Sécurité contre l’incendie
dans les IGH
par Cabinet CASSO et Cie
Sécurité incendie – Prévention – Formation
1. Définition et classification des IGH ................................................... C 3 281v2 - 2
2. Grands principes sécuritaires .............................................................. — 2
3. Règles techniques communes à tous les IGH .................................. — 3
3.1 Isolement..................................................................................................... — 3
3.2 Structures.................................................................................................... — 3
3.3 Locaux à risques......................................................................................... — 3
3.4 Façades........................................................................................................ — 4
3.5 Couvertures. Paratonnerres....................................................................... — 4
3.6 Gaines techniques ...................................................................................... — 4
3.7 Plafonds et plafonds suspendus ............................................................... — 4
3.8 Aménagements intérieurs ......................................................................... — 4
3.9 Dégagements .............................................................................................. — 5
3.10 Désenfumage des couloirs ........................................................................ — 5
3.11 Ascenseurs et monte-charge ..................................................................... — 5
3.12 Installations électriques de sécurité.......................................................... — 6
3.13 Moyens de secours .................................................................................... — 6
4. Contrôles de l’Administration .............................................................. — 6
4.1 Rôle de la CCDSA ....................................................................................... — 6
4.2 Rôle de la CTIIGH........................................................................................ — 7
5. Dispositions spéciales à certains IGH
(en plus des mesures générales) .......................................................... — 7
5.1 Cas des GHA ............................................................................................... — 7
5.2 Cas des GHO ............................................................................................... — 7
5.3 Cas des GHR ............................................................................................... — 7
5.4 Cas des GHU ............................................................................................... — 7
5.5 Cas des GHW .............................................................................................. — 8
6. Conclusion ................................................................................................. — 8
Pour en savoir plus ........................................................................................... Doc. C 3 282v2
onçus et réalisés au cours de la seconde moitié du XXe siècle, les
C immeubles de grande hauteur (IGH) ont posé d’emblée des problèmes
spécifiques au législateur.
8 - 2008
En effet, la hauteur de ces bâtiments est telle qu’ils sont inaccessibles, à
leurs niveaux les plus élevés, aux échelles des sapeurs-pompiers. Il a donc
fallu penser et anticiper l’évolution d’un sinistre pour définir des règles strictes
destinées à assurer l’évacuation dans les meilleures conditions des personnes
du seul étage en feu, tout en maintenant l’activité normale aux autres niveaux
et l’intégrité du bâtiment pendant le temps nécessaire à l’extinction du sinistre,
C 3 281v2
tout en empêchant la propagation de celui-ci.
Le premier règlement de sécurité du 24 novembre 1967 a été remplacé en
1977 (arrêté du 18 octobre 1977).
Toujours en vigueur à ce jour, bon nombre de dispositions imposées font
référence explicite à l’arrêté du 25 juin 1980 relatif aux établissements recevant
du public (ERP). Elles viennent s’ajouter aux dispositions spécifiques visant ces
immeubles.
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Une nouvelle version, actuellement à l’étude, devrait paraître en 2008, voire
2009. Il est notamment prévu de créer une réglementation spécifique pour les
immeubles de plus de 200 mètres de hauteur qui seront dénommés Immeu-
bles de très grande hauteur (ITGH).
L’article qui suit analyse les mesures communes prévues par l’Administra-
tion au plan de la conception et de la réalisation de tous les IGH. Dans un souci
de concision, il ne prend en compte ni les mesures liées à l’exploitation et aux
personnels, qui sont vitales pour maintenir le niveau de sécurité de ces
immeubles, ni certaines règles de détail spécifiques à certains types d’IGH.
Pour tout ce qui concerne le comportement au feu des matériaux (réaction au
feu) et des éléments de construction (résistance au feu), le lecteur se reportera
utilement à l’article [C 3 280] Sécurité contre l’incendie dans les ERP, dont les
textes sont les plus anciens dans la panoplie française des textes réglemen-
taires, et qui ont bien défriché la voie, longtemps à l’avance par rapport aux
textes qui leur ont succédé au plan de la sécurité incendie bâtimentaire (IGH,
habitations, etc.).
1. Définition et classification Le concept fondamental de base reste le compartiment isolé de
ses voisins par une enveloppe CFo 2 h et d’où théoriquement
des IGH l’incendie ne peut pas s’échapper, compte tenu, par ailleurs, des
potentiels calorifiques du contenu et du contenant limités à cer-
taines valeurs.
Constitue un immeuble de grande hauteur tout corps de
bâtiment dont le plancher bas du dernier niveau est situé, par rap- En principe, seul le compartiment sinistré est évacué par ses
port au niveau du sol le plus haut utilisable pour les engins des occupants qui empruntent les escaliers, l’exploitation normale
services publics de secours et de lutte contre l’incendie : pouvant continuer aux autres niveaux.
