Guide Des Inspections Basees
Guide Des Inspections Basees
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COTRIDIASO
Cadre général :
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Coopération tripartite dano-marocaine sur le dialogue social
M. Abdessamad Drissi
M. Abdellah Benfriha
Dr Khadija Harourate
M. Michael Eirup
M. Jacob L. Duch
M. Jorn N. Andersen
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Procédure de visite d’inspection du travail en hygiène et
sécurité (visite planifiée)
Plan
Introduction
Généralités sur l’inspection du travail
1- Missions de l'inspection du travail
2- Champ d’intervention de l’inspection du travail
3- Principaux textes législatifs et réglementaires régissant la santé et la sécurité au travail
Procédure de la visite d’inspection HS
1- Différents types de visites d’hygiène et de sécurité
2- Champ d’application de la procédure
3- Définition de l’inspection en HS
4- Objectifs
5- Responsabilités
6- Résumé de la procédure
I-Programmer l’inspection
Etape 1: Cibler les priorités
Etape 2: Fixer un calendrier
Etape 3: Choisir le moment opportun
Etape 4: Informer l’employeur
II-Se préparer
Etape 1: Etablir les objectifs de l’inspection
Etape 2: Préparer l’inspection
Etape 3: S’assurer de la logistique
III-Réaliser l’inspection
Etape 1: Arrivée à l’établissement
Etape 2: Prendre les précautions nécessaires pour protéger sa santé et sa sécurité lors de la
visite
Etape 3: Réunion préliminaire
Etape 4: Inspecter le site et consulter et vérifier les documents, registres et affiches
Etape 5: Evaluer les informations obtenues par observation, entretiens et documentations.
Etape 6: Réunion de conclusion.
IV-Etablir le rapport, le transmettre, et assurer le suivi
Les suites d’une visite d’inspection
1- Communication aux employeurs
2- La mise en demeure
3- Le procès-verbal d’infractions
Annexes
1. Conventions et recommandations de l'OIT sur la sécurité et la santé au travail
2. Fiche de synthèse
3. Lettre d’annonce de la visite d’inspection à l’employeur
4. Aide mémoire de la visite
5. Rapport de visite
6. Mise en demeure avec délai
7. Mise en demeure sans délai
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Introduction
Cette procédure a été développée pour aider les agents chargés de l’inspection du travail à effectuer
une visite d’hygiène et de sécurité qui respecte et développe le dialogue social tripartite : entre les
employeurs, les salariés (et leurs représentants) et l’administration (inspection du travail).
Cette procédure se base sur le guide de méthodologie de l’inspection du travail édité par le
ministère. Elle édicte une méthodologie de travail, cadre pour une visite d’inspection planifiée en
hygiène et sécurité. Des procédures pour d’autres types de visites devront compléter celle-ci.
Toutefois, elle ne prétend pas remplacer un bon jugement professionnel issu des compétences et de
l’expérience des agents.
Elle sera révisée et mise à jour répondant ainsi au souci d’amélioration continue de notre activité.
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Généralités sur l’inspection du travail
Les médecins et ingénieurs chargés de l’inspection du travail interviennent chacun dans la limite de
sa spécialité.
L'article 530 du Code précise que le contrôle de certains secteurs d’activité est confié à des agents
relevant d'autres administrations. C'est ainsi que l'inspection des entreprises minières est assurée
par les ingénieurs des mines.
En conclusion, l'inspecteur doit toujours s'assurer que l’établissement qu’il envisage d’inspecter est
bien assujetti au Code du travail ou qu'il ne relève pas de la compétence d’autres systèmes
particuliers de contrôle.
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B- Dispositions spécifiques et particulières relatives à l’hygiène et à la sécurité au
travail :
Protection contre les risques dus à l’utilisation des corps radioactifs et des rayons X :
Arrêté Viziriel du 1er août 1951 déterminant les mesures particulières de protection
applicables aux établissements dans lesquels sont préparés, manipulés ou employés
les produits radioactifs et ceux dans lesquels sont mis en œuvre les rayons X (B.O. n°
2025 du 17 août 1951, p. 1284).
Arrêté du 1er août 1951 du directeur du travail et des questions sociales déterminant
les termes de l’avis concernant les dangers que présentent les corps radioactifs ainsi
que les précautions à prendre pour les éviter (B.O. n° 2025 du 17 août 1951, p.
1285).
Arrêté du 1er août 1951 du directeur du travail et des questions sociales déterminant
les termes de l’avis concernant les dangers que présentent les rayons X ainsi que les
précautions à prendre pour les éviter (B.O. n° 2025 du 17 août 1951, p. 1287).
Décret n° 2-97-132 du 25 joumada II 1418 (28 octobre 1997) relatif à l’utilisation des
rayonnements ionisants à des fins médicales ou dentaires. (B.O. 4540 du 04
décembre 1997, p. 1025).
Décret n° 2-97-30 du 25 joumada II 1418 (28 octobre 1997) fixant les principes
généraux de protection contre les dangers pouvant résulter de l’utilisation des
rayonnements ionisants et les conditions auxquelles est soumise toute activité
impliquant une exposition aux rayonnements ionisants (B.O. 4540 du 04 décembre
1997, p. 1013).
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Protection contre les risques dus à l’inhalation des poussières d’origines industrielles :
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utilisés pour le travail dans l’air comprimé ainsi que les modalités de vérification de
ces matériels et installations (B.O. n° 3015 du 13 aout 1970, p. 1174).
Décret n° 2-98-975 du 28 chaoual 1421 (23 janvier 2001) relatif à la protection des
travailleurs exposés aux poussières d’amiante (B.O. n°4870 du 1 février 2001, p. 192).
Arrêté n° 3352 du 26 octobre 2010 fixant la valeur moyenne d’exposition aux fibres
d’amiante dans le milieu de travail (B.O. n°5906 du 6 janvier 2011).
