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Universite Internationale de Casablanca

Cette étude présente une proposition d'une feuille de route pour l'optimisation du besoin en fonds de roulement des petites et moyennes entreprises marocaines. L'objectif est de garantir la fiabilité des équilibres financiers et la maîtrise du niveau de BFR pour assurer la survie et la croissance des PME marocaines. Le document applique ensuite cette proposition à un cas réel d'une entreprise marocaine de transport.

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Universite Internationale de Casablanca

Cette étude présente une proposition d'une feuille de route pour l'optimisation du besoin en fonds de roulement des petites et moyennes entreprises marocaines. L'objectif est de garantir la fiabilité des équilibres financiers et la maîtrise du niveau de BFR pour assurer la survie et la croissance des PME marocaines. Le document applique ensuite cette proposition à un cas réel d'une entreprise marocaine de transport.

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‫الجامعة الدولية للدار البيضاء‬

UNIVERSITE INTERNATIONALE DE

CASABLANCA

PROJET DE FIN D’ÉTUDE

Master Comptabilité Contrôle et Audit

Intitulé du projet

Feuille de route pour l’optimisation du Besoin de Fonds de Roulement

Filière : FINANCE

Option : COMPTABILITÉ CONTRÔLE ET AUDIT

Encadrants

Encadrant UIC :

Encadrant-Entreprise :

Année universitaire : 2020-2021


Dédicace

A mes très chers parents M. Khalid et Mme Bahija

Qui n’ont jamais cessé, de formuler des prières à mon égard, de me soutenir et de
m’épauler pour que je puisse atteindre mes objectifs.

Quoi que je fasse je ne saurai point vous remercier comme il se doit, votre présence à
mes côtés a toujours été ma source de force et de bonheur.

A mes très chers sœurs Dounia, Imane, mes neveux Nacer et Kenza et mon beau-frère
Adnane,

Qui m’ont toujours encouragé, conseiller et soutenir tout au long de mon parcours
universitaire.

A mes très chers encadrants M. El Mehdi Moutassim et M. Abdelhak Bouissiki,

Pour leurs indéfectibles soutiens, leurs patiences infinies et leurs superlatifs conseils.

A toute ma famille et mes amis

Je dédie ce travail a tous ceux qui ont participé à ma réussite, que dieu vous donne
santé, bonheur et réussite.

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Remerciements

Avant d’entamer ce présent rapport je tiens à remercier le personnel du cabinet


Omnipact et plus particulièrement Monsieur Badr Akarkoune, directeur du cabinet,
qui a eu l’amabilité de m’accueillir comme stagiaire au sein de son cabinet.

Je tiens à remercier vivement Mme Sara Sbai, pour son encadrement au cours de ce
stage de fin d’études, et pour ses remarques et conseils lucides durant cette formation.

Je remercie aussi M. Bouissiki Abdelhak et M. Moutassim Mehdi mes tuteurs de stage,


pour leurs fortes dispositions et leurs grandes disponibilités qui m’ont permis
d’arriver au bout de ma mission de stage.

Par la même occasion je tiens à remercier tout particulièrement et à témoigner toute


ma reconnaissance à ma famille.

Pour finir je remercie également tous le corps professoral et administratif de


l’Université Internationale de Casablanca pour la connaissance que j’ai acquérie et
l’expérience enrichissante et pleine d’intérêt qu’ils m’ont fait vivre durant les 5 années
au sein de ce cher établissement.

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Résumé

Nous allons présenter une synthèse de recherche ayant pour principal objectif la proposition
d’une feuille de route permettant l’optimisation du niveau de la trésorerie par le biais de
l’optimisation du niveau de BFR. Cette étude servira d’un plan pour les responsables
financiers des PME Marocaines. Ensuite, nous allons vérifier la faisabilité de notre étude en
l’appliquant à un cas réel d’une société Marocaine de taille moyenne du secteur de transit et
transport.

Notre proposition mettra l’accent sur l’importance que pourra porter la fiabilisation des
équilibres financiers, ainsi que la maîtrise du niveau de BFR quant à la survie et l’expansion
des PME Marocaines au niveau mondial. De ce fait, nous allons pouvoir répondre dans un
premier temps à une problématique de l’intérêt à réussir une analyse financière au sein d’une
PME Marocaine ; ensuite nous allons mettre en avant les principales rubriques sur lesquels un
financier pourra agir dans un contexte d’optimisation de sa trésorerie.

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Abstract

We will present a research summary with the main objective of proposing a roadmap for
optimizing the level of cash flow by optimizing the level of working capital. This study will
serve as a plan for the financial managers of Moroccan SMEs. Then, we will verify the
feasibility of our study by applying it to a real case of a medium-sized Moroccan company in
the transit and transport sector.

Our proposal will emphasize the importance of ensuring the reliability of financial balances,
as well as the control of the level of working capital with regard to the survival and expansion
of Moroccan SMEs at the global level. As a result, we will be able to respond initially to a
problem of the interest in succeeding in a financial analysis within a Moroccan SME; then we
will highlight the main headings on which a financier can act in a context of optimizing his
cash flow.

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Sommaire

Introduction Générale.........................................................................................................8

Les équilibres financiers dans les PME Marocaines.............................................................9

Chapitre 1. Problématique des équilibres financiers dans les PME Marocaines..........................10

Chapitre 2. Analyse et diagnostic financier..................................................................................20

Partie Pratique Projet d’une feuille de route pour l’optimisation du Besoin de Fonds de
Roulement........................................................................................................................25

Chapitre 1 : Rôle des financiers dans l’amélioration du BFR........................................................28

Chapitre 2 : Application du Plan à la PME –TRANSIT BETA..........................................................32

Conclusion Générale..........................................................................................................39

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Liste des tableaux

Tableau 1 : Critères de la PME...............................................................................................11

Tableau 2 : Compte de produits et de charges........................................................................35

Tableau 3 : Équilibre financier................................................................................................35

Tableau 4: État de solde de gestion.........................................................................................36

Tableau 5: Recommandations pour garantir un meilleur niveau de trésorerie......................38

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Introduction Générale

La structure du marché des entreprises Marocaines est composée principalement des Petites et
Moyennes entreprises à caractère familier. Les PME représentent de ce fait plus de 96% de la
sphère économique du Maroc. Toutefois, l’impact en termes de valeur ajoutée n’atteint à
peine les 25%.

La faible contribution de la PME Marocaine quant à l’accroissement du PIB du pays pourra


s’expliquer par une variation de limites imposées par la complexité du marché d’une part,
ainsi que la structuration de leur patrimoine. En effet, cette dernière est dominée par les
éléments suivants : Fiable niveau des actifs stables ; Domination des actifs d’exploitation ;
Limite du niveau du capital ; faible niveau technologique ; contexte défavorable de la fiscalité
marocaine…

L’ensemble de ces éléments peuvent causer la défaillance systématique des petites et


moyennes entreprises. D’ailleurs, le taux de mortalité constitue une courbe croissante pour
cette catégorie des petites et moyennes entreprises.

D’autant plus, l’accès au financement public et privé auprès des institutions de financement
pour cette catégorie d’entreprises reste complexe, malgré que la problématique a été évoquée
à plusieurs reprises par Sa Haute Altesse Royale le Roi Mohamed VI lors de son discours
royal à l’occasion de la rentrée parlementaire d’octobre 2019, il a incité les institutions de
financement marocaines à diversifier leurs offres de financement afin de pouvoir toucher
l’ensemble des catégories, à savoir les petites et moyennes entreprises.

Dans le même contexte, la notion d’équilibre financier doit être au centre d’intérêt des
entreprises Marocaines, car en cas de non maîtrise du niveau de trésorerie, cela pourra causer
un impact grave sur la continuité des entreprises. D’où l’importance d’optimisation du niveau
du BFR.

Dans notre étude, nous allons nous focaliser sur l’importance de réalisation d’un diagnostic
financier par le Financier de la PME afin de pouvoir optimiser le niveau du BFR.

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Partie 1 : Les équilibres financiers dans
les PME Marocaines

P a g e 9 | 44
Chapitre 1. Problématique des équilibres financiers dans les PME
Marocaines
Section 1. La PME Dans le contexte Marocain
1. Définition et caractéristiques de la PME
a. Définition de la PME
Aujourd'hui, les petites et moyennes entreprises (PME) sont considérées comme le fondement
de la structure économique du Maroc. Les petites et moyennes entreprises représentent 97 %
du nombre total d'entreprises et ont contribué positivement à la création d'emplois, à la
croissance économique et au développement régional et local. Dans cette perspective, l'Etat a
pris une série de mesures pour apporter le soutien nécessaire à l'investissement en matière de
financement, de formation et d'incitations fiscales, de la procédure simplifiée et accélérée.

