0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
899 vues83 pages

Memoire Molele

Transféré par

EDEM Lee
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
899 vues83 pages

Memoire Molele

Transféré par

EDEM Lee
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Page |

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DUAoût


CONGO2015
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
ET UNIVERSITAIRE

INSTITUT SUPERIEUR DE COMMERCE

« I.S.C »

B.P. 16.596

KINSHASA / GOMBE

LES NOUVELLES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA


COMMUNICATION DANS LA PROFESSION COMPTABLE EN
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
DE 2010 A NOS JOURS

Gabriel MOLELE BOFOTOLA


Gradué en Sciences Commerciales & Financières

Mémoire de fin d’études présenté et soutenu en vue


de l’obtention du titre de Licencié en Sciences
Commerciales & Financières

Option : COMPTABILITE

Directeur : Bernard MUKALALIRYA KAMBALE, PhD


Professeur Associé

Année Académique : 2016 - 2017


Page |i

IN MEMORIAM

Une pensée pieuse envers mon défunt père, Alfred MOLELE,


décédé le 07 mars 2010 à Lubumbashi,
Réviseur – Comptable, qui a travaillé pendant
de nombreuses années au CPCC en tant que Directeur Général
et Commissaire aux Comptes à l’INSS
à qui je dois mon goût pour le chiffre et mon désir
très tôt affirmé de devenir un professionnel de la Comptabilité.
Qu’il lui soit ici rendu hommage pour tous les encouragements
et les signes d’affection qui m’ont permis de poursuivre mon chemin
dans les méandres de la Comptabilité
jusqu’à la mise en forme de ce mémoire.
Source de mon inspiration quotidienne,
Tu as su me servir d’exemple et me donner la confiance en moi,
la fierté et le courage nécessaire pour vivre pleinement
ma vie dans cette profession et relever les défis.
Merci pour tout Papa et que
la terre te soit douce et légère.
P a g e | ii

EPIGRAPHE

‘’ Le vingt et unième siècle est un livre numérique.’’

Marvel : The Advengers

‘’ Rien de grand ne s’est accompli dans le monde sans passion.’’

Georg Wilhelm
Wilhelm Fri
Friedrich Hegel
P a g e | iii

DEDICACES

A ma très chère et tendre mère Chantal BOFOTOLA


BOKENGA, de qui j’ai reçu encouragements et réconforts pour la poursuite
de mes études. Qui, avec son courage et multiples efforts, m’a soutenu
pendant mes études. Et qui à travers ses actions et conseils a fait de moi
l’homme que je suis aujourd’hui. Que Dieu la protège et lui accorde longue vie.

A ma très chère Rachel Béatrice BILENGU pour son soutien,


son amour, son affection, sa tendresse et ses conseils qui ont largement
contribué à l’élaboration de ce mémoire et à notre parcours académique.
P a g e | iv

REMERCIEMENTS

Ce travail sanctionne la fin de nos études de Licence à l’Institut Supérieur de Commerce


de Kinshasa – Gombe. Il est le fruit de beaucoup de volonté, d’abnégation et de privation.

Au terme de ces études, il est à la fois un devoir et un plaisir pour nous d’exprimer
notre vive gratitude à l’éternel Dieu notre Père le Tout-Puissants et à tous ceux qui de près
ou de loin, ont participé à notre formation. Nous pensons principalement au Corps Professoral
et Académique de l’Institut Supérieur de Commerce, section Licence.

Tout particulièrement, nos remerciements s’adressent au Professeur Bernard


MUKALALIRYA KAMBALE, Philosophae Doctor en Sciences Economiques Appliquées,
Inspecteur Général des Finances, Expert – Comptable Agréé inscrit au tableau des membres
de l’Ordre National des Experts – Comptables, qui a accepté la direction de ce mémoire
et s’est dévoué à le conduire de main de maître en dépit de ses multiples occupations.
Il a été pour nous un véritable guide scientifique.

Que Mesdames Adeline BOTONGO, ILEO BOTINDO, Yolande NDELE et Messieurs


LOKO BET ‘or, Josué LUSILAO, Samuel MIYAKUDI, Martin MANTINUNGINA
et Samuelson LUKIMWENA, trouvent en ces lignes toute notre reconnaissance.

Que ma sœur et frères ainés : Sandrine MOLELE, Hervé MOLELE, Elvis MOLELE
et Fischer M’BOYO, pour leur attachement indéfectible, trouvent ici toute notre gratitude.

A mes petites sœurs et petits frères : Laura, Laure, Samuel – Junior, Sarah, Roberto,
Joëlla et Alfred ainsi qu’à mon fils Alfredo ; ce travail doit vous servir d’exemple.

A mes oncles, tantes, cousin(e)s, ami(e)s, Carol – Ménade NTAYINGI, Marie PHEMBA,
Victor MOMA, Placide MUTSHIPAYI, Jonathan MUSOZO, Gusto NAMUND,
Paul MATALA, Ben MPONGO, Héritier LENGI, Naomie LUKAU, Plamedi MOLOTO,
à tous mes collègues Comptables et Fiscalistes de Garden Sea SARL, à l’équipe scientifique
du Centre de Formation Professionnelle E II Consulting SAS et à tous ceux avec qui nous
avons passé des moments de bonheur et de douleur tout au long de notre parcours.

Gabriel-
Gabriel-Roméo MOLELE BOFOTOLA
Page |v

LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS

BCC : Banque Centrale du Congo.

CAC : Commissaires aux Comptes.

CIMA : Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurance.

CIPRES : Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale.

CPCC : Conseil Permanent de la Comptabilité au Congo.

IAS : International Accounting Standard.

IFAC : International Federation of Accountants.

IFRS : International Financial Reporting Standard.

INSS : Institut National de Sécurité Sociale.

IPSAS : International Public Sector Accounting Standards.

IRC : Institut des Réviseurs Comptables.

IRE : Institut des Réviseurs d’Entreprises.

ISA : International Standard Audit.

ISC : Institut Supérieur de Commerce.

ISQC : International Standards Quality Control.

NTIC : Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication.

OCDE : Organisation de Coopération et de Développement Economique.

OHADA : Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires.

PCGC : Plan Comptable Général Congolais.

PCGO : Plan Comptable Général OHADA.

ROSC : Report on the Observance of Standards and Codes.

RRNC : Rapport sur le Respect des Normes et Codes.

TIC : Technologies de l’Information et de la Communication.

LISTE DES ANNEXES

Annexe 1 : Papyrus Comptables de 4500 ans.

Annexe 2 : Extraits de l’ouvrage Summa di Arithmetika, Geometria, Proportioni,


Proportionalita de Luca PACCIOLI.
Page |1

INTRODUCTION

1. ETAT DE LA QUESTION

L’émergence des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication


« NTIC » amène les professionnels de la comptabilité à réexaminer leur cadre de travail
et de réflexion dans tous les domaines de la gestion. La comptabilité est un domaine qui a subi
plusieurs transformations significatives et remarquables depuis son apparition en Egypte durant
le troisième millénaire avant Jésus – Christ.

Du papyrus1aux tablettes numériques en passant par Luca PACIOLI2,


voici un bref aperçu historique de la Comptabilité, bête noire de nombreuses personnes.3

Parlant de la Comptabilité qui est « un système d'information permettant de rassembler


et de communiquer des informations à caractère essentiellement financier, le plus souvent
chiffrées en unités monétaires, concernant l'activité économique des entreprises
et des organismes. Ces informations sont destinées à aider les personnes intéressées à prendre
des décisions économiques, notamment en matière de répartition des ressources. »4, Nous ne
prêtons pas toujours attention à son histoire pourtant son invention précéderait celle de l’écriture
en retrouvant des papyrus contenant des informations comptables qui prenaient forme des
entrées et des sorties de fonds. Sa renaissance eut lieu à la fin du quinzième siècle par le biais
du Prêtre Franciscain Luca PACIOLI, considéré comme « père fondateur de la comptabilité
moderne », à qui nous devons la comptabilité en partie double5, le journal, le grand – livre
ainsi que la balance.

Certes, outil de base de l’économie et de la gestion, elle a subi une mutation


remarquable et a été renforcée suite à son adaptation au monde moderne grâce à l’avènement
de l’Informatique et des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication.

Depuis l'arrivée des technologies informatiques, les professionnels de la comptabilité


notamment les Réviseurs Comptables6, Experts – Comptables et Comptables étaient parmi
les premiers à avoir installé un ordinateur sur leur bureau alors qu'elles étaient des technologies
en voie de développement, ils ont pu s'adapter à chaque étape et suivre les évolutions rapides

1
Papyrus (de l’ancien grec Papyros, du latin Papyrum ou Papyrus), est un support d’écriture obtenu
par superposition de fines lamelles tirées des tiges de la plante Cyperus papyrus, il était utilisé en Egypte et autour
de la Méditerranée dans l’Antiquité pour la fabrication des livres et actes manuscrits ; son invention remonte
à près de 5.000 ans avant Jésus – Christ. https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Papyrus(papier), Cfr Annexe 1.
2
Luca PACIOLI dit Luca di Borgo, Moine de la Congrégation des Franciscains, Grand Savant Mathématicien
italien (v. 1445 – 1517), auteur d’une somme encyclopédique sur les mathématiques depuis l’Antiquité
et d’un traité d’art illustré par Léonard de Vinci dans lequel il utilise le nombre d’or ; cfr Encyclopédie Dixel,
Paris, 2010, p 1386.
3
Clémentine LOOSLI, La comptabilité un domaine qui a traversé des âges, www.ntic-compta.blogspost/
4
Louis MENARD, FCA et Collaborateur, Dictionnaire de la Comptabilité et de la Gestion Financière,
2ème Edition Institut Canadien des Comptables Agréés ‘‘ICCA’’, Canada, 2006, p 10.
5
Luca PACIOLI, Summa di arithmetica, geometria, proportioni et proportionalita : Chapitre Tractatus –
Particularis de Computis e Scripturis, Venise, 1494, cfr Annexe 2.
6
Professionnels de la Comptabilité membres affiliés à l’Institut des Réviseurs d’Entreprises « IRE » (Belgique),
Commissaires aux Comptes en France « voir Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes (CNCC) ».
Page |2

de ces technologies. D’où, l’entrée des NTIC les a poussés à des changements profonds
en subissant une informatisation de la Comptabilité et une dématérialisation des données.

Aujourd'hui avec l'arrivée des Nouvelles Technologies de l'Information


et de Communication, la profession est en train de vivre un nouveau défi qui consiste
à introduire ces technologies dans les méthodes de travail et à chercher les ressources pour offrir
un rendement meilleur, adéquat et remarquable tout en surmontant les contraintes liées
à ces nouvelles données subies par la Comptabilité outil de base de l'économie.7

Cependant, en ce 21ème siècle avec l'avènement des Nouvelles Technologies


de l'Information et de la Communication « NTIC », il est reconnu que la vétusté
des compétences est plus vite atteinte par rapport aux siècles précédents, notamment les 19ème
et 20ème siècles où les compétences avaient déjà existées pendant des décennies.
Dans un environnement très concurrentiel et compétitif, une plus grande attention devrait être
accordée aux NTIC à la gestion et au perfectionnement dans les entreprises.

Ledit avènement prend une importance grandissante de nos jours, cela est dû
à la nécessité d'une adaptation permanente de plus en plus rapide et réactive de l'entreprise
moderne et des hommes aux environnements techniques, économiques, politiques et sociaux
afin d'atteindre les objectifs de performance, d'où une compétitivité.

D’orès et déjà, se servant desdites technologies à leur portée pour simplifier, faciliter
et améliorer la saisie comptable pour les entreprises et d’attirer la clientèle (pour les Cabinet),
nous voyons apparaître sur internet des Cabinets d’Audit, de Révision, d’Assistance,
d’Expertise Comptable et Conseil en Gestion online.

Ainsi, le Conseil Permanent de la Comptabilité au Congo « CPCC » en sigle, créé


par Ordonnance N° 75 – 024 du 03 février 1975, organe d’avis et de conseil du gouvernement
spécialisé dans le domaine de la Comptabilité et chargé de la promotion et du développement
de la profession comptable au Congo jouissant d’une autonomie administrative et financière,
placé sous la tutelle du Ministère des Finances, organe technique d’appui, régulateur
et normalisateur de la Comptabilité au sein de la République Démocratique du Congo,
ne reste pas opaque ni statique à l’égard de l’évolution technologique qui avance
avec une vitesse de croisière en publiant ses informations en ligne.

2. PROBLEMATIQUE

L’histoire de l’humanité a notamment été marquée par le phénomène


de la mondialisation, de la modélisation et de l’harmonisation de l’économie depuis
plus d’une décennie ; qui a diversement transformé la vie quotidienne des personnes tant
physiques que morales.8 Aujourd’hui, dans un contexte économique constamment

7
Makram YAICH, L’impact des NTIC sur la profession comptable, Université du Sud : Ecole Supérieure
de Commerce de SFAX, Mémoire de Maîtrise en études Comptables, Tunisie, 2000 – 2001, p 02.
8
Gabriel MOLELE B., Le Plan Comptable issu de la Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale
“CIPRES” et sa mise en œuvre à l’Institut National de Sécurité Sociale “INSS”, Travail de Fin de Cycle
de Graduat, Institut Supérieur de Commerce de Kinshasa – Gombe, 2014 – 2015, p 04.
Page |3

en mouvement, instable et imprévisible, les entreprises ont de plus en plus besoin de s’adapter
aux modifications de l’environnement et à l’évolution technologique.

