Étude d'un silo métallique conique
Étude d'un silo métallique conique
UNIVERSITE DE BLIDA 1
FACULE DE TECHNOLOGIE
DEPARTEMENT DE MECANIQUE
2013-2014
Remerciement
Je souhaite adresser mes remerciements les plus sincères aux personnes qui
m’ont apporté leur aide et qui ont contribué à l’élaboration de ce mémoire ainsi
qu’à la réussite de cette formidable année universitaire.
Enfin, nous adressons nos plus sincères remerciements à tous nos proches et
amis, qui nous ont toujours encouragées au cours de la réalisation de ce
mémoire.
INTRODUCTION
Les stages pratiques sont des outils complémentaires mais incontournable pour augmenter
les compétences des étudiants durant et après leur formation .Dans ce cadre, et à travers un
stage au sein de la société de construction métalliques CR METAL, vision en premier lieu, le
renforcement de nos connaissances théoriques dans le domaine de la construction.
Cette entreprise a reçu une commande pour la construction d’un silo pour le groupe SIM,
ce qui a donné l’idée pour le traiter en projet de fin d’études. Un projet de cette taille nous
donne l’occasion de se confronter à une situation professionnelle réelle et difficile en même
temps.
Le silo commandé est avec grande capacité de stockage destiné à entreposer et expédier
des produits en vrac (pulpe de betterave, blé, orge, maïs…etc.) dans l’industrie de l’agro-
alimentaire.
Les silos de ce type sont équipés d’un matériel adéquat permettant une manutention rapide
et un bon contrôle de stock, les principaux matériaux utilisés dans la construction sont le
métal et le béton armé, les deux variantes peuvent présenter plus d’avantages l’une par rapport
à l’autre selon les cas, le choix de l’un ou de l’autre tient compte aussi bien des considérations
techniques que économiques.
Notre mission est de faire un dossier d’étude du silo commandé, à savoir, commençant de
la recherche sur l’état de l’art, la conception, les efforts, le comportement du silo, sa
résistance, etc.…, et pour l’accomplir on a opté pour un plan de travail détaillé ci-après.
Dans l’industrie il existe différentes structures de silos qui varient en fonction du temps de
stockage et des différentes matières à entreposer, alors on a commencé notre travaille avec
une généralité sur les silos, où on a parlé des différents types et formes des silos et leur
utilisation dans l’industrie en générale.
Ensuite on a consacré un chapitre à une étude technologique de silo, qui fait l’objet de
notre projet, où on a donné les dimensions de notre appareil et une description détaillé des
éléments qui constituent notre silo et la technologie utilisée dans la conception.
INTRODUCTION 2
Le chapitre qui suit l’étude technologique est dédié au calcul de comportement mécanique
de silo en se conforment aux normes et les codes. Ce chapitre se compose de deux parties,
dans la premier partie on s’est intéressé au calcul de poids propre de silo et les différentes
pressions qui vont être exercées sur les parois lors de la vidange et le remplissage de la
matière ensilé, et dans la seconde on à appliquer les résultats obtenu sur les parties de silo
pour vérifier leur résistance et leur assemblage.
Quelle que soit le procédé de fabrication qui utilise le soudage, il est important de procéder
à un contrôle de soudage, c’est pour quoi on a destiné le dernier chapitre à expliquer les
techniques de contrôle qui ont été utilisés (contrôle visuel, le ressuage, la radiographie).
Tout travail doit se terminer par une conclusion ou on expose les objectifs atteints, les
problèmes rencontrés et les recommandations proposées.
SOMMAIRE
Introduction…………………………..………………………………………………… 1
I. Généralités…………………………...………………………………………..……..... 3
I.1 Les silos…………………………………………………………………………… 4
I.2 Les différentes formes de silo ………………………………………………….... 4
I.2.1 Silos ronds à fonds coniques ……………………………………………….. 4
I.2.2 Silos ronds à fonds plats ……………………………………………………. 5
I.2.3 Silos carrés à fons coniques………………………………………………… 5
I.3 Les différents types de silos……………………………………………………… 6
I.3.1 Silo agricole ………………………………………………………..………. 6
I.3.1.1 Silo à grain …………………………………………………………. 7
I.3.1.2 Silo à maïs ………………………………………………………….. 7
I.3.2 Silo à boues ………………………………………………………………… 8
I.3.2.1 Différentes sortes de silos à boues ………………………………... 9
I.3.3 Silo à pellets ………………………………………………………………. 9
I.3.3.1 Les différents types de silos à pellets …………………………….. 9
I.3.3.2 Installation d'un silo à pellets …………………………………….. 10
I.3.4 Silos-tours faible d'oxygène ……………………………………………….. 10
I.3.5 Silos en bois debout béton …………………………………………………. 10
I.3.6 Les silos à fond vibrant …………………………………………………….. 12
I.4 Les silos métalliques …………………………………………………………….. 13
I.4.1 Les silos cylindriques en tôles nervurées ou ondulées ……………………. 13
I.4.2 Les silos cylindriques en tôles lisse ……………………….………………. 13
I.5 La ventilation des silos …………………………………………………………… 13
I.5.1 Processus de ventilation forcée …………….……………………………… 13
I.5.2 Le rôle de la ventilation ……………………………………………………. 15
I.5.3 La ventilation des grains en climat tempéré chaud ………………………… 15
I.6 Accessoires pour silos ……………………………………………………………. 15
II. Etude technologique ……………………………………………………………….. 16
II.1 Dispositif pour la construction des silos ………………………………………… 16
II.2 Description générale de silo à étudier …………………………………………… 18
II.2.1 Dimensions générales ……………………………………………………… 19
II.3 Matériaux utilisés ………………………………………………………………. 20
II.4 Les différentes parties de silo ……………………………………………………. 21
II.4.1 La virole et le cône………………………………………………………… 21
II.4.1.1 L’assemblage de la virole avec le cône ……………………………. 23
II.4.2 La trémie ………………………………………………………………….. 24
II.4.3 Le toit ……………………………………………………………………… 24
III. Calcul et vérification …………………………………………………………….. 27
III.1 Caractéristique de Matériaux utilisés……………………………………………. 28
III.2 Poids propre de silo ……………………………………………………………. 29
III.3 Calcul des Efforts exercées dans le silo……………………………………….. 31
III.3.1 Calcul de la pression verticale …………………………………………… 32
III.3.2 Calcul de la pression normale à la paroi …………………………………. 33
III.3.3 Action de frottement contre la paroi ……………………………………… 33
III.3.4 Applications numériques ………………………………………............... 33
III.4 Vérification des différents éléments de silo …………………………………….. 35