<< La loi n°53-00, toute entreprise gérée et/ou administrée directement par les personnes
physiques qui en sont les propriétaires, copropriétaires ou actionnaires, et qui n'est pas
détenue à plus de 25% du capital ou des droits de vote par une entreprise ou conjointement
par plusieurs entreprises ne correspondant pas à la définition de la PME. >> (LOI N°53-00
FORMANT LA CHARTE DE LA PETITE ET MOYENNE ENTREPRISE )1

b. Critères de la PME
Aux termes des statuts des PME, un établissement doit aboutir à conditions spécifiques ci-
après :

Pour les sociétés existantes, avoir des personnels permanents qui ne dépassent pas 250
personnes et avoir effectué, au cours des deux exercices antérieurs, soit un chiffre d’affaires
annuel HT ne dépasse pas 50 millions de DH, à savoir un total bilan annuel ne dépasse pas 43
millions de DH.

Pour les établissements nouvellement crées, engager un plan d’investissement initial général
n’excédant pas 25 millions de DH, et honorer un ratio d’investissement inférieur à 250.000
Dirhams.

1
Source : AY,formant charte de la petite et moyenne entreprise,  Loi n°53-00 Dahir n°1-02-188,Tanger, 12
Joumada I 1423 . Consulté le : 17/06/2021,URL :https://adala.justice.gov.ma/production/html/fr/42106.htm
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Tableau 1 : Critères de la PME
Chiffre
Type d’entreprise (M : Millions) Effectif Total Bilan
d’affaires
Moyenne Entreprise < 50 <= 10 M <= 10 M
Petite Entreprise < 10 <= 2M <= 2 M
Grande Entreprise < 250 <= 50 M <= 43 M

2. Le BFR et son rapport à l’équilibre financier


a. Etude de l’équilibre financier
L'équilibre financier d'une société à une période donnée peut être évalué en analysant et en
comparant les différents titres et qualités du bilan fonctionnel. Trois indicateurs de gestion de
base sont étroitement utilisés dans l'analyse des équilibres financiers : il s'agit du fonds de
roulement net global, du besoin en fonds de roulement et de la trésorerie nette. Tous les
indicateurs sont calculés à partir de la différence entre le montant des ressources et le montant
du travail correspondant à la même période. En pratique, selon l'approche fonctionnelle,
l'équilibre financier de l'entreprise ne peut être respecté que lorsque la structure financière de
l'entreprise lui permet de financer sa croissance sans provoquer la détérioration inquiétante de
sa trésorerie.

Sa trésorerie de manière inquiétante


Lorsqu’on remarque l’image du bilan d’une société à une période, on peut ostensiblement
assembler entre les capitaux qui s’affichent au niveau du passif et les postes d’actifs financiers
par ces derniers. En revanche, le rôle d’un bon dirigeant ne s’arrête pas à la recherche des
meilleures sources de financement qui se trouve sur le marché, mais précisément d’en faire
une affectation idéale.

Cette allocation est donc considérée comme l'orientation des ressources de financement dans
une perspective d'acquisition d'actifs, et la règle du solde minimum doit être respectée. En
effet, les fonds utilisés par l'entreprise pour financer la valeur de l'actif doivent être à la
disposition de l'entreprise dans un délai correspondant à la valeur de l'actif. Il s'agit
d'équilibrer le rapport ressource/emploi. Par conséquent, les immobilisations doivent être
financées par des capitaux permanents et les prêts et dettes à court terme doivent être utilisées
pour financer les actifs courants.

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Si on raisonne en matière de transformation en liquidité, il est favorable que les
immobilisations soient financées par les capitaux permanents. La longue et moyenne
échéance permettra à l’immobilisation adonc de produire les fonds nécessaires qui servirent
au remboursement de la dette. Le même argument peut être utilisé aux valeurs circulantes
duquel la rotation est assez rapide. Ces derniers peuvent donc être financés par de la dette à
court terme, car dans un laps de temps relativement court, les titres en circulation génèrent les
fonds nécessaires pour répondre à la demande la plus proche.

Par conséquent, le facteur de fréquence d'échéance peut déterminer si le projet d'actif peut être
financé.
Si l'on divise le bilan en deux parties, on peut clairement penser que les immobilisations sont
financées par du capital permanent, tandis que les actifs courants sont financés par de la dette
à court terme.

Actif Passif
Actif immobilisé Capitaux permanents
Actif Circulant Passif circulant (Dettes à CT)

Toutes les entreprises sont confrontées au dilemme que l'échéance de la dette à long, moyen
ou court terme est fixe et connue à l'avance, tandis que la récupération de la valeur des actifs
circulants est plus incertaine.

Les débiteurs de l'entreprise sont très susceptibles de ne pas être en mesure de remplir leurs
engagements envers l'entreprise ; la dégradation du stock ou la conjoncture économique
défavorable affecteront sa rotation. En présence de ces facteurs limitatifs, le cash-flow final de
l'entreprise sera assez serré. Cela affectera directement sa solvabilité vis-à-vis des créanciers.

Dans le but de contourner que la société soit impactée négativement et qu’elle ne vive une
situation critique, il est impératif qu’elle assure à la garde de sa marge de sécurité financière.

Il est nécessaire de citer que pour apprécier l’image du bilan d’une société par l’analyse de
son état financière, il est obligatoirement de garantir le respect de l’équilibre des grandes
masses de ce dernier. Pour parvenir à ces trois principaux éléments financiers sont présentés
comme suit :

 Fonds de roulement (FR) =C.propres /Emprunts à > 1 an – Immobilisation

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 Besoin en fonds de roulement =Stock – Emprunts de < 1 an

 Trésorerie Net = FR – BFR

b. Le concept du Besoin en Fond de roulement


Le Besoin en Fonds de Roulement (BFR) correspond aux besoins de financement du cycle
d'exploitation qui n'ont pas encore dépassé le financement par endettement à court terme.

Par conséquent, le besoin en fonds de roulement est estimé comme le résultat du décalage
entre l'achat, la vente, le paiement et l'encaissement. Par conséquent, il doit être financé par
une petite partie du fonds de roulement net global.

Le besoin en fonds de roulement peut être calculé comme la différence entre les besoins de
financement du cycle d'exploitation et les ressources liées aux activités commerciales non
monétaires.

BFR=Besoin de financement (cycle d’exploitation)


- Ressources de financement (cycle d’exploitation)

BFR = A.circulant – P.circulant

Si on se focalise sur le BFR d’exploitation, On peut identifier l’existence de plusieurs facteurs


l’influençant droitement.

 La durée du cycle d’exploitation : Cette durée varie en fonction du secteur d'activité


de l'entreprise. Plus le cycle d'exploitation est long, plus la demande de fonds de
roulement est importante. vice versa.
 Le niveau du chiffre d’affaires : Les 3 principaux variables (stocks, comptes clients,
endettement) qui affectent le BFR sont directement proportionnelles au chiffre
d'affaires.
 Les décisions de gestion : Ces décisions affectent directement le crédit fournisseur, le
crédit client et la durée du stockage.

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Le besoin en fond de roulement peut également être exprimé en jour du chiffre d’affaires :
Besoin en fonds de roulement d’exploitation 360j
Chiffre d’affaires Ht

Il est indéniable que les BFR sont étroitement liés aux besoins de l'entreprise. Il est donc doté
d'une partie structurelle qui doit être financée par le fonds de roulement net global.

Ce n'est que lorsque la demande de fonds de roulement augmente plus rapidement que le
fonds de roulement global, qu'il y aura un déséquilibre. Dans le cas contraire, on observe une
bonne maîtrise du cycle d'exploitation ; précisément (durée de stockage, crédit client et crédit
fournisseur).

Dans quelque cas, on peut voir des besoins en fonds de roulement négatifs se transformer en
ressources en fonds de roulement. Cette situation n'est pas rare dans les grands établissements
de distribution. Ce dernier, du point de vue du taux de rotation rapide et liquide, a des
comptes clients faibles et des stocks importants ; d'autre part, une dette fournisseur élevée.

Pour mieux comprendre l’évolution de l’équilibre financier, il est impératif de compléter


l’analyse par les 3 ratios de rotations ci-après :

 <<Délai de paiement des fournisseurs :

Il correspond au délai de paiement accordés a l’entreprise par ces fournisseurs,


généralement compris entre 30 et 60 jours. Ce délai doit être négocié avec chaque
fournisseur.

Délai de paiement des fournisseurs (J) = (dettes fournisseurs / achats TTC)*360

 Délai de règlement des clients :

Il s’agit du délai de paiement du produit et service vendu par votre entreprise,


généralement compris entre 30 et 90 jours. Cette donné dépend de votre secteur d’activité
et de votre type de clientèle.

