EXPOSE SOUS INTITULE
Le Financement de l’AMO.
Encadré par : Pr. Fathallah EL MENOUALI
Réalisé par : Mr. TACE Abderrahmane / Mr. FRIKH Reda.
Année universitaire : 2020-2021.
1
Abréviation
RAMED : Régime d’assistance médicale aux économiquement démunis
ANAM : l’Agence nationale de l’assurance maladie.
DEPP : direction des entreprises publiques et de la privatisation.
EPP : les établissements et entreprises publics.
ACAPS : l’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale
C.A : Conseil d’administration
AMO : assurance maladie obligatoire
MMDH = Milliards de Dirhams
MDH = Millions de Dirhams
URSSAF = Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales
CESE = Conseil économique, social, et environnementale
2
Introduction :
Le financement est un point essentiel pour la réussite du but de l’AMO, puisque c’est les ressources qui font les
dépenses. Donc on ne peut parler d’une couverture médicale sans attacher de l’importance au financement de ce
système et à l’équilibre qui assure la pérennité de ce droit à la santé constitutionnellement confirmé.
Certes, la protection sociale est au fondement même du contrat social et des liens de réciprocité et solidarité
sans lesquels les sociétés, quel que soit leur niveau de développement, ne sauraient assurer leur cohésion, ni prospérer,
ni protéger la dignité de leurs citoyens1.
Ainsi, dans un souci d’assurer une protection à la majorité de la population, il ne serait guerre irréprochable de
dire que, de nos jours, il n’existe quasiment aucun Etat dans lequel la protection sociale ne se positionne pas au centre
des préoccupations. Souci qui est d’ordre moral , et qui trouve comme fondement, avant tout, l’éthique, la cohésion,
la dignité..etc.
A l'instar d'autres champs disciplinaires structurés par un corps de règles homogènes et unificatrices, le champ
couvert parce qu'il est convenu d'appeler la « sécurité sociale » revêt pour beaucoup un caractère tout à la fois familier
et lointain. Familier, dans la mesure où chacun sait à peu près, de manière empirique et concrète, ce à quoi celle-ci
renvoie : par exemple au remboursement des frais médicaux en cas de maladie, au versement d’allocations familiales
en cas de charge d’enfants, à l’attribution d’une rente ou d’une pension en cas d’invalidité, etc2.
Mais lointain, également, dans la mesure où beaucoup ignorent ou à tout le moins saisissent mal, eu égard à son
incontestable complexité, la nature, les contours, le contenu ou encore les modalités d’organisation et de
fonctionnement de ce système collectif de protection3.
Le financement de l’AMO part du principe de solidarité et d’équité, l’Article 1 de la loi 65-00 précise que « Le
financement des prestations de soins de santé est fondé sur les principes de la solidarité et de l’équité, afin de
garantir à l’ensemble de la population du Royaume l’accès auxdites prestations. » pour l’AMO c’est le principe
contributif et le principe de la mutualisation des risques qui gouverne le processus .
Les régimes obligatoires de sécurité sociale remplissent une fonction importante de couverture de risques et de
transferts financiers sous forme d’allocations familiales et de remplacement du revenu via des indemnités journalières
de maladie et de maternité, et via des pensions de retraite, d’invalidité et de survivants, au bénéfice des salariés du
secteur privé, des fonctionnaires et des agents de l’Etat. Ces catégories et leurs ayants droits, ainsi que les personnes
démunies bénéficient aussi, depuis 2002 (avec entrée en vigueur respectivement en 2005 et 2007), d’un régime
d’assurance maladie de base qui leur assure la prise en charge d’une partie des frais de soins de santé, d’hospitalisation
et de médicaments4.
Le régime général de sécurité sociale (AMO en droit Marocain) est « une formidable machine pour prélever des
sommes d’argent d’un côté et les redistribuer sous forme de remboursements de soins, de pensions et de prestations,
de l’autre côté »5.
Néanmoins, depuis l’indépendance jusqu’à nos jours, le système de la couverture médicale notamment
l’assurance maladie obligatoire telle que gérée, principalement, par ces deux organismes continue de produire des
résultats déficitaires malgré les efforts déployés en la matière.
1
Conseil économique, social et environnemental, La protection sociale au Maroc Revue, bilan et renforcement des systèmes de
sécurité et d’assistance sociale, 2018, p.19.
2
DUPEYROUX Jean-Jacques, BORGETTO Michel, LAFORE Robert, Droit de la sécurité sociale, Précis Dalloz, ed°8, 2015, p.1.
3
Ibidem.
4
CESE, op.cit,. note (1) p 15.
5
KESSLER Francis, Droit de la protection sociale, Dalloz, ed 6, 2017, p.430.
3
La situation financière des régimes diffère d’un régime à l’autre, en effet, l’AMO-CNOPS a enregistré en 2017
son premier déficit global de l’ordre de 22,6 millions de Dirhams avec un déficit technique37 de 12,6 millions. Le
solde technique de l’AMO-CNSS s’est élevé quant à lui à 2,9 milliards de Dirhams. Le régime AMO-Etudiant a
enregistré, pour sa deuxième année d’activité, un solde technique de 15,1 millions de Dirhams et un excédent global
de 9,4 millions de Dirhams6.
Toutefois, la panoplie de textes en la matière complexifie davantage la compréhension ainsi que la bonne
application de ces derniers.
Ainsi il parait indispensable d’essayer de présenter les ressources de financement de l’AMO et les mécanismes
légales et règlementaires mises en place pour accompagner ce financement jusqu'à l’aboutissement du système. un
accompagnement assuré par des exigences lors de la phase de liquidation , de recouvrement qui assure les droits des
intervenants ( organismes et bénéficiaires) , et des mécanismes de suivi et de contrôle qui s’ajoutent aux exigences
dans une perspective de transparence indispensable.
C’est dans ce sens, que le travail s’articulera, principalement, autour de la problématique suivante :
Jusqu’à quel degré le système actuel du financement de l’AMO est il à même de participer à la pérennité
de la couverture ?
De la dite problématique en découle d’autres questionnements jugés, plus ou moins, indispensables et qui
retiendront un certain degré d’importance tout au long de la suivante analyse notamment : Comment le système de
financement est ficelé ? Respecte-t-il les principes d’équité et de solidarité ? Quels sont les problèmes qui
entravent les efforts d’élargissement de l’assiette de la couverture ?
Pour essayer de faire le tour de notre problématique nous allons suivre le plan suivant :
Plan :
INTRODUCTION
I – Financement basé, essentiellement, sur les cotisations :
1 –Pour les adhérents de la CNOPS :
2- Pour les adhérents de la CNSS :
II - Un système social nécessitant réajustement :
1 - Du recouvrement de la dette sociale et de son contrôle:
2 - Pour une amélioration pérenne du système :
6
ACAPS, RAPPORT ANNUEL SECTEUR DE LA PREVOYANCE SOCIALE, 2017, p45.