– à plus de 50 m pour les immeubles à usage d’habitation ; Les grands principes qui constituent l’ossature de la sécurité
– à plus de 28 m pour les autres immeubles. sont donnés dans l’encadré 1.
Ces immeubles sont classés de la façon suivante :
– GHA : IGH à usage d’habitation (H > 50 m) ;
– GHO : IGH à usage d’hôtel (H > 28 m) ; Encadré 1 – Grands principes
– GHR : IGH à usage d’enseignement (H > 28 m) ; constituant l’ossature de la sécurité
– GHS : IGH à usage d’archives (H > 28 m, règles particulières
non parues – cas rare sur le terrain) ; • L’IGH doit être situé à 3 km au plus d’un centre de secours
– GHU : IGH à usage de soins (H > 28 m) ; principal des sapeurs-pompiers (en général, armé de
– GHW : IGH à usage de bureaux (H > 28 m) : 3 véhicules et de 12 pompiers).
• type W1 où 28 < H 50 m (type assez répandu), • Densité d’occupation moyenne limitée à 10 personnes par
• type W2 où H > 50 m (le plus répandu) ; 100 m2 de surface hors œuvre à chaque niveau, sauf cas parti-
culier.
– GHZ : IGH groupant une ou plusieurs des activités précitées ou
pouvant contenir un ERP (établissement recevant du public). • Interdiction d’exploiter des installations classées (au sens
de la loi 76.663 du 19 juillet 1976 et du décret du 21 septembre
Lorsque, dans les immeubles définis ci-dessus, la densité d’occu- 1977), pour les nuisances d’incendie ou d’explosion, dans l’IGH.
pation implique la présence de moins d’une personne par 100 m2 à
chacun des niveaux, les règles techniques de protection contre • Interdiction de stocker ou de manipuler des matières inflam-
l’incendie prévues par le règlement de sécurité ne s’appliquent pas. mables du 1er groupe au sens de l’article R 233.14 du Code du tra-
Dans ce cas, le bâtiment restant toujours classé IGH, c’est la vail.
commission départementale de sécurité qui précise les règles à • Division de l’immeuble en compartiments horizontaux (en
appliquer. C’est notamment le cas de certains IGH à usage d’archives. général, 1 par niveau) dont l’enveloppe est CFo 2 h au niveau des
planchers séparatifs ; leur surface est limitée à 2 500 m2 et leur
longueur maximale doit être inférieure à 75 m ; chacun d’eux
constitue une unité presque autonome au plan de la sécurité.
2. Grands principes • Limitation du potentiel calorifique des compartiments :
sécuritaires – au niveau de la construction (contenant) ;
– au niveau de l’exploitation (contenu).
• Sauvegarde des autres compartiments qui doivent
Compte tenu de la spécificité de ces immeubles et des risques continuer à « vivre » normalement par opposition au
encourus par les occupants dans ces petites « villes verticales » où compartiment sinistré qui évacue sa population vers les
s’entassent parfois plusieurs milliers de personnes sur une hauteur niveaux inférieurs ; de là découlent de nombreuses mesures
de 100 à 200 m (notamment dans les GHW), le législateur a été d’isolement et de recoupement intérieurs.
obligé de concevoir une réglementation adaptée, originale,
• Obligation faite aux propriétaires et aux exploitants d’assu-
complètement différente des réglementations traditionnelles visant
les bâtiments où H était inférieure à 28 m. La motivation profonde rer la maintenance des équipements sécuritaires et de faire
vérifier périodiquement les installations techniques par des
repose, notamment, sur le fait que ces IGH sont, encore une fois,
inaccessibles aux grandes échelles des sapeurs-pompiers. organismes agréés durant la vie entière de l’IGH.
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3. Règles techniques 3.3 Locaux à risques
communes à tous les IGH 3.3.1 Grandes cuisines collectives
et locaux associés
3.1 Isolement Ces cuisines ne peuvent être alimentées que par l’électricité, la
vapeur ou le gaz (obligatoirement en terrasse dans ce cas). Elles
Tout IGH doit être isolé des constructions voisines, soit par un doivent être enfermées dans un local aux parois CFo 1 h avec
mur ou une façade CFo 2 h s’élevant sur toute la partie commune, portes CFo 1/2 h, ainsi que leurs locaux satellites (offices, réserves,
soit par un volume de protection (libre de tout élément resserres, lingeries, blanchisseries, etc.). Dans tous les cas,
combustible) de 8 m de rayon à partir de chaque façade (figure 1). l’extraction de l’air vicié doit être obligatoirement mécanique et, de
Les constructions situées en tout ou partie dans ce volume de pro- plus, secourue si elle participe au désenfumage de ce local.