Délai de règlement des clients (J) = (créances clients / C.A TTC)*360

 Délai de rotation des stocks

Il s’agit du délai séparant le moment ou une marchandise, un produit ou un service est


acheté et le moment ou se même bien est revendu.

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Délai de rotation des stocks (J) = stock moyen (SI+SF/2) / cout de production ou de
fabrication (achats MP)*360 >>(COMPTA FACILE )2

Section 2. Challenge de la PME face aux chantiers étatiques d’accompagnement


1. La problématique de financement au sein des PME marocaine
a. Financement du cycle d’exploitation
Dans une conjoncture économique peu favorable, le gestionnaire de la PME doit maîtriser
leur cycle d’exploitation et en particulier le besoin en fonds de roulement. C’est une meilleure
perspective lui permettant d’augmenter ses marges de manœuvre, libérant ainsi des ressources
financières.

Pendant les trois années précédentes, on peut designer selon une étude menée par INFORISK
que le besoin en fonds de roulement s’inscrit dans une courbe croissante, vis-à-vis l’ensemble
des secteurs d’activité.

La détérioration de la demande de liquidité peut être étroitement liée à l'allongement des


délais de paiement des clients et au retard de l'écoulement des stocks. En ce qui concerne les
PME, on constate clairement que leur demande de ressources croît plus vite que leurs
activités. Il est à noter que les deux principales composantes des ressources à court terme sont
les comptes débiteurs et les stocks. Dans le contexte de la crise, ces deux derniers mettront
plus de temps à se matérialiser. De plus, il n'y a aucun moyen de régler entre crédit
fournisseur et crédit client. Lorsque ces engagements fournisseurs doivent être honorés dans
un délai de 60 jours voire 90 jours, les PME peuvent être payées en plus de 200 jours.

On peut noter que pour la plupart des entreprises marocaines, le BFR représente environ 25%
de leur chiffre d'affaires cumulé. Afin de résoudre ce problème, il est nécessaire de mieux
gérer le crédit client et les stocks. De plus, il permet également d'économiser les frais
financiers induits par le cash GAP.

b. Source de financement
<<L’accès au financement représente le défi majeur de chaque entreprise. En effet les PME
qui se caractérisent souvent par des faibles ressources internes (capacité d’autofinancement)
doivent s’orienter vers un financement externe pour pouvoir couvrir leurs besoins
2
Source : Compta Facile. Consulté le : 17/06/2021, URL : https://www.compta-facile.com/besoin-en-fond-de-roulement-bfr/

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d’investissement et améliorer leur positionnement. Sur le marché un ensemble d’organisme
proposent des moyens de financement diversifiés, d’où la nécessité de choisir le mode de
financement le plus convenable aux objectifs fixés préalablement. Ce processus de sélection
nécessite une connaissance des choses et un accès aux informations nécessaires.

 L’autofinancement :

L’autofinancement qui représente la source de financement interne la moins risqué et qui offre
une indépendance pour l’entreprise, regroupe les apports en nature et en numéraire des
actionnaires. Ainsi que, les gains produisent à partir des opérations réalisées par l’entreprise.
Il se définit comme la capacité de l’établissement à se financer par lui-même. Ce type de
financement permet une solvabilité pour l’entreprise et une autonomie financière sans faire
recours aux sources externes plus couteuses. De plus il conduit à une augmentation des
capitaux propres.

 Les Banques

Dans le mode de financement des PME, les banques sont toujours les sources de financement
externes les plus importantes. En effet, dans une situation de manque de liquidité ou
d’insuffisance de fonds propres, les banques sont les premières institutions auxquels les PME
font recours pour financer leur besoin.

La banque reste l’acteur principal du processus de financement indirect. Elle joue un rôle
d’intermédiaire financier par la collecte des ressources auprès des préteurs qu’elles
redistribuent, par la suite sous forme de crédits aux agents qui ont besoin de financement.

Toutefois, le financement bancaire reste une source de financement limité à cause du


problème de circulation des informations entre les deux acteurs, du phénomène de
rationnement, mais aussi de la lourdeur des garanties et des taux de crédits proposés par les
banques pour couvrir les risques.

De plus, l’octroi de crédit aux PME par le secteur bancaire est relativement concentré autour
des secteurs précis ou des activités les moins risqués. En effet 80% des crédits sont accordés à
20% des grandes entreprises au Maroc et 80% des PME n’ont accès qu’à 20% des crédits
accordés

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 Le marché boursier

Dans notre pays, le financement par l’intégration au marché boursier reste une alternative peu
développé par rapport aux autres pays en voie de développement, même si les statistiques
montrent que les PME cotées s’accroissent vite et sont plus résistant que les autres.

Amine Diouri, responsable étude PME à Inforish montre qu’il existe deux contraintes qui
empêchent les PME à adopter ce type de financement. Il s’agit en premier lieu de la cotation
en bourse qui reste une opportunité insolite d’accès des PME en bourse et deuxièmement de
l’opacité des comptes qu’on trouve dans la majorité des PME.

Le directeur général de la bourse des valeurs de Casablanca, Karim Hajji signale que malgré
les efforts fournis pour l’adaptation des conditions relatives à l’accès à ce marché de
croissance (exigence d’un seul exercice certifié - abattement de l’IS…), des résultats
satisfaisantes non pas été enregistré.

 Financement par capital Investissement

Le capital investissement est un mode de financement qui intervient tout au long du cycle de
vie de l’entreprise, en fonction des besoins de la société dans la réalisation d’un projet souvent
innovant jugé risqué par les banques. Ce financement regroupe des segments de capitaux dont
le capital risque, le capital développement, capital transmission et le capital retournement.

Au Maroc, le capital Investissement connu un développement de plus en plus important à


cause des avantages qui présentent pour les PME en matière de financement et
d’accompagnement. Le capital-risque ne se limite pas seulement à l’offre des fonds propres,
mais aussi à la création des emplois et des richesses pour les entreprises encadrées.>> (LES
PME MAROCAINES ET LA PROBLEMATIQUE DE FINANCEMENT )3

2. Chantiers étatiques d’accompagnement


a. Mesures d’ordre financier, financier et administratif
Selon l'Agence nationale pour la promotion des petites et moyennes entreprises, c'est le cœur
du dispositif marocain d'appui aux entreprises. C'est un outil opérationnel utilisé par les

3
Source : Les PME Marocaines et la problématique de financement. Consulté le :
17/06/2021,URL :http://www.ipco-co.com/ESMB/vol15/Issue2/2.pdf

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pouvoirs publics pour favoriser le développement des PME. L'agence a su développer une
large gamme de produits basée sur une logique de focalisation sur l'effet de levier : améliorer
la compétitivité des entreprises à fort impact, favoriser une croissance exclusive et favoriser
l'entrepreneuriat.

En termes de mesures financières, foncières et administratives, l'agence propose trois types


d'aides spécifiquement destinées aux PME marocaines. On distingue entre :

 Aide de l’État au titre des prestations de service de l’entreprise

<<Les petites et moyennes entreprises constituent la base du tissu économique du Maroc.


Numériquement de loin les plus nombreuses, elles participent de manière positive à la
croissance économique, à la création d'emplois et au développement régional et local.
Néanmoins, leur contribution reste largement en deçà des potentialités que cette catégorie
d'entreprises peut faire valoir.

Les pouvoirs publics, conscients de l'importance et du rôle que joue l'initiative privée dans
le développement économique et social, n'ont pas manqué de lui apporter l'appui
nécessaire, tant sur le plan du financement et de la formation que des infrastructures
d'implantation et des incitations fiscales à l'investissement.

La PME doit toutefois être différenciée dans son traitement par rapport à la grande
entreprise et un soutien spécifique, mieux adapté à ses besoins doit lui être apporté. En
raison de la fragilité de ses structures et la faiblesse de ses moyens, la PME demeure en
effet plus exposée aux contraintes de son environnement général dont elle subit, plus que
la grande entreprise, les aléas et les incertitudes. Cela se traduit par un taux d'échec élevé
pour les nouvelles entreprises et par un niveau de compétitivité et des performances
insuffisants pour les PME existantes.

