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Méthodologie de recherche scientifique

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Université Batna 2

Faculté des Sciences et de la technologie


Département de mathématiques

Projet présenté pour module : méthodologie

Thème

INITIATION Á LA MÉTHODOLOGIE DE
RECHERCHE

Pésenté par : Anane hadjer


Devant professeur : L. DJEFFAL
Table des matières

INTRODUCTION 2

1 LES CONDITIONS DE FONDS D’UN MEMOIRE DE RECHERCHE 3


1.1 Les étapes de la recherche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2 Le sujet de recherche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.3 La problématique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.4 Les objectifs d’un mémoire de recherche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.5 Le choix méthodologique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.6 Choix d’un plan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.7 Le plan de travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.8 La revue de la littérature . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.9 La vérification empirique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

2 LES CONDITIONS DE FORME D’UN MEMOIRE DE RECHERCHE 14


2.1 La présentation du mémoire de recherche (voir modèle standard) . . . . . 15
2.2 Autres Indications de forme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.3 Dépôt d’un mémoire de recherche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2.4 La soutenance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21

3 QUELQUES D’EFINITIONS... 24
3.1 Quelques définitions... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25

1
Introduction

Le travail de recherche est la construction d’un « objet scientifique ». Il permet à l’auteur


de :
— Explorer un phénomène ;
— Résoudre un problème ;
— Questionner ou réfuter des résultats fournis dans des travaux entérieurs ou une
thèse ;
— Expérimenter un nouveau procédé, une nouvelle solution, une nouvelle théorie ;
— Appliquer une pratique à un phénomène ;
— De décrire un phénomène ;
— Expliquer un phénomène ;
— ...
Ou une synthèse de deux ou plusieurs de ces objectifs.
Ce travail qui est essentiel en raison de ses enjeux scientifiques, sociaux, économiques, poli-
tiques et prospectifs demande que l’on en étudie les fondamentaux et la méthode. En effet,
le travail de recherche est une clef aux mains de l’homme qui non seulement ouvre les portes
du changement, de la prospective et de l’innovation, mais également aide à optimiser ses
outils et technique de production et à améliorer ses conditions de vie.
Cette formation est l’occasion de visiter et étudier la méthode de réflexion et de présenta-
tion D’un travail de recherche.
Qu’est-ce que la recherche ?
La recherche scientifique est un processus dynamique ou une démarche rationnelle qui per-
met dâ= C—examiner des phénomènes, des problèmes à résoudre, et d’obtenir des réponses
précises à partir d’investigations. Ce processus se caractérise par le fait qu’il est systéma-
tique et rigoureux et conduit à l’acquisition de nouvelles connaissances. Les fonctions de
la recherche sont de décrire, d’expliquer, de comprendre, de contrôler, de prédire des faits,
des phénomènes et des conduites.
La rigueur scientifique est guidée par la notion d’objectivité, c’est-à-dire que le chercheur
ne traite que des faits, à l’intérieur d’un canevas défini par la communauté scientifique.
Le mémoire de recherche permet à l’étudiant de démontrer qu’il a acquis les capacités
techniques, intellectuelles et théoriques enseignées au cours de sa formation. Un mémoire
est un travail combinant les apports des différentes disciplines de la formation suivie et les
références théoriques pertinentes. Il doit aboutir à des analyses, et des conclusions théo-
riques qui permettront au jury d’apprécier l’aptitude d’analyse de l’étudiant sur un sujet
précis.

2
1
LES CONDITIONS DE FONDS D’UN
MEMOIRE DE RECHERCHE

3
LES CONDITIONS DE FONDS D’UN MEMOIRE DE RECHERCHE

1.1 Les étapes de la recherche


1 ère étape : LA QUESTION DE DEPART

Formuler la question de départ en veillant à respecter :


ˆ Les qualités de clarté
ˆ Les qualités de faisabilité
ˆ Les qualités de pertinence
2 ème étape : L’EXPLORATION

Les lectures :
ˆ Sélectionner les textes
ˆ Lire avec méthode
ˆ Résumer
ˆ Comparer :
— Les textes entre eux
— Les textes et les entretiens
Les entretiens exploratoires :
ˆ Se préparer à l’entretien
ˆ Rencontrer les experts, témoins et autres personnes concernées
ˆ Adopter une attitude d’écoute et d’ouverture
ˆ Décoder les discours
3 ème étape : LA PROBLEMATIQUE

ˆ Faire le point des lectures et des entretiens


ˆ Se donner un cadre théorique
ˆ Expliciter la problématique retenue
4 ème étape : LA CONSTRUCTION

ˆ Construire les hypothèses et le modèle en précisant :


— Les relations entre les concepts
— Les relations entre les hypothèses
ˆ Construire les concepts en précisant :
— Les dimensions
— Les indicateurs
5 ème étape : L’OBSERVATION

ˆ Délimiter les champs d’observation


ˆ Concevoir l’instrument d’observation
ˆ Tester l’instrument d’observation
ˆ Procéder à la collecte des informations
6 ème étape : L’ANALYSE DES INFORMATIONS

4
LES CONDITIONS DE FONDS D’UN MEMOIRE DE RECHERCHE

ˆ Décrire et préparer les données pour l’analyse


ˆ Mesurer les relations entre les variables
ˆ Comparer les résultats attendus et les résultats observés
ˆ Rechercher la signification des écarts
7 ème étape : LA CONCLUSION

ˆ Rappeler la démarche
ˆ Présenter les résultats en mettant en évidence :
— Les nouvelles connaissances
— Les conséquences pratiques

