Rechercher une courbe type sur laquelle caler les mesures.


3- Relever le libellé [CD exp (2S)] M de la courbe type sur laquelle se superposent les
points de mesure
4- Relever les coordonnées d’un point à la fois dans le système de coordonnées de la
planche et celui des mesures.
5- L’interprétation.
L’intérêt principal de la dérivée réside dans l’aide importante apportée à l’étape de calage.
L’interprétation s’effectue en deux étapes :
a) Les points de la dérivée des mesures se traduisent par une droite horizontale d’ordonnée
« 0.5 » de la planche.
b) Les points de la dérivée des mesures correspondant à l’effet de capacité de puits sont
situées sur une droite de pente « 1 » passant par l’origine des coordonnées de la planche.
Une fois ces deux opérations sont réalisées, il ne reste qu’à lire le libellé de la courbe type
par une valeur de CD exp (2S)
C- Les avantages et les inconvénients de la dérivée
A) Les avantages :
La dérivée présente l’avantage majeur de permettre la prise en compte et
d’interprétation de la totalité d’un essai de puits à l’aide d’une seule courbe.
Chaque type d’écoulement présente un faciès caractéristiques sue la dérivée ce qui en
fait un outil de diagnostic privilégie.
B) les inconvénients :
La limitation principale à son utilisation est due au bruit du signal qui nécessite des
algorithmes de lissage pour s’en affranchir.
La dérivée est difficilement calculable manuellement ; de ce fait elle est le plus
souvent associée à un calculateur.

Figure I.4 : courbe type de pression et sa dérivée [10]

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Les essais des puits et méthodes d’interprétations

8-2-2-2 Utilisation de l’outil informatique Saphir


L’interprétation des essais de puits est un outil indispensable pour connaître l’état de
puits et du réservoir par la détermination des paramètres qui leurs sont propres comme la
perméabilité, le skin, la pression moyenne de la couche, le kh, la longueur effective, les
limites du réservoir, etc. La connaissance de ces paramètres permet de faire des prévisions
de la production et de prendre de bonnes décisions pour le développement d’un gisement
(nécessité ou non des opérations de stimulations, récupérations assistées etc...).
De nombreux moyens d’interprétation des essais de puits ont marqué le cours de
l’histoire. Ces dernières années ces techniques ont eu une évolution rapide. A commencer
par les méthodes conventionnelles, par l’utilisation de courbe types à la main, jusqu’à
l’introduction des outils informatiques parmi lesquels, l’environnement Ecrin qui est la
quatrième version développée par KAPPA. Ecrin v4.02.06 intègre toutes les applications
de KAPPA, et donne la possibilité de les utiliser indépendamment. Ces applications sont
Diamant, Topaze, Saphir et Rubis [7].
Saphir est un outil d’interprétation du well test basé principalement sur la méthode
de dérivée de la pression et le match des données mesurées au modèle en tenant compte de
l’historique détaillée de production. On y trouve en plus de l’analytique, la partie
numérique qui traite des problèmes non linéaires et est employée pour générer des
géométries complexes irréalisables par l’analytique.
Saphir a une gamme complète de différentes fonctionnalités. D'autres dispositifs
d'édition permettent des corrections de tendance et l'analyse de la pression. Un module du
contrôle de qualité (QA/QC) permet, par l'analyse différentielle des mesures multiples,
l'identification de la jauge pour l'usage dans l'analyse et les effets de wellbore.
Après la génération du modèle, la régression non-linéaire est utilisée pour optimiser les
paramètres du modèle. Ceci peut être automatique ou manuelle en commandant la liste des
paramètres. Des intervalles de confiance sont affichés à la fin de la régression.
Des courbes supplémentaires spécialisées peuvent être générées pour spécifier les
régimes d’écoulement. Parmi ces courbes on a MILLER- DYES et HUTCHINGSON
(MDH) et Horner [8]

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Les essais des puits et méthodes d’interprétations

8-2-2-3 Méthode de Tiab Direct Synthesis (TDS)


L’utilisation des méthodes conventionnelles et des courbes type, est complexe, les
résultats obtenus ne sont pas uniques, et leur domaine d’application est limité quand les
régimes d’écoulement ne sont pas tous développés.
En 1993, le Docteur Djabbar Tiab a présenté une technique interprétant sur une
échelle log-log les courbes de pression et leurs dérivées sans l’utilisation du matching
qu’il nomme Tiab’s Direct Synthèses.
Cette technique consiste à trouver les points d’intersection et des pentes
caractéristiques des diverses lignes droites issues de cette échelle logarithmique.
Les valeurs de ces points d’intersection sont directement introduites dans la solution
analytique exacte pour obtenir les paramètres du réservoir et du puits.
Elle a été appliquée avec succès pour un flux uniforme et des modèles de fracture
verticale avec une conductivité infinie [3], pour les réservoirs homogènes avec skin et
wellborestorage , pour les puits verticaux fracturés dans un système fermé [4] et pour les
puits horizontaux dans un réservoir naturellement fracturé [5] ainsi que pour les puits
horizontaux fracturés avec la multi stage frac [6].
La méthode TDS renferme les avantages suivants :
 Donne des résultats justes par l’utilisation de la solution analytique exacte pour
le calcul des paramètres du réservoir.
 Une vérification indépendante est possible à partir du troisième point
d’intersection.
 Renseignements utiles sont fournis sous forme de valeurs caractéristiques
additionnelles développées par la méthode au cas où tous les régimes ne sont
pas observés.

Conclusion
Choix du ou des modèles les plus probables en fonction de la connaissance du
gisement au moment du test.
D’après les données de production et les données de test du Build-Up réalisé avant
l’opération optimisation, il faut en premier lieu tracer la courbe de la pression et leur
dérivative en fonction du temps dans l’échelle logarithmique (log-log) d’après utilisation
de logiciel (saphir).