La profession comptable qui se trouve au cœur de l'activité économique ne pourrait


rester à l'écart d'une telle révolution.9

Jadis, tenus à la main, les travaux de la comptabilité étaient pénibles, fastidieux et


prenaient un maximum de temps pour leur réalisation surtout lors des travaux de clôture
comptable afin de présenter les états de synthèses. Réfléchissant sur cette situation,
nous nous sommes posé alors la question principale suivante à laquelle ce travail apporte
quelques éléments de réponse : contraint par l’évolution et le progrès technologique,
quelle est la contribution des NTIC dans la profession comptable ?
Cette question est mieux comprise à travers les sous-questions suivantes :

- De quelle manière sont appliquées les NTIC en Comptabilité ?


- Quel est l’apport des NTIC dans la profession comptable ?
- Quel est l’impact des NTIC dans l’organisation et la gestion comptable
des entreprises ?
- Quels sont les avantages, les opportunités et innovations desdites technologies ?

Le développement de cette étude tente d’apporter des réponses à ces interrogations.

3. INTERET DU SUJET

En optant pour ce sujet, notre souci principal est d’apporter notre modeste contribution
en décrivant l’opérationnalisation des NTIC au sein de la profession comptable en RDC.

Cette étude permettra de savoir ce que les NTIC ont apporté ainsi que leur impact et leur
application, les avantages, les opportunités et les innovations qu’elles offrent à l’outil de gestion
congolaise pour son optimisation et sa performance. Pour nous-mêmes, elle nous permettra de
maîtriser d’autres fruits inhérents des NTIC en approfondissant nos connaissances comptables.

Aussi, elle constitue pour les professionnels de la Comptabilité, l’Etat, les bailleurs
des fonds et les partenaires, les entreprises, la tutelle, les administrations, voir même le public,
un instrument de référence pour rendre aisée la lecture et la compréhension des enjeux encourus
des NTIC au sein de la Profession Comptable congolaise.

4. HYPOTHESE

Comme une proposition admise soit comme donnée d’un problème,


soit pour la démonstration d’un théorème10, telle est définie l’hypothèse.

Dans le cadre du présent travail, nous pensons qu’au stade où la profession comptable
se trouve actuellement, ne pouvant pas s’en passer du progrès technologique via les NTIC,

9
Makram YAICH, Op.cit. p 03.
10
Encyclopédie Dixel, Op.cit., p.945.
Page |4

leur application pourrait faire l’objet d’une performance économique louable au sein
de la République et d’une compétitivité des sociétés ; de leur épanouissement sans doute.

Toutefois, l’utilisation et l’opérationnalisation des NTIC n’étant pas une chose facile
à réaliser parce qu’elles exigent une mise à niveau des habitudes et des connaissances
des utilisateurs surtout des professionnels de la Comptabilité. Il paraît péremptoire
pour tout professionnel de la comptabilité de maîtriser l’outil informatique, d’en prendre soin
avec une sécurité optimale afin de rendre aisée son application, d’acquérir des connaissances
avérées pour en faire bon usage et ne pas faire abstraction du principe de secret professionnel.

5. METHODOLOGIE

Etant définie comme une combinaison des méthodes et techniques usées


dans une recherche scientifique en vue d’atteindre l’explication du phénomène étudié, tout
travail scientifique, si modeste qu’il soit, doit obéir à une méthodologie pouvant l’amener à bon
port. Pour ce, les sources méthodologiques et techniques seront essentiellement axées sur :

- la description ou l’établissement de l’état des lieux sur l’évolution de la comptabilité


en République Démocratique du Congo avec l’application de l’outil informatique ;
- l’analyse documentaire portant notamment sur l’analyse des documents informatiques
en rapport avec les NTIC et des documents mis à notre disposition par les différents
professionnels se rapportant à la Comptabilité et à l’Informatique ;
- la technique d’interview qui a été dans une moindre mesure complémentaire
afin de nous aider à entrer en contact avec les Cadres techniques du CPCC, de l’IGF
et des professionnels de la Comptabilité évoluant dans des Cabinets d’Audit
Internationaux et Locaux, détenteurs des renseignements intéressants sur notre étude.

6. DELIMITATION

Restreindre un champ d’étude ne devrait pas être interprété comme une attitude
de faiblesse ou d’une fuite de responsabilité, mais, comme l’une des démarches scientifiques.11
Il est nécessaire de délimiter notre travail dans les temps et dans l’espace

C’est ainsi que le travail se délimite de l’année 2010 à nos jours.

7. PLAN DU TRAVAIL

Outre l’introduction et la conclusion qui va mettre un terme à notre étude, ce travail


est dans sa présentation subdivisé en trois (3) chapitres : le premier, présente les NTIC
et en parle brièvement. Le second, parle l’implication et de l’incidence des NTIC
dans la profession comptable congolaise ; il relève les avantages, les opportunités
et les innovations qu’offrent ces nouvelles technologies ainsi que leur application en soulignant
leur impact et leur apport. Enfin, le dernier chapitre aborde la question du rôle de grands acteurs
face à l’adoption et à l’introduction du NTIC dans la profession comptable.

11
SHOMBA KINYANGAS cité par Gabriel MOLELE B., Op.cit. p 06.
Page |5

CHAPITRE I : NOUVELLES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION


ET DE LA COMMUNICATION

Section 1 : L’Informatique

1. Présentation

L’histoire de l'informatique est l’histoire de la science du traitement rationnel,


notamment par machines automatiques, de l'information considérée comme le support
des connaissances humaines et des communications dans les domaines techniques,
économiques et sociaux. En 1966, l’informatique a été définie par l'Académie Française
comme la « science du traitement rationnel, notamment par machines automatiques,
de l'information considérée comme le support des connaissances humaines
et des communications dans les domaines techniques, économiques et sociaux ».

NOTE : L’histoire de l’informatique résulte de la conjonction entre des découvertes


scientifiques et des transformations techniques et sociales.12

L’information est une connaissance codée susceptible d’être transmise et conservée.


Elle est aussi définie comme « ensemble de données pouvant être traitées par un système
informatique. »13

L’automatisation est l’exécution et le contrôle de tâches techniques par des machines


fonctionnant sans intervention humaine, ou à l’aide d’une intervention réduite.14
L’automatisation s’est généralisée à l’ensemble des activités de production, tant dans
l’industrie, que dans les activités de services. Quel que soit son domaine d’application et les
techniques auxquelles elle fait appel, l’automatisation s’est constamment développée dans
l’unique but de réduire la pénibilité du travail humain et d’améliorer la productivité du travail.

2. Historique et évolution15

Née avec l’apparition des premiers ordinateurs à la fin de la Seconde Guerre mondiale,
l’informatique a tout d’abord pour mission de pallier les insuffisances humaines en matière de
calcul numérique. Les ordinateurs doivent alors être capables de manipuler d’importantes
masses de données dans un minimum de temps, faisant office de calculatrices électroniques
performantes. Grâce aux progrès fulgurants en électronique et en automatisation, les machines
se développent rapidement : depuis environ trente ans, elles offrent chaque année une puissance
de calcul supérieure à l’année précédente, pour un coût inversement proportionnel.

12
Microsoft ® Encarta ® 2009. © 1993-2008 Microsoft Corporation.
13
Alphonse MVIBUDULU K., Notes de Cours d’Informatique de Gestion, Institut Supérieur de Commerce
de Kinshasa – Gombe, 3ème Graduat Comptabilité, Année Académique 2014 – 2015.
14
Dictionnaire ® Encarta ® 2009. © 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.
15
Microsoft ® Encarta ® 2009. © 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.
Page |6

Des premiers bouliers à la machine à calculer16

Les bouliers sont les plus anciennes machines à calculer. Le principe du boulier est
déjà en germe chez les Babyloniens vers 2000 avant Jésus – Christ. A cette époque,
on utilisait des cailloux pour compter. Puis, au cours du premier millénaire avant Jésus – Christ
naît en Chine l’idée de fabriquer un instrument qui faciliterait le calcul : « le boulier ».

En 1623, le scientifique Allemand Wilhelm SCHICKARD invente la première


machine à calculer, qui sera suivie de celle élaborée dix-neuf ans plus tard par le philosophe
et mathématicien Blaise PASCAL construit la première machine à calculer (la Pascaline,
aussi appelée Roue Pascal), capable d’effectuer des additions et des soustractions.

Les cartes perforées

En 1745, Jacques de VAUCANSON conçoit le premier métier à tisser entièrement


automatique, prototype dont s’inspire le mécanicien Français Joseph-Marie JACQUARD
pour fabriquer, en 1793, un métier17 à tisser dont les séquences d’opérations à effectuer
sont inscrites sur des cartes perforées : l’automatisation appliquée à l’industrie est née.
Elle s’épanouira et se généralisera à l’ensemble des activités industrielles dans la première
moitié du XXème siècle, en association avec l’instauration de nouvelles méthodes d’organisation
scientifique du travail, inspirées des travaux de Taylor. Depuis lors, elle ne cessera
de se perfectionner grâce à l’utilisation des techniques issues de l’électronique,
de la robotique et de l’informatique.

Un peu plus tard, en 1833, l’Anglais Charles BABBAGE reprend ce principe


et construit une machine encore plus élaborée que les machines à calculer de l’époque :
la sienne est capable d’exécuter toutes les opérations et de stocker les résultats.
C’est à son Associée, la mathématicienne Ada BYRON, que l’on doit un peu plus tard
les principes de base de la programmation.

En 1890, l’Américain Hermann HOLLERITH utilise un appareil similaire


pour dépouiller les résultats du recensement américain. Sa société, Tabulating Machine
Company, deviendra plus tard IBM (International Business Machines)18.

Le tout premier ordinateur

En 1945, aux États-Unis, naît l’ENIAC (Electronic Numerator Integrator and


Computer), le premier véritable ordinateur de l’histoire. Il se différencie de toutes les machines
précédentes pour deux raisons :

16
Microsoft ® Encarta ® 2009. © 1993-2008 Microsoft Corporation.
17
Ledit métier a été mis au point vers 1800 en utilisant des cartons perforés pour commander les mouvements
des aiguilles.
18
Société américaine spécialisée dans la fabrication de matériels informatique, absorbée en 1924
par la Société Computing Tabulating Recording Company « CTR », issue de la fusion de trois petites sociétés.
Tabulating Machine Company est l’ancêtre de la société IBM.
Page |7

d’abord, il s’agit d’une machine électronique. Il n’y a plus de rouages


mécaniques. L’information est transportée par des électrons,
des particules chargées d’électricité, qui se déplacent très vite ;
de plus, c’est une machine programmable. Cela signifie qu’on peut
enregistrer des instructions qui s’exécuteront sans intervention
de l’homme.

Cet ordinateur est très imposant : il pèse 30 tonnes et occupe une surface d’environ
100 m². Pour le faire fonctionner, plus de 17.000 tubes à vide sont nécessaires. Parfois,
des cafards s’introduisent dans ces tubes, faussant les résultats. C’est pour cette raison
qu’on parle aujourd’hui encore de « bug informatique ». Ce mot vient de l’anglais bug,
qui signifie « cafard ».

Les premiers transistors

Après la Seconde Guerre mondiale, les circuits électroniques ne sont encore que
de simples lampes. En 1948, l'invention du transistor, un circuit très compact qui ne craint pas
les chocs et ne chauffe pas, va accélérer le développement des ordinateurs. Les besoins
en programmes informatiques augmentent et de nouveaux métiers apparaissent : programmeur,
analyste, ingénieur système.

Les premiers ordinateurs datent de 1949. C'est la notion de programme enregistré,


due à John VON NEUMANN et ses collaborateurs19, en 1945, qui transforme les machines
à calculer en ordinateurs. La machine est composée des éléments suivants :

un organe de calcul, susceptible d’exécuter les opérations arithmétiques


et logiques, l’unité arithmétique et logique ;
une mémoire ou mémoire centrale servant à la fois à contenir les programmes
décrivant la façon d’arriver aux résultats et les données à traiter ;
des organes d’entrée – sortie ou périphériques servant d’organes
de communication avec l’environnement et avec l’homme ;
une unité de commande (control unit) permettant d’assurer un fonctionnement
cohérent des éléments précédents.

L’ensemble formé par l’unité arithmétique et logique, d’une part, et l’organe de


commande, d’autre part, constitue l’unité centrale ou processeur. L’ensemble des composants
physiques appelé matériel (hardware) est commandé par un logiciel (software).

Selon l'architecture de Von Neumann20, les programmes sont enregistrés dans


la mémoire de la machine. Ils peuvent comporter des boucles de calcul et des alternatives
contrairement aux programmes exécutés à partir de bandes perforées. Alors qu’on connaît
depuis longtemps le codage des procédures par des trous sur des bandes perforées (machines
à tisser, orgue de barbarie) lorsque le programme est enregistré en mémoire, il n’y a pas
de différence fondamentale entre coder des données et coder des procédures. On peut donc

19
Microsoft ® Encarta ® 2009. © 1993-2008 Microsoft Corporation.
20
IDEM
Page |8

calculer sur les instructions d’une procédure, par exemple pour faire un saut en arrière
dans les instructions, ou pour compter le nombre de tours d’une boucle de calcul
sur les éléments d’une liste. Ce calcul sur les programmes a permis le développement
du logiciel : langages de programmation, systèmes d'exploitation, applications.