1.2 Le sujet de recherche


Les critères de choix d’un sujet peuvent être :
ˆ Un sujet original et d’actualité
ˆ Un sujet qui vous intéresse, qui intéresse les enseignants
ˆ Un sujet présentant une forte faisabilité sur le plan temporel et sur le plan de la
collecte et du traitement des données et des articles de recherche
Le choix du sujet est la première étape fondamentale du travail de mémoire. Sa détermi-
nation dépend de plusieurs choses :
ˆ centre d’intérêt de l’auteur
ˆ lectures antérieures
ˆ objectifs professionnels
ˆ discussion avec les enseignants
ˆ discussion avec des étudiants ayant déjà rédigé un mémoire
Une fois le champ de recherche délimité, il faut encore se poser un certains nombre de
questions avant de se lancer dans ce travail.
ˆ Ce sujet correspond-il à un besoin ?
ˆ Existe-t-il une littérature suffisante ? (Les sources doivent être accessibles et trai-
tables)
ˆ Les méthodes de recherche requises sont-elles adaptées à mes capacités ? (La mé-
thode utilisée doit être maı̂trisable)
ˆ Peut-il être traité dans un délai raisonnable ?
ˆ Quels sont les résultats espérés ?
ˆ Avec qui le réaliser ?
Il est donc essentiel de ne pas se précipiter sur un thème jugé intéressant avant d’en avoir
évalué les possibilités de réalisation et avant de l’avoir localisé dans une problématique
générale. Il convient pour cela de se documenter, de demander conseil à des personnes
compétentes. Une fois le sujet choisi, il faut être capable de le préciser en formulant une
QUESTION CENTRALE UNIQUE résumant toute la problématique du travail ! Il faut
être précis. Eviter les sujets vagues. La formulation de la question de recherche est une
étape décisive.

5
LES CONDITIONS DE FONDS D’UN MEMOIRE DE RECHERCHE

Les critères de choix d’un sujet peuvent être :


ˆ Un sujet original et d’actualité
ˆ Un sujet qui vous intéresse, qui intéresse les enseignants et les autres chercheurs
ˆ Un sujet présentant une forte faisabilité sur le plan temporel et sur le plan de la
collecte et du traitement des données et des articles de recherche
Donc les caractéristiques d’un bon sujet sont :
ˆ Intérêt personnel
ˆ Exigence académique
ˆ Objectif théorique

1.3 La problématique
Un problème de recherche est l’écart qui existe entre ce que nous savons et ce que nous
voudrions savoir à propos d’un phénomène donné. Tout problème de recherche appartient à
une problématique particulière. Une problématique de recherche est l’exposé de l’ensemble
des concepts, des théories, des questions, des méthodes, des hypothèses et des références qui
contribuent à clarifier et à développer un problème de recherche. On précise l’orientation
que l’on adopte dans l’approche d’un problème de recherche en formulant une question
spécifique à laquelle la recherche tentera de répondre.
Problème
Toute bonne recherche vise à répondre à une question précise. S’il y a besoin de faire une
recherche, c’est qu’il y a un problème dans notre compréhension des choses. Un problème
est une difficulté ou un manque de connaissances qui a trouvé une formulation appropriée
à l’intérieur d’un champ de recherche, à l’aide des concepts, des théories et des méthodes
d’investigation qui lui sont propres. Bref, un problème de recherche est un manque de
connaissances prêt à être traité scientifiquement. Le problème peut être de différentes
natures, il peut s’agir :
ˆ d’un problème pratique,
ˆ d’un problème empirique, c’est-à-dire d’un manque de connaissance des faits qu’une
observation ou une expérimentation peut permettre de résoudre
ˆ d’un problème conceptuel, donc d’un problème concernant la définition adéquate
d’un terme ou sa signification exacte
ˆ d’un problème théorique, c’est-à-dire qui concerne l’explication d’un phénomène ou
l’évaluation d’une théorie
Les composantes d’une problématique
Les éléments qui composent une problématique complète sont les suivants.
1. Le thème. C’est l’énoncé du sujet de la recherche, ce dont nous allons parler, la zone
de connaissance que nous allons explorer. Par exemple : l’aliénation.
2. Le problème. Un problème de recherche est une interrogation sur un objet donné
dont l’exploration est à la portée d’un chercheur, compte tenu de ses ressources et
de l’état actuel de la théorie. Un problème de recherche doit pouvoir être traité de
manière scientifique. Il se concrétise et se précise par une question de recherche. Par

6
LES CONDITIONS DE FONDS D’UN MEMOIRE DE RECHERCHE

exemple,
3. Les théories et les concepts. Il s’agit des théories qui s’appliquent aux divers aspects
d’un problème de recherche. On entend généralement par là les théories constituées
qui traitent d’une question dans une discipline donnée. Toute théorie repose sur
un assemblage cohérent de concepts qui sont propres au domaine. Nous devons
montrer notre connaissance de divers aspects du problème, mais aussi notre décision
de ne nous attaquer qu’à un aspect très précis. On appelle quelquefois « état de la
question » la recension des théories, des concepts et des recherches antérieures à la
nôtre qui traitent de notre problème de recherche ou de problèmes connexes.
4. La question. Il s’agit d’une concrétisation du problème. Ici, il faut prendre soin
de formuler clairement et précisément notre question puisque c’est à celle-ci que
nous tenterons de répondre. Généralement, un problème de recherche peut donner
lieu à de multiples questions de recherche ; une recherche bien construite n’aborde
directement qu’une seule question à la fois.
5. L’hypothèse. C’est la réponse présumée à la question posée. L’hypothèse est né-
cessairement issue d’une réflexion approfondie sur les divers éléments de la pro-
blématique. Sa fonction est double : organiser la recherche autour d’un but précis
(vérifier la validité de l’hypothèse) et organiser la rédaction (tous les éléments du
texte doivent avoir une utilité quelconque vis-à-vis de l’hypothèse).
6. La méthode. Dans l’énoncé de la problématique, on doit indiquer comment on pro-
cédera pour accomplir les opérations qu’implique la recherche et tester l’hypothèse :
critique des théories existantes, analyse de la documentation, sondage, entrevues,
etc.
7. Les références. Il ne faut pas multiplier les références inutilement, ni omettre de
références importantes. Un ensemble de références équilibré comporte des ouvrages
généraux, des ouvrages particuliers, des monographies et des articles de périodiques
ayant directement servi à l’un ou l’autre aspect de la recherche.
Éviter les embûches
Une problématique comprend plusieurs problèmes de recherche. Chacun de ces problèmes
peut donner lieu à de nombreuses questions de recherche. Les néophytes ont tendance à
vouloir résoudre plusieurs problèmes à la fois, ce qui est impossible - en posant des questions
imprécises, ou encore à essayer de solutionner des problèmes très vastes et très complexes.
Cela est dû à deux causes concomitantes : la découverte de l’intérêt du problème et une
mauvaise connaissance de la problématique. Bref, les débutants n’arrivent pas à être assez
précis. Voici quelques conseils pour surmonter ces difficultés.
ˆ Faites une étude minutieuse et approfondie des recherches qui ont porté sur ce type
de problème, avant d’énoncer votre problème de recherche.
ˆ Énoncez le problème de la manière la plus précise possible, en utilisant des termes
susceptibles de délimiter l’objet d’étude : période de temps précise, population bien
délimitée, aspect étudié bien défini.
ˆ Assurez-vous que l’énoncé du problème soit assez clair pour qu’on puisse comprendre
ce dont il est question à la première lecture ; faites un test avec vos amis !
ˆ Assurez-vous aussi que l’ampleur du problème auquel vous voulez vous attaquer