III.4.1 Vérification des épaisseurs de la tôle …………………………………….. 35
III.4.2 Vérification des liaisons entre portions de virole ………………………… 38
III.4.3 Vérification des liaisons entre portion de cône……………………………. 40
III.4.4 Vérification de la jonction entre cône et trémie…………………………… 42
III.5 Conclusion……………………………………………………………………….. 43
IV. Les étapes de fabrications …………………………………………………………. 44
IV.1 Le découpage des tôles ………………………………………………………….. 44
IV.1.1 Principe de l'oxycoupage …………………………………………………. 45
IV.1.2 Avantages et inconvénients de l’oxycoupage …………………………….. 45
IV.1.3 Conditions à satisfaire pour rendre l'oxycoupage possible………………... 46
IV.1.4 Préparation des tôles avant l’oxycoupage ………………………………… 46
IV.1.5 Les dimensions et les formes des tôles après coupage …………………… 46
IV.2 Le cintrage ou roulage des tôles ………………………………………………... 50
IV.2.1 Avantages des rouleuses à quatre rouleaux ……………………………… 50
IV.2.2 Cintrage de la virole ……………………………………………………… 50
IV.2.3 Le cône …………………………………………………………………… 51
IV.3 Pliages de la tôle de trémie ……………………………………………………… 52
IV.3.1 La cotation de pliage ……………………………………………………… 52
IV.4 L’assemblage par soudage ……………………………………………………... 54
IV.4.1 Le soudage manuel à l’arc ……………………………………………...... 54
IV.4.1.1 Le matériel de soudure manuel à l'arc …………………………….. 55
IV.4.2 Soudure semi-automatique ……………………………………………….. 55
IV.4.2.1Le matériel de soudure semi-automatique ………………………… 56
IV.4.2.2 Avantage et inconvénients ………………………………………... 56
V. Contrôle de soudage ……………………………………………………………….. 57
V.1 Introduction………………………………………………………………………. 57
V.2 Etapes de contrôle du soudage …………………………………………………… 57
V.3 Les techniques de contrôle ……………………………………………………….. 59
V.3.1 Examen visuel ……………………………………………………………... 59
V.3.1.1Les instruments couramment utilisées……………………………... 59
V.3.1.2 Avantage et inconvénients ……………………………………….. 60
V.3.2 Le ressuage …………………………………………………………………. 60
V.3.2.1 Principe …………………………………………………………….. 60
V.3.2.2 Mise en œuvre ……………………………………………………... 61
V.3.2.3 Les avantages et les inconvénients ………………………………… 63
V.3.3 Les ultrasons ………………………………………………………………... 63
V.3.3.1 Principe ……………………………………………………………. 63
V.3.3.2Domaine d'application ……………………………………………… 64
V.3.3.3 Mise en œuvre ……………………………………………………... 64
V.3.3.4 Les avantages et les inconvénients ………………………………… 65
Conclusion générale 67
Liste des figures
Chapitre I : Généralité
Figure II.2 une portion d'une virole avec une portion de cône………………………….. 22
Chapitre I : Généralité
Tableau I.1 Accessoires pour silo………………………………………………………… 15
I. Généralité :
Le remplissage des silos se fait par le haut et recourt à diverses techniques : élévateur à
godets ou à vis sans fin, air pulsé...
Un silo isolé comporte un corps vertical à section constante, mais fréquemment plusie urs
cellules à section droite polygonale ou circulaire sont accolées : l’ensemble constit ue alors
une batterie de silos. [1]
Il existe plusieurs formes et types de silos qui varis selon l’utilisation, en voici les plus
fréquents :
Avant de connaître la (ou les) particularité(s) du silo agricole, il est nécessaire de savoir
qu'il sert à stocker différentes matières, tels que les granulés, les copeaux, et bien d'autres
encore.
Rectangulaire, circulaire, carré, le silo agricole peut avoir diverses formes. En fonction de
son utilisation, il peut aussi avoir une base conique, cylindrique ou plate, avec ou sans
système d'extraction.
Le silo agricole est fabriqué en béton, acier inoxydable ou aluminium, de façon à préserver
la qualité des produits stockés à l'intérieur, surtout lors des différences de températures, et de
climat (humide, sec). S'agissant de lieu de stockage, il peut aussi être installé seul, en couloirs
ou en tranchées, c'est-à-dire que plusieurs silos sont mis côte à côte.
Le remplissage s'effectue toujours par le haut. La distribution des produits, quant à elle, se
fait par le bas. Parfois monté sur pilotis, le silo agricole peut remplir des camions complets ou
déverser son contenu directement dans les machines de fabrication.
Les silos à grain sont des réservoirs utilisés pour le stockage du grain en vrac. Il y a trois
grands types de structures proposés par les fabricants des silos : le silo tour, le silo bunker et
le silo sac.
Les silos tours sont des constructions verticales cylindriques de diamètre compris entre
quelques mètres et une trentaine de mètres pouvant atteindre plus de 80 mètres de hauteur. Ils
sont construits généralement en ciment ou en béton armé. Le déchargement de ces silos-tours
se fait généralement directement dans des wagons à grains, des camions ou des convoyeurs.
Les silos bunkers sont des tranchées généralement constituées de murs en ciment et
revêtues d'un matériau plastique assurant leur étanchéité. Les silos-bunkers sont chargés et
déchargés par des tracteurs ou par des machines à moteur. D'un coût moins cher que les silos-
tours et qui sont particulièrement adaptés aux stockages volumineux de grains.
Les silos sacs sont des structures en plastique de capacité et de longueur variables. Ils sont
emballés à l'aide d'une machine faite pour cet usage, et scellés aux deux extrémités. Ils sont
déchargés à l'aide d'un tracteur. Les silos-sacs sont des poches de stockage temporaires
utilisées de manière transitoire lors d'un surplus de récolte et quand tous les autres réservoirs
sont pleins par exemple. Ces capacités de stockage ont bien évidemment un coût d'achat très
faible et ne nécessitent pas de coût d'investissement comme les silos en ciment ou en béton.
[3]
Cela fait plus d'un siècle que l'on a trouvé le silo pour conserver la céréale. Cela évite que
le maïs subisse les assauts climatiques et ceux des rongeurs. Le maïs est ainsi stocké en
respectant ses besoins, car il nécessite des conditions de séchage optimales pour être
conforme aux normes alimentaires. Il y à une économie d'emballage puisque le maïs y est
stocké en vrac.
Il s'agit d'un silo à maïs creusé dans la terre avec des parois et un sol recouverts de béton.
Une couche de matière plastique y est superposée pour plus d'étanchéité. Le remplissage se
Chapitre I : Généralité 8
fait par tracteur. Ce silo à maïs offre une étanchéité très efficace, d'autant plus qu'il est idéal
pour les grandes quantités et qu'il est moins coûteux qu'un silo en tour.
