Thème 4
: L’entreprise
Chapitre 1 : les acteurs juridiques de l’entreprise et leur patrimoine
Section 1 : l’acquisition de la personnalité physique
Personnalité juridique : aptitude à être titulaire de droits et de devoirs. Cette personnalité
est obtenue dès la naissance. A distinguer avec la capacité juridique, qui le fait d’exercer soit
même ses droits et ses devoirs.
• Pour les personnes physiques
Une personne physique est un individu qui a des droits dès sa naissance, et ce sont ces droits
que l’on va appeler la personnalité juridique (nom, nationalité, patrimoine…). Elle sera
complète quand l’enfant sera majeur. L’enfant doit être né et viable pour avoir la
personnalité juridique. Dans certains cas, certaines sanctions pénales peuvent suspendre vos
droits civiques voire les enlever de manière définitive.
Les romains avaient établi une théorie qui permettait de donner des droits avant la
naissance. Quand ça présente un avantage pour lui, il va pouvoir bénéficier de certains
attributs de la personnalité. Par exemple, il pourra hériter.
• Pour les personnes morales
-Une personne morale est une entité juridique créée dans un but précis et qui aura tous les
attributs d’une personne physique. Les attributs juridiques, comme pour la personne
physique, seront son nom, nationalité, siège social, patrimoine, droit d’aller en justice etc…
-Elle nait à partir du moment où elle est enregistrée comme personne morale auprès du
tribunal de commerce par le greffier au registre du commerce et des société (RCS) pour lui
donner une date de naissance. D’abord on rédige et signe des statuts entre les associés : on
choisit la forme de la société, les répartitions… Ensuite dépôt des fonds sur un compte en
banque. Puis dépôt des statuts au RCS et le greffier va distribuer à toutes les administrations
l’enregistrement au RCS via le CFE (centre de formalité des entreprises). La société va
ensuite avoir des numéros d’enregistrement comme le SIRET, SIREN, numéro INSEE… après
toutes ces étapes, obtention du KBIS qui est la carte d’identité de la société, de la personne
morale.
La fin de la personnalité juridique de la personne morale est la liquidation ou part une raison
volontaire des associés. Peut-être une entreprise, une association, une fondation…
Section 2 : la notion de patrimoine
Patrimoine : ensemble des biens, des droits et des obligations d’une personne, qu’elle soit
physique ou morale. Toute personne possède un patrimoine. Ce patrimoine comprend l’actif
(biens) et le passif (dettes et obligations). On parle d’universalité du droit patrimonial car il
comprend l’actif et le passif. C’est aussi principe d’unicité, c’est-à-dire que l’actif et le passif
sont soudés. Donc quand on transmet un héritage, on transmet actif et passif, on a donc la
possibilité de demander l’état des dettes : on peut renoncer à l’héritage si plus de dettes que
d’actifs.
Chapitre 2 : les techniques d’organisation
Section 1 : sans personnalité morale en France et en UK
• L’entreprise individuelle
Pour exercer, il faut un métier précis, des conditions de diplôme, être inscrit à l’URSSAF.
L’URSSAF fait suivre aux différentes administrations comme le RSI, l’INSEE, les ASSEDIC…
l’entreprise individuelle est alors créée, sans passer par le tribunal de commerce. Le
patrimoine de l’entrepreneur et de l’entreprise sont confondus. Lorsque que je crée une
entreprise sans créer une structure juridique distincte, c’est-à-dire sans création de
personne morale. Il y a moins de contraintes administratives.
Professions libérales, artisans…
Avantages : patrimoine de l’entrepreneur et de l’entreprise sont confondus = facilité
comptable.
Inconvénient : les patrimoines sont confondus = on peut poursuivre l’entrepreneur sur ses
biens personnels et pas uniquement sur ceux de l’entreprise personne physique qui paie
pour l’entreprise.
Ex : URSSAF a le droit de faire une saisie sur un compte épargne personnel
Protections :
-Lois Macron 2015 : permettent l’insaisissabilité du domicile de l’entrepreneur.