L'industrie du logiciel émerge peu à peu. Dans les années 1950, les premiers langages
évolués apparaissent : le Cobol et le Fortran, par exemple, rendent les ordinateurs beaucoup
plus faciles à programmer. Parallèlement à cette avancée technologique apparaît, dans les
années cinquante, une approche formelle de l’informatique en tant que science.
Le mathématicien américain Norbert WIENER établit ainsi « les fondements de la
cybernétique21 », pendant qu’un autre mathématicien américain, Claude ELWOOD SHANNON,
élabore « La théorie de l’information »22.

Si les ordinateurs ont été conçus au départ pour exécuter des calculs numériques trop
longs ou trop compliqués pour être effectués à la main, on s’est assez vite aperçu que de telles
machines pouvaient également traiter des informations non numériques (par exemple,
reconnaître une chaîne de caractères dans un texte). Les calculateurs devenaient des machines
universelles de traitement de l’information, d’où le mot ordinateur, retenu en 1956
pour trouver un équivalent français à l’expression anglaise data-processing machine.
Ce terme a progressivement remplacé celui de calculateur, au sens trop restreint.

L’histoire de l’informatique porte donc seulement sur une soixantaine d'années.


Elle peut se décliner selon quatre points de vue :

le codage ;
le calcul ;
la gestion des données ;
l’interaction.

La micro-informatique

Dans les années soixante, l’informatique devient une discipline à part entière.
De nombreux langages de programmation font leur apparition, comme le BASIC, développé
vers 1964 par John KEMENY et Thomas KURZ23. Par ailleurs, Noam CHOMSKY et Michael
RABIN24 mettent au point « La théorie des automates et des langages formels ». À la même
année, les circuits intégrés (souvent appelés puces) sont à base de silicium, un matériau très
abondant dans la nature et qui favorise la miniaturisation des composants électroniques. Cela
permet de réduire la taille et le prix des ordinateurs. On commence également à développer
des méthodes formelles pour la vérification automatique de la correction des programmes,
et les mathématiques deviennent un outil central dans l’analyse rigoureuse des algorithmes,
notamment sous l’impulsion de Donald KNUTH25, et de son fameux traité

21
La cybernétique est le fait de permettre ou de doter une machine d’une capacité d’autocorrection.
22
Microsoft ® Encarta ® 2009. © 1993-2008 Microsoft Corporation.
23
IDEM
24
IDEM
25
IDEM
Page |9

« The Art of Computer Programming ». On voit apparaître le premier microprocesseur26


en 1969 (inventé par Ted HOFF et Federico FAGGIN, ingénieurs chez Intel).

Dans les années soixante-dix, les langages de programmation se multiplient : langage


C (conçu par Brian KERNIGHAN et Dennis RITCHIE), Pascal (développé par Niklaus WIRTH)
et Ada (développé par une équipe de programmeurs sous la direction de Jean ICHBIAH).
Sur un plan plus abstrait, cette décennie voit des progrès important dans la théorie des bases
de données dans l’algorithmique et la théorie de la complexité. C’est aussi pendant cette période
qu’apparaît la théorie de la cryptographie à clé publique, avec notamment le système
de chiffrement RSA, inventé en 1978 par Ronald RIVEST, Adi SHAMIR et Leonard ADLEMAN27.

En 1981, IBM lance le PC28 qui révolutionne la micro-informatique car c’est un


ordinateur compatible, c'est-à-dire que tous les logiciels écrits pour cette machine fonctionnent
avec un autre ordinateur PC, quelle que soit sa marque et sa date de fabrication. De nombreux
logiciels d’application (traitement de texte, gestion de base de données, etc.) sont rapidement
disponibles, parmi lesquels ceux de la société Microsoft de Bill GATES, fondée en 1975.

En 1984, les systèmes Macintosh d’Apple Computer sont les premiers à être dotés
d’une interface graphique : au lieu d’avoir à taper des commandes fastidieuses au clavier,
l’utilisateur peut maintenant se servir d’une souris et cliquer sur des icônes. La première version
de Windows, commercialisée par Microsoft en Novembre 1985, s’en inspire pour rendre
l’utilisation des PC plus conviviale.

À la fin des années 1980, les premiers ordinateurs portables font leur apparition.
Ils sont plus légers et moins encombrants que ce qu’on appelle désormais par opposition
les « ordinateurs de bureau » et présentent l’avantage de pouvoir être transportés facilement.

Les années quatre-vingt sont marquées par le micro-ordinateur personnel,


inventé par Stephen WOZNIAK et Steven JOBS, fondateurs de la société Apple Computer.

NOTE : En 1987, l’US National Science Foundation démarre NSFnet, l’ancêtre d’Internet.

L’ère du multimédia et du numérique

Avec la micro-informatique, les ordinateurs sont devenus extrêmement puissants


et bon marché. Ils sont capables de tout faire ou presque : ils calculent, dessinent,
et jouent même de la musique.

L’invention du Disque Compact (CD) en 1979 par les firmes Philips et Sony
va permettre de stocker une grande quantité d’informations (environ 600 Mo) sur un disque
de 12 cm de diamètre et de 1 mm d’épaisseur (CD-Rom). Le DVD (Digital Versatile Disc),

26
Le premier microprocesseur (Intel 4004) sort des ateliers de la société américaine Intel. Il contient 2.300
transistors et exécute 60.000 instructions par seconde. En comparaison, un microprocesseur moderne comme
l’Intel Pentium 4 comprend plusieurs dizaines de millions de transistors et exécute plusieurs milliards
d’instructions par seconde.
27
Microsoft ® Encarta ® 2009. © 1993-2008 Microsoft Corporation.
28
« Personal Computer », qui signifie « Ordinateur Personnel ».
P a g e | 10

commercialisé en 1997, permet de stocker encore plus de données (environ 7 fois plus que
sur un CD-Rom).

Aujourd’hui, l’informatique est entrée dans la quasi-totalité des appareils


électroniques, y compris dans un simple lave-linge. Elle est devenue indispensable
dans notre vie de tous les jours.

Actuellement, l’industrie informatique axe ses recherches sur la miniaturisation


des ordinateurs associée à des performances toujours plus élevées (notamment grâce aux
nanotechnologies). De leur côté, les informaticiens théoriciens travaillent à une reproduction
des mécanismes de la pensée par la machine, domaine de l’intelligence artificielle.

3. Réseaux informatiques
3.1. L’Internet
a. Présentation

L’Internet, réseau télématique international d’origine américaine. Constituant à ce jour


le plus grand réseau du monde, Internet est accessible aux professionnels comme
aux particuliers. C’est un réseau informatique qui relie des ordinateurs du monde entier entre
eux et qui leur permet d’échanger des informations. Les données sont transmises
par l’intermédiaire de lignes téléphoniques, de câbles ou de satellites. Pour communiquer entre
eux, les ordinateurs connectés à Internet utilisent un langage commun (nommé protocole)
et sont équipés de logiciels (ou programmes) permettant l’échange de données.

b. Historique

L’Internet est issu du réseau Arpanet, qui a été conçu en 1969 par ARPA
« Advanced Research Project Agency »29 pour le département américain de la Défense.
Réservé à l’origine aux militaires, leurs permettant le partage de données stockées sur
des serveurs distants, ainsi que l’échange de messages électroniques (e-mails). Le réseau
Arpanet s’est étendu progressivement aux universités américaines dans les années 1970,
notamment l’Université de Californie à Los Angeles « UCLA » et l’Université Stanford à Palo Alto
et aux administrations américaines avant d’être remplacé en 1990 par le réseau Internet,
destiné dans un premier temps à la recherche civile.

A la même année, Arpanet est connecté à de nombreux autres réseaux, tous basés
sur le même protocole de communication « TCP/IP » : c’est la naissance d’Internet, contraction
de « INTERnational NETwork », qui signifie « Réseau International » en Français.

L’Internet relie des millions de personnes à travers le monde. Internet n’appartient


à personne et personne ne le contrôle. Les internautes30 ont accès à de nombreux services,

29
APRA « Agence pour les Projets de Recherche Avancée »
30
Utilisateurs d’Internet.
P a g e | 11

dont le « World Wide Web »31 interface qui permet d’ouvrir le réseau au grand public
en simplifiant les procédures de consultation des sites et le courrier électronique.

Timothy BERNERS-LEE est le Co-Inventeur du Web, met au point au début


des années 1990 avec son collègue Robert CAILLIAU, pour permettre à leurs collègues
physiciens du CERN (Laboratoire européen de physique des particules), où ils étaient
chercheurs, d'échanger rapidement des données et des images, où qu'ils soient dans le monde.

En janvier 1992, l’Internet Society « ISOC » voit le jour avec pour objectif
de promouvoir et de coordonner les développements sur Internet. En 1993, Tim BERNERS-LEE
quitte cette organisation pour se rendre aux États-Unis, où il enseigne l'informatique
et les sciences de la communication au Massachusetts Institute of Technology « MIT ».
Il a fondé et dirige le World Wide Web Consortium « W3C », une association regroupant
des entreprises et des particuliers désirant promouvoir un développement sûr et démocratique
du Web et favoriser son interopérabilité c’est-à-dire le développement des normes.
L’année 1993 voit l’apparition du premier navigateur ou butineur « browser »32, supportant
le texte et les images. Cette même année, la National Science Foundation «NSF » mandate
une compagnie pour enregistrer les noms de domaine.

En 1998, W3C propose la norme eXtensible Markup Language « XML », qui définit
un langage de balisage étendu pour le Web (le langage HTML mis au point en 1991
dans les locaux du CERN à Genève par Robert CAILLIAU, ingénieur informaticien Belge,
Co-Inventeur du World Wide Web, avec son collègue Britannique Tim BERNERS-LEE,
cette interface permet de naviguer en cliquant sur des liens hypertextes dits HTML,
système de navigation à la base d'Internet.).

NOTE : Le Web ne sert pas seulement à trouver des informations. Aujourd’hui, Internet permet
à tout individu d’accéder à une multitude de données se présentant sous divers formats :
textes, bases de données, images, sons (MP3), vidéos, etc. Il offre de nombreux services
aux professionnels, comme aux particuliers : réserver un hôtel dans un pays de son choix,
installer un encart publicitaire, consulter les catalogues de constructeurs automobiles,
passer des commandes, acheter ou vendre aux enchères un bien, visiter des musées, obtenir
des informations officielles, s’inscrire dans les universités, postuler aux offres d’emploi, etc.

c. Accès

La topologie du réseau télématique Internet, basée sur l'interconnexion d'un ensemble


de réseaux distincts, permet d'interconnecter à travers le monde un nombre impressionnant
de machines informatiques, qui peuvent s'échanger toutes sortes d'informations. Les ordinateurs

31
Abrégé « www » qui signifie « Toile d’Araignée Mondiale » en Français. C’est un gigantesque ensemble de
pages électroniques dites pages Web, reliées entre elles par des liens hypertextes. Il suffit de cliquer sur un lien
pour être dirigé vers une nouvelle page. Les informations de ces pages peuvent apparaître sous forme de textes,
d’images, de son ou de vidéos. Chaque page appartient à un site Web, qui est un ensemble de pages créé par un
particulier, une entreprise ou une organisation.
32
Le navigateur ou browser est utilisé pour accéder à des pages Web. Un navigateur est un logiciel qui permet
notamment de consulter des moteurs de recherche tels que Google, Bing, etc. Ces moteurs sont très utiles
pour trouver une information, car il existe aujourd’hui plusieurs centaines de millions de pages Web.
En tapant un ou plusieurs mots-clés, on obtient une liste de pages contenant l’information recherchée.
P a g e | 12

personnels et les stations de travail sont connectés à un réseau local (Local Area Network LAN),
soit par le biais d'une connexion commutée via un modem33 et une ligne téléphonique standard,
soit par une connexion directe par câble au réseau local. Il existe d'autres modes de transmission
de données qui permettent de se connecter à un réseau, comme les lignes T1 ou les lignes
dédiées. Les ponts et les concentrateurs relient divers réseaux les uns aux autres. Les routeurs
transmettent les données via les réseaux et déterminent le meilleur trajet pour les acheminer.

NOTE : Une nouvelle technologie, appelée « Wi-Fi », contraction de Wireless-Fidelity,


signifiant « qualité sans fil », permet également d’accéder à Internet. Toutes les données sont
transmises par ondes radio d’un ordinateur à l’autre, sans modem ni ligne téléphonique.
Ce type de connexion est très rapide, mais ne fonctionne que dans certaines zones.

Pour accéder au Réseau Internet, l’utilisateur doit posséder un ordinateur, une ligne
téléphonique commutée (ou, dans le cas des grandes entreprises, des universités et autres
centres de recherche qui nécessitent une connexion permanente, une ligne spécialisée),
un modem ou une carte réseau, un kit de connexion à Internet consistant en un accès à un réseau
local (le provider) relié à Internet ou un abonnement auprès d’un Fournisseur d’Accès Internet
« FAI »34 (Provider). Par ailleurs, pour « surfer » sur Internet, l’utilisateur doit également
disposer d’un logiciel de navigation dit navigateur ou browser (Netscape, Explorer,
Google Chrome, Opéra Mini étant les plus connus) l’aidant à parcourir les sites du réseau,
et éventuellement d’un logiciel de messagerie électronique lui permettant d’envoyer
ou de recevoir du courrier électronique.