Mais le silo à tour peut être envisagé en tant que silo à maïs : il s'agit d'une tour de forme
cylindrique qui peut atteindre jusqu'à 80 mètres de hauteur, construite en béton armé ou en
ciment. Cette solution de silo à maïs est idéalement pour les grosses structures qui font
décharger le maïs par wagonnet.
De par des systèmes de drainage appropriés, les eaux usées sont acheminées vers des lieux
de collecte pour subir un certain nombre de traitements. Il en découle des résidus qu'on
désigne par le terme de "boues". Il importe de recueillir régulièrement et d'emmagasiner
convenablement cette matière. Pour cela, on a recours à des enceintes de stockage dénommées
silos à boues.
Selon le besoin et les exigences du terrain, on a recours à plusieurs types de silos à boues.
Les silos à fond plat existent sous différentes variantes. Alors que certains servent à recueillir
la boue humide et sont munis soit d'un cadre d'extraction rotatif soit d'un système d'extraction
alternatif, d'autres sont équipés de systèmes d'extraction dits "planétaires" et sont destinés aux
cendres chaudes et sont munis de dispositifs permettant de remplir directement des camions.
En forme de cône, une mitre équipe le silo à boues parallélépipédique afin de faciliter
l'écoulement de la boue. Généralement placé sur du béton ou de la matière métallique, le silo
à boues dit "cloche" se vide grâce à son fond racleur ou à son système multi- vis. Avec le silo
jupe, tout appareillage en dessous de la sortie du cône est protégé
Le bois est le plus vieux combustible du monde. Les hommes des cavernes l'utilisaient déjà
pour se chauffer et pour faire cuire leurs aliments. Aujourd'hui, le chauffage à granulés de
bois ou à pellets est en plein renouveau pour des raisons écologiques, mais également
économiques. Le bois est en effet une énergie renouvelable et écologique utilisant pour sa
croissance beaucoup plus de gaz carbonique que sa combustion n'en génère.
Pour éviter les corvées de bois, les constructeurs de chaudières à granulés ont mis au point
de nouveaux systèmes de chauffage où le bois est cond itionné et stocké sous forme de
granulés dans des réservoirs de forme cylindrique ou cubique appelés silos à pellets.
Il existe plusieurs types de silos à pellets correspondant à des matériaux et à des types
d'introduction différents.
Un silo à pellets est généralement constitué d'une enveloppe métallique (inox, aluminium
ou acier) de quelques millimètres d'épaisseur, d'une enveloppe en matériau en résine
composite ou bien d'une enveloppe en plastique souple.
Chapitre I : Généralité 10
Les silos à pellets sont généralement placés en amont des chaudières à combustion et les
granulés de bois sont introduits dans la chambre de combustion soit par mouvement
mécanique (en général une vis sans fin ou vis d'Archimède permet d'acheminer les granulés
du silo à pellets jusqu'à l'entrée de la chambre de combustion) soit par aspiration (un système
de pompe aspirante permet de véhiculer les granulés du silo vers la chambre de combustion).
Silos en bois debout béton sont construits à partir des petits blocs en béton préfabriqué
avec des rainures le long de chaque bord nervurées qui les verrouiller ensemble dans une
enveloppe à haute résistance. Une grande partie de la force de béton provient de sa haute
incompressibilité, de sorte que le silo est maintenu par des arceaux en acier entourant la tour
et la compression des barres dans un anneau serré. Les piles verticales sont maintenues
ensemble par engrènement des extrémités des douves par une courte distance sur le pourtour
de chaque couche.
Ils ont la possibilité d'avoir leur hauteur augmentée selon les besoins de la ferme et du
pouvoir d'achat de l'agriculteur, ou à être complètement démonté et réinstallé ailleurs s'ils ne
sont plus nécessaires.
Le fond vibrant est construit à base d’un fond embo uti équipé d’un cône de sortie ,un
déflecteur conique interne est supporté à l’intérieur du fond embouti par traverses en profilés
soudés sur chant pour éviter la rétention de produit.
Un moteur vibrant –deux dans certain cas est fixé à l’extérieur du fond embouti.
L’amplitude des vibrations est réglable par positionnement des balourds à chaque extrémité
de l’arbre moteur.
Cet ensemble est suspendu à la base du silo au moyen de biellettes de suspensions munis
d’actuation élastique à chaque extrémité pour éviter la transmission des vibrations aux parois
du silo. Le nombre de biellettes sont reliées au silo par l’intermédiaire d’un cornier support
soudée ou boulonnée sur le silo.
Selon la forme géométrique des cellules et la nature des parois métallique, on distingue
deux principaux types de silos :
Les montants verticaux équilibrent l’effort de frottement exercé par la matière ensilée sur
les parois, et supportent le poids propre du silos.
La hauteur du silo peut atteindre 16 à 17 m avec diamètres compris entre 2.60 et 15m.
La cellule cylindrique est construite avec des viroles en tôles galvanisées, assemblées par
boulonnage avec interposition d’un cordon d’étanchéité, la tôle a une épaisseur qui varie de 1
à 2.5 mm, faciles à manipuler , lors du montage , du fait de leur faible poids la construction
,étant lisse elle n’entraine aucune résistance à l’écoulement du produit lors de la vidange .
L’utilisation de l’acier galvanisé, confère à l’installation une bonne protection contre la
corrosion.
La ventilation forcée constitue l’avantage essentiel du stockage des grains dans des cellules
métalliques.
fraiche et plus sèche, en tenant compte dans les calcules des caractéristique de l’atmosphère
insufflée.
En climat tempéré chaud, un certain nombre de facteurs justifient le grand intérêt de cette
technique :
Les grains sont récoltés à des températures élevées (30 à 40°C) et à des humidités
basses (8 à 12% d’eau). Par suite, un refroidissement même limité sera très performant
par rapport aux températures initiales du grain.
Le stockage des grandes quantités de grain dans des cellules verticales ne permet pas
un refroidissement uniforme par voie naturelle, du fait de la grande inertie thermique
du grain sec (faible conductivité thermique) ;
Les insectes, en particulier ceux de la famille des charançons, sont moins résistants au
froid.
Le silo est équipé de différents accessoires et cela vari d’un silo à un autre selon
l’utilisation et le type de silo, en voici quelques exemples :
1 PASSERELLE D’INSPECTION
2 PORTIQUE DE SOUTIEN
4 INDICATEUR DE NIVEAU
5 PETITE ECHELLE
6 PORTE DE VISITE
Les silos doivent être construits suivant les règles de l’art. Dans les calculs, il faut tenir
compte du poids propre, de la pression statique de la matière ensilée, des efforts dynamiques
pendant le remplissage ou le vidage, des efforts asymétriques ou localisés dus à une
répartition irrégulière de la matière, des influences atmosphériques telles que le vent, la
température, la neige, le gel ainsi que de toute autre sollicitation pouvant intervenir dans les
cas particuliers.