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Chapitre II
Analyse Nodale
Analyse nodale

Introduction :

L'approche d'analyse nodale de systèmes est utilisée pour évaluer un système de


production complet (commençant par la pression statique de réservoir, et finissant avec le
séparateur). C'est une technique d'optimisation qui peut être employée pour analyser des
problèmes de production et pour améliorer les performances du système de beaucoup de puits.
Cette technique est utilisée intensivement dans les gisements d'huile et de gaz, depuis qu'elle a
été introduite par Gilbert dans les années 50.

Tout puits de production est foré et complété pour extraire l'huile, le gaz, ou
l’eau du réservoir. Pour vaincre les pertes de charge dans les installations du fond
ainsi que les installations de surface pendant l'extraction de ces fluides, l'énergie est
exigée. Les fluides doivent déplacer à travers le réservoir, la colonne de production et
l’équipement de surface pour atteindre enfin le(s) séparateur(s).
Le système de production peut être simple ou inclure beaucoup des composants
dans lesquels les pertes de charges se produisent. La figure 1(Annexe) représente un
système de production simple. Ce système consiste en trois phases:
1. Ecoulement à travers le milieu poreux (le réservoir).
2. Ecoulement à travers la colonne de production.
3. Ecoulement à travers l’équipement de surface.

La figure 2 (Annexe) représente les différentes pertes de charge qui se produisent dans
le système du réservoir jusqu’à le séparateur.
En commençant par le réservoir ces pertes de charge sont notées comme suit:

P1  Pr  Pwfs  loss in porous medium.


P2  Pwfs  Pwf  loss across completion.
P3  PUR  PDR  loss across restriction.
P4  PUSV  PDSV  loss across safety valve.
P5  Pwh  PDSC  loss across surface shoke.
P6  PDSC  Psep  loss in surface flowline.
P7  Pwf  Pwh  total loss in tubing .
P8  Pwh  Psep  total loss in flowline.

Page 18
Analyse nodale

Les différentes configurations des puits peuvent varier des systèmes simples
(figure 01 Annexe) à un système plus compliqué (figure 02 Annexe) ou toute autre
combinaison ; la complétion la plus couramment utilisée aujourd’hui est la
configuration de la figure 2.

1- Historique de l’analyse nodale:


Les contours de base d'Analyse Nodale ont été donnés en premier par Gilbert en 1954,
le pionnier de production qui construit dans les 50s, a décrit l'interaction du réservoir, le puits,
et la Duse de la tête du puits. L'usage pratique des idées de Gilbert a été limité à cause de la
restriction des méthodes disponibles dans son temps pour modeler la performance des
éléments individuels du système.
Quelque temps plus tard la sélection large des modèles de calcule disponibles ainsi que
l’invention des ordinateurs ont mené à la réapparition des idées de Gilbert. La contribution du
modèle de simulation numérique du système de la production permet d'optimiser la
production et le débit désiré.
La méthode de l'analyse du système a été nommée l’ " Analyse Nodale " par K. E.
Marron, et ce terme a été généralement accepté [13].

2- Procédure, Objectif et Application De L’analyse Nodale:


L'approche d'analyse de système ou l'analyse nodale a été appliquée pour analyser les
performances des systèmes qui se composent de plusieurs éléments agissants l'un sur l'autre.

Le procédé consiste à choisir un nœud dans le puits et diviser le système à ce nœud, les nœuds
utilisés sont montrés sur la figure 03(Annexe) Tous les composants d'amont du nœud
composent la section Inflow, alors que la section Outflow compose tous les éléments en aval
du nœud [12].

Une relation entre le débit et la chute de pression doit être établie pour chaque élément du
système. Le débit à travers le système est déterminé une fois que les conditions suivantes sont
satisfaites au nœud :
 Le débit entrant égal à celui sortant.
 Une seule pression peut exister.

Une fois qu’on sélectionne le nœud, la pression à ce dernier est déterminée par :

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Analyse nodale

Inflow:

Pnode=Pr – ΔP…………………………………………………...……………..….(II.1)

Outflow:

Pnode=Psep– ΔP…………………………………………………..….……….……(II.2)

(Pnode=Ptete– ΔP….. dans notre cas) ……………………….……………….(II.3)

La chute de pression dans n’importe quelle composante varie avec le débit q, une
représentation de la pression en fonction du débit produit deux courbes dont l’intersection
donnera un point qui vérifie les deux conditions citées au-dessus; c’est le point de
fonctionnement du système. (Voir figure II.1).
L’effet du changement dans n’importe quelle composante peut être analysé en
recalculant la pression du nœud en fonction du débit en utilisant les nouvelles caractéristiques
de la composante qui a été changée. Si le changement se fait au niveau des composantes
ascendantes, la courbe d’outflow ne change pas. Avec le changement de l’une des deux
courbes, on aura un autre point de fonctionnement c’est à dire une nouvelle capacité
d’écoulement de même si les pressions fixées se change à cause de l’épuisement ou un
changement des conditions de séparation [13].

P
2
(kg/cm )

Inflow
Point de Fonctionnement

Outflow
Pfonct
o

Qfonct Q (m3/h)
Figure II.1: point de fonctionnement.

Page 20
Analyse nodale

2.1- Procédure :
 Déterminer quels sont les composants du système les plus sensibles.
 Choisir les composants à optimiser.
 Choisir l'emplacement du nœud qui accentuera l'effet du changement dans les
composants sélectionnés.
 Développer les expressions pour l’inflow et l’outflow.
 Obtenir les données nécessaires pour calculer IPR (Inflow Performance
Relationship).
 Déterminer l'effet de changement des caractéristiques des composants sélectionnés
(le diamètre par exemple) en traçant l’inflow en fonction du débit.