7
LES CONDITIONS DE FONDS D’UN MEMOIRE DE RECHERCHE

n’est pas démesurée. Le projet doit être faisable avec les ressources que vous avez,
dans le temps qui est disponible.
ˆ Choisissez un sujet pertinent, c’est-à-dire qui contribue à l’avancement de vos connais-
sances au cours de vos études, et à l’avancement des connaissances en général.

1.4 Les objectifs d’un mémoire de recherche


Dans le mémoire de recherche, l’étudiant doit donner à voir la mise en Å“uvre d’un rai-
sonnement, expliciter et ; le cas échéant, critiquer les choix méthodologiques. La démarche
de production d’un mémoire est un véritable travail de recherche, qui rappelons-le, peut
être abordé de deux façons :
— Une approche hypothético-déductive, la plus fréquente, qui consiste à valider des
hypothèses par l’observation.
— Une approche inductive qui part de l’observation pour émettre ou préciser des
hypothèses (exemples de méthode inductive : les techniques de sondage).
Définir une problématique permet donc d’apporter une réelle valeur ajoutée à une pro-
duction écrite.
La réussite du mémoire (et de sa soutenance) implique une méthodologie dont voici les
principaux points.
ˆ Organiser le travail
ˆ Définir une problématique comme cadre de réflexion et fil conducteur du mémoire
et S’assurer de la cohérence entre titre, problématique et plan. La démarche
problématique : d’un questionnement général à un cas d’espèce.
Formuler une problématique s’inscrit dans une méthode de réflexion et d’argumentation
et permet de relever bien des défis intellectuels. La problématique, c’est le fil conducteur
de l’argumentation qui permet d’induire chez le correcteur (ou l’auditeur), le sentiment
d’une logique argumentative convaincante dans un champ de réflexion déterminé et
clairement délimité.

1.5 Le choix méthodologique


Les éléments de choix méthodologique, les grandes lignes :
ˆ délimiter le Champ de Recherche ( Ex. la gestion de la PME, le chômage)
ˆ définir l’Objet de la Recherche, c’est à dire ce que l’on se propose d’étudier à
l’intérieur du Champ de Recherche (Ex. la stratégie d’exportation des PME, la
fixation des prix agricoles, )
ˆ poser une Question de Recherche (ce à quoi l’étudiant va s’efforcer de répondre) ou
une Hypothèse de Recherche (ce que l’étudiant va s’efforcer de valider) : la stratégie
d’alliance est-elle bien adaptée au développement international de la PME ? parmi
les différentes méthodes de fixation des prix dans l’agriculture, quelles sont celles
qui semblent les plus efficaces ?

8
LES CONDITIONS DE FONDS D’UN MEMOIRE DE RECHERCHE

ˆ sans opposer une méthode à une autre, tant il est vrai qu’une recherche peut par-
faitement aller d’une démarche inductive à une approche déductive (et réciproque-
ment), la formulation de la recherche déterminera, pour une part, la- ou les- méthode
utilisée dans le mémoire
Afin de justifier le choix méthodologique, nous allons dans un premier temps, présenter les
deux orientations méthodologiques de base qui s’offrent au chercheur en sciences écono-
miques et de gestion : la méthode inductive et la méthode déductive.
La méthode inductive : en principe la méthode la plus scientifique, la plus réaliste, puis
qu’elle part des faits pour arriver à l’idée qui constitue l’hypothèse. De cette confrontation
avec les phénomènes, avec la réalité naı̂t les hypothèses.

— l’hypothèse peut être induite, intuitivement. Au lieu d’être une conclusion d’un rai-
sonnement logique, nourri de faits nombreux et solidement argumenté, l’hypothèse
naı̂t ici d’une idée qui surgit de la confrontation et de l’examen d’éléments peu nom-
breux mais jugés particulièrement significatifs et éclairants pour le chercheur. Elle
est le fruit d’une ”illumination intérieure” pour le chercheur.
— L’hypothèse peut aussi être induite rationnellement. Cette démarche consiste à ex-
plorer longuement les faits observés et à construire rationnellement une hypothèse
en tenant compte du maximum d’informations, dans un souci d’étroite fidélité à la
réalité.
— L’hypothèse peut également être induite suivant la méthode Serendipity. Il s’agit de
la formulation d’une hypothèse qui naı̂t de la constatation d’un fait isolé, inattendu
aberrant (statistiquement), qui est inexplicable par les hypothèses que l’on avait pu
retenir précédemment ou au regard des théories établies. Cette démarche comporte
une référence théorique car, si l’hypothèse naı̂t bien des faits, leur signification tient
à leur confrontation avec les hypothèses ou les théories qu’ils démentent.
Autrement dit, la démarche inductive constitue une base importante du processus de re-
cherche surtout lorsqu’on est dans un domaine neuf. Avec la démarche inductive, on part
d’observations limitées, et à partir de ces observations, on inférera des hypothèses et des
théories.
La méthode déductive : le chercheur va puiser dans des idées préexistantes : l’hypothèse
est déduite d’idées précédemment formulées.
— L’hypothèse peut être déduite d’une théorie déjà formulée : on considère alors que
le phénomène étudie un cas particulier que l’on peut rattacher à une théorie plus
générale et l’on recherche dans cette théorie générale les éléments explicatifs.
— L’hypothèse peut être déduite de travaux antérieurs. On établit alors l’hypothèse
à partir d’hypothèses utilisées par d’autres chercheurs qui, dans des cas du même
genre, se sont révélées plus ou moins fécondes. A la limite, on peut, dans cette
perspective, établir une grille d’hypothèses déjà utilisées pour un type de phénomène
donné que l’on essaiera successivement d’appliquer au phénomène sur lequel on
travaille. La description de cette méthode souligne l’intérêt que présente le chercheur
pour la connaissance de travaux déjà publiés relatifs à l’objet de sa recherche.
— L’hypothèse peut également être déduite par analogie. Par exemple, pour construire