-Contrat de mariage
• L’EIRL
Entreprise individuelle avec une personne physique et une entreprise + responsabilité
limitée et affectation de patrimoine à l’entreprise. On parle de patrimoine d’affectation. On
fait une déclaration chez le notaire et c’est ce patrimoine qui sera saisi en cas de dette, on ne
saisira que le patrimoine affecté et on ne pourra pas saisir les biens personnels. Les 2
patrimoines appartiennent toujours à l’entrepreneur. Mais on ne pourra plus toucher aux
biens affecter, on ne peut pas les vendre.
• La micro entreprise
Micro entrepreneur : entrepreneur individuel ou entrepreneur individuel (EI, EIRL, EURL). Va
bénéficier d’avantages fiscaux si on ne dépasse pas ces seuils annuels de recette :
< 170 000 euros pour des ventes de marchandises
< 70 000 euros pour des ventes de services
Régimes simplifie : calcul des cotisations sociales appliqué avec un taux fixe
Obligations comptables : pas obligé d’établir ses comptes annuels, juste obligé d’établir un
livre de compte où on indique les entrées et les sorties comptables.
Imposition de bénéfices : va être imposée forfaitairement avec un abattement forfaitaire
pour les frais et les charges.
Facilités administratives et simplifications comptables. Pas obligé de payer le centre agréé
de comptabilité.
Inconvénient : petite entreprise. Si beaucoup de charges, pas avantageux car abattement
forfaitaire. On ne peut pas bénéficier des allocations de retour à l’emploi.
Avantages : si pas beaucoup de dépense
Section 2 : avec personnalité morale en France et UK
• Les sociétés à responsabilité/risque limité
Société à responsabilité limitée : société dans laquelle l’associé ne s’engage en cas de dette
de la société qu’à la limite de ses apports dans cette société.
Le mirage de la responsabilité limitée : n’arrange pas les investisseurs. Ils vont donc
demander l’hypothèque (blocage de la vente du bien tant qu’on n’a pas payé le prêt) ou la
caution d’un bien personnel.
- SARL/EURL
EURL : entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée. Un seul associé. Création de
personne morale : séparation du patrimoine de l’associé (personne physique) et de celui de
la personne morale. Dirigeant = gérant
SARL : entre 2 et 100 associés. Capital libre (pas de minimum). A la fois société de capitaux et
de personne, organisation précise qui reparti des parts sociales entre les associés + société
de personne car les qualités de l’associé vont compter plus que son apport en argent. On
peut amener des apports en numéraire (en somme d’argent), des apports en nature (des
biens comme appartement, ordinateur, chaise…). Ces apports vont rentrer dans le capital
social = sommes des apports en numéraire et en nature.
+ apport en industrie = c’est une compétence/un talent qui ne rentre pas dans le capital
social car on ne peut pas le chiffrer. On n’obtient pas de part du capital sociale mais permet
une rétribution sous forme de dividende.
Ex apport en industrie : un diplôme, une notoriété (cc Camille Lacourt) …
- SAS/SASU
SAS : Société par actions simplifiée, 2 associés minimum, capita social libre. Responsabilité
des associés limité à leurs apports
SASU : Société par actions simplifiée unipersonnelle donc un seul actionnaire
Aussi une structure hybride entre la société de personne et la société de capitaux. Répond à
une demande de souplesse de la part des entrepreneurs. Libre d’avoir le type d’organisation,
type de vote, nombre de réunions… liberté et souplesse. Seule chose imposée est d’avoir
comme dirigeant un président.
Montant du capital social libre. Composé des apports en numéraire et en nature. Possibilité
d’avoir des apports en industrie.
Avantages sur le statut social et fiscal des dirigeants car assimilé au salarié et on peut donc
avoir des abattements + couverture de la sécurité sociale.
Ce sont des actionnaires car société par actions mais ne peut pas coter en bourse.
- SA
Société anonyme par actions avec capital social divisé en action. 2 types :
-2 associés, et 37 500 euros de capital social. Ne peut pas être coté en bourse.
