LA COMMUNICATION
1. Qu’entend-on par communication ?
Contrairement à ce que l’on pense, la communication ne se limite pas à l’envoi d’un
message d’un émetteur à un récepteur. Dans ce cas, on parle simplement d’une
transmission d’informations comme la note de service où la réaction du public cible
n’aura aucun impact sur la nature du message.
La communication va bien au-delà, car il s’agit d’une interaction entre deux entités qui se
partagent des informations. Il s’agit de créer une relation avec autrui, d’échanger des
connaissances ou des émotions à travers un langage, des outils de télécommunication ou
des technologies d’information.
Ainsi, dans la communication, chacun des interlocuteurs peut avoir son mot à dire. De ce
fait, chacun est en mesure d’influencer les autres volontairement ou inconsciemment.
Pour que le courant passe alors, il est nécessaire de demeurer attentif à la réponse des
autres, ce qui demande des capacités d’observation. En effet, la façon de communiquer
varie en fonction de la réaction et du retour des informations.
2. Quelles sont les composantes de la communication ?
Qu’elle soit verbale ou non, la chaîne de communication doit toujours suivre un schéma
basique constitué de sept composantes à savoir le contexte, la source, le message, le
canal, les interférences, le récepteur et enfin la rétroaction.
Le contexte
C’est l’atmosphère physique et psychologique dans laquelle la communication est
effectuée. On distingue le contexte spatio-temporel et les contextes sociaux. Le premier
constitue le lieu et le temps imparti à l’échange. Le deuxième englobe le relationnel, le
normatif, le culturel et le statuaire. Ces éléments influencent grandement la manière de
communiquer.
L’émetteur ou la source
C’est celui d’où vient le message. On l’appelle également, à juste titre, l’expéditeur. Il crée
l’information et contrôle ce qui sera transmis aux interlocuteurs. Il constitue alors le point
de départ du schéma de la communication. Il peut être représenté par un seul ou
plusieurs individus.
Le message ou l’information
C’est ce qui va être transmis aux interlocuteurs. Il s’agit d’un stimulus que la source va
envoyer aux récepteurs. Ainsi, le message peut être transmis consciemment ou non et
peut comporter des mots, des gestes, des mouvements, des images et autres.
Le canal de communication
Il s’agit du moyen utilisé pour diffuser le message. Le canal ou le média constitue le
support de l’information ou le véhicule qui relie le récepteur et l’émetteur. À ce titre, il peut
s’agir de mots écrits, d’un enregistrement, etc. Le téléphone, la radio et la télévision sont
des médias de communication.
Les interférences
Les interférences sont caractérisées par les facteurs ou les bruits qui peuvent changer de
manière significative la perception du message. On parle de bruits extérieurs lorsqu’ils
proviennent de l’environnement (par exemple une moto qui passe). Quant aux
interférences intérieures, elles viennent du récepteur.
Le récepteur
C’est l’interlocuteur qui reçoit le message, essaie de le comprendre et d’en interpréter la
signification. C’est avec lui que l’émetteur désire communiquer. C’est alors le point
d’arrivée de l’information. On parle également d’un individu ou d’un groupe d’individus
ayant un même intérêt.
Le résultat ou la réaction
Une fois le message transmis au récepteur, ce dernier peut réagir en fonction. Cette
réaction fait office de feedback à l’émetteur, lui permettant de s’assurer que l’information
a été correctement diffusée et comprise. C’est la partie qui distingue le procédé de
communication d’une simple émission d’information.
La communication de groupe
Contrairement à la communication interpersonnelle, la communication de groupe
concerne la transmission d’un message d’un ou de plusieurs émetteurs vers un groupe
d’individus ciblés. Les récepteurs sont alors définis selon leur culture et leurs intérêts. Ce
mode de communication est apparu dans les années 50, avec l’émergence de la société
de consommation.
L’exemple type en est la publicité. Les entreprises vendent leurs produits et les valorisent
en diffusant des messages personnalisés destinés à un public bien défini. Les réunions
entre cadres constituent également une communication de groupe. Cependant, la
rétroaction n’est pas aussi rapide que lors d’une communication interpersonnelle. De
plus, le récepteur peut parfois se sentir inférieur.
Quels sont les différents types de communication ?
Les types de communication diffèrent selon le nombre d’acteurs impliqués et leur nature.
