DIODES ET APPLICATIONS
I) Diode à Jonction
Une diode à jonction est un composant élémentaire constitué d’une jonction PN dont les
régions P et N sont reliées à deux électrodes. On appelle Anode l’électrode reliée à la région P
et Cathode celle reliée à la région N.
A K
Si on applique une tension VAK=VA-VK positive la diode est polarisée en direct.
Si on applique une tension VAK=VA-VK négative la diode est polarisée en inverse.
1) Caractéristique courant tension d’une diode à jonction PN
Le courant direct est une fonction rapidement croissante de la tension lorsque celle-ci
est positive. Le courant inverse garde une intensité très faible pratiquement constante égale au
courant de saturation IS (de l’ordre de 5 nA) lorsque la tension appliquée à la diode est négative.
ID
ID
VAK
VAK
Claquage
Pour VAK > V0, le courant augmente rapidement avec une évolution exponentielle, la
diode est dite “passante”, Vo = tension de seuil
Le courant direct dans la diode est donné par la relation :
1
𝐼 =𝐼 𝑒𝑥𝑝 −1
Pour 𝑽𝑨𝑲 ≤ 0, I = Is ~ nA. Le courant I est donc négligeable, il est considéré
comme nul.
La diode est dite “bloquée”
Il faut noter que le courant “inverse”, Is, augmente avec la température
2) Droite de charge et point de fonctionnement
Considérons le montage suivant :
Cherchons le courant ID dans la diode et la tension VAK aux bornes de celle-ci. (ID, VAK)
est le point de fonctionnement de la diode.
L’équation donnée par le circuit est 𝐼 = c’est l’équation d’une droite appelée
droite de charge. On va combiner cette équation à deux inconnus avec la caractéristique de la
diode pour déterminer le point de fonctionnement de la diode. Cette détermination peut se faire
soit graphiquement ou analytiquement.
a) Détermination graphique du point de fonctionnement
On va pour cela superposer la droite de charge et la caractéristique de la diode, le point
d’intersection nous donne le point de fonctionnement Q(IQ, VQ).
Pour les petites variations autour du point de repos Q, on assimile la portion de la
caractéristique de la diode autours de Q à un segment de droite, dans ce cas la résistance
∆
dynamique de la diode est l’inverse de la pente de ce segment 𝑟 = ∆
2
Comme𝐼 ≈ 𝐼 𝑒𝑥𝑝 ⇒ 𝑟 = =
b) Détermination analytique du point de fonctionnement
Afin de déterminer analytiquement le point de fonctionnement de la diode, on va
modéliser la caractéristique de la diode, cette modélisation consiste à remplacer la
caractéristique réelle ID=f(VAK) par des segments de droites à chaque segment correspond un
schéma électrique équivalent. On peut rencontrer trois modèles :
Diode idéale
La caractéristique de cette diode est donnée par la courbe suivante
ID
VAK
0
ID
A K
VAK
Dans ce modèle on ne tient compte, ni de la tension de seuil ni des chutes de tensions
résistives dans la diode. La diode sera donc équivalente à un circuit ouvert (ID=0) lorsqu’elle
est polarisée en inverse 𝑉 ≤ 0, et sera équivalente à un court circuit (VAK=0) lorsqu’elle est
polarisée en direct ID>0.
Cette caractéristique est utilisée dans le domaine du redressement ou de la commutation, lorsque
les tensions appliquées au circuit étudié sont importantes.
Caractéristique avec seuil
La tension de seuil n’est pas négligeable, la diode est équivalente,
3
- à une source réceptrice d’énergie dont la f.c.e.m. est égale à V0, Lorsqu’elle conduit
- à un circuit ouvert lorsqu’elle est bloquée
Blocage Conduction
ID
ID=0 VAK=V0 V0
ID
A K VAK≤V0 ID>0 A K
VAK VAK VAK
0 V0
ID
A K
VAK
Cette caractéristique est utilisable quand on travaille avec des tensions faibles et des
courants faibles.