Les informations présentes sur le réseau Internet sont le plus souvent publiées
dans des pages au format HTML. Ce format permet l’introduction dans le texte de liens
à d’autres pages ou d’autres sites, appelés « liens hypertextes ». Ces liens permettent
de « naviguer » dans le réseau Internet. Un autre format tend à se développer sur Internet :
le format XML. Outre les possibilités offertes par le format HTML, le langage XML permet
de mieux structurer l’information et de séparer clairement la forme et le contenu.

L’importante quantité d’informations en tout genre rend parfois difficiles la navigation


et la recherche rapide. C’est pourquoi certains sites possèdent des moteurs de recherche, outils
permettant de lancer une recherche par un mot ou une expression sur tous les sites Internet
recensés par ce système, et de trouver ainsi les documents susceptibles de renfermer
l’information désirée par l’utilisateur.

d. Protocoles

L’Internet sert de support à plusieurs protocoles et services tels que :

FTP (File Transfer Protocol) pour le transfert de fichiers (téléchargement) ;

33
Le modem est un appareil qui permet de recevoir et d’envoyer des données par l’intermédiaire d’une ligne
téléphonique ou d’un câble. C’est une sorte de porte d’entrée. Il fournit également à l’internaute une ou plusieurs
adresses électroniques et peut héberger les pages Web qu’il a créées.
34
Le Fournisseur d’Accès Internet « Provider » met en contact l’ordinateur de l’abonné avec l’ensemble des autres
ordinateurs connectés à Internet.
P a g e | 13

SMTP (Simple Mail Transfer Protocol) pour la communication électronique


avec d’autres personnes (e-mail) ;
NNTP (Network News Transfer Protocol) pour l’envoi et la réception
de courriers publics ;
HTTP (HyperText Transfer Protocol) pour le protocole de transmission
hypertexte, Web pour la publication d’informations, etc.

Pour faire fonctionner ce vaste réseau, Internet met en œuvre des protocoles
de communication. Les deux protocoles de base sont TCP (Transmission Control Protocol)
et IP (Internet Protocol). Ils sont référencés sous le vocable TCP/IP35. TCP récupère
les informations à transmettre, IP les transforme en paquets et les délivre à la couche chargée
du transport (composant électronique).

Toutefois, le rapide développement d’Internet à l’échelle mondiale entraîne


actuellement une révision et une évolution de ces protocoles, qui frôlent la saturation.

e. Application

Depuis la fin des années 1990, la plupart des quotidiens comme The New York Times
et les périodiques ont développé leur site Web afin de promouvoir sur Internet leur contenu
éditorial. En outre, ces journaux et magazines en ligne offrent de nombreux services non
disponibles en kiosques, dont certains sont gratuits (dépêches, les cours de la Bourse en direct,
etc.) et d'autres payants (comme les archives).

Aujourd’hui, parmi tous les réseaux, Internet peut être considéré comme le réseau
spécialisé dans l’information : son but n’est plus, comme à l’origine, de transmettre quelques
lignes à partir de messageries, mais d’échanger des documents électroniques, des données
informatisées, des informations économiques, des schémas, des sons, etc. En outre, grâce
aux récents progrès réalisés dans la transmission et la compression des données, Internet donne
maintenant accès à une information de plus en plus immédiate. C’est pourquoi on a assisté
ces derniers temps à un développement exponentiel de ce réseau, les sociétés de services et les
producteurs d’informations coopérant pour trouver de nouveaux marchés par le biais d’Internet.

En quelques années, la notoriété d’Internet est ainsi passée de la simple découverte


à une explosion de services intéressant les professionnels comme les particuliers.
Dans le domaine économique, Internet se présente comme un outil de tout premier plan, offrant
aux entreprises de nombreux services interactifs : marketing en direct, publicités, affiches
commerciales, tarifs, documentations techniques, bases de données à forte valeur ajoutée,
e-recrutement, etc. Le commerce électronique est ainsi devenu un véritable secteur d’activité
où le client a la possibilité, tout en restant chez lui, de faire ses courses, réserver un billet d’avion
ou participer à une discussion sur un thème particulier avec des intervenants de différents pays.

35
TCP/IP : Transfert Control Protocol/Internet Protocol.
P a g e | 14

3.2. L’Intranet

L’Intranet est un réseau informatique interne à une entreprise, qui fonctionne sur
modèle technologique d’Internet.36 L'intranet est en fait un réseau identique à Internet de par sa
structure et les moyens d’y accéder, mais réduit à l’usage des employés d’une même entreprise.

L’intérêt d’un tel réseau réside dans la capacité qu’il possède à transmettre
les données, mais aussi et surtout dans sa possibilité de faire transiter des informations
confidentielles ou à destination des seuls employés de l’entreprise. Ainsi, tout employé peut
communiquer des notes de service, lire des manuels en ligne, consulter des catalogues ou suivre
les projets en cours.

NOTE : Le réseau peut être étendu aux clients, aux fournisseurs, aux succursales ou aux filiales
de l’entreprise : on parle alors d’extranet.

36
Google Inc., 38 Dictionnaires et Recueils de Correspondances, Micro Application, Copyright 2006.
P a g e | 15

Section 2 : Les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication

Technologies de l'Information et de la Communication « TIC »37 est une expression,


principalement utilisée dans le monde universitaire, pour désigner le domaine de la télématique,
c'est-à-dire les techniques de l'informatique, de l'audiovisuel, des multimédias, d'Internet
et des télécommunications qui permettent aux utilisateurs de communiquer, d'accéder
aux sources d'information, de stocker, de manipuler, de produire et de transmettre l'information
sous toutes les formes : texte, musique, son, image, vidéo et interface graphique interactive.
Les textes juridiques et réglementaires utilisent la locution communications électroniques.

Les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication « NTIC »


ouvrent des problématiques résultant de l'intégration de ces techniques au sein des systèmes
institutionnels, recouvrant notamment les produits, les pratiques et les procédés potentiellement
générés par cette intégration.

1. Aperçu historique

Après les premiers pas vers une société de l'information qu'ont été l'écriture puis
l'imprimerie, de grandes étapes ont été le télégraphe électrique, puis le téléphone et la
radiotéléphonie. L'informatique a pris son essor grâce aux circuits imprimés les constructeurs
d'informatique décentralisée innovant rapidement. La télévision, le Minitel et l'Internet puis les
télécommunications mobiles ont associé l'image au texte et à la parole, « sans fil », l'Internet et
la télévision devenant accessibles sur le téléphone portable qui fait aussi office d'appareil photo.

Le rapprochement de l'informatique, de l'audiovisuel et des télécommunications, dans


la dernière décennie du XXème siècle a bénéficié de la miniaturisation des composants,
permettant de produire des appareils « multifonctions » à des prix accessibles, dès les années
2000. L'augmentation rapide du nombre d'accès à internet à haut débit (par exemple avec
l'ADSL ou avec les réseaux de la Télévision par câble) et d'accès à internet à très haut débit
(avec les réseaux de lignes terminales en fibre optique) a favorisé la diffusion de contenus
audiovisuels à des prix abordables puisque cela a fait baisser les prix des TIC en deux ans.38

Avec le développement d'Internet et du WEB 2.0, les usages des TIC se sont
développés et la grande majorité des citoyens des pays industrialisés utilise ces outils
pour accéder à l'information. Par contre, une fracture numérique géographique s'est développée
avec les pays en développement où l'accès à internet à haut débit est hors de la portée
de la plupart des ménages. Un grand nombre d'internautes, via des sites, des blogs ou des projets
tels que le projet encyclopédique Wikipédia ajoutent de l'information à l'internet.

Les emplois de la filière nécessitent de plus en plus de compétences de communication,


de marketing et de vente, la technique n'étant qu'un support de la communication
et d'organisation. Cela entraîne de nombreuses modifications dans les profils professionnels

37
Transcription de l'Anglais Information and Communication Technologies « ICT ».
38
http://www.itu.int/net/pressoffice/press_releases/2011/15-fr.aspx#.VHzHDqN3vcs
P a g e | 16

recherchés par les entreprises selon l'Observatoire International des Métiers Internet,
qui analyse les profils et les compétences recherchés par le marché de l'emploi en Europe.39

Les usages des NTIC ne cessent de s'étendre, surtout dans les pays développés,
au risque d'accentuer localement la fracture numérique et sociale ainsi que le fossé entre
les générations. De l'agriculture de précision et de la gestion de la forêt (traçabilité des bois
pour lutter contre le trafic), au contrôle global de l'environnement planétaire
ou de la biodiversité, à la démocratie participative (NTIC au service du développement durable)
en passant par le commerce, la télémédecine, l'information, la gestion de multiples bases
de données, la bourse, la robotique et les usages militaires, sans oublier l'aide aux handicapés
(dont aveugles qui utilisent des synthétiseurs vocaux avancés ainsi que des plages braille
éphémère), les NTIC tendent à prendre une place croissante dans la vie humaine
et le fonctionnement des sociétés.

De 2007 à 2010, la proportion de sociétés équipées d'un extranet est passée de 17%
début 2007 à 35% début 2010.40

Certains craignent aussi une perte de liberté individuelle (effet Big Brother, intrusion
croissante de la publicité ciblée et non-désirée…). Les prospectivistes s'accordent à penser
que les TIC devraient prendre une place croissante et pourraient être à l'origine d'un nouveau
paradigme civilisationnel, avec peut être une évolution des NTIC vers les NBIC41.

2. Concept

2.1. Définition

L'expression « technologies de l'information et de la communication » est


la transcription d'une locution anglaise utilisée dans diverses instances internationales
qui correspond à peu près au domaine de la télématique. Il fait l'objet de différentes définitions
selon le point de vue de la source utilisée ou selon l'époque de la définition en raison
du brouillage progressif des frontières des domaines concernés et de l'évolution rapide
des techniques avec la convergence numérique.

La définition des TIC reste particulièrement floue : le terme technologie qui signifie
« discours sur la technique » est utilisé à la place de « technique », qui serait à la fois
plus simple et plus exact. Les technologies de l'information et de la communication sont
des outils de support au traitement de l'information et à la communication. Le traitement de
l'information et la communication de l'information restant l'objectif, et la technologie, le moyen.

Le dictionnaire Larousse définit les technologies de l'information


et de la communication comme étant un « ensemble des techniques et des équipements
informatiques permettant de communiquer à distance par voie électronique (câble, téléphone,
Internet, etc.) »42. Cette définition se limite à la convergence de l'informatique

39
Observatoire International des Métiers Internet, www.metiers-internet.eu/
40
www.insee.fr/fr/themes/documents.asp?ref_id=tic10
41
Nanotechnologies, Biotechnologies, Informatique et sciences Cognitives
42
www.larousse.fr/dictionnaires/francais/tic/10910450
P a g e | 17

et des télécommunications en vue de communiquer et ne tient pas compte de l'impact


de la convergence numérique dans les multimédias et l'audiovisuel.

Le Grand dictionnaire terminologique de l'OQLF définit les technologies


de l'information et de la communication comme étant un « Ensemble des technologies issues
de la convergence de l'informatique et des techniques évoluées du multimédia
et des télécommunications, qui ont permis l'émergence de moyens de communication
plus efficaces, en améliorant le traitement, la mise en mémoire, la diffusion et l'échange
de l'information »43. Cette définition est beaucoup plus complète que la précédente en tenant
compte de la convergence numérique dans son ensemble. Elle reflète davantage le point de vue
des institutions internationales qui considèrent les technologies de l'information
et de la communication comme étant l'intégration des techniques des télécommunications,
de l'informatique, des multimédias et de l'audiovisuel44.

La diffusion rapide des accès à l'Internet à haut débit a permis une explosion des usages
des services audiovisuels qui prennent une importance accrue dans le concept des TIC, non
seulement au niveau de la communication, mais aussi au niveau de la gestion des informations
et des connaissances et au niveau de leur diffusion. Cette extension du concept des TIC
est à l'origine de nombreux débats en raison de l'importance de son impact sur la société.

Selon une convention internationale fixée par l'OCDE, les technologies


de l'information et de la communication (TIC) englobent les secteurs économiques suivants :45

secteurs producteurs de TIC (fabrication d'ordinateurs et de matériel


informatique, de TV, radios, téléphone…) ;
secteurs distributeurs de TIC (commerce de gros de matériel informatique…) ;
secteurs des services de TIC (télécommunications, services informatiques,
services audiovisuels…).

2.2. Evolution de la terminologie

L'avènement de l'Internet et principalement du Web comme média de masse


et le succès des blogs, des réseaux sociaux, des wikis ou des technologies Peer to Peer confèrent
aux TIC une dimension sociétale. Gérard Ayache dans « La Grande confusion »,
parle d'« hyper information » pour souligner l'impact anthropologique des nouvelles
technologies. De nombreux internautes, quant à eux, considèrent l'Internet
comme une technologie de la relation : Joël de Rosnay a repris cette expression
dans « La révolte du prolétariat : des mass médias aux média des masses ». Le Web 2.0
est permis par les TIC. Le concept de technologies de l'information et de la communication
est à rapprocher de celui de société en raison de leur impact sur le fonctionnement de la société.