2-2. Objectifs:
Les objectifs de l’analyse nodale sont :
 déterminer le débit auquel un puits d’huile ou de gaz produira en tenant compte de la
géométrie des abords du puits (wellbore) et les limitations de la complétion (en
premier par le débit naturel).
 déterminer sous quelles conditions du débit (qui peuvent dépendre du temps) un puits
sera repris ou abandonné.
 sélectionner le temps le plus économique pour l'installation des équipements
d’activation artificielle (ex : Gaz lift) et optimiser cette méthode.
 Choisir le moment le plus économique pour l'installation du gas lift et le choix de la
méthode optimale du gaz lift.
 optimiser le système pour produire le débit escompté.
 vérifier chaque composant dans le système du puits pour déterminer s'il restreint le
débit inutilement.
 Permettre à la gestion de l'opérateur et personnels des ingénieurs de reconnaitre
rapidement de chemins d'augmenter des taux de la production.
2-3. Application:
L'analyse nodale peut être utilisée pour analyser beaucoup des problèmes des puits de
pétrole et de gaz. Le procédé peut être appliqué à tous les deux et aux puits au gaz lift, si
l'effet de la méthode du gaz lift sur la pression peut être exprimé en fonction du débit. Le
procédé peut être également appliqué à l'analyse des performances des puits injecteurs par une
modification appropriée des expressions d'inflow et d’outflow ; certaines des applications
possibles de l'analyse nodale sont comme suit:
Page 21
Analyse nodale

 Choix du diamètre du tubing.


 Choix des dimensions des collecteurs et optimisation du réseau.
 Conception du Gravel pack.
 Choix du diamètre de la duse de surface.
 Optimisation de la production par gaz lift.
 Analyse de l'effet de la densité des perforations.
 Evaluation des puits stimulés.
 Prévoir l’effet de la déplétion sur la production.
 La dimension du flowline.
 L’équipement d'ascenseur artificiel.
3- Choix de nœud:
On utilise, le plus fréquemment, comme point nodal, le point au fond du puits Nœud 6
(Pwf) où la sélection du système nous permet de le subdiviser en :
 Système de réservoir.
 Système d’équipement du puits (tubing, pipe, ligne).

Le choix du nœud dans le fond du puits permet d'étudier l'effet de l'IPR (Inflow
Performance Relationship ) et du TPC (Tubing Performance Curves). Les données nécessaires
sont :

 Courbe IPR mesurée dans le puits (well bore).


 Chute de pression dans le tubing en fonction de débit, et le diamètre des tubings (et
probablement la rugosité).
 Chute de pression dans la collecte en fonction de débit (flow-line pressure drop vs rate),
et leurs diamètres (et probablement la rugosité).
 Pression de séparateur (séparation).
 Equation de l’inflow:

 Equation de l’Outflow:

Les performances de l’inflow sont contrôlées par les caractéristiques du réservoir,


comme la pression de gisement, la composition des fluides et leurs propriétés. Les
performances de l'outflow d’un puits sont liées directement à l’équipement de fond et les
caractéristiques des conduites comme le diamètre et la rugosité ; mais dépendent aussi et

Page 22
Analyse nodale

surtout de la structure d'écoulement des fluides dans les conduites, qui a généré plusieurs
corrélations et équations.
Le système nodal consiste donc à étudier l'écoulement en amont du nœud (la courbe de
performance du réservoir (inflow)), et l'écoulement en aval du nœud (la courbe de
performance du tubing (outflow)). On peut donc prévoir le comportement de la pression du
puits vis-à-vis d'un débit donné, et optimiser le système de production.
Cette optimisation se fait on déterminant le point de fonctionnement qui est le point
d'intersection des deux courbes, il faut donc que le inflow soit égal au outflow sinon il n’y
aura pas d’écoulement du fond jusqu'à la surface. Ceci est l'application de la loi des nœuds qui
veut que tout ce qui entre devra être égal à ce qui sort.
La détermination avec précision du point de fonctionnement est donc nécessaire avant
la complétion d’un puits ou avant de l’équiper d’un dispositif d’activation [13].

3-1. Inflow performance relationship (IPR):


L’écoulement du réservoir vers le fond est une partie essentielle du système
d’écoulement dans le puits.

Cet écoulement dépend de la chute de pression dans le réservoir ( ). La relation


entre le débit et la chute de pression dans le milieu poreux peut être très complexe et dépend
de paramètres, tels que les propriétés pétrophysiques de la roche et les propriétés des fluides,
régime d’écoulement, la saturation des roches en fluide, la compressibilité des fluides, la
formation endommagée ou stimulée….

L’IPR (Inflow Performance Relationship) montre donc la relation entre la pression de


fond dynamique et le débit de production provenant du réservoir.

Plusieurs méthodes ont été élaborées pour construire la courbe IPR des puits à huile et à
gaz, parmi ces méthodes on a [12] :

 LOI DE DARCY:
La loi fondamentale du mouvement liquide dans les milieux poreux est la loi de Darcy.
L'expression mathématique développée par Darcy en 1956 déclare que la vitesse d'un fluide
homogène dans un milieu poreux est proportionnelle au gradient de pression, et inversement
proportionnel à la viscosité liquide.
Cette loi est donnée par l'expression suivante:
V= q /A = ­ (k/µ) ∂P/∂ x………..………………………….……………(II.6)

Page 23
Analyse nodale

Sous forme vectorielle on trouve :

………..………………………………….………….………(II.7)
Avec : V : vitesse apparente (cm/s).
Q : débit volumétrique (cm3/s).
A : section de passage de fluide (cm2).
K: est le tenseur de perméabilité (md).
P : pression (atm).

: Nabla représente l’opérateur gradient et selon le système de coordonnée, il peut


prendre plusieurs formes.
La loi de Darcy s'applique seulement quand les conditions suivantes existent :

 écoulement à faible vitesse (laminaire).