Aussi une nouvelle politique de promotion spécifique à la PME doit-elle être initiée. La
loi formant charte de la PME constitue à cet égard, le cadre de référence de l'action que
compte mener l'Etat, en partenariat avec les acteurs privés dans les années à venir. >>
(LOI N°53-00 FORMANT LA CHARTE DE LA PETITE ET MOYENNE
ENTREPRISE )4

 Aménagements fonciers

4
Source : AY,formant charte de la petite et moyenne entreprise,  Loi n°53-00 Dahir n°1-02-188,Tanger, 12
Joumada I 1423 . Consulté le : 17/06/2021,URL :https://adala.justice.gov.ma/production/html/fr/42106.htm
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Le plan s'adresse plus particulièrement aux aménageurs de terrains et locaux professionnels
pour les PME. Par conséquent, ils peuvent bénéficier du paiement d'une partie des coûts liés
au développement. Par ailleurs, le plan peut être dédié à la création de pépinières d'entreprises
et de technopoles pour accueillir des PME innovantes ou des PME utilisant des technologies
de pointe.

 Fonds de promotion des PME

Conformément à la législation en vigueur, le Bureau national de promotion des petites et


moyennes entreprises a entrepris de créer un fonds de promotion des petites et moyennes
entreprises, qui vise à financer les entreprises liées au coût de l'avantage accordé aux petites et
moyennes entreprises moyennes entreprises par l'État.

b. Dispositions relatives au financement des PME


Plus précisément, il s'agit des fonds d'investissement collectif, des sociétés de capital
investissement et des sociétés régionales de financement des PME créées par l'Administration
d'Etat pour la Promotion des Petites et Moyennes Entreprises pour assurer ces financements
définitifs.

Ainsi, nous distinguons :

- Fonds d'investissement en capital collectif


- Société d'Investissement en Capital
- Sociétés régionales de financement
- Organisme Coopératif de Crédit Mutuel
- Organismes de capital-risque
- Sociétés de capital-risque
- Fonds d'investissement en capital de risque
- Démarrer le fonds de garantie des prêts
- Fonds de garantie

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Chapitre 2. Analyse et diagnostic financier
Section 1. Impact du BFR sur la performance et le financement des PME au Maroc
1. L’impact du BFR sur le bilan
a. Solvabilité vs Liquidité
<< Afin d'examiner la solvabilité de l'entreprise, il faut examiner la situation de liquidation de
cette dernière. Cela nous permet de nous assurer qu'après la vente de l'actif, nous couvrirons
avec succès les passifs et les engagements hors bilan.

Le montant des capitaux propres (actif-dette) n'est pas en soi un indicateur de solvabilité. En
effet, la valeur comptable qui apparaît au niveau du bilan, même après corrections de
provisions et dépréciations, est totalement déconnectée de sa juste valeur.

Pour ce qui concerne la notion de liquidité, il convient de se concentrer sur le bas du bilan.
Pour assurer la capacité des stocks, les comptes débiteurs et les liquidités bancaires peuvent
compenser la dette à court terme. Il s'agit de confirmer la capacité de l'entreprise à tenir ses
engagements à court terme.

Cependant, pour les petites et moyennes entreprises, la détention de liquidités a ses avantages,
qui peuvent être utilisés comme tampon pour éviter les crises de liquidité et les financements
bancaires coûteux. Enfin, il est recommandé au dirigeant de PME de constituer une réserve de
trésorerie afin qu'il puisse faire face à la saison de profit la plus basse de l'année, afin d'éviter
d'avoir à recourir aux emprunts bancaires courants.>> (STEPHANE, 2011)5

b. Détérioration de la trésorerie
Le BFR est l'un des principaux piliers de la gestion de l'entreprise. Elle est liée à la gestion de
trésorerie et affecte directement la trésorerie de l'entreprise. Son importance particulière
dépasse sa dimension comptable.

Ignorer la gestion du financement du fonds de roulement et les restrictions qui y sont


associées peut entraîner l'échec réel de l'entreprise ou même une mort saine. Bien que
l'entreprise soit dans une phase de croissance active, elle peut être confrontée à des problèmes
de financement pour gérer son fonds de roulement.

5
Source : Griffiths, Stéphane,Degos, Jean-Guy,Gestion financière : De l'analyse à la stratégie. Editions d'Organisation,
2011,Ed. 2. p 173 à p 212.

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2. L’impact du BFR sur la marge
a. Focus sur Chiffre d’affaire ou BFR
<<La liquidité de l'entreprise est principalement consommée par le fonds de roulement. Par
conséquent, ce dernier indique la santé ou le dysfonctionnement de l'entreprise.

Si on remarque une augmentation du fonds de roulement, cela peut être dû à des difficultés ou
à une croissance incontrôlée des activités. En effet, un BFR important peut trouver sa source
en fonction de différentes circonstances : mauvaise gestion des stocks (faible taux de rotation,
production et demande disproportionnées, etc.), délais de paiement des créances clients, ou
crédit fournisseur réduit.

Dans un autre contexte de stress (conditions économiques, baisse des « marges », hausse des
matières premières), la croissance des activités des entreprises peut être la principale
consommatrice de fonds de roulement. En effet l'utilisation de fonds externes diminue et
devient plus chère.

Les entreprises doivent continuer à avoir accès à d'autres moyens pour pouvoir financer leurs
activités. Cependant, beaucoup d'entre eux ont des niveaux de « fonds propres » inférieurs,
nous pouvons donc retenir la règle empirique suivante : plus les « fonds propres » sont élevés,
plus l'entreprise réussit :

- Face à d'éventuelles difficultés, évitez le risque de faillite ;


- Rassurez vos créanciers, c'est donc solvable aux yeux du donateur.

Évidemment, la réduction du fonds de roulement réduira automatiquement la trésorerie de


l'entreprise, c'est donc un indicateur de bonne santé>> (Nicolas, 2015)6

Certains chefs d'entreprise s'intéressent davantage à l'analyse de la croissance de leur chiffre


d'affaires. Dans certains cas, cette méthode peut sembler plus intéressante, mais en fait, cet
indicateur ne représente pas automatiquement le niveau de santé physique. Les questions que
tout chef d'entreprise doit se poser sont : Quels sont nos frais et coûts ? A combien doit-on
échanger et vendre ? Quelle sera notre bénéfice ? L’évolution du chiffre d’affaires, reflète-il
la bonne image de l’E/ses ?

La réponse dépendra dans ce cas des facteurs suivants :

6
Source : De Germay, Nicolas,Redresser votre entreprise en 100 questions : Guide pratique pour tout savoir de l'entreprise
en difficulté. Le Harmattan,2015, p 17 à p 36.

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- Du niveau des "bénéfices" dégagées par le chiffre d’affaires additionnel.
- De son effet sur le "BFR". Plus l’activité est importante, plus elle assure de cash.

Le chef d’entreprise doit faire le choix de la financer soit par endettement ou sur ses fonds
propres à savoir qu’il devra attendre les paiements de ces ventes de futures et que les
"bénéfices" dégagées peuvent altérer sa "capacité d’autofinancement" à courte durée.

b. Capacité d’autofinancement
L'indicateur pertinent pour mesurer la richesse ou la pauvreté d'une entreprise est le « Profit
and LossStatement ». Ce rapport comptable peut déterminer l'ensemble des recettes et
dépenses (produits et charges d'exploitation, produits et charges financiers, produits et charges
anormaux) de l'année en cours.

Le compte de résultat permet de concevoir le compte de résultat de l'entreprise. Il aura un


impact positif ou négatif sur le prochain exercice et affectera les capitaux propres. Par
conséquent, le compte de résultat (et son évolution au cours des dernières années) doit être
analysé avec attention. « Cash-flow » représente les flux de trésorerie générés par la société
au cours de l'année. Il permet de rembourser des prêts, de payer des investissements
autofinancés et de financer le fonds de roulement.

En d'autres termes, il constitue le capital nécessaire au fonctionnement de l'entreprise, ainsi


que la rémunération du propriétaire de l'entreprise (actionnaire) ou de l'entrepreneur
individuel. Selon son niveau, vous pouvez déterminer si une entreprise est réalisable. Est-elle
dans un cycle de plénitude ou d'épuisement. Un « cash-flow » important est une garantie pour
les banquiers. Si les financiers savent que l'entreprise pourra rembourser le montant prêté en
quelques années, alors le crédit sera plus facile à obtenir.