-7 associés minimum et 225 000 euros de capital social. Peut coter en bourse.
Société purement d’actions, société de capitaux on ne s’intéresse pas à la personnalité des
actionnaires. Donc uniquement des apports en numéraire et en nature.
SA a la française SA à l’allemande (dualiste)
Conseil d’administration Conseil de surveillance (organe de contrôle)
Directeur général Directoire (organe exécutif)
Chaque organe ayant un président
Soit un président du CA et un DG soit un Séparation nette donc moins de conflit
PDG pour les deux. d’intérêt
Séparation beaucoup moins nette
• En UK :
-Public limited company (privée) = la plus courante en UK, équivalent de la SARL en France.
Capital minimum de 50 000 livres, apports en numéraire ou en industrie mais pas en nature.
Il faut 2 dirigeants.
2 types :
_une coté en bourse
_un non coté en bourse
Dirigeants : directors
-Private limited company
Non coté en bourse, capital libre. Apports en nature, numéraire et industrie. Il faut au
minimum 1 associé maximum 50 associés.
Sociétés avec des statuts et à responsabilité limitée
Exercices thème 4 chapitre 4
1- Les apports
Teddy : 4500 euros en numéraire
Franklin : 37500 euros en numéraire
John : comptabilité en industrie
Monsieur Jollais : maison estimée à 100 000
Le capital social
4500+37500= 42 000 euros de capital social
2- Les apports
Antoine : entrepôt frigorifique de 52 000 euros + meubles de 50 000 euros = numéraire et
nature
Bertrand et Claude : camions de 30 000 euros x2 = nature
David et Emilien :20 000 x2 = numéraire
Capital social :
Chapitre 3 : création de la société
Section 1 : le contrat de société
Contrat passé entre les associés pour créer la société bénéficiant d’une personne
morale/personnalité juridique.
• Les conditions pour passer un contrat de société
-La capacité (majeur…)
-Le consentement
-contenu licite
+ affectio societatis : volonté commune des associés de porter le projet de société. Sert aux
magistrats de distinguer les vraies sociétés des sociétés écrans.
• Les étapes de la création
1-Statuts rédigés et signés par l’ensemble des associés
2-Souscription des apports du capital social sur un compte en banque ou à la caisse de dépôt
et de consignation. Promesse d’apport dans une entreprise/société. Obtention d’une
attestation.
3-Dépôt de l’attestation et des statuts au RCS (Registre du commerce et des sociétés, au
tribunal de commerce).
4-Le RCS transmet au centre de formalité des entreprises, qui va envoyer la demande à
toutes les administrations : fisc, Urssaf, INSEE, régime social des indépendants…
5-Une fois transmis, obtention d’immatriculations qui sont le numéro KBIS (fiche d’identité
de l’entreprise), le SIRET…
6-Publication dans le BODACC : bulletin officiel des actes civils et commerciaux.
Exercices thème 4 chapitre 1
A.
Sharon Newman, Antoine Fabre, Arthur, Noémie, lycée de Lille, association sportive, Nord
Distribution, association Biovie 8 personnes juridiques
B.
1. Maurice Crésus, Paris, banque, ex-épouse, ses 2 enfants, société commerciale, station de
ski, entreprise de la marque italienne.
2. Actif : appartement à Paris, meubles anciens, voiture de sport, chalet à la montagne
Passif : Emprunt, pension alimentaire...
La société commerciale appartient au patrimoine de l’entreprise car c’est une personne
morale.
Exercices thème 4 chapitre 2
Entrepreneur ; coûteuse ; requis ; personnalité morale ; entité juridique ; confusion des
patrimoines ; inconvénient ; les créanciers ; rembourser ; de ses associés ; accumule ;
liquidation judiciaire.
Section 2 : la personne morale
• Les éléments d’identifications
Son nom (dénomination sociale), son domicile (siège social), nationalité et le patrimoine.