 écoulement permanent.
 formation homogène.
 pas de réaction entre le fluide et la formation.

Pour l'écoulement turbulent, qui se produit à des vitesses plus élevées, une modification
spéciale de l'équation de Darcy est nécessaire. Quand l'écoulement turbulent existe,
l'application de l'équation de Darcy peut avoir comme conséquence des erreurs très graves.

 Méthode de l'indice de productivité:


On définit l’indice de productivité comme étant comme le nombre de baril produit par
jour pour chaque psi du draw down (chute) de la pression de fond, le drawdown est définie
comme la différence entre la pression statique et la pression de fond dynamique, on peut
l’écrire avec une simple équation :

………..……………………………………………….…………… (II.8)

J : indice de productivité (bpd/psi).


Q : le débit produit (baril par jour).
pws : Pression de fond statique (psi).

pwf : Pression de fond dynamique (psi).

La méthode de l'IP suppose que tous les futurs débits de production vont évoluer d’une
façon linéaire avec la pression de fond, ce qui n’est pas le cas quand la pression de fond chute

Page 24
Analyse nodale

au-dessous de la pression de bulle (la pression de bulle qui est la pression pour laquelle la
première bulle de gaz se libère du liquide).
Lorsque le gaz se libère de l’huile, on va avoir un écoulement diphasique dans les
abords du puits ce qui va diminuer l’index de productivité.
Pour estimer la courbe caractéristique du puits lorsque sa pression de fond est inférieure
à la pression de bulle une nouvelle théorie est apparue.

 Méthode de Vogel:
J.V Vogel a élaboré, en 1968, une formule empirique pour prévoir l’indice de
productivité pour des puits ou la pression de fond statique est inférieure à la pression de bulle.
Il a calculé l’IPRà partir de plusieurs puits qui ont des pressions de fonds différentes et des
formations de différents paramètres pétro-physiques contenant des fluides différents en PVT,
et il a tracé la courbe IPR, à partir de cette courbe il a fait une approche numérique est-il a
déduit son équation :

.………………………….………………(II.9)

q0 : Débit entrant (inflow rate) correspondant à Pwf .

q0max  : Débit entrant (inflow rate) maximum, correspondant à une pression dynamique

Nulle ( Pwf  0 ) (AOF).

Pwf : Pression de fond dynamique.

PR : Pression du réservoir approximative.


La relation de Vogel peut être considérée comme une solution générale pour un
réservoir produisant au-dessous du point de bulle, c’est-à-dire à un régime de gaz dissous (gas
drive). Au-dessus du point de bulle, l’équation standard de Darcy reste toujours valable
considérant l’évolution linéaire de la pression en fonction du débit (méthode de l’IP).
Beaucoup de corrections ont touché l’équation de Vogel pour l’adapter aux différents cas.

 Méthodede VOGEL-STANDING :
Vogel a rapporté les résultats d'une étude dans laquelle il a utilisé un modèle de
réservoir mathématique pour calculer l'IPR pour les puits de pétrole.

Page 25
Analyse nodale

L’étude a traité plusieurs types des réservoirs contenant des fluides des
caractéristiques différents. L’équation finale de la méthode de Vogel a été basée sur
des calculs faits sur 21 réservoirs conditionnés.
Bien que cette méthode a été proposée pour les réservoirs saturés (PG<Pb) ; on a
trouvé qu’on peut l’appliquer pour n’importe quel réservoir où la saturation en gaz
augmente et la pression diminue.
La méthode originale de Vogel n’a pas pris en considération l’effet du facteur de
skin non nul. Plus tard, les modifications de Standing ont prolongé l’utilisation de cette
méthode aux réservoirs stimulés ou endommagés (skin ≠ 0).

 Méthodede FETKOVICH :
Fetkovitch a proposé une méthode pour établir l’IPR pour un puits de huile en
utilisant le même type des équations qui ont été utilisées pour analyser les puits du gaz,
la forme générale de méthode Fetkovitch est:
qL  C ( pb2  pwf
2 n
) ……………………………………..……………….(II.10)

Où : qL: le débit de liquide.


C : coefficient de l’écoulement (STB/(day.psig2n)).
n : constante qui dépend des caractéristiques du puits.

Pour déterminer la valeur de n et C on doit effectuer un test appelé (isochrone


test) ou flow after flow test dans lequel on produit avec des valeurs de débit
croissantes pendant des intervalles du temps égaux on peut ainsi tracer la variation de
( pb2  p wf
2
)
en fonction de q L (voir la figure II.2).

Figure II.2: L’IPR de Fetkovitch

Page 26
Analyse nodale

 Méthode de JONES, BLOUNT :


En 1976, J. B ont étudié l’effet de la turbulence (où la loi de Darcy n’est pas
applicable) sur la performance du puits :
p r  p wf
    * qo …………………………..……………………….…….(II.11)
qo

141.2 *  o *  o   0.472re  
 ln    S 
Koh   rw  

2.3  14 *  2 *  o

h 2 * rw

Où  o est densité de l'huile évaluée à TR et 0.5( pr  p wf )

2.329  1010

K o1.2

En traçant p en fonction de q o , on va trouver une ligne droite dont la


qo

tangente est A et coupe l'axe p q dans le point B.


o

[Link] performance curves (TPC):


La performance outflow décrit la relation entre le débit en surface et la chute de
pression dans le tubing. L'établissement et la prédiction de cette relation est compliqué du
faite de la nature multiphasique des fluides.
L'analyse de la courbe outflow requiert ainsi la connaissance du comportement de la
phase, les températures d'écoulements, la densité effective des fluides et les pertes de charges.
Les résultats de la performance outflow sont le plus souvent représentés graphiquement.
Le graphe le plus retenu est celui qui montre la variation de la pression de fond dynamique
(Flowing Bottom Hole pressure) en fonction du débit, à une pression avale fixé (pression de
tête, ou pression du séparateur) [12].
Ces courbes sont appelées courbes de performance du tubing (tubing performances curves
TPC). Chaque point de la courbe donne la pression requise au fond du puits Pwf pour produire
un débit donné à la surface, avec la pression aval connue.
Pour pouvoir alors établir ces courbes de performances de l'outflow, il faut
impérativement comprendre et connaître les types d'écoulement dans les différentes conduites
d'un puits [12].