Arrêté du 3 février 1960 du ministre du travail et des questions sociales déterminant les
modalités spéciales d’application de la législation sur la réparation des maladies
professionnelles à la silicose et à l’asbestose professionnelle (B.O. n° 2469 du 19 février
1960, p. 387).
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où le personnel est exposé à l’intoxication saturnine (B.O. n° 2139, du 23 octobre 1953,
p. 1503).
Décret n° 2-08-528 du 25 joumada I 1430 (21 mai 2009) relatif à la protection des
travailleurs contre les risques dus au benzène et aux produits dont le taux en benzène
est supérieur à 1 en volume (B.O. n° 5740 du 04 juin 2009, p. 925).
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Arrêté viziriel du 18 août 1952, déterminant les mesures particulières d’hygiène
applicables dans les établissements dont le personnel est exposé aux dangers de
l’intoxication benzolique (B.O. n° 2080, du 5 septembre 1952, p. 1231).
Arrêté du 25 août 1952, du directeur du travail et des questions sociales, fixant la liste
des travaux industriels pour l’exécution desquels des mesures d’hygiène doivent être
observées dans le but d’éviter l’intoxication benzolique (B.O. n° 2080, du 5 septembre
1952, p. 1232).
Arrêté du 26 août 1952 du directeur du travail et des questions sociales, indiquant les
dangers de l’intoxication par le bromure de méthyle (B.O. n° 2081 du 12 septembre
1952, p. 1264).
Arrêté du 27 août 1952 du directeur du travail et des questions sociales, fixant les
recommandations prévues pour les visites médicales du personnel exposé à l’intoxication
par le bromure de méthyle (B.O. n° 2081 du 12 septembre 1952, p. 1265).
Arrêté viziriel du 16 janvier 1950 relatif aux précautions à prendre par les travailleurs qui
emploient le ciment à prise rapide (B.O. n° 1949 du 3 mars 1950, p. 246).
Arrêté du 24 août 1956 du ministre de la production industrielle et des mines relatif aux
visites médicales pour les préventions du manganisme (B.O. n° 2289, du 7 septembre
1956, p. 1005).
Arrêté du 24 août 1956 du ministre de la santé fixant les termes des recommandations
pour les visites médicales du personnel exposé à l’intoxication par le manganèse (B.O. n°
2289, du 7 septembre 1956, p. 1005).
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Protection contre les risques dus à l’utilisation du charbon :
Arrêté du 10 mai 1952 du directeur du travail et des questions sociales, déterminant les
termes de l’affiche indiquant les dangers du charbon, ainsi que les précautions à prendre
pour éviter cette maladie (B.O. n° 2064 du 16 mai 1952, p. 727).
Arrêté viziriel du 7 juillet 1953 relatif aux mesures particulières d’hygiène applicables
dans les établissements dont le personnel est exposé aux intoxications par l’hydrogène
arsénié (B.O. n° 2127, du 31 juillet 1953, p. 1066).
Arrêté du 22 juillet 1953 du directeur du travail et des questions sociales fixant les
termes de l’avis indiquant les sources et les dangers de l’intoxication par l’hydrogène
arsénié et les moyens de prévenir cette intoxication (B.O. n° 2127 du 31 juillet 1953, p.
1066).
Arrêté du 22 juillet 1953 du directeur du travail et des questions sociales fixant les
termes des recommandations aux médecins chargés de la surveillance du personnel
exposé aux risques d’inhalation d’hydrogène arsénié (B.O. n° 2127 du 31 juillet 1953, p.
1067).
Arrêté du 10 septembre 1953 du directeur du travail et des questions sociales fixant les
termes des recommandations prevues pour les visites médicales du personnel exposé à
l’action des poussières arsenicales (B.O. n° 2139 du 23 octobre 1953, p. 1508).
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Décret du 4 juillet 1957 déterminant les mesures particulières de protection des ouvriers
occupés dans les chambres froides (publié au B.O n° 2337 du 9 aout 1957. P 1038).
Arrêté viziriel du 11 juin 1949 déterminant la liste des machines ou parties de machines
dangereuses pour les ouvriers et pour lesquelles il existe des dispositifs de protection
d’une efficacité reconnue, (B.O. n° 1916, 15 juillet 1949, p.873).
Protection des salariés dans les établissements mettant en œuvre des courants électriques :
Arrêté viziriel du 28 juin 1938 concernant la protection des travailleurs dans les
établissements qui mettent en œuvre des courants électriques (B.O. n°1343, du 22 juillet
1938, p. 983), modifié et complété par les arrêtés du 4 avril 1940 (B.O. n° 1715, du 7
septembre 1945, p. 602) et 28 décembre 1951 (B.O. n° 2049, du 1 février 1952, p. 168).
Arrêté viziriel du 28 juin 1938 du secrétaire général du protectorat fixant le texte des
extraits de l’arrêté viziriel du 28 juin 1938 concernant la protection des salariées dans les
établissements qui mettent en œuvre des courants électriques, dont l’affichage est
obligatoire dans les locaux contenant des installations électriques de 2° ou de 3°
catégories, (B.O. n° 1343 du 22 juillet 1938, p. 1007).
Arrêté du 29 décembre 1951 du directeur du travail et des questions sociales relatif aux
circuits de secours et de sécurité. (B.O. n° 2049.du 1 er février 1952.p.171).
Protection contre les risques dus à l’utilisation des appareils de levage autres que les
ascenseurs et les monte-charges :
Arrêté du 3 novembre 1953 du directeur du travail et des questions sociales fixant les
conditions de vérification des appareils de levage autres que les ascenseurs et monte-
charge, (B.O. n° 2142. du 13 novembre 1953, p. 1628).