tection doivent respecter les contraintes suivantes :
– hauteur H ′ < 8 m ; 3.3.2 Chaufferies intérieures
– structures SFo 2 h et indépendantes de celles de l’IGH ;
– enveloppe extérieure PFo 2 h (de façon à ne pas menacer l’IGH Les chaufferies et leurs dépendances sont interdites à l’intérieur
en cas d’incendie de ces constructions) ; des immeubles. Elles ne sont cependant autorisées que dans les
– ne pas abriter d’installations classées pour les risques d’incen- conditions suivantes :
die et/ou d’explosion. – situées à la terrasse supérieure ;
– alimentées en gaz par une conduite extérieure à l’IGH ;
– aménagées de façon que leurs accès ne se fassent qu’à l’air libre ;
3.2 Structures – construites de façon à limiter les effets d’une éventuelle explo-
La stabilité au feu des éléments des structures doit être égale à sion.
2 h au moins (poteaux, planchers, poutres, etc.), y compris évi-
demment pour les parcs de stationnement des véhicules situés 3.3.3 Chaufferies extérieures
sous l’immeuble qui doivent, de plus, être protégés en totalité par
une installation fixe d’extinction automatique à eau, type sprin- Les autres chaufferies situées à l’extérieur, mais contiguës à
klers, conforme aux normes en vigueur. l’IGH doivent :
– avoir une enveloppe CFo 4 h ;
– résister à une pression de 104 Pa ;
Règles parasismiques : ces règles sont obligatoires pour
– ne comporter aucune communication avec l’immeuble, sauf
tous les types d’IGH en fonction des zones géographiques
pour les conduits de chauffage qui doivent présenter un degré
concernées.
coupe-feu de traversée de 4 h.
IGH IGH
PF°2h
>8m
H' < 8 m
CF°2h
Volume de
protection
IGH
>
8
m
Figure 1 – Isolement des IGH par rapport aux constructions voisines
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3.3.4 Locaux des transformateurs toire expérimental pour incendie réel du Centre scientifique et
technique du bâtiment de Champs-sur-Marne). Les concepteurs qui
Ces locaux doivent avoir des parois CFo
2 h et des portes veulent s’écarter des solutions décrites sont obligés de demander
CFo 1 h. Ils doivent être ventilés directement sur l’extérieur et, si la au CSTB la justification du comportement au feu pour leurs pan-
ventilation est mécanique, elle doit être alimentée par la source de neaux de façade, ce qui, bien souvent, se traduira par un essai au
sécurité (§ 3.12). feu spécifique, et donc par un surcoût.
■ Réaction au feu des parements extérieurs
3.3.5 Locaux à fort potentiel calorifique
Le classement doit être M0, sauf pour les stores (M1), les menui-
Le potentiel calorifique des éléments mobiliers devant toujours series plastiques (M2), les menuiseries en bois (M3).
être inférieur, en moyenne par compartiment, à 400 MJ/m2 (soit
25 kg de bois par m2), des dispositions spéciales aggravantes sont
■ Potentiel calorifique
prévues si ce potentiel est dépassé dans certains locaux. Le potentiel calorifique des façades (menuiseries exclues) doit
être inférieur à 25 MJ (1,5 kg de bois) par m2.
Le potentiel calorifique peut être porté de 400 à 600 MJ/m2 si le
compartiment considéré est défendu en totalité par une installa- ■ La conformité à l’ensemble des dispositions ci-dessus doit être
tion fixe d’extinction automatique à eau de type sprinklers certifiée par un visa du CSTB.
conforme aux normes.
Les contraintes sont données dans l’encadré 2.
3.5 Couvertures. Paratonnerres
Le règlement ne donne pas assez de précisions sur le
Encadré 2 – Contraintes des locaux comportement au feu des matériaux de couverture puisqu’il pres-
à fort potentiel calorifique crit simplement de ne pas utiliser « ... d’éléments légers
combustibles susceptibles de s’arracher enflammés en cas
■ Locaux à potentiel calorifique compris entre 400 d’incendie ».
et 600 MJ/m2 : Sur un plan pratique, on peut dire que les matériaux classés M4
– ces locaux doivent avoir des parois CFo 1 h ; ou non classés doivent être proscrits.
– le potentiel peut être porté à 1 000 MJ/m2 si ces locaux De plus, toutes les précautions doivent être apportées en ce qui
sont protégés par des sprinklers. concerne la fixation de ces matériaux.
