PFE - Final YOUNES Jabbour
PFE - Final YOUNES Jabbour
Encadré par :
Mr. Mohmed chadi
Réalisé par :
JABBOUR younes
Année Universitaire:
2019/2020
Sommaire
Remerciements..........................................................................................................................4
Introduction générale...............................................................................................................5
Tous les enseignants chercheurs ayant contribué à notre formation tout au long
de ces trois dernières années, veuillez accepter l’expression de nos sincères
respects.
L'assurance est l'un des nombreux procédés par lesquels l'homme se prémunit contre les "risques" qui
le menacent. Cependant elle occupe une place privilégiée parmi ces procédés car elle peut couvrir des
risques extrêmement variés et elle est susceptible d'apporter une protection complète lors de la
survenance de l'événement assuré.
L’assurance est l’opération par laquelle un assureur s’engage à réaliser une prestation en faveur d’un
assuré lors de la survenance d’un risque moyennant le paiement d’une cotisation ou d’une prime.
Le code d’assurances classe les contrats d’assurance sur la vie en fonction des tables de mortalités
qu’il y a lieu d’utiliser pour établir les tarifs. Il distingue ainsi trois grandes familles. Les assurances
en cas de décès, les assurances en cas de vie et les contrats de rentes viagères. Précisons que certains
produits <<mixtes>>-mixtes au sens où ils combinent des garanties en cas de décès et en cas de vie –
doivent être rangés, au plan réglementaire et pour l’établissement des tarifs, dans la famille des
assurances en cas de décès. Ces produits sont l’assurance mixte proprement dite, l’assurance à terme
fixe et l’assurance combinée.
L’assurance sur la vie a fortement évolué au fil des années. Aujourd’hui, elle est indissociable de la
protection et de la constitution du patrimoine de la population, au travers de formules axées sur le long
terme qui ont pu se tailler une place sur le vaste marché de l’épargne et de la prévoyance. Elle a été, le
moteur de la forte croissance des assurances et offre aujourd’hui encore de larges perspectives pour
contribuer au bien-être financier des particuliers, à la compétitivité des entreprises, à l’équilibre du
financement des retraites et au développement de l’économie dans ses aspects micro- et
macroéconomiques. C’est pour toutes ces raisons que j’invite le lecteur à faire plus ample
connaissance avec le présent ouvrage.
Le but de ce travail a consisté principalement à étudier une gamme des produits individuels. L’étude
de chacun des produits de la gamme est illustrée par de nombreux tableaux, graphiques et exemples
chiffrés. Sauf mention contraire, les primes et les provisions mathématiques sont toujours calculées
sur la base d’un taux d’intérêt technique fixé à 2%.
Dans ce travail nous nous somme concentré sur les caractéristiques, la tarification, les provisions
mathématiques et la valeur de rachat, la tarification hommes / femmes de chacun des produits de la
gamme.
Le travail effectué a fait l’objet de six chapitres. Le premier chapitre présente L’assurance
temporaire décès. Le deuxième chapitre présente L’assurance vie entière. Le troisième chapitre
présente La rente de survie. Le quatrième chapitre présente Le capital différé. Le cinquième
chapitre présente L’assurance mixte. Le Sixième chapitre présente L’assurance à terme fixe.
Enfin, nous présentons, une conclusion générale qui récapitule le travail que nous avons effectué et les
principaux résultats que nous avons obtenus.
L’assurance
temporaire décès
Communément appelée << assurance temporaire >>, ou plus simplement << temporaire >>,
l’assurance temporaire décès se présente sous un grand nombre de variantes, aussi bien en assurance
individuelle qu’en assurance de groupe.
En fonction des formules souscrites , les contrats prévoient le paiement de primes variant chaque
année en fonction de l’âge atteint par l’assuré , ou bien de primes demeurant constantes pendant toute
la durée du contrat. Ils peuvent être constants, croissants, décroissants ou varier périodiquement en
suivant une clause d’indexation.
Formule incontournable de la gamme des produits, l’assurance temporaire couvre une large palette de
besoins et permet d’assurer une grande protection à petit prix.
I ▪ La garantie
Le contrat d’assurance temporaire a pour objet de garantir le versement d’un capital au moment du
décès de l’assuré, si ce décès survient pendant la durée du contrat.
1▪ la garantie principale
le risque couvert par le contrat d’assurance temporaire est le décès << toutes causes >> c’est -à-dire le
décès consécutif une maladie ou à un accident.
Le risque de perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA) est, le plus souvent, également couvert par
le contrat : l’assureur procède alors au règlement par anticipation du capital décès et l’assurance prend
fin. En pratique, la couverture de risque ne donne généralement pas lieu à une majoration de la prime.
L’assureur propose fréquemment en option des garanties complémentaires visant à doubler le capital
garanti si le décès est causé par un accident, voire à le tripler s’il s’agit d’un accident de la circulation.
II ▪ La durée du contrat
Comme son nom le laisse présumer, le temporaire décès a une durée limitée. Cette formule
d’assurance est donc adaptée à des besoins de couverture précis, limité dans le temps.