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Protection dans le bâtiment et travaux publics :
Protection des salariés dans les établissements ou sont entreposés ou manipulés certains
produits inflammables :
Arrêté du 15 mars 1952 déterminant les mesures particulières de protection des salariés
qui exécutent des travaux de peinture ou de vernissage par pulvérisation, (B.O. n° 2058,
du 4 avril 1952, p.510).
Protection des salariés contre les risques dus aux appareils à vapeur et aux appareils à
pression :
Dahir du 22 juillet 1953 portant règlement sur l’emploi des appareils à vapeur à terre,
(BO. n° 2132, du 4 septembre 1953, p.1242).
Dahir du 12 janvier 1955 portant réglementation sur les appareils à pression de gaz,
(B.O. n° 2207, du 11février 1955, p.189).
Arrêté du 12 janvier 1955 fixant les taxes perçues à l’occasion des épreuves d’appareils à
pression de gaz, (B.O. n° 2207, du 11 février 1955, p.191).
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Arrêté du 13 janvier 1955 du directeur de la production industrielle et des mines
règlementant la construction et l’emploi des appareils à pression de gaz, modifié par
l’arrêté du 14 octobre 1955, (B.O. n° 2207, du 11 février 1955)
Arrêté du 14 janvier 1955 du directeur de la production industrielle et des mines
règlementant fixant certaines modalités d’application du dahir du 12 janvier 1955
portant règlement sur les appareils à pression de gaz, (B.O. n° 2207, du 11février 1955,
p.193).
Arrêté du 4 juillet 1949 déterminant les mesures à prendre pour assurer la sécurité des
salariés sur les voies ferrées des établissements industriels et commerciaux, (B.O. n°
1919, du 5août 1949, p.973).
Dispositions relatives au transport des colis d’un poids supérieur à une tonne :
Décret n° 2-04-468 du 16 kaada 1425 (29 décembre 2004) fixant les indications que
doivent comporter les colis pesant au moins 1000 kilogrammes de poids (B.O. n° 5280 du
6 janvier 2005, p.22).
Dahir du 24 joumada I 1373 (30 janvier 1954) relatif au contrôle des explosifs (B.O. n°
2154 du 05 février 1954, p. 166).
Arrêté viziriel du 17 kaada 1351 (14 mars 1933) réglementant les conditions
d’installation et de la surveillance des locaux servant à l’emmagasinage des explosifs
provenant des dépôts autorisés (B.O. n° 1069 du 21 avril 1933, p. 355).
Arrêté viziriel du 24 joumada I 1373 (30 janvier 1954) fixant certaines modalités
d’application du dahir du 14 janvier 1914 (17 safar 1332) réglementant l’importation, la
circulation et la vente des explosifs au Maroc et fixant les conditions d’installation des
dépôts (B.O. n° 2154 du 05 février 1954, p. 168).
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Dispositions relatives au transport des gaz de pétrole liquéfié :
Dahir du 18 moharrem 1398 (22 février 1973) portant loi n° 1-72-255 sur l’importation,
l’exportation, le raffinage, la reprise en raffinerie et en centre emplisseur, le stockage et
la distribution des hydrocarbures (B.O. n°3151 du 21 mars 1973, p.450).
Arrêté conjoint n° 1263-91 du 9 chaoual 1413 (1er avril 1993) du ministre de l’énergie et
des mines, du ministre des travaux publics, de la formation professionnelle et de la
formation des cadres et du ministre des transports approuvant le règlement général
relatif aux normes de sécurité applicables aux centres emplisseurs, aux dépôts en vrac ou
en bouteilles et aux stockages fixes à usage industriel ou domestique de gaz de pétrole
liquéfiés ainsi qu’au conditionnement, la manutention, le transport et l’utilisation de ces
produits (B.O. n° 4201 du 05 mai 1993, p. 184).
Arrêté n°3124-10 du 15 Hijja 1431 (22 novembre 2010) pris pour l’application des
dispositions des articles 305 et 330 de la loi 65-99 relative au code du travail (B.O. n°5902
du 23 décembre 2010, p.5406).
Arrêté n° 3125.10 du 15 Hijja 1431 (22 novembre 2010) fixant le modèle de rapport
annuel sur l’organisation, le fonctionnement et la gestion financière du service médical
du travail (B.O. n°5902 du 23 décembre 2010, p.5410).
Arrêté n°3126-10 du 15 Hijja 1431 (22 novembre 2010) fixant le temps minimum que
doit consacrer le Médecin du Travail aux salariés (B.O. n°5902 du 23 décembre 2010,
p.5413).
Décret n°2-09-197 du 22 mars 2010 fixant le modèle du rapport annuel que doit établir
le comité de sécurité et d'hygiène (C.S.H.), à la fin de chaque année grégorienne, sur
l’évolution des risques professionnels dans l’entreprise (B.O. n° 5836 du 6 mai 2010).
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Conseil de médecine du travail et de prévention des risques professionnels :
Décret n° 2-04-512 du 16 kaada 1425 (29 décembre 2004) fixant les membres du conseil
de médecine de travail et de prévention des risques professionnelles et les modalités de
leur nomination et de fonctionnement dudit conseil (B.O n° 5280 du 6 janvier 2005 p.24).
Dahir n° 1-03-167 du 18 rabii II 1424 (19 juin 2003) portant promulgation de la loi n° 06-03
modifiant et complétant le dahir n°1-60-223 du 12 ramadan 1382 (6 février 1963)
portant modification en la forme du dahir du 25 hija 1345 (25 juin 1927) relatif à la
réparation des accidents du travail (B.O. n° 5118 du 19 juin 2003, p. 514).
Dahir du 26 joumada I 1362 (31 Mai 1943) étendant aux maladies d’origines
professionnelles les dispositions du dahir du 25 hija 1345 (25 juin 1927) concernant les
responsabilités des accidents dont les ouvriers sont victimes dans leur travail, (B.O. 1598
du 11 juin 1943, p. 450).