Page 27
Analyse nodale

4- Les corrélations de l'écoulement

4-1.L'utilité des corrélations:


Les corrélations de l'écoulement multiphasique vertical sont assez précises qu'elles sont
devenues très utiles pour les producteurs. Elles sont utilisées pour accomplir les fonctions
suivantes :
 Déterminer les dimensions correctes des tubings.
 Prédire le moment où le puit va perdre son éruptivité et nécessiter une activation.
 Faire le design des systèmes d'activation.
 Déterminer la pression de fond dynamique Pwf.
 Déterminer les IP des puits.
 Prédire les débits maximums.
[Link] différentes corrélations:
Les corrélations sont très nombreuses. On peut les classer suivant des catégories,
comme suit :
Tableau II -1: présenté classement des catégories.

Catégorie Corrélation Hypothèse but


-Pas de glissement de phase
(le gaz et le liquide vont a la
La corrélation permet la
même vitesse)
détermination :
POETTMAN & -pas de considération de
1ere -le facteur de frottement
CARPENTER régime d’écoulement.
diphasique
-le mélange (gaz huile eau) est
considéré monophasique

Glissement de phase (gaz et La corrélation permet la


liquide ne vont pas a la même détermination :
eme
HAGERDORN & vitesse) ­le liquide Hold – up
2 -pas de considération de -le facteur de frottement
BROWN
régime d’écoulement diphasique

Ces corrélations permettent la


détermination :
DUNS/ROS -glissement de phase
­le régime d’écoulement
eme BEGGS/BRILL -prise en compte du régime
3 -le Hold-up
ORKISZEWSKI d’écoulement
-le facteur de frottement
diphasique

Page 28
Analyse nodale

5- Analyse Nodale, Logiciel « PROSPER » :

5-1 Présentation du Logiciel d’optimisation  PROSPER :


Le logiciel PROSPER, permet d’analyser la performance des puits producteurs en se
basant sur la description du processus de l’écoulement tri phasique depuis le réservoir
jusqu’au séparateur.
Un tel processus est subdivisé en trois phases à savoir :
 L’écoulement à travers le réservoir (Annexe);
 L’écoulement à travers la complétion;
 L’écoulement à travers le tubing (Annexe);
 L’écoulement à travers le réseau de collecte et le séparateur.
La représentation schématique du système de production est illustrée comme suit :
En fonction du problème à traiter et des données à disposition, un point d’analyse
appelé «Node » peut être choisi au fond, dans le réservoir ou en surface ; d’où le nom
d’analyse nodale.
La simplicité et la rapidité de traitement des problèmes avec ce logiciel lui offrent une
grande place dans le domaine de l’engineering et la production. Il permet :
 L’analyse de la performance des puits ;
 L’optimisation des complétions ;
 L’optimisation du gas-lift.

Le système de production est divisé en 2 segments :


L’Inflow : Segment qui comprend tous les composants entre les limites du réservoir et
le fond du puits.
L’Outflow : Segment qui comprend tous les composants entre le fond du puits et le
séparateur.
Le point d’intersection des deux courbes Inflow et Outflow sur un même graphe donne
le point de fonctionnement du puits.
Dans un écoulement diphasique il a été prouvé théoriquement que le graphique du débit
en fonction de la pression de fond est une courbe au lieu d’une droite, donc la valeur de
l’Index de Productivité n’est pas une constante. Pour cette raison Gilbert proposa des
méthodes d’analyse des puits qui utilisent toute la courbe de débit, ce graphe est appelé
courbes IPR (Inflow Performance Relationship). La détermination de cette courbe est
importante dans l’analyse nodale, elle peut être définie comme étant la capacité d’un puits

Page 29
Analyse nodale

complété, à évacuer ou à acheminer un fluide du réservoir jusqu’en surface et l’IPR peut être
utilisé pour prédire le débit après un traitement de stimulation.
Prosper utilise les lois et corrélations régissant l’écoulement dans le processus de
production depuis le réservoir jusqu’en surface.
Ces lois d’écoulements dans le réservoir et le tubing sont décrites respectivement par
les lois de Darcy et Vogel pour les différents types d’écoulements (monophasique et
diphasique), et par des corrélations relatives aux pertes de charges dans l’ascenseur.
A signaler par ailleurs que l’écoulement à travers la collecte n’est pas pris en
considération pour le cas de Hassi Messaoud à cause de l’étendu du réseau de collecte
(longues distances).

5-2Application du Prosper dans le domaine d’activation des puits :


L’utilisation du Prosper dans le domaine de l’activation des puits passe par les étapes
suivantes :
 Simulation du puits en prenant comme données de bases, les résultats d’un récent
Build Up ou DST et rapport de complétion en date de l’essai.
 Trouver le point de fonctionnement du puits considéré par itération sur des
données susceptible d’être changées.
 Le graphique ainsi obtenu est considéré comme cas de base.
 Représenter sur le même graphe, la situation actuelle du puits en calant le dernier
jaugeage effectué sur le puits considéré. Dans notre cas, deux paramètres sont
susceptibles d’être changé: ce sont le diamètre et la profondeur de concentrique.
 Une simulation du puits avec le changement de complétion (diamètre et
profondeur de concentrique) peut à présent être envisagé ce qui permettra de
connaître qu’elle est la performance du puits considéré avec ce concentrique.
 En fonction de la réponse du puits au changement de la complétion, nous pourrons
conclure que le puits est ou n’est pas candidat à cette méthode d’activation.