■ Locaux à potentiel calorifique supérieur à 600 MJ/m2 Par ailleurs, les IGH doivent être protégés contre les effets de la
a ) La surface du local est inférieure à 200 m2 et son volume foudre (cf. article [C 3 307] Foudre et protection des bâtiments dans
inférieur à 500 m3. ce traité ).
b ) Les parois sont :
– CFo 3 h si le potentiel calorifique est compris entre 600 et 3.6 Gaines techniques
800 MJ/m2 ;
– CFo 4 h si ce potentiel est compris entre 800 et 1 200 MJ/m2 ; Les gaines techniques verticales doivent être construites en
– CFo 6 h pour un potentiel compris entre 1 200 et matériaux incombustibles et CFo 2 h. Si elles ne sont pas recou-
1 600 MJ/m2. pées au droit des planchers, leurs trappes ou portes de visite
doivent également être CFo 2 h et fermées en permanence. Les
c ) Les éléments de la structure principale de l’IGH contigus gaines recoupées à chaque plancher par des séparations CFo 2 h
ou inclus dans ce local ont le même degré de stabilité au feu. peuvent avoir des trappes et des portes de visite CFo 1/2 h mainte-
d ) Les sas d’accès et/ou d’intercommunication sont CFo 2 h. nues fermées en permanence.
e ) Le local est défendu par une installation fixe d’extinction Les gaines techniques horizontales doivent être M0 et présenter
automatique à eau conforme aux normes. un degré coupe-feu de traversée égal au degré coupe-feu de la
paroi franchie, lorsqu’il s’agit du franchissement de locaux à ris-
■ Cas particulier des locaux d’archives ques ou de sous-compartiments.
Aucune limitation n’est apportée dans ce cas au potentiel
calorifique si les conditions fixées aux sous-paragraphes a, d,
e, sont respectées et si leurs parois sont CFo 4 h ; les éléments 3.7 Plafonds et plafonds suspendus
de structure principale visés en c sont SFo 6 h.
Leurs éléments constitutifs et leurs revêtements doivent être M1
dans les locaux et M0 dans les circulations communes et les cuisi-
3.3.6 Réserves de linge, pharmacies d’étage nes collectives.
et laboratoires Les plafonds suspendus doivent, de plus, être SFo 1/4 h dans les
Ces locaux, rencontrés notamment dans les GHU et les GHO, couloirs. Les plénums doivent être recoupés tous les 25 m par des
doivent être délimités par des parois CFo 2 h et des portes CFo 1 h. matériaux M0 et CFo 1/2 h, et ne contenir aucun matériau classé
M3, M4 ou non classé.
3.4 Façades
3.8 Aménagements intérieurs
■ Règle du C + D
Les potentiels calorifiques des différents éléments utilisés dans
Les panneaux de façade doivent satisfaire à la règle du les aménagements intérieurs sont limités de façon précise, de
C + D > 1,20 m (cf. article [C 3 280] Sécurité contre l’incendie dans manière à ce que l’incendie d’un compartiment ne puisse
les ERP ). « théoriquement » plus être alimenté au bout de 2 h de dévelop-
L’Instruction technique no 249 relative aux façades donne des pement thermique correspondant à la courbe logarithmique inter-
exemples de solution pour les façades-rideaux et les façades-pan- nationale température-temps (cf. article [C 3 280] Sécurité contre
neaux qui évitent de recourir à l’essai au feu du LEPIR 2 (Labora- l’incendie dans les ERP ).
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3.8.1 Limitation dans la construction 3.9.2 Circulations horizontales communes
Le potentiel calorifique des matériaux incorporés dans la Les couloirs, de 1,40 m de largeur, sont limités par des parois
construction doit être inférieur à 255 MJ (15 kg de bois) par m2 de CFo 1 h, aux revêtements M0 et aux portes PFo 1/2 h. Ils sont
SHON (surface hors œuvre nette). On ne tient pas compte des désenfumés, au moment du sinistre, par la mise en route de venti-
revêtements de sol collés sur support M0. lateurs d’extraction de fumées asservis à la détection automatique
d’incendie installée en plafond des couloirs. D’une façon générale,
3.8.2 Limitation des éléments mobiliers les caractéristiques de ces dégagements horizontaux sont les
mêmes que celles des ERP [C 3 280]. De plus, ces couloirs doivent
Ce potentiel, rappelons-le, doit être inférieur, en moyenne par être conçus de façon à respecter les distances maximales à par-
compartiment, à 400 MJ/m2 (25 kg de bois/m2). courir par les occupants en fonction des types d’IGH :
En résumé, le potentiel calorifique du contenu est donc limité à – 30 m en général ;
255 + 400 = 655 MJ/m2 (15 + 25 = 40 kg de bois/m2). Si le potentiel – 20 m en GHA, GHO ;
calorifique visé au paragraphe 3.8.1 est inférieur au maximum
– 35 m en GHU, GHW.
autorisé, il est permis de reporter la différence sur le potentiel visé
au paragraphe 3.8.2 (souplesse).
