Élaboration d'un mortier biosourcé
Élaboration d'un mortier biosourcé
Mémoire de Master
2éme Année
THEME
Etudiant : Encadreur :
BEN SAHLA Soufiane ZATAR Abdallah
Maître de Conférences.
( )
(MRFC2) % 5 (MRFC1) %1
. 28 MPa 7 MPa 79
I
RESUME
Dans notre travail on a formulé trois séries de mortiers normalisés avec fibres de chêne: une
série avec des fibres de feuille et deux séries avec des tiges, en variant les pourcentages des
trois types de fibres, et un mortier témoin sans ajout de fibres.
Après étude et analyse, on a trouvé que les fibres de chêne (feuille et tige) n’ont pas contribué
à l’amélioration de la résistances à la flexion sauf une seule composition parmi les autre
compositions avec 1 de feuille (MRFC1) et l’autre avec 0,5% de petites tiges (MRFC2) qui
ont présenté des valeurs peu importantes par rapport au mortier témoin égale à 6,79 et 7,0
MPa à l’âge de 28 jours.
Mots clés :
Mortier normalisé, fibres de tige, fibre de feuille, la flexion et la compression, l’absorption,
fissuration.
II
Dédicace
Abdallah pour ses efforts qu’il a déployé pour m’avoir aidé, encouragé,
conseillé et corrigé.
honnêtement ce travail.
I.1 Introduction.………………………………………………………………….......4
I.10 Conclusion……………………………………………………………………...13
I.11.1 Introduction…………………………………………………………………...15
I.[Link] Le liège........................................................................................................20
I.11.8.6 Miscanthus.................................................................................................20
I.11.8.7 Lin………………………………………………………………………..20
La bague…………………………………………………………………..21
Les adobes………………………………………………………………...21
Le torchis………………………………………………………………….22
La terre paille……………………………………………………………...22
I.11.8.7 Conclusion……………………………………………………………...24
CHAPITRE II : MATERIAUX ET METHODES
II.1 Introduction………………………………………………………………...26
II.3.1 Feuilles………………………………………………………………….…27
II.5.1 La consistance………………………………………………………...……45
II.5.2 La fissuration……………………………………………………………...46
II.8 Malaxage………………………………………………………...…………50
II.9 Vibration……………………………………………………...….………...50
II.11 Conservation…………………………………………….………………..51
II.12 Conclusion……………………………………………………………......52
III.1 Introduction………………………………………….……………...……54
III.6.1 La consistance…………………………………………………………...56
III.6.2 La fissuration…………………………………………………………....56
III.9 Conclusion……………………………………………………………….68
CONCLUSION GENERALE………………………………………………..70
RECOMMANDATIONS…………………………………………………….71
REFERENCES……………………………………………………………….72
ANNEXE……………………………………………………………………...74
IV
III -Liste des photos
V
INTRODUCTION GENERALE
L’utilisation de ces fibres végétales ( paille, Chêne, lin, chanvre, jute) comme un renfort de
matériaux à été étudié avec beaucoup d’intérêt au cours des dernière décennie, le
renforcement des matériaux à l’aide de ces fibres diminue les problèmes d’élimination car les
matériaux à base de fibres végétales sont plus facile à recycler ou à brûler que les matériaux à
base de fibre minérale [1].
Le renforcement des matériaux de construction (mortier et composite) par des fibres végétales
est une technique de plus en plus utilisée dans le but d’améliorer leur performances
mécaniques, elles peuvent être substituées aux fibres de verre en raison de leurs performances
mécaniques [2].
Pour l’obtention des propriétés mécaniques élevées est la dispersion des fibres végétales, une
mauvaise dispersion des fibres végétales dans le matériau conduit à la formation d’amas de
fibres ayant un potentiel de renforcement plus faibles qu’une fibre seule, un autre facteur les
fibres végétales sont hydrophiles car elles sont composées de ligno-cellulose qui contient des
groupes hydroxyles [3]. Ces fibres sont donc incompatibles avec les thermoplastiques et ont
une faible résistance à l’humidité. Ces deux caractéristiques sont des points faibles pour
l’utilisation des fibres végétales [4].
1
Finalement, la conclusion donne une synthèse des résultats obtenus dans notre travail ainsi
que les recommandations.
2
CHAPITRE I :
REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
CHAPITRE I: REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
I.1 Introduction
L’utilisation des fibres végétales comme renfort est une ancienne méthode utilisée
pour améliorer le comportement mécanique des matériaux de construction. L’utilisation de
certaines fibres a connu des évolutions au cours de l’histoire. Ces fibres ont récemment attiré
l'attention des scientifiques et des ingénieurs en raison des avantages qu'elles fournissent par
rapport aux fibres de renforcements classiques comme les fibres de verre. Le développement
des composites comportant des fibres végétales est donc un sujet d’intérêt depuis les dix
dernières années. Ces fibres végétales sont des fibres à faible coût et à faible densité et elles
possèdent des propriétés spécifiques, par exemple elles sont biodégradables et non abrasives,
comme la paille ou le bois ont été utilisés par nos Ancêtres. De nos jours elles sont encore
utilisées pour la construction d’habitations ou de matériaux comme les éléments de
remplissages ou d’isolations.
Les fibres végétales produites dans le monde proviennent de 4 grandes origines dans
les plantes (Figure I-1) :
Figure I-1 : Origines des fibres végétales produites dans le monde [5].
4
CHAPITRE I: REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Les fibres végétales sont issues de la biomasse, elles sont présentes à l'état naturel un peu
partout dans l'univers. Elles sont généralement l'ossature des végétaux (lin, coton...). On les
rencontre aussi dans certains minéraux (amiante), pour les fibres végétales on peut dire
qu’elles sont des structures biologiques principalement composées de cellulose, hémicellulose
et de lignine [6], dans une proportion beaucoup plus faible, elles contiennent aussi des
extractibles, des protéines et certains composés inorganiques [7], La proportion de holo-
cellulose, (comprenant la cellulose et l’hémicellulose) et de lignine varie selon les fibres
naturelles végétales et l’âge de ces fibres. La composition dépend de la condition de
croissance, de l’âge du végétal, des conditions climatiques et de la nature des fibres [8].
Les fibres végétales peuvent être classées selon leur origine, leur longueur, leur consistance et
même selon leur utilisation. En général, on distingue deux grandes familles : les fibres de bois
et les fibres " agricoles "
Les fibres provenant des poils séminaux de graines (coton, kapok), les fibres libériennes
extraites du liber de plantes (lin, chanvre, jute, ramie), les fibres extraites de feuilles (sisal,
abaca), d’enveloppes de fruits (noix de coco) ou les fibres dures extraites des tiges de plantes.