Disponible sur : https://www.acaps.ma/sites/default/files/publication_documents/rapport_dps_def_v4.pdf (25-03-2021).
4
I - Financement basé, essentiellement, sur les cotisations :
Selon l’article 45, Pour les deux régimes : CNOPS (en attendant l’entrée en vigueur de la loi sur la CMAM)
ou la CNSS, les ressources des régimes d’assurance maladie obligatoire de base sont constituées par :
- les cotisations, majorations, astreintes et pénalités de retard dues en application des dispositions
particulières qui régissent les organismes gestionnaires de l’assurance maladie obligatoire de base ; - les
produits financiers ; - les dons et legs ; - toutes autres ressources attribuées aux régimes d’assurance maladie
obligatoire de base en vertu de législation ou de réglementation particulière.
Donc pour chaque régime il a ces cotisations qui serve a le financée régulièrement, A l’heur actuel on
trouve le régime de la CNOPS pour le secteur public (1) ou de la CNSS pour le secteur privée (2), c’est ces
cotisations qui son d’abord les plus importantes, puis viens les autres ressources qui permettent d’équilibrer
la balance. D’autre régimes existes que se soit des mutuelles interne ou des sociétés d’assurances, mais l’on
attend leur intégration définitive dans les deux systèmes. Une intégration obligatoire dans la phase
transitoire instaurée par l’article 114 (3).
1 – Pour les adhérents de la CNOPS :
La CNOPS7 est le groupement de 8 mutuelle du secteur public, encadré par le DAHIR N°1-57-187 8 du
de 1963 portant statut de la mutualité, elle est chargé en vertu de l’article 73 de la loi 65-00 a géré l’AMO du
secteur public.
La population couverte est différente du redevable principale dans le point ou celui est généralement
plus large, puisque certains ayant droit bénéficie rien que par l’affiliation du principale concernée.
Population d'adhérents constitués des fonctionnaires de l'Administration et des agents des
établissements publics et des collectivités locales, qu’ils soient actifs ou pensionnés. Elle a atteint 1,26
million9 en 2018 (804 189 sont des salarié actifs, alors que 464 290 sont des pensionnées). Avec un rapport
de 1,72 de personne actif pour chaque pensionné.
L’AMO sous le régime CNOPS couvre :
- Les fonctionnaires de l'Etat et agents des collectivités et établissements publics et,
éventuellement, leurs ayants cause qui bénéficie d’une pension civile10 Sur les émoluments de base
déterminée selon l’article 1111 de la loi N°011-71 instituant le régime de pensions civiles.
7
En attendant le changement de l’appellation par « Caisse marocaine de l'assurance maladie »(CMAM), après l’entrée en
vigueur du Décret-loi N° 2-18-781 du 30 moharrem 1440 (10 octobre 2018) portant création de la Caisse marocaine de
l'assurance maladie. B.O N° 6732- 28 rabii I 1440 (6-12-2018) , Page 1908.( a ce jour bloqué par l’absence de décret de
nomination des membres du C.A ) .
8
DAHIR N°1-57-187 du 24 Joumada II 1383 (12 Novembre 1963) portant statut de la mutualité B.O N°2666 du 29 Novembre
1963 page 1842 à 1846
9
AGENCE NATIONALE DE L’ASSURANCE MALADIE (ANAM), Rapport Annuel Global de l’AMO 2018, , http://www.anam.ma/wp-
content/uploads/2015/06/RAG2018-VF.pdf (consulté le 21/3/2021)
10
Selon l’Article 2 de la loi N° 011-71 : La pension est une allocation servie au fonctionnaire ou agent à la cessation régulière de
ses fonctions ou en cas d'invalidité et, après son décès, à ses ayants cause et ascendants, moyennant les retenues opérées sur sa
rémunération et les contributions de l'Etat, de la collectivité locale ou de l'établissement public dont il relève. Elle est selon le
cas soit une pension de retraite, soit une pension d'invalidité, soit une pension d'ayant cause ou d'ascendant.
11
Article 11
Les émoluments de base sont constitués par les éléments suivants :
1° le traitement de base affèrent à l'indice correspondant aux grade, échelle et échelon ou classe effectivement détenus par le
fonctionnaire ou agent et incluant, le cas échéant, l'indemnité compensatrice prévue à l'article 32 du dahir n° 1-58-008 du 4
5
- En ce qui concerne les bénéficiers d’une allocation de retraite ( Pour le personnel contractuel de
droit commun, temporaire, journalier et occasionnel de l'état et des collectivités locales , ou pour le
personnel des organismes soumis au contrôle de l’état prévu par le dahir n° 1-59-27112), Le calcule des
contributions est assise sur l’ensemble des émoluments fixes visé dans l’article 1513 du Dahir portant loi
n° 1-77-216 créant le régime collectif d'allocation de retraite.
La population couverte est estimé a 3,1 millions de bénéficiaire (adhèrent et ayants droit).
Les primes dues :
- Salariés : 5% de l’ensemble des rémunérations visées à l’article 106 de la loi n° 65-00 (dont 50% à la
charge de l’employeur) ;
- Pensionnés : 2,5% du montant global des pensions de base.
Avec un Minimum de 70 Dirhams et un plafond de 400 Dirhams pour les deux cotisations.
- Assurance volontaire : 5% du dernier salaire ayant servi de base du calcul des dernières cotisations et
contributions au RCAR.
En cas d’occupation de deux ou plusieurs fonctions ou perception de deux ou plusieurs pensions de
base, chaque employeur ou régime de pensions doit verser la cotisation correspondant à la rémunération ou
la pension qu’il sert.
L’employeur est responsable du paiement de la cotisation globale. S’il cesse de payer pendant six
mois, l’assuré perd le bénéfice de la couverture médicale.
Ces cotisations ont assuré à l’AMO pour le secteur public 5 106 millions de Dirhams. (4 283 par les
assurés actifs, alors que 822 sont les contributions des pensionnés) avec un rapport de 5,2 pour les
cotisations des adhérents actifs14.
Cela confirme que malgré l’importance des pensionnés, leur contribution est nettement inférieure à ce
qui est prélevés aux personnes actifs. ca paré injuste a première vue, mais c’est un prolongement du principe
de solidarité, qui sort de la mutualisation du risque de maladie entre les salariés actif, pour aller contenir les
personnes généralement retraitées ou invalides). Et bien sûr après des années ces salariées seront des
chaabane 1377 (24 février 1958) portant statut général de la fonction publique ;
2° l'indemnité de résidence correspondant à la zone c ;
3° Les indemnités et primes à caractère permanent afférentes à la situation statutaire du fonctionnaire ou agent à l'exclusion de
tout autre élément entrant en ligne de compte dans la détermination de la rémunération et, notamment, des indemnités
représentatives de frais ou de charges familiales.
Les indemnités et primes entrant en ligne de compte dans la détermination des émoluments de base sont celles mentionnées
sur la liste annexée à la présente loi. Cette liste pourra être modifiée ou complétée, par voie réglementaire, en cas de création
de toute indemnité ou prime de même nature.