3.8.3 Réaction au feu des matériaux
3.10 Désenfumage des couloirs
■ Dans la construction, seuls les matériaux M0, M1 et M2 sont Le désenfumage, en cas d’incendie, revêt une importance
autorisés. Les matériaux M3 sont toutefois acceptés pour les considérable dans les IGH. Il y a lieu de distinguer le désenfumage
blocs-portes, les parquets collés en bois et les revêtements de sol. normal et le désenfumage de secours.
■ Revêtements des parois latérales
• Les papiers collés et les peintures appliquées sur les parois 3.10.1 Désenfumage normal
verticales incombustibles peuvent être autorisés sans restriction.
Il intéresse les circulations horizontales communes qui sont
• Dans les autres cas, les revêtements (essayés sur support M0) encloisonnées de plancher à plancher.
doivent être M0, M1 ou M2. De plus, le potentiel calorifique ne doit
Le système de désenfumage doit être mis en route automati-
pas dépasser :
quement, dans le compartiment sinistré, par asservissement à la
– 21 MJ/m2 (1,24 kg de bois/m2) pour les revêtements M1 ; détection automatique d’incendie située en plafond des couloirs.
– 2 MJ/m2 (0,12 kg de bois/m2) pour les revêtements M2. Suivant le cas tactique, si la nécessité de désenfumer se fait sentir
exceptionnellement dans d’autres compartiments, cela ne doit être
Ces limitations de potentiel calorifique ne s’appliquent pas aux
possible que manuellement. L’instruction technique relative au
locaux des compartiments protégés en totalité par une installation
désenfumage des IGH a été approuvée par la circulaire du 7 juin
fixe d’extinction automatique à eau conforme aux normes.
1974 du ministre de l’Intérieur. Elle est trop détaillée pour être ana-
■ Cas particuliers des escaliers, couloirs, halls et cuisines lysée dans cet article.
collectives
Dans ces cas sensibles, les revêtements des parois latérales 3.10.2 Désenfumage de secours
doivent toujours être M0 afin de ne pouvoir générer le moindre
risque fumigène lors de l’évacuation des occupants. Pour pallier éventuellement une insuffisance du système de
désenfumage normal, un désenfumage de secours, à vocation
opérationnelle, doit permettre aux sapeurs-pompiers d’évacuer les
3.9 Dégagements fumées et les gaz chauds à l’extérieur de l’immeuble. Pour ce faire,
quatre ouvrants de 1 m2 en façade et par niveau doivent être dis-
3.9.1 Escaliers
posés judicieusement dans les couloirs, le plus près possible des
Ces dégagements verticaux de 1,40 m de largeur constituent sas d’accès aux escaliers. Ces dispositifs doivent pouvoir être
« l’épine dorsale » de la sécurité de cette petite ville verticale empi- ouverts avec la triçoise normalisée des sapeurs-pompiers (outil
lée que constitue un IGH. spécial professionnel d’intervention).
Ils doivent être contenus dans une cage CFo 2 h dont les revête- Les escaliers disposent également, en partie haute, d’un désen-
ments verticaux sont obligatoirement M0. Ils desservent tous les fumage de secours d’au moins 1 m2.
compartiments par l’intermédiaire de sas (d’une superficie de 3 à
6 m2) ventilés, munis chacun de deux portes CFo 1 h et de
ferme-porte, s’ouvrant vers les volées d’escaliers. À chaque 3.11 Ascenseurs et monte-charge
niveau, il doit exister deux escaliers judicieusement répartis, dis-
tants entre eux de plus de 10 m et de moins de 30 m. Bien
entendu, aucun local ne doit s’ouvrir sur ces escaliers protégés De même que les escaliers, les ascenseurs et les monte-charges
mis à l’abri des fumées au moment de l’incendie grâce au souf- doivent faire l’objet d’une vigilance accrue puisque ces équi-
flage d’air par les ventilateurs (asservis à la détection automatique pements assurent le trafic vertical de l’IGH.
d’incendie) qui les mettent en surpression.