Préciser le type de structure et le montant du capital social et le numéro de RCS et KBIS,
SIRET, INSEE + TVA
• La responsabilité
On va pouvoir engager sa responsabilité civile et aussi sa responsabilité pénale.
-La responsabilité civile
Depuis la fin du 20e siècle, la personne morale est poursuivie sur sa responsabilité
contractuelle ou délictuelle. La société va devoir indemniser les préjudices subis par les
interlocuteurs de la société (=fournisseurs, clients, voisins…)
-La responsabilité pénale
Article 121-1 du CP : Nul n'est responsable pénalement que de son propre fait.
Responsabilité pénale engagée à partir du moment où une infraction a été commise par un
de ses organes représentants et pour son compte. Pour engager la responsabilité, dépôt de
plainte, police fait une enquête et juge qui tranche, si il y a donné suite à l’enquête.
Responsabilité de la personne morale et personne physique engagée.
Types de sanction pour la personne morale : amende, qui sera au moins de 5 fois du par la
personne physique, peine d’interdiction ou suspension de l’activité, obligation de publier la
décision de justice (presse régionale, à l’entrée du siège social…)
Exercice thème 4 chapitre 3
B. 1. Apport en nature
2. Apport en nature
3. apport en nature car bien meuble incorporel sauf si moi qui a créé le brevet
4. apport en nature
5. apport en industrie
6. apport en numéraire
7. apport en nature
2. • Juliette passionnée de shopping, veut créer une structure pour officialiser son activité.
• Quelle forme de société qui peut encadrer au mieux le projet de Juliette ?
• En principe, il existe plusieurs types de structures pour créer une entreprise. Soit des
structures sans création de personne morale soit avec création de personne morale. Sans
création de personne morale, EIRL (écrire la définition), EURL avec personnalité morale.
• En l’espèce, si Juliette souhaite créer une entreprise sans personne morale, elle va choisir
l’EIRL. De cette façon elle pourra bénéficier d’une protection de ses biens personnels. Mais si
elle veut une structure avec création de personne morale, elle pourra choisir l’EURL ou
encore une SASU.
3. • Chômeur qui veut créer sa société
• Quelle est la meilleure structure ?
• En principe, il existe plusieurs formes de structure susceptibles d’accompagner la création
de son activité. D’abord celle sans personne morale et celle avec création de personne
morale.
Sans personne morale : EI, EIRL, micro entrepreneur
Avec création de personne morale : séparation des patrimoines et donc protection du
patrimoine personnel de l’entrepreneur. EURL, SASU, SARL, SAS et SA
• En l’espèce, s’il ne veut pas de création de personne morale, il choisit l’EIRL, et si avec
personne morale, il a le choix avec une structure avec 1 associé donc EURL ou SASU et si 2
associés SARL ou SASU. Toutes ces structures protègent le patrimoine.
4. Son entreprise se développe bien
Alors on propose SAS et SARL car 2 associés.
Questions de révisons :
Personnalité morale : personnalité juridique de la personne morale société, c’est-à-dire les
attributs dont elle dispose : dénomination sociale, siège social, nationalité et patrimoine et
capacité.
Chapitre 4 : les acteurs
Section 1 : les acteurs
• Les droits politiques
Droits pour tous les associés quel que soit la nature de leur apport.
-Le droit à l’information : avant l’AG, on transmet un certain nombre de documents sociaux
comme le rapport de gestion ou les comptes annuels. Permet aux associés de voir si pas de
fraude ou de mauvaise situation. A côté de ça, les associés ont le droit toute l’année de
consulter au siège social les documents sociaux de la société.
-Droit de participer aux AG
Tous les ans, tous les associés doivent se rassembler en assemblée générale : droit de vote et
droit d’y participer pour les associés pour voter des décisions en faveur de l’entreprise. 2
natures d’AG :
AG ordinaire : pour les décisions courantes de gestion de la société qui ne touchent pas au
statut
AG extraordinaire : pour les décisions qui vont modifier les statuts, comme la modification
du capital ou une fusion par ex. Conditions plus exigeantes car on prend des risques.