Les modalités d'application du présent article aux personnels des établissements publics affiliés au régime des pensions civiles
institué par la présente loi seront fixées, en cas de besoin, par voie réglementaire.
12
dahir n° 1-59-271 du 17 chaoual 1379 (14 avril 1960) organisant le contrôle financier de l'état sur les offices, établissements
publics et sociétés concessionnaires ainsi que les sociétés et organismes bénéficiant du concours financier de l'état ou de
collectivités publiques
13
portant loi n° 1-77-216 du 20 chaoual 1397 (4 octobre 1977) créant un régime collectif d'allocation de retraite . Article 15 :
La cotisation salariale ou « retenue » est fixée à 6% de l’ensemble des émoluments fixes, à l’exclusion des
indemnités représentatives de frais ou de charges familiales.
14
AGENCE NATIONALE DE L’ASSURANCE MALADIE (ANAM), Rapport Annuel Global de l’AMO 2018,Page,34.
http://www.anam.ma/wp-content/uploads/2015/06/RAG2018-VF.pdf (consulté le 21/3/2021)
6
pensionnés et ils vont payer moins et consommé plus de ce service alors que la population actif fera
l’inverse.
AMO étudiant :
Pour l’AMO étudiant qui est une catégorie certes gérée par la CNOPS, mais avec des règles spécifique
et une indépendance par rapport aux autres régimes. Ainsi l’AMO étudiant encadré par la loi 116-1215
relative au régime de l'assurance maladie obligatoire de base des étudiants qui dans l’article 18 confie sa
gestion a la CNOPS.
L’article 20 de la loi 116-12 précise que la gestion est autonome16 par rapport aux autres couvertures.
Le budget de l’AMO étudiants est tenu sur le plan financier et comptable séparément des autres régimes.
Aussi les réunions du C.A son particulière et séparé des réunions du C.A pour d’autres régimes. La CNOPS
peut déléguer sa gestion a un autre établissement, une délégation qui laisse se régime sous sa responsabilité.
Aussi pour le bénéfice de la couverture, l’étudiant est dispensé de la période de stage.
La contribution annuelle, représentant le montant global des cotisations des étudiants des
établissements relevant du secteur public, est à la charge de l'État. Toutefois, il peut être demandé une
contribution à ces étudiants.
Mais pour Les étudiants des établissements de l'enseignement supérieur privé et de la formation
professionnelle privée ainsi que les étudiants poursuivant des études dans le cadre de filières payantes dans
des établissements d'enseignement supérieur ou de formation professionnelle relevant du secteur public ou
dans des établissements relevant d'un département ministériel ou mis sous sa tutelle, doivent s'acquitter de la
totalité du montant forfaitaire17 fixé a 400 Dirhams pour une couverture de 12 mois. Logique puisque
déjà les parents ou les étudiants pays leur formation , parfois même a des montant largement supérieur a ce
montant forfaitaire , donc l’état leur fait subir la cotisation en respectant le principe de solidarité et d’équité.
Le rapport de l’ANAM de 2018 précise que le nombre des étudiants assurés est de 73 47318, ayant
assuré une recette de 17,59 millions de Dirhams, contre seulement 3,9 millions de Dirhams de dépens
seulement. Un excèdent expliqué par l’âge de la population assurée, Mais l’on doit attendre la prise de
conscience de l’existence du système et le recours systématique a l’AMO étudiant pour ses services pour
juger de sa situation. De toute façon, le mécanisme parait a même d’assuré sa pérennité, surtout avec la
flexibilité de la cotisation, qui peut faire appel à une participation des étudiants du secteur public.
15
Dahir n° 1-15-105 du 18 chaoual 1436 (4 août 2015) portant promulgation de la loi n° 116-12 relative au régime de l'assurance
maladie obligatoire de base des étudiants. B.O N° 6400 - 17 hija 1436 (1-10-2015), Page 3656.
16
Se Budget comprend : les ressources ( - la contribution de l'Etat ; - les cotisations à la charge des étudiants ; - les majorations,
astreintes et pénalités de retard dues a l’application des dispositions de la loi 116-12 ; - les produits financiers ; - les dons et
legs ; -toutes autres ressources qui peuvent lui être affectées par voie législative ou réglementaire.) et les dépenses (- les
paiements et frais engagés au titre des prestations garanties par les dispositions de la présente loi ; - le montant du prélèvement
au profit de l'Agence nationale de l'assurance maladie, prévu à l'article 9 ci-dessus ; - les dépenses de fonctionnement ; - les
dépenses d'investissement ; - le remboursement des emprunts.)
17
Fixé par l’article 5 du Décret n° 2-15-657 du 18 kaada 1436 (3 septembre 2015) pris pour l'application de la loi n°116-12
relative au régime de l'assurance maladie obligatoire de base des étudiants à quatre cents (400) Dirhams par période inférieure
ou égale à douze (12) mois.
18
Alors qu’une Audit projeté par la CNOPS durant le dernier trimestre de l’année 2020 précise que les étudiants adhérents est
de 232 000 , avec des recettes de 62 millions de Dirhams. Aucune publication a ce jour de ladite audit.
BENAJJAH Younes, « Assurance maladie obligatoire. Quel bilan pour l’AMO ? », 7/10/2020. https://leseco.ma/maroc/assurance-
maladie-obligatoire-quel-bilan-pour-lamo.html (consulté le 23/3/2020).
7
2- Pour les adhérents de la CNSS :
La CNSS est un établissement public placé sous la tutelle administrative du ministre chargé de
l’emploi. Il est chargé de la gestion de la sécurité sociale institué par le Dahir N°1-72-184 19. C’est la CNSS
qui est investi de la mission de gestion de l’AMO du secteur privé (Article 73 de la loi 65-00).
La population couverte par l’AMO du secteur privée est constitué par :
- Les personnes assujetties au régime de sécurité sociale et leurs ayants droit.
- Les personnes titulaires de pensions de retraite, de vieillesse, d’invalidité ou d’ayants cause et leurs
ayants droit.
La population couverte est estimé à 7 millions (3,2 millions sont les adhérents).
Les primes dues sont :
Pour les Salariés : 4,25% 20 de l’ensemble des rémunérations visées à l’article 1921 du Dahir relatif au
régime de la sécurité sociale (dont 50% à la charge de l’employeur) + 1,85% de la rémunération brute
mensuelle à la charge exclusive de l’employeur ;
Alors que le taux de la cotisation due par les marins pêcheurs à la part est fixé à :
-1,36% du produit brut de la vente du poisson pêché sur les chalutiers ;
- 1,70% du produit brut de la vente du poisson pêché sur les sardiniers et les palangriers ;
19
Loi n° 1-72-184 15 joumada II 1392 (17 juillet 1972) relatif au régime de sécurité sociale
20
Décret n° 2-05-734 du 11 joumada II 1426 (18 juillet 2005,fixant le taux de cotisation due à la Caisse nationale de sécurité
sociale au titre du régime de l'assurance maladie obligatoire de base.