Les fibres de bois proviennent du broyage des arbres tels que : les fibres de bois
d’angiospermes (frêne, bouleau, chêne), les fibres de bois de gymnospermes (cèdre, pin,
épicéa).
5
CHAPITRE I: REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Les fibres de tige sont obtenues dans les tiges des plantes dicotylédones, elles donnent une
bonne rigidité aux tiges des plantes. Les fibres de tige les plus utilisées sont les fibres de jute,
de lin, de kennaf et de chanvre.
Généralement une fibre végétale est caractérisée physiquement par son diamètre, sa densité,
sa teneur en eau et son pourcentage d’absorption d’eau [10]. De par leurs compositions
physiques et chimiques, les fibres végétales présentent des propriétés mécaniques très
variables conférant ainsi à chaque type de fibre une utilisation bien spécifiques, et elles sont
caractérisées mécaniquement par leurs résistances à la traction, leurs élongations à la rupture
et leur module d’élasticité. Les travaux menés par Baley [11] montrent que les propriétés des
6
CHAPITRE I: REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Fi
Les fibres végétales sont caractérisées par leurs compositions chimiques influant énormément
sur leur durabilité et spécialement dans les milieux alcalins. La composition chimique des
fibres végétales est formée de trois principaux constituants à savoir : la Cellulose,
l’Hémicellulose et la Lignine [13].
7
CHAPITRE I: REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
A. La cellulose
La cellulose est le principal composant dans la quasi-totalité des fibres végétales et
représentés la matière la plus abondante sur la surface de la terre (plus de 50 de la
biomasse).
B. Les hémicelluloses
L’hémicellulose représente le 3éme composant principal juste après la cellulose et la lignine,
avec une proportion en poids de près de 25 de la biomasse.
C. La lignine
La lignine forme avec cellulose et l’hémicellulose la grande majorité de la biomasse, elle est
le 2éme composant après la cellulose en termes d’abondances. Ses principales fonctions sont
d’apporter de la rigidité, une imperméabilité à l’eau et une grande résistance à la
décomposition.
8
CHAPITRE I: REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Le chêne est un arbre à feuillage persistant qui, dans des circonstances favorables, forme des
troncs pouvant aller jusqu’à 15 mètres de haut et avec un diamètre de 40 à 50 cm et se trouve
rarement en arbustes.
9
CHAPITRE I: REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Sur le plan morphologique, la fibre végétale présente une variabilité très importante en
fonction de son origine, en effet, les dimensions des fibres végétales dépendent de l’état de
maturité et aussi des conditions environnementales de croissances de la plante. La variabilité
du diamètre peut être très importante le long de la même fibre végétale [14].
10
CHAPITRE I: REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
L’utilisation des fibres végétales dans les domaines pratiques est très ancienne. A titre
d’exemple, la première utilisation des fibres végétales a été dans le domaine de textile et de
production des cadres, ensuite dans la production du papier et enfin dans la production des
matériaux de construction composites.
11
CHAPITRE I: REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
renforcement d’une matrice à base de fibre naturelle donne de bons résultats tant sur le plan
économique que sur le plan mécanique [15].
Les fibres de toutes natures sont très employées dans différents ouvrages dans le but
d’améliorer leur performance mécanique et physique.
L’utilisation des fibres végétales dans les renforcements du ciment est relativement récente.
En effet, beaucoup de recherches sont en cours dans le but d’arriver à substituer les fibres
d’amiante par les fibres végétales. Actuellement, les fibres végétales sont de plus en plus
utilisées dans les dallages des parkings, dans la production des tuiles ainsi que dans le
renforcement du plâtre [15].
Par ailleurs, l’utilisation des fibres de polymère, de carbone et d’acier est de plus en plus
pratiquée dans plusieurs domaines et spécialement dans la fabrication des panneaux et dans
la restauration et la réparation des ouvrages anciens endommagés, [16].
12
CHAPITRE I: REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
I.10 Conclusion :
L’utilisation des fibres de toutes natures dans plusieurs domaines en particulier dans la
construction est de plus en plus pratiquée, vu les problèmes de santé que présentent les fibres
d’amiante et leurs substituions par des fibres végétales ou polymères est un enjeu médico-
économique important, de ce fait, de récentes recherches sont en cours dans le but
d’améliorer les propriétés des matériaux renforcés par les fibres végétales, de verre ou de
polymères. La nature des fibres utilisées est en relation avec leurs applications et les modes
de mise en œuvre. Le choix des fibres dépend du rôle que l’on désire obtenir.
Il est certain qu’un rôle structural assez élevé des fibres, associé à une grande durabilité et à
une utilisation économique exige l’emploi de fibres de haut module d’élasticité comparé à
celui de la matrice, et non altérables, et elles sont disponibles sur le marché local à des prix
acceptables.
Actuellement, les types de fibres les plus utilisés dans le renforcement des bétons sont les
fibres d’acier. Mais vu le problème de santé que présente les fibres d’amiante et le problème
économique que présente la production des fibres d’acier, de verre ou de polymère,
particulièrement pour les pays en voie de développement qui possèdent une grande richesse
en fibres naturelles, l’avenir en termes de renforcement sera attribué aux fibres naturelles, ou
bien à la limite pour les fibres composites (polymère-végétale).
Ainsi, il est tant d’orienter les axes de recherches vers la valorisation des fibres naturelles
dans la construction d’une façon générale et le béton d’une façon particulière.
13
CHAPITRE I: REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Quoique l’Algérie soit parmi les pays qui possèdent une multitude des fibres végétales (fibre
de palmier, Alfa Abaca, chanvre de coton), la valorisation des fibres dans les domaines
pratiques n’est pas encore généralisée.
14
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
I.11.1 Introduction
Un matériau de construction est dit biosourcé lorsqu’il intègre dans sa composition une part
de biomasse. La biomasse est toute matière d’origine biologique à l’exception des matières de
formation géologique ou fossile.
Il se pourrait bien que les matériaux biosourcé soient le matériau de l’avenir. En anticipant le
cadre normatif, ils offrent des avantages à la fois au niveau de la construction et de la
rénovation, déjà reconnus pour leurs qualités d'isolants thermiques et leur faible impact
environnemental. Le taux d’incorporation de ces matériaux pourrait dépasser les 10 %,
Le terme « biosourcé » est utilisé dans différents contextes pour désigner un champ très large
de matériaux. La terminologie, comme cela est développé ci-dessous, n’est pas clairement
arrêtée.