3.11.1 Protection de la cage et des accès
Contrairement aux ERP, la largeur des escaliers est La cage de chaque appareil (la « gaine » pour les ascensoristes)
constante quel que soit le niveau desservi. En effet, seule la doit être CFo 2 h et ses dispositifs d’intercommunication avec les
population du niveau sinistré évacue par les escaliers pour couloirs doivent être réalisés au moyen de portes CFo réalisant
rejoindre un ou deux niveaux immédiatement inférieurs, alors une durée totale CFo 2 h. Ces portes automatiques sont asservies à
que dans les ERP, en général, l’ensemble des occupants doit
une double détection : ionique (couloirs) et thermique (au-dessus
évacuer l’immeuble (sauf cas particulier du type U). des portes).
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3.11.2 Dispositif non-stop 3.13 Moyens de secours
Au moment du sinistre, les détecteurs situés en plafond des cou- 3.13.1 Poste central de sécurité
loirs doivent interdire tout arrêt des cabines d’ascenseurs et de
monte-charge au niveau sinistré, afin de ne pas risquer de véhicu- Un poste central de sécurité doit être aménagé au niveau le
ler le moindre effluent du feu aux autres niveaux. plus favorable à l’accès des secours (en général au rez-de-chaus-
sée ou au rez-de-dalle).
3.11.3 Dispositifs favorisant l’intervention Ce local est occupé en permanence par des agents de sécurité
des sapeurs-pompiers qualifiés qui surveillent les tableaux synoptiques regroupant les
différentes alarmes (détection et extinction automatiques, désenfu-
■ Commande liftier et dispositif d’appel prioritaire mage, ascenseurs, etc.). Ce local contient, en outre, les moyens de
(conformes à la norme NF P 82-207) transmission et de télécommunication nécessaires à l’alarme inté-
Ces deux types de commandes ont pour but de réserver l’accès rieure et à l’alerte des sapeurs-pompiers.
de deux cabines par niveau aux seuls sapeurs-pompiers pour
effectuer leurs interventions à partir des compartiments non mena- 3.13.2 Système d’alarme et détection
cés par l’incendie. automatique d’incendie
■ Dispositif d’isonivelage et d’intercommunication entre cabines Des dispositifs sonores asservis à la détection automatique
S’il n’existe pas de trappe CFo 2 h à tous les niveaux pour accé- d’incendie des couloirs doivent être répartis judicieusement à
der à l’intérieur de la gaine, deux ascenseurs au minimum (et trois chaque niveau, de façon à être audibles de chaque compartiment
au maximum) doivent être installés dans la même gaine de façon sinistré.
à assurer l’évacuation des occupants d’une cabine bloquée vers
De plus, ils doivent pouvoir être commandés manuellement
une « cabine-recueil » arrivant à sa hauteur. Si la distance à fran-
depuis le PC sécurité de l’IGH par un dispositif à usage exclusif.
chir entre les deux cabines est supérieure à 0,5 m, une passerelle
spéciale doit être utilisée pour favoriser l’évacuation. Cette passe-
relle doit être située en permanence au poste central de sécurité 3.13.3 Systèmes d’alerte
de l’IGH.
Des téléphones ou interphones doivent être placés de façon que
dans les circulations communes de chaque niveau, l’on puisse
3.12 Installations électriques de sécurité transmettre l’alerte au PC sécurité qui préviendra ensuite les
sapeurs-pompiers du service public.
Ce sont les installations dont le maintien en service est indispen-
sable pour assurer la sécurité des personnes en cas de sinistre ou 3.13.4 Moyens de lutte
en cas de défaillance des sources normales pour certains types
d’IGH. Elles comprennent les équipements et installations sui- Des seaux-pompes, des extincteurs portatifs et des RIA doivent
vants. être installés à tous les niveaux, près des escaliers et près des
locaux à risques particuliers d’incendie.
■ Équipements situés dans les compartiments dont le maintien
en service est indispensable pendant toute la durée du sinistre Des installations fixes d’extinction automatique doivent protéger
les locaux à fort potentiel calorifique visés au paragraphe 3.3.5.
Il s’agit :
Des colonnes sèches doivent équiper les escaliers des
– des télécommunications de l’immeuble (téléphones, inter- IGH 50 m .
phones, reliés au PC sécurité) ;
– des ascenseurs nécessaires aux sapeurs-pompiers pour leur Des colonnes en charge dites « humides » alimentées par des
permettre de gagner le niveau N – 1 ou N – 2 au-dessous du plan réservoirs d’eau (120 m3), doivent équiper les escaliers des
du feu situé, lui, au niveau N ; IGH > 50 m.
– de l’éclairage de balisage des circulations horizontales et ■ Branchements hydrauliques
verticales ;
– du désenfumage mécanique des couloirs ; Les IGH doivent être alimentés en eau potable (à partir du
– des moyens hydrauliques : robinets d’incendie armés (RIA), réseau public d’adduction) par deux branchements d’un diamètre
surpresseurs des colonnes humides, réservoirs d’eau de 120 m3, de 100 mm. Il est préférable que le réseau soit « maillé »,
pompes d’exhaure, etc. ; c’est-à-dire qu’il puisse être alimenté à ses deux extrémités.