On parle également de niveaux de communication et on en distingue trois :
La communication interpersonnelle
Cette communication met en relation directe au moins deux individus qui sont l’émetteur
et le récepteur. C’est la base même de la discipline et de la relation humaine, car elle est
primordiale lorsque l’on vit en société. Elle suit un schéma très simple. L’émetteur envoie
un message par un canal de communication vers un récepteur qui réagira en fonction.
Sans cette rétroaction, la communication sera coupée. À titre d’exemple, les discussions
par téléphone sont des communications interpersonnelles.
Le message peut être verbal ou non verbal. Le postulat de Palo Alto suppose que le
comportement humain constitue également une forme de communication. À ce titre,
même en restant muet et immobile, on dévoile des sentiments qui peuvent être
interprétés de différentes manières.
La communication interpersonnelle peut se faire directement, c’est-à-dire oralement, avec
les deux interlocuteurs présents ou indirectement (via un téléphone ou une
vidéoconférence par exemple). Mais il est aussi possible de communiquer de manière
différée par l’envoi de lettres ou d’e-mails entre autres.
La communication de groupe
Contrairement à la communication interpersonnelle, la communication de groupe
concerne la transmission d’un message d’un ou de plusieurs émetteurs vers un groupe
d’individus ciblés. Les récepteurs sont alors définis selon leur culture et leurs intérêts. Ce
mode de communication est apparu dans les années 50, avec l’émergence de la société
de consommation.
L’exemple type en est la publicité. Les entreprises vendent leurs produits et les valorisent
en diffusant des messages personnalisés destinés à un public bien défini. Les réunions
entre cadres constituent également une communication de groupe. Cependant, la
rétroaction n’est pas aussi rapide que lors d’une communication interpersonnelle. De
plus, le récepteur peut parfois se sentir inférieur.
La communication de masse
La communication de masse vise à toucher le plus d’interlocuteurs possible. À ce titre, un
émetteur (qui peut également être un groupe d’émetteurs) fait circuler des messages vers
tous les récepteurs disponibles à leur insu ou non. Le message est donc destiné à une
large audience qui pourra être en partie ou totalement influencée par l’intermédiaire des «
mass media » généralement constitués de la presse, de la radio et de la télévision.
Ainsi, la rétroaction est presque absente, voire nulle, dans le schéma de la
communication de masse. Néanmoins, le message est transmis rapidement vers un
grand nombre de récepteurs. Cette forme de communication a également l’avantage
d’être totalement contrôlée par l’émetteur et d’avoir des effets très rapides.
Le risque réside dans la déperdition du contenu du message à cause d’un public non
ciblé. En effet, avec la communication de masse, on diffuse également des informations à
une audience hétérogène avec des intérêts différents. Dans ce sens, la communication de
masse est considérée comme une dérivée de la communication de proximité.
La communication d’entreprise : qu’est-ce que c’est ?
La communication tient une place primordiale dans le cadre de la gestion d’entreprise. Il
s’agit de l’ensemble des actions permettant de donner une image et une notoriété à une
entreprise. En outre, ce procédé permet de faire connaître au public un produit, un service
ou une prestation dans le cas d’une communication commerciale.
D’autre part, cette discipline vise à motiver les acteurs de l’entreprise, à les mobiliser et à
instaurer des échanges entre les dirigeants et les salariés, mais aussi à établir des
relations durables avec les prospects et les clients. Elle aide alors à gérer les activités
pour établir un environnement propice au développement de l’entreprise.
En outre, la communication d’entreprise est mise en place par les ressources humaines
dans le but d’améliorer les conditions de travail et d’éviter une communication de crise.
Les types de communication en entreprise
La communication d’entreprise rassemble cinq branches, à commencer par
la communication interne. C’est la branche qui se charge d’assurer la cohésion du groupe
et d’instaurer un environnement propice au développement de chacun. Elle permet de
rapprocher les dirigeants et leurs salariés.
La communication externe s’adresse aux acteurs en dehors de l’entreprise. Il s’agit des
consommateurs, des fournisseurs, des partenaires, sans oublier les investisseurs.
La communication éditoriale utilise les mots, c’est-à-dire des contenus écrits afin de
transmettre l’information. Elle use de différents supports comme les sites web, les
pancartes, les fiches produits ou encore les dossiers de presse.