La durée du contrat est librement fixée par le client au moment de la souscription. Certains contrats
sont souscrits pour une durée d’un an renouvelable. Le renouvellement du contrat s’opère alors par
tacite reconduction, jusqu’à l’âge maximum indiqué dans les documents contractuels.
L’assurance temporaire peut être souscrite moyennant le paiement d’une prime unique (ce mode de
paiement est plutôt rare ; il convient au souscripteur qui a le souci d’assurer la pérennité du contrat) ou
de primes périodiques. C’est ce dernier mode de paiement qui est le plus couramment retenu. Le
schéma général du produit est représenté par la figure 1.
Paiement du capital
Au moment du décès
Si l’assuré décède avant le terme
0 1 2 n-1 n
P P P . . . . . . . . . . . . P
Section 2 ▪ La tarification
Les bases techniques retenues pour le calcul des primes du contrat d’assurance temporaire sont :
II ▪ Les primes
Deux formules de contrats à primes annuelles coexistent sur le matché de l’assurance temporaire : la
formule à primes variables et la formule à primes constantes.
Dans cette formule, les primes évoluent chaque année en fonction de l’âge atteint par l’assuré : la
prime de l’année couvre exactement le risque de l’année. L’évolution de la prime annuelle est donc
parallèle à l’évolution de la mortalité indiquée par la table.
En pratique, l’assureur calcule le montant des primes annuelles successives en faisant comme si le
contrat souscrit par le client était un contrat d’un an renouvelable. Le tableau 1 fournit les montants
de ces primes pour un capital assuré de 100 000 euros, dans l’hypothèse d’un taux d’intérêt technique
fixé à 2 %. ON observe que le montant de la prime croît en fonction de l’âge atteint. Une exception
cependant : le léger << creux >> que l’on peut constater pour les jeunes entre 20 et 25 ans.
Le problème évoqué ci-dessus ne se pose pas avec les primes annuelles constantes.
Le tableau 2 fournit quelques montants de primes constantes calculés sur la base d’un taux d’intérêt
technique fixé à 2 %.
On observe qu’à durée égale, le montant du prime croît en fonction de l’âge de l’assuré à la
souscription. Ce phénomène caractérise les assurances en cas de décès, catégorie à laquelle appartient
l’assurance temporaire.
I ▪ La provision mathématique
Lorsque le contrat est à prime annuelles variables, l’assureur n’a pas de provision mathématique à
constituer puisque, par définition, la prime perçue chaque année est censée couvrir exactement le
risque de l’année.
Si la prime payée par le client est << à cheval >> sur deux exercices, l’assureur doit cependant mettre
en provision la fraction de prime destinée à poursuivre la couverture du risque au-delà de la clôture de
l’exercice.
Prenons l’exemple d’un contrat à prime semestrielles souscrit un 1 er octobre. La prime que l’assureur
encaisse chaque année en octobre permet de couvrir le risque décès pendant six mois : du 1er octobre
de l’année au 31 mars de l’année suivante. Au 31 décembre, l’assureur doit donc mettre de côté la
moitié de cette prime. La provision ainsi constituée lui permettra de couvrir le risque durant les trois
mois à venir.
Dans tous les autres cas, l’assureur doit constituer une provision mathématique. Le tableau 4 présente
l’évolution de la provision mathématique d’une assurance temporaire de 10 ans souscrite par un assuré
âgé de 40 ans, en fonction du mode choisi pour le paiement des primes : prime unique ou primes
annuelles constantes.
Conformément à l’article L. 132-23 du code des assurances. L’assurance temporaire décès n’a ni de
valeur de réduction ni de valeur de rachat (voir pour les mutuelles, c. mut. Art. L.223-22 : pour les
institutions de prévoyance. CSS. Art. L.932-23 par renvoi à l’article L. 123-23 C Assur.)
Les calculs présentés dans ce chapitre ont tous été effectués à partir de la table de mortalité TH 00-02.
En l’absence de table d’expérience, c’est la table que l’assureur doit utiliser pour ce type de produit
dans l’hypothèse où il décide d’adopter un tarif non différencié par sexe.
Dans le cas contraire, le tarif doit être calculé à partir des tables suivantes :
L’emploi de la table TF 00-02 pour les femmes conduit l’assureur à faire payer à ces dernières un prix
très sensiblement inférieur à celui des homes.
Les écarts de prix sont tellement importants que la différenciation tarifaire par sexe s’avère
inéluctable.
Conclusion
L’assurance temporaire décès se présente sous un grand nombre de variantes, aussi bien en assurance
individuelle qu’en assurance de groupe.
Elle est parfaitement adaptée à des besoins de couverture précis, limités dans le temps.
Formule incontournable de la gamme des produits, l’assurance temporaire décès permet d’assurer
une grande protection à petit prix. Le reproche qui lui est fait d’être une assurance à « fonds perdus »
est injustifiée, car toute garantie a un coût et il n’existe pas de formule magique qui puisse mettre en
défaut ce principe. Croire le contraire témoigne d’une bien grande naïveté.