– de la ventilation mécanique des locaux des transformateurs si
elle existe.
■ Équipements situés dans les compartiments dont le maintien
en service n’est nécessaire qu’au début du sinistre
4. Contrôles
Il s’agit : de l’Administration
– des détecteurs et leurs alarmes associées ;
– des volets de désenfumage ;
– des signalisations de positionnement des volets de désenfu- 4.1 Rôle de la CCDSA
mage précités et des portes coupe-feu des ascenseurs interdisant
tout accès aux cabines au niveau sinistré. Au stade du permis de construire, les plans sont étudiés par la
CCDSA (Commission consultative départementale de sécurité et
■ Installations nécessaires au démarrage des groupes d’accessibilité) qui, éventuellement, peut effectuer des visites de
électrogènes chantier au cours de la construction.
Elles constituent les sources de remplacement en cas de Cette même commission contrôle la conformité de l’IGH avant
défaillance des sources normales de démarrage de ces groupes. sa mise en service, puis périodiquement en cours d’exploitation.
Pour la réalisation technique de ces installations, le règlement Cette commission agit ici comme conseiller technique du Maire
renvoie à de nombreux articles EL et EC du Règlement ERP. à la place de la Commission communale de sécurité.
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4.2 Rôle de la CTIIGH – issues indépendantes du reste de l’IGH ;
– limitation du potentiel calorifique à 800 MJ/m2 (50 kg de
La Commission technique interministérielle des immeubles de bois/m2) ;
grande hauteur (CTIIGH), qui siège à la Direction de la Défense et – installation de RIA.
de la Sécurité Civiles (DDSC) donne son avis sur tout problème qui S’ils sont situés à d’autres niveaux, les exigences sont alors
lui est posé, notamment en matière d’interprétation et d’applica- beaucoup plus draconiennes.
tion du règlement. Elle est obligatoirement consultée pour les
dérogations proposées dès qu’un IGH dépasse 100 m de hauteur. ■ Isolement intérieur
Elle est souvent consultée pour des demandes de dérogation au
règlement et/ou pour donner son avis au sujet des mesures Chaque compartiment doit être recoupé en cellules de 500 m2
compensatoires proposées par les concepteurs, notamment pour délimitées par des parois CFo 1 h et des portes PFo 1/2 h.
des IGH « innovants » au plan architectural. ■ Escaliers
Dans les compartiments où l’effectif dépasse 1 personne pour
10 m2, un troisième escalier doit être installé pour acheminer le
5. Dispositions spéciales public jusqu’au niveau d’évacuation (rez-de-chaussée ou
rez-de-dalle).
à certains IGH (en plus ■ Moyens de secours
des mesures générales) Les dispositifs sonores pour l’alarme doivent être installés éga-
lement dans tous les locaux recevant plus de 20 personnes.
5.1 Cas des GHA
■ Isolement intérieur 5.4 Cas des GHU
Chaque logement doit être séparé des locaux voisins et des cou-
loirs par des parois CFo 1 h et des portes PFo 1 h s’il s’ouvre sur les ■ Locaux recevant du public
circulations générales communes. Les salles de conférences, d’enseignement, les cafétérias, les
restaurants, les amphithéâtres, les salles d’opérations, les salles
■ Locaux à fort potentiel calorifique
d’anesthésie, les blocs opératoires, les lieux de culte... doivent
Les caves et les celliers sont recoupés par zones de 500 m2 déli- respecter la réglementation des ERP dans la mesure où elle ne
mitées par des parois CFo 2 h. s’oppose pas à celle des IGH.
Le désenfumage des couloirs internes à ces zones n’est pas
exigé. ■ Intercommunication avec d’autres bâtiments
L’IGH peut communiquer avec d’autres bâtiments par l’inter-
■ Moyens de secours et éclairage de sécurité médiaire de sas protégés et désenfumés.
Les dispositifs sonores destinés à l’alarme sont également obli-
gatoires dans chaque logement. ■ Sous-compartiments
Les RIA ne sont pas obligatoires. Chaque compartiment comportant des chambres de malades
doit obligatoirement être recoupé en deux sous-compartiments par
L’éclairage de sécurité n’est pas exigé à l’intérieur des loge-
des parois CFo 2 h et des sas CFo 2 h (avec deux portes PFo 1 h)
ments.
désenfumés.