-Droit d’y voter
En générale, une part sociale est égale à un vote. Nombre de vote proportionnel au nombre
de part sociale/action possédée. En exception, en société anonyme, on peut avoir des droits
de vote double sur certaines actions. Dans les SAS, parfois droit de vote multiple.
2 types de règles vont s’appliquer : règles de majorité c’est-à-dire nombre de voie minimum
qu’une proposition de vote doit rassembler pour être considérée comme adoptée.
Et la règle de quorum, où il faut qu’une proportion du capital social soit présent au moment
du vote, nombre minimum de voies présentes ou représentées fixées par la loi ou les statuts
pour que les actionnaires ou porteurs de part d’une société puissent valablement délibérer.
• Les droits financiers
Droit aux dividendes = Possibilité pour les associés de percevoir une partie des bénéfices.
Dès les statuts, on inscrit quelles sont les modalités des droits aux dividendes des associés.
En principe, la redistribution de dividende est proportionnel au nombre de part détenue
dans le capital social. Par exception, on peut décider dès les statuts que la répartition sera
inégalitaire sauf clause Léonine, qui est interdite (quand un des associés s’accapare la
totalité des bénéfices ou des pertes)
Chaque année à l’AG, on décide si oui ou non on redistribue les dividendes aux associés.
+ le boni de liquidation = quand on veut dissoudre une société, on procède à la liquidation
du patrimoine de la société. On paye tous ses créanciers, on paye les actionnaires et
associés, la TVA… ce qui reste après tous ces remboursements s’appelle le boni de
liquidation.
Section 2 : les dirigeants
• Leur nomination
Pour pouvoir être nommé dirigeant, il faut répondre à certains critères. D’abord avoir la
capacité : seuls les mineurs émancipés et les majeurs qui ne sont pas protégés peuvent avoir
la fonction de dirigeant. Mais certaines personnes ne peuvent avoir la fonction de dirigeant
si membre de profession libérale : incompatibilité des avocats, notaires, huissiers. Aussi les
membres du gouvernement ne peuvent pas être nommés dirigeants, ni les parlementaires,
ni les fonctionnaires en même temps qu’ils exercent leur qualité de fonctionnaire.
Incompatibilité pour éviter les conflits d’intérêt.
+ interdiction aux personnes qui ont été condamné au pénal (ex abus de biens sociaux,
fraude fiscale…) et pour ceux qui ont eu des comportements répréhensibles (tribunal de
commerce) en matière de gestion de société.
Mandat de dirigeant varie e fonction du type de structure juridique et des statuts. Fin du
mandat par arrivée du terme évoqué dans les statuts, réalisation d’une condition (ex
dépassement de l’âge limite) révocation, démission.
• Leur révocation
Soit révoqué par l’AG, mais difficulté car il faut respecter certaines conditions. Exemple en
SARL, il faut évoquer des justes motifs sinon il faudra donner des dommages et intérêts.
Mais pas le cas si on veut révoquer un administrateur dans une SA.
Se passe lors d’une AG avec vote des associés/actionnaires.
Ou aussi devant le juge si le dirigeant est révoqué sans juste motif. Les associés devront
prouver une cause légitime qui se fonde sur un manquement du dirigeant, il ne respecte pas
l’intérêt social de l’entreprise. En plus, les conditions/circonstances qui entourent les
révocations peuvent donner lieu à des dommages et intérêts.
Révocation sociale ou judicaire.
• Leur pouvoir
Dans l’ordre interne, vis-à-vis des associés, les dirigeants ont les pouvoirs les plus étendus
dans toute circonstances au nom de la société, dans son intérêt et dans le périmètre de son
objet social.
-Les dirigeants doivent respecter les prérogatives des autres organes sociaux.
-Il doit respecter les clauses qui limitent ses pouvoirs. Ex le dirigeant de SARL ne peut pas se
porter caution sans demander l’avis de l’AG.
-Il doit respecter l’intérêt social de la société
-Le dirigeant ne doit pas être en conflit d’intérêt avec la société.