Arrêté n° 101-68 du 20 mai 1967 du ministre du travail et des affaires sociales déterminant
les modalités spéciales d’application de la législation sur la réparation des maladies
professionnelles aux pneumoconioses professionnelles (B.O. 2899 du 22 mai 1968, p.
519).
D- Agréments et autorisations :
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Arrête du 28 juin 1938 du secrétaire général du protectorat, portant fixation de la
composition du comité des techniciens, institué par l’article 1 er de l’arrêté du 28 juin
1938, concernant la protection des travailleurs dans les établissements qui mettent en
œuvre les courants électriques (B.O. n° 1343, du 22 juillet 1938, p. 1007).
Agrément pour le contrôle des appareils de levage autres que les ascenseurs et monte-
charge :
Arrêté du 3 novembre 1953 du directeur du travail et des questions sociales fixant les
conditions d’agrément des personnes et organismes chargés de la vérification des
appareils de levage autre que les ascenseurs et monte-charge (B.O. n° 2142 du 13
novembre 1953, p. 1629).
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Décret n° 2-99-105 du 18 moharrem 1420 (5 mai 1999) relatif à l'homologation des
produits pesticides à usage agricole (B.O n°4692 du 20 mai 1999).
En plus des textes législatifs et réglementaires d’application obligatoire, on cite pour leur intérêt bien
qu’ils ne soient pas d’application obligatoire :
Les conventions et recommandations de l’OIT sur la santé et sécurité au travail (voir liste en
annexe).
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Procédure de la visite d’inspection HS
Ce sont les visites programmées ou planifiées qui ont pour objet le contrôle d’un ou des principaux
aspects d’hygiène et de sécurité dans l’entreprise.
Elles comprennent les visites générales, les visites ciblées, les visites de suivi.
Les visites générales d’hygiène et de sécurité : Elles ont pour objet le contrôle général de la
législation du travail relative à l’hygiène et la sécurité.
Les visites ciblées : auront pour objet un aspect particulier en hygiène et sécurité exemple :
le comité de sécurité et d’hygiène, la médecine du travail ou un risque particulier : produits
chimiques, travail en hauteur, etc.
Les visites de suivi : Les visites de suivi ont pour objectif de s’assurer que l’employeur s’est
conformé aux observations ou aux mises en demeure avec délai formulées par l’inspecteur
du travail lors d’une visite précédente. Elles sont très importantes, et l’efficacité du service
d’inspection en dépendra. Elle doit avoir lieu peu après la fin du délai octroyé dans une mise
en demeure ou dans un délai raisonnable après la notification des observations.
1-2- Visites sollicitées : sont effectuées à la demande des salariés, des représentants du personnel,
des employeurs, des médecins du travail, des syndicats ou en collaboration avec d’autres institutions.
1-3- Visites d’urgence : sont conduites après un accident du travail grave, une déclaration d’une
maladie professionnelle ou une autre situation d’urgence.
Cette procédure couvre les inspections systématiques planifiées ; elle ne couvre pas les autres types
d’inspection pour lesquelles d’autres procédures seront établies.
Elle décrit les étapes du déroulement de la visite : notamment la décision d’inspecter (qui et quoi), la
planification et la préparation, la conduite de l’inspection elle-même et enfin l’établissement du
rapport et le suivi.
La mission d’inspection est menée dans le respect de la législation du travail.
3-Définition de l’inspection en HS
L’Inspection est un processus conduit par les agents chargés de l’inspection du travail qui inclut
l’entretien avec les salariés et l’employeur, l’observation des conditions du travail dans le site et la
vérification des documents tenus par l’employeur.
Son but est d’assurer la conformité avec les exigences légales et réglementaires du travail et de
promouvoir la santé et la sécurité dans les entreprises.
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4-Objectifs de l’inspection de l’hygiène et la sécurité au travail
Employeurs
Evaluation du
lieu du travail
Inspection
Employés
du travail
5-Responsabilités
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6-Résumé de la Procédure
23
Etape 4 : Etablir le rapport, le transmettre, et assurer le suivi
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Schéma : Les étapes de la visite d’inspection
(adapté du guide de méthodologie de l’inspection)
Programmer la visite
Sélectionner les
établissements à Informer
visiter Fixer le calendrier l’employeur
Priorités DT, DPE, IT
Préparer la visite
Consulter la S’assurer de
Fixer l’objectif la logistique
documentation
Réaliser la visite
Se présenter Inspection:
Réunion préliminaire:
Se protéger: Entretiens
Observations
Entretien avec l’employeur et les Vérification des
EPI, Respect des représentants des salariés documents
consignes de
Sécurité
Conclure la visite
-Informer l’employeur des résultats et du
suivi
-Informer les représentants des salariés
des résultats et du suivi
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Programmer l’inspection
Les priorités sont déterminées par la direction du travail, la délégation de l’emploi ou par l’inspecteur
lui-même. Les priorités ministérielles, provinciales ou préfectorales portent habituellement sur une
exigence particulière mais qui revêt une grande importance, exemple la mise en place des comités
de sécurité et d’hygiène, la médecine du travail, ou bien un secteur particulier exemple le BTP, ou un
risque particulier fréquemment rapporté par les statistiques, exemple: le travail en hauteur, le
risque électrique, etc.
Les priorités de l’inspecteur tiennent compte des caractéristiques des établissements, de son secteur
et de son obligation de visiter périodiquement tous les établissements sous sa responsabilité.
Le choix du moment de la visite prend une place importante pour la réussite et l'efficacité du
contrôle. Il faut notamment éviter de perturber la bonne marche de l'entreprise, par exemple, ne pas
contrôler en fin de mois dans les chantiers où la paie se fait sur place ou à la fin de l’année dans les
établissements qui procèdent à l’inventaire.
Par ailleurs, l'inspecteur est appelé à renforcer le contrôle pendant les campagnes dans les
entreprises dont l’activité est saisonnière.