Les silos, les trémies et les ouvertures de vidage doivent être conçus, disposés et
dimensionnés de façon à assurer un écoulement régulier de la matière.
Certaines parties des parois ou de la couverture des silos, dans les quelles peuvent se
former des mélanges explosifs de gaz ou de poussières, doivent être en construction
légère. Elles doivent être conçues de telle manière qu’en cas d’explosion, l’onde de
choc puisse se propager librement à l’extérieur et de limiter le danger pendant la chute
de ces éléments.
Les appareils électriques mobiles et portatifs doivent, s’ils sont utilisés à l’intérieur des
silos, être raccordés aux réseaux spécialement prévus à cet effet. De même que les
autres matériels installés à demeure, ces raccordements doivent être effectués selo n
des normes.
Les postes de service surélevés doivent être munis d’escaliers et de passerelles fixes.
Les échelles ne peuvent être utilisées qu’aux parties d’installation peu fréquentées et
d’importance secondaire. Les escaliers et les passerelles doivent être munis de garde-
corps du côté du vide.
Chapitre II : Etude technologique 17
Les dispositifs d’alimentation des silos dans lesquels des personnes peuvent être
appelées à y accéder doivent être verrouillés en position d’arrêt.
Les ouvertures de remplissage doivent être recouvertes d’une grille solide si des
personnes sont appelées à circuler à leurs abords. Le vide entre les barreaux de la
grille sera suffisamment étroit pour que personne ne puisse tomber au travers.
Dans les silos où la matière est reprise par une ouverture latérale, un avant-toit
intérieur doit empêcher cette matière de se déverser sur la personne qui ouvre l’accès.
Les silos restant en service pendant les périodes froides et remplis de matériaux
pouvant s’agglutiner sous l’effet du gel doivent être pourvus d’un dispositif de
chauffage. On tiendra compte dans le choix de celui-ci de la nature de la matière
ensilée (risque d’incendie et d’explosion) et des risques d’intoxication possibles
(monoxyde de carbone).
Dans les silos où le blocage des matériaux est à craindre (formation de cheminées ou
de voûtes), des dispositions doivent être prises pour permettre un déblocage sans
danger: ouvertures de déblocage, vibrateurs, jets d’air comprimé ou d’eau, coussin
d’air comprimé, etc.
Chapitre II : Etude technologique 18
Volume du produit…………………………………...………………………..……………….300 𝑚3
A. Virole :
B. Cône :
Epaisseur…………………………………………………………………………………4mm
Platines de liaison…………………...……………………………………………...60x20 mm
C. Toit :
Epaisseur …………………………………………………………………….………….7 mm
UPN………………………………..………………………………………………..UPN 120
Chapitre II : Etude technologique 20
Il peut encore contenir d’autres éléments mais de tous ces éléments d’alliage, le carbone a
l’effet le plus prononcé sur les propriétés de l’acier. Si l’on ajoute plus de 0,5 % d’éléments
d’alliage à l’acier, on parle d’acier allié, mais si la proportion d’éléments d’alliage est
inférieure à ce chiffre, on parle d’acier non allié.
Dans la construction des silos on requiert une certaine résistance qui s’obtient par l’ajout
d’élément d’alliage, les principaux durcissant sont par ordre d’importance le carbone, le
manganèse, le silicium, etc. Plus il y a d’éléments d’alliage, plus le matériau est dur, les
éléments d’alliage ont également une grande incidence sur la compatibilité de l’acier avec le
soudage et la galvanisation, si bien que l’on ne peut ajouter indéfiniment des éléments
d’alliage. Voici quelques aciers qui sont fréquemment utilisés dans la construction
métallique :
Les aciers HLE sont des aciers à haute résistance, obtenues par l’ajout d’éléments de
micro-alliage (niobium, titane, vanadium, etc.…) afin de minimiser l’ajout de carbone, de
manganèse, etc. C’est pour cette raison qu’ils présentent une soudabilité supérieure.
Les aciers HLE (par exemple le S355MC) sont utilisés pour les applications où leurs atouts
(résistance, déformabilité et soudabilité) peuvent être exploités : transport, levage, etc. Leur
utilisation permet souvent une réduction de poids. [9]
On utilise surtout du zinc ou des alliages de zinc et d’aluminium pour revêtir les aciers
plats. Le revêtement métallique offre une excellente protection contre la corrosion, parce
qu’elle repose sur un double principe : l’effet barrière (fermeture physique de la surface de
l’acier) et la protection cathodique.
Chapitre II : Etude technologique 21
Comme le zinc est un métal moins noble que le fer, il « se sacrifiera » au profit de l’acier
(se corrodera en premier). Contrairement aux oxydes de fer, les produits de corrosion du zinc
(«rouille blanche »), forment une couche plus ou moins protectrice et ralentissent
sensiblement la poursuite du processus de corrosion. [9]
La nuance la plus répandue dans la construction métallique est le S235JR, qui va être
utilisée pour la fabrication de notre silo.
La virole et le cône de notre silo sont réalisées à partir de 4 portions de 90° reliées entre
elles par des platines boulonnées, l’épaisseur des tôles varie entre 2 mm et 4 mm celons
l’altitude, car les contraintes dangereuses sont tout en bas de l’appareil à cause de la charge
surfacique de compression due au poids de ce dernier.
L’écoulement des produits en vrac pulvérulents avec un diamètre de grain moyen inferieur
à 0.1 mm est toujours synonyme de problèmes importants, car ces produits coulent mal, et
pour cela notre silo a un cône d’un angle de 55.5°, le choix a été fixé sur cette solution par ce
qu’elle est moins couteuse.
La tôle de la virole est renforcée avec des fers plats de 60x20, les fers plats avec des trous
ronds ou oblongs sur les extrémités des portions de la virole servent à l’assemblage.
Chapitre II : Etude technologique 22
Une portion de la virole avec une portion de cône assemblé entre elles, se compose de 14
éléments, le tableau suivant définit les pièces avec descriptions et quantité :
Tableau II.1 Les élément pour une portion d’une virole avec une portion de cône
Figure II.2 une portion d'une virole avec une portion de cône
Chapitre II : Etude technologique 23
L’assemblage de la partie virole avec le cône se fait par soudage en utilisant des goussets
et des poutres UPN180. (Figure II.3)
Pour l’assemblage des deux parties on pose deux poutres UPN180 l’une sur l’autre qui
chacune d’elle va être soudé sur les tôles (de la virole et le cône), les goussets sont soudés par
point entre les poutres.
