Les causes
Les termes « violence à l’égard des femmes » désignent tous actes de violence dirigée
contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des
souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la
contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie
privée. »
Ce terme reprend donc un grand nombre de violences telles que :
Les violences subies dans le cadre familial : les violences conjugales, y compris le viol,
les violences sexuelles infligées par des membres de la famille, la violence liée à la
pratique de la dot, les mutilations génitales féminines, etc.
Les violences liées au milieu social : violences et harcèlement sexuel sur le lieu de
travail, injures sexistes dans l’espace public, prostitution forcée
La violence faite aux femmes n’est en aucun cas naturelle. Elle relève d’une construction
sociale où l’inégalité hommes / femmes est la norme. Puisque les femmes sont dans une
position politique, économique et sociale inférieure aux hommes, elles sont rendues plus
vulnérables à de nombreuses formes de violences. Parmi elles, les personnes cumulant
plusieurs facteurs de discrimination (handicap, précarité, en situation de migration, etc.) sont
d’autant plus à risque d’être exposées à de tels comportements.
L'OMS a réussi à lister une série d'événements responsables de la violence conjugale, exercée
surtout contre les femmes, quel que soit le pays concerné, en voie de développement, ou
développés. "En voici des exemples :
ne pas obéir à l’homme ; lui répondre ; ne pas avoir préparé le repas à temps ; ne pas bien
s’occuper des enfants ou du foyer ; interroger l’homme sur des questions d’argent ou au sujet
de petites amies ; aller quelque part sans l’autorisation de l’homme ; l’homme soupçonne la
femme d’infidélité.
Il existe, selon l'OMS, des facteurs de risque à la violence. "la pauvreté familiale pendant
l’enfance et l’adolescence, de mauvais résultats scolaires et une délinquance agressive à l’âge
de 15 ans" est un facteur de risque, mais ce n'est pas le seul. Les antécédents de violences
familiales, la consommation d'alcool chez les hommes, et les troubles de la personnalité sont
d'autres facteurs de risque.
CONSÉQUENCES
Les violences sexuelles sont de graves atteintes aux droits fondamentaux de tout être humain
et en résulte une myriade de possibles conséquences pour la victime. Ces violences ont un
coût (psychique, social et financier) très important pour les victimes.
CONSÉQUENCES PHYSIQUES
Conséquences physiques résultant directement du viol : douleurs aiguës, plaies du vestibule,
perforation hyménale, etc., ainsi que la possible transmission d’une infection sexuellement
transmissible (IST).
Conséquences physiques pouvant être ressenties par la suite : douleurs chroniques, fatigue
intense, maux de tête, troubles digestifs et gynécologiques, palpitations, affections
neurologiques, etc. Les violences sexuelles peuvent en effet avoir des conséquences de long
terme affectant durablement la santé physique des individus, notamment en lien avec le stress
intense qu’elles génèrent. À titre d’exemple, les femmes victimes de violences sexuelles ont
ainsi démontré un taux trois fois plus élevé de fibromyalgie — une maladie chronique
caractérisée par des douleurs diffuses, des troubles du sommeil et une importante fatigue —
que le reste des femmes interrogées.
CONSÉQUENCES PHYCHOLOGIQUES
Les conséquences psychologiques se déclinent elles aussi sur le court, moyen et long terme.
Si la victime n’est pas accompagnée par des professionnelles spécialisées, celles-ci peuvent
s’aggraver. Une liste d’exemples non exhaustive est donnée ici :
Confusion, baisse de l’estime de soi, sentiment de honte
Anxiété, stress post-traumatique, hypervigilance
Dépression
Troubles obsessionnels du comportement (TOC), comportements alimentaires
perturbés
Amnésie traumatique totale ou partielle concernant l’agression ; difficulté de se
remémorer les faits avec exactitude, car ces derniers sont stockés dans la mémoire
traumatique et non dans la mémoire autobiographique consciente et contrôlée
Tous les phénomènes décrits ci-dessus sont des réactions normales du psyché humain face à
des situations anormales.
CONSÉQUENCES SOCIALES
Par ailleurs, la victime peut se voir confronter à différentes difficultés sociales et
relationnelles résultant de son agression : isolement social, rupture avec la famille, manque de
confiance et établissement d’une relation à l’autre compliquée, difficultés professionnelles,
etc.