L’assurance
vie entière
contrairement à ce que l’on pourrait croire au premier abord, l’assurance « vie entière » est en fait une
assurance en cas de …. Décès. Mais au sein de la famille des assurances en cas de décès, ce produit
occupe une place bien particulière, puisqu’il comporte une valeur de rachat.
Cette caractéristique lui vaut d’ailleurs la faveur du public. D’autant que la valeur de rachat en
question n’est pas des moindres : elle augmente au fil des ans pour atteindre-asymptotiquement – le
montant du capital garanti.
Toute la prime de l’assurance vie entière est affectée ç la couverture du risque décès. C’est logique,
puisque le décès est bien le seul risque couvert par le contrat. Pourtant, la vie entière réussit à associer
étroitement épargne et prévoyance.
Ce résultat surprenant est la conséquence directe d’un mécanisme technique que l’assureur met en
œuvre dans tout contrat d’assurance vie : la constitution de la provision mathématique.
dans un contrat d’assurance vie entière, l’assureur s’engage à verser le capital garanti lorsque survient
le décès de l’assuré.
Le contrat n’étant pas limité dans le temps, l’engagement de l’assureur revêt un caractère certain.
Seule la date de versement du capital décès reste indéterminée.
le contrat d’assurance vie entière peut être souscrit moyennant le paiement d’une prime unique ou de
primes périodiques (primes annuelles constantes, fractionnables le cas échéant par semestre, trimestre
ou mois). Selon le choix opéré par le souscripteur, ces primes périodiques sont payables durant une
période limitée, fixée contractuellement, ou bien sans limite de durée : on dit alors que le contrat est à
prime viagères.
Paiement du capital
au moment du décès
de l’assuré
0 1 an 2 ans
P P P … … … … … … … … ..
Les bases techniques retenues pour le calcul des primes de l’assurance vie entière sont :
Notons que dans le cas d’un contrat à prime unique, il serait théoriquement tout à fait possible
d’adopter deux taux techniques : un taux au plus égal au taux plafond fixé par référence à 75% du
TME pour les 8 premières années du contrat, et un taux au plus égal au taux plafond fixé par référence
à 60 % du TME pour les années suivantes).
Le tableau 1 fournit quelques valeurs de primes uniques et de primes annuelles, dans l’hypothèse d’un
taux d’intérêt technique fixé à 2%.
On observe que dans toutes les configurations, le montant de la prime croît en fonction de l’âge de
l’assuré à la souscription. Ce phénomène caractérise toutes les assurances en cas de décès, catégorie à
laquelle appartient le contrat d’assurance vie entière.
Le tableau 3 présente l'évolution de la provision mathématique d'un contrat vie entière souscrit par un
assuré âgé de 50 ans, en fonction du mode choisi pour le paiement des primes : prime unique, primes
annuelles payables durant un nombre d'années limité ou prime annuelles viagères.
La conjugaison de ces deux facteurs fait que la valeur actuelle probable de l'engagement de l'assureur
tend vers le montant du capital garanti. Quant à la valeur actuelle probable des engagements de
l'assuré, soit elle décroit de manière continue, au fur et à mesure que les primes arrivent a échéance
(plus le temps passe, moins il restera en moyenne de primes à payer), soit elle est déjà nulle : cela se
produit lorsque le contrat est à prime unique ou bien lorsque le terme du paiement des primes a déjà
été atteint Or, la provision mathématique du contrat est égale à la différence entre les engagements
respectifs de l'assureur et de l'assure : la provision augmente donc au fil des ans.
le contrat d’assurance vie entière comporte une valeur de rachat. Sous réserve de l’application d’une
pénalité, cette valeur de rachat est égale au montant de la provision mathématique.
les calculs présentés dans ce chapitre ont tous été effectués à partir de la table de mortalité TH 00-02.
En l’absence de table d’expérience, c’est la table que l’assureur doit utiliser pour ce type de produit
dans l’hypothèse ou il décide d’adopter un tarif non différencié par sexe.
L’emploi de table TF 00-02 pour les femmes conduit l’assureur à faire payer à ces dernières un prix
inférieur à celui des hommes, comme le montre le tableau 1 bis, à comparer au tableau 1 de la
présente section.
On remarquera que les différences tarifaires constatées dans l’assurance vie entière ne sont pas aussi
importantes que celles que l’on peut observer dans l’assurance temporaire
Conclusion
La vie entière est un produit à souscrire à tout âge. C’est le produit à conseiller à toute personne qui
souhaite souscrire une garantie décès sans limite de durée.
souscrire un contrat vie entière , c’est l’assurance de pouvoir rester assuré tout au long de sa vie , pour
le prix fixé au départ , et ce, quelle que soit l’évolution ultérieure de son état de santé.
La vie entière comporte une valeur de rachat qui augmente au fil des ans pour atteindre
asymptotiquement le montant du capital garanti.
Les contrats vie entière reposant sur une ou deux têtes, souscrits à prime unique ou a primes
périodiques temporaires ou viagères, apportent une réponse à une large gamme de besoins.