Modèle avec tension de seuil et résistance
La tension de seuil et chute de tension résistive ne sont plus négligeable, la diode est
équivalente :
- à une source réceptrice d’énergie dont la f.c.e.m. est égale à V0 en série avec une
résistance RD, Lorsqu’elle conduit
- à un circuit ouvert lorsqu’elle est bloquée
Blocage Conduction
ID=0 ID
VAK=V0+RDID
VAK≤V0 ID V0 RD
K ID>0
A A K
VAK VAK VAK
0 V0
ID
A K
VAK
3) Limites de fonctionnement d’une diode à jonction PN.
a) Limitation en température.
Nous avons vu que l’augmentation très rapide du courant de saturation limite
l’utilisation des jonctions à 175°C pour le Silicium et à 75°C pour le Germanium
b) Limitation en puissance
4
Cette limitation traduit l’aptitude de la diode à se débarrasser, sous forme de chaleur
rayonnée, de l’énergie électrique qu’elle reçoit. Elle dépend des conditions de refroidissement
et de la température ambiante. Les constructeurs indiquent sur les fiches techniques la puissance
maximale PD que la diode peut dissiper.
c) Limitation en courant
La densité maximale des porteurs, traversant la jonction, limite le courant direct à une
valeur notée IF. Cependant la diode supporte pendant des temps très court (précisés par les
constructeurs) un courant direct beaucoup plus important, notée IFSM (Peak Forward Surge
Current) c’est le courant direct maximum en crête.
d) Limitation de la tension inverse
Le phénomène de claquage limite la tension inverse à une tension appelée tension
inverse continue (Reverse Voltage), notée VR et aussi à une tension appelée Tension Crête
Répétitive en Inverse (Repetitive Peak Inverse Voltage), notée VRRM.
II) Diodes particulières
1) Diode Zener
C’est une diode à jonction PN fortement dopée, faite pour fonctionner dans la zone de
rupture, sa tension de claquage est connue avec précision, son symbole est le suivant :
VKA
A K
IZ
La diode Zener présente la caractéristique dont l’allure est la suivante :
IZ
IZmin
VKA
VZ
Pour IZ>IZmin, la tension VKA reste sensiblement constante et égale à VZ, de l’ordre de quelques
volts à quelques dizaines de volts, cette tension est appelée tension Zener.
Schéma équivalent de la diode Zener.
5
A partir de la caractéristique idéalisée suivante nous pouvons déduire pour un point de
fonctionnement situé sur la partie verticale VKA=VZ+RZIZ
IZ
1/RZ
VKA
0 VZ
D’où le schéma équivalent :
VZ RZ
IZ
A K
VKA
RZ peut être de quelques dixième d’Ohm à quelques Ohms.
Limitation
A la condition IZ>IZmin qui garantit un fonctionnement sur la partie verticale de la
caractéristique. Il faut ajouter une condition issue de la limitation en puissance de la diode
Zener. La puissance maximale dissipable Pmax conduit à la condition VZIZ<Pmax=VZIZmax ce qui
implique que IZ doit rester inférieur à IZmax, soit IZmin<IZ<IZmax.
2) Diode de commutation
Elle sert à commuter le courant, vu qu’elle conduit bien en polarisation diret et mal en
inverse. Pour limiter le temps de commutation on réduit le niveau de dopage près de la jonction.
On obtient des diodes à commutation rapide. Ces diodes de commutation rapide sont très
souvent utilisées dans les circuits numériques où elles servent pour la réalisation de fonctions
logiques. Elles sont la base des commutateurs électroniques.
Commutateur électronique
+5V +5V
R R
D1
Interrupteur
RC vs RC vs
va
Commutateur mécanique Commutateur électronique
Fonction logique « ET »
6
+5V
D1
D2
vs
va vb
En électronique numérique les signaux possèdent deux états seulement, par exemple :
- Etat haut « 1 » correspond à 5V environ en technologie TTL
- Etat bas « 0 » correspond à 0V environ
Le circuit précédent réalise la fonction logique « ET » définie par la table de vérité suivante :
va vb vs
0V 0V 0V D1 et D2 sont passantes
0V 5V 0V D1 conduit et D2 bloquée
5V 0V 0V D1 bloquée et D2 conduit
5V 5V 5V D1 et D2 sont bloquées
3) Diode électroluminescente DEL
Cette diode est plus connue sous le nom LED (Light Emitting Diode) sont symbole est
le suivant :
A K
Pour une diode polarisée en direct, il y a recombinaison permanente près de la jonction.