9
LES CONDITIONS DE FONDS D’UN MEMOIRE DE RECHERCHE

une hypothèse relative à des phénomènes sociaux, on rapproche ceux-ci de phéno-


mènes d’une autre nature (ex : la biologie ) et on s’inspire des idées formulées à
propos de ceux ci. Autrement dit, la construction du modèle hypothético-déductif
part d’un postulat comme modèle d’interprétation du phénomène étudié. Ce modèle
génère, par un simple travail logique, des hypothèses, des concepts et des indicateurs
auxquels il faudra chercher des correspondants dans le réel.
La méthode déductive consistant à déduire des hypothèses de théorie et/ou travaux exis-
tants peut s’appliquer à notre objet de recherche dans la mesure oû les écrits sur le sujet
sont nombreux. Le choix de cette méthode hypothético-déductive semble judicieux pour
répondre à une question de départ du type : quels sont les facteurs permettant de détermi-
ner les effets économiques du déséquilibre régional de la ? En effet, la méthode déductive
consistant à déduire des hypothèses de théorie et/ou travaux existants peut s’appliquer à
notre objet de recherche dans la mesure oû les écrits sur le sujet sont nombreux.

1.6 Choix d’un plan


Cohérence entre problématique-Plan-Titre du sujet
Il est important de réaliser une cohérence - entre problématique, plan et libellé du sujet
- se jauge spontanément à partir du sommaire ou de la table des matières ; celle-ci doit
donc mettre en évidence un plan plus ou moins détaillé de développement d’idées -forces
et d’idées-clés. Les idées -forces sont des
propositions de contenu et correspondent aux titres des différentes parties.
Les idées-clés correspondent en général, à des paragraphes : ce sont les arguments,
des exemples, des éléments de théorie, etc.
Le point-clé est sans nul doute la cohérence entre un libellé du titre « accrocheur », une
problématique clairement explicité, un plan adapté pour tenter d’y répondre et des idées
pertinentes pour l’argumentation. On a donc cette combinaison Titre - problématique -
plan. L’efficacité d’une problématique est autant liée à l’enchaı̂nement des idées qu’à
leur contenu. Plan et problématique sont les deux conditions d’une bonne valeur ajoutée
rédactionnelle.
— Ne confondez pas annonce du plan et formulation de la problématique. En effet,
la même problématique peut être approchée selon des plans bien différents, ce
qui augmente, d’ailleurs, le degré de liberté de l’étudiant.
— Les titres des parties et des sous-parties seront exprimées sous forme d’idées -
forces, tandis que les idées-clés seront les principaux arguments développés, le
tout permettant de produire un plan détaillé puis un texte homogène.
Le plan du mémoire : Attention pas de plan type
C’est sur la base de la problématique que le plan devra être élaboré pour la rédaction
de ce mémoire. Ce plan démontre une capacité de l’étudiant à organiser sa pensée et
sa démonstration. Il doit aider le lecteur par sa cohérence à comprendre les conclusions
auxquelles vous parvenez et le profit pédagogique tiré de ce stage. Le plan doit être équilibré,
s’il ne l’est pas, c’est en général qu’il est mal articulé.

10
LES CONDITIONS DE FONDS D’UN MEMOIRE DE RECHERCHE

Le mémoire de recherche peut s’organiser selon un plan type qui bien entendu peut être
modifié en fonction du stage, et selon les indications de votre encadreur au cours de sa
mise en place.
A titre indicatif, le plan d’un mémoire de stage peut avoir la forme suivante :
Chapitre 1. Position et cadre théorique du problème
Chapitre 2. Une revue de la littérature théorique et empirique sur le sujet 2.1. revue de
littérature théorique
2.2. revue de littérature empirique
Chapitre 3. Vérification empirique 3.1. le modèle et les données
3.2. traitement des données
3.3. principaux résultats
En conclusion, les enseignements de cette étude au niveau académique, les limites et les
perspectives.

1.7 Le plan de travail


Il s’agit d’organiser la période consacrée à la production de ce mémoire. Il faut
ordonner les actions pour surmonter la contrainte temps.
La maitrise et la gestion du temps est l’un des aspects fondamentaux de la réussite d’un
mémoire de stage. Il s’agit de planifier les étapes nécessaires.
Les étapes de l’élaboration d’un mémoire de stage sont principalement :
ˆ Le choix du sujet
ˆ La formulation de la problématique
ˆ Le recueil des données
ˆ Mixer théorie et pratique
ˆ La rédaction et la finition
ˆ La préparation de la soutenance
Les étapes d’un travail de recherche :

11
LES CONDITIONS DE FONDS D’UN MEMOIRE DE RECHERCHE

Figure 1.1 – D’aprés Le mémoire de master, Michel KALIKA, Dunod, 2005.

1.8 La revue de la littérature


(recenser les écrits et les travaux pertinents, oú en est la réflexion sur le sujet)
La revue de littérature se base principalement sur les publications des revues
scientifiques, spécialisées et répertoriées.
Oú en est la réflexion sur le sujet ? Quels sont les apports de chaque chercheur ? Quelles
sont les controverses majeures sur le sujet ? Quelles furent les principales idées et concepts
formulés ?
On commence par les ouvrages de référence, puis les ouvrages et les revues spécialisés. Les
autres sources sont :
ˆ Les documents internes, la presse professionnelle, les mémoires ou rapports de stage
antérieurs (attention à ne pas réutiliser les mémoires d’autres étudiants)
ˆ Le Web (sites Internet, blogs )

12
LES CONDITIONS DE FONDS D’UN MEMOIRE DE RECHERCHE

ˆ Les bases de données en bibliothèque, et principalement les ouvrages


ˆ La documentation de l’entreprise
ˆ Les sites des institutions internationales et nationales
Exemple de site web pour la consultation des revues scientifiques :
ˆ http ://[Link]
ˆ http ://[Link]/online
ˆ http ://[Link]/online
ˆ http ://[Link]/online
ˆ http ://[Link]
ˆ etc
Les objectifs d’une revue de la littérature :
ˆ Fournir de l’information de fond sur votre sujet à partir des recherches antérieures
(Nourrir votre sujet, prouver que votre sujet est intéressant)
ˆ Montrer que vous connaissez la recherche faite sur votre sujet (Position d’expert sur
le sujet, bonne évaluation)
ˆ Evaluer l’étendue et la profondeur de la recherche en ce qui concerne votre sujet
(Cadre conceptuel rigoureux, capacités de synthèse, ne pas se perdre dans le sujet)
ˆ Identifier des questions ou aspects de votre sujet qui exigent plus de recherche (In-
térêt du sujet, j’apporte quelque chose à ce thème)