La rente de
survie
Introduction
I. La garantie
Le contrat de rente se survie repose sur deux têtes : un assuré et un bénéficiaire. Désignons
respectivement par << X >> l’assuré et << Y >> le bénéficiaire. Le contrat de rente de survie a pour
objet de garantir, a compter du décès de l’assuré X, le versement d’une rente viagère immédiate au
bénéficiaire Y.
La rente n’est versée que si le bénéficiaire Y est vivant à cette date. Elle prend fin lorsque ce dernier
décède à son tour.
Le bénéficiaire Y n’est pas un bénéficiaire comme les autres. C’est un bénéficiaire intuitu personae : il
est nommément désigné à la souscription, et son âge est pris en compte dans le calcul de prime.
Le bénéficiaire d’un contrat de rente de survie ne peut en aucun cas être changé en cours de contrat,
même par une personne de même âge.
La durée du contrat de rente de survie pet être temporaire ou viagère. Seule la rente de survie viagère
est étudiée dans le Cadre de la présente section.
Le contrat de rente de survie peut être souscrit moyennant le paiement d’une prime unique ou de
primes annuelles viagères. Dans cette dernière hypothèse, les primes ne sont payables que tant que les
2 têtes X et Y sont vivantes. .
Le schéma du contrat est illustré par la figure 1.
De X rente viagère à Y
R R . . . . . . . .
0 1 2
P P P . . . . . . . P
Le taux d’intérêt technique doit être plus égal au taux plafond fixé par référence à 60 % du TME
Les tableaux 1 et 2 fournissent quelques montants de primes pures. Ces primes sont calculées sur la
base d’un taux d’intérêt technique fixé à 2%.
Prenons l’exemple d’un contrat reposant sur un assuré X âge de 50 ans et un bénéficiaire Y plus jeune
de 10 ans. La rente annuelle garantie s’élève à 10 000 euros. On suppose que le contrat est souscrit en
2011 (cette information est nécessaire a la détermination de l’année de naissance de Y, année de
naissance qui est elle-même nécessaire au calcul de la prime).
L es tableaux nous indiquent que le montant de la prime s’élève respectivement 119 267 euros si le
contrat est a prime unique (tableau 1) et à 5627 euros si le contrat est a primes annuelles viagères
(tableau 2) .
An Age du bénéficiaire Y
née de souscription et
10 ans de 5 ans de le même 5 ans de 10 ans de
Age de l’assuré X
moins que Moins que âge plus plus
X X que X Que X Que X
An Age du bénéficiaire Y
née de souscription et
10 ans de 5 ans de le même 5 ans de 10 ans de
Age de l’assuré X
moins que Moins que âge plus plus
X X que X Que X Que X
Conformément à l’article L. 132-23 du code des assurances, le contrat de rente de survie n’a pas de
valeur de rachat (voir pour les mutuelles, art. L.223-3 ; pour les institutions de prévoyance, CSS, art.
L.932-23 par renvoi à l’article L. 132-23 C .Assur) .
La mise en réduction du contrat reste cependant possible.
En l’absence de tables d’expérience, ce sont les tables que l’assureur doit respectivement utiliser pour
ce type de produit dans l’hypothèse ou il décide d’adopter un tarif non différencié par sexe.
Dans le cas contraire, le tarif doit être calculé à partir de tables suivantes :
pour l’assureur X : la table TH 00-02 si l’assureur est de sexe masculin, la table TF 00-02 dans le
cas contraire ;
pour le bénéficiaire Y : les tables de génération TGH05 si le bénéficiaire est de sexe masculin, les
tables de génération TGF05 dans le cas contraire.
L’emploi de la table TF00-02 à la place de la table THH 00-02, et / ou l’emploi des tables TGH05 à la
place des tables TGF05 conduit à une diminution plus ou moins importante du montant de la prime. La
plus forte baisse de tarif est observée dans la configuration suivant : l’assuré X est une femme et le
bénéficiaire Y est un homme.
Nous n’avons étudié qu’une seule formule de rente de survie, alors qu’il en existe en réalité un grand
nombre. Citons entre autres :
- la rente dite de conjoint, que l’on rencontre notamment en prévoyance collective : rente de survie
viagère ou temporaire versée au conjoint de l’assuré si ce dernier vient à décéder ;
- la rente éducation, appelée également rente d’orphelin : rente de survie temporaire destinée à
subvenir aux besoins d’un enfant et à assurer le financement de ses études dans le cas ou l’un de ses
parents décède ;
- la rente de survie réciproque : lorsque survient le premier décès parmi les deux têtes, une rente
viagère immédiate est versée au survivant ;
- sans oublier les formules de rentes de survie dans lesquelles interviennent plusieurs assurées et / ou
plusieurs bénéficiaire.
Le capital
différé
Si l’on procédait à un sondage auprès d’un échantillon de clients ayant souscrit récemment un contrat
d’assurance vie, afin de demander à chacun quel type de contrat il a choisi, bien peu de personnes
répondraient << un contrat de capital différé >>, et encore moins << un contrat de capital différé avec
contre-assurance des primes nettes capitalisées >>.