Tel que modifié par Décret n° 2-07-233 du 12 joumada II 1428 (28 juin 2007) modifiant le décret n° 2-05-734 du 11 joumada II
1426 (18 juillet 2005) fixant le taux de cotisation due à la Caisse nationale de sécurité sociale au titre du régime de l'assurance
maladie obligatoire de base.
Et par Décret n° 2-11-464 du 7 chaoual 1432 (6 septembre 2011) modifiant et complétant le décret n° 2-05-734 du Il joumada Il
1426 (18 juillet 2005) fixant le taux de cotisation due à la Caisse nationale de sécurité sociale au titre du régime de l'assurance
maladie obligatoire de base.
21
Dahir portant loi n° 1-72-184 15 joumada II 1392 (17 juillet 1972) relatif au régime de sécurité sociale.
Article 19
Les cotisations dues à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale sont assises sur l’ensemble des rémunérations perçues par les
bénéficiaires du présent dahir y compris les indemnités, primes, gratifications et tous autres avantages en argent, les avantages
en nature, ainsi que les sommes perçues directement ou par l’entremise d’un tiers à titre de pourboire, à l’exclusion des
pourboires versés au personnel des établissements hôteliers et des résidences touristiques classés conformément à la
législation et la réglementation en vigueur.
Toutefois, en ce qui concerne la rémunération servant de base à la détermination des cotisations perçues au titre du service des
prestations à court et à long terme, peut être fixé, par décret pris sur proposition conjointe du ministre chargé de l’emploi et du
ministre chargé des finances, un plafond dans la limite duquel ladite rémunération est prise en compte.
Pour les marins pêcheurs à la part, la cotisation sur l’ensemble des rémunérations est remplacée par une cotisation sur les
recettes brutes du bateau de pêche.
Le taux de la cotisation prévue à l’alinéa précédent sera fixé par décret pris sur proposition du ministre chargé de l’emploi et du
ministre chargé des finances, après avis du ministre chargé du commerce, de l’industrie, des mines et de la marine marchande.
8
pour les titulaires de pensions, Le taux de la cotisation due est fixé à 4,52% sur le montant global de
l'ensemble des pensions de base, à condition que ce montant soit égal ou supérieur au montant minimum
mensuel des pensions d'invalidité ou de vieillesse servies par la Caisse nationale de sécurité sociale.
Ce taux de cotisation est aussi appliqué aux pensions de réversion servies aux ayants cause, qui
continuent de bénéficier des prestations de l'assurance maladie obligatoire de base, quelque soit le
montant de la pension.
Les salariés actifs sont 2,67 millions, alors que les pensionnée sont 528 462 adhérents.
Dans le cas de l’Assurance volontaire : 4,52% de la rémunération ayant servi de base au calcul de
la dernière cotisation obligatoire au titre de ladite assurance.
Le montant des cotisations a atteint 7 268 millions de Dirhams (6 849 millions de Dirhams par les
personnes actifs, alors que 418 millions de Dirhams est prélevé sur les pensions22.
Les données montrent une nette évolution des chiffres des cotisations et des adhérents, au point que
l’AMO pour le régime de la CNSS dépasse de loin le secteur public. Ce qui ne peut que lui donner plus de
force et plus d’homogénéité par rapport aux autres systèmes.
La cotisation due est assise, pour les salariés, sur l’ensemble des rémunérations (sans plafond). Pour ce
qui est des titulaires de pension, elle est basée sur le montant global des pensions de retraite servies.
Alors que pour les cotisations pour le régime de la CNOPS il y a un plafond de 400Dirhams. Est-ce
que cela est explicable ? À notre avis, il faut enlever le plafond pour la contribution à la CNOPS.
Pour le salarié, le prélèvement se fait à la source sous la responsabilité de l’employeur qui le verse à la
CNSS par le biais du Bordereau de Paiement des Cotisations dédié.
Pour les titulaires de pension, les cotisations sont assises sur le montant global de l'ensemble des
pensions de retraite, de vieillesse, d'invalidité ou d'ayants cause servies par les régimes de retraite. Le
prélèvement les concernant se fait par les organismes gérant les systèmes ou les caisses de pension qui
jouent le rôle de l’employeur.
Les personnes qui cessent de remplir les conditions pour relever d’un régime d’assurance maladie
de base en qualité d’assuré ou d’ayants droit bénéficient, à compter de la date à laquelle ces conditions ne
sont plus remplies, du maintien de leur droit aux prestations pendant une période de 6 mois.
Professionnels, des travailleurs indépendants et des personnes non salariées
22
AGENCE NATIONALE DE L’ASSURANCE MALADIE (ANAM), Rapport Annuel Global de l’AMO 2018,Page,34.
http://www.anam.ma/wp-content/uploads/2015/06/RAG2018-VF.pdf (consulté le 21/3/2021)
9
Pour les catégories des professionnels, des travailleurs indépendants et des personnes non salariées
exerçant une activité libérale, c’est la loi 98-1523 qui encadre leur couverture particulière. ce qui a été dit
pour l’AMO étudiant et valable concernant l’organisation et le budget, à savoir une Independence et une
autonomie par rapport au budget, au plan comptable, aux réunions du C.A. Sauf que l’organisme
gestionnaire est la CNSS.
Selon l’article 1 du Décret 2-18-62324 , la cotisation est calculé sur la base du revenu forfaitaire
applicable à la catégorie, à la sous-catégorie ou au groupe de catégories dont il relève. Ce qui concorde avec
la logique de l’équité dans la contribution. Le taux de la détermination est de 6,37%25 de l’assiette.
D’ailleurs l’une des conditions posées pour l’imposition sous l’IR professionnel, pour le régime de la
contribution professionnel unique (CPU) est d’être couvert par l’AMO. Cela est l’une des manifestations de
l’orientation vers cette généralisation de la couverture et l’élargissement de la population participante, ça ne
peut qu’être bénéfique pour le système.
Alors que pour les titulaires de pension de cette catégorie, selon l’article 2 du Décret 2-18-62326, le
taux est de 4,25% de l’ensemble des pensions, a l’exception de la pension de retraite complémentaire, qui
reste hors assiette.
Pour les catégories des professionnels, des travailleurs indépendants et des personnes non salariées
exerçant une activité libérale on trouve à notre humble avis que l’article 27 concernant les majorations en
cas de retard peut poser problème, puisque certes la position est justifié vue l’importance des recettes,
d’autant plus que les sommes due et non recouvertes s’approche des 25% des recettes ( Ce qui a un impacte
important sur le fonctionnement de l’AMO géré par la CNSS ). Mais d’un autre point de vu, est ce que cette
majoration va résoudre le problème ? Puisqu’un adhérant peut parfois être incapable, pour une raison ou une
autre de payer même la contribution, alors si on lui ajoute encore cette majoration pénale la donne sera
encore plus difficile. Il fallait au moins à notre humble avis, prévoir une exception pour plus de flexibilité,
au lieu d’être si rude.