43
www.golt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheoqlf.aspx?id_fiche=8349341
44
www.itu.int/en/itu-d/statistic/documents/partnership/coreictindicators_f.pdf
45
www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/technologie-inform-communic.htm
P a g e | 18

2.3. TIC ou NTIC

Le terme NTIC « Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication »46


a souvent été utilisé dans la littérature francophone au cours des années 1990 et au début
des années 2000 pour caractériser certaines technologies dites « nouvelles ».
Mais les définitions fournies47 sont généralement floues ou équivalentes à celles des TIC.
La qualification de « nouvelles » est ambigüe, car le périmètre des technologies dites nouvelles
n'est pas précisé et varie d'une source à l'autre. En raison de l'évolution rapide des technologies
et du marché, des innovations déclarées « nouvelles » se retrouvent obsolètes une décennie
plus tard. Parfois il s'agit de distinguer les technologies basées sur l'Internet par opposition
aux télécommunications traditionnelles. Parfois, il s'agit de distinguer les plateformes du web
2.0 par opposition aux premières technologies de l'Internet qui ont maintenant trois décennies
et sont tout à fait obsolètes. Parfois, il s'agit de caractériser les services issus de la convergence
des télécommunications et des multimédias utilisant des accès à haut débit car les applications
utilisant seulement les accès à bas débit peuvent difficilement être qualifiées de « nouvelles».
Parfois, les NTIC incluent aussi la téléphonie mobile, mais les premières technologies mobiles
qui ont plus de trois décennies peuvent-elles être qualifiées de « nouvelles » ?

Le sigle NTIC est source de confusion car il ne fait l'objet d'aucune définition officielle
par les institutions internationales responsables de ce domaine alors que le terme de TIC y est
défini comme étant l'intégration des technologies des télécommunications, de l'informatique
et des multimédias. L'utilisation des moteurs de recherche montre que le sigle « NICT » est très
rarement utilisé (en dehors de la traduction de documents d'origine francophone) et qu'il est
plutôt fait mention de l'évolution rapide de ce domaine en permanence. Cela montre qu'il n'est
pas utile d'établir des catégories rigides pour distinguer ce qui est nouveau de ce qui ne l'est pas.

2.4. Appellations connexes

La désignation « communications électroniques », largement utilisée dans les textes


juridiques et réglementaires européens, correspond aux TIC à l'exception de certains systèmes
de diffusion de télévision et de radio qui ne sont pas soumis aux mêmes droits et obligations
réglementaires48. Cette distinction n'est pas sans poser des problèmes aux autorités chargées de
la réglementation et de la régulation du fait de la convergence des technologies
des télécommunications et de l'Internet49. Cette convergence permet un usage croissant
de la diffusion de la télévision et de la radio par Internet grâce aux technologies à haut débit.50

L'ARCEP évite l'utilisation du sigle TIC dans ses documents et utilise


systématiquement le terme de Communications électroniques qui est défini ainsi: On entend
par communications électroniques les émissions, transmissions ou réceptions de signes, de

46
En Anglais New Information Communication Technology « NICT »
47
www.larousse.fr/dictionnaires/francais/ntic/186559?=qntic#10927939
48
ARCEP, « Étude sur le périmètre de la notion d'opérateur de communications électroniques », archive
Wikiwix, www.arcep.fr/uploads/tx_gspublication/etude-hogan-analysis-juin2011.pdf
49
William MELODY, « Convergence, IP telephony and Telecom Tegulation », archive Wikiwix,
www.infodev.or/infodev-files/resource/infodevdocuments_2.pdf
50
« Vue d'ensemble sur la réglementation du secteur des télécommunications », Module 1, Kit d'aide sur
la réglementation des TIC, www.ictregulationtoolkit.org/documents/document/document/3928
P a g e | 19

signaux, d'écrits, d'images ou de sons, par voie électromagnétique51. À noter que dans le
document cité en référence, les termes de TIC ou Technologies de l'Information et de la
Communication ne sont pas mentionnés. Les sigles anglais correspondant sont IT, pour
information technology et ICT pour information communication technology, le sigle NICT,
pour new information and communication technology étant beaucoup plus rarement utilisé.52

Le terme info communications (ou info-com.) a surtout été utilisé dans les années 1990
dans les pays anglo-saxons et les pays de l’Europe de l’Est pour désigner le concept
de convergence entre télécommunications et informatique avec une approche équivalente
au terme communications électroniques, mais en considérant particulièrement les questions
de traitement de l’information et de manipulation de contenus avec l’utilisation d’Internet.53

3. Enjeux des NTIC et importance économique

Les NTIC jouent un rôle majeur dans la compétitivité des entreprises


et dans l'efficacité des administrations et des services publics (santé, éducation, sécurité).
Les NTIC sont devenues également un enjeu crucial pour la production et la diffusion des biens
culturels. Selon le rapport « Technologies Clés 2015», le secteur des technologies de
l’information et de la communication (TIC) est devenu un segment majeur de l’économie des
principaux pays industrialisés avec une contribution directe de 5,9 % du PIB en Europe (et 7,5
% aux États-Unis). Au-delà du secteur lui-même, les TIC contribuent au développement de tous
les autres secteurs économiques, les TIC représentant en effet plus de 50 % de la croissance de
la productivité en Europe (source: Commission Européenne), les perspectives de croissances
du secteur STIC (Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication) sont par
ailleurs considérables avec +8 % de croissance par an pour l’économie d’internet en 2016.

4. Convergence des NTIC et brouillage des frontières

Un téléphone mobile est aussi un terminal pour surfer sur Internet, consulter des vidéos
ou utiliser diverses applications. Le phénomène le plus caractéristique des TIC est le brouillage
des frontières entre télécommunications, informatique et audiovisuel/multimédias.
Un rapport des Nations Unies insiste sur l'impact de la convergence des TIC : « La convergence
a supprimé nombre de distinctions entre les secteurs des TIC, notamment la radiotélédiffusion,
l’informatique et les télécommunications, et a favorisé l’innovation dans des secteurs autres
que les TIC, tels que les services financiers. Dès lors, les utilisateurs ont accès à des contenus,
à des services et à des applications sur de multiples plates-formes, ce qui accroît la versatilité
et la sophistication de l’accès à l’information et de l’utilisation des communications ».

51
ARCEP, « Réflexions sur l’évolution, à l’ère d’internet, de la régulation de l’audiovisuel et des
communications électroniques et sur ses conséquences », archive Wikiwix,
http://www.arcep.fr/fileadmin/reprise/communiques/communiques/2012/evolution_regulation_internet_audiovis
uel-oct2012.pdf
52
Gyula SALLAI, « Defining Info communications and Related Terms », www.uni-
obuda.hu/journal/sallai_39.pdf
53
Voir Baranyi, P., Csapó, A.: « Definition and Synergies of Cognitive Info communications. Acta Polytechnica
Hungarica », (ISSN 1785-8860), Vol. 9, No. 1, 2012. pp. 67-83. Voir aussi Krafft, J.: « Profiting in the Info-
Coms Industry in the Age of Broadband: Lessons and New Considerations. Technological Forecasting & Social
Change », Vol. 77, 2010 pp. 265-278.
P a g e | 20

La fertilisation croisée des produits issus de domaines autrefois bien séparés


et maintenant confondus est à l’origine d’une multitude de services innovants.
Les quelques exemples suivants montrent qu’il est de plus en plus difficile d'étudier
l'un des domaines des TIC sans tenir compte des autres.

Exemple 1 : Les opérateurs de télécommunications ne sont plus seulement


des exploitants de réseaux de télécommunications, ils deviennent des fournisseurs de services
Internet en s’appuyant sur les accès aux abonnés qu’ils détiennent et la téléphonie n’est plus
qu’un segment de service parmi bien d’autres. Par exemple France Telecom (Orange)
est devenue également un distributeur de chaînes de télévision et de musique.

Exemple 2 : Dans les années 1980 et 90, les réseaux des TIC étaient spécialisés
par domaine et il fallait différents systèmes de transmission (et parfois différentes
infrastructures) pour la téléphonie, la transmission de données entre ordinateurs, la radio
et la télévision. Maintenant les réseaux en technologie IP à haut débit sont communs
pour toutes les formes de service et les octets de la téléphonie sont acheminés
par les mêmes routeurs sur les mêmes artères que les octets des consultations des sites Internet,
des transferts de fichiers, du streaming de vidéos ou du courrier électronique.

Exemple 3 : les ordinateurs personnels. Dans les années 1980, un ordinateur servait
essentiellement au traitement de texte et au calcul avec un tableur. Puis dans les années 1990,
il a servi aussi au courrier électronique et aux présentations par diapositives.
Un ordinateur était donc clairement un équipement informatique. Mais avec la convergence
numérique, un ordinateur personnel devient un outil de base pour le domaine de l’audiovisuel
et des multimédias, car il est aussi de façon routinière :

un terminal téléphonique avec le service de la Voix sur IP ;


un terminal de vidéocommunication (Skype, Messenger) ;
un écran de télévision pour recevoir des émissions en ligne ou en mode
de rattrapage ;
un écran pour regarder les photos ou les vidéos des plateformes de services
générés par l’utilisateur (Facebook, Instagram, Flickr, Youtube, etc.) ;
un outil pour monter des films à partir d’un ensemble de vidéos prises
avec son caméscope ou son smartphone ;
un outil professionnel dans les entreprises pour les applications de travail
collaboratif et de communications intégrées où l’audiovisuel joue un rôle
croissant.

Exemple 4 : Les terminaux téléphoniques mobiles. Au début des années 2000,


un terminal téléphonique servait essentiellement aux communications téléphoniques
et la facture était composée d’un abonnement et d’un montant proportionnel aux durées
de communications par catégorie en fonction de la distance. La convergence numérique
est particulièrement illustrée par les nouveaux terminaux téléphoniques appelés smartphones.
Ils contiennent plus de capacité en mémoire et de puissance de calcul que les ordinateurs
personnels des années 1980 et même 90. Ils permettent de prendre des photos et des vidéos
avec des performances équivalentes à de bons appareils de photos ou caméscopes des années
P a g e | 21

1990. Ils sont utilisés comme des baladeurs pour écouter de la musique enregistrée
ou voir des images ou des vidéos enregistrées.

Exemple 5 : Les industriels producteurs de biens électroniques.


Un fabricant d’ordinateur « Apple » devient l’un des plus grands fabricants de terminaux
téléphoniques « iPhone » et devient un intermédiaire de premier plan dans la vente de produits
et services audiovisuels avec le logiciel multimédia « iTunes ». Apple développe aussi
sa propre suite bureautique « iWork », en concurrence directe avec « Microsoft Office ».

5. Techniques de l’information et de la communication

Les technologies de l'information et de la communication regroupent un ensemble


de ressources techniques nécessaires à la mise en œuvre des services de l'information
et de la communication pour produire, manipuler, convertir, stocker, gérer, transmettre
et retrouver l'information et pour communiquer.

On peut regrouper ces techniques par catégories suivantes :

la microélectronique et les composants ;


l'équipement informatique, serveurs, matériel informatique, les ordinateurs
et les logiciels ;
les réseaux informatiques ;
les réseaux, les infrastructures et les systèmes de télécommunications ;
les terminaux de télécommunication (fixes ou mobiles) ;
les réseaux de diffusion de la radiodiffusion et de la télévision
(par voie hertzienne, par satellite, par réseau câblé) ;
les postes récepteurs de radio et de télévision.

6. Services de l'information et de la communication

Les services de l'information et de la communication sont regroupés en différentes


catégories dont les plus connues sont :

les services de téléphonie vocale ;


les services de transmission de données informatiques ;
les services informatiques ;
les services de communication par Internet (Voix sur IP) ;
les services de multimédia et d'audiovisuel ;
les services de commerce électronique.

7. Application

Les NTIC s’appliquent dans tous les domaines de la vie quelle que soit sa complexité.
Parmi eux, nous pouvons citer :

l’administration et la gouvernance ;
l’éducation ;
P a g e | 22

la formation ;
la santé (la médecine) ;
l’économie ;
la recherche ;
l’aménagement du territoire ;
les transports ;
l’environnement ;
les droits des personnes handicapées.

8. Avantages et limites de l’investissement dans les NTIC


8.1. Avantages

L’investissement dans les TIC serait l’un des principaux moteurs de compétitivité
des entreprises. En effet, selon des études de l'OCDE, les TIC seraient un facteur important
de croissance économique aux États-Unis.