Lors de cette recombinaison les électrons « libèrent » de l’énergie durant le passage de la bande
de conduction à la bande de valence c'est-à-dire le passage de l’état libre à l’état lié. Dans les
diodes ordinaires cette énergie est convertie en chaleur. Dans les LED cette énergie est fournie
sous forme de lumière, la couleur de la lumière émise dépend du matériau utilisé. Le seuil de
conduction des LED est différent de celui des diodes au Silicium, il est de l’ordre de 1,8V pour
les LED rouge, verte et jaune. Les LED sont utilisées dans plusieurs domaines, tel que les
afficheurs, les émetteurs infrarouges etc.
5) Photodiode A K
L’énergie thermique engendre des porteurs minoritaires dans une jonction. Le courant
inverse augmente avec la température. L’énergie lumineuse peut aussi produire des porteurs
minoritaires, pour cela on ouvre une petite fenêtre pour exposer la jonction à la lumière. La
photodiode étant polarisée en inverse, lorsque la jonction est éclairée, les paire électrons trous
sont créés à l’intérieur de la zone de charge d’espace (zone de déplétion), le courant inverse
augmente donc avec l’intensité de la lumière.
III) Applications de la diode
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1) Alimentation AC/DC
Le diagramme Bloc du circuit d’alimentation est le suivant :
Transformateur IL
ve Redressement Filtrage Stabilisation vs Utilisateur
AC Secteur
220V
50Hz
Le circuit d’alimentation permet d’obtenir une tension DC aussi constante que possible,
il est composé des blocs suivants :
- Transformateur
- Redresseur
- Filtre
- Stabilisateur de tension
a) Redressement
Redresser un courant alternatif c’est le laisser passer dans un sens et pas dans l’autre.
**) Redressement mono alternance
iD
VAK
220V
12V ve R=1k vs
50Hz
On va considérer la diode comme parfaite, dans ce cas si elle conduit on aura VAK=0V
et vs=ve, ceci se produit pour pour iD>0 donc pour iD=vs/R=ve/R>0 soit ve>0. Pour les
alternances négatives 𝑣 ≤ 0, la diode est bloquée, iD=0, vs=0 et VAK=ve.
On obtient les chronogrammes suivants :
8
ve
VM
t
0 T/2 T
vs
VM
t
0 T/2 T
VAK
t
0 T/2 T
-VM
La valeur moyenne de vs est donnée par :
𝑣 = ∫ 𝑣 𝑑𝑡 = ∫ 𝑉 𝑠𝑖𝑛𝜔𝑡 𝑑𝑡
Soit 𝑣 =
La valeur efficace de vs est :
𝑣 = ∫ 𝑣 𝑑𝑡 = ∫ 𝑉 𝑠𝑖𝑛 𝜔𝑡 𝑑𝑡
Soit 𝑣 =
La puissance moyenne dissipée dans la résistance est définie par :
𝑃 = ∫ 𝑣 𝑖 𝑑𝑡 = ∫ 𝑑𝑡
Soit 𝑃 =
9
**) Redressement double alternance avec un transformateur à point milieu
Le montage utilisé est celui de la figure suivante :
D1
v1 VAK1
R vs
220V
50Hz
v2
VAK2
D2
Les tensions v1 et v2 sont en opposition de phase v1=-v2=VMsint
Pendant l’alternance positive de v1, 0<t<T/2, la tension v2 est négative. La diode D1 va
donc conduire et la diode D2 se bloque et vs=v1= VMsint et VAK2=2v2.
Pendant l’alternance négative de v1, T/2<t<T, la tension v2 est positive. La diode D2 va
donc conduire et la diode D1 se bloque et vs=v2= -VMsint et VAK1=2v1.