Le financement de l’AMO ne s’arrête pas qu’a la collecte des cotisations, mais il s’étend au-delà de
cette collecte vers une protection de ces ressources.
23
Dahir n° 1-17-15 du 28 ramadan 1438 (23 juin 2017) portant promulgation de la loi n° 98-15 relative au régime de l'assurance
maladie obligatoire de base pour les catégories des professionnels, des travailleurs indépendants et des personnes non salariées
exerçant une activité libérale . N° 6662 - 18 rejeb 1439 (5-4-2018) , Page 680.
24
Décret 2-18-623 du 17 janvier 2019 fixant le taux des cotisations due a la CNSS en vertu de l’assurance maladie obligatoire de
base pour les catégories des professionnels, des travailleurs indépendants et des personnes non salariées exerçant une activité
libérale. B.O N°6745 , ( du 21 janvier 2019) , Page 115. (Version arabe).
25
Décret 2-18-623 du 17 janvier 2019 pour le taux des cotisations due a la caisse nationale de la sécurité sociale au titre du
régime de l'assurance maladie obligatoire de base pour les catégories des professionnels, des travailleurs indépendants et des
personnes non salariées exerçant une activité libérale B.O 6745 du 21 janvier 2019 ( version arabe).
26
Ibidem
10
II - Un système social nécessitant réajustement :
L’on tachera à travers la section suivante à mettre à l’évidence quelques aspects nécessaires pour la
pérennité du système sociale (2), néanmoins il importe, tout d’abord, de traiter du recouvrement et du
contrôle exercé dans le secteur social de la protection sociale (1).
1 - Du recouvrement de la dette sociale et de son contrôle:
Vers une optimisation du système de recouvrement de la dette sociale :
Cotiser est une obligation légale : l’employeur est tenu d’une dette de cotisations envers le régime général de
sécurité sociale. L’employeur est responsable du versement de ses contributions auprès de l’URSSAF (celle-ci sera,
amplement, détaillée par la suite) territorialement compétente. Les cotisations sociales sont calculées, déclarées et
versées par les entreprises. Encas de partage de cotisations, l’employeur est tenu de précompter la contribution du
salarié lors de chaque paye27.
Le directeur de la CNOPS a, d’ailleurs, signalé le problème de gel des cotisations, alors que les dépenses ne
cessent d’augmenter et que le ratio des actifs/ pensionnées ira toujours vers une diminution, avec la diminution du
recrutement par l’état et surtout le recours à l’externalisation et à la contractualisation.28
Evidemment, la préservation des droits des bénéficiaires est tributaire de la situation financière équilibrée des
organismes de prévoyance sociale. Ceci dit, qu’un organisme ne disposant ou qui est déficitaire ne pourrait, bien
entendu, pas assurer la pérennité des prestations aux bénéficiaires.
De ce fait, le problème le plus grave auquel sont confrontés les systèmes de Sécurité Sociale qui gèrent un
régime obligatoire est l'évasion. Certains employeurs ne s'immatriculent pas ou s'immatriculent mais ne paient
régulièrement leurs cotisations ou parfois sous-déclarent les revenus assujettis à l'assurance. Ce problème est encore
plus récurent chez les petits employeurs des pays en développement, mais il demeure général sur le marché du travail
car les employeurs ont « désofficialisés » leur main-d’œuvre pour réduire les coûts de production et même certains
travailleurs coopèrent avec pour trouver du travail29.
Ainsi, respectivement aux dispositions législatives, les cotisations sociales sont recouvrées par les deux
organismes de gestion de l’assurance maladie obligatoire de base notamment la CNOPS pour le secteur public, et la
CNSS pour le secteur privé. L’article 8230 de la loi 65-00 fait peser la charge d’assurer le recouvrement des
27
KESSLER (F), op.cit,. note (5), p 458.
28
Rapport sur Le Régime de l’assurance maladie obligatoire gérée par la Rapport sur Le Régime de l’assurance maladie
obligatoire gérée par la CNOPS, op.cit,. note n° (35).
29
SETONDJI Elvis, HOUESSOU Georgino, Contrôle de l'assiette des cotisations à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, Université
d'Abomey-Calavi. Disponible sur :
https://www.memoireonline.com/07/08/1331/m_controle-assiette-cotisations-caisse-nationale-securite-sociale-
benin5.html#:~:text=L'%C3%A9vasion%20des%20cotisations%20de,promouvoir%20le%20respect%20des%20r%C3%A8gles.
(consulté le 24-03-2021).
30
Article 82 de la loi 65-00 prévoit « La CNOPS est chargée en matière d' assurance maladie obligatoire de base de : - instruire,
en coordination avec les sociétés mutualistes la composant, les demandes d' affiliation des employeurs et d' immatriculation des
personnes relevant de son ressort conformément aux modalités prévues au titre III du livre Il de la présente loi ; - assurer le
recouvrement des cotisations salariales et contributions patronales ; - rembourser ou prendre en charge directement les
prestations garanties par la présente loi ;
- conclure les conventions nationales avec les prestataires de soins dans les conditions fixées par la présente loi ; - établir les
comptes relatifs à la gestion de l'assurance maladie obligatoire de base ; - assurer, en coordination avec les sociétés mutualistes
concernées, le contrôle médical prévu aux articles 26 à 31 de la présente loi.
11
cotisations salariales et contributions patronales sur la CNOPS, et pour sa part l’article 28, du Dahir portant loi n°
1-72-184 du 15 joumada II 1392 (27 juillet 1972) relatif au régime de sécurité sociale, dans son premier alinéa prévoit
que la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) établit un état de produits en vue du recouvrement de tout ou
partie des cotisations…
De même, les règles de recouvrement des créances publiques sont valides pour les cotisations dues aux
organismes gestionnaires. L’un des moyens de protection de ce financement est que les créances dues à la CNOPS ou
à la CNSS sont considérées comme des créances publiques et bénéficient donc de la possibilité du recouvrement à
travers l’Avis au Tiers Détenteurs (ATD) encadré par la loi 15-97. Une procédure qui ne nécessite pas le passage par
le juge et qui permet un meilleur recouvrement. Aussi le recouvrement peut même aller plus loin en recourant même à
la contrainte par corps possible pour les créances publiques de nature autre que commerciale. Cela protège encore
mieux les ressources de financement de l’AMO que ce soit pour la CNOPS (surtout l’AMO étudiant) ou la CNSS.
Néanmoins, le problème de l'évasion des cotisations de sécurité sociale est possible et persiste, toujours, du fait
que l'organisme de sécurité sociale la tolère, indirectement, et ce surtout que ce dernier n'a pas le pouvoir ou bien les
ressources pour faire appliquer la loi en bonne et due forme, dans la mesure où le Maroc n’est pas doté,
malheureusement, d’un organisme, relativement indépendant, de sécurité sociale chargé de la collecte et du
recouvrement des dettes sociales.