Section 2. Stratégie financière et décision (De l’analyse financière à la stratégie)


1. Processus de décision stratégique de la PME
a. Formation du processus de décision stratégique
Les dirigeants de PME veulent toujours connaître les principales raisons d'établir un processus
de décision stratégique. Dans un environnement incertain comme celui des PME, il est
essentiel de se concentrer sur la mise en œuvre du processus de décision stratégique. La prise
de décision combine plusieurs facteurs, à savoir la définition des objectifs, les objectifs de
l'entreprise, l'exactitude des méthodes et des normes, et l'optimisation de la prise de décision

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b. Catégories des décisions : stratégiques et opérationnelles
En termes de décision organisationnelle, on peut distinguer deux catégories :

 <<Décisions courantes : ce sont les méthodes répétitives, Ces décisions concernent le


court ou le moyen terme et ont pour objectif l'optimisation des ressources pour
atteindre les objectifs fixés, c’est des décisions dites prévisibles qui peuvent être
traduites sous forme de diagrammes ou de procédures.
 Décisions stratégiques : au contraire des décisions opérationnelles, les décisions
stratégique ne peuvent pas être prévisibles vu la complexité du système de gestion
permettant de les prédéterminer, sont celles qui engagent les orientations générales
d'une l'entreprise.>> (Yannick, 2017)7

Le plus souvent, il s'agit une décision unique et non réversible prise par le dirigeant et/ou
l'équipe de direction d'une entreprise. Ces décisions vont souvent de pair avec une prise de
risque.

2. Planification budgétaire
a. É laboration du modèle de gestion
Compte tenu des objectifs stratégiques de l'entreprise, il est nécessaire d'élaborer d'abord un
plan de financement, puis de rédiger un compte de résultat provisoire, et enfin de s'assurer que
les besoins en fonds de roulement sont parfaitement couverts.

Dans l'environnement en constante évolution dans lequel évoluent les PME, les entreprises
doivent prendre en compte les facteurs de développement technologique, l'évolution des
besoins et l'évolution du comportement des consommateurs.

Le plan de gestion découle directement du modèle choisi par le chef d'entreprise. Côté
financier, on parle plus précisément de son expansion sur une période type de 5 ans. Le
résultat de chaque année est d'analyser le niveau de prise de décision, analysant ainsi l'impact
des opérations commerciales sur les résultats préalablement définis

7
Source : Conso, Pierre,Hemici, Farouk,Gestion financière de l'entreprise Ed. 11.Dunod,2005 p145 à p182.
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b. Comptes de résultats prévisionnels
 <<Prévision d’activité : La stratégie initiale sert à identifier les politiques
commerciales sur le moyen terme. Le financier se base donc sur les prévisions de
ventes afin de pouvoir établir sur un horizon de 5 années les quantités à produire.
 Prévision des coûts : à travers le niveau d’activité déjà prédéterminé, le financier fixe
donc le niveau coûts nécessaires à la production en se basant sur les données du passé
récent.
 Le compte de résultat et la Capacité d’autofinancement : toutes les prévisions sont
regroupées dans un compte de résultat prévisionnel pluriannuel. Ce qui permet de
calculer pour toutes les années du plan la capacité d’autofinancement dépendant du
choix de financement exploité>> (Yannick, 2017)8

8
Source : Conso, Pierre,Hemici, Farouk,Gestion financière de l'entreprise Ed. 11.Dunod,2005 p145 à p182.

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Partie 2 : Partie Pratique
Projet d’une feuille de route pour
l’optimisation du Besoin de Fonds de
Roulement

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L’analyse financière constitue désormais le centre d’intérêt au sein des grandes entreprises. Il
s’agit en effet de traduire les chiffres des états financiers dans une optique de mesure de la
solvabilité et la rentabilité de l’entreprise. De ce fait, cette analyse ne peut être faite que par la
réalisation d’un diagnostic financier ayant trois objectifs principaux :

- Etudier la formation du résultat : Création et évolution du chiffre d’affaires, calcul du


niveau de seuil de rentabilité, ainsi que l’analyse de la marge…
- Analyse de la structure financière et des éléments actifs du haut de bilan : Détail des
immobilisations, BFR, méthodes de financement utilisées, CAF
- Analyse du niveau de rentabilité.

Toutefois, dans un contexte Marocain orienté vers les PME, les dirigeants des sociétés
n’accordent par une importance particulière à l’analyse financière du même niveau que la
production de la documentation comptable dans un but purement fiscal et afin d’accomplir les
exigences fiscales. Dans une même optique, le TOP Management de ces mêmes sociétés sont
orienté analyse de l’évolution du niveau de chiffre d’affaires afin de pouvoir mesurer
l’évolution de leur affaires.

En effet, le Top Management de ces mêmes sociétés Marocaines, n’est plutôt pas conscient de
la relation étroite existante en la défaillance des sociétés et la dégradation du niveau de Besoin
en Fonds de Roulement.

Afin d’y remédier à cette problématique, la fonction financière dans un contexte de la PME
Marocaine doit plutôt s’orienter vers la veille à l’optimisation du BFR dans une optique
d’aide à l’optimisation de la trésorerie de l’entreprise.

Dans la partie pratique, nous allons proposer une étude, pour le cadre d’une société PME
MAROCAINE, d’une feuille de route permettant l’optimisation du Besoin en fonds de
roulement.

Notre Problématique de recherche pourra être développée en répondant au questionnement


suivant : Comment est-ce qu’un diagnostic d’analyse financière pourra réussir dans le cadre
d’une société PME MAROCAINE ?

Que peuvent être les éléments impactant directement le niveau de la trésorerie et sur lesquels
il faut mener des actions ?
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La réponse à cette problématique pourra être traitée au niveau de cette partie sous forme de
deux principaux axes. La proposition dans une première phase de notre projet de feuille de
route pour l’optimisation du niveau du besoin en fonds de roulement. Ainsi, dans une
deuxième phase, nous allons rapprocher notre étude à un cas pratique d’une PME
MAROCAINE.

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Chapitre 1 : Rô le des financiers dans l’amélioration du BFR
Section 1 : Plan d’analyse financière dédié aux PME
1. Réussir le diagnostic financier (Analyse des indicateurs critiques)
a. Analyse de la trésorerie
<<Les décideurs des PME n'ont pas vu l'importance de surveiller de près les flux de trésorerie
plutôt que le bénéfice d'exploitation. En fait, il est utile d'analyser l'effet de l'un sur l'autre.
Quant au deuxième indicateur, il est réservé à l'analyse des conditions financières à moyen et
long terme. Il peut assurer la viabilité de l'entreprise, planifier les investissements qui seront
mis en œuvre...

L'idée de permettre un diagnostic important de la situation financière est de se focaliser


d'abord sur le court terme puis de favoriser le raisonnement à moyen terme. et à long terme.
De nombreuses entreprises peuvent clairement voir l'importance des flux de trésorerie, et
malgré leur excellent compte de résultat, elles constatent qu'elles ne peuvent pas terminer
leurs tâches à temps. Par conséquent, la meilleure façon de lever des fonds à moindre coût
pour une entreprise est d'améliorer ses flux de trésorerie.

Si l'on prend l'exemple de la reprise de provisions, on voit bien son impact direct et son
impact neutre sur la trésorerie.

Il en est de même pour la comptabilisation des amortissements en charge de calcul n'affectant


pas le niveau de trésorerie. À moins que leur reconnaissance puisse réduire le résultat net de
l'entreprise, réduisant ainsi le paiement de l'impôt à l'administration fiscale.

Au total, il faut se rappeler que tous les indicateurs liés au compte de résultat sont
intéressants, mais la trésorerie permet d'évaluer la santé financière d'une entreprise.

b. Analyse du besoin en fonds de roulement

Si comprendre la gestion des flux de trésorerie semble facile, alors comprendre le fonds de
roulement n'est pas si facile.

En partant de la formule générale de calcul du besoin en fonds de roulement, on peut conclure


qu'agir sur le niveau du fonds de roulement, c'est agir sur les comptes clients, les stocks ou les
comptes fournisseurs.

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Rappelons que l'indicateur de besoin en fonds de roulement est plus ou moins directement
proportionnel au niveau de chiffre d'affaires de l'entreprise. Si les comptes débiteurs et
créditeurs peuvent dépendre des niveaux d'activité, les stocks sont donc un facteur du niveau
de vente de l'entreprise.

Dans la section 2 de ce chapitre, nous développerons des techniques et des outils pour réduire
considérablement les besoins en fonds de roulement, réduisant ainsi les niveaux de
trésorerie.>> (STEPHANE, 2011)9

2. Amélioration du niveau de la trésorerie


a. Réduire le compte- clients
Lorsque l'entreprise réussit à réduire les comptes clients en améliorant le délai de
recouvrement, cela aura certainement un impact positif sur la trésorerie. Seuls les chefs
d'entreprise peuvent prendre les mesures appropriées pour parvenir à une amélioration. Par
conséquent, nous recommandons aux chefs d'entreprise d'appliquer cette stratégie de mesure à
travers un tableau de bord qui est mis à jour en temps réel pour s'assurer que les objectifs
prévus sont atteints.

Le modèle du tableau de bord de suivi WIP n'est évidemment pas universel. Elle dépend
principalement du secteur d'activité (service, commerce, fabrication, etc.) dans lequel
l'entreprise opère

Quant aux objectifs des travaux en cours, ils restent relatifs à chaque entreprise. Les
entreprises ayant des succursales peuvent souhaiter suivre les travaux en cours par succursale,
vendeur ou marché.