Depuis quelques années, le terme est utilisé pour d’autres usages. En 2010, dans une étude
sur les « Filières industrielles stratégiques de l’économie verte », le Commissariat général au
développement durable (CgDD) désignait sous le terme de biomatériau « l’ensemble des
matériaux composés de fibres naturelles et de polymères biosourcé ». En 2013, un travail
15
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
d’identification permet d’identifier dix-neuf filières. L’une d’entre elles est intitulée
Une étude de réactualisation réalisée en 2013 définissait ces matériaux biosourcé comme «
l’ensemble des matériaux issus de la biomasse en opposition aux matériaux traditionnels issus
des hydrocarbures. Ils sont soit présents dans les organismes vivants (végétaux ou animaux),
soit synthétisés par ces derniers, soit issus des produits et sous-produits des céréales,
oléagineux et protéagineux, des plantes fibreuses ou du bois. » [21].
Un produit biosourcé ne signifie pas qu’il soit à 100 dérivé de la biomasse, il est fréquent
d’avoir des produits mixant plusieurs origines (fossile, minérale, végétale ou encore animale),
afin de bénéficier des avantages de chaque constituant [22].
Les matériaux biosourcé sont des matériaux issus de la biomasse végétale (chanvre par
exemple), et Animal (laine de mouton par exemple) ou d’éco-matériaux. Les matériaux
biosourcé sont composés d’éléments naturels mais après transformation, ils peuvent
également contenir des additifs. [22].
I.11.4 Analyse de cycle de vie
Chaque processus rencontré durant le cycle de vie d’un bâtiment engendre des impacts sur
l’environnement. Ces impacts peuvent être des ressources utilisées ou des émissions de gaz
nocifs pour la santé et pour l’environnement, prend en compte les principales phases du cycle
de vie d’un bâtiment : la fabrication, le transport et le remplacement des matériaux de
construction ainsi que l’élimination des déchets résultant de la démolition. La fabrication, le
remplacement et l’élimination des installations techniques (production et distribution de
chaleur, ventilation, installations sanitaires et électriques, solaire thermique) sont également
considérées. La consommation énergétique du bâtiment durant sa phase d’utilisation est
également prise en compte [22].
Aujourd’hui il n’existe pas de cadre normatif pour définir pour définir de façon exacte un
produit biosourcé, que ce soit en termes de définition ou de détermination du contenu
biosourcé.
L’une des méthodes les plus employées repose sur le calcul en pourcentage massique (ou
volumique) des différentes composantes d’un produit afin d’évaluer son contenu biosourcé.
16
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Pour communiquer au pré de leurs clients, les industriels recourent également à des analyses
indépendantes sur la teneur en carbone biosourcé et la teneur des autres éléments provenant
de la biomasse (oxygène, azote) de leurs produits [23].
Ceux sont des matériaux issus de la biomasse végétale, animale ou d’éco-matériaux comme
la terre crue ou la pierre. Parmi eux on retrouve principalement des matériaux isolants (bois,
paille, chanvre, plume, laine, miscanthus, ouate de cellulose) mais aussi des produits
chimiques (colles, adjuvants, peintures), des composants (panneaux en fibres végétales,
matrices, renforts) et du béton (bois, chanvre, lin) et d’agro-ressources (Les biomolécules, les
biocarburants, les biocombustibles)
On pense souvent que les matériaux biosourcé sont des matériaux naturels et meilleurs, à la
fois pour l’environnement et la santé. Mais comme pour tous les produits de construction, ils
subissent un processus de fabrication et de mise en œuvre. Ils sont transformés en somme, et
contiennent pour une grande partie des additifs (matériaux non biosourcé) dans des
proportions variables, On ne peut donc pas affirmer que ces matériaux soient 100 % naturels.
En revanche, certains d’entre eux ont l’avantage d’être très peu transformés, [23].
Enfin, il y a les bétons biosourcé, constitués d’un granulat végétal (chanvre ou bois surtout)
et d’un liant minéral, En effet, tout granulat végétal peut potentiellement être utilisé. Ce
marché est encore faible, avec quelque 500 chantiers par an seulement [24].
Des matériaux d’origine végétale ou animale peuvent être utilisés lors de la construction de
bâtiments. Ces matériaux sont communément qualifiés de « biomatériaux » ou de matériaux
17
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Les principaux matériaux biosourcé et les produits de construction associés sont ainsi :
I.11.8.1 Biomasse végétales
I.[Link] La filière bois
Le bois est valorisé sous de nombreuses formes, que ce soit dans la construction,
l’ameublement, la papeterie, l’énergie, la chimie, etc. La filière distingue 3 branches
principales : le bois d’œuvre, le bois d’industrie et le bois énergie.
Le bois se retrouve sous différentes formes dans la construction :
- en bois d’œuvre (massif, abouté ou reconstitué) pour l’utilisation en structure, charpente,
menuiserie, parements, etc.
- en bois d’industrie pour l’utilisation sous forme de panneaux, qu’ils soient structurants,
isolants ou en parement (panneaux de fibres, de particules) et A base de recyclage de
produits naturels comme les papiers, le coton, les feuilles de cannabis
Bois d’œuvre Isolants en panneaux/rouleaux ; Béton de bois ; Fibre de
Bois-en vrac, Blocs de bois-béton, Granulats en vrac, Panneaux, façade, menuiseries,
aménagements (intérieurs), revêtements de sol et mur [26].
18
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
La paille de chanvre est très rigide. Contrairement à la paille de céréales, elle est difficilement
La culture du chanvre est très ancienne et ses usages nombreux : le chènevis, produit à haute
valeur ajoutée, est utilisé en animalerie (oisellerie et appâts pour poissons) et pour
l’alimentation humaine (huiles, farine, biscuits et barres de céréales, boissons) ; la fibre est
utilisée en papeterie (principal débouché), en construction (laines isolantes), en plasturgie
(automobile, habitat, emballage/conditionnement) ; la chènevotte sert principalement pour les
litières animales (pour chevaux notamment), pour la construction (enduit, mortier, béton après
19
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Le liège est un matériau renouvelable et recyclable que l’on retrouve de plus en plus dans la
construction, peut être fournie en vrac, sous forme de granulés. Il est possible de réaliser des
bétons en mélange avec de la chaux. L’avantage est la légèreté du mélange, ainsi qu’une
bonne résistance aux rongeurs, accrue avec la chaux, Le liège en vrac peut également être
déversé dans une ossature en bois Sont utilisés en remplissage de caissons ou mélangés à du
béton afin d’obtenir une chape légère et isolante, (par exemple chènevotte, anas de lin,
miscanthus) [29].