Depuis le décret du 12 mai 1960, en France, les cotisations de sécurité sociale (assurances sociales, accidents
du travail et allocations familiales) ne sont plus recouvrées par les services de recouvrement respectifs des caisses
d’assurances sociales ou des caisses d’allocations familiales mais par des organismes de sécurité sociale nouveaux, les
URSSAF (Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales)31.
La création de tels organismes, ne pourrait avoir comme conséquence, relativement, directe que
l’assouplissement ainsi que l’allègement des charges pesant sur les organismes gestionnaires de l’assurance maladie
obligatoire de base notamment la CNSS-CNOPS.
C’est ainsi que l’URSSAF compétente, afin de s’assurer de la régularité et de l’exhaustivité des déclarations,
procède à un contrôle dit « contrôle comptable d’assiette » des cotisations et contributions sociales faites par les
employeurs publics et privés, par les inspecteurs du recouvrement. Cette mission de contrôle peut avoir lieu lors de
contrôles « ordinaires », organisés selon une certaine périodicité, dans le cadre de la lutte contre le travail dissimulé.
Les attributions des URSSAF dans cette dernière hypothèse sont extrêmement étendues, les règles procédurales moins
contraignantes, les sanctions plus sévères. Celles-ci figurent à la fois dans le Code de la sécurité sociale1et dans le
Code du travail32.
Certes, les moyens de détournement et d’évasion en matière de cotisation sociale sont différents les employeurs
peuvent contourner leurs obligations en minorant le nombre de salariés qui devraient être couverts par le régime de
sécurité sociale, par exemple en faisant passer des salariés pour des travailleurs non tenus de cotiser c'est-à-dire en leur
donnant un statut informel. On peut noter déjà d’après les statistiques données par le CESE que le secteur informel
se fortifie davantage. A titre d’illustration en matière d’allocations familiales le taux est colossale « les allocations
31
KESSLER Francis, op.cit,. note (5) p.458.
32
Ibidem, p 461.
12
familiales ne bénéficient qu’aux parents actifs dans le secteur formel. 2,4 millions de personnes actives dans le
secteur informel, représentant 36,3% de l’emploi non-agricole à l’échelle nationale, ne bénéficient pas de ce type
de prestation33 ». Les employeurs peuvent, également, retarder le versement des cotisations sociales au-delà du délai
prévu par la réglementation ; dans les cas les plus graves, ils peuvent ne pas remettre les cotisations prélevées sur le
salaire de leurs employés.
La difficulté à recouvrer les créances dans un contexte économique peu favorable, des problèmes de trésorerie
impérieux nécessitant une mobilisation toujours plus rapide des fonds, une législation de plus en plus complexe
impliquant le recours à de véritables spécialistes, sont autant de facteurs justifiant l'existence d'un organisme
autonome capable de mettre en œuvre les moyens indispensables à la réalisation de ces objectifs34.
Un contrôle prévus, mais insuffisamment exécuté :
- Contrôle exercé par l’état :
Aussi les comptes et les opérations subissent annuellement un Audite comptable et financier externe,
obligatoirement réalisé experts comptables, inscrits à l’ordre des experts comptables. Cet audit permet de vérifier si les
états financiers donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et des résultats de l’organisme en
question. Chaque audit donne lieu à un rapport communiqué à l’administration et à l’ANAM.
En sus de ce dernier, un contrôle technique peut être fait par l’état, soit sur pièce ou sur place35, pour vérifier non
pas seulement les aspects techniques, mais aussi la situation financière, l’émission et le recouvrement des cotisations.
Ce contrôle exercé par des fonctionnaires délégués par l’administration, fait état d’observations communiqué à
l’organisme qui dispose de 30j pour présenter ses explications ou ses mesures qu’il compte prendre pour redressé la
situation.
Que ce soit pour la CNOPS, par le biais du ministère des finances et le ministère de la santé, ou pour la CNSS
par le biais du ministère de la santé et de l’ACAPS, ce contrôle n’a jamais été effectué.
La protection des ressources dédié à l’AMO, ne se limite pas qu’au calcule et au recouvrement des cotisations.
Au-delà cette protection se projette dans le temps, pour assurer l’équilibre souhaité par le législateur et la nature du
service d’assurance. Ainsi on trouve certains obligations et restrictions légales qui confirme la nature spéciale de
l’AMO ( qui s’inscrit dans le cadre d’un droit constitutionnel ) par rapport au secteur d’assurance qui reste certes
encadré par les règles du code des assurances , mais plus libre que pour l’AMO.
Des règles Protectrices : Des Obligations légales et des privilèges :
Dans le cadre des obligations qui diminue les règles de gouvernance des organismes gestionnaires, on trouve la
restriction des frais de gestion administrative de l’AMO au taux de 9,4%36 des ressources annuelles. Cela certes peut
33
CESE, op.cit,. note (1) p.51.
34
SETONDJI (E), HOUESSOU (G), op.cit,. note (8).
35
Article 6 du Décret n° 2-05-740 du 11 joumada II 1426 (18 juillet 2005) pris pour l'application des dispositions de la loin° 65-00
portant code de la couverture médicale de base relatif à l'organisation financière de l'assurance maladie obligatoire de base.
36
Article 2 du Décret n° 2-05-740 du 11 joumada II 1426 (18 juillet 2005) pris pour l'application des dispositions de la loin° 65-00
portant code de la couverture médicale de base relatif à l'organisation financière de l'assurance maladie obligatoire de base. BO.
5344 ( du 18-08-2005) , Page 615.
13
diminuer la qualité du service (d’un point de vu disponibilité et rémunération du personnel de la CNOPS et de la
CNSS, qualité des locaux, encombrement, retard de traitement des dossiers …), mais l’état par une telle orientation,
préfère plus une meilleur couverture et une meilleur utilisation des ressource à la qualité du service. Aussi, et surtout,
par rapport à une question important, les frais de gestion administrative, peuvent parfois dans certaine assurance,
s’élever a 30% et plus. Cela dépend des orientations économiques de l’assurance et ça peut parfois être liée a d’autre
facteur, mais cela vas surement dilapider les ressources précieuses.
Aussi l’article 50 de la loi 65-00 précise que les organismes gestionnaires sont tenus de constituer une réserve
de sécurité. Ces réserves sont bien sûr constituer à partir des ressources, mais leur rôle sert à assurer une continuité du
service au cas où il y aurait des insuffisances temporaires et imprévues de liquidités37. Puisque pour la retenu de la
cotisation fait à la source, le problème est moins possible pour la CNOPS, Mais pour la CNSS dans le cas des
employeurs « mauvais payeur » ou ayants des difficultés le problème se pose avec insistance.
Autre point, il est obligatoire d’observer un Plan comptable spécifique aux prestations médicales séparée des
autres régimes ou prestations. Cela permet une meilleure vision, et protège mieux les assurés dans ce cadre.
La cour des comptes a fait la remarque par rapport au régime CNSS 38, ou il n’y a pas un budget autonome de
l’AMO, par rapport aux autres prestations que la CNSS présente. Et que même si intérieurement il y a une
comptabilité qui prend en considération ce principe, les moyens et les outils du service pose un problème, puisque
l’AMO n’as pas de structure spécialement dédié, ce qui vient à confondre le budget de gestion du moins par rapport à
ce point.