5-3 Données nécessaires pour l’utilisation du Prosper :


 Rapports géologiques ;
 Rapports de complétion du puits ;
 Données de tests ;
 Données de jaugeages ;
 Historique de production du puits.

Page 30
Partie expérimentales et ses résultats

A-Etude de puits MD231:


Le puits MD231 est un producteur d’huile, foré le 02/06/1975 dans le cadre du
développement de la zone 17 du champ de HMD, sa profondeur est de 3465.30m.
Il est situé au Centre de la zone, implanté suivant les cordonnées :
X=825000.25 Y=121874.7 ZSOL=138.4m ZTABLE=145.2m Z1VM=139m

Figure III-1: localisation du puits MD231

1- Complétion :
 Tubing 4 ½” New VAM.
 Réservoir recouvert par un Crépine 5" [Link] initial (14 Jts L 140m).
 Sabot crépine 5" = 3457.30m.
 Sabot 7" = 3268m.
 Packer Backer = 3319.54m.

2-Les dernières opérations :


Tableau III-1 : l’historique des opérations effectuées sur le puits MD231
DEBUT FIN TYPE
03/10/2001 11/11/2001 WORKOVER
08/10/2001 08/11/2001 COMPLETION
02/12/2001 Perforation 3370-3376 m
10/12/2001 11/12/2001 Fracturation hydraulique dans le D2

Page 31
Partie expérimentales et ses résultats

3- Fiche technique de MD 231:

Figure III-2 : fiche technique pour le puits MD231

Page 32
Partie expérimentales et ses résultats

4- Les dernières mesures :


Dans ce tableau juste les derniers tests (annexe)
Tableau III-2 : les tests effectué sur le puits MD231.
PG PFD Débit
TYPE DATE IP HKP
(kg/cm2) (kg/cm2) (m3/h)
DST 23/05/1975 236.4 214.97 .378 301 2.8

EP_BU 01/07/1975 244 190 .235 376 10.77

SBU 31/10/1998 196.23 93.52 .04 67 3.82

5- Caractéristiques géologiques:
Caractéristiques petro physiques du réservoir pour puits MD231 (et pour les puits voisin
voir Annexe)
Tableau III-3 : Caractéristiques petro physiques du réservoir pour puits MD231
CARACTERISTIQUES PETROPHYSIQUES DU RESERVOIR

DECOUPAGE | RESULTATS-CAROTTES | INTERPRETATION PAR ELAN

DRAIN | TOIT_MUR | EPAIS.| K | ø | So | Sw | EP-CAR |Dens-Silt| INTERVALLE INTERP |[Link]| ø | Sw | Vcl

| (m) | (m) | (md) | (%) | (%) | (%)| (m) | | (m) | (m) | (%) | (%) | (%)

D5 |3315.0--3329.0 | 14.0 | | | | | | | 3317.0---3329.0 | 12.0 | 07.18 | 12.64 | 01.87

D3 |3329.0--3352.0 | 23.0 | | | | | | | 3329.0---3352.0 | 23.0 | 04.89 | 01.85 | 08.80

D2 |3352.0--3377.0 | 25.0 | | | | | | | 3352.0---3377.0 | 25.0 | 08.23 | 06.28 | 03.81

ID |3377.0--3405.0 | 28.0 | | | | | | | 3377.0---3405.0 | 28.0 | 05.74 | 03.26 | 07.33

D1 |3405.0--3431.0 | 26.0 | | | | | | | | | | |

ZP |3431.0--3436.0 | 5.0 | | | | | | | | | | |

D1_ ZP|3405.0--3436.0| 31.0 | | | | | | | 3405.0 ---3436.0 | 31.0 | 06.53 | 01.08 | 09.70

R2 |3436.0--3463.0 | 27.0 | | | | | | | 3436.0 ---3460.8 | 24.8 | 04.21 | 00.10 | 18.19

6- Les Données de Jaugeages

Tableau III-4 : de jaugeages pour le puits MD231

Diam. Débit (m³/h) Pression (kg/cm²) Temp. Débit Eau (l/h)


Date Unité
Duse GOR Press. Press. Press. Huile K Psi
Mesure Sépar. Huile Gaz Récupérée Injectée
(mm) Tete Pipe Separ. (°C)

28/03/2005 16.67 600 5.51 1196.29 217 21 14.5 4.49 33 0.6038 100

Page 33
Partie expérimentales et ses résultats

7- Déroulement du test :
 Puits en production:
Pression en tête = 21.1 kg/cm2, Φ=16.67 mm
Débit calculé = 5.94 m3 /hr,
Le 12/04/05 Descente de deux enregistreurs à 3339m réels initialement, après la
rupture du câble WL le 13/04/05, la côte finale est devenue inconnu.
Fermeture pour Build up du 12/04/05 à 15h.16 au 17/04/05 à 10h.15
Enregistrement à 3339 m soit 3200 m absolus.
 Puits en Build up:
 Pression du fond dynamique = 105.66 kg/cm2
 Pression en fin de remontée = 145.37 kg/cm2
 Durée de fermeture = 113.5 hr.
8- Les données de test:
1. Intervalle testé: de 3322.65 m à 3367.65 m (MD)
2. Facteur volumétrique du fond Bo: 1.804 v/v
3. Viscosité o: 0.201 cp
4. Compressibilité Ct: 4.396 10-4cm2/kg
5. Hauteur totale: 23.6 m
6. Rayon du puits: 5.43 cm
7. Porosité: 8 %
8. Production cumulée depuis l’origine = 2 167 801 m3
9. Production cumulée depuis le Work Over du novembre 2001 = 1 498 42 m3
10. Temps fictif d’ouverture = 23705.5 hr (depuis le dernier WO).