I.[Link] Béton de fibres :
Cette piste est certainement très prometteuse si on la compare à l'exemple du béton de
chanvre qui se développe en Europe. Elle permettrait de construire des bâtiments qui
présenteraient un confort thermique amélioré par rapport à l’existant africain, pour des coûts
assez bas. Cette voie de développement repose sur l'identification des fibres à utiliser,
l’estimation de la ressource (développer une agriculture pour avoir de la matière première
fiable et abondante), et sur la qualité des liants hydrauliques à disposition. Ce développement
économique, s’il était envisagé, constituerait non seulement un moteur d’activités pour des
zones peu favorisées mais également une source de revenus économiques non négligeable
pour le pays [29].
I.[Link] Miscanthus
I.[Link] Lin
Produits d’isolation issus du lin sont fabriqués à partir des fibres Les courtes de la plante, qui
ne sont pas utilisées dans l’industrie du textile. La culture du Lin est principalement issue du
nord de la France et notamment en Normandie et représente une valorisation économique les
agriculteurs. Pour produits finaux texturés peuvent se présenter sous différentes les formes :
en vrac, en rouleaux, en panneau semi-rigide ou rigide pour les en comme isolant acoustique,
ou en paillette pour les cloisons, feutre, bétons de lin [30].
20
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
I.11.8.2Matériaux premier
I.[Link] La filière terre crue
La terre crue, utilisée depuis onze millénaires, reste aujourd'hui le matériau de construction le
plus répandu à travers le monde. Un tiers de l'humanité vit dans un habitat en terre, soit plus
de deux milliards de personnes dans 150 pays.
La terre est un mélange de grains de différentes tailles (cailloux, graviers, sables, silts,
argiles) en proportions variées. Mélangées à de l’eau, les argiles (particules les plus fines,
ensemble de minéraux de taille inférieure à 2 µm) constituent un liant et les particules les
plus grosses forment une ossature granulaire : la terre crue est ainsi un matériau composite
naturel [31].
La bauge
Est une technique de construction qui consiste en l’édification de murs massif, souvent
porteurs, avec un mélange de terre, d’eau et de fibres végétales, voire animales, et mis en
œuvre par empilement de motte à l’état plastique, généralement sans l’aide de coffrage [31].
Les adobes
Sont des briques de terre crue séchées au soleil, dont la taille varie considérablement selon les
moules utilisés [31].
Sont des briques comprimées par des presses manuelles ou motorisées, souvent stabilisées par
l’ajout d’un liant hydraulique (généralement chaux ou ciment) [32].
21
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Le torchis
Est une technique de remplissage d’ossature avec un mélange de terre fibrée. Il peut être lourd
ou allégé (mais de densité supérieure à 800kg/m suivant la proportion de terre et de paille,
selon que l’on souhaite privilégier son inertie ou son côté isolant [32].
Le terre-paille
Est un système constructif basé sur une ossature bois intégrée dans un mélange de terre et de
paille, de densité inférieure à 800kg/m3, tassé entre des banches.
Les roches utilisées dans leur état naturel et qui ne subissent aucune autre transformation que
des découpes, des façonnages de formes particulières et des finitions de leur état de surface
sont appelées « Roches Ornementales et de Construction » (ROC).
Elles proviennent de carrières, le plus souvent à ciel ouvert, dans lesquelles la roche est «
découpée » par blocs les plus réguliers et les plus grands possibles, à la différence des
carrières de « Roches Industrielles » ou de « Granulats » où la roche est broyée en ayant
recours à des explosifs. Les carrières de ROC se distinguent des autres types de carrières par
leur volume d’activité, très largement inférieur [32].
I.11.8.3. Matières recyclées
I.[Link] La ouate de cellulose :
La ouate de cellulose est issue du recyclage du papier, principalement à partir de journaux
neufs invendus et des coupes de papier neuf d’imprimerie.
Le papier est d’abord broyé et défibré en flocons, puis stabilisé par Le papier est d’abord
broyé et défibré en flocons, puis stabilisé par incorporations de divers agents (sel de bore)
pour résister au feu et aux moisissures, variables selon les fabricants.
La cellulose est un matériau d’origine industriel qui présente le meilleur rapport impact
environnemental / coût, surtout pour les gros chantiers qui amortissent mieux le coût de
l’intervention d’un applicateur spécialisé [32].
22
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Utilisée pour les matériaux de construction est un sous-produit de la filière ovine. Il s’agit en
général de laine impropre pour l’industrie textile. Elle permet la création de produits de
construction comme les rouleaux ou panneaux, la laine en vrac et les écheveaux.
La laine de mouton est lavée pour éliminer La suint et les impuretés, puis y sont ajoutés des
additifs antimites et des fibres de texturation pour constituer les produits finis d’isolation.
Malgré les compromis faits pour la conservation et la texturation de la fibre, la laine de
mouton reste un très bon isolant écologique.
On peut la trouver en rouleau ou en panneau utilisé pour une isolation rapportée entre
ossature, ou encore en vrac sous forme d’écheveaux pour les remplissages des cavités [33].
I.[Link] La plume de canard :
L’isolant pour le bâtiment à base de plume de canard est une innovation permettant de
valoriser des déchets d’abattoirs. Les isolants sont fabriqués à partir de 70% de plume de
canard, de 10% de laine de mouton pour une meilleure élasticité et de 20% de fibre textile
pour la stabilité. La laine est recouverte d’un voile en polyester micro perforé sur une face
pour une meilleure stabilité lors de la pose. La plume de canard est très perméable à la vapeur
d’eau, elles peuvent emmagasiner jusqu’à 70% de leur poids en eau et retrouver leur qualité
après séchage [33].
I.11.8.5 Exemple et applications :
Les fabrications des blocs forts solides et fortement 1000- 1800 m3 de paille ou de déchets
agricoles. Et les déchets organiques et même du papier. Utilisé dans tous les domaines de la
construction et repose sur 52 des déchets et le reste du gravier, et le taux et l'eau et sont des
propriétés de plâtre élevées. Les blocs ou des panneaux solides pour construire des murs
porteurs et les toits et les planchers. Le broyage des résidus agricoles après les sécher qui ne
sont pas séché, Tous refaire le broyage, et tous ne sont pas tout garder le broyage des déchets
et le processus de fabrication.
23
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Les intérêts techniques : produits innovants, performantes et dont la qualité est garantie
(règles professionnelles, certification) [34].
I.11.8.7 Conclusion
Enfin, la tradition africaine doit également apporter sa contribution au travers des savoir-faire
qui se transmettent de bouche à oreille, de génération en génération. Il y a certainement
encore des idées à transcrire dans des applications technologies pour l’essor économiques des
pays africains dans le respect d’un développement durable.