Par conséquent, il est pertinent de déterminer les paramètres pertinents à suivre.

L'indicateur le plus utilisé par les entreprises est le délai moyen de paiement. Cette mesure
permet de suivre les jours de chiffre d'affaires des clients exceptionnels.

On peut aussi attirer l'attention sur l'importance d'un suivi attentif de l'échelle de
vieillissement. Ce suivi permet de comprendre l'état des comptes clients. Le mieux est
d'essayer de ventiler le bilan vieillissant par catégorie (région, quartier d'affaires, activité,
etc.).

9
Source : Griffiths, Stéphane,Degos, Jean-Guy,Gestion financière : De l'analyse à la stratégie. Editions
d'Organisation, 2011,Ed. 2. p 173 à p 212.

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b. Gestion du compte fournisseurs
L'amélioration et la gestion efficace des comptes fournisseurs est impérative, ce qui se reflète
dans le niveau de trésorerie de l'entreprise. En fin d'achat, les acheteurs ont toujours tendance
à faire attention à la qualité et au prix des produits ou services fournis. Nous ne pouvons pas
ignorer l'importance de ces paramètres, mais il existe d'autres facteurs qui doivent être pris en
compte lors de la négociation, et ces facteurs peuvent affecter directement les besoins en
fonds de roulement. Nous discutons plus en détail des conditions de paiement et des
conditions de l'offre. D'un autre côté, l'entreprise peut même négocier l'annulation de
l'acompte demandé par le fournisseur. Ces mesures ne peuvent être appliquées que lorsque
l'entreprise parvient à mettre ses fournisseurs en concurrence.

Section 2 : Frontières du rô le du financier dans la PME


1. Les objectifs des PME en termes de gestion du BFR
a. L’orientation du BFR
Le besoin en fonds de roulement est un enjeu majeur pour les entreprises qui visent à le
minimiser pour augmenter les niveaux de trésorerie.

La première étape de la gestion et de l'optimisation du besoin en fonds de roulement est de le


calculer pour comprendre le niveau de ressources financières de l'entreprise consommées par
les opérations.

En effet, lorsque les managers choisissent de challenger le processus de génération du BFR,


celui-ci représente la principale source de « cash » potentiel de l'entreprise.

La non maitrise du niveau du besoin en fonds de roulement peut induire l’entreprise en un


véritable piège du cash.

Chaque décision prise par le PDG aura un impact direct sur le niveau des besoins en fonds de
roulement. Par conséquent, son optimisation implique tous les acteurs de l'entreprise en même
temps. Il s'agit donc d'une excellente activité horizontale.

b. Les systèmes et actes d’optimisation du BFR


L'appointement du BFR est impliqué de tout mettre en œuvre pour le diminuer. Comme el
est cité plus haut, il s'oppose sur les 3 principes prise en compte soit les créances clients,
les stocks, et les dettes fournisseurs...

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- Actes sur les créances clients : La disponibilité de l'entreprise est affectée par le
montant que les clients doivent à l'entreprise. Ainsi, malgré la mise en place d'un système
de relance efficace, l'encaissement sera toujours fonction de la situation financière du
client. De plus, pour certaines industries, en raison d'une concurrence féroce, l'entreprise
ne peut exiger des dépôts ou des conditions de paiement fixes de nouveaux clients.
- Actes sur les dettes fournisseurs : Plus le délai de paiement des fournisseurs est
longue, plus l'entreprise peut améliorer son besoin en fonds de roulement, mais doit
respecter la loi et les délais contractuels.

2. L’action du financier face aux principales difficultés dans la PME


a. La concentration sur le cœur du métier
Comme nous l'avons développé plus haut, les chefs d'entreprise se concentrent le plus sur le
cœur de leur carrière, en ignorant le suivi de tous les indicateurs financiers. La seule
préoccupation particulière est l'évolution de son chiffre d'affaires. Cependant, nous avons
clairement indiqué qu'une entreprise peut déclarer faillite lorsqu'elle est financièrement saine.

Le cycle de base de la chaîne d'évolution et de développement de l'entreprise réside dans sa


maîtrise de la trésorerie.

b. Les faiblesses dans l’organisation et la gestion


Toutes les décisions prises en interne par la PME sont prises par son dirigeant en qualité de
chef d'entreprise. Dans la plupart des cas, on constate que les fonctions financières des PME
sont plus enclines à la préparation comptable des états financiers, et répondent aux exigences
fiscales et comptables dans un délai donné. Aucune prévision financière à moyen ou long
terme n'a été établie.

Cependant, nous avons pu prouver que la gestion de trésorerie est un pilier important de la
survie de l'entreprise, il ne faut pas s'y attendre, c'est une séquence qui part de la stratégie
globale de l'entreprise et implique le reste de ses responsabilités.

c. Les difficultés de financement du cycle d’exploitation


Pour toutes les entreprises opérant dans des secteurs d'activité différents, l'utilisation de
différents produits financiers pour faciliter le financement du cycle d'exploitation devient de
plus en plus fréquent. Cependant, deux contraintes principales auxquelles les PME peuvent
être confrontées doivent être clarifiées.

P a g e 31 | 44
On peut d'abord évoquer le poids du système de garantie exigé par les bailleurs de fonds. Pour
la plupart des PME dont l'activité principale est de fournir des services, elles ne disposent pas
d'un patrimoine attractif pour faciliter leur accès au financement bancaire.

En revanche, nous avons évoqué le coût élevé d'obtention de ces différents modèles de
financement.

Chapitre 2 : Application du Plan à la PME –TRANSIT BETA


Section 1 : Cadrage de la mission
1. Description de la société et de son activité
a. Description générale de la société
Créée en 1998, la société Transit BETA est particularisée dans le transit (formalités
douanières pour toutes importations et exportations) et les transports nationaux et
internationaux.

Transit BETA dont le siège est à Tanger.

Ainsi, la société exerce ses activités dans deux domaines relativement liés, à savoir :

 Transit : La société a pour mission de gérer toutes les procédures douanières. Au port
maritime, aéroport, remorque/covoiturage ou régulier.
Par conséquent, Transit BETA fournit des services complets.
 Transport : La société couvre toutes les marchandises d'importation et d'exportation
sur les 5 continents, que ce soit par :
 Voie maritime,
 Voie aérienne,
 Voie routière,

b. Contexte fiscal
- IS (Impôt sur les sociétés) : La société BETA est soumise à l’impôt sur les sociétés
pour un taux plafonné à 31% ou/ la C.M (cotisation minimale).
- IR (Impôt sur le revenu) : Les rémunérations reçues par le personnel constant de la
société BETA sont soumises au barème progressif de l’IR (l’impôt sur le revenu).

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- TVA (Taxe sur la valeur ajoutée) : La société BETA est imposable à la taxe sur la
valeur ajoutée aux taux de 14% et 20%.

c. Détails des principes comptables utilisés par la société


L’exercice comptable de Transit BETA débute donc le 01/1/N de et se termine le 31/12/N.

Les comptes comptables de Transit BETA sont admis suivant les principes comptables en
usage au Maroc.

Les immobilisations sont enregistrées au coût


ACTIF IMMOBILISE
historique d'acquisition.
STOCKS Néant.
L'aspect générateur de la comptabilisation du
chiffre d'affaires est l'accomplissement des
CHIFFRES D'AFFAIRES
formalités douanières ou la réalisation de la
prestation de transport et transit.
DEROGATIONS AUX REGLES PRINCIPES
Néant.
COMPTABLES
La société n'a aucun progiciel intégré permettant
de regrouper l'ensemble les modules et les
intégrer ainsi au niveau de la comptabilité. Par
conséquent, les données traitées dans au niveau
de la société sont saisies de nouveau
manuellement dans la comptabilité. Il s'agit des
SYSTÈME D'INFORMATION
données suivantes :
Comptabilisation des achats et frais généraux ;
Comptabilisations des ventes et chiffres d'affaires
;
Comptabilisation des Charges social du
personnel.

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2. Spécificité de la loi douanière
a. Cadre juridique
<<Il est très important pour les sociétés de transbordement et transport de comprendre,
respecter et maîtriser en amont les particularités de la réglementation douanière. Cela lui
permet d'éviter les conséquences causées par la moindre négligence déclarative

Les dispositions de ce code prendront effet à compter du 31 Décembre 1977.>> (LOI N°02-
00 CODE DE DOUANES ET IMPOTS INDIRECTS APPROUVE PAR LE DAHIR , 1977) 10

b. Aspect fiscale douanière


Les transitaires doivent satisfaire à certaines exigences fiscales des administrations douanières
lorsqu'ils effectuent des tâches de dédouanement.