Pourtant, ce produit est - de très loin - la formule d'assurance la plus souscrite aujourd’hui dans notre
pays. Il arrive Largement en tête de tous les palmarès, tant par la part qu'il occupe dans le chiffre
d'affaires annuel des compagnies que par le poids qu'il représente dans le montant total des encours
gérés.
Alors, pourquoi y aurait-il un tel décalage dans les réponses ? Serait-ce parce que le «consommateur »
d'assurance consomme sans réfléchir ? Ou bien serait-ce un problème d'étiquetage ou de contrats écrits
en trop petits caractères ?
Au commencement était... le capital différé. Ce produit d'assurance vie permettait (l’emploi du passé
se justifie par le fait que cette première version du produit n'est quasiment p commercialisée
aujourd'hui) à un assuré de se constituer progressivement un capital pour réaliser un projet ou préparer
sa retraite.
Le souscripteur avait le libre choix du mode de paiement des primes : prime unique ou primes
périodiques. En contrepartie des primes stipulées au contrat, l'assureur s'engageait à verser le capital
au terme prévu si l'assuré était vivant à cette date. Dans le cas où l'assuré venait à décéder avant le
terme du contrat, l'assureur était libéré de tout engagement, les primes versées lui restant alors
acquises (c'était l'expression généralement employée. En fait, l'assureur ne les mettait pas « dans sa
poche », mais les utilisait pour faire face à ses engagements par le jeu de la mutualisation des risques).
Le schéma de ce produit, que l'on pourrait intitule
0 1 2 n-1 n
P P P . . . . . . . . . . . . . P
Les paramètres techniques retenus pour la tarification de ce produit seraient aujourd'hui fixés comme
suit :
Notons que dans le cas d'un contrat à prime unique, il serait possible de retenir, durant les ,8 premières
années, un taux d'intérêt technique au plus égal au taux plafond fixé par référence à 75 % du TME)
Par construction, Le contrat de capital différé ne comportait aucune possibilité de [Link] non, il
aurait suffi que Le client signe une demande de rachat juste avant de mourir... et le tour aurait été joué.
Dans un tel contexte, l'équilibre du produit aurait inéluctablement été rompu et Principe même de
l’assurance n'aurait pas pu fonctionner.
Cette absence de possibilité de rachat marquait fortement le produit et constituait, dans les faits, un
handicap certain.
Les assureurs mirent au point une variante du produit, dans laquelle il était proposé aux clients de
souscrire une garantie décès additionnelle dénommée « contre-assurance ».
1. garantie de contre-assurance
Cette garantie prévoyait que si l'assuré venait à décéder avant le terme du contrat l’assureur
remboursait aux bénéficiaires désignés le montant des primes versé.
Par rapport à son prédécesseur, le capital différé avec contre-assurance présentait un avantage certain
car il comportait une valeur de rachat. C'était un progrès important. Mais le rachat était «bridé»:
l'assureur limitait la valeur de rachat au montant de la garantie décès, c’est-à-dire au cumul des primes
versées.
C'est la raison pour laquelle le rachat s'opérait en deux temps. L'assureur versait dans un premier
temps une somme limitée au cumul des primes versées. S'il subsistait un reliquat l'assuré restait garanti
pour un capital résiduel (l'assureur utilisait l'excédent de provision mathématique pour constituer, sur
la tête de l'assuré, un capital différé sans contre-assurance dont te montant était calculé en fonction de
l'âge atteint par l'assuré et de la durée restant à courir jusqu'au terme) qui lui était versé au terme du
contrat, dans la mesure où, bien entendu il était en vie à cette date.
La solution technique à L'ensemble de ces problèmes passait par une augmentation de la garantie
décès. C'est la raison pour laquelle les assureurs proposèrent une nouvelle clause de contre-assurance
prévoyant, en cas de décès de t'assuré avant le terme du contrat,
Le remboursement aux bénéficiaires désignés des primes nettes versées majorées des intérêts
capitalisés (cela revient à rembourser la provision mathématique constituée à la date du décès). Le
capital différé moderne était né. Le schéma de ce produit est représenté par la figure 5.
Paiement
Remboursement
du capital au terme
des primes nettes capitalisées
si l’assuré est vivant
si l’assuré décède avant le terme
. 0 1 2 3 n-1 n
P P P P P
Une majoration de la prime de base de 4,6 % si le contrat souscrit est à prime unique : la prime
unique passant alors à 74 301 euros (à comparer aux 73 770 euros du capital différé avec contre-
assurance «ancienne mouture ») ;
Remarque : le coût de la contre-assurance n'est pas explicité dans les documents contractuels, car il
dépend de l'ensemble des versements qui sont effectués par le souscripteur. Pour chacun de ces
versements, le coût est fonction du montant versé, de l'âge de l'assuré au moment du versement ainsi
que de la durée restant à courir jusqu'au terme du contrat.
La ventilation de la prime en ses différentes composantes - garantie en cas de vie et garantie en cas de
décès - est en réalité une opération qui n'est appréhendée que par les techniciens de l'assurance.