24
CHAPITRE II :
MATERIAUX ET
METHODES
Chapitre II- Matériaux et Méthodes
II.1 Introduction
Dans ce chapitre, on présentera les caractéristiques des fibres végétales de chêne, ainsi que les
compositions chimiques et physiques, en outre, nous allons donner les modes opératoires des
différents essais réalisés dans la partie expérimentale, dans le but d’une bonne interprétation
des différents résultats expérimentaux sur les mortiers classiques et tous les mortiers de fibres.
Fibres végétales : fibres locales de la région de Tizi-Ouzou, (feuilles, petites tiges, grandes
tiges).
Feuilles mortes, tiges mortes (petites et grandes).
Feuilles broyées, Petites tiges broyées, grandes tiges broyées.
Des essais physiques, chimiques, et mécaniques ont été effectués au sein des laboratoires
suivants :
26
Chapitre II- Matériaux et Méthodes
L'échantillon (à sec) :
1) Séchage :
Peser 50 grammes de poudre, et l’introduire dans l'étuve à 105° pendant une heure et demie.
2) Broyage :
Le Protocol de broyage :
27
Chapitre II- Matériaux et Méthodes
Prendre 7 grammes de l'échantillon, avec 9 grammes d’acide borique, et les vider dans
l’entonnoir avec deux trous et une seule bouche prévu d'une fente latérale pour l’acide
borique, son rôle est de protéger l'échantillon de la fragmentation et qui assure sa tenue
mécanique, avec une ouverture centrale pour l'échantillon.
Ensuite, on applique une charge de 300 KN, en introduisant le disque (l'échantillon) dans
l'appareil Spectrophotométrie RX.
28
Chapitre II- Matériaux et Méthodes
La durée de cette opération est à peine de 10 minutes, et elle est la plus facile entre les autres
opérations.
Tableau II.1: Proportion des minéraux dans la poudre des feuilles du chêne.
29
Chapitre II- Matériaux et Méthodes
A) Principe de la manipulation :
L'utilisation d'un procédé sec qui est assuré par une calcination dans un four pour détruire les
matières organiques présentes dans les échantillons. Cette opération se fait en mettant ces
échantillons pendant 1 heure dans un four à 100 °C, 200 °C, 300 °C, 400 °C et la perte de
poids après la calcination des échantillons nous permettons de connaitre les proportions
pondérales de la matière organique. Nous avons séché ces échantillons pendant 1 heure dans
l'étuve à 105 °C.
B) Mode opératoire :
On pèse ces creusets vides avec une balance électronique de précision et on note leurs
poids.
On met les creusets avec les échantillons dans un four à moufle à 100 °C, 200 °C,
300 °C, 400 °C pendant 1 heure.
Après 1 heure écoulée, on sort les creusets et on les met dans un dessiccateur.
Enfin on pèse les creusets après leur refroidissement et on note les nouveaux poids.
30
Chapitre II- Matériaux et Méthodes
Le calcul de la matière organique présentée dans nos échantillons se fait selon la procédure
suivante :
Pour le premier échantillon de poudre de feuille :
31
Chapitre II- Matériaux et Méthodes
MO 6,7
La diffraction des rayons X permet d’étudier la structure cristalline des fibres. Dans le
domaine des végétaux, les études ont été menées principalement sur le jute, le chanvre, le lin
ou encore le sisal.
La cellulose existe sous plusieurs états polymorphiques, le plus connu étant la cellulose I
encore appelée cellulose native, constituant la partie cristalline de la cellulose.
La figure présente le spectrogramme de fibre de chêne brute. Il présente un pic cristallin pour
un angle 2 = 30°, qui correspond au plan cristallographique de la cellulose. L’autre pic à
32
Chapitre II- Matériaux et Méthodes
La masse d’échantillon, pour l’essai de l’analyse granulométrique, dépend des dimensions des
éléments les plus gros qu’il contient. (Photo II.12).
33
Chapitre II- Matériaux et Méthodes
Les résultats obtenus sont représentés aussi sous forme d’un tracé sur un diagramme
granulométrique comportant en abscisse la grosseur des grains et en ordonnée le pourcentage
des tamisât à cumuler.
120
100
80
Tamisat (%)
60
40
20
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7
Tamis (mm)
Elles sont exprimées en g/cm3, la masse volumique absolue est la masse par unité de volume
de la matière, sans tenir compte des vides pouvant exister dans ou entre les grains.
La masse volumique apparente est la masse du matériau par unité de volume, celui-ci
intégrant à la fois les grains et les vides.
34
Chapitre II- Matériaux et Méthodes
= M / V abs et = g / cm3
35
Chapitre II- Matériaux et Méthodes
A) Mode d’opératoire :
Laisser l’échantillon s’égoutter et l’exposer à l’air libre à l’abri des rayons de soleil,
peser, soit le poids m1
Immerger la prise d’essai préparée dans l’eau à 22 °C, pendant 5 minutes, 10 minutes,
20 minutes, 25 minutes, 30 minutes, 35 minutes, 40 minutes, 45 minutes, 50 minutes,
55 minutes, 60 minutes, 24 heures.
Retirer l’échantillon de l’eau, sécher la prise d’essai à l’étuve à 70 °C, peser soit : m2
WA = m1 m2 / m2 100
36
Chapitre II- Matériaux et Méthodes
Tableau II.5: Proportions des matières organiques dans la poudre de petites tiges.
La figure II.3 présente le spectrogramme de fibre de chêne brute. Il présente un pic cristallin
pour un angle 2 = 15° qui correspond au plan cristallographique de la cellulose. L’autre pic à
= 39,5° correspond au plan cristallographique
37
Chapitre II- Matériaux et Méthodes
Les résultats obtenus sont représentés aussi sous forme d’un tracé sur un diagramme
granulométrique comportant en abscisse la grosseur des grains et en ordonnée les tamisât
cumuler.
120
100
80
Tamisat (%)
60
40
20
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7
Tamis (mm)
38
Chapitre II- Matériaux et Méthodes
Prendre l’échantillon (petites tiges), dans les deux mains format entonnoir,
Placer ses deux mains à 10 cm environ au-dessus d’une mesure d’un litre soit ; V1 son
volume,
Laisser tomber, ces petites tiges, ni trop vite, ni trop lentement,
Verser ainsi le corps, toujours au centre de la mesure, jusqu’à ce qu’il déborde tout
autour en format de cône,
Araser à la règle, et peser le contenu,
39
Chapitre II- Matériaux et Méthodes
La masse volumique apparente des petites tiges est donnée par la formule suivante :
Tableau II.6: Proportions des minéraux dans la poudre des grandes tiges.
Tableau II.7: Proportions des matières organiques dans la poudre des grandes tiges.