Par conséquent la tension recueillie aux bornes de R comporte deux alternances de
même signe. On obtient les chronogrammes suivants :
VM
t
0 T/2 T
v1 v2
vs
VM
t
0 T/2 T
La valeur moyenne de vs est donnée par :
𝑣 = ∫ 𝑣 𝑑𝑡 = ∫ 𝑉 𝑠𝑖𝑛𝜔𝑡 𝑑𝑡
Soit 𝑣 =2
La valeur efficace de vs est :
𝑣 = ∫ 𝑣 𝑑𝑡 = ∫ 𝑉 𝑠𝑖𝑛 𝜔𝑡 𝑑𝑡
Soit 𝑣 =
√
La puissance moyenne dissipée dans la résistance est définie par :
10
𝑃 = ∫ 𝑣 𝑖 𝑑𝑡 = ∫ 𝑑𝑡
Soit 𝑃 =
**) Redressement double alternance avec le pont de Greatz
D1 D2
220V
50Hz ve R vs
D4 D3
Ve=VMsint
Pendant l’alternance positive de ve, ve>0, le courant aura le même sens que celui indiqué
pour la tension ve, les diodes D1 et D3 vont donc conduire et les diodes D2 et D4 se bloquent. On
aura donc vs=ve>0.
Pendant l’alternance négative de ve, ve<0, le sens courant sera l’inverse de celui indiqué pour
la tension ve, les diodes D2 et D4 vont donc conduire et les diodes D1 et D3 se bloquent. On aura
donc vs=-ve>0.
Par conséquent la tension recueillie aux bornes de R comporte deux alternances
positives. On obtient les chronogrammes suivants
ve
VM
t
0 T/2 T
vs
VM
t
0 T/2 T
On aura 𝑣 =2 ;𝑣 = et 𝑃 = .
√
b) Filtrage de la tension redressée
Le signal redressé a une composante continue et une composante alternative qu’on
appelle ondulations. Plusieurs méthodes de filtrage sont utilisées pour supprimer les
ondulations et se rapprocher le plus possible d’une tension continue. La méthode la plus simple
consiste à placer un condensateur de capacité C en parallèle avec la charge de résistance R
comme indiqué sur la figure suivante.
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D
220V
50Hz ve=VMsin t C R vs
Pendant la moitié de l’alternance positive de ve , la diode est conductrice, C se charge, à
𝑡 = ve=VM et la charge du condensateur est maximale Qmax=CVM , après cet instant la diode
devient polarisée en inverse, le condensateur se décharge dans la résistance R.
Si la constante de temps =RC du circuit est faible devant la période T du signal ve, le
condensateur se décharge complètement avant que vs augmente à nouveau.
vs
VM
t
0 T/2 T
Si la constante de temps RC est grande devant T, le condensateur se décharge très
lentement et à la limite vs reste pratiquement égale à VM. On recueillie alors à la sortie une
tension filtrée presque continue d’ondulation vs=vsmax-vsmin
vs
t
vsmax
vsmin
t
0 T/2 T
=RC
La tension de sortie est d’autant plus voisine de VM que RC est plus grand devant T.
La variation de vs est exponentielle et suit la tangente à l’origine de la décharge du
condensateur.
La valeur de la capacité C du condensateur est donné en utilisant les triangles
∆
semblables : = ∆
vsmax : valeur maximale de la tension vs.
vs : ondulation que l’on s’impose lorsqu’on étudie les alimentations vs<<vsmax
t : durée de décharge du condensateur (∆𝑡 ≈ 𝑇 à cause des tolérances très larges des
condensateurs de filtrage).
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R : résistance équivalente à la charge pouvant être définie par la relation :
∆
𝑅= ≈ =
Imoy est le courant moyen que fournit le condensateur lors de la décharge.
Ainsi on peut généraliser : pour une fréquence de 50Hz
. .
𝑠𝑖𝑚𝑝𝑙𝑒 𝑎𝑙𝑡𝑒𝑟𝑛𝑎𝑛𝑐𝑒: 𝐶 ≈ .∆
𝑡𝑒𝑛𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑠𝑒𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑇 = 2. 10 𝑠 .