2 - Pour une amélioration pérenne du système :
L'aggravation brutale du déficit du régime de l’assurance maladie obligatoire de base, en dépit des nombreuses
réformes intervenues, ont exigé de nouvelles mesures et exigent encore d’autres.
Dès lors que les années déficitaires se succèdent, générant de lourdes charges d'intérêts, des solutions doivent
être trouvées pour résorber ces déficits : la sécurité sociale, à la différence de l'État, ne peut pas se refinancer sur les
marchés monétaires. Sa dette ne peut être que reprise par le budget de l'État (et s'additionner à la dette publique) ou
être comblée par des ressources nouvelles39.
Mais ce débat a le mérite de renouveler la réflexion sur la place de la protection sociale dans les politiques
publiques, sur la valeur que ces politiques accordent à la cohésion sociale, sur leur capacité à concevoir et vouloir
l’équité dans la redistribution des richesses, et sur la répartition de l’effort de financement de la protection sociale
entre l’impôt, les revenus du capital, du patrimoine, et ceux tirés du travail. (CESE, op.cit, note n°(1) p19).
37
Article 3 du Décret n° 2-05-740 du 11 joumada II 1426 (18 juillet 2005) pris pour l'application des dispositions de la loin° 65-00
portant code de la couverture médicale de base relatif à l'organisation financière de l'assurance maladie obligatoire de base. BO.
5344 ( du 18-08-2005) , Page 615.
38
Rapport d’activités relatif à l’exercice de 2018, Régime de l’assurance maladie obligatoire de base, des salariés du secteur
privé, géré par la Caisse nationale de sécurité sociale, LA COURS DES COMPTES, 2018 .page 393.
http://www.courdescomptes.ma/upload/_ftp/documents/Rapport%20CDC_Partie1_2018.pdf (consulté le 22/3/2021).
39
DUPEYROUX (J-J), BORGETTO (M), LAFORE (R), op.cit,. note (2), p. 816.
14
De ce fait, récemment, la réforme de la protection sociale est sur le bon chemin. C’est ainsi, que le projet de loi-
cadre n°09.21 devant régir cette réforme a été récemment adopté au parlement.
Selon le projet de loi-cadre la généralisation de la protection sociale globale à mener durant les cinq prochaines
années, passe par quatre axes avec des échéances précises notamment, la généralisation de l’Assurance maladie
obligatoire, à fin 2022, au profit de 22 millions personnes supplémentaires dont 11 millions de Ramedistes et 11
millions de professionnels, commerçants, agriculteurs, artisans traditionnels et de personnes exerçant une activité
libérale, bénéficieront d’une assurance maladie obligatoire (AMO) avec les mêmes services et paniers de soins dont
bénéficient actuellement les travailleurs du secteur privé.
L'ensemble de ces réformes nécessite une importante enveloppe de financement estimée à presque 14 MMDH
rien que pour 2021 et 2022 dont 5,4 MMDH financés dans le cadre du système contributif et 8,5 MMDH financés par
l'Etat. Le point le plus critique étant le transfert des Ramédistes au régime AMO et son impact sur l'équilibre du
régime dans son ensemble40.
Dans son article 11, le projet de loi-cadre dispose que la généralisation de la protection sociale repose sur deux
mécanismes de financement d’une part, sur un mécanisme basé sur l'affiliation pour les personnes capables de cotiser
dans le financement de la protection sociale, et puis d’une autre part sur un mécanisme basé sur la solidarité en faveur
des personnes n'ayant pas la capacité de supporter les droits d'affiliation. Quant au sujet de ces dernières le projet de
loi-cadre dispose dans son article 13 que ce mécanisme repose sur le paiement à l'avance des droits par l'Etat en faveur
de cette catégorie.
Ainsi, les sources de financement qui seront utilisées par l'Etat seront « La part réservée du budget de l'Etat, les
recettes fiscales réservées au financement de la protection sociale, les ressources disponibles suite à la réforme de la
compensation, les dons et Legs, toutes les autres ressources qui peuvent être mobilisées en vertu de textes législatifs
ou réglementaires.
Par ailleurs, la nécessité de recourir à des solutions spécifiques demeure une obligation dont la charge à
supporter incombe au législateur, et ce, afin de garantir la pérennité du système prochainement instauré.
A l’exemple de la contribution sociale généralisée (CSG) en droit Français, qui a été instaurée après de longs
débats par la loi de finances pour 1991. La CSG conduit à une diversification des sources de financement de la
sécurité sociale. En 1991, il s’agissait en effet de rendre compte de la généralisation des prestations familiales et
d’abandonner leur financement par les seules cotisations c’est-à-dire d’adapter la nature des recettes à celle des
dépenses41.
A celle-ci sont assujetties toutes les personnes physiques ayant leur domicile fiscal en France aux fins de
l’établissement de l’impôt sur le revenu et qui sont à la charge, à quelque titre que ce soit, d’un régime obligatoire
français d’assurance maladie.
40
GHARBAOUI Hayat, Généralisation de la protection sociale : Le détail du projet de loi-cadre, Médias24,
12 février 2021. Disponible sur : https://www.medias24.com/generalisation-de-la-protection-sociale-le-detail-du-projet-de-loi-
cadre-16516.html (consulté le 25/03/2021)
41
KESSLER (F), op.cit,. note (5), p.450.
15
En revanche, en matière de cotisation cette fois-ci, l’on peut dire qu’il n’y a pas d’équité à notre humble avis,
vu la différence des cotisations entre le régime CNOPS et CNSS qui pose, de nos jours, problème. L’état qui est
l’employeur chargé de payer 50% de la cotisation des fonctionnaires ou des salariés publics, en générale, est protégé
par le plafond de 400Dirhams, et ce importe peu le salaire accordé au dit salarié. Alors que les cotisations au régime
de la CNSS n’ont pas de plafond. Aussi il importe de revoir la cotisation des pensionnées de l’état , qui ne payent pas
comme leur homologue du régime CNSS ( 2,5% pour les pensionnées de la CNOPS contre 4,52% pour la CNSS) ,
voir surtout l’augmentation du taux de cotisation des actifs du régime CNOPS (5% contre 6.25% de cotisation pour
l’AMO CNSS) , mais ce dernier point n’est pas important , sans l’enlèvement du plafond, ou du moins l’augmentation
de ce plafond qui permettra surement d’assuré des recettes importantes même sans augmentation du taux .
Enfin une autre entrave se situe au niveau de l’intégration des adhérents de différentes mutuelles à la CNOPS.
En 2018, les adhérents aux autres mutuelles notamment les magistrats, le corps des administrateurs du ministère de
l’intérieur, certains salariés d’entreprises privées… (article 11442) sont estimés à (564 528 adhérents actifs et
56 581adherent pensionnées). La population couverte en générale (adhérents et ayants droit) est estimée à 1,3
millions43.