Le dirigeant, vis-à-vis a les pouvoir les plus étendus pour agir, au nom de la société et dans
son intérêt.
-Ils ne doivent engager la société envers les tiers (ex en passant un contrat) en exerçant le
pouvoir d’un autre organe. Ex passer un contrat sans passer par l’AG alors que c’est écrit
dans les statuts.
-Ils ne doivent pas dépasser l’objet social. Ex fabrication de ballon de foot et qu’il propose de
t-shirt. Dans société à responsabilité limitée il engage la société vis-à-vis des tiers (devra
quand même réaliser les t-shirt ou dommage et intérêt s’il ne les réalise pas). Si dans société
à responsabilité illimité, il n’engage pas la société.
Lorsqu’il ne respecte pas ces conditions, les associés peuvent le poursuivre le révoque ou
demander des dommages et intérêts. Vis-à-vis des tiers, la société est engagée même s’il n’a
pas respecté ces conditions.
• Leur responsabilité (civile) des dirigeants
Les dirigeants peuvent voir leur responsabilité engagée au niveau civil, pénal et fiscal.
Responsabilité civile vis-à-vis de la société et des tiers. Si préjudice, le dirigeant est tenu de le
réparer. Quand il n’a pas respecté les conditions, il a créé un préjudice à la société, les
associés vont pouvoir se retourner contre lui et demander l’action sociale (ut singuli) :
permet aux associés de poursuivre le dirigeant social pour les réclamer des dommages et
intérêts à hauteur du préjudice.
Si les associés subissent des préjudices personnels causé par un dirigeant, ils pourront alors
faire une action individuelle pour avoir des dommages et intérêts.
Si dommage causé vis-à-vis des tiers, pas de responsabilité exceptée si faute séparable des
fonctions.
Faute séparable des fonctions : dirigeant se comporte d’une manière tellement inadaptée
qu’on pourra le poursuivre.
Exercices thème 4 chapitre 4 :
2. en principe il est possible mais quand on veut se passer de commissaire aux apports, 2
conditions cumulatives. Aucun apport ne doit dépasser 30 000 euros et la totalité des
apports en nature ne doit pas dépasser la moitié du capital social.
3. En principe les statuts déterminent la durée de vie de la société et il est possible de la
prolonger en modifiant les statuts.
En l’espèce, ils ne sont pas tenus par la durée des statuts car ils peuvent les modifier.
4. En principe, le gérant de SARL, détient les pouvoirs nécessaires pour agir en toute
circonstance au nom de la société. Par exception on peut limiter ses pouvoirs par des clauses
limitatives de pouvoir dans les statuts, il doit respecter l’intérêt social, l’objet social et éviter
le conflit d’intérêt.
En l’espèce, si les statuts ont prévu qu’il pouvait le faire, pas de souci. Sinon poursuite du
gérant sur sa responsabilité ou révocation. Vis-à-vis des tiers, cela engage la société même
s’il dépasse l’objet social.
5.a. 10 000 euros : numéraire
Savoir-faire : industrie
2000 euros : numéraire
Ancienne comptable : industrie
b. Peut être gérant sans être associé
c. Oui car capital > 1 euros capital libre
d. En principe, oui car les répartitions de bénéfices ou perte peut être inégalitaire à partir du
moment qu’on n’atteint pas la clause Léonine.
En l’espèce, on n’exige pas qu’un des associés touche la totalité des bénéfices ou contribue à
la totalité des pertes on est donc pas dans une clause Léonine : clause de cette entreprise est
licite.
6. a. Il s’agit d’une clause limitative de pouvoir du dirigeant.
b. Dans la forme de SA a la française, c’est-à-dire classique.
c. En principe, il existe une clause qui limite les pouvoirs du dirigeant et il doit obtenir
l’autorisation du conseil pour toute décision supérieure à 5 000 euros.
En l’espèce, il a fait un prêt de 100 000 euros sans avoir consulté le conseil d’administration.