𝑑𝑜𝑢𝑏𝑙𝑒 𝑎𝑙𝑡𝑒𝑟𝑛𝑎𝑛𝑐𝑒𝑠: 𝐶 ≈ .∆
Remarque :
La capacité du condensateur de filtrage est divisée par 2 dans le cas de la
double alternance.
Si l’on tient compte de la chute de tension dans les diodes, sachant que
chacune d’entre elles conduit pendant un intervalle de temps très court et
donc parcourue par un courant important, on prend approximativement
𝑉 ≈ 1𝑉
Lorsque le condensateur est utilisé dans une alimentation en tension ou en
courant, on considère son fonctionnement à courant constant maximum I0
constant. Ainsi C se décharge à courant constant lorsque les diodes sont
bloquées. On définit alors, à partir de la relation : 𝑣 = ∫ 𝐼 𝑑𝑡 = 𝑡 + 𝐾,
une relation linéaire ∆𝑣 = ∆𝑡. Donc :
𝐶 ≈ ∆ 2. 10 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑠𝑖𝑚𝑝𝑙𝑒 𝑎𝑙𝑡𝑒𝑟𝑛𝑎𝑛𝑐𝑒
𝐶 ≈ ∆ 10 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑑𝑜𝑢𝑏𝑙𝑒 𝑎𝑙𝑡𝑒𝑟𝑛𝑎𝑛𝑐𝑒
c) Stabilisation de la tension filtrée
Le circuit de stabilisation élémentaire est le suivant :
R IL
ve vs
VZ RL
Ce dispositif permet de maintenir vs constante lorsque le courant IL varie entre 0 et une
valeur maximale ILmax et lorsque ve varie entre une valeur minimale Vmin et un maximum Vmax.
Calcul de la résistance de protection
Cette résistance est calculée de tel sorte que IZ reste compris entre IZmin et IZmax, c'est-à-
dire dans les conditions extrêmes, vs reste constante égale à VZ, 𝐼 = −𝐼
**) IZ<IZmax impose dans les conditions extrêmes ve=Vmax et IL=0
<𝐼 ⇒ 𝑅>
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**) IZ>IZmin impose dans les conditions extrêmes ve=Vminx et IL=ILmax
−𝐼 <𝐼 ⇒ 𝑅<
Qualité du circuit de stabilisation
Remplaçant la diode zener par son schéma électrique équivalent :
R A IL
RZ
ve vs
RL
VZ
En remplaçant le dipôle vu des points A et B contenant VZ, RZ, R et ve par un générateur
de Thevenin équivalent on obtient :
Rth A IL
Vth vs
RL
B
×
Avec : 𝑉 = 𝑒𝑡 𝑅 =
La tension de sortie sera donnée par la relation 𝑣 = 𝑉 − 𝑅 𝐼 soit :
×
𝑣 = − 𝐼
Si on a une variation de la tension d’entrée ve et du courant débité IL, alors la variation
vs correspondante est :
×
∆𝑣 = ∆𝑣 − ∆𝐼
On en déduit :
∆
+ Le facteur de stabilisation amont 𝐹 = ∆
à courant débité constant
∆
(∆𝐼 = 0), soit 𝐹 = = .
∆ ∆
∆
+ Le facteur de stabilisation aval (résistance interne) 𝑅 = ∆
à tension de
∆ ×
source constante(∆𝑣 = 0), soit 𝑅 = ∆
= .
∆
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On peut remarquer que le facteur de stabilisation amont sera d’autant plus élevé que la
résistance R est plus grande devant RZ. Les fluctuations de la tension vs seront plus faibles
lorsque la résistance RZ est plus faible.