Les bénéficiaires des autres mutuelles doivent être normalement intégrées à la CNOPS, pendant la phase
transitoire de cinq ans renouvelable.
Presque 25 organismes public, et 400044 entreprises sont concernés par l’article 114 sont toujours hors champ
d’application, parfois il avance comme prétexte la non adoption des textes d’application de l’article et que le délai de 5
ans pour se conformer et intégrer la CNOPS ne cour qu’après cette adoption. Ces EEP continue de couvrir leurs
personnels à travers des contrats avec des assurances privées payés par la DEPP (ANAPEC, OFPPT, …) ou par des
mutuelles internes (RAM, CNSS, ONEE branche électricité, …).
Cette situation entrave l’élargissement de l’assiette de la CNOPS, qui peut gagner en volume de cotisation même
si ça va aussi augmenter les dépenses, mais au moins l’on aura une meilleure visibilité et plus d’efficacité de la
réforme.
42
Article 114
A titre transitoire, et pendant une période de cinq ans renouvelable, à compter de la date de publication des décrets
réglementaires de la présente loi, les organismes publics ou privés qui, à cette date, assurent à leurs salariés une couverture
médicale à titre facultatif, soit au moyen de contrats groupe auprès de compagnies d'assurances, soit auprès de mutuelles, soit
dans le cadre de caisses internes, peuvent continuer à assurer cette couverture, sous réserve de fournir la preuve de l’existence
de cette couverture à la CNSS ou à la CNOPS, selon le cas, et ce, selon les modalités fixées par voie réglementaire.
Dans ce cas, la couverture doit s’appliquer à l’ensemble des salariés y compris les salariés nouvellement recrutés au cours de la
période de transition, ainsi que, le cas échéant, les titulaires de pensions bénéficiant déjà de cette couverture.
A l’expiration de ce délai, les employeurs précités sont tenus de procéder à leur affiliation et à l’immatriculation de leurs
salariés et, le cas échéant, des titulaires de pensions ayant bénéficié de la couverture précitée, au régime de l’assurance maladie
obligatoire de base géré par la CNSS ou par la CNOPS, selon le cas.
Dans tous les cas, sont conservés les droits acquis par les bénéficiaires desdits régimes, tant pour la partie prenant en charge les
cotisations que pour le taux de couverture dont ils bénéficient.
43
AGENCE NATIONALE DE L’ASSURANCE MALADIE (ANAM), op.cit,. note n°(10).
44
Mohammed OUELD ELFAD EZZAHOU, ”Protection social du personnel des établissements public : chaque coq est seigneur sur
son fumier »,6 juillet 2020. https://www.ecoactu.ma/protection-sociale-etablissements-publics/ (consulté le 23/3/2021)
16
D’une autre part, la CNOPS refuse l’adhésion des EEP dont le rapport (adhérents actifs/ adhérents pensionnées)
est très diminué. Puisque comme on l’a déjà dit lorsque ce rapport est minime on peut affirmer que le résultat
technique sera déficitaire (due au vieillissement ou à la maladie et a la diminution des montants de cotisations
prélevées sur les pensions). C’est ce qu’a confirmé par exemple le Directeur de la CNOPS, dans sa réponse au rapport
de la cours des comptes45 sur ce point, lorsqu’il a invoqué l’adhésion du personnel et des pensionnées de l’ONCF en
2016. Avec 46 055 d’adhérents, a un ratio (actifs / pensionnées) de 0,66, et après deux ans de leur intégration le solde
de leurs cotisations est déficitaire de 40 M de Dirhams.
A notre humble avis, seule une adhésion complète et large, bien entendu après une préparation par des études
actuarielles, peut permettre de compenser ces difficiles et au moins avoir une meilleur visibilité, dans une perspective
d’augmentation des ressources, soit par les cotisations ou par des subventions directes de l’état (qui payait déjà pour
ces mutuelles éparpillés).
Pour ce qui est de la CNSS, 3 369 entreprises employant un effectif de 639 654 salariés en 2017 46 qui relèvent
du secteur privé. Pour ce retard d’adhésion au régime de la CNSS, et qui est lié selon le ministère de la santé a la non
publication des décrets d’application des articles 11, 13, 17, 31, 59, 74, 80 et 103. La réponse du ministre du travail et
de l’insertion professionnelle toujours dans le rapport annuel de la COUR des COMPTES , est « Cette problématique
a été inscrite à l’ordre du jour des travaux de la commission thématique chargé de la couverture médicale de base issue
de la commission ministérielle du pilotage et de la réforme la gouvernance du système de la protection sociale. »47.
Mais au jour de la préparation de cet exposé il n’y a aucun Décret d’application publié dans le B.O en la matière.
Bibliographie
OUVRAGES
DUPEYROUX Jean-Jacques, BORGETTO Michel, LAFORE Robert, Droit de la sécurité sociale, Précis Dalloz, 8e
édition, 2015.
45
Rapport d’activités relatif à l’exercice de 2018, Le Régime de l’assurance maladie obligatoire gérée par la Caisse nationale des
organismes de prévoyance sociale, LA COURS DES COMPTES, 2018 .page 413.
http://www.courdescomptes.ma/upload/_ftp/documents/Rapport%20CDC_Partie1_2018.pdf (consulté le 22/3/2021).
46
Rapport d’activités relatif à l’exercice de 2018, Régime de l’assurance maladie obligatoire de base, des salariés du secteur
privé, géré par la Caisse nationale de sécurité sociale, LA COURS DES COMPTES, 2018 .page 393.
http://www.courdescomptes.ma/upload/_ftp/documents/Rapport%20CDC_Partie1_2018.pdf (consulté le 22/3/2021).
47
Ibidem, p. 403.
17
KESSLER Francis, Droit de la protection sociale, Dalloz, 6e édition, 2017.
Rapports :
ACAPS, RAPPORT ANNUEL SECTEUR DE LA PREVOYANCE SOCIALE, 2017 ;
Disponible sur : https://www.acaps.ma/sites/default/files/publication_documents/rapport_dps_def_v4.pdf
AGENCE NATIONALE DE L’ASSURANCE MALADIE (ANAM), Rapport Annuel Global de l’AMO 2018, ,
http://www.anam.ma/wp-content/uploads/2015/06/RAG2018-VF.pdf
Conseil économique, social et environnemental, La protection sociale au Maroc Revue, bilan et renforcement
des systèmes de sécurité et d’assistance sociale, 2018.
Rapport d’activités relatif à l’exercice de 2018, Le Régime de l’assurance maladie obligatoire gérée par la
Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale, LA COURS DES COMPTES, 2018.
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Rapport d’activités relatif à l’exercice de 2018, Régime de l’assurance maladie obligatoire de base, des
salariés du secteur privé, géré par la Caisse nationale de sécurité sociale, LA COURS DES COMPTES, 2018.
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Articles, Mémoires & Webographie :
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CHEMILLIER-GENDREAU M. Denis, « Les premières Assises Nationales de la Protection Sociale , Couverture
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