Les autorités douanières offrent des facilités de paiement aux opérateurs du commerce
international sous la forme d'opérations de crédit. Cependant, ces lettres de crédit nécessitent
des garanties bancaires, plus précisément appelées garanties en douane.

10
Source :AO, CODE DE DOUANES ET IMPOTS INDIRECTS APPROUVE PAR LE DAHIR LOI N° 02-99 promulguée par le Dahir
n° 1-00-222, 25Chaoual 1397 (9 octobre 1977), URL:https://www.douane.gov.ma/code/T_code_339_F.htm

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Section 2 : Récapitulatif des éléments soulevés et suggestions recommandés
1. Eléments chiffres de l’exercice N (2020)
a. Compte de produits et de charges (CPC)

Tableau 2 : Compte de produits et de charges


RUBRIQUE N N-1 VARIATION POURCENTAGE
PRODUITS D'EXPLOITATION 8 027 841,38 7 676 867,94 350 973,44 7%
CHIFFRE D'AFFAIRE 8 027 841,38 7 676 867,94 350 973,44 7%
CHARGES D'EXPLOITATION 7 085 664,03 7 041 582,82 44 081,21 2%
Achats revendus de M/ses
Achats conso de M / F 1 671 375,96 2 633 376,32 -962 000,36 -38%
Les autres charges externes 2 943 201,35 1 888 030,46 1 055 170,89 57%
Impôts et taxes 181 116,47 153 279,80 27 836,66 19%
Charges des personnels 2 121 354,21 2 110 800,23 10 553,98 0%
Les autres charges d'exploitation
Les dotations d'exploitation 168 616,05 256 096,01 -87 479,96 -35%
RESULTAT D'EXPLOITATION 942 177,35 635 285,12 306 892,23 50%
RESULTAT FINANCIER -669 239,80 -399 389,79 -269 850,01 67%
RESULTAT COURANT 272 937,56 235 895,33 37 042,22 15%
RESULTAT NON COURANT -5,20 -10 700,80 10 695,60 -98%
RESULTAT AVANT IMPOTS 272 932,36 225 194,54 47 737,82 22%
IMPOTS SUR LES RESULTATS 52 587,00 56 311,50 -3 724,50 -8%
RESULTAT NET 220 345,36 168 883,04 51 462,32 32%

b. É quilibre financier

Tableau 3 :Équilibre financier


POURCE
Bilan Net au N Net au N-1 VARIATION
NTAGE
Financement Permanent A 3 735 266,59 3 514 921,23 220 345,36 9%
Actif Immobilisé B 453 685,27 545 320,46 -91 635,20 -18%
Fonds de Roulement C = A-B 3 281 581,32 2 969 600,77 311 980,55 10%
Actif Circulant Hors trésorerie D 28 125 898,04 21 011 638,30 7 114 259,74 35%
Passif Circulant Hors trésorerie E 23 916 911,79 16 063 073,39 7 853 838,41 50%
Besoin en Fonds de Roulement F = D-E 4 208 986,25 4 948 564,91 -739 578,67 -16%
Trésorerie Actif 1 264 732,22 245 751,47 1 018 980,74 417%
Trésorerie Passif 2 192 137,14 2 224 715,62 -32 578,48 -2%
Trésorerie Nette C-F -927 404,93 -1 978 964,15 1 051 559,22 -55%

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c. É tat de solde de gestion

Tableau 4:État de solde de gestion

Rubriques N N-1 VARIATION


Ventes de M/ses 0 0
Achats revendus de M/ses 0
MARGE BRUTE SUR VENTE EN L 'ETAT
PRODUCTION DE L'EXERCICE 8 027 841,38 7 676 867,94 350 973,44
Ventes de B / S produits 8 027 841,38 7 676 867,94 350 973,44
Variation des stocks de produits (+ / -) 0
Immobilisation produite par l'entreprise pour elle-
0 0
même
CONSOMMATION DE L'EXERCICE 4 614 577,31 4 521 406,77 93 170,54
Achats consommés de M / F 1 671 375,96 2 633 376,32 -962 000,36
Autres charges externes 2 943 201,35 1 888 030,46 1 055 170,89
VALEUR AJOUTEE 3 413 264,08 3 155 461,17 257 802,91
Subvention d'exploitation 0 0
Impôts et taxes 181 116,47 153 279,80 27 836,66
Charges de personnel 2 121 354,21 2 110 800,23 10 553,98
EXEDENT BRUT D'EXPLOITATION (EBE) 1 110 793,40 891 381,14 219 412,27
INSUFFISANCE BRUTE D'EXPLOITATION (IBE)
Autres produits d'exploitation 0 0
Autres charges d'exploitation 0 0
Reprise d'exploitation ; transfert de charges 0 0
Dotations d'exploitation 168 616,05 256 096,01 -87 479,96
RESULTAT D’EXPLOITATION (+ou -) 942 177,35 635 285,12 306 892,23
RESULTAT FINANCIER -669 239,80 -399 389,79 -269 850,01
RESULTAT COURANT (+ou -) 272 937,56 235 895,33 37 042,22
RESULTAT NON COURANT -5,20 -10 700,80 10 695,60
Impôt sur les résultats 52 587,00 56 311,50 -3 724,50
RESULTAT NET 220 345,36 168 883,04 51 462,32

2. Synthèse des travaux


a. Analyse du niveau de la trésorerie
La trésorerie nette est une variable et joue un rôle important dans la gestion des affaires. Elle
doit veiller à ce qu'elle soit positive, tout en s'efforçant de maintenir le même niveau d'activité
en poursuivant l'investissement.

Pour la situation de l’entreprise, nous nous référons au tableau de financement et nous avons
remarqué que la trésorerie nette est négative. Au cours de l'exercice 2020, il a atteint le niveau
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de -927 404,93dhs. Cela explique pourquoi l'entreprise ne dispose pas des ressources
nécessaires pour répondre à ces besoins. Ce déficit budgétaire l'a contraint à recourir à des
modes de financement à court terme pour redresser la situation. Nous attirons l'attention de
l'entreprise sur le réel danger que cette situation peut représenter si elle devient structurelle. Il
fait même allusion au risque de faillite. Nous avons remarqué que l'entreprise utilisait deux
pratiques courantes pour pallier cette limitation.

 Des avances du compte courant associer : L’entreprise-transit BETA a 2 586 490,04


MAD de dettes en comptes courants créditeurs communs rattachés à ces comptes.
Cette dette est libre car il n'existe pas d'accord pour encadrer les conditions de
financement des intérêts d'emprunt accordés aux partenaires.
Il est vrai que ces avances servent à combler le déficit de trésorerie pendant la période
la plus critique, mais cette dette pèse lourdement sur les comptes de l'entreprise.
Il est à noter que ce mode de financement n'est pas toujours certain. Tout est question
de disponibilité et d'engagement des partenaires.
 Les découverts bancaires : Contrairement à la dette en compte courant, ce découvert
bancaire est une source de fonds sûre. Cependant, le coût n'est pas gratuit.
Sur le compte bancaire créditeur de 2 191 197,74 dirhams, La société a payé un
escompte de -669 239,80 dhs tout au long de l'exercice 2020. Soit 30% du principal de
la dette.
Ce remboursement a un impact direct sur la rentabilité financière de l'entreprise. Cette
dernière a réalisé une bonne performance opérationnelle de 942.177.35dhs, qui a été
ramenée à 272.937.56dhs après déduction des frais financiers liés aux découverts
bancaires

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b. Recommandations pour garantir un meilleur niveau de trésorerie

Tableau 5: Recommandations pour garantir un meilleur niveau de trésorerie


Situation encourue Recommandations

Processus Clients - Absence de suivi des créances commerciales à Nous recommandons à la société de réserver des services de
travers la version de la balance âgée de chaque collecte pour rappeler et récupérer les clients en souffrance. La
client. direction doit fixer des objectifs de rétablissement annuels pour
ce service, tout en examinant régulièrement les tableaux de bord
- Défaut de suivi des arriérés des comptes clients.
des progrès et de la mise en œuvre.
Par ailleurs, aucune provision n'a été constituée
Les services de recouvrement doivent être basés sur le solde
pour la perte éventuelle de ces créances.
vieillissant de chaque client émis par le service comptabilité, qui
- Absence de services de recouvrement chargés de
corrige chaque jour le règlement des comptes débiteurs.
relancer et de suivre les clients en souffrance. D'un autre côté, nous recommandons à l'entreprise d'exiger de ces
En effet, cette tâche est réservée au service comptable, clients un acompte au début de la prestation.
et elle n'est pas réalisée à temps plein.
- La société n'exige aucun paiement d'avance pour
les services fournis à ces clients.
Processus Fournisseurs - La société a enregistré un dépôt de 8.928.235,00 Ces garanties inscrites au registre du commerce affecteront
dirhams marocains dans son poste d'observation l'indépendance de l'entreprise. Ces derniers rencontreront des
du registre du commerce et des registres des difficultés à obtenir des sources de financement externes.
Si l'entreprise peut répondre aux exigences de gestion douanière
saisies douanières, qui correspond à son droit
des espèces, elle n'utilisera en aucun cas ces cautions garanties.
d'utiliser les facilités de paiement accordées par

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l'administration des douanes.