Si 𝑅 ≫ 𝑅 alors,
×
𝑉 = ≈ 𝑉 𝑒𝑡 𝑅 = ≈𝑅
Donc on aura 𝑣 = 𝑉 − 𝑅 𝐼
2) Ecrêteurs (limiteurs de potentiel)
Ce sont des circuits qui permettent de limiter les tensions à des valeurs données.
a) Ecrêteur positif
R
ve D vs
Si ve est une tension sinusoïdale d’amplitude supérieur à 0,6V et de période T et D une
diode au Silicium, la tension de sortie vs sera donnée par le chronogramme suivant :
vs
VD=0,6
t
0 T/2 T
Pour avoir un écrêteur négatif il suffit d’inverser la diode.
b) Ecrêteur avec seuil
Il limite le signal de sortie à une tension seuil U0 différente du seuil de la diode.
vs
R
D U0+VD
ve vs
U0 t
0
Au lieu du générateur U0 on peut utiliser une diode zener pour réaliser U0. Une des
applications des écrêteurs consiste à protéger les entrées d’appareils contre les surtensions.
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Exemple :
vs
R
DZ1 VZ2+VD1
ve vs
DZ2 t
0
-VZ1-VD2
3) Doubleur de potentiel
Ce sont des montages utilisés pour obtenir des hautes tensions sans avoir recours à un
transformateur.
a) Détecteur de crête
D
ve=VMsin(t) C vs
Ce circuit permet de détecter la crête positive du signal sinusoïdal, en effet lorsque la
diode conduit le condensateur se charge jusqu’au maximum correspondant à vs=VM. Après cette
instant la diode se bloque et C reste chargé, la tension de sortie reste donc égale à valeur
maximal VM.
vs
VM
t
0 T/2 T
Pour réaliser un détecteur de crête négative il suffit d’inverser la diode.
b) Translateur de potentiel
C’est le même montage que celui donné au paragraphe précédent, sauf que cette fois ci
on exploite la tension aux bornes de la diode.
VM
C
ve=VMsin(t) vs
D
16
Le condensateur se charge pendant l’alternance négative. Une fois le condensateur est
chargé, on aura vs=ve+VM.
vs
2VM
VM
t
0 T/2 T
c) Doubleur de tension
Doubleur Latour
D1
ve=VMsin(t) C1 v1
D2
vS
C2 v2
On est en présence de deux détecteur de crête l’un positif, l’autre négatif, on a alors
v1=VM et v2=-VM . Comme vs=v1-v2 on aura vs=2VM.
Doubleur Schenkel
vs
VM 2VM
D
C VM
vs
ve C
D
t
0 T/2 T
ve=VMsin(t)
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Ce montage utilise le principe du translateur, puis du détecteur de crête. Le translateur
permet d’avoir un signal évoluant entre 0 et 2VM, le détecteur de crête nous la tension maximal
du signal translaté qui est 2VM.
d) Tripleur de tension
vs=3VM
C1 C3
VM ve+VM 2VM
ve D1 D2 D3
2VM ve-VM
C2
Aux bornes de la diode D2 on a une tension qui évolue entre 0 et -2VM (translation
négative). La diode D3 et le condensateur C forment un détecteur de crête négative, donc aux
bornes de C3 on aura la crête négative du signal aux bornes de D2.
e) Quadripleur de tension
3VM
C1 C3
VM ve+VM 2VM ve+VM
ve D1 D2 D3 D4
ve-VM
2VM 2VM
C2
vs=4VM
4) Diode de roue libre
C’est le domaine de l’électronique de puissance, c’est aussi le problème de la commande
par interrupteurs (Transistor etc …) des circuits inductifs tels que relais, phases de moteurs pas
à pas, électroaimants, etc …
VCC VCC
UL L D UL L
IL IL
ID
r r
K K
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La tension aux bornes de la bobine UL égale . L courant varie très rapidement lorsque
l’interrupteur K s’ouvre, ceci implique une production d’une tension très élevée aux bornes de
la bobine. Ci le circuit est commuté par un composant semiconducteur, la tension induite risque
de le détruire. On monte alors une diode en parallèle avec la bobine, ceci empêche la tension
induite d’arriver à l’interrupteur.
Si l’interrupteur K est fermé la diode D se bloque et le courant passe par la
bobine.
L’ouverture de l’interrupteur K entraine une tension d’auto induction, qui
tend à maintenir le courant constant, la diode entre en conduction suite à cette
tension et elle va la court circuiter, l’empêchant ainsi d’atteindre
l’interrupteur. Cette diode porte le nom de Diode de roue libre.
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