Sur le plan du système d'information :


hausse de la productivité du travail pour la saisie et réutilisation
de l'information, donc baisse des coûts ;
délocalisation de tout ou partie de la production sur des sites socioéconomiques
plus favorables (ex : centre d'appels) ;
meilleure connaissance de l'environnement, réactivité plus forte face
à cet environnement ;
amélioration de l'efficacité de la prise de décision permise par une veille
stratégique plus performante.
Sur le plan organisationnel fonctionnement et organisation de l'entreprise
et de la Gestion des Ressources Humaines :
organisation moins hiérarchisée, partage d'information ;
meilleure gestion des ressources humaines (e-recrutement, gestion
des carrières plus facile).
Sur le plan commercial :
nouveau circuit de production grâce à l'extension potentielle du marché
(commerce électronique) ;
baisse des coûts d'approvisionnement ;
développement des innovations en matière de services et réponse aux besoins
des consommateurs ;
plus grande diffusion de l'image de marque de l'entreprise (entreprise
innovante) ;
meilleure connaissance de la clientèle (gestion d'adresses).
Sur le plan professionnel :
création de nouveaux emplois (entreprise et main-d'œuvre) ;
compétitivité des entreprises en matière de Gestion et de Technologie utilisée.
P a g e | 23

8.2. Limites

Contrairement à ce que les adjectifs « virtuel » ou « immatériel », souvent appliqués


à ces techniques, nous sous-entendons une forte empreinte environnementale due à l'utilisation
d'une quantité importante de matériaux critiques, et notamment de métaux. Ces limites sont :

les problèmes d'ergostressie (stress lié à l'utilisation des TIC) provenant souvent
d'un manque de cohérence dans la conception de ces systèmes complexes ;
les problèmes de rentabilité : l'impact des TIC notamment sur le développement
économique fait encore l'objet des nombreuses controverses ;
le coût du matériel, du logiciel, l'entretien et de la maintenance et du
renouvellement. Certains matériels sont rapidement désuets en raison du rythme
soutenu des innovations, ou semblent avoir fait l'objet de stratégies
d'obsolescence programmée ;
il est fréquent de voir apparaître un suréquipement par rapport aux besoins, d’où,
une sous-utilisation des logiciels ;
le coût de la formation professionnelle du personnel, de sa résistance aux
changements ;
le coût entraîné par la modification des structures, par la réorganisation du
travail, par la surabondance des informations ;
la rentabilité difficilement quantifiable ou difficilement prévisible sur les
nouveaux produits. Parfois, d'autres investissements semblent pouvoir être aussi
bénéfiques (Recherche et développement, Formation du personnel, Formations
commerciales, organisationnelles, logistiques) ;
la fracture numérique géographique peut être source de nouvelles inégalités.
Les serveurs consomment à eux seuls autant que le parc de tous les ordinateurs,
pour le refroidissement notamment. Leur consommation (refroidissement
inclus) est passée de 3,6 TWh/a, à 5,2 TWh/a, de 2006 à 2008, alors que la
consommation des data-centres diminuait fortement ;
des problèmes au niveau de sécurité et d'éthique aggravés par
l'internationalisation des règlementations : « fun », chantage, escroquerie,
subversion, etc., face à certains publics vulnérables notamment (enfants,
personnes âgées) et la modification du type de travail qui est observée depuis
plus d’une décennie.

À l'heure actuelle, hormis pour des règles techniques, au sein de quelques grands
systèmes collaboratifs, il semble qu'aucune « gouvernance mondiale » ne soit vraiment
parvenue à une vision à long terme, ni à une surveillance ou à imposer un respect de règles
« minimales réputées communes ».

Les technologies de l'information et de la communication sont la source de plusieurs


failles en matière de sécurité, notamment en ce qui concerne le domaine de la vie privée.
P a g e | 24

Par exemple, en septembre 2014, la société Apple a fait face à plusieurs problèmes concernant
l'utilisation d'iCloud et la fuite de ses informations.54

9. Facteurs favorisant le développement des NTIC


9.1. Facteurs économiques

Le développement des activités tertiaires au détriment des activités primaires


et secondaires dans les pays industrialisés a augmenté les besoins de traitement de l'information
et de communication des entreprises.55

Selon l’étude publiée dans le Chapitre 4 du Rapport IC4D0656 de la Banque Mondiale


portant sur 20.000 entreprises de 26 secteurs dans 56 pays en développement,
les entreprises qui ont davantage recours aux TIC font preuve d’une plus grande productivité,
d’une croissance plus rapide, d’investissements plus conséquents et d’une plus grande
rentabilité. De nombreuses Petites et Moyennes Entreprises (PME) ont participé à cette étude.57

La diffusion des technologies de l’information représente l’exemple le plus fragrant


de la pénétration intersectorielle des progrès, voir: Croissance, emplois et productivité
dans le secteur tertiaire : controverses théoriques et réalités suisses.58

9.2. Facteurs sociaux

L'augmentation du niveau d'éducation a favorisé l'utilisation d'ordinateurs personnels


et de logiciels plus ou moins complexes par un pourcentage croissant de la population.59

Les collectivités locales investissent dans la formation sur les TIC pour améliorer
la compétitivité des entreprises de leurs territoires.

Les mêmes outils de TIC sont utilisés aussi bien dans le domaine professionnel
que dans le domaine privé, ce qui entraîne à la fois un brouillage de la frontière
entre ces deux domaines et une stimulation pour se doter de ces outils de TIC.

La distribution des dépenses par les ménages a sensiblement évolué avec une part
croissante de dépenses pour les TIC, même dans les milieux populaires, avec en conséquence
une réduction d'autres types de dépenses (par exemple, réduction d'achats de journaux,
de magazines, de CD....). Ce phénomène a été analysé par l'agence Aravis à partir

54
Piratage informatique : www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-piratage-de-icloud-l-attaque-par-force-
brute-certainement-utilisee-58479.html
55
« L'évolution des métiers en France depuis vingt-cinq ans », Dares Analyse, septembre 2011, http://travail-
emploi.gouv.fr/img/pdf/2011-066.pdf
56
Information and Communications for Development 2006 : Global Trends and Policies,
http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/TOPICS/EXTINFORMATIONANDCOMMUNICATIONAN
DTECHNOLOGIES/EXTIC4D/0,,contentMDK:22229880~menuPK:5892490~pagePK:64168445~piPK:641683
09~theSitePK:5870636,00.html
57
Christine Zhen-Wei Qiang, « Les TIC au service du développement », Banque Mondiale Live,
http://live.banquemondiale.org/les-tic-au-service-du-d%C3%A9veloppement
58
Mara C. HARVEY, « Croissance, emplois et productivité dans le secteur tertiaire : controverses théoriques
et réalités suisses », Dissertation.com.
59
UNESCO, « Les TIC et l’éducation dans le monde : tendances, enjeux et perspectives »,
http://unesdoc.unesco.org/images/0013/001362/136281f.pdf
P a g e | 25

des statistiques sur les dépenses des ménages. Les résultats montrent que les services
de communication dont le poids a quintuplé depuis 1960 dans le budget : augmentation
de la consommation en volume nettement plus forte (+ 8,1 % par habitant) que les autres postes
(+ 2,5 %), principalement dans les années 1970 (diffusion de la téléphonie fixe) et depuis 1995
(téléphonie mobile et internet).60

À la question : « Si vous ne deviez regarder que deux médias dans votre vie, lesquels
choisiriez-vous ? », les enfants du millénaire répondent : « Internet à 61 %, la télévision à 49
%, le cinéma à 35 %, la radio à 29 %, la presse quotidienne à 17 % et les magazines à 9 % ».61

Les terminaux des TIC à haut débit (ordinateurs personnels et téléphones 3G) sont
de plus en plus utilisés pour la radio et la télévision en lieu et place des terminaux traditionnels
spécifiques à chaque catégorie d'audiovisuel. La possibilité de voir des émissions de télévision
en mode différé (catch-up TV ou replay) et d'écouter des émissions de radio en mode différé
par le téléchargement (podcast) augmente considérablement la gamme de ce qu'on peut voir
ou entendre. En particulier, les jeunes de 12 à 26 ans veulent à tout prix pouvoir consommer
leurs émissions, films et séries préférés n'importe quand, n'importe où, sur n'importe quel écran.

Le streaming est de plus en plus utilisé, ce qui fait reculer le téléchargement illégal.
La possibilité d'intervenir en temps réel dans les débats et forums apporte un nouveau degré
de participation des consommateurs. Grâce au web 2.0, les réseaux sociaux et les services
à base de contenus générés par les utilisateurs ont connu un essor spectaculaire et ont transformé
les relations sociales pour des centaines de millions de personnes.

9.3. Facteurs techniques

La rapide augmentation de la capacité des processeurs (loi de Moore) et la rapide


augmentation de la capacité des artères de transmission (avec la généralisation des fibres
optiques) ont entraîné une chute des coûts unitaires des services de communications
et surtout une généralisation progressive des systèmes d'accès à Internet à haut débit.

La numérisation de toutes les informations de toute nature: textes, images, photos,


musique, films, etc. a permis de tirer parti de la convergence numérique dans les TIC
en mutualisant de couteuses infrastructures de commutation et de transmission au lieu d'avoir
des infrastructures spécifiques pour chaque catégorie de service (téléphone, transmission
de données, diffusion de l'audiovisuel). Cette caractéristique est d'autant plus importante
que ces infrastructures sont caractérisées par des coûts fixes élevés et des coûts marginaux
faibles. Cela a entraîné un profond bouleversement des modèles économiques des opérateurs
de télécommunications.

60
« Quel travail dans 20 ans », page 5, http://www.queltravaildans20ans.com/wp-content/uploads/2011/02/V6-
Les-modeles-de-consommation-D101.pdf
61
Sophie BOUDET-DALBIN, La distribution des films par Internet : enjeux socioculturels, économiques et
géopolitiques, Thèse de Doctorat en Sciences de l’Information et de la Communication, Université Panthéon-Assas, p 32.
P a g e | 26

9.4. Facteurs commerciaux

En quinze ans, le marché des TIC a été bouleversé, d'abord avec l'essor phénoménal
de la téléphonie mobile et de l'Internet fixe à haut débit, puis récemment avec l'Internet mobile
à haut débit, ce qui caractérise l'étape majeure de la convergence des technologies du traitement
de l'information et de la communication.

L'évolution des coûts des systèmes des TIC et le développement de la concurrence


avec l'émergence nouveaux fournisseurs de service ont favorisé l'essor spectaculaire des offres
commerciales des services de l'information et de la communication. Cet essor est caractérisé
par des bouquets de service avec des tarifs forfaitaires abordables incluant généralement
des appels téléphoniques illimités, un accès à l'Internet à haut débit et un accès à des chaînes
de télévision.

L'objectif des opérateurs de télécommunications n'est plus de vendre des minutes


de communications, mais de la bande passante et des services à valeur ajoutée.
La part des revenus des opérateurs de télécommunications venant de la téléphonie vocale
est en baisse constante alors que la part des revenus venant des services de données
et de l'Internet est en hausse constante.

10. Evolution et développement des NTIC


10.1. Indicateurs caractérisant le développement des NTIC

Dans les années 1980 et 1990, le développement des TIC s’est mesuré
essentiellement par l’augmentation du nombre de lignes téléphoniques fixes dans un contexte
de privatisation et d’ouverture du marché à la concurrence. Dans les années 2000,
il s’est mesuré par le nombre d'abonnés à la téléphonie mobile et à l’Internet, d’abord en bas
débit, puis en haut débit. Actuellement, la diffusion de la téléphonie ayant atteint des niveaux
spectaculaires même dans les pays en développement, le développement des TIC se mesure
surtout par le nombre d'accès aux services Internet à haut débit et à leur utilisation effective
dans le cadre de la mise en œuvre de la société de l’information. Au niveau économique,
les indicateurs des TIC sont divisés en quatre grandes catégories :

infrastructure et accès au TIC ;


accès aux TIC et leur utilisation par les ménages et les particuliers ;
utilisation des TIC par les entreprises ;
secteur des TIC et commerce des biens TIC.

Ces quatre grandes catégories susmentionnées sont l'objet des résultats de recherche obtenus
par le Partenariat sur la mesure des TIC au service du développement lancé en juin 2004.

Il est donc important que le développement des TIC soit mesuré par un ensemble
d'indicateurs prenant en compte tous les éléments essentiels des TIC et l'accès aux services
Internet à haut débit en particulier.
P a g e | 27

10.2. Principaux résultats

Globalement, selon les estimations de l'UIT, le nombre d'abonnements à la large bande


fixe a dépassé les 688 millions avant la fin de 2013, soit un taux de pénétration de 9,8%.
Parallèlement, le nombre d'abonnements activés au large bande mobile augmentera de 21%
entre 2010 et 2013 pour atteindre 2,1 milliards fin 2013 ; chiffre qui sera presque le triple
du nombre d'abonnements au large bande fixe, mais restera nettement inférieur à celui
des abonnements au cellulaire mobile, qui devrait atteindre les 6,84 milliards fin 2013.
Le nombre total d'internautes dans le monde passera, toujours selon les estimations,
le cap des 2,7 milliards fin 2013. Dans les pays en développement, il aura plus que triplé
entre 2007 et 2013 pour dépasser le chiffre de 1,8 milliard.62

Stimulé par la croissance du nombre de connexions Internet sur des plates-formes fixes
et mobiles, le trafic utilisant le protocole Internet (IP) a littéralement explosé, passant de tout
juste 1 pétaoctets par mois il y a vingt ans à 44.000 pétaoctets en 2012, selon les estimations.
Et rien ne semble devoir arrêter la croissance future du trafic IP : en 2015, il devrait augmenter
de quelque 14.000 pétaoctets par mois, soit l'équivalent du double du trafic mondial total
entre 1994 et 2003. Cette croissance phénoménale est alimentée par l'augmentation du nombre
de personnes et d'appareils connectés et par la généralisation de contenus en ligne abondants,
diversifiés et, dans la plupart des cas, gratuits.63

Parallèlement, à l'heure actuelle, l'internet haut-débit reste financièrement inaccessible


pour les pays en développement64. De même que l'accès à internet reste aussi inaccessible
aux personnes en situation d'illectronisme, ceci pose le problème de la fracture numérique.