40
Chapitre II- Matériaux et Méthodes
La figure II.5 présente le spectrogramme de fibre de chêne brute. Il présente un pic cristallin
pour un angle 2 = 15°, qui correspond au plan cristallographique de la cellulose. L’autre pic
à 2 = 39,5° correspond au plan cristallographique.
Les résultats obtenus sont représentés aussi sous forme d’un tracé (courbe granulométrique)
sur un diagramme granulométrique comportant en abscisse la grosseur des grains et en
ordonnée des tamisât à cumuler.
120
100
80
Tamisat (%)
60
40
20
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7
Tamis (mm)
41
Chapitre II- Matériaux et Méthodes
M / V absolue et g / cm3
Prendre l’échantillon (grandes tiges), dans les deux mains format entonnoir,
Placer ses deux mains à 10 cm environ au-dessus d’une mesure d’un litre soit ; V1
sont volume,
Laisser tomber ces grandes tiges, ni trop vite, ni trop lentement,
Verser ainsi le corps, toujours au centre de la mesure, jusqu’à ce qu’il déborde tout
autour en format de cône,
Araser à la règle, et peser le contenu.
42
Chapitre II- Matériaux et Méthodes
La masse volumique apparente des grandes tiges est donnée par la formule suivante :
Mv apparente (M2 M1) / V1 ;
Cette solution a donc une concentration de 10%, des solutions de concentrations plus
élevées ont un effet très néfaste sur les propriétés des fibres traitées. Ces dernières
provoquent la modification de la structure moléculaire de la cellulose (rupture des
chaines de cellulose), ce qui entraine la chute des propriétés mécaniques
43
Chapitre II- Matériaux et Méthodes
acétique dilué puis avec de l’eau distillée. Les fibres sont séchées à la température
ambiante pendant 24 h et étuvées à 100 °C pendant 3 heures.
Changer la topographie de la surfaces des fibres, supprimer la cire et les impuretés qui
recouvrent la surface externe de fibre, (la pectine), une partie de la lignine, et
l’hémicellulose, ce qui favorise l’utilisation ultérieure des fibres comme renfort des
matériaux polymères, et favorise aussi l’ionisation du groupe hydroxyde de
l’alcoolate, avec la couleur de la solution transparente changée en noir-rougeâtre :
Fibre OH + Na OH Fibre O Na H2O
44
Chapitre II- Matériaux et Méthodes
II.5.1 La consistance :
L’ouvrabilité d’un mortier se mesure à l’aide de divers appareils, on peut citer :
Selon la norme EN12-358, cet essai d’étalement est une mesure testant plus particulièrement
l’aptitude du béton et du mortier à s’étaler par écoulement.
L’essai est exécuté sur une table à laquelle on peut imprimer des secousses verticales à
l’aide d’une manivelle, on démoule sur la table un tronc de cône
45
Chapitre II- Matériaux et Méthodes
II.5.2 La fissuration :
Une évaporation trop rapide de l’eau du mortier peut entrainer quelques heures après le
décoffrage des fissures de retrait plastique. Dans le pratique, il est conseillé de ne pas dépasser
une vitesse d’évaporation supérieure à 1 kg/m2/ h, d’autant plus importante que :
La température ambiante est élevée,
La température du mortier augmente,
L’air est sec,
Dosage de fibres,
A) Mode opératoire :
46
Chapitre II- Matériaux et Méthodes
L’essai de compression est l’essai le plus connu des essais mécaniques. Il s’effectue sur des
éprouvettes (4 4 4) cm3. Il a été réalisé à 1/7/14/28 jours, pour toutes les compositions du
mortier normalisé (Photo II.26).
C P / a2 ; KN / cm2
P : la charge appliquée.
Cet essai est réalisé sur des éprouvettes (4 4 16) cm3. (Photos II.27)
47
Chapitre II- Matériaux et Méthodes
Les essais sont réalisés selon les prescriptions de la norme DIN52617, les l’échantillon sont
d’abord séchés à l’étuve à la température de 50 °C, puis entreposés à l’atmosphère du
laboratoire pendant au moins 12 heures et sont pesés pour déterminer leur poids à l’état sec
M1. La face exposée est ensuite immergée dans l’eau sur une profondeur de 1 et 2 cm.
L’absorption est déterminée par pesées successives pendant 24 heures. Les éprouvettes sont
ensuite saturées sous vides jusqu’au poids constant, puis on pèse leur poids à l’état saturé
M2, la quantité d’eau totale absorbée par l’éprouvette M2 M1
On peut admettre que la masse d’eau absorbée par une éprouvette au temps t est
proportionnelle à la racine du temps selon la loi suivant :
M eau W S T1/2
Le coefficient d’absorption d’eau par capillarité w est calculé d’après l’eau absorbée
entre 1 et 24 heures, la capacité d’absorption est donnée par la formule suivante :
W M eau S t1/2
48
Chapitre II- Matériaux et Méthodes
On a fabriqué 2 types d’éprouvettes pour chaque formulation, et pour chaque type du mortier
3 éprouvette de 4 4 16 cm3 et 3 éprouvettes 4 4 4 cm3, et à chaque teneur en fibres il y’a 3
éprouvettes. Ces éprouvettes ont été coulées dans des moules préalablement huilés, le mortier
frais est placé en deux couches vibrées pendant 10 secondes à l’aide de l’appareil vibrante.
Une fois le moule rempli, le surplus du mortier est arasé et la surface a été égalisée à la
truelle, les moules sont remplis par les mortiers frais.
Les éprouvettes ont des dimensions (4 4 16) cm3 pour toutes les compositions, afin de
mesure les résistances à la flexion à 1/7/14 et 28 jours et mesurer la capacité d’absorption
d’eau pour toutes les formulations.
Les éprouvettes de dimensions (4 4 4) cm3 pour toutes les compositions, afin de mesurer les
résistances à la compression.
49
Chapitre II- Matériaux et Méthodes
II.8 Malaxage :
II.9 Vibration :
La vibration est devenue le moyen le plus courant pour donner au mortier sa capacité
maximale par élimination des vides d’air.
Dans notre étude, on a utilisé l’appareil vibrante, car elle est destinée pour les moules
prismatiques et cubiques, la durée de vibration varie de 1 à 3 minutes.
50
Chapitre II- Matériaux et Méthodes
L’arasement est l’opération de finition des éprouvettes où on utilise une règle nommée : la
règle biseautée.
II.11 Conservation :
La première : les éprouvettes sont conservées dans leur moule pendant les 24
premières heures, après avoir été recouvertes d’un tissu de nylon placé sur la face libre
pour éviter l’évaporation, au bout de 24 heures les éprouvettes sont démoulées.
La deuxième : la conservation est faite par immersion des éprouvettes dans un bac de
conservation galvanisé rempli d’eau à une température de 20 °C pour favoriser au
maximum l’hydratation de ciment.