1.9 La vérification empirique


Il s’agit de la phase critique de toute recherche, celle de l’utilisation des données et
des sources collectées et rassemblées pour procéder à la vérification de l’hypothèse. Elle
implique :
— un classement des données ;
— une hiérarchisation par ordre d’importance Cette partie nécessite la maitrise de
quelques logiciels : Eviews, SPSS, Stata etc La vérification empirique permet de
vérifier les hypothèses émises au départ. La démarche méthodologique : Rédiger
bien ce chapitre pour rendre facile la tâche aux autres qui liront vos travaux. Il
faut mentionner :
— la source des données documentaires ;
— méthodes de collecte et de calcul des données (qualitatives et/ou quantitatives),
— méthode de traitement des données etc

13
2
LES CONDITIONS DE FORME D’UN
MEMOIRE DE RECHERCHE

14
LES CONDITIONS DE FORME D’UN MEMOIRE DE RECHERCHE

2.1 La présentation du mémoire de recherche (voir modèle


standard)
Le mémoire doit comprendre les différents éléments suivants :
1) Une couverture sur laquelle doit figurer :
ˆ Rectorat et l’établissement : FSEG Nabeul
ˆ la formation suivie (ex : Master de recherche en économie d’affaire) ;
ˆ le titre du mémoire
ˆ le nom, prénom de l’étudiant ;
ˆ le nom de l’encadreur pédagogique
ˆ l’année universitaire en cours ;
Attention le choix du titre du mémoire est très important, il doit être doté des
qualités suivantes :
ˆ clarté : éviter l’ambigüité
ˆ précision : éviter les formulations trop générales
ˆ exactitude : le titre doit correspondre au contenu du mémoire
2) la page de garde
Une reprise de la couverture
3) la mention particulière :
Dans les institutions universitaires, il est d’usage d’insérer la mention suivante en
italique : « La FSEG de Nabeul n’entend donner aucune approbation ni improbation
aux opinions émises dans ce mémoire : ces opinions doivent être considérés comme
propres à leur auteur »
4) Une page pour la dédicace (facultatif)
C’est une mention de nature personnelle mais elle doit être sombre
5) Une page pour les remerciements
Il est d’usage de remercier l’établissement qui vous a accueilli en stage. D’autres
personnes peuvent également être remerciées nommément si nécessaire.
6) Un sommaire
Sur une page il reprend les principales parties du plan sans la numérotation des
pages (celle-ci sera reprise dans la table des matières en fin de rapport). On n’y
insère pas non plus les références aux annexes, bibliographie, index... Seul le plan
est ici présenté.
7) Une liste des abréviations
Si vous utilisez des abréviations, vous devez les lister en début d’ouvrage.
8) Une introduction
Dans cette introduction vous devez expliciter le choix du sujet. Vous devez ensuite
amener la problématique et justifier le choix de celle-ci, montrer son intérêt et enfin justifier
L’introduction comporte généralement les éléments suivants :
ˆ Justification du choix du sujet

15
LES CONDITIONS DE FORME D’UN MEMOIRE DE RECHERCHE

ˆ L’importance du sujet
ˆ L’actualité du sujet
ˆ Les différents aspects du sujet
ˆ La définition des termes et des concepts (éventuellement)
ˆ La problématique
ˆ (les objectifs et les hypothèses)
ˆ La méthodologie adoptée
ˆ Justification et annonce du plan
9) Le corps du mémoire
Vous devez rédiger avec un plan apparent le corps de votre mémoire. Veillez à utiliser
des titres courts et explicites pour vos parties. Soyez rigoureux sur cette rédaction.
Nous vous conseillons de faire relire votre mémoire par une personne extérieure qui
souvent relèvera des points que le rédacteur ne parvient plus à voir.
10) Notes de bas de pages
Toutes les descriptions ou constatations fondées sur des données (statistiques, opi-
nions, études) doivent être suivies par un appel des notes de bas de pages (et non
des notes de référence mises à la fin d’un chapitre ou du travail) qui mentionnent
les sources de ces données (qui permettent une vérification si nécessaire).
— Forme : Times New Roman 10 en italique et Numérotation : continue dans le
document ou recommencée au n=1 à chaque page)
— Présentation : il y a au moins deux cas de figures
ˆ Notes d’explication : ce sont votre explication supplémentaire sur une des-
cription ou une constatation.
ˆ Notes de référence bibliographique : vous les présentez selon la même règle de
la Bibliographie décrite plus bas, sauf que vous devez indiquer les numéros de
pages de l’ouvrage d’où vous avez tiré les données (statistiques ou opinions
de l’auteur).
11) Une conclusion : savoir conclure
D’une manière générale, une conclusion doit être à la fois une synthèse des
idéesforces en réponse à la problématique proposée, et une ouverture sur
d’autres recherches en perspective.
Selon les cas, la conclusion doit aussi rappeler les objectifs, les résultats opérationnels
obtenus et leurs implications sur l’entreprise ainsi que les prolongements possibles
du travail réalisé.
Une conclusion comporte généralement :
ˆ Rappel de la problématique, des objectifs et de la méthodologie de travail
ˆ Les principaux résultats
ˆ Les implications conceptuelles et managériales
ˆ Les limites
ˆ Les prolongements possibles du mémoire et les perspectives de recherche
12) Les citations La citation consiste à mentionner le texte exact avec les termes précis
rédigés par l’auteur cité.

