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Numérisation et Transmission

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mohamed laghrib
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TaleS / P14

NUMÉRİSATİON, TRANSMİSSİON
ET STOCKAGE DE L’İNFORMATİON

Une chaîne de transmission d’informations est un ensemble d’éléments permettant de transférer de l’information
(son, image, écrit ... ) d’un lieu à un autre. On désigne par canal de transmission le dispositif par lequel les
informations sont transmises de l’émetteur au récepteur :

1/ NUMÉRİSATİON D’UN SİGNAL : Activité 14.1


a – Signal analogique et signal numérique :
Le monde qui nous entoure est décrit par des grandeurs analogiques qui
varient de manière continue en fonction du temps. (exemple ci-contre :
pression de l’air au passage d’une onde sonore). Pour être transmises
sous forme d’informations, ces grandeurs sont converties en signaux
électriques par des capteurs (ex : microphone). Si le signal électrique
varie de manière analogue à la source et continûment en fonction du
temps, il est dit analogique.
Aujourd’hui, la plupart des signaux sont transmis sous forme numérique de manière à améliorer la qualité du
transport et le stockage. Avant d’être transporté, un signal analogique peut être converti en signal numérique grâce
à un convertisseur analogique numérique (CAN) qui transforme l’amplitude continue d’un signal analogique en
langage binaire (succession de 1 et de 0) :
b – Convertisseur analogique numérique (CAN) :

La numérisation d’un signal analogique se fait par un CAN en deux étapes : l’échantillonnage et la quantification.

L’échantillonnage :

Le signal analogique est dans un premier temps « découpé » en échantillons de durées égales Te (appelée période
d’échantillonnage) :

La fréquence d’échantillonnage fe (=1/Te) doit être suffisamment grande par rapport à la fréquence du signal
analogique pour que l’échantillonnage soit satisfaisant.

La quantification :

La quantification consiste à associer à chaque valeur de la tension retenue après échantillonnage un nombre binaire
constitué de 0 et de 1 :

La quantité de nombres binaires possibles, appelée résolution, est


limitée par les capacités de stockage. La quantification consiste
donc à approximer les valeurs des échantillons.
Exemples :
- avec une quantification à 3 bits, le nombre de niveaux possibles
est égal à 23 , soit 8 ( 000 ; 001 ; 010 ; 011 ; 100 ; 101 ; 110 ; 111)
- avec une quantification à n bits, la résolution est égale à 2n pas

Plus la résolution est grande, plus le pas de quantification p


(intervalle de tension entre deux valeurs numériques binaires
successives) est petit et meilleure est la quantification. Quantification d’un signal analogique sur 4 bits

Chaque valeur de tension retenue par l’échantillonnage est quantifiée en un nombre binaire comportant un nombre
identique de bits. L’ensemble de ces nombres mis bout à bout constitue le signal numérique.

Vocabulaire :
- bit : plus petite unité d’information numérique (ne peut prendre que les valeurs 0 ou 1)
- résolution : quantité de nombres binaires utilisés pour réaliser une quantification
- pas de quantification : intervalle de tension entre deux valeurs numériques binaires successives

:EXERCİCES :: n°10,13 p529


2/ TRANSMİSSİON DES İNFORMATİONS : Activité 14.2
a – Les différents canaux de transmission :
Le signal émis par une source se propage vers un ou plusieurs destinataires via un canal de transmission. Suivant le
type de canal, la transmission peut être libre, c’est-à-dire émise dans toutes les directions par des ondes
électromagnétiques, ou bien guidée dans des câbles électriques ou des fibres optiques.

Transmission libre :
Les ondes électromagnétiques de longueurs d’onde comprises entre 10-3 m et 104 m, appelées ondes hertziennes,
peuvent se propager dans toutes les directions de l’espace sur de longues distances :

Ce mode de transmission présente l’avantage de permettre au récepteur d’être mobile mais l’inconvénient d’être
sensible aux champs électromagnétiques extérieurs.

Transmission guidée par un câble :


Les câbles conducteurs sont utilisés pour transmettre des informations sous forme de signaux électriques. Ce mode
de transmission, facile et peu coûteux à installer, ne peut être utilisé que sur courte distance car les signaux y sont
fortement atténués :

Câble torsadé Câble coaxial

Transmission guidée par fibre optique :


Les informations peuvent également être transmises sous forme d’onde
électromagnétiques visibles et IR dans des fibres optiques. Elles se composent
d’un cœur et d’une gaine d’indice optique plus faible qui permet à la lumière
d’être piégée par réflexions totales successives.
Dans une fibre, le nombre de chemins possibles pour la lumière est limité par
le phénomène d’interférence. Seuls certains chemins correspondant à des
interférences constructives peuvent être utilisés : on les appelle « modes de
propagation » de la fibre.
Dans les fibres multimodales (doc. a et b), des radiations émises
simultanément peuvent avoir des trajets (modes) différents et donc des
durées de parcours différentes. Le signal en sortie est dégradé par rapport au
signal d’entrée car il s’étale dans le temps. Il doit donc être traité.
Dans les fibres monomodales (doc. c), l’étalement dans le temps du signal de
sortie est plus faible et elles peuvent donc être utilisées sur de longues
distances (réseaux sous-marins).
Avec ce mode de transmission, les signaux sont très peu atténués mais le coût est important.
b – Qualité d’une transmission :

En dehors des perturbations extérieures (appelées « bruits » ou « parasites » ), la qualité d’une transmission dépend
de l’atténuation du signal et du débit binaire :