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Se préparer
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Réaliser l’inspection
Etape 2 : Prendre les précautions nécessaires pour protéger sa santé et sa sécurité lors de la
visite
Être continuellement vigilant vis-à-vis des risques engendrés par les activités et
l’environnement autour de soi.
Respecter les consignes d’HS établies par l’entreprise.
Porter le cas échéant un équipement de protection en fonction de l’activité : les chaussures
de sécurité sont indispensables dans les usines et chantiers de BTP, les casques
indispensables dans les chantiers de BTP ou lorsqu’il y a un risque de chute d’objets de
hauteur, etc.
Etape 3 : Entretien préliminaire avec l’employeur ou son représentant et avec les salariés et
leurs représentants : délégués du personnel ou délégués dans le comité de sécurité et
d’hygiène
Dans tous les cas, Veiller à rencontrer au moins un représentant du personnel (délégué du
personnel, délégué au comité de sécurité et hygiène, représentant syndical ou à défaut un salarié) et
ce le plus tôt possible lors de la visite. L’inspecteur doit :
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Noter par écrit les conclusions du contact avec les représentants des salariés. Si ce contact
n’a pas eu lieu, noter les raisons.
d’identifier les risques réels et potentiels que présentent les bâtiments, l’équipement,
l’environnement, les procédés et les méthodes de travail ;
de relever tout risque requérant une action immédiate ;
de vérifier si les mesures de contrôle existantes sont suffisantes et opérationnelles.
En effet, lors de l’inspection, l’inspecteur peut poser des questions aux salariés et attirer l’attention
sur des dangers graves ou imminents. Pour les autres dangers de moindre importance, il peut les
signaler dans l’entretien final et dans le rapport d’inspection.
L : lieux
M : machines
N : nuisances
O : organisation
P : personnel
L (Lieux)
Locaux
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Sécurité des échelles, plate-forme,…
Protection et lutte anti-incendie
Matériel de lutte contre l’incendie
Plan d’évacuation
Issues de secours
M (machines et matériaux)
Machines
Matériaux
Produits chimiques
N : Nuisances :
O : Organisation
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Travail répétitif, isolé, cadence élevée, port de charge lourde, etc.
Contraintes psychologiques
Ergonomie des postes du travail : contraintes posturales, manutention de poids lourds,
gestes répétitifs, etc.
P : Personnel
L’Affichage :
Avis sur les dangers des machines et les précautions à prendre : L’article 289 du code du
travail : l’employeur doit afficher sur les lieux du travail, à une place convenable
habituellement fréquentée par les salariés, un avis facilement lisible indiquant les dangers
résultant de l’utilisation des machines ainsi que les précautions à prendre.
Avis d’interdiction de fumer dans les locaux où sont manipulées ou entreposées des matières
inflammables ou explosives.
De manière générale, les salariés doivent être informés des dangers liés aux installations,
équipements et produits ainsi que les précautions à utiliser.
Etape 5 : Evaluer les informations obtenues par observation, entretiens et documentations.
Evaluer la conformité légale et réglementaire du site
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Le but est d’Informer l’employeur et les représentants du personnel des résultats de l’inspection et
des suites à donner :
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Réunir les documents nécessaires pour formuler les observations (lois, décrets, arrêtés,
documentation hygiène et sécurité…).
Le rapport de visite est établi en 3 exemplaires dont un est adressé à l’employeur, le deuxième
transmis au service central et le troisième conservé dans le dossier de l’établissement.
33
Les mises en demeure et PV
Elles sont transmises à l’employeur par courrier normal, par courrier recommandé, par courrier
navette, ou remise directe.
Dans le cadre des visites de suivi et si les employeurs concernés ne se sont pas conformés aux
observations de fond, l'agent se doit alors de dresser des procès-verbaux d'infractions.
La mise en demeure doit être faite par écrit, indiquer les contraventions constatées et fixer un délai,
à l’expiration de laquelle ces contraventions auront disparu.
En vertu de l’article 540 du Code, "en cas de violation des dispositions législatives ou réglementaires
relatives à la sécurité et à l’hygiène ne mettant pas en danger imminent la santé ou la sécurité des
salariés, l’agent chargé de l’inspection du travail ne peut dresser un procès-verbal qu’à l’expiration du
délai imparti par une mise en demeure préalablement signifiée à l’employeur".
a) Champ d’application
Légalement, la mise en demeure ne peut intervenir qu’en cas de violation des dispositions législatives
relatives à la sécurité et l’hygiène du travail.
Il est à préciser que ces violations ne doivent pas constituer un danger imminent pour la santé et la
sécurité des salariés. En effet, en cas de danger imminent, d’autres procédures doivent être mises en
application par l’agent chargé de l’inspection du travail.
La mise en demeure prévue par l’article 540 et qui intervient uniquement dans le domaine de
l’hygiène et de la sécurité au travail est "une mise en demeure préalable à l’engagement de
poursuites pénales".
34
L'article 542 du Code du travail aborde la notion de danger imminent dans une double dimension :
Il n’y a pas de définition légale ou jurisprudentielle du danger imminent. Cependant cette notion peut
avoir des définitions techniques et médicales, comme dans le bâtiment pour la sécurité ou
l’utilisation de l’amiante pour l’hygiène.
La notion de danger imminent s’apprécie donc en fonction des circonstances du milieu de travail.
Dans une telle situation, l’agent chargé de l’inspection doit mettre l'employeur en demeure de
corriger sans délai le danger imminent. Si celui-ci n’obtempère pas, l’agent saisit par procès-verbal le
juge des référés pour l’émission d’une ordonnance pour faire cesser ou éliminer le danger imminent.
Si l'employeur ne s'exécute pas à la suite de l'ordonnance du juge des référés, l'agent adresse un
nouveau procès verbal au procureur du Roi et ce, conformément à l'article 545 du Code du travail.