51
Chapitre II- Matériaux et Méthodes
II.12 Conclusion :
Dans ce chapitre on a donné une présentation des caractéristiques des matériaux utilisés dans
notre projet, ainsi que les procédés expérimentaux qui vont nous permettre de mieux analyser
les résultats et mieux comprendre les comportements des mortiers et celui des fibres.
Les essais réalisés au cours de notre recherche permettent d’évaluer l’essentiel des propriétés
des mélanges confectionnés.
52
CHAPITRE III :
REUSULTATS ET
DISCUSSION
CHAPITRE III : REUSULTATS ET DISCUSSION
III.1 Introduction :
Les résultats :
Température 28 °C ; L’humidité 36
D3 = 6 mm ; la consistance normalisée
54
CHAPITRE III : REUSULTATS ET DISCUSSION
Tableau III.2: Les résistances mécaniques (compression, flexion) sur le mortier témoin.
Tableau III.3: Les différentes compositions d’un mètre cube du mortier biosourcé.
55
CHAPITRE III : REUSULTATS ET DISCUSSION
III.6.1 La consistance :
On remarque :
III.6.2 La fissuration :
On a remarqué :
Ils y’a des ouvertures de fissuration avec des proportions variables de toutes les compositions
biosourcés, à éclaircir une augmentation de la capacité d'absorption importante de l’eau par
les mortiers biosourcés, et une absorption importante de l’eau par les fibres de chêne qui
engendre une augmentation de la capacité d’absorption des mortiers biosourcés.
56
CHAPITRE III : REUSULTATS ET DISCUSSION
L’absorption d’eau
Cet essai est effectué sur des éprouvettes cubiques de 4 cm de côté, il a été réalisé à 1 jour, à
7 jours, à 14 jours, à 28 jours pour toutes les compositions.
Les résultats obtenus sont présentés sur les tableaux III.5, III.6, III.7, et sous formes de
courbes sur les figures III.4, III.5 et III.6 et d’histogrammes sur les figures III.1, III.2 et
III.3.
57
CHAPITRE III : REUSULTATS ET DISCUSSION
Dosage de fibre 1
58
CHAPITRE III : REUSULTATS ET DISCUSSION
Tableau III.7 : Résultats des résistances à la compression du MRT avec la fibre (chêne)
45
40
35
30
MRT
25
MRFC1
20
MRFC2
15
MRFC3
10
5
0
1 jour 7 jour 14 jours 28 jours
59
CHAPITRE III : REUSULTATS ET DISCUSSION
D’après les résultats présentés par l’histogramme des figures III.1, III.2 et III.3 ci-dessus, on
constate :
Une diminution de la résistance à la compression en fonction du dosage de fibre
(chêne) par rapport au mortier témoin MRT.
Des meilleures résistances ont été enregistrées par la composition MRT (mortier
normalisé sans fibre)
Que les fibres n’ont pas contribué à l’amélioration de la résistance.
45
La résistance à la compression
40
35
30
25 MRT
en MPa
20 MRFC1
15
MRFC2
10
5 MRFC3
0
0 5 10 15 20 25 30
Temps (jours)
Dosage de fibres 1 :
45
La résistance à la compression en MPa
40
35
30
25 MRT
20 MRFC1
15 MRFC2
10 MRFC3
5
0
0 5 10 15 20 25 30
Temps (jours)
60
CHAPITRE III : REUSULTATS ET DISCUSSION
45
La résistance à la cmpression en 40
35
30
25 MRT
MPa
20 MRFC1
15 MRFC2
10
MRFC3
5
0
0 5 10 15 20 25 30
Temps (jours)
Les figures III.4, III.5 et III.6 et tableau III.8, présentées ci-dessus, montrent :
Une évolution remarquable de la résistance à la compression en fonction du temps de
l’âge de 1 jour à 14 jours, les quatre compositions ont suivi la même allure
d’évolution.
Une meilleure résistance à la composition à l'âge de 14 jours est obtenue par la
composition MRT.
L’enregistrement des valeurs pareilles de la résistance à la compression à 28 jours
pour les deux compositions (MRT et MRFC1) pour le dosage de 0,5 .
La même chose pour les trois compositions (MRFC1, MRFC2 et MRFC3) suivant les
dosages 1 et 1,5 .
Td1 Td7 Td14 Td28
MRFC1 0,5 54,44 22,90 06,48 1,85
MRFC2 0,5 51,11 21,77 - 01,49 04,57
MRFC3 0,5 51,66 45,81 12,69 16,05
MRFC1 1 56,67 29,03 16,42 16,42
MRFC2 1 46,67 23,23 10,45 17,46
MRFC3 1 52,78 25,81 16,42 21,60
MRFC1 1,5 62,22 26,77 14,92 20,09
MRFC2 1,5 54,44 25,81 16,42 20,99
MRFC3 1,5 56,11 42,58 17,91 23,46
61
CHAPITRE III : REUSULTATS ET DISCUSSION
Cet essai est effectué sur des éprouvettes prismatiques (4 4 16) cm3 de côté. Il a été réalisé à
1 jour, à 7 jours, à 14 jours, à 28 jours pour toutes les compositions.
Les résultats obtenus sur les tableaux III.9, III.10, III.11, et sous formes des courbes sur les
figures III.10, III.11 et III.12, et d’histogrammes sur les figures III.7, III.8 et III9. ci-dessus
Dosage de 0,5 :
4 MRFC1
3 MRFC2
MRFC3
2
1
0
1 jour 7 jours 14 jours 28 jours
62
CHAPITRE III : REUSULTATS ET DISCUSSION
Dosage de fibre 1 :
4 MRFC1
3 MRFC2
2 MRFC3
1
0
1 jour 7 jours 14 jours 28 jours
63
CHAPITRE III : REUSULTATS ET DISCUSSION
4 MRFC1
3 MRFC2
2 MRFC3
1
0
1 jour 7 jours 14 jours 28 jours
D’après le tableau III6 et les histogrammes des figures III.7, III.8 et III.9, on remarque une
diminution de la résistance à la flexion des 03 formulations avec les fibres par rapport au
mortier témoin (sans fibres), les meilleures résistances ont été enregistrées par la composition
MRT (mortier normalisé sans fibres), mais on a remarqué aussi que la composition MRFC2
avec un dosage de 0,5 a donné une résistance élevée 7 MPa à 28 jours, qui peut être due à
l’effet de fibres.