Dans une portion on trouve un totale de sept gousset, dans les extrémités de la portion il ya
deux goussets que l’une d’elle est percée et cela pour l’assemblage des quatre portions entre
elle avec boulons, et trois au milieu. Les goussets dans cet assemblage assurent le guidage des
deux poutres UPN180, et leur bon serrage, et par là on constate qu’ils ont un grand rôle dans
l’assemblage des deux parties.
Chapitre II : Etude technologique 24
II.4.2 La trémie :
En dessous du silo on trouve une pièce qui est similaire à un entonnoir qu’on appelle
trémie, cette trémie est utilisée pour extraire les matériaux du silo, et elle est équipée d’une
petite porte de visite.
La trémie a une longueur de 2000 mm conçu avec une tôle d’épaisseur 4 mm,
l’assemblage de celle-ci avec le cône est par boulon de type M10-classe 8.8.
II.4.3 Le toit :
Le toit de notre silo se compose de quatre morceaux de tôles assemblés entre elle par
soudage, qui sont posés sur des longerons et renforcé par des traverses. Son diamètre général
est de 5590 mm avec une masse totale de 2194.3 kg, l’ensemble est assemblé par boulon sur
la dernière vérole. (Figure II.5)
Chapitre II : Etude technologique 25
Dans la conception de notre silo les longerons de toit sont des poutres de type UPN120
(H=120 mm ; S=1700 mm²) qui ont deux principaux rôles, le premier est de simplifier
l’assemblage des quatre morceaux de toit, et la deuxième est de supporter l’essentielle des
charges ponctuelles et les efforts (surtout en flexion) sur le toit.
A. La tôle de toit :
La tôle utilisée dans la fabrication de toit est une
tôle en acier larmée de 5/7 mm (les larmes de 2 mm
de hauteur), le choix de ce type de tôle donne une
surface qui a la propriété d’anti dérapage même dans
les conditions les plus difficile, c’est ce qui les rend
idéal pour les soles souvent humides ou gras.
B. Trappe de visite :
C. Manche de décompression :
Les calculs ont été faits selon les codes et les normes suivants :
Norme NF P22—630 :
La norme couvre les cellules des silos (isolées ou en batterie) à parois verticales avec des
orifices de vidange situés dans le fond horizontal ou dans les parois par piquage latéral, ou
munies de trémies. L'effet de "silo" de ces cellules intervient lorsque le rapport H/D (H =
hauteur équivalente, D = diamètre du cercle inscrit) est supérieur à 0,8.
Cet ouvrage énonce les Règles de calcul des constructions en acier, dites Règles CM 66,
accompagnées de l'Additif 80, Les Règles CM 66 concernent essentiellement les structures à
barres constituées à partir de pièces simples ou composées en profils laminés. Fondées sur le
seul comportement élastique de l'acier, elles ramènent les calculs de contraintes à une
contrainte de référence, dite contrainte de ruine, qui est la limite d'élasticité de l'acier utilisé.
La présente partie 2 de l'EN 10025 spécifie les conditions techniques de livraison des
produits plats et longs et des demi-produits destinés à être transformés en produits plats et
longs en aciers non alliés de qualité laminés à chaud, dans les nuances et qualités données
dans des Tableaux (composition chimique et caractéristiques mécaniques), dans les
conditions de livraison spécifiées .
Chapitre III : Calcul et vérification 28
La norme NF EN ISO 898-1, publiée en juin 2009, constitue la quatrième édition du texte
traitant des caractéristiques mécaniques des éléments de fixation en acier au carbone et en
acier allié: Vis, goujons et tiges filetées de classes de qualité spécifiées — Filetages à pas gros
et filetages à pas fin.
Il s’agit d’une norme fondamentale pour les vis, goujons et tiges filetées à filetage
métrique ISO triangulaire en acier au carbone et en acier allié, essayés dans la plage de
température ambiante de 10 °C à 35 °C.
Le silo est réalisé en acier carbone type S235 JR, ses caractéristiques sont les suivants :
Température de calcul...................................................................................................20°C
La classe de la boulonnerie utilisée est 8.8 (sont des boulons à haute résistance ou boulons
HR). Les caractéristiques sont issues de la norme [13] :
A. Poids de la virole :
Partie 1
Épaisseur 4 mm
Hauteur 6000 mm
Masse linéique 542 Kg/m
Masse du tronçon 3253 Kg
Partie 2
Épaisseur 3 mm
Hauteur 3000 mm
Masse linéique 407 Kg/m
Masse du tronçon 1220 Kg
Partie 3
Épaisseur 2.5 mm
Hauteur 3000 mm
Masse linéique 339 kg/m
Masse du tronçon 1017 Kg
Partie 4
Épaisseur 2.0 mm
Hauteur 3000 mm
Masse linéique 271 kg/m
Masse du tronçon 841 Kg
Figure III.2 Les parties de la virole
B. Masse du cône :
C. Masse du toit :
Plateau
Diamètre 5590 mm
Epaisseur 7 mm
Masse du plateau 1550,9 kg
Travers
Epaisseur 10 mm
Hauteur 60 mm
Masse cumulée 239,6 kg
Longerons
Type de poutre UPN 120
Longueur cumulé en UPN 120 26204 mm
Masse cumulée 403.8 kg
Pression verticale
Pression normale (horizontale) sur la
paroi
Frottement sur la paroi
Figure III.3 Les efforts exercés dans le silo
Ces pressions sont liées aux caractéristiques géométriques de silo et les caractéristiques de
la matière ensilée et qui sont les suivant :
La matière ensilée est considérée sans cohésion, homogène, isotrope, avec des
caractéristiques mécaniques constantes, notamment l’angle de frottement interne et l’angle de
frottement en paroi. Les caractéristiques de la matière ensilée sont les suivant :
μ= tanδ 𝜇 𝑟= 0.21
𝜇 𝑣 =1.25
λ=
1−𝑠𝑖𝑛𝜑𝑐𝑜𝑠2𝛽 𝜆𝑟 =0.42
1+𝑠𝑖𝑛𝜑𝑐𝑜𝑠2 𝛽 𝜆𝑣 =1.24
𝒏 = 𝛎𝝀𝑪𝒆 (3.2)
t = nμ (3.3)
Avec :
Lorsque les silos sont destinés à contenir plusieurs types de céréale, la norme [10]
demande à ce que, pour obtenir les chargements maximale, deux calculs soient réalisés. Le
premier calcul avec un poids volumique de 8KN/𝑚3 et un angle de frottement interne de 25°,
et un second avec un poids volumique de 8.5 KN/𝑚3 et un angle de 32°.