Cette réclamation peut être adressée à l’autorité gouvernementale chargée du travail au plus tard
dans les 15 jours qui suivent la réception de ladite mise en demeure. Toutefois, si le délai de mise en
demeure est inférieur à 15 jours, cette réclamation doit être adressée avant l'expiration du délai fixé
par cette mise en demeure.
e) Effet de la réclamation
La réclamation produit un effet suspensif en ce qui concerne l’établissement du procès-verbal
d’infractions.
La suite peut consister soit, en l’annulation de la mise en demeure, soit en son maintien (motivation
de l'acte administratif).
L’administration centrale ne peut pas procéder à la modification des termes de la mise en demeure.
Elle ne peut pas se substituer à l’inspecteur du travail dans l’adoption des mesures qu’il juge
nécessaire.
Selon le dictionnaire "Lexique des termes juridiques", en droit pénal, le procès-verbal est "l’acte par
lequel une autorité habilitée pour ce faire, reçoit les plaintes ou dénonciations verbales, constate
35
directement une infraction ou consigne le résultat des opérations effectuées en vue de rassembler
des preuves".
En droit du travail, le procès verbal est l’acte par lequel l’agent chargé de l’inspection du travail
constate les infractions à la législation du travail et aux conventions collectives du travail.
a) Le champ de la verbalisation
Ce champ couvre les infractions à la loi n° 65-99 portant Code du travail, aux décrets et arrêtés
d’application, aux différents lois, décrets et arrêtés non abrogés par le Code du travail ou qui ne lui
sont pas contraires, et qui sont relatifs à la sécurité , l’hygiène, la médecine du travail, les accidents
du travail, les maladies professionnelles et l’assurance maladie obligatoire.
Le champ de la verbalisation s’étend en outre aux violations des dispositions des conventions
collectives de travail en vigueur.
1. L’article 539 du Code du travail qui stipule que "les agents chargés de l’inspection du travail
constatent par des procès-verbaux (….) les infractions aux dispositions de la présente loi et
de la réglementation prise pour son application" ;
2. L’article 16 du dahir du 27 juillet 1972, tel qu’il a été modifié et complété, relatif au régime
de la sécurité sociale qui confie le contrôle de l’application du droit de la sécurité sociale par
les employeurs aux délégués, inspecteurs et contrôleurs de la Caisse nationale de sécurité
sociale et aux agents chargés de l’inspection du travail et les dote du pouvoir de verbaliser ;
3. L’article 79 du dahir N° 1-02-296 du 3 octobre 2002 portant promulgation de la loi N° 65.00
relative au Code de la Couverture Médicale de Base (AMO), confie aux agents chargés de
l’inspection du travail le même pouvoir de verbaliser qu’ils ont en matière de sécurité sociale
et ce, à l’instar des agents de contrôle de la CNSS.
L’article 539 du Code du travail suit la même logique. Il stipule que "les agents chargés de l’inspection
du travail constatent par des procès-verbaux ...". Il utilise un style indicatif qui ne donne pas un
caractère obligatoire.
Rappelons qu’en cas de danger imminent et si la mise en demeure sans délai a été sans effet, l’agent
doit dresser immédiatement son procès-verbal et saisir le juge des référés conformément à la
procédure instituée par le Code du travail.
Si le non-établissement des procès-verbaux par l’agent chargé de l’inspection du travail n’est pas
sanctionné, un non établissement systématique de ces procès–verbaux peut être interprété comme
36
une négligence ou une renonciation à l’utilisation des procès-verbaux d’infractions en tant que
procédé d’effectivité du droit du travail.
Le constat des infractions à la législation du travail se fait sur place, c’est à dire au moment du
contrôle ou lorsque ce contrôle se fait sur pièce, c’est à dire à travers l’examen des registres,
documents et affichages dont la tenue est prescrite par la loi.
L’action de constatation des infractions peut consister également par le fait pour l’inspecteur du
travail de rapporter par écrit ce qu’il aura personnellement vu.
Selon le dictionnaire "Lexique des termes juridiques", en procédure civile, le référé est une
"procédure contradictoire grâce à laquelle une partie, peut, dans certains cas, obtenir d’un magistrat
unique une décision rapide qui ne se heurte à aucune contestation ou que justifie l’existence d’un
différend".
Le juge des référés peut autoriser des mesures conservatoires ou ordonner des remises en état, afin
de prévenir un dommage imminent ou de faire cesser un trouble manifestement contraire à la loi.
La décision rendue par le juge des référés, appelée ordonnance, prescrit la mise en œuvre de
mesures appropriées, soit pour faire cesser un trouble illicite (sit-in), soit pour prévenir un danger
imminent ou surseoir provisoirement à l’exécution d’un acte.
Le Code du travail dote l’inspecteur du travail de certains outils juridiques pour pouvoir affronter
certaines situations de danger imminent. Il s’agit de la prise de mesures immédiatement exécutoires
et le recours au juge des référés.
37
Sur le plan procédural, l’article 543 du Code précise que "l’agent chargé de l’inspection du travail
saisit immédiatement de l’affaire le président du tribunal de première instance en sa qualité de juge
des référés par une requête à laquelle il joint le procès-verbal visé à l’article 542".
d) Emission de l’ordonnance
Le deuxième paragraphe de l’article 543 du Code dispose que "le président du tribunal de première
instance ordonne de prendre toutes les mesures qu’il estime nécessaires pour empêcher le danger
imminent".
Le juge des référés peut à cet effet accorder un délai à l’employeur pour ce faire, comme il peut
ordonner la fermeture de l’établissement, le cas échéant, en fixant la durée nécessaire pour cette
fermeture".
"Le procureur du Roi doit soumettre le procès-verbal au tribunal de première instance dans
un délai ne dépassant pas huit jours à compter de la date de sa réception. Le tribunal
applique alors les dispositions pénales prévues par le chapitre I du titre IV du livre II de la
présente loi".