16
LES CONDITIONS DE FORME D’UN MEMOIRE DE RECHERCHE

La paraphrase est la reproduction de la pensée d’un auteur, reformulée avec d’autres


mots. Chaque citation ou paraphrase doit impérativement être accompagnée de sa
source sous forme de note de bas de page ou de note dans le texte.
Utilisez les citations avec modération ! - Elles doivent étayer votre propre réflexion.
Pour ne pas vous rendre coupable de plagiat, respectez les règles suivantes :
ˆ Mentionner très précisément la source de la citation ou de la paraphrase.
ˆ Toujours mettre la citation entre guillemets.
ˆ Reproduire le texte exact avec les termes précis rédigés par l’auteur cité.
ˆ Conserver la ponctuation, les majuscules et même les fautes d’orthographe du
texte original (faire suivre de la mention [sic]).
ˆ Toute altération à l’intérieur d’une citation doit être mentionnée clairement,
soit en note, soit après la citation (par exemple : « mots mis en évidence par
nous », « traduit par nos soins », etc.). Pour écourter une citation en sautant des
passages, remplacer ceux-ci par [...] ou (...).
ˆ Pour mettre en valeur des citations étendues, utiliser un style de police différent
(italique) ou une mise en page particulière (retrait).
Après la citation, insérer un numéro de note de bas de page entre [] ou en exposant.
Ce numéro est reporté en bas de page où sont mentionnés l’auteur, le titre et la
page de référence de la citation.
La référence complète de la citation est spécifiée dans la bibliographie en fin de
travail regroupant tous les documents.
Exemple :
Séville et plus particulièrement ses bistrots a toujours inspiré les poètes. « Les jam-
bons pendaient parmi les bouteilles de La Guita, les vieilles affiches de la semaine
sainte et de la Feria d’avril, les photos de toreros minces et graves morts depuis
des années, tandis que l’encre de leurs dédicaces jaunissait sous le verre des petits
cadres ».
13) Une bibliographie
La bibliographie doit être bien signée et doit les normes expliquées antérieurement.
La mise au point de la bibliographie est importante. Elle constitue une part de
l’exercice scientifique car ses éléments servent de référence pour confirmer ou in-
firmer des idées ou des faits, ou permettent de replacer le travail dans un contexte
spatial ou chronologique plus large ; en outre, le lecteur peut avoir besoin de re-
trouver les sources précises qui ont été utilisées par l’auteur.
ˆ Dans le texte : Toute référence bibliographique est seulement évoquée
dans le texte, dans une parenthèse, puis développée dans la bibliographie
générale à la fin du mémoire. Dans le texte on présente ainsi : s’il s’agit d’un
auteur : NOM de l’auteur en majuscule, année de publication ; s’il s’agit de deux
auteurs : les deux noms, année de publication ; s’il y a plus de deux auteurs :
le nom du premier auteur puis et al., année de publication
Exemple : (Di Méo, 2003) ou (Béguin et Pumain, 1994)
Dans le cas d’une citation : après le plus souvent, parfois avant selon la dyna-
mique propre du texte : NOM de l’auteur en majuscule, année de publication :

17
LES CONDITIONS DE FORME D’UN MEMOIRE DE RECHERCHE

n= de la page de la citation
Exemple : (Di Méo, 2003 : 56)

ˆ La liste de la Références bibliographiques (Après la conclusion et avant les an-


nexes et Par ordre alphabétique des noms des auteurs) Dans ce cas, vous devez
ordonner la bibliographie et citer de la manière suivante :
— Article de périodique : NOM et Prénom ou initiale de l’auteur et année de
publication entre parenthèse, Titre de l’article, Titre de la revue (en italique),
date précise et numéro du volume (année, tome, n° de fascicule), pages de
début et fin de l’article
Pirazzoli P., (1998), « Sur la vitesse des variations du niveau de la mer », An-
nales de Géographie n=600, Paris, pp. 220-232. Williams, A. et al. (al signifie
autres), Ward, (2002). Anticipation skill in a real-world task : Measurement,
training, and transfer in tennis. Journal of Experimental Psychology : Ap-
plied, 8(4), 259-270.
Williams, A., Ward, P., Knowles, J. M., & Smeeton, N. J. (2002). Anticipa-
tion skill in a realworld task : Measurement, training, and transfer in tennis.
Journal of Experimental Psychology : Applied, 8(4), 259-270
— Ouvrage ou livre : NOM (en majuscule) et Prénom ou initiale de l’auteur,
Année de publication, Titre (en italique), n= de l’édition, Lieu de publica-
tion, éditeur , nombre de page (en note de bas de page il faut préciser la page
ou le numéro cité).
Temprado, J.-J., Montagne, G. (2001). Les coordinations perceptivo-motrices.
Edition Armand Colin, Paris, 413 p.
Ouvrage collectif : NOM et Prénom ou initiale du directeur suivi de la men-
tion (dir.), Titre de l’ouvrage (en italique), Editeur, Lieu de publication,
Année de publication, n= de l’édition (en note de bas de page il faut préciser
la page ou le numéro cité).
Chapitre d’ouvrage :
Cadopi, M., & d’Arripe-Longueville, F. (1998). Relations entre imagerie men-
tale et performance sportive. In P. Fleurance (Ed.), Entraı̂nement mental et
sport de haute performance (pp. 165-193). Paris : INSEP.
— Thèse ou mémoire :
Farahat, E. (2004). Effets de l’imagerie visuelle et kinesthésique sur la mé-
morisation et l’apprentissage de différents types de mouvements. Thèse de
Doctorat, Université Paul Sabatier, Toulouse.
La ”sitographie ou Webographie” (concerne les sites web).
Une part grandissante des références est trouvée sur des sites web. La pré-
sentation de ces sites doit-elle aussi être rigoureuse. Les 2 informations es-
sentielles à propos de sites sont : le responsable (administrateur) du site, et
la date de consultation compte tenu de la rapidité des changements.
Toute référence à un site ou une page doit être seulement évoquée dans le
texte puis développée dans la bibliographie générale en fin de mémoire. Il