La communication événementielle est un procédé de communication se basant sur la
création d’évènements. Aujourd’hui, les canaux de communication incluant les médias ne
suffisent plus pour valoriser un produit ou un service. Il est aujourd’hui primordial
d’organiser des manifestations culturelles, sportives, touristiques ou encore politiques.
Les relations publiques permettent de promouvoir les relations entre les acteurs de
l’entreprise, qu’ils soient internes ou externes. Le chargé des relations publiques est
amené à établir un lien de confiance avec le public cible. Il ne faut pas confondre les
relations publiques avec la publicité ou le lobbying, car l’action n’induit pas toujours un
acte de vente.
Communiquer pour grandir ensemble
29. Dans le processus de renouvellement de ces années, il apparaît que la
communication est l'un des facteurs humains qui acquiert une importance croissante
pour la vie de la communauté religieuse. L'exigence la plus sincère d'augmenter la vie
fraternelle d'une communauté s'accompagne du besoin correspondant d'une
communication plus large et plus intense.
Pour devenir vraiment frères et sœurs, il est nécessaire de se connaître. Pour apprendre à
se connaître, il est très important de communiquer de manière plus large et plus
profonde. Une plus grande attention est accordée aujourd'hui aux différents aspects de la
communication, bien qu'à un degré et d'une manière différents selon les différents
instituts et les différentes régions du monde.
30. La communication au sein des instituts a atteint un développement remarquable. Les
réunions régulières de ses membres aux niveaux de la congrégation, de la région et de la
province se sont multipliées, les supérieurs envoyant régulièrement des lettres et offrant
des suggestions et visitant les communautés plus fréquemment, et l'utilisation des
bulletins internes et des journaux s'est répandue.
Cette communication poussée, requise à différents niveaux, tout en respectant la
physionomie de l'institut, crée normalement des relations plus étroites, nourrit l'esprit de
famille et la participation à tout ce qui concerne l'ensemble de l'institut, sensibilise aux
problèmes généraux et fédère les personnes plus consacrées autour de la mission
commune. .
31. Au niveau communautaire également, il a été prouvé qu'il est très positif d'avoir eu
des réunions régulières -souvent hebdomadaires- dans lesquelles les religieux et les
religieuses partagent les problèmes de la communauté, de l'institut et de l'Église et
discutent des principaux documents de celui-ci. Ce sont aussi des moments utiles pour
écouter les autres, partager ses propres idées, faire le point et évaluer les progrès
réalisés, réfléchir et planifier ensemble.
La vie fraternelle, surtout dans les grandes communautés, a besoin de ces moments pour
grandir. Ce sont des moments qui doivent être libres de toute autre occupation ; des
moments importants de communication aussi pour créer un sens de coresponsabilité et
pour situer son propre travail dans le contexte plus large de la vie religieuse, ecclésiale
et du monde -dans lequel on a été envoyé en mission-, et pas seulement dans le domaine
de communauté de vie. C'est un chemin que toutes les communautés doivent suivre, en
adaptant convenablement leurs rythmes et leurs modalités aux dimensions des
communautés elles-mêmes et de leurs engagements. Dans les communautés
contemplatives, cela exige le respect de son propre style de vie.
32. Mais ce n'est pas tout. Dans de nombreux endroits, le besoin d'une communication
plus intense entre les religieux d'une même communauté se fait sentir. Le manque et la
pauvreté de la communication génèrent généralement un affaiblissement de la fraternité
dû à l'ignorance de la vie de l'autre, ce qui rend le frère étranger et la relation anonyme,
en plus de créer de véritables situations d'isolement et de solitude.
Dans certaines communautés, on déplore la faible qualité de la communication
fondamentale des biens spirituels : les questions et les problèmes marginaux sont
communiqués, mais ce qui est vital et central à la vie consacrée est rarement partagé.
Les conséquences peuvent être douloureuses, car l'expérience spirituelle prend
insensiblement des connotations individualistes. De plus, la mentalité d'autogestion est
favorisée ainsi que l'insensibilité à l'autre, tout en recherchant lentement des relations
significatives en dehors de la communauté.
Il faut affronter le problème explicitement : avec tact et attention et sans forcer ; mais
aussi avec détermination et créativité, en recherchant des formes et des instruments qui
permettent à chacun d'apprendre progressivement à partager, dans la simplicité et la
fraternité, les dons de l'Esprit, pour qu'ils deviennent vraiment les siens et servent à
l'édification de tous (cf. 1 Cor 12:7).