Elle a été complètement occultée par le langage « épargne » que les professionnels du marketing ont
mis en avant pour simplifier la communication avec les clients.
la valeur de rachat du contrat de capital différé moderne est égale au montant de la provision
mathématique (sous réserve, bien sûr, de l'application éventuelle d'une pénalité)
le rachat du contrat est immédiat : la notion de capital résiduel versé au terme disparaît
l'anticipation du terme du contrat peut être demandée à tout moment : aucun préavis n’est requis.
Ces caractéristiques font que le capital différé moderne est aujourd'hui l'outil le mieux adapté pour
servir de cadre à la phase de constitution du capital dans les produits d'épargne-retraite.
Les calculs présentés dans ce chapitre ont tous été effectués à partir de table de mortalité TF 00-02
corrigée. En l'absence de table d'expérience, c'est la table que l'assureur doit utiliser pour ce type de
produit dans l'hypothèse où il décide d'adopter un tarif non différencié par sexe.
Dans te cas contraire, le tarif doit être calculé à partir des tables suivantes :
L'emploi de la table TH 00-02 corrigée pour les hommes conduit l'assureur à faire payer à ces derniers
un prix inférieur à celui des femmes.
Si le contrat est souscrit avec contre-assurance des primes, la baisse de tarif est moindre
respectivement 0,8 % et 0,3 %. Et dans l'hypothèse où le contrat est un capital différé modern les
tarifs hommes et femmes deviennent identiques.
Conclusion
Le capital différé moderne est le produit d'assurance vie le plus souscrit aujourd'hui en France. Il est le
fruit de l'évolution du capital différé avec contre-assurance « ancienne mouture ».
Le coût de la contre-assurance n'est pas explicité dans les documents contractuels, car il dépend de
l'ensemble des versements qui sont effectués par le souscripteur. Pour Chacun de ces versements, le
coût est fonction du montant versé, de l'âge de l'assuré au moment du versement ainsi que de la durée
restant à courir jusqu'au terme du contrat.
L’assurance
mixte
l’assurance mixte est sans doute le produit qui, à compter des années 80, aura fait couler le plus
d’encre. De l’encre pas très sympathique. C’est le moins qu’on puisse dire : Les attaques à l’encontre
de la mixte ont été si violentes qu’il faudra en effet beaucoup de temps pur en gommer toutes les
séquelles.
Pourtant, ce produit n’a rien de l’épouvantail que certains ont dépeint. La famille des assurances
mixtes occupe une place naturelle et légitime au sien de la gamme des produits d’assurance vie. Il est
peut-être encore temps de rétablir la vérité.
Le versement du capital garanti revêt ainsi un caractère certain. Seule la date de ce versement est
aléatoire.
Le contrat mixte associe deux garanties élémentaires : une garantie en cas de décès et une garantie en
cas de vie. D’où le qualificatif de mixte donnée au produit. La famille des assurances mixtes comprend
également l’assurance combinée et la « vie universelle ». Ces deux produits sont étudiés à la fin de la
présente section.
Le contrat d’assurance mixte peut être souscrit moyennant le paiement d’une prime unique ou bien –
c’est de loin le cas le plus fréquent – de primes périodiques.
A priori, rien ne laisse supposer que l’on puisse critiquer un tel produit. En effet, la présentation
garantie est versée de manière certaine, au plus tard au terme du contrat. On ne peut donc reprocher à
la mixte d’être un produit « à fonds perdus ».
La mixte en outre le mérite de concilier épargne et prévoyance. En poussant la réflexion on peut dire
que la mixte ressemble fortement à un capital différé bénéficiant d’une garantie décès renforcée : un
capital différé dont on aurait amélioré la contre-assurance, en quelque sorte.
L’assurance mixte convient donc parfaitement à toute personne qui désire économiser pour ses vieux
jours tout en ayant le souci de protéger ses proches en cas de décès prématuré.
Malheureusement, cette vision somme toute sympathique de la mixte n’est pas partagée aujourd’hui
par tous, comme nous allons le voir ci-après.
Section 2. La tarification
I. Le calcul de la prime
La base technique retenue pour le calcul des primes de l’assurance mixte sont :
deux taux technique : un taux au plus égal au taux plafond fixé par référence à 75% ou TME pour les 8
premières années du contrat, et un taux au plus égal au taux plafond fixé par référence à 60% du TME
pour les années suivantes .)
Le tableau 2 fournit quelques valeurs de primes uniques et primes annules calculées pour avers âges à
Ainsi que nous l’avons établi, le contrat d’assurance mixte est assimilable à un plan d’épargne assorti
d’une garantie de bonne fin immédiate. Le montant de la prime est décomposable en deux fractions :
Une fraction de la prime est affectée à la constitution, année, du capital garanti au terme. Cette
fraction, qui est de loin la plus important ( 1 000 euros dans l’exemple considéré, sur un total de
1 074 euros), représente la prime d’épargne du contrat : c’est la somme qu’il faudrait verser
chaque année dans un compte rémunéré à un taux égal au taux d’intérêt technique pour obtenir au
terme une somme égal au capital garanti.
le solde (74 euros dans notre exemple), sert à financer l’assurance temporaire à capital décroissant.