18
LES CONDITIONS DE FORME D’UN MEMOIRE DE RECHERCHE

vaut mieux présenter la sitographie dans une section à part, après la bi-
bliographie proprement dite.
Dans le texte on présente ainsi :
- s’il s’agit de tout le site : nom du site, date de consultation ;
- s’il s’agit d’une page : nom du site, ”titre de la page”, date de mise en
ligne. Cette dernière information n’est souvent pas disponible, indiquer
alors : date, nd (où nd = no data => pas d’information - en français, on
traduit parfois par ”non disponible”. Peu importe puisque le sigle est le
même).
Exemples : - (Cybergéo, 27/01/2007)
- (Le Monde Diplomatique, ”« Choc des civilisations » : compléments docu-
mentaires”, sept. 04)
Si la webographie est intégrée dans la bibliographie on peut suivre la pré-
sentation suivante : Ouvrage : Nom prénom de l’auteur ; le titre de l’ouvrage
ou de l’article ; la date de mise en ligne, l’URL ou adresse de location du site
et date de consultation.
Rocha Christine, « Impact de l’économie souterraine sur la croissance, le cas
de la Tunisie » in Revue Economie et gestion (en ligne), n=21 /2013, mis
en ligne le 26 juin 2013, consulté le 28 septembre 2013, URL : http//revue
[Link]/index html
14) Les index, le glossaire et le lexique
Après la bibliographie et avant les annexes on peut introduire :
ˆ Les index : liste des mots, sujets et noms avec indication de la page. On peut
ajouter index des auteurs.
ˆ Le glossaire : liste alphabétique des termes technique (en italique dans le texte
du mémoire) avec définition.
ˆ Le lexique : liste alphabétique des termes en langue étrangère (en italique dans
le texte.
15) Les annexes
Il est possible d’insérer dans les annexes les équations et les résultats du modèle,
les tableaux, les textes de loi, les imprimés, les textes d’entretien avec des membres
de l’organisme d’accueil, l’enquête etc. Comme dans tout rapport universitaire, les
annexes peuvent contenir bien d’autres éléments que l’auteur estime nécessaire à
produire pour conforter son analyse. Les annexes doivent évidemment être pagi-
nées elles aussi, et doivent faire l’objet d’une « table des annexes ».
Des annexes sont souvent utiles pour compléter le mémoire. Elles doivent être nu-
mérotées et listées afin de pouvoir y faire référence dans le corps du texte (ex : cf.
annexe n=3). Seuls les documents utiles et pertinents doivent être annexés. Inutile
d’annexer des documents facilement accessibles.
16) La liste des figures et des tableaux
Il faut toujours numéroter et indiquer dessus la source des tableaux et des figures
17) La table des matières

19
LES CONDITIONS DE FORME D’UN MEMOIRE DE RECHERCHE

Celle-ci reprend l’ensemble du plan avec toutes ses sous-divisions avec la numérota-
tion des pages pour permettre au lecteur de retrouver un titre dans le développement.
On peut adopter les numérotations suivantes :
Partie, chapitre, section, I, A, 1, a etc
Chapitre 1, 1.1.. 1.1.1.. chapitre 2, 2.1., 2.1.1, 2.1.2 etc
18) La quatrième couverture
Egalement cartonnée, elle reprend le résumé du travail et les mots clés en français,
en anglais et en arabe. Le choix des mots clés est important car ce sont eux qui
permettront d’indexer votre travail dans les bases de données.

2.2 Autres Indications de forme


Le mémoire de recherche sera d’un volume de 60 pages maximum. La forme de cet
exercice est très importante. Il convient d’utiliser un style clair, concis et précis. Attention aux fautes d
est nécessaire car ils figurent parmi les critères posés pour la notation du tuteur universi-
taire. Nous vous conseillons de faire des phrases courtes, le style sera plus léger, percutant
et efficace. Il est conseillé de faire appel
à une tierce personne pour l’orthographe.
Mise en page générale
— Type de papier : A4, 80 grammes, blanc
— Marge en haut : 1,5 cm et Marge en bas : 2 cm
— Marge à gauche età droite 2,5 (+reliure : 1 cm)
— Interligne : 1,5
— Police du texte : Times New Roman 12 pour le corps du sujet
— Police des titres / sous-titres : identique du texte, mais en caractère gras ou gras
souligné, selon la position dans le plan
— Numéro de page : à droite, en haut ou en bas
— entête et pieds de page : on peut rappeler en tête le nom et le titre
ˆ Aérer votre présentation sans toutefois essayer de gagner de la place pour combler
un nombre de pages insuffisant. A l’inverse, un texte trop dense est désagréable à la
lecture.
ˆ Chaque nouveau chapitre commence sur une nouvelle page.
ˆ Vous devez présenter votre texte en mode « justifier » de manière à avoir des marges
uniformes à droite et à gauche (ne pas utiliser aligné à droite ou aligné à gauche).
ˆ Numéroter les pages, les graphiques et les tableaux.
ˆ Vous pouvez insérer des schémas ou des photographies si cela est utile, notamment
en annexes, mais il ne faut pas en abuser.

20
LES CONDITIONS DE FORME D’UN MEMOIRE DE RECHERCHE

2.3 Dépôt d’un mémoire de recherche


Le mémoire de recherche ne doit pas dépasser les 60 pages (hors les annexes).
Le candidat doit déposer 6 copies avec un CD pour chaque copie
Date de dépôt du mémoire de recherche
La date de dépôt du mémoire de stage est le 30 juin.
Quelques conseils pratiques et erreurs à éviter
— Un mémoire de fin d’études doit revêtir un caractère scientifique en ce sens qu’il
doit reposer sur des fondements théoriques et une méthodologie rigoureuse.
— Une des premières choses à faire est de savoir à quel public vous allez vous adresser.
Il faut donc être clair, précis et concis. Eviter les longues phrases complexes, les
formules creuses, les fioritures et les annexes inutiles. Ne pas surcharger le texte
avec de longues citations. Pas d’état d’âme ou de jugements de valeur.
— Attention, tout ce qui a été écrit doit pouvoir être expliqué par l’auteur. Eviter
donc de reprendre des formules toutes faites prises de la bibliographie sans en avoir
cerner/compris tous les fondements.
— Tous les avis doivent être soigneusement justifiés.
— Le mémoire de fin d’études est un travail d’initiation à la recherche qui nécessite un
apport personnel. Vous êtes donc amené à réaliser un travail de conception et non
une simple compilation. Ce travail doit vous permettre d’acquérir un sens critique
et un esprit de synthèse.
— Attention à l’orthographe, Faites également relire votre document par une tierce
personne, la correction sera d’autant plus objective.
— Veiller à la concordance des temps au sein du mémoire
— Mettre des transitions entre les différentes parties du document. Ces parties doivent
s’enchaı̂ner de manière naturelle pour le lecteur.
— Tout schéma/figure doit être accompagné d’une légende avec référence.
— « je », « nous », « on » ? A quelle personne écrit-on son mémoire ? Il faut que
le mémoire soit le plus impersonnel possible. Le recours à la première personne du
singulier (« je ») peut paraı̂tre prétentieux. L’utilisation de la première personne
du pluriel (« nous »), généralement attribuée aux rois et aristocrates. Le « on
», impersonnel et vague, donne souvent une impression d’imprécision. Il faut donc,
dans la manière du possible, éviter le « je », le « nous » et le « on » ! Que faire
alors ? En fait, il est conseillé de chercher le véritable sujet du verbe et d’y recourir.
Exemple : Eviter « Nous avons fixé la vitesse de course à 12 km/h... » et dire plutôt
« La vitesse de course a été fixée à 12 km/h... »

2.4 La soutenance
La soutenance orale est un exercice en soit et reçoit une note elle aussi. Vous devez donc
la préparer avec le plus grand sérieux. La date de la soutenance commence juste après la
session de contrôle en mois de juin et se termine le 15 juillet.