9- Les résultats des paramètres estimés par logiciel de l’interprétation


(saphir) :
D’après les données de production et les données de test du Build-Up réalisé avant
l’opération optimisation, il faut en premier lieu tracer la courbe de la pression et leur
dérivative en fonction du temps dans l’échelle logarithmique (log-log) d’après utilisation de
logiciel (saphir) comme suivant :

Page 34
Partie expérimentales et ses résultats

Figure III-3 : variation de pression (ΔP) et leur dérivative (ΔP’) en fonction de temps (Δt)

D’après la courbe de log-log on distingué les régimes caractéristique de puits MD231 :


 Early time: Effet de wellbore storage, et fracture effectué d’après endommagement
 Middle time :écoulement radial
 Late time: interscting faults.
10- Résultats du test:
1. Modèle : Fracture à conductivité infinie, Réservoir Homogène avec deux Barrières
sécantes.
2. PG moyenne à la côte d’enregistrement (-3200 m) = 226 kg/cm2
Donc: Dh=3277 – 3200 = 77m ( Dh x Go= 77 x 0.065 = 5.005 kg/cm2) alors
Pg =231 kg/cm2
3. Indice de productivité, IP = 0.04915m3/hr/ kg/cm2 =1.1784 m3/Day/ kg/cm2
4. Skin effect, Skin (fracture) = + 0.194, Xf =21.8 m
5. H.K = 92 [Link],

11- Application de l’analyse Nodal avec Prosper :


Pour déterminer le point de fonctionnement de system (Qo, Pwf), on va introduire les
données de Build up et de jaugeage du puits MD231 dans le logiciel PROSPER, les étapes de
l’application sont les suivantes :

Page 35
Partie expérimentales et ses résultats

a) Les données d’entrée :


Pour créer un modèle dans le Prosper, ce dernier exige certain nombre de données :
 Les options du système :

Doit être corrigé H= HPFD + ZTAB=(-3277m)+(-145m)= -3422m


Avant de commencer il faut définir toutes les options du modèle (annexe):
 Le type du fluide.
 La méthode utilisée.
 Type d’écoulement.
 Type de fluide.
 Type de séparateur….Ets
 Les données PVT :

La pression de bulle, la densité de l’huile et de gaz, la viscosité de fluide, la température de


gisement….Ets (Annexe).
 Les données de puits : (Annexe)
 La déviation du sondage.
 Les équipements de fond de puits.
 Le gradient géothermique.
b) Inflow Performance Relationship (IPR):

On a utilisé le modale de réservoir de Vogel pour déterminer la courbe de l’inflow :

Début de test (Test rate) =5.94 m3/h

Pression de fond dynamique (Test bottom hole pressure)=105 kg/cm2a

Page 36
Partie expérimentales et ses résultats

Figure III-4 : la courbe de l’IPR pour le modale de réservoir de Vogel (MD231)

c) Le choix de corrélation des pertes de charge dans le tubing :


On a utilisé la corrélation de Petroleum Experts 2 qu’elle est la plus convenable pour le
champ de Hassi Messaoud a la zone 17, cette dernière suppose que l’écoulement est
permanent en tenant compte des propriétés des fluides ainsi que l’effet de glissement et le
terme d’accélération (dans l’annexe il a des autre courbes les plus proche).
On obtient le résultat au-dessous :

Petroleum Experts 2

Figure III-5: choix de corrélation pour MD231

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Partie expérimentales et ses résultats

d) Le point de fonctionnement IPR/VLP :

Le point de fonctionnement d’après les données de Build up est comme suite :

Figure III-6: Le point de fonctionnement D’après matching entre IPR/VLP

D’après matching entre IPR/VLP en remarque de ce modal est idéal et pourcentage de


défaut entre la valeur mesuré et calculer (pour le début si 0.10675 %, et pour pression de fond
est 0,0074628%)
e) Problème de chute d’indece de productivité dans le puits MD231 :

Dans la région de Hassi Messaoud il un problème de chut de Indexe de productivité


avec le temps qui crée un problème de récupération des fluides de réservoir.

𝑄
IP = (m3/h)/ (kg/cm2)
𝑃𝑟 −𝑃𝑤𝑓

IP : indice de productivité.
Q : le débit produit (m3 par jour).
Pws : Pression de fond statique (kg/cm2).
Pwf : Pression de fond dynamique (kg/cm2).

Page 38
Partie expérimentales et ses résultats

0,4
0,378
0,35

0,3

0,25
0,235
0,2

0,15
Index Prod.|Inj.
0,1
0,088
0,0710,0660,077
0,0610,0680,07
0,0491 0,05
0,04
0,0173
0 0

Date
08-02-1992

10-03-1990

30-03-1988

30-11-1986
10-08-2012

17-04-2005

31-10-1998

10-02-1998

07-05-1982

04-09-1979

01-07-1975

23-05-1975

2672 2360 263 2194 700 710 486 1668 976 1526 39 DAYS

Figure III-7 : la chute d’IP en faction de temps


Pour augment l’indice de productivité doit être joue sur plusieurs variables :
 Variable 01: Début d’injection de gaz lift

GLR = GOR – RS = 248 – 217 = 31 m3/ m3


Début de gaz lift injecté QGL= GLR x Q = 8 x 4.94 = 39.52 m3/h = 1140.48 m3/day
Début injecté si 1140.48 m3/day
D’après utilisation des donné calculé dans Prosper (Figure III-8): donc pour augmenté
le début jusqu’à Qo= 6.77 m3/h doit être injecté jusqu’a 1000 m3/Day.

Page 39
Partie expérimentales et ses résultats

Figure III-8 : début récupéré par pour GLR (défirent variables)


 Variable 02 : point d’injection de gaz lift
Pour augmenter IP doit être augmenté Pwf (Pression de fond dynamique)
Pwf = PWH + PH = PWH + pgH donc doit être choisir meilleur point d’injection
H= 3200 m.