Il est donc en faute vis-à-vis de l’ordre interne mais la société est engagée vis-à-vis de l’ordre
externe. La société est engagée par le prêt passé par le dirigeant malgré le non-respect de la
clause limitative de pouvoir.
Examen 2018 :
1.A
2. B et D
3. C et D
4. A et B
5. B et C
6. A et C
7. A B C et D
8. A C et D
Exercices de révision :
1. Point commun entre responsabilité délictuelle et pénale ?
Ces 2 responsabilités sont hors contrat (définir avant chacune des deux responsabilités)
2. Êtes responsable de vos employés ?
Expliquer chaque responsabilité (du fait personnel, du fait des choses, du fait d’autrui)
Oui c’est la responsabilité de l’employeur du fait de son préposé. Si un employé commet un
fait à l’origine d’un dommage, alors il sera couvert par son employeur s’il agit dans le cadre
de ses fonctions.
3. Comment écarter Carlos Ghosn du conseil d’administration de l’Alliance ?
En prouvant une juste cause/motif par les associés ou actionnaires, et aussi avec une cause
légitime avec un juge qui a décidé.
4. Un enfant peut-il être associé d’une société ?
Oui
5. Qu’est-ce que « la libération » des apports ? Donner des exemples
C’est la possibilité de pouvoir affecter des sommes promises sur un compte de la société.
Avec la libération totale dans les 5 ans.
6. Qu’est-ce que l’exception d’inexécution ?
Faculté de suspendre ou stopper l’exécution de ses propres obligations dès lors que l’autre
parti n’exécute pas les siennes.
7. Quelles sont les conditions du préjudice réparable ?
Direct, certain et déterminable.
8. Comment échapper à sa responsabilité contractuelle ?
Avec la théorie de la cause étrangère : force majeure (quand un évènement qui échappe au
contrôle du débiteur empêche l’exécution de son obligation) ex : retard du tram entraine un
retard à l’école.
Fait d’un tiers (intervention d’une tierce personne a empêché le débiteur de réaliser son
obligation)
Faute de la victime (le comportement du créancier a empêché le débiteur de réaliser son
obligation).
9. 10 000 en industrie
20 000 en nature
2 000 en numéraire montant du capital social ?
Le capital social comprend seulement les apports en nature et numéraire : 20 000+2000=
22 000.
Rappel : les tribunaux
Droit public Droit privé
-Le tribunal administratif : quand on a un -Si montant des litiges < 10000 euros,
litige entre l’État, les entreprises publiques, tribunal d’instance, sinon tribunal de grande
l’administration. instance.
-Cour d’appel administrative : quand on veut -Cour d’appel : juges de l’école nationale de
faire appel au premier jugement, qu’on magistrature. Même principe que pour la
n’est pas d’accord avec ce premier cour d’appel administrative.
jugement. Juges de l’ENA. Par chambre spécialisée : de la famille,
commercial, correctionnelle….
-Le conseil d’État : n’y va que si on est sûr
que les textes ont été mal appliqué, on va -Cour de cassation : équivalent du conseil
regarder si le juge d’appel a bien utilisé le d’État mais en droit privé. Jugement sur la
droit en cour d’appel. Ce n’est pas pour faire forme du dossier.
appel de l’appel.
Droit mixte
Droit mixte (pénal) :
-Tribunal de police : contravention, lorsqu’on commet une infraction.
-Tribunal correctionnel : lorsqu’on commet un délit, peine inférieure à 5 ans
-Cour d’assise : lorsqu’on commet un crime. Avec des jurés désignés.
Le droit privé va contenir le droit civil, le droit des affaires, le droit de la famille, le droit des
sociétés, le droit rural….
Les tribunaux spécialisés :
-Droit du travail : tribunal des prud’hommes. Litiges entre employeurs et salariés. Juges qui
sont dans le même domaine que vous, ils sont élus par les gens de leur profession.
-Droit commercial : tribunal de commerce. Juges qui dont dans le même domaine que vous,
ils sont élus par les gens de leur profession. Si litige dans le bâtiment, juge qui travaille dans
le bâtiment.
Fin rappel