10.3. Rôle de l’UIT

L'UIT « Union Internationale des Télécommunications » est l'institution spécialisée


des Nations Unies pour les questions relatives aux technologies de l'information
et de la communication. Elle fournit le système de statistiques sur les TIC qui est le plus complet
et le plus fiable en raison des contributions des ministères et autorités de régulation
de tous les pays membres. Les statistiques collectées et distribuées par l'UIT sont relatives
aux domaines suivants :

les statistiques sur les infrastructures et sur l'accès en télécommunication sont


collectées chaque année au travers de 2 questionnaires envoyés aux ministères
des TIC et aux autorités de régulation des télécommunications; Cela inclut les
indicateurs sur le réseau des téléphones fixes, les services de téléphonie
mobile, La connexion Internet/Haut-débit, les trafics, les revenus et
investissements ;

62
UIT, Tendances des réformes dans les télécommunications, 2007, http://www.itu.int/pub/D-REG-TTR.9-
2007/fr
63
UIT, Tendances dans les réformes des télécommunications, 2013, http://www.itu.int/dms_pub/itu-
d/opb/reg/D-REG-TTR.14-2013-SUM-PDF-F.pdf
64
UIT, Des prix plus abordables pour les services TIC dans le monde entier, Mai 2011,
http://www.itu.int/net/pressoffice/press_releases/2011/15-fr.aspx#.VHzHDqN3vcs
P a g e | 28

les statistiques sur l'accès aux télécommunications des ménages


et des individuels, ainsi que sur leur utilisation sont collectées chaque année
par un questionnaire envoyé aux Bureaux nationaux des statistiques (BSN).
Cela inclut les principaux indicateurs développés par le partenariat
sur la mesure des TIC pour le développement ;
les statistiques sur les prix/tarifs des services de télécommunications/TIC
sont collectées chaque année au travers d'un questionnaire envoyé
aux ministères des TIC et aux autorités de régulation des télécommunications.
Cela inclut les prix sur la téléphonie fixe et mobile prépayée et sur les services
Internet haut-débit fixes (câblés).

Le site de l'UIT fournit un ensemble de définitions des concepts et des indicateurs


caractérisant les Technologies de l'Information et de la Communication.

10.4. Statistiques fournies par l’UIT sur les NTIC

L'UIT fournit gratuitement des données historiques annuelles de 2000 à 2016


de tous les pays / économies membres de l'UIT pour les indicateurs suivants au niveau mondial
et par région. Par ailleurs, l'UIT commercialise une base de données (sur support informatique
ou sur support papier) fournissant les données historiques annuelles pour une centaine
d'indicateurs caractérisant les TIC pour les pays membres de l'UIT.

En 2015, il y avait plus de 2,4 milliards de téléphones cellulaires, tablettes et PC


vendus dans le monde. De plus, au cours de la même année, 476 millions de tablettes ont été
achetées et 271 millions d'ordinateurs portables.

10.5. Indicateurs fondamentaux relatifs aux NTIC

Une liste d'indicateurs fondamentaux relatifs aux TIC a été mise au point par une
structure spécialisée internationale appelée « Partenariat sur la mesure des TIC au service du
développement »72. Cette structure a été lancée en juin 2004, et se compose des membres
suivants : Eurostat, l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), l’Organisation
de Coopération et de Développement Economiques (OCDE), la Conférence des Nations Unies
sur le Commerce et le Développement (CNUCED), quatre commissions régionales de l’ONU :
« la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA), la Commission
Economique pour l’Amérique Latine et les Caraïbes (CEPALC), la Commission Economique
et Sociale pour l’Asie et le Pacifique (CESAP) et la Commission Economique et Sociale
pour l’Asie occidentale (CESAO) », l’Organisation des Nations Unies pour l’Education,
la Science et la Culture (UNESCO), l’Institut de Statistique de l’UNESCO, le Groupe d’Etude
des Technologies de l’Information et des Communications et la Banque Mondiale.
L'objectif de ce Partenariat est d'homogénéiser le choix des indicateurs fondamentaux relatifs
aux TIC et de proposer des définitions standard de façon à éviter l'incohérence des appellations
et des définitions des indicateurs publiés précédemment à travers le monde et selon les
différentes institutions. Cette homogénéisation est indispensable pour garantir
des comparaisons pertinentes des différents pays à une date donnée et une standardisation
permet de garantir un suivi pertinent des données historiques d'un pays sur une période donnée.
P a g e | 29

Liste des indicateurs fondamentaux relatifs aux TIC sont :

indicateurs sur l’accès et l’infrastructure ;


indicateurs sur l’accès aux TIC et leur utilisation par les ménages
et les particuliers ;
indicateurs sur l’accès l'utilisation des TIC par les entreprises ;
indicateurs sur le secteur des TIC ;
indicateurs sur l'utilisation des TIC par les particuliers, les entreprises.

10.6. Indice de développement des NTIC ou IDI

L'indice de développement des TIC ou IDI est un indice composite visant à caractériser
le développement des TIC de chaque pays. Cet indice a été mis au point par un ensemble
d'institutions internationales et un rapport annuel est publié par l'UIT pour actualiser
les résultats. On y trouve la valeur de l'IDI de chaque pays et ses composantes essentielles.
On y trouve aussi un autre indicateur fondamental sur le TIC, le coût et l'accessibilité de la large
bande. Le résumé analytique de 2012 fournissait également un autre indicateur fondamental :
le panier de prix des TIC qui est une valeur composite des prix d'éléments représentatifs
de services des TIC. Des résultats plus complets, et une définition complète du calcul de l'IDI
et de ses composantes ainsi qu'une définition du calcul du panier de prix des TIC.65

65
UNCTAD, Indicateurs fondamentaux relatifs aux TIC, Partenariat sur la mesure des TIC au service du
développement, 2013,
http://www.itu.int/en/ITU-D/Statistics/Documents/publications/mis2013/MIS2013_without_Annex_4.pdf
P a g e | 30

Section 3 : Les Logiciels de Comptabilité

Un logiciel est un ensemble des programmes, procédés et règles, et éventuellement de


la documentation, relatif au fonctionnement d’un ensemble de traitement de données. Il est aussi
défini comme une application qui a pour objet de traiter un problème spécifique.66

Le logiciel de comptabilité est le système d'information comptable avec pour objet


de traiter les informations liées à la Comptabilité afin de produire les états financiers
et de permettre aux utilisateurs d’être saisis des informations produites. Informations qui
permettront aux propriétaires (Associés ou Actionnaires) de décider sur l’avenir de la société et
de déclarer et payer l’impôt. Il peut être développé spécifiquement par l'entreprise qui l'utilise,
ou il peut être acheté à un fournisseur de logiciel, ou être une combinaison d'un ou plusieurs
progiciels applicatifs achetés à un fournisseur avec des adaptations locales ou spécifiques.
Sa complexité et son coût sont variables en fonction de l'entreprise qui l'utilise.

Les logiciels de Comptabilité permettent des gains considérables de temps par


l’utilisation de bases de données mises progressivement à jour par l’entreprise. Les documents
comptables peuvent être modifiés et imprimés et par conséquent peuvent être diffusés plus
rapidement. Le logiciel de comptabilité est souvent le premier pas vers une intégration complète
du système d’information. Ainsi, ces logiciels ont pour objectif d'assurer l'unicité
de l'information, l'homogénéisation des processus, une information actualisée en permanence,
la centralisation des entités distantes, et l'interactivité par le réseau.

Depuis le milieu des années 1990, le marché a subi des regroupements considérables,
beaucoup de fournisseurs ayant cessé leur activité ou ayant été absorbés par des groupes plus
grands. Les différentes activités traditionnelles supportées par les logiciels de Comptabilité.
Un logiciel de Comptabilité est traditionnellement apte à répondre à certaines activités :

Comptabilisation des factures d'achat et de vente ;


Comptabilisation des relevés bancaires et cartes (et caisse ou lettre de
change) ;
Comptabilisation des immobilisations acquises ou cédées ;
Comptabilisation des écritures de fin d'année : stocks, amortissements,
provisions, régularisation, redressement… ;
Création à demande de journaux, grand livre, balance ;
Création des documents des comptes annuels à la clôture : Bilan, Compte de
Résultat, liasses fiscales diverses,...

Pour un bon usage, le livre – journal est subdivisé en journaux auxiliaires que voici :
Journal auxiliaire des achats ou journal fournisseurs ;
Journal auxiliaire des ventes ou journal clients ;
Journal auxiliaire caisse ;
Journal auxiliaire banque ;
Journal auxiliaire des opérations diverses.

66
Alphonse MVIBUDULU K., Notes de Cours d’Informatique, Institut Supérieur de Commerce de Kinshasa –
Gombe, 2ème Licence Comptabilité, Année Académique 2016 – 2017.
P a g e | 31

NOTE : La liste des journaux dépend de la nature de l’activité de l’entreprise, de la fréquence


et du volume des opérations à enregistrer67. Certains concepteurs de logiciels de Comptabilité
mettent les journaux auxiliaires caisse et banque ensemble pour avoir un journal auxiliaire
unique appelé « Journal de trésorerie » le cas du logiciel SAGE Comptabilité.

Souvent, les logiciels de Comptabilité sont accompagnés d’un logiciel de Gestion


Commerciale (création de facture, bon de commande et de livraison) et d’un logiciel de paye,
ces trois logiciels permettent de réaliser le suivi du bon de commande jusqu’au paiement
du client ou des salariés.68 Il existe toutefois des logiciels qui regroupent ces trois fonctions.
Toute l’exploitation de l’entreprise peut être ainsi facilement gérée et analysée. Les documents
comptables peuvent être générés automatiquement.

Les logiciels de Comptabilité les plus complexes et les plus chers font généralement
partie d'une suite de logiciels souvent connue sous l'expression progiciels de gestion intégrés
« PGI »69. Intégrant les fonctionnalités des logiciels des petites entreprises, ces logiciels
autorisent l'intégration de la Comptabilité Analytique de Gestion, les techniques de gestion
des stocks, la stratégie... Un progiciel de gestion intégré est un logiciel qui intègre l'ensemble
des processus de gestion d'une entreprise, comme la gestion des ressources humaines, la gestion
comptable et financière, l'aide à la décision, mais aussi la vente, la distribution,
l'approvisionnement et le commerce électronique.

Le principe fondateur d'un ERP est de construire des applications informatiques (paie,
comptabilité, gestion de stocks…) avec des modules indépendants, tout en partageant une base
de données unique et commune. Cette architecture tranche avec la situation préexistante dans
les applications en développement spécifique existant avant les ERP car les données sont
désormais standardisées et partagées, ce qui élimine les saisies multiples et évite en théorie
l'ambiguïté des données multiples de même nature.

Les logiciels de Comptabilité les plus connus et les plus utilisés sont :

SAGE utilisé chez Deloitte Touche Tohmatsu Limited ;


SAP utilisé chez Samsung East Africa Limited, Safe X3 chez, VodaCom ;
Navision utilisé à la Banque Centrale du Congo ;
Ciel Compta ;
Cegid…

Certaines entreprises et d’autres établissements utilisent des logiciels de Comptabilité


adaptés à leurs spécificités ou conçus par eux-mêmes ou par un fournisseur le cas de :

l’Institut National de Sécurité Sociale qui utilise un logiciel conçu par


la Société CID – Computer avec la participation du Conseil Permanent de
la Comptabilité au Congo ;
AMS – OHADA utilisé au sein du Groupe Congo Futur,…

67
Didier LECLERE, Ingénierie des systèmes comptables, Fascicule 1/1, Institut National des Techniques
Economiques et Comptables Conservatoire National des Arts et Métiers « CNAM – INTEC », Lyon, 2001/2002, p 97.
68
Tel que le Logiciel SAGE Comptabilité c’est ainsi qu’on parle de la famille SAGE.
69
Enterprise Resource Planning ou ERP en Anglais.
P a g e | 32

CHAPITRE II : INFORMATISATION COMPTABLE

La modélisation et l’intégration des systèmes comptables ne pourraient avoir lieu sans


une automatisation maximale des traitements et des processus économiques de l’entreprise.
A cet égard, l’informatisation des systèmes comptables constitue un passage obligé
dans la structuration de la base d’informations financières de l’entreprise. De surcroit,
on ne saurait envisager le modèle comptable indépendamment des autres systèmes informatisés
tant ceux-ci sont étroitement liés. En particulier, les apports des nouvelles technologies
de l’information ont contribué à rendre plus transversale la gestion des données à l’intérieur
de l’entreprise et à faciliter les échanges informationnels avec les acteurs externes.
Dans ce contexte, les ressources informatiques et technologiques apparaissent véritablement
comme un des leviers d’amélioration de la qualité de la production comptable.70

C’est pourquoi, tout projet d’informatisation comptable doit être pris en compte,
à sa juste valeur, aux différents niveaux de la mise en œuvre des systèmes comptables. C’est-
à-dire, aussi bien, en amont, lors de la phase d’étude préalable, de conception ou de sélection
comme en aval, lors des étapes de paramétrage et de démarrage du système. Au-delà de la
démarche, le recours aux NTIC doit être murement réfléchi dans la perspective d’une
optimisation de la gestion et des échanges de données. De la même manière, la normalisation
du référentiel ne devra pas être omise afin d’assurer la stabilisation du système dans le temps.71

Dans ce chapitre, nous aborderons, tout d’abord, l’organisation comptable dans


un environnement informatisé en démontrant les modalités d’enregistrement des opérations
comptables et le traitement comptable informatique des opérations. Ensuite, nous évoquerons
les différentes manières de vérification et de contrôle des Comptabilités en Fiscalité et en Audit
et Révision des Comptes. Enfin, nous allons expliciter et signaler les principaux apports
et impacts des Nouvelles Technologies de l’Information, ses avantages et spécificités ainsi que
les opportunités et innovations qu’elles offrent lors de leur application.