Comme la masse volumique est fournie par le client, deux calculs sont réalisés avec la
masse communiqué soit 7.5 KN/𝑚3 (qui correspond à la masse volumique de soja en grain),
et les angles de frottement interne précédemment cités, le calcule est réalisé aussi pour les
deux phases (remplissage et vidange).
Pour ne pas surcharger le document on va donner les résultats finale qui sont retenue, c’est
résultats sont les efforts maximales des différents calculs et qui sont les suivants :
Chapitre III : Calcul et vérification 34
B. Pour le cône :
pression normale contre la paroi à la vidange 𝑛𝑣 = 0.063 0.071 0.079 0.086 MPa
Action de frottement contre la paroi à la vidange 𝑡𝑣 = 0.012 0.014 0.015 0.016 MPa
Remarque :
Comme il va avoir des personnes qui vont opérer sur le toit pour effectuer plusieurs
opérations comme le remplissage ou le nettoyage de silo, alors pour des mesures de sécurité
en considère une surcharge ponctuelle de 500 kg sur le toit, et qui peut tenir compte même de
la neige.
Chapitre III : Calcul et vérification 35
Après le calcul de différentes charges et les efforts exercés sur le silo, on va dans cette
partie procédé à un calcul de vérification de la résistance de matériaux pour les éléments de
silo.
Les valeurs utilisées pour la vérification sont pondérées à l’aide des coefficients de
pondération du CM 66, à savoir 1.5 pour les charges variables.
Les tronçons à étudier et modélisé à l’aide du logiciel solidworks version 2014, qui est un
logicielle américain 3D utilisant la conception paramétrique.
A. Les viroles :
Comme les valeurs maximales pour les pressions normales à la paroi et les actions de
frottements sont en bas de silo, alors le calcule se fera que sur la première virole (partie 1 en
figure III.1), puisque la virole est constitué de quatre parties de même dimensions ,alors le
calcul se fait que pour 1/4 de la virole de la partie 1 .
Action de Force de
Altitude (m) Epaisseur Pression frottement compression
(mm) normale contre la due au poids
(MPa) paroi (Mpa) de l’appareil
(N)
Propriétés de l'étude :
Résultat de l’étude:
Le résultat de l’étude montre les zones où les contraintes sont aux maximums (les zones
en rouge) dans notre tronçon, le max est à 71 MPa .Comme la contrainte admissible de notre
matériaux est de 235 MPa, alors le tronçon à une résistance mécanique plus que acceptable.
B. Le cône :
De même que pour la virole le calcul concerne que le 1/4 de cône .
Propriétés de l'étude :
Type d’analyse Analyse statique
Type de maillage Maillage volumique
Nombre total de nœuds 15061
Nombre total d’élément 7325
Tableau III.6 propriété de l'étude
Résultat de l’étude:
Le résultat de l’étude montre les zones où les contraintes sont aux maximums (les zo nes en
rouge) dans notre cône, le max est à 117 MPa .Comme la contrainte admissible de notre
matériaux est de 235 MPa alors, le cône à une résistance mécanique plus que acceptable.
Nombre de boulons 14
Contraint de traction
Nombre de boulons Nb = 1
𝝈𝒏 <𝝈𝒆 Acceptable
Epaisseur de la semelle e = 20 mm
𝑀𝑓
Contrainte de flexion 𝜎𝑓 = 𝜎𝑓 =104.36 MPa acceptable
𝐼/𝑉
Chapitre III : Calcul et vérification 40
De même que pour la virole, la trémie est réalisée à partir de 4 portions de 90° reliée entre
elle par des platines boulonnées, l’espace maximal entre 2 boulons est de 150 mm.
Nombre de boulons 23
B. Vérification de la boulonnerie :
Contraint de traction
Nombre de boulons Nb = 1
𝝈𝒏 <𝝈𝒆 Acceptable
Epaisseur de la semelle e = 20 mm
𝑀𝑓
Contrainte de flexion 𝜎𝑓 = 𝜎𝑓 =105.74 MPa acceptable
𝐼/𝑉
Chapitre III : Calcul et vérification 42
Le cône et la trémie sont assemblés avec boulon (M10-classe 8.8), et platine de 60x10 mm.
Donnée d’entrée :
Nombre de boulons 32
B. Vérification de la boulonnerie :
Contraint de traction
Nombre de boulons Nb = 1
𝝈𝒏 <𝝈𝒆 Acceptable
Epaisseur de la semelle e = 10 mm
𝑀𝑓
Contrainte de flexion 𝜎𝑓 = 𝜎𝑓 =112.58 MPa acceptable
𝐼/𝑉
III.5 Conclusion :
Dans ce chapitre en va voir les déférentes étapes de fabrication des éléments et pièces de
notre silo. Les principales étapes sont :
L'oxycoupage est une opération de coupage par combustion localisée et continue sous
faction d'un jet d'oxygène pur, agissant en un point préalablement porté à une température
convenable (1300 °C), dite température d'amorçage.
Ce procédé nécessite une flamme de chauffe pour l'amorçage et un jet d'oxygène de coupe
généralement central et destiné à réaliser la combustion dans la saignée étroite.
Sous l’effet de la chaleur, l’apparition d’oxyde de fer sur un métal ferreux grâce à
l’injection d’oxygène. L’oxyde de fer ainsi créé fond sous la pression des gaz et s’écoule ; la
coupure du métal est alors réalisée (figure 2.IV).
a. Avantage :
b. Inconvénients :
Ne peut être utilisé que pour l’acier dont la teneur en carbone excède 1,9%.
Les pièces oxycoupées ne peuvent pas être soudées directement, nécessite un usinage
préalable de la croûte oxydée.
Pour la mise en forme des éléments de notre silo on doit découper les tôles avec des formes
et des dimensions bien précises. Comme chaque partie de notre silo se compose de 4 portions,
alors les dimensions qui vont se suivre sont pour une portion de chaque partie.
Chapitre IV : Les étapes de fabrications 47
A. La virole :
Comme la virole est fabriquée avec différentes épaisseurs de tôles, alors le coupage se fera
sur des tôles de différentes épaisseurs (2,2.5, 3,4 mm), la forme de coupage est rectangulaire
de 2810 x 2005 mm .
B. Le cône :
Le découpage pour la fabrication de cône se fait sur une tôle d’épaisseur de 4 mm, la forme
et les dimensions sont montrées dans la figure suivante :
C. Les goussets :
Les goussets sont découpés dans une tôle d’épaisseur de 10 mm comme les figures
suivantes le montre :
D. Le toit :
Comme on a vu dans le chapitre II, le toit de notre silo se compose de deux différentes
parties (partie latérale et partie centrale) .le coupage des parties de toit se fait dans une tôle
larmée de 7 mm, leur forme sont les suivantes :
La partie latérale :
La partie centrale :
E. La trémie :
La trémie de notre silo se compose d’une seule partie et elle est coupée dans une tôle de 4
mm (figure IV.8)
Le but de cintrage ou roulage consiste à donner une forme cylindrique ou conique à une
tôle, cette forme peut être totale (cintrage fermé) ou partielle (cintrage ouvert).La forme est
obtenue par l’action en porte à faux d’une pression, soit que la pièce soit animée d’un
mouvement de translation par l'entraînement des rouleaux (cintrage sur rouleuses), soit que la
pièce reste localement fixe (cintrage sur presse plieuse).