B-Etude de puits ONM543

1. Les résultats des paramètres estimés par logiciel de l’interprétation


(saphir) :
D’après les données de production et les données de test du Build-Up réalisé avant
l’opération optimisation, il faut en premier lieu tracer la courbe de la pression et leur
dérivative en fonction du temps dans l’échelle logarithmique (log-log) d’après utilisation de
logiciel (saphir) pour ONM543 comme suivant (Figure III-7 ) .
D’après la courbe de log-log on distingué les régimes caractéristique de puits ONM543:
 Early time: Effet de wellbore storage,
 Middle time : Pénétration partielle.
 Late time: Rectangle (système fermé).

Page 40
Partie expérimentales et ses résultats

Figure III-7 : variation de pression (ΔP) et leur dérivative (ΔP’) en fonction de temps
(Δt) pour ONM543

2. Application de l’analyse Nodal avec Prosper sur puits ONM543 :


Pour déterminer le point de fonctionnement de system (Qo, Pwf), on va introduire les
données de Build up et de jaugeage du puits ONM543 dans le logiciel PROSPER, les étapes
de l’application sont les suivantes :
Q=4.67 m3/h
GOR+212m3/ m3
Pt=25 kg/cm2a
Pg=214.6 kg/cm2a
Pfd=139.6 kg/cm2a
IP=0.064 (m3/h)/(kg/cm2a)=1.536(m3/day)/(kg/cm2a) [ IP ideal=1.65(m3/day)/(kg/cm2a)]
o=0.207 cp
Bo=1.803
Tt=27°C
Tr=110°C
do=0.785=48.9API
dg=0.859
Wc=0
Pb=192 kg/cm2a
Rs=212

Page 41
Partie expérimentales et ses résultats

Figure III-8: Le point de fonctionnement D’après matching entre IPR/VLP


D’après matching entre IPR/VLP en remarque que meilleur début si 6 m3/h

 Pour augmenté la récupération en peut change diamètre de tubing :

Figure III-9: les déférences diamètre de tubing et début récupéré

Meilleur choix d’un tubing si 4"1/2, mais pour augment la durée de vies de puits, ce
début si meilleur et on peut récupère trois fois plus avec ce tubing.

Page 42
Partie expérimentales et ses résultats

C- Conclusion
Dans ce chapitre, on présenté les résultats de notre travail on a expliqué comment on a
appliqué la méthode de Vogel étape par étape on a donné un exemple d’application
numérique pour explication davantage, on a comparé les valeurs actuelle (en service) avec
celles données par logiciel de simulation de fonctionnement par cette modèle du puits
(Prosper)

Nous avant montré par la comparaison des paramètres de réservoir avant et après
l’opération de Optimisation que cette opération est plus utilisé pour le champ de Hassi
Messaoud et pour les puits endommagé.

Page 43
Conclusion et Recommandation

Conclusion et Recommandation
A la lumière de cette étude, on a conclu que les logiciels d’interprétation
commercialisés posent le problème de choix de la solution, qui n’est jamais unique et
ne possède pas un moyen de vérification de sa validité.

Par conséquent, l’aspect le plus important dans la Vogel, est qu’elle utilise des
points et des lignes caractéristiques, dans des équations, déjà démontrées, pour donner
des solutions analytiques exactes et uniques.

D’Après l’analyse et l’interprétation du puits MD231 et ONM543 la validation


de model de cette puits que ce modèle est idèle, donc on peut remarque que les perte
des charges est très grande dans réservoir et aussi dans tubing.

Dans réservoir on année 2001 on fait une opération de fracturation hydraulique


elle donne des résultats temporale est-elle endommagé par les venu des asphaltant, on
peut stimuler par la vache chimique (on utilise le reforming, les aromatiques).

Aussi les pertes dans la colonne de production on peut influer sur la densité de
fluide par injection de gaz-lift dans le tubing.
Annexe

A
Annexe

B
Annexe

Pression
HK
(kg/cm²)
Typ Index
Débit (H Ski Dus Remarqu
e de Date Prod.|In
Gisem Fond Tet (m³/h) Proch Lointai w * n e e
Test j.
ent Dyn. e e n Kyz
)
DST 23/05/1975 236.4 214.97 53.4 Huile 2.8 .378 301 - - -1.7 9.5 DST1
EP
01/07/1975 244 190 51 Huile 10.77 .235 376 - - 3.4 0 EPBU
BU
BUIL
04/09/1979 216 71.7 15.6 Huile 11.9 .088 71 - - -3 0 BU
D UP
BUIL
07/05/1982 212.5 88.8 19.2 Huile 8.8 .077 79 - - -2.1 20 BU
D UP
BUIL
30/11/1986 208.64 85.67 19.4 Huile 7.46 .066 66 - - -3 20 BU
D UP
BUIL -
30/03/1988 204.78 82.44 19.3 Huile 8 .071 70 - - 20 BU
D UP 3.06
PFD 10/03/1990 200 86.83 21.4 Huile 7.71 .07 - - - 20 PFD
BUIL
08/02/1992 210.96 96.03 20.4 Huile 7.18 .068 68 - - -3.4 20 RP
D UP
BUIL -
10/02/1998 197.17 77.65 20.3 Huile 6.69 .061 70 - - 20 BU
D UP 2.15
BUIL
31/10/1998 196.23 93.52 18 Huile 3.82 .04 67 0 - .7 20 BU
D UP
Puits en
perceed eau
de
BUIL 16.67
17/04/2005 226 105.66 21.1 Huile 5.94 .0491 92 - - .19 gisement et
D UP
de l
injecteur
eau MD100.

C
Annexe

Figure : Input data pour puits MD231

Figure :profile de puits MD231

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