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Conclusion Générale

La Performance financière est mesurée par le TOP Management des petites et moyennes
entreprises Marocaines par l’évolution de la rentabilité financière. Plus précisément, il s’agit
de la mesure de l’évolution du chiffre d’affaires.

Toutefois, le TOP Management ne s’intéresse pas à l’analyse de la solvabilité et son impact


sur la continuité d’exploitation de l’entreprise. Lors de notre étude, nous avons pu démontrer
le dédommagement que peut causer le prolongement des délais de paiement sur la survie des
entreprises. D’où l’importance d’optimisation du niveau du besoin en fonds de roulement et
par conséquent l’amélioration de la trésorerie de l’entreprise.

Dans le cadre des grandes entreprises, l’optimisation du BFR a depuis toujours était au cœur
des objectifs du métier d’un financier. Cependant, il ne s’agit pas du même intérêt pour le cas
des petites et moyennes entreprises. La proposition d’une feuille de route ayant pour but
d’aide à l’optimisation du niveau de BFR s’inscrit dans une nouvelle optique de mesure de
performance financière de l’entreprise.

Notre étude est orientée en deux principales phases : La première consiste au dressage d’une
méthodologie réussie d’élaboration du diagnostic financier, ainsi que la deuxième consiste à
préciser les axes sur lesquels doit se focaliser le Top Management pour agir sur la
performance de l’entreprise.

Notre modèle d’analyse a été appliqué sur un cas pratique afin de mesurer sa fiabilité. C’est ce
que nous avons pu développer sur notre partie pratique.

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Bibliographie

Sites web consultés :

- (s.d.). Consulté le JUIN 17, 2021, sur COMPTA FACILE : https://www.compta-


facile.com/besoin-en-fond-de-roulement-bfr/

- LES PME MAROCAINES ET LA PROBLEMATIQUE DE FINANCEMENT . (s.d.).


Consulté le JUIN 17, 2021, sur http://www.ipco-co.com/ESMB/vol15/Issue2/2.pdf

Les lois :
- LOI N°02-00 CODE DE DOUANES ET IMPOTS INDIRECTS APPROUVE PAR LE
DAHIR . (1977, OCTOBRE 9). Consulté le JUIN 18, 2021, sur
https://www.douane.gov.ma/code/T_code_339_F.htm

- LOI N°53-00 FORMANT LA CHARTE DE LA PETITE ET MOYENNE ENTREPRISE


. (s.d.). Consulté le JUIN 17, 2021, sur BULLETIN OFFICIEL N° 5036:
https://adala.justice.gov.ma/production/html/fr/42106.htm

Ouvrages imprimés :
- Nicolas, G. REDRESSER VOTRE ENTREPRISE EN 100 QUESTIONS/Guide pratique
pour tout savoir de l'entreprise en difficulté. PARIS: LE HARMATTAN (2015). p 17
à p 36.

- STEPHANE, G. GESTION FINANCIERE/ de l'analyse à la stratégie. NICE:


organiatin. 2011, Ed. 2. p 173 à p 212.

- Yannick, C. GUIDE PRATIQUE DE LA FINANCE D'ENTREPRISE: POUR


L'ENTREPREUNEUR, LE CHEF D'ENTREPRISE ET L'ETUDIANT EN GESTION
(éd. Ed 1). montpellier: Gualino. 2017, Ed. 1. p 17 à p 47.

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Table des matières
Dédicace.............................................................................................................................2

Remerciements...................................................................................................................3

Résumé...............................................................................................................................4

Abstract..............................................................................................................................5

Sommaire...........................................................................................................................6

Liste des tableaux...............................................................................................................7

Introduction Générale.........................................................................................................8

Partie 1 : Les équilibres financiers dans les PME Marocaines...............................................9

Chapitre 1. Problématique des équilibres financiers dans les PME Marocaines..........................10


Section 1. La PME Dans le contexte Marocain......................................................................................10
1. Définition et caractéristiques de la PME.........................................................................................10
a. Définition de la PME...................................................................................................................10
b. Critères de la PME......................................................................................................................10
2. Le BFR et son rapport à l’équilibre financier...................................................................................11
a. Etude de l’équilibre financier.....................................................................................................11
b. Le concept du Besoin en Fond de roulement............................................................................13
Section 2. Challenge de la PME face aux chantiers étatiques d’accompagnement................................15
1. La problématique de financement au sein des PME marocaine....................................................15
a. Financement du cycle d’exploitation.........................................................................................15
b. Source de financement..............................................................................................................15
2. Chantiers étatiques d’accompagnement........................................................................................17
a. Mesures d’ordre financier, financier et administratif................................................................17
b. Dispositions relatives au financement des PME........................................................................19

Chapitre 2. Analyse et diagnostic financier..................................................................................20


Section 1. Impact du BFR sur la performance et le financement des PME au Maroc.............................20
1. L’impact du BFR sur le bilan............................................................................................................20
a. Solvabilité vs Liquidité................................................................................................................20
b. Détérioration de la trésorerie....................................................................................................20
2. L’impact du BFR sur la marge..........................................................................................................21
a. Focus sur Chiffre d’affaire ou BFR..............................................................................................21
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b. Capacité d’autofinancement......................................................................................................22
Section 2. Stratégie financière et décision (De l’analyse financière à la stratégie).................................22
1. Processus de décision stratégique de la PME.................................................................................22
a. Formation du processus de décision stratégique......................................................................22
b. Catégories des décisions : stratégiques et opérationnelles.......................................................23
2. Planification budgétaire..................................................................................................................23
a. Élaboration du modèle de gestion.............................................................................................23
b. Comptes de résultats prévisionnels...........................................................................................24

Partie 2 : Partie Pratique Projet d’une feuille de route pour l’optimisation du Besoin de
Fonds de Roulement..........................................................................................................25

Chapitre 1 : Rôle des financiers dans l’amélioration du BFR........................................................28


Section 1 : Plan d’analyse financière dédié aux PME............................................................................28
1. Réussir le diagnostic financier (Analyse des indicateurs critiques)................................................28
a. Analyse de la trésorerie..............................................................................................................28
b. Analyse du besoin en fonds de roulement................................................................................28
2. Amélioration du niveau de la trésorerie.........................................................................................29
a. Réduire le compte- clients.........................................................................................................29
b. Gestion du compte fournisseurs................................................................................................30
Section 2 : Frontières du rôle du financier dans la PME........................................................................30
1. Les objectifs des PME en termes de gestion du BFR......................................................................30
a. L’orientation du BFR...................................................................................................................30
b. Les systèmes et actes d’optimisation du BFR............................................................................30
2. L’action du financier face aux principales difficultés dans la PME.................................................31
a. La concentration sur le cœur du métier.....................................................................................31
b. Les faiblesses dans l’organisation et la gestion..........................................................................31
c. Les difficultés de financement du cycle d’exploitation..............................................................31

Chapitre 2 : Application du Plan à la PME –TRANSIT BETA..........................................................32


Section 1 : Cadrage de la mission......................................................................................................... 32
1. Description de la société et de son activité....................................................................................32
a. Description générale de la société.............................................................................................32
b. Contexte fiscal............................................................................................................................32
c. Détails des principes comptables utilisés par la société............................................................33
2. Spécificité de la loi douanière.........................................................................................................34
a. Cadre juridique...........................................................................................................................34
b. Aspect fiscale douanière............................................................................................................34

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Section 2 : Récapitulatif des éléments soulevés et suggestions recommandés.....................................35
1. Eléments chiffres de l’exercice N (2020).........................................................................................35
a. Compte de produits et de charges (CPC)...................................................................................35
b. Équilibre financier......................................................................................................................35
c. État de solde de gestion.............................................................................................................36
2. Synthèse des travaux......................................................................................................................36
a. Analyse du niveau de la trésorerie.............................................................................................36
b. Recommandations pour garantir un meilleur niveau de trésorerie..........................................38

Conclusion Générale..........................................................................................................39

Bibliographie....................................................................................................................40

Table des matières............................................................................................................41

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