Les machines à rouler les plus courantes sont actuellement celles du type planeur à quatre
rouleuses avec adaptation d'amorçage. Un dispositif articulé du rouleau supérieur permet la
sortie des pièces présentant un cintrage fermé.
Pour une portion de virole de 90°, le cintrage se fait avec une cintreuse de type planeur à
quatre rouleaux, les rouleaux entraîneurs E1 et E2 sont situés sur des plans verticaux et leur
pression sur la pièce permet son entraînement. Le cylindre formeur F1, entraîné par contact,
permet d'obtenir le rayon de cintrage par suite de son dépla cement oblique en translation, ce
type de roulage permet un amorçage dès la rentrée des pièces, le rouleau F2 permet le roulage
de sortie et évite ainsi le retournement pour le formage de l’extrémité.
Pour réaliser un cône sur la rouleuse à 4 rouleaux, le rouleau inférieur central s’incline et
ne pince que la partie postérieure de la tôle, là où le diamètre du cône est le plus grand, et
l’entraîne plus rapidement tout en aidant le côté le plus long (développement) à avancer.
Le dispositif opposé, au contraire, qui aide la tôle à tourner et la guide selon la géométrie
du cône (du côté correspondant au diamètre le plus petit), ralentit l’avancement de son
développement le plus court. Les rouleaux latéraux de la machine doivent être inclinés pour
que la géométrie du cône soit correcte.
Comme notre cône est composé de quatre portions assemblées, alors le cintrage d’une
portion va être ouvert de 90°.
Chapitre IV : Les étapes de fabrications 52
Le pliage est une opération de conformation à froid qui consiste à déformer une tôle plane
en changeant la direction de ses fibres de façon brusque suivant un angle.
Il existe plusieurs techniques pour plier une pièce : pliage en l’air dans une presse-plieuse,
pliage en frappe, pliage sur plieuse à sommier ou universelle…
Figure IV.11 Pliage sur presse plieuse Figure IV.12 Pliage sur plieuse
universelle ou a sommier
En pliage, plusieurs cotations apparaissent : la longueur d’un bord plié, le rayon de pliage,
L’angle de pliage, la longueur de pliage, etc. … Nous allons passer en revue tous ces
paramètres.
A. Le rayon de pliage Ri :
Le rayon de pliage est défini selon la machine employée et les contraintes du dessin de la
pièce. La plupart du temps, le dessin n’impose pas de rayon. C’est la machine utilisé qui
définira à ce moment sa valeur. On note que le rayon intérieur possible varie aussi en fonction
de la matière et de son coefficient d’allongement.
Retenons que plus la matière est malléable, plus le rayon intérieur pourra être petit, sans
que l’on observe des défauts de criquage (cassure à l’extérieur du pli).
Ce rayon dépend :
de la nature du métal (acier, aluminium, cuivre...).
de l’épaisseur à plier.
de l'état de malléabilité.
de l'orientation des fibres.
B. L’angle de pliage :
L’angle de pliage ou l’angle du pli est défini par le dessin de définition de la pièce et peut
être réalisé suivant les capacités machine. L’angle le plus travaillé est celui de 90°.
C. La longueur de pliage :
La longueur du pli est aussi appelé ligne de pliage. Ce paramètre fait varier la force à
appliquer pour un pli. Plus la longueur est grande, plus grande sera la Force nécessaire.
Chapitre IV : Les étapes de fabrications 54
Pour l’assemblage de quelques éléments de notre silo comme les renforts sur les véroles et
virole avec cône, on a utilisé l’assemblage par soudage.
C'est l'échauffement créé par la résistivité des métaux parcourus par l'électricité qui élève
la température au point de soudure jusqu'à celle requise pour la fusion du métal.
La pièce à souder est reliée à un pôle et sur le second pôle c'est une électrode qui transporte
le courant électrique.
L'arc électrique qui se créé provoque l'échauffement du métal de la pièce à souder et la fonte
éventuelle de l'électrode.
Chapitre IV : Les étapes de fabrications 55
L' électrode soudure peut être soit un fil continu : le fil à souder, soit une électrode soudure
de différents métaux et tailles selon le métal à souder et le type d'électrode fusible (fondant
lors de la soudure) ou non fusible (sans perte de matière de l'électrode lors de la soudure) dans
ce cas, un métal d'apport est nécessaire par l'utilisation de baguettes à souder.
L'arc électrique dégageant de la chaleur, mais aussi un arc lumineux éblouissant, le masque
à soudure est la base de l'équipement de protection.
L'arc électrique qui se créé provoque l'échauffement du métal de la pièce à souder et la fonte
du fil à souder.
L'avance en continu du fil à souder est assurée par des rouleaux d'avance automatique qui
dévident la bobine de stockage de fil à souder.
Bien évidemment, si le fil à souder entrait en contact avec la pièce à souder, le dispositif
serait en court-circuit d'où les caractéristiques et protections internes du poste à soudure.
le porte-électrode est une torche à souder munie des rouleaux d'avance du fil ou peut
emporter une petite bobine (spool gun).
L'arc électrique, exclusivement alimenté en courant continu (CC), jaillit entre l'extrémité
du fil fusible (pôle « + ») et les pièces à souder (pôle « — »). Le dévidage du fil à vitesse
constante détermine l'intensité du courant fournie par le poste à souder qui doit être
autorégulée.
Rentabilité du procédé.
Vitesse très élevée en soudage.
Taux de dépôt de métal élevé.
Longueur possible d’un cordon sans point d’arrêt très important.
Pas de décrassage du laitier.
Possibilité de soudage dans toutes les positions.
Chapitre V : Contrôle de soudage 57
V. Contrôle de soudage :
V.1 Introduction :
Quel que soit le procédé de fabrication, pour obtenir des produits de qualité bien définie et
constante, il est importent de faire un contrôle de soudage .A CR-METALE il procède à trois
contrôle (examen visuel, contrôle par ressuage, et les ultrasons) pour vérifier l’état de
soudage.
N’opérer qu’un contrôle final conduit, en effet, à constater qu’on a produit des pièces non
conformes, lorsqu’il est trop tard pour l’éviter. Ceci est particulièrement vrai en soudage, où
les facteurs qui agissent sur la qualité sont nombreux et complexes. L’objectif du contrôle est
de garantir la bonne exécution de l’assemblage d’une construction.