Le chapitre I du titre IV du livre II du Code du travail comprend les articles 281 à 301 des
dispositions générales relatives à l’hygiène et la sécurité du travail.
La sanction pénale dont seront passibles les violations des normes d’hygiène et de sécurité
est prévue par l’article 300 du Code du travail.
Cet article précise qu' "en cas de violations des prescriptions législatives relatives à la sécurité et à
l’hygiène que la procédure de mise en demeure soit ou non applicable, le tribunal peut prononcer
une condamnation assortie de la fermeture temporaire de l’établissement pendant une durée qui ne
peut être inférieure à dix jours ni supérieure à six mois, la fermeture entraînant l’interdiction visée à
l’article 90 (deuxième alinéa) du Code pénal".
En cas de non respect de ces dispositions, les sanctions prévues par l’article 324 du Code pénal sont
applicables.
38
ANNEXES
1. Conventions et recommandations de l'OIT sur la sécurité et la santé au travail
2. Fiche de synthèse
3. Lettre d’annonce de la visite d’inspection à l’employeur
4. aide mémoire de visite
5. Rapport de visite
6. Mise en demeure avec délai
7. Mise en demeure sans délai
39
ANNEXE 1
Conventions et recommandations de l'OIT sur la sécurité et la santé au travail :
o Recommandations (n° 181) sur la prévention des accidents industriels majeurs, 1993
Milieu du travail
o Convention (n° 148) sur le milieu de travail (pollution de l'air, bruit et vibrations),
1977
Cancer professionnel
o Convention (n° 139) sur le cancer professionnel, 1974
40
Industries et professions
o Convention (n° 62) concernant les prescriptions de sécurité (bâtiment), 1937
o Convention (n° 27) sur l'indication du poids sur les colis transportés par bateau, 1929
o Convention (n° 28) sur la protection des dockers contre les accidents (mise à l'écart),
1929
o Convention (n° 32) sur la protection des dockers contre les accidents (révisée), 1932
o Convention (n° 73) sur l'examen médical des gens de mer, 1946
o Convention (n° 134) sur la prévention des accidents (gens de mer), 1970
o Recommandation (n° 142) sur la prévention des accidents (gens de mer), 1970
o Convention (n° 152) sur la sécurité et l'hygiène dans les manutentions portuaires,
1979
o Convention (n° 164) sur la protection de la santé et les soins médicaux (gens de mer),
1987
o Convention (n° 176) sur la sécurité et la santé dans les mines, 1995
o Recommandation (n° 183) sur la sécurité et la santé dans les mines, 1995
41
o Recommandation (n° 192) sur la sécurité et la santé dans l'agriculture, 2001
Poids maximum
o Convention (n° 127) sur le poids maximum, 1967
o Protocole de 1990 relatif à la Convention (n° 89) sur le travail nocturne (femmes)
(révisée), 1948
o Convention (n° 16) sur l'examen médical des jeunes gens (travail maritime), 1921
o Convention (n° 77) sur l'examen médical des adolescents (industrie), 1946
o Convention (n° 78) sur l'examen médical des adolescents (travaux non industriels),
1946
o Convention (n° 79) sur le travail de nuit des adolescents (travaux non industriels),
1946
o Convention (n° 90) sur le travail de nuit des enfants (industrie)(révisée), 1948
o Convention (n° 124) sur l'examen médical des adolescents (travaux souterrains),
1965
o Convention (n° 182) sur les pires formes de travail des enfants, 1999
o Recommandation (n° 190) sur les pires formes de travail des enfants, 1999
Travailleurs migrants
42
o Convention (n° 143) sur les travailleurs migrants (dispositions complémentaires),
1975
Inspection du travail
o Convention (n° 81) sur l'inspection du travail, 1947
ANNEXE 2
1. Fiche de synthèse
Etat d’application de la législation du travail et du climat social 1
1) Identification de l’entreprise
Adresse : Téléphone :
Fax :
Email :
Activité : Date de création :
Salariés permanents
Salariés temporaires/saisonniers
Salariés étrangers
Enfants de 15 à 18 ans
Apprentis
43
1. L’inspecteur complète la fiche de synthèse lors de la préparation de la visite d’inspection à partir
du dossier de l’établissement et d’autres sources de données pertinentes. Il doit se concentrer sur
les événements récents.
Informations sur le climat social (plaintes des salariés, PV de conciliation/non conciliation, dates des
conflits de travail et grèves…)
44
ANNEXE 3
Royaume du Maroc
Ministère de l’Emploi et de
la Formation Professionnelle
Conformément aux articles 530 à 548 du code du travail, j’ai l’honneur de vous informer que je
compte effectuer une visite à votre entreprise /établissement sis au ………, le (jour/mois/année) à
partir de 9h00.
Aussi, je vous saurai gré, de bien vouloir convier les membres du comité de sécurité et
d’hygiène ou, le cas échéant, les délégués des salariés, à participer à cette visite.
45
En l'attente, je vous prie d'agréer, Madame/Monsieur, l'expression de ma considération
distinguée.
Existence
Objets des observations Observations Références juridiques
oui non
1- Locaux du travail
Les dispositions particulières pour sécuriser
les interventions en hauteur sur le bâtiment et
1
les équipements sont-elles prises ? (toiture, Art.50 (arrêté du 2 avril 1952)
vitrage, luminaires…)
Les locaux ont-ils fait l'objet d'un traitement *Art 281 (code du travail)
2
acoustique (anti bruit)? *Art.15 (arrêté du 12 mai
2008)
Les conditions de travail sont-elles
satisfaisantes :
- éclairage naturel ; *Art 281 (code du travail)
3
- vue sur l'extérieur ; *Art.7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14
- chauffage / climatisation ; (arrêté du 12 mai 2008)
- qualité de l'air ;
- sanitaires / vestiaires / réfectoire.