Dosage de 0,5 :
8
La Résistance à la flexion en MPa
7
6
5
MRT
4
MRFC1
3
MRFC2
2
MRFC3
1
0
0 5 10 15 20 25 30
Temps (jours)
64
CHAPITRE III : REUSULTATS ET DISCUSSION
Dosage de fibres 1 :
8
La résistance à la flexion en MPa
7
6
5
MRT
4
MRFC1
3
MRFC2
2 MRFC3
1
0
0 5 10 15 20 25 30
Temps (jours)
8
La résistance à la flexion en MPa
7
6
5
MRT
4
MRFC1
3
MRFC2
2
MRFC3
1
0
0 5 10 15 20 25 30
Temps (jours)
A partir de résultats présentés par les figures III.10, III.11et III.12 et le tableau III.12, on
remarque :
Une augmentation de résistance à la flexion dans le temps.
La meilleure résistance par rapport au mortier témoin est donnée par la composition
(MRFC1) à 14 et 28 jours vis-à-vis des autres compositions.
65
CHAPITRE III : REUSULTATS ET DISCUSSION
Dosage de 0,5 :
18
16
14
Masse absrbé kg/m2
12
10 MRT
8 MRFC1
6 MRFC2
4 MRFC3
2
0
0 5 10 15 20 25 30
t1/2 en h1/2
66
CHAPITRE III : REUSULTATS ET DISCUSSION
Dosage de 1 :
18
16
14
Masse absorbé kg/m2
12
10 MRT
8 MRFC1
MRFC2
6
MRFC3
4
0
0 5 10 15 20 25 30
t1/2 en h1/2
Dosage de 1,5 :
18
16
14
Masse absorbé kg/m2
12
10 MRT
8 MRFC1
MRFC2
6
MRFC3
4
0
0 5 10 15 20 25 30
t1/2 en h1/2
67
CHAPITRE III : REUSULTATS ET DISCUSSION
III.9 Conclusion :
Cette partie expérimentale réalisée dans notre travail de mémoire avait pour but de formuler et
d’étudier un mortier biosourcé avec les fibres végétales (chêne), et voir l’effet de ces fibres
sur les caractéristiques mécaniques (la résistance à la compression et à la flexion), et aussi sur
les caractéristiques physiques (l’absorption par capillarité).
Les résultats de ce programme nous ont permis de dégager les conclusions principales
suivantes :
Détermination de la teneur en eau nécessaire pour mélanger le ciment, à l’aide de
l’appareil Vicat.
Détermination du temps de début et de la fin de prise du ciment, à l’aide de l’appareil
Vicat.
Les résultats des caractéristiques mécaniques de mortier normalisé sont utilisés
comme témoins par rapport aux résultats des mortiers biosourcés.
Une diminution de la consistance du mortier en fonction de l’ajout des fibres (chêne)
vu leur effet absorbant.
Les ouvertures de fissuration varient entre les différentes compositions suivant la
proportion de l’ajout de fibres.
Une diminution de la masse volumique du mortier avec les fibres par rapport au
mortier témoin MRT qui est due à la faible densité des fibres.
L’effet de mode de serrage sur la variation de la masse volumique à l’état frais du
mortier normalisé avec les fibres.
Une évolution de la résistance à la compression en fonction du temps de toutes les
compositions.
La meilleure résistance à la compression à l’âge de 14 jours ainsi qu’à 28 jours est
obtenue par la composition MRFC1 avec un dosage de fibres de chêne (0,5 )
68
CHAPITRE III : REUSULTATS ET DISCUSSION
69
CONCLUSION GENERALE
Après cette étude expérimentale nous pouvons présenter les conclusions suivantes :
L’ajout des fibres végétales diminue la plasticité du mortier, vu l’effet absorbant des
fibres.
Une diminution de la masse volumique de mortier normalisé avec fibres par rapport au
mortier témoin MRT qui est du à la faible densité des fibres.
Les fibres de chêne (feuille et tige) n’ont pas aussi contribué à l’amélioration de la
résistance à la flexion, par contre les deux compositions MRFC1 et MRFC2 ont
présenté respectivement les valeurs peu importantes par rapport au mortier témoin :
- La teneur des feuilles (MRFC1) de 0,5 est égale à 7 MPa.
70
- la teneur de petites tiges (MRFC2) de 1 est égale à 6,79 MPa,
La capacité d’absorption par capillarité augmente avec le dosage des fibres et la plus
importante absorption est donnée par la composition MRFC1.
Les fibres de feuilles ont une capacité d’absorption plus élevée que les fibres de tige.
Recommandations:
Formuler des mortiers avec un dosage de chêne (0,5 % à 1,5 %) et voir leurs effets sur
la résistance à la traction et à la flexion à long terme.
Prévoir le traitement de surfaces de fibres de chêne, afin d'avoir une surface plus
rugueuse et plus adhérente.
71
Sources:
[1] N. Leblanc, R. SAIAH, E. BEUCHER, R. GATTIN, “Structural investigation and thermal
stability of new extruded wheat flour based polymeric materials” .Carbohydrate Polymers
73(2008) 548-557
[6] Doan THI Thu Loan; investigation on jute fibers and their composites based on
polypropylene and epoxy matrices; Thesis de doctorate, the university de Dresden, 2006.
[8] MOHANTY, A.K., MISSA M., DRAZL L.T., Natural fibers, biopolymers and bio
composites, 2005.
[9] VALETTE P., DE COUDENS C., Le bois, La pâte, le papier, Ed. CTP Grenoble.
[10] KHENFER, M. M. [Caractéristiques structurel et Rhéologiques de ciments et des plâtres
renforcés de fibres de fibres cellulosiques]. Thèse de docteur, Université de bordeaux,
Juin1990.
[11] KARECHE ABDELHAK « Etudes des matériaux à base de bois de palmiers dattier :
durabilité, dégradations et propriétés structurales et des transferts » Mémoire de magister
2014.
[12] Baley, C., Fibres naturelles de renfort pour matériaux composites. 2004. AM6
(AM5130): p. 1-12.
[13] Cécile-Anne NAUDIN, C.C., Charges. 1987
[14] DJABALI SAIID, « Caractérisation des éléments de structures de bétons de fibres
métalliques », thèse de doctorat, Université de Mouloud Mammeri, Tizi-Ouzou, 2013.
[17] [Link]
traditionnels-et-textiles-techniques-42572210/fibres-agrosourcees-n2520/.
[18] [Link]
[19] Karim BEHLOULI, Président de la commission Agro matériaux, pôle IAR
[20] [Link]
« Rénovation du bâti ancien » téléchargeable sur le site de l’ARPE Basse Normandie dans la
rubrique « les publications »
[22] Etude sur le secteur et les filières de production des matériaux et produits biosourcés
utilisés dans la construction, août 2012, MEDDE.
[23] FEREDECO_www.[Link]
[25] [Link]