Le tableau 3 indique le pourcentage que représente le coût de la garantie de bonne fin immédiate dans
le montant de la prime payé par le client. Ce coût est fonction de l’âge de l’assuré à la souscription, du
mode de paiement des primes, et de la durée du contrat.
Ainsi, pour notre assuré de 50 ans, le coût de la garantie de bonne fin immédiate représente 6.9% de la
prime annuelle. Si l’on rapporte le coût annuel de l’assurance complémentaire décrite précédemment
(74 euros) au montant total de la prime annuelle (1 074 euros), on retrouve bien ce pourcentage.
Le contrat d’assurance mixte comporte une valeur de rachat .Sous réserve de l’application d’une
pénalité, la valeur de rachat est égale au montant de la provision mathématique. Pour juger de
l’économie de ce produit, reprenons l’exemple de notre assuré de 50 ans qui souscrit un contrat d’une
durée de 15 ans. Le capital garanti s’élève à 100 000euros.
Les calculs présentés dans ce chapitre ont tous été effectués à partir de la table de mortalité TH 00-02.
En l'absence de table d'expérience, c'est la table que l'assureur doit utiliser ce type de produit dans
l'hypothèse où il décide d'adopter un tarif non différencié par sexe.
Dans le cas contraire, le tarif doit être calculé à partir des tables suivantes :
L’ emploi de ta table TF 00-02 pour les femmes conduit l'assureur à faire payer à ces dernières un prix
inférieur à celui des hommes, comme le montre le tableau 2 bis, à comparer au tableau 2 de cette
section.
Conclusion
La mixte associe épargne et prévoyance. Elle se présente comme un plan d'épargne assorti d'une
garantie de bonne fin immédiate.
Les propos très négatifs qui ont été tenus à l'encontre de la mixte sont totalement infondés : la mixte
n'a rien de machiavélique et ne comporte aucun mécanisme spoliateur.
La mixte et la combinée permettent de répondre à une vaste gamme de besoins. Ce sont des produits à
redécouvrir.
L’assurance
à terme fixe
Terme fixe... Quel intitulé bizarre ! D'autant que le terme dudit contrat n'est pas aussi immuable que
l'on pourrait croire.
En effet, te souscripteur d'une assurance à terme fixe a la faculté de demander à tout moment à son
assureur d'anticiper ou de proroger le terme de son contrat. Une telle demande ne doit pas susciter de
difficulté particulière (dans le cas d'une prorogation, des formalités médicales pourraient être requises :
en effet, la prorogation du terme du contrat implique - à montant de prime annuelle inchangé - un
accroissement du capital garanti et donc du capital sous risque).
I .Les garanties
Dans une assurance à terme fixe, l'assureur s'engage à payer le capital garanti au terme contrat, que
l'assuré soit vivant ou non à cette date
Le décès de l'assuré ne met donc pas fin au contrat. Il s'agit là d'une particularité rance à terme fixe. En
effet, dans tous Les autres produits d'assurance vie reposant sur une tête, le décès de l’assuré met
immédiatement fin au contrat.
Le contrat se poursuit toujours jusqu'à son terme, quoiqu'il advienne. Le terme du contrat est donc bien
fixe. Cela explique te nom qui a été donné au produit.
L'engagement de l'assureur revêt un caractère certain. L’aléa - qui caractérise toute opération
d'assurance sur ta vie - porte ici uniquement sur le nombre de primes qui seront payées par le
souscripteur, puisque celles-ci ne sont payables que tant que l'assuré est vivant. L'assurance à terme
fixe, que L'on désigne plus simplement sois t'appellation « terme fixe » ne peut donc être souscrite que
moyennant le paiement de primes périodiques. Cette condition est nécessaire à la préservation du
caractère aléatoire du contrat. Une terme fixe souscrit prime unique ne comporterait aucun aléa et ne
saurait, par conséquent, être assimilée à une opération d'assurance. Le schéma du produit est illustré
par ta figure 1.
Les bases techniques retenues pour le calcul des primes du terme fixe sont :
On observe qu'à durée égale, le montant du prime est d'autant plus élevé que le contre, est souscrit à un
âge avancé. Ce phénomène, qui caractérise les assurances en cas de décès, explique pourquoi le terme
fixe est classée - au plan technique et réglementaire - dans ce catégorie.
Une fraction de la prime est affectée à la constitution du capital garanti au terme. Cette fraction,
qui est de Loin ta plus importante, représente la prime d'épargne du contrat ;
Le solde sert à garantir l'opération ainsi envisagée : si l'assuré vient à décéder avant le terme u
contrat, tes primes cesseront d'être dues et l'assureur paiera le capital garanti au terme convenu.
1204. La terme fixe est donc assimilable à un plan d'épargne assorti d'une garantie de bonne Elle
est souscrite principalement par des parents qui souhaitent mettre régulièrement de l’argent de côté
au profit de leurs enfants, afin que ceux-ci puissent - avec certitude et en toute sécurité - en
bénéficier lorsqu'ils atteindront leur majorité.
Le coût de la garantie de bonne fin différée est fourni par le tableau 2. Il est exprimé en pourcentage
de la prime annuelle payée par le client. Ce pourcentage varie avec l'âge de l'assuré à la souscription et
la durée du contrat.