Les zones à pollution spécifique, sont-elles
*Art 281 (code du travail)
4 correctement ventilées ? (extraction de l'air
*Art.11 (arrêté du 12 mai
pollué et apport d’air neuf 2008)
Le nettoyage et la propreté des locaux sont- *Art 281 (code du travail)
5
il suffisants? *Art.4, 5 (arrêté du 12 mai
2008)
2- Risque incendie/explosion
Existe-t-il des matières combustibles ou des *Art 281 (code du travail)
1
produits inflammables dans l'établissement ? * Art 26, 27 (arrêté du 12 mai
2008)
Y a t-il des zones où sont entreposés des
*Art 281 (code du travail)
2 produits inflammables (récipients ouverts,
*Art 26, 27 (arrêté du 12 mai
bacs de rétention, chiffons.) ? 2008)
46
Les zones à risque d'explosion sont-elles
3 définies et matérialisées :
Bonne pratique
- pour les gaz et vapeurs combustibles ;
- pour les poussières combustibles.
Les matériels de lutte contre l'incendie sont-
*Art 281 (code du travail)
4 ils adaptés, suffisants, facilement accessibles
*Art 31(Arrêté du 12 mai
et vérifiés ? 2008)
Le personnel est-il formé à l'utilisation des
5 moyens de lutte contre l'incendie, mis à sa
Bonne pratique
disposition ?
2- Manutention mécanique/déplacement
47
Les appareils de manutention (ponts
roulants, chariots automoteurs, potences…),
1
les appareils de levage et leurs accessoires, *Arrêté du 3 novembre 1953
sont-ils vérifiés et révisés ?
9 Les sols sont –ils en bon état et propres ? Art 4, 5 (arrêté du 12 mai
2008)
Un plan de circulation dans l'entreprise, a-t-il
10
été établi ? (intérieur et extérieur des locaux) Bonne pratique
48
Existe-t-il des salariés exposés à des agents
6 chimiques par inhalation, ingestion ou
Art 287 (code du travail)
contact cutané ?
N : NUISANCES
1- Bruit
Existe-t-il un bruit émis par des machines,
1 des compresseurs, des outils, des
Bonne pratique
moteurs…. ?
49
Les salariés exposés à plus de 85 dB (A) sur
2 Art 16 (arrêté du 12 mai
8 h sont-ils identifiés ? 2008)
Les mesures de prévention (réduction du
3 bruit à la source - traitement acoustique des Art 15 (arrêté du 12 mai
locaux…) sont elles prises ? 2008)
2- Eclairage
Existe-t-il des postes de travail
1 insuffisamment éclairés pour l’activité Art 14 (arrêté du 12 mai
exercée ? 2008)
3- Autres
Existe-t-il des salariés particulièrement
1 Art 11 (arrêté du 12 mai 2008)
exposés à la chaleur /au froid
50
1- Activité manuelles au poste du travail
Existe –t-il des cas de manutention de charge Bonne pratique
1
unitaire de poids élevé ?
2- Organisation de la sécurité
1 Y a-t-il un comité de sécurité et d’hygiène ? Art 336 (code du travail)
51
Les aspects santé sécurité sont-ils
systématiquement intégrés lors de l’achat
11 d’équipements, de prestations ainsi que lors Bonne pratique
de l’élaboration de nouveaux projets ?
(locaux, process)
3- Organisation des secours
Existe-t-il un plan actualisé d'organisation Bonne pratique
1 des secours (évacuation de blessés,
incendie…) ?
4- Médecine du travail
Existe-t- il un service de médecine du
1 travail ? Art 304-305 (code du travail)
De quel type : autonome ou inter entreprise ?
Le médecin : identité ?
52
Les dossiers médicaux sont-ils bien tenus
8 Bonne pratique
sous clé dans le service médical ?
ANNEXE 5
ROYAUME DU MAROC
Ministère de l’Emploi et de la
Formation Professionnelle
Circonscription………………
Tél. :
Nombre d’observations
Objet de l’observation Observations
N° Nombre de mises en
Demeure
53
Déclaration d’ouverture
1 d’établissement
2 Carte de travail
4 Salaire minimum
5 Bulletin de paie
6 Livre de paie
7 Prime d’ancienneté
8 Congés annuels
9 Repos hebdomadaire
10 Jours fériés
11 Horaire du travail
12 Heures supplémentaires
13 Affichage
14 Hygiène
15 Sécurité
16 Médecine du travail
17 Accident du travail
18 Maladie professionnelle
20 Comité d’entreprise
22 Licenciement
23 Procédure de fermeture
24 CNSS
26 Représentant syndical
54
27 Apprentissage
28 Contrat d’étranger
29 Convention collective
30 Règlement intérieur
31 Divers
N.B. : Ce rapport est établi en trois exemplaires dont un est adressé à l’employeur, le deuxième
transmis au service central et le troisième conservé dans le dossier de l’établissement.
55
Rapport de visite d’inspection (Suite)1
1 Ce modèle de tableau peut être utilisé par l'inspecteur du travail pour y notifier ses observations et
mises en demeure lorsque l'espace prévu au rapport de visite publié au Bulletin Officiel est insuffisant.
56
ANNEXE 6
Circonscription du Travail de
Monsieur / Madame
En vertu de l’article 540 du Code du travail, nous vous mettons en demeure de.…………...………………..
Nous vous rappelons que conformément à l’article 541 dudit Code du travail, vous pouvez
formuler une réclamation contre cette mise en demeure, et ce, avant l’expiration du délai précité et
au plus tard dans les quinze jours qui suivent la réception de cette mise en demeure.
57
ANNEXE 7
Circonscription du Travail de
Monsieur / Madame
A défaut de régularisation de cette situation, nous saisirons le juge des référés pour
émettre une ordonnance sur cette affaire.
58