La communion naît précisément de la communication des biens de l'Esprit, une
communication de foi et dans la foi, où le lien de fraternité devient d'autant plus fort que
ce qui est mis en commun est central et vital. Cet exercice de communication sert aussi
à apprendre à communiquer vraiment, permettant alors à chacun, dans l'apostolat, de
"confesser sa propre foi" en termes faciles et simples, afin que chacun puisse la
comprendre et l'aimer.
Les manières de communiquer les dons spirituels peuvent être très diverses. En plus de
ceux déjà mentionnés -partage de la Parole et de l'expérience de Dieu, discernement et
projet communautaire-(43), on peut aussi rappeler la correction fraternelle, la révision
de vie et d'autres formes typiques de la tradition. Ce sont là des manières concrètes de
mettre au service des autres et de faire revenir à la communauté les dons que l'Esprit
accorde abondamment pour son édification et sa mission dans le monde.
Tout cela acquiert une plus grande importance en ce moment où des religieux non
seulement d'âges différents, mais aussi de races diverses, de formation culturelle et
théologique différente, des religieux qui ont vécu des expériences très diverses au cours
de ces années de tant d'agitation et de tant de pluralisme.
Sans dialogue et sans écoute, on risque de créer des existences juxtaposées ou
parallèles, ce qui est très éloigné de l'idéal de fraternité.
33. Toute forme de communication implique des itinéraires et des difficultés
psychologiques particulières qui peuvent être affrontées positivement, même avec l'aide
des sciences humaines. Certaines communautés ont bénéficié, par exemple, de l'aide
d'experts en communication et de professionnels dans le domaine de la psychologie ou
de la sociologie.
Ce sont des moyens exceptionnels qui doivent être valorisés avec prudence et qui
peuvent être utilisés avec modération par les communautés désireuses de briser le mur
de séparation qui s'érige parfois au sein d'une même communauté. Les techniques
humaines peuvent être utiles, mais elles ne suffisent pas. Il est nécessaire que chacun
veuille vraiment le bien de son frère, en cultivant la capacité évangélique de recevoir
des autres tout ce qu'il veut donner et communiquer, et, en fait, communiquer avec son
existence même.
« Ayez les mêmes sentiments et le même amour ; Soyez cordial et unanime. Avec une
grande humilité, estimez les autres comme supérieurs. Cherchez les intérêts des autres et
pas seulement les vôtres. Ayez entre vous les mêmes sentiments que le Christ Jésus
avait » (Ph 2, 2-5).
Ce n'est que dans ce climat que les diverses formes et techniques de communication,
compatibles avec la vie religieuse, peuvent obtenir des résultats favorables à la
croissance de la fraternité.
34. L'influence considérable que les moyens de communication sociale ont sur la vie et
la mentalité de nos contemporains affecte également les communautés religieuses et
conditionne assez souvent la communication en leur sein.
Ainsi, la communauté, consciente de leur influence, s'éduque à les utiliser pour la
croissance personnelle et communautaire avec la clarté évangélique et la liberté
intérieure de celui qui a appris à connaître le Christ (cf Ga 4, 17-23). Ces médias, en
effet, proposent, et souvent imposent, une mentalité et un modèle de vie qui doivent être
continuellement confrontés à l'Evangile. À cette fin, de nombreux endroits, une
formation profonde est demandée pour l'accueil et l'utilisation critique et fructueuse de
ces moyens. Pourquoi ne pas faire de ce sujet un objet d'évaluation, de vérification et de
programmation dans des réunions communautaires régulières ?
En particulier lorsque la télévision devient la seule forme de divertissement, elle entrave
et parfois empêche les relations entre les personnes, limite la communication fraternelle
et peut même nuire à la vie consacrée elle-même.
Un juste équilibre s'impose : l'usage modéré et prudent des médias(44), accompagné
d'un discernement communautaire, peut aider la communauté à mieux appréhender la
complexité du monde de la culture, peut permettre un accueil conflictuel et critique, et
aider, enfin , d'évaluer son impact au regard des différents ministères au service de
l'Evangile.
Conformément à l'option de leur état de vie spécifique, caractérisé par une séparation
plus marquée du monde, les communautés contemplatives doivent se sentir plus
engagées à maintenir une atmosphère de recueillement, en adhérant aux normes établies
dans leurs propres constitutions sur l'utilisation des médias sociaux la communication.