■ Locaux dangereux exclus
5.2 Cas des GHO Ce sont :
■ Isolement intérieur – les laboratoires et les pharmacies centrales dans lesquels les
quantités de liquides inflammables dépassent les seuils fixés dans
Chaque chambre et chaque local de service doivent être séparés
l’ancien règlement relatif au type U (arrêté du 23 mars 1965 par
des locaux voisins et des couloirs par des parois CFo 1 h et des
opposition au nouveau règlement approuvé par l’arrêté du 23 mai
portes PFo 1 h s’ils s’ouvrent sur une circulation générale
1989) ;
commune.
– les ateliers centraux d’entretien, les lingeries centrales et les
■ Moyens de secours magasins généraux dont le potentiel calorifique dépasse
400 MJ/m2 en moyenne par compartiment (ou 600 MJ/m2 par local
Les dispositifs sonores d’alarme doivent être installés également
ponctuel isolé par des parois CFo 1 h).
dans chaque chambre et dans chaque local pouvant recevoir plus
de 20 personnes. On remarquera que ces locaux, qui doivent être implantés hors
de l’IGH, peuvent toutefois lui être contigus par l’intermédiaire de
parois CFo 4 h.
5.3 Cas des GHR ■ Locaux à risques inclus
■ Densité d’occupation Ce sont les réserves de linge et les pharmacies d’étage (par
La densité peut atteindre 2 personnes pour 10 m2. opposition aux pharmacies centrales exclues) qui doivent être iso-
lées par des parois CFo 2 h et des portes CFo 1 h.
■ Locaux recevant du public
■ Isolement intérieur
Les salles de conférences, les amphithéâtres, les salles d’ensei-
gnement, les cafétérias, les restaurants... peuvent être installés Les chambres doivent être isolées :
dans l’IGH et doivent alors respecter les contraintes suivantes : – des chambres voisines et des couloirs par des parois CFo 1 h et
– application de la réglementation des ERP ; des portes PFo 1/2 h ;
– implantation au rez-de-chaussée (ou rez-de-dalle), au sous-sol – des locaux à risques particuliers d’incendie par des parois
et au 1er étage seulement de l’IGH ; CFo 2 h.
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■ Utilisation du gaz dans les laboratoires Les cloisons des couloirs peuvent comporter des parties ver-
Exceptionnellement, cette utilisation ne sera possible que dans rières PFo 1 h à partir de 1 m au-dessus du plancher.
les laboratoires implantés en façade et isolés, par des parois ■ Verrouillage des portes d’accès aux escaliers
CFo 2 h et des portes PFo 1 h, des autres parties de l’IGH. et aux ascenseurs
■ Alerte Ce verrouillage, par des dispositifs électriques et électroniques
Le poste central sécurité doit être relié au centre de secours des destinés à lutter contre les intrusions, est possible sous réserve du
sapeurs-pompiers par une ligne directe ou un avertisseur privé. respect des dispositions suivantes :
– verrouillage dans le sens escalier → compartiment ;
■ Détection automatique d’incendie
– possibilité permanente d’une ouverture manuelle normale de
Un tel système doit également être installé : ces portes dans le sens compartiment → escalier et
– dans les chambres des malades ; compartiment → ascenseur ;
– dans les locaux à risques d’incendie. – commande à distance du déverrouillage de toutes les portes à
partir du PC ;
– déverrouillage automatique de ces portes asservi à la détection
5.5 Cas des GHW automatique d’incendie ;
– déverrouillage manuel par le service de sécurité au moyen de
5.5.1 GHW1 clés adaptées.
Les immeubles peuvent ne comporter qu’un seul escalier si
toutes les conditions suivantes sont réalisées :
– la surface hors œuvre de chaque compartiment est inférieure
ou égale à 750 m2 ; 6. Conclusion
– la distance à parcourir depuis le seuil de chaque bureau
n’excède pas 10 m pour rejoindre le sas d’accès à l’escalier ; Comme pour les ERP, la mise en service des nouvelles généra-
– les locaux d’archives sont situés aux derniers niveaux et ils ne tions d’installations de détection d’incendie et des asservissements
comportent pas de bureaux. liés, applicables aux ERP et décrites dans l’article [C 3 280], il a été
rendu nécessaire de modifier l’arrêté du 18 octobre 1977. La nou-
5.5.2 GHW2 velle réglementation, en cours d’élaboration à la Direction de la
Défense et de la Sécurité Civiles, intégrera les nouveaux concepts
■ Recoupement intérieur de mise en sécurité automatique des bâtiments.
À chaque niveau, le volume occupé par des bureaux privatifs De plus, ici aussi, l’uniformisation européenne conduira vrai-
doit être recoupé au minimum une fois par des parois CFo 1 h et semblablement à compléter une législation qui a prouvé toute son
des portes PFo 1/2 h. efficacité.
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