Atténuation du signal :
Lors de sa propagation, tout signal est atténué (à cause des phénomènes
d’absorption et de diffusion) et voit son amplitude diminuer.
On peut évaluer cette atténuation A grâce aux puissances Pe et Ps du signal en
entrée et en sortie :
 Pe  A s’exprime en dB
A  [Link] 
 Pr  Pe et Ps s’expriment en watt

On définit le coefficient d’atténuation α d’un câble α s’exprime en dB.m-1


A 10 Pe A s’exprime en dB
ou d’une fibre optique en fonction de sa longueur L α= = . log ( )
L L Pr⁡ L s’exprime en mètre
et de l’atténuation A du signal entre l’entrée et la sortie :
Pe et Ps s’expriment en watt
Débit binaire :
Le débit binaire D caractérise la vitesse de transmission d’un signal dans un canal de transmission. Il s’agit du nombre
de bits (c'est-à-dire de 0 ou de 1) pouvant être transmis par unité de temps :

Si un canal transmet n bits pendant une durée Δt, le débit binaire D se définit par : n
D=
( D s’exprime en bit.s-1 et Δt s’exprime seconde ) Δt

EXERCİCES :: n°25,27 p516/517 et lire « préparer bac » p518

3/ LES İMAGES NUMÉRİQUES : Activité 14.3


a - Pixellisation :
Dans un appareil photo numérique, les capteurs utilisés sont de petites
cellules photoélectriques placées en quadrillage :

Cette méthode de capture de l’image implique un échantillonnage spatial


et un codage en petits morceaux appelés pixels (picture elements).

La pixellisation est le fait de convertir une image en pixels.


Le pixel, en abrégé px, est une portion de surface élémentaire
permettant d’échantillonner spatialement une image.

La définition de l’image correspond au nombre de pixels qu’elle contient (nombre de pixels


en largeur X nombre de pixel en hauteur). Capteur CCD
b - Principe du codage d’une image :
Dans chaque cellule d’un capteur CCD, l’intensité lumineuse (grandeur analogique) est convertie sous forme de
tension électrique. Celle-ci est ensuite quantifiée puis numérisée : à chaque valeur d’intensité lumineuse correspond
un niveau de gris codé numériquement.
Exemple : un codage sur 4 bit permet de coder l’intensité lumineuse sur 24 = 16 niveaux de gris :

La valeur numérique codant l’intensité lumineuse et la position du pixel sont stockée dans la mémoire de l’appareil
photo. L’image est ensuite reconstruite par l’ordinateur à partir des données collectées et numérisées.

c - Codage RVB :
Chaque pixel d’un écran est composé de trois sous-pixels se comportant
comme des sources lumineuses : une rouge, une verte et une bleue.
La superposition de ces trois couleurs émises par des sources de lumière
d’intensités variables permet de recréer toutes les autres couleurs.

Dans le codage RVB des couleurs, chaque pixel est codé par trois
Lanombres binaires
pixellisation est le(octet)
fait decorrespondant chacunenà pixels.
convertir une image une nuance
Le de Rouge,
pixel,
8
de Vert et de Bleu. Un octet pouvant prendre 2 = 256 valeurs
différentes, chaque pixel peut prendre 28x28x28 = 16 777 219 couleurs
différentes.
En codage RVB, le gris s’obtient avec les trois valeurs identiques pour les
trois couleurs primaires.

Une image numérique est donc codée par un tableau de nombres (voir image
ci-contre) : Couleur du pixel Roug Blan Oran
Vert Bleu Noir Rose
e c ge
Codage R 255 0 0 255 0 255 255
V 0 255 0 255 0 127 127
B 0 0 255 255 0 0 255

EXERCİCES :: n°24 p546


4/ STOCKAGE OPTİQUE DE L’İNFORMATİON :
a - Principe du stockage et de la lecture d’information :
On appelle stockage optique la technologie consistant à écrire et à lire des informations
en utilisant des phénomènes optiques.

Les disques optiques (CD, DVD, Blu-ray) contiennent de l’information numérique stockée
sous forme d’une succession de creux et de plats disposés sur une piste métallique en
spirale :

Pour lire l’information, un faisceau laser est concentré sur le disque et parcourt la piste réfléchissante :
- lorsque le faisceau laser parcourt un creux ou un
plat, le faisceau laser est réfléchi avec une intensité
constante
- lorsque le faisceau passe d’un creux à un plat (et
inversement), le faisceau réfléchi par le creux et
celui réfléchi par le plat sont en opposition de phase
et interfèrent de manière destructive provoquant
une diminution de l’intensité lumineuse

La variation de l’intensité lumineuse est codée en langage binaire par le


lecteur de disque : une intensité maximale est codée par un « 0 », une
diminution d’intensité est codée par un « 1 » :

b - Capacité de stockage :
La capacité de stockage est la quantité d’informations (donc de successions
de creux/bosses) que peut contenir le disque optique.
Pour augmenter la capacité de stockage, il faut donc que les inscriptions sur
les pistes soient plus fines et plus rapprochées. La concentration du laser
étant limitée par la diffraction engendrée par les bords de la lentille
convergente, il est nécessaire alors d’utiliser un laser de plus petite longueur
d’onde ( cf chapitre P2 : θ= λ/a ) .

La capacité de stockage d’un disque optique est limitée par le phénomène


de la diffraction.

EXERCİCES :: n°9,23,25 p543/547

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