Prenons l'exemple d'une personne de 50 ans qui souscrit un terme fixe d'une durée de 15 ans, pour un
capital garanti de 100 000 euros. Les tableaux 1 et 2 nous indiquent respectivement que le montant de
la prime annuelle de ce contrat s'élève à 5 974 euros et que le coût de la garantie de bonne fin différée
représente 5,1 % de cette prime annuelle.
Deux cas sont à considérer selon que l'assuré est vivant ou non au moment du calcul de la provision
mathématique. Nous avons vu en effet que si L'assuré vient à décéder pendant la durée du contrat,
celui-ci ne prend pas fin pour autant, mais se poursuit jusqu'au terme convenu.
Cette particularité du terme fixe a une incidence importante sur le calcul même de la provision.
Tant que l'assuré est en vie, le montant de la provision mathématique est déterminé à partir de la
formule de calcul classique : la provision est égale à la différence entre les engagements futurs de
l'assureur et les engagements futurs de l'assuré.
Cet engagement est, bien sûr, déterminé en valeur actuelle probable. Mais comme il revêt un caractère
certain, la notion de « probable » disparaît. Dans ces conditions, le montant de la provision est égal à
la valeur actuelle (c'est-à-dire la valeur actualisée) du capital terme.
A titre d'exemple, calculons la provision mathématique de notre contrat en nous plaçant à la fin de ta
5e année et en supposant que l'assuré est déjà décédé. La durée restant à courir jusqu'au terme du
contrat est de 10 ans et le taux d'actualisation - qui n'est autre que le taux d'intérêt technique - est fixé à
2%. La valeur actuelle du capital terme s'établit à : 100 000 / 1,02 10 = 82 035 euros
C'est te montant de la provision mathématique que l'assureur doit constituer à la fin de ta 5' année.
Les calculs présentés dans ce chapitre ont tous été effectués à partir de la table de 9rtatité TH 00-02.
En l'absence de table d'expérience, c'est la table que l'assureur doit utiliser pour ce type de produit dans
l'hypothèse où il décide d'adopter un tarif non différencié par sexe.
Dans le cas contraire, le tarif doit être calculé à partir des tables suivantes :
Le taux d’intérêt technique doit être au plus égal au taux plafond fixé par référence à 60% du TME.
L'emploi de la table TF 00-02 pour les femmes conduit l'assureur à faire payer à ces dernières un prix
inférieur à celui des hommes.
Le but de ce travail a consisté principalement à étudier des gammes des produits individuels. Après
L’étude de chacun des produits de la gamme nous avons conclu que :
L’assurance temporaire décès qui se caractérise par un grand nombre de variantes, aussi bien en
assurance individuelle qu’en assurance de groupe. Elle est parfaitement adaptée à des besoins de
couverture précis, limités dans le temps avec une formule incontournable de la gamme des produits,
l’assurance temporaire décès permet d’assurer une grande protection à petit prix. Le reproche qui lui
est fait d’être une assurance à « fonds perdus » est injustifiée, car toute garantie a un coût et il n’existe
pas de formule magique qui puisse mettre en défaut ce principe et croire le contraire témoigne d’une
bien grande naïveté. Elle se traduit par l’apparition de tarifs hommes/femmes et fumeurs/non fumeurs.
L’assurance de vie entière c’est un produit à conseiller toute personne qui souhaite souscrire une
garantie décès sans limite de durée, souscrire un contrat vie entière , c’est l’assurance de pouvoir rester
assuré tout au long de sa vie , pour le prix fixé au départ , et ce quelle que soit l’évolution ultérieure de
son état de santé. La vie entière comporte une valeur de rachat qui augmente au fil des ans pour
atteindre asymptotiquement le montant du capital garanti. Les contrats vie entière reposant sur une ou
deux têtes, souscrits à prime unique ou a primes périodiques temporaires ou viagères, apportent une
réponse à une large gamme de besoins.
Le capital différé moderne. Il est le fruit de l'évolution du capital différé avec contre-assurance «
ancienne mouture », dans le capital différé moderne, la contre-assurance porte sur le montant de la
provision mathématique, c'est-à-dire tes primes nettes versées majorées des intérêts capitalisés
(participations aux bénéfices attribuées comprises) le coût de la contre-assurance n'est pas explicité
dans les documents contractuels, car il dépend de l'ensemble des versements qui sont effectués par le
souscripteur. Pour Chacun de ces versements, le coût est fonction du montant versé, de l'âge de
l'assuré au moment du versement ainsi que de la durée restant à courir jusqu'au terme du contrat.
La mixte associe épargne et prévoyance. Elle se présente comme un plan d'épargne assorti d'une
garantie de bonne fin immédiate, les propos très négatifs qui ont été tenus à l'encontre de la mixte sont
totalement infondés : la mixte n'a rien de machiavélique et ne comporte aucun mécanisme spoliateur,
la mixte et la combinée permettent de répondre à une vaste gamme de besoins. Ce sont des produits à
redécouvrir.