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Applications et Fonctions Bijectives en Mathématiques

Ce document présente les notions d'application bijective, d'application réciproque et d'identité. Il donne des exemples d'applications et explique la différence entre fonction et application. Des exercices proposent de modéliser des situations par des applications et d'étudier leurs propriétés.

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Applications et Fonctions Bijectives en Mathématiques

Ce document présente les notions d'application bijective, d'application réciproque et d'identité. Il donne des exemples d'applications et explique la différence entre fonction et application. Des exercices proposent de modéliser des situations par des applications et d'étudier leurs propriétés.

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Proposition 2.

— Pour toute application bijective f : A → B, les deux composées


avec son
application réciproque f
−1
: B → A sont égales à l’identité :
f ◦ f
−1 = idB, et f
−1
◦ f = idA .
Attention

. — La notation avec l’exposant −1 ne doit pas vous laisser croire que l’on parle
ici de l’application inverse qui a un nombre non nul x lui associe son inverse 1
x
, aussi noté x
−1
...
Dit autrement, l’application réciproque f
−1 n’est pas l’application définie par 1
f(b)
. Un bon moyen
pour s’en souvenir est que l’application 1
f(b)
n’a aucun sens ! En effet, si on prend un élément de
b de B, il est impossible de regarder son image par f, car f est définie de A dans
B.
Remarque
#. — Vous avez surement entendu parler de la notion de fonction. Qu’elle est
la différence avec la notion d’application traitée ici ? C’est simple; pour un-e
mathématicien-ne,
une fonction f : A → B est une application qui n’est pas nécessairement définie sur
tout l’ensemble
A. C’est-à-dire qu’il se peut que certains éléments de A n’aient pas d’image bien
définie. C’est,
par exemple, le cas de la fonction inverse x 7→ 1
x
qui n’est pas définie en 0.
Dans ce cas, la première chose à faire lorsque l’on étudie une fonction, c’est de
déterminer son
domaine de définition. (Vous avez de la chance, dans ce cours, toutes les fonctions
seront bien
définies partout. Nous aurons donc toujours à faire à des applications même si nous
utiliserons
parfois la terminologie de fonction.)
#
Exercice 3 (Application ensembliste). —
Nous allons modéliser par une application les chaînes de télévision que j’ai
regardées pendant
la semaine dernière. Chaque soir, j’ai regardé un film ou une émission proposé par
une de ces
chaînes. Appelons les chaînes 1, 2, 3, 4, 5 et 6. Lundi, mercredi et jeudi, j’ai
regardé la première
chaîne. Mardi et vendredi, j’ai regardé la deuxième chaîne. Samedi, j’ai suivi le
programme de la
cinquième chaîne et dimanche celui de la sixième.
Posons f la fonction de l’ensemble {lundi, mardi, . . . , dimanche} à {1,
2, . . . , 6} qui associe à
un jour la chaîne regardée.
1. Représenter cette application (avec des ensembles et des flèches).
2. Quelle est l’image Imf de f ? À quoi correspond cet ensemble en termes de chaîne
de
télévision ?
3. Décrire les ensembles d’antécédents f
−1
({1}), f
−1
({2}) et f
−1
({4}) de 1, 2 et 4. À quoi
correspondent ces ensembles dans la réalité ?
4. Cette fonction est-elle surjective et qu’est-ce-que cela signifie-t-il ici ?
Est-il possible, en
faisant un autre choix de chaînes chaque jour, d’avoir une fonction surjective ?
5. Cette fonction est-elle injective et qu’est-ce-que cela signifie-t-il ici ? Est-
il possible, en
faisant un autre choix de chaînes chaque jour, d’avoir une fonction injective ?
6. Cette fonction est-elle bijective ? Est-il possible, en faisant un autre choix
de chaînes chaque
jour, d’avoir une fonction bijective ?
Exercice 4 (Fonction bijective). —
On considère la fonction f : R → R définie par x 7→ f(x) := 5x + 17.
1. Représenter graphiquement cette fonction.
2. Fixons un y ∈ R. On considère l’équation f(x) = 5x + 17 = y où x est l’inconnue.
Posons
f
−1
({y}) := {x ∈ R | 5x + 17 = y} l’ensemble des solutions de cette équation.
Déterminer
f
−1
({2}) puis f
−1
({y}).
3. Montrer que f est bijective en utilisant deux méthodes différentes (celle que
vous avez apprise
les années passées et en appliquant directement la définition du cours).
4. Déterminer la fonction réciproque f
−1
. Vérifier par le calcul que f
−1 ◦ f = idR et que
f ◦ f
−1 = id
20 CHAPITRE 1. ALGÈBRE ÉLÉMENTAIRE
Exercice # 5 (Valeur absolue). —
On rappelle que la fonction valeur absolue | | est définie de la manière suivante :
#
pour x > 0, on pose |x| := x,
pour x 6 0, on pose |x| := −x.
1. Représenter graphiquement la fonction valeur absolue
#
R → R
x 7→ |x| .
2. Pour tout y ∈ R, déterminer le nombre d’antécédents de y par la fonction valeur
absolue.
Distinguer 3 cas, les représenter sur le graphe de la question précédente. Cette
fonction
est-elle injective ? Est-elle surjective ? Est-elle bijective ?
3. On restreint l’ensemble d’arrivée à R
+ et on considère la fonction f définie par
#
f : R → R
+
x 7→ |x| .
Pour tout y ∈ R
+, déterminer le nombre d’antécédents de y par la fonction f. (Distinguer
plusieurs cas.) La fonction f est-elle injective ? Est-elle surjective ? Est-elle
bijective ?
4. On restreint l’ensemble de départ à R
+ et on considère la fonction g définie par
#
g : R
+ → R
+
x 7→ |x| .
Pour tout y ∈ R
+, combien y-a-t-il d’antécédents de y par la fonction g. La fonction g
est-elle injective ? Est-elle surjective ? Est-elle bijective ? À quelle fonction
usuelle est égale
la fonction g ?
#
1.2. Fonctions trigonométriques
1.2.1. Cosinus, sinus et tangente. — Dans cette section, on définit les trois
fonctions trigonométriques cosinus, sinus et tangente et on en donne leurs
principales propriétés.
Définition (Angle orienté). — Un angle orienté θ est défini par deux demi-droites
D1 (droite
initiale) et D2 (droite finale) partant d’un même point.
######

#
##
## #
#
##
#####
##
A
+
#
B
C
On choisit le sens inverse de parcourt des aiguilles d’une montre comme orientation
positive du
plan.
Considérons un point C de la demi-droite D1 et traçons la perpendiculaire ∆ à D1
passant par
C. Elle coupe la demi-droite D2 en un point B. On obtient ainsi un triangle
rectangle.
1.2. FONCTIONS TRIGONOMÉTRIQUES 21
Définition (Cosinus, sinus, tangente). —
# Le cosinus de l’angle θ est défini par
cos θ :=
||AC||
||AB|| =
longueur du côté adjacent
longueur de l’hypoténuse .
# Le sinus de l’angle θ est défini par
sin θ :=
||BC||
||AB|| =
longueur du côté opposé
longueur de l’hypoténuse .
# La tangente de l’angle θ est défini par
tan θ :=
||BC||
||AC|| =
longueur du côté opposé
longueur du côté adjacent

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