21
LES CONDITIONS DE FORME D’UN MEMOIRE DE RECHERCHE

La soutenance est publique et le jury doit être composé de 3 membres : le Président,


un rapporteur et l’encadreur. Pour être validé, l’étudiant doit obtenir au moins la mention
passable, Autrement il sera dans l’obligation de redéposer un autre mémoire qui fera l’objet
d’une nouvelle soutenance. Les notes du mémoire de fin d’études donnent lieu aux mentions
suivantes :
Passable : entre 10 et 12/20 (non inclut 12/20)
Assez bien : 12/20 ≤ note < 14/20
Bien : 14/20 ≤ note < 16/20
Très Bien : note ≥ 16/20
Les critères d’évaluation
ˆ La forme
ˆ La problématique
ˆ La maı̂trise des concepts mobilisés
ˆ L’articulation des idées et le plan
ˆ La qualité et la citation des sources
ˆ La capacité de synthèse (introduction, conclusion) et d’ouverture
ˆ La maitrise des techniques de calcul et d’analyse
La soutenance n’est pas une reprise du document. Il faut un esprit de synthèse de la
problématique, de la revue de littérature, de la méthodologie et des résultats. Ne cherchez
pas à tout dire et à faire entrer au forceps dans votre oral tout ce que vous avez fait. Un
exercice universitaire est par essence frustrant car vous devez sélectionner les informations
en ne conservant que les plus importantes. Il est inutile de répéter ce qui est déjà dans le
mémoire, qui a été lu par les membres du jury.
Votre présentation orale doit durer entre 10’ et 15’ (à déterminer avec le directeur au
préalable). Elle est suivie d’une discussion avec les membres du jury.
Les conseils à propos de la soutenance
ˆ Respecter le temps imparti, donc :
— Privilégier la qualité à la quantité !
— Savoir exactement ce qu’on va dire
— S’entraı̂ner et minuter la présentation.
ˆ Présenter l’essentiel, en montrant que le travail répond aux attentes, donc :
— la présentation n’est pas une redite du rapport
— C’est une sélection organisée pour souligner la démarche
ˆ Soigner la forme pour faire passer le message de façon agréable et claire : (Texte,
Transitions)
ˆ La tenue vestimentaire (apporter un soin particulier à votre tenue)
ˆ Comportement pendant la soutenance (ton sérieux, écouter avec attention les re-
marques des membres du jury et prendre notes, éviter de pleurnicher, d’être agressif,
Support visuel. : Le diaporama (ou autre support) aide l’auditeur à suivre et comprendre
votre discours.
ˆ Lisible et sobre :
— Choix des couleurs : vérifier que c’est lisible une fois projeté !
— Police de caractère

22
LES CONDITIONS DE FORME D’UN MEMOIRE DE RECHERCHE

ˆ Concis et non-redondant avec votre discours :


— inutile de dire exactement ce que l’auditeur peut lire !
— 15 minutes : max 20 diapos !

23
3
QUELQUES D’EFINITIONS...

24
QUELQUES D’FINITIONS...

3.1 Quelques définitions...


Champ de recherche : cadre général de la recherche ; ex : une entreprise, une organi-
sation, un secteur ...ou, plus précisément, l’industrie automobile, un marché, un réseau.
Toutes les disciplines ou presque peuvent s’intéresser à un champ de recherche.
Objet de recherche : définit ce qui est étudié à l’intérieur du champ de recherche. Ex :
champ de recherche : les véhicules industriels objet de recherche : la politique de fixation
des prix des véhicules industriels
Sujet de recherche : les acteurs qui interviennent dans le champ et l’objet de la recherche
(dans l’exemple précédent, le management, les clients, la concurrence, les fournisseur...)
Epistémiologie : caractéristiques d’un processus de recherche ; étude critique de la produc-
tion de connaissances
Paradigme : théorie, modèle, ensemble de convictions, repères, qui ne sauraient être sépa-
rés des exemples ou applications qu’il suggère
Positivisme/Constructivisme : les deux grandes approches possibles caractérisant une dé-
marche épistémiologique
Positivisme : théorie suivant laquelle il existe une réalité objective du monde observé (
toute doctrine qui se réclame de la seule connaissance des faits). La validation des hypo-
thèses utilise souvent des méthodes quantitatives ([Link])
Constructivisme : théorie suivant laquelle la réalité est pour une part construite ; il y a
interaction entre l’observateur et l’observé (la neutralité du chercheur est un mythe) ; uti-
lise souvent des méthodes qualitatives ( Piaget )
L’épistémiologie d’une recherche mobilise différents modes de renseignements : les princi-
paux sont le raisonnement déductif et inductif
Raisonnement inductif : observations de l’objet, puis formulation d’hypothèses servant à
prédire de nouvelles situations. Opération qui consiste à remonter par raisonnement ou
intuition des faits à la loi
Raisonnement déductif ( ou hypothético-déductif ) : énonciation formalisée d’un certains
nombre de postulats qui sont expérimentalement mises à l’épreuve. Affirmation d’une hy-
pothèse puis collecte de données destinées à valider peu ou prou l’hypothèse. (On peut
utiliser également un raisonnement abductif qui consiste à formuler des conjectures à par-
tir d’observations, puis à les tester et les discuter)
Ontologie : doctrine ou théorie de l’Etre. Peut être considéré comme partie de la métaphy-
sique (Descartes, Sartre : l’Etre et le néant)

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