Il s’applique à :
avant soudage
pendant soudage
après soudage
A. Le contrôle avant soudage a pour but de prévenir les défauts. Il portera sur :
B. Le contrôle pendant le soudage a pour but de s’assurer que les règles d’une
bonne exécution du joint sont respectées. Il portera sur :
La qualité du soudage
La nature et dimension du métal d’apport (soudabilité, état de surface, propreté)
L’état du joint réalisé (aspect conforme du cordon, dimensions des gorges,
pénétration, propreté, écartement des bords)
La disposition des passes (leur nombre, le sens de réalisation)
Les cadences de soudage (vitesse, interruptions entre passes)
Les déformations (décalage des pièces)
C. Le contrôle après soudage a pour but de vérifier que le joint exécuté est bien
conforme aux exigences de la construction. Il portera sur :
Pour le contrôle de soudage des silos on n’a utilisé que des méthodes de contrôle non
destructif des assemblages, qui sont couramment utiliser :
Le contrôle visuel
Le ressuage
La radiographie
L’examen visuel de l’endroit et de l’envers des soudures peut donner un certain nombre de
renseignements précieux : régularité d’aspect du métal déposé, pénétration, dénivellation des
bords, caniveaux, excès ou manque de métal, position et aspect des reprises, piqûres, rochage,
fissures…
On peut être conduit, pour déceler certains défauts peu visibles, à utiliser des loupes
simples, des loupes binoculaires munies ou non de dispositifs éclairants.
Pour l’examen intérieur de corps creux, on utilise des endoscopes, appareils comprenant
des jeux de miroirs avec oculaire d’observation et munis d’une source lumineuse.
On peut faire usage de calibres lorsque des tolérances de dimensions des soudures doivent
être respectées (surépaisseurs, gorge des soudures d’angle, ..).[18]
Figure V.1 Mesureur d’angle Figure V.2 Jauge de Figure V.3 Calibre selon
Calibre d’épaisseur mesure norme EN 970
Chapitre V : Contrôle de soudage 60
L’avantage est que c’est une mise en œuvre très rapide, et coût pas très onéreux.
L’inconvénient est qu’elle ne permet de contrôler que les défauts d’aspect, les
dimensions et les trous et fissures sont apparents.[18]
C’est un procédé qui permet de déceler les défauts de compacité débouchant en surface qui
sont parfois suffisamment fins pour échapper à l’examen visuel.
Dans le domaine du soudage, le contrôle par ressuage est donc fréquemment utilisé pour la
recherche des défauts superficiels.
V.3.2.1 Principe :
Certains produits liquides à faible tension superficielle ont la propriété de s’étendre très
facilement sur les surfaces où ils sont dépo sés et de pénétrer dans les plus fins défauts de
compacité qu’elles comportent. Le pétrole ou le gas‐oil par exemple ont cette propriété.
De tels liquides dits « pénétrant » mis en contact sur la surface d’une pièce à contrôler
s’infiltrent dans les moindres défauts en quantité relativement importante si le temps
d’imprégnation est suffisant.
A. Avantage :
B. Inconvénients :
La méthode repose sur la propagation d’une onde vibratoire, engendrée par un palpeur
piézoélectrique. Elle est réfléchie dès lors qu’elle rencontre un milieu différent de la nature du
milieu de propagation.
V.3.3.1 Principe :
En cas d'une défectuosité dans la pièce cette impulsion est réfléchie ("écho d'impulsion") et
cette réflexion peut être reçue par le même ou un autre palpeur. Connaissant la vitesse du son
qui est une constante pour chaque matériau homogène il nous est alors possible de calculer la
distance qui sépare la défectuosité du palpeur en mesurant le temps de parcours de
l'impulsion.
Chapitre V : Contrôle de soudage 64
V.3.3.2Domaine d'application :
Pendant cette exploration, l'opérateur doit surveiller l'apparition d'échos sur l'écran de
contrôle (par ex: écran d'oscilloscope) dont la position (la position permet de localiser le
réflecteur) et l'amplitude (l'amplitude de l'écho permet d'estimer l'importance du défaut) sont
révélateurs d'une anomalie.
Lorsque le seuil de prise en compte est atteint, il est a lors nécessaire de caractériser
l'anomalie à l'aide d'une pièce de référence (témoin) afin d'identifier la nature du défaut.
Chapitre V : Contrôle de soudage 65
A. Avantage :
B. Inconvénients :
Pour les contrôles "manuels" une grande expérience des opérateurs est nécessaire
Méthode impliquant un très haut niveau de technicité
Sensible à la géométrie (formes, rugosité, zones mortes)
Sensible à la nature et à l'orientation des défauts
Technique souvent très coûteuse (investissement, temps de contrôle)
Conclusion générale 67
CONCLUSION GENERALE
Faire un projet d’ordre industriel, nous a mis en confrontation directe avec une situation
professionnelle réelle de taille.
L’objectif principal de travail était de faire un dossier d’étude complet sur le silo
métallique, partant de la recherche bibliographique sur les différents types et forme existant,
puis l’études technologique des composant les normes et codes spécifique , arrivant au calcul
de vérification des parties les plus sollicitées (plus dangereuses) à savoir la partie I de la virole
et le cône de vidange, et en fin de contrôle et vérification des soudures d’assemblage .
Les résultats ont été satisfaisants, surtout par rapport à la documentation qui manque
cruellement, aussi l’acquisition des normes et codes de calculs spécifiques et leur exploitation
qui nous a pris un temps supplémentaire.
On note que tout travail laisse derrière lui des recommandations pour des améliorations
futures, à savoir dans notre cas :
Ajuter des accessoires au silo pour le rendre plus facile à utiliser, plus performent et
plus sécurisé.
Nomenclature
[1]: F. Nateghi and M. Yakhchalian . Seismic behavior of silos with different height to
diameter ratios considering granular material-structure interaction .December 15, 2011.
[9] :http://ds.arcelormittal.com/repo/poutrelles_rails_tubes_parachevement_negoce/aciers_co
nstruction_presentation.pdf, [en ligne].
[14] :http://www.davi.com/media/Files/81_mcb_francese.pdf
[18] : http://fr.scribd.com/doc/7177471/Le-Controle-Visuel-Et-Les-Criteres-d-Acceptation-d-
Une-Soudure, [en ligne].
[20]: Henri Walaszek, Pôle EPI . Les nouvelles techniques de contrôle non destructif: un
atout pour votre entreprise
http://wwwcadarache.cea.fr/valorisation/pdf/3eme%20rencontre/04Henri%20WALASZEK%
20CETIM.pdf, [en ligne].