Section 1 : Les systèmes informatico – comptables

Le développement de l’informatique et l’émergence des systèmes informatico –


comptables ont obligé les gestionnaires à s’interroger sur la nature de cette ressource rare qu’est
l’information, sur les conditions de sa production, sur son rôle dans le processus de décision.72

On est passé progressivement d’une approche purement technique, consistant


à considérer l’informatique comme le moyen d’automatiser certaines tâches répétitives
(faire la paie, éditer un grand – livre, faire la facturation, etc.) à une approche beaucoup plus
théorique replaçant l’organisation du traitement de l’information en temps réel dans une vision
systémique du processus de gestion. Les systèmes d’information constituent maintenant
une discipline académique à part entière, au même titre que la Finance, la Comptabilité,
la Gestion des Ressources Humaines ou le Marketing. Ils sont, en effet, devenus objets d’étude,

70
Éric TORT, “Organisation et management des systèmes comptables : Optimiser les leviers de la performance
comptable », Dunod, Paris, 2003, p 221.
71
Eric TORT, Op.cit, pp 221 – 222.
72
Didier LECLERE, Op.cit., p 11.
P a g e | 33

et fournissent l’une des bases conceptuelles nécessaires à la conception des systèmes


d’information comptables et de contrôle de gestion.73

1. Organisation comptable informatique

Le mode d’organisation de la Comptabilité de l’entreprise résulte dans sa majeure


partie de la normalisation comptable en vigueur dans notre pays.74 Ainsi, les Comptabilités
des entreprises sises en République Démocratique du Congo sont organisées en vertu
des articles 14 à 24 de l’Acte Uniforme Révisé Relatif au Droit Comptable et à l’Information
Financière et Système Comptable OHADA.

L'organisation comptable mise en place dans l’entité doit satisfaire aux exigences
de régularité et de sécurité pour assurer l'authenticité des écritures de façon à ce que
la comptabilité puisse servir à la fois d'instrument de mesure des droits et obligations
des partenaires de l’entité, d'instrument de preuve, d'information des tiers et de gestion.75
Lorsqu'elle repose sur un traitement informatique, l'organisation comptable doit recourir
à des procédures qui permettent de satisfaire aux exigences de régularité et de sécurité requises
en la matière telles que prescrites à l’article 22 dudit acte uniforme.

L'organisation comptable doit assurer :76

un enregistrement exhaustif, au jour le jour, et sans retard des


informations de base ;
le traitement en temps opportun des données enregistrées ;
la mise à la disposition des utilisateurs des documents requis dans
les délais légaux fixés pour leur délivrance.

Pour maintenir la continuité dans le temps de l'accès à l'information, toute entité établit
un manuel décrivant les procédures et l'organisation comptables. Ce manuel, mis à jour
périodiquement est destiné à garantir le caractère définitif de l'enregistrement des mouvements.
Il est conservé aussi longtemps qu'est exigée la présentation des états financiers successifs
auxquels il se rapporte.77

L'organisation comptable doit au moins respecter les conditions de régularité et


de sécurité.78 Le manuel des procédures79 est un recueil où sont consignées les méthodes

73
IDEM
74
Alfred MOLELE MOSABU, « Proposition d’une démarche pour la conception d’un manuel des procédures »,
Mémoire présenté en vue de l’obtention de la qualification de Réviseur Comptable, Institut des Réviseurs
Comptable « IRC », Kinshasa, Juillet 2000, p 6.
75
OHADA, Acte Uniforme Révisé Relatif au Droit Comptable et à l’Information Financière et Système
Comptable OHADA », Lomé 2017, Article 14, p 18.
76
OHADA, Acte Uniforme Révisé Relatif au Droit Comptable et à l’Information Financière et Système
Comptable OHADA », Op.cit., Article 15, p 18.
77
Voir l’Article 16 de « l’Acte Uniforme Révisé Relatif au Droit Comptable et à l’Information Financière et
Système Comptable OHADA », Op.cit., p 19.
78
Voir l’Article 17 de « l’Acte Uniforme Révisé Relatif au Droit Comptable et à l’Information Financière et
Système Comptable OHADA », Op.cit., pp 19 – 20.
79
En Anglais « Procedures Manual », il est aussi appelé Manuel des Procédures Comptables ou Guide
de Comptabilité ou encore Manuel Comptable « Accounting Manual » lorsque celui – ci renferme une description
détaillée des méthodes et des pratiques comptables en vigueur dans une entité. NOTE : Le Guide Comptable
P a g e | 34

administratives et les diverses procédures et instructions qu'il est nécessaire de suivre


ou de mettre en œuvre pour exécuter une tâche donnée ou des travaux prescrits.80

Le Plan Comptable particulier81 de l’entreprise sera constitué dans le respect de


la normalisation, de l’ensemble des comptes utilisés dans sa Comptabilité. Il se distingue de la
normalisation par le fait que l’entreprise dispose d’une certaine souplesse dans sa codification :
seuls les comptes utiles sont créés pour permettre une bonne tenue de la Comptabilité ;
des subdivisions plus détaillées peuvent être utilisées dans la codification des comptes.82

1.1. Modalités d’enregistrement des opérations comptables

L’enregistrement des opérations comptables suit la logique établie et précisées dans le


manuel des procédures conformément aux dispositions83 de la législation comptable en vigueur.

Lorsqu'elle repose sur un traitement informatique, l'organisation comptable doit


recourir à des procédures qui permettent de satisfaire aux exigences de régularité et de sécurité
requises conformément aux dispositions à l’Article 22 du Droit Comptable OHADA Révisé tel
qu’exposé au point suivant.
NOTE : Chaque donnée entrée dans le système de traitement par transmission d'un autre
système de traitement, doit être appuyée d'une pièce justificative probante.

Les livres comptables et autres supports dont la tenue est obligatoire sont :84

le Livre-Journal, dans lequel sont inscrits les mouvements de l'exercice,


enregistrés en comptabilité, dans les conditions exposées au paragraphe 4
de l'article 17 ci-dessus ;
le Grand-Livre, constitué par l'ensemble des comptes de l’entité, où sont
reportés ou inscrits simultanément au journal, compte par compte,
les différents mouvements de l'exercice ;
la Balance Générale des Comptes, état récapitulatif faisant apparaître,
à la clôture de l'exercice, pour chaque compte : le solde débiteur ou le solde
créditeur, à l'ouverture de l'exercice ; le cumul depuis l'ouverture de l'exercice
des mouvements débiteurs et le cumul des mouvements créditeurs ; le solde
débiteur ou le solde créditeur, à la date considérée ;
le livre d'inventaire, sur lequel sont transcrits le Bilan, le Compte de résultat
et le Tableau des flux de trésorerie de chaque exercice, ainsi que le résumé
de l'opération d'inventaire.

comprend généralement une liste des procédures et des formulaires en usage ainsi qu'une description
des responsabilités attribuées à chaque membre du service de la comptabilité.
80
Louis MENARD, FCA et Collaborateur, Op.cit., p.
81
Le Plan Comptable particulier d’une entreprise est donc une liste méthodique des comptes qui se caractérise par
sa codification et par le classement des opérations dans les différents comptes qui le constituent.
82
Alfred MOLELE M., Op.cit., p 07.
83
Articles 14 à 24 de « l’Acte Uniforme Révisé Relatif au Droit Comptable et à l’Information Financière et
Système Comptable OHADA », Op.cit., pp 18 – 23.
84
Articles 19 de « l’Acte Uniforme Révisé Relatif au Droit Comptable et à l’Information Financière et Système
Comptable OHADA », Op.cit., p 21.
P a g e | 35

NOTE : L'établissement du Livre-Journal et du Grand-Livre peut être facilité par la tenue


de journaux et livres auxiliaires, ou supports en tenant lieu, en fonction de l'importance et
des besoins de l’entité. Dans ce cas, les totaux de ces supports sont périodiquement et au moins
une fois par mois respectivement centralisés dans le Livre-Journal et dans le Grand-Livre.

Ainsi, dans la pratique au sein des entreprises disposant d'une Comptabilité


informatisée, le schéma d’enregistrement des opérations comptables sur base des états
comptables conformément à l’article précité jusqu’à l’établissement des Comptes annuels85
(à l’exception des Notes Annexes) visé à l’article 8 sont présentés selon les dispositions prévues
aux articles 11 et 13 dudit Acte Uniforme :

85
Les Comptes annuels ou Etats Financiers ou encore Etats de synthèse en Anglais Financial Statements visés
à l’Article 8 du Droit Comptable OHADA, définis selon l’Article 29 et expliqués selon les articles 30 à 33 sont :
Le Bilan : décrit séparément les éléments d'actif (l'actif immobilisé, l’actif circulant, la trésorerie-actif et l’écart
de conversion- actif) et les éléments de passif (les ressources stables, le passif circulant, la trésorerie-passif
et l’écart de conversion-passif) constituant le patrimoine de l’entité. Il fait apparaître de façon distincte les capitaux
propres. Article 30.
Le Compte de Résultat : récapitule en liste, les produits et les charges qui font apparaître par cascade les résultats
intermédiaires et, in fine, le bénéfice net ou la perte nette de l'exercice. Le Compte de résultat de l'exercice fait
apparaître les produits et les charges, distingués selon qu'ils concernent les opérations d'exploitation
et les opérations financières attachées aux activités ordinaires et les opérations hors activités ordinaires.
Le classement des produits et des charges en liste doit permettre d'établir des soldes intermédiaires de gestion
en cascade dans les conditions définies par le Système Comptable OHADA. Article 31.
Le Tableau des Flux de Trésorerie retrace les mouvements « entrée » ou « sortie » de liquidités de l'exercice.
Le Tableau des flux de trésorerie de l'exercice fait apparaître la trésorerie nette en début d’exercice, les flux
de trésorerie provenant des activités opérationnelles, les flux de trésorerie provenant des opérations
d’investissement, les flux de trésorerie provenant des capitaux propres, les flux de trésorerie provenant
des capitaux étrangers et la trésorerie nette en fin d’exercice. Article 32.
Les Notes Annexes complètent et précisent, l'information donnée par les autres états financiers annuels. Les Notes
annexes contiennent des informations complémentaires à celles qui sont présentées dans le Bilan, le Compte
de résultat et le Tableau des flux de trésorerie. Les Notes annexes fournissent des descriptions narratives
ou des décompositions d’éléments présentées dans les autres états financiers, ainsi que des informations relatives
aux éléments qui ne répondent pas aux critères de comptabilisation dans les autres états financiers.
Les Notes annexes comportent tous les éléments de caractère significatif qui ne sont pas mis en évidence
dans les autres états financiers et sont susceptibles d'influencer le jugement (en vertu du principe d’importance
relative) que les utilisateurs des documents peuvent porter sur le patrimoine, la situation financière et le résultat
de l’entité. Il en est ainsi notamment pour le montant des engagements donnés et reçus dont le suivi doit être
assuré par l’entité dans le cadre de son organisation comptable. Toute modification dans la présentation des états
financiers annuels ou dans les méthodes d'évaluation doit être signalée dans les Notes annexes. Article 33.
P a g e | 36

Schéma de traitement et d’enregistrement Comptable dans un environnement informatisé

Pièces
Justificatives

J. Achats ou J. J. Ventes ou J.
Journal Caisse Journal OD Journal Banque
Fournisseurs Clients

Journal Centralisateur (Journal Central)


ou Journal Général

Grand-Livre Grand-Livre
Grand-Livre Central ou Grand-Livre Général
Auxiliaire Auxiliaire
Fournisseurs Clients

Balance Générale des Comptes avant Inventaires

Opérations
d’Inventaires

Balance Générale des Comptes après Inventaires

Etats Financiers ou Etats de Synthèses (Bilan,


Compte de Résultat et Tableau de Flux de Trésorerie)

Schéma conçu et élaboré par nous-mêmes.


P a g e | 37

Commentaires :

Les pièces justificatives émises et reçues par des services opérationnels tels que
services achat et approvisionnement, vente, personnel (Ressources Humaines), administratif,
trésorerie,… sont transmis au Service ou Département de Comptabilité (selon l’organisation
de chaque entreprise), documents qui doivent contenir toutes les mentions obligatoires avec
une valeur probante pouvant engendrer la saisie des écritures dans le logiciel de Comptabilité
utilisé. Ces documents (pièces justificatives) sont accompagnés avec leurs annexes et sont remis
à chaque comptable préposé afin de lui permettre d’enregistrer l’opération dans le journal
auxiliaire concerné. Exemple : une facture d’achat reçu du service achat, est transmise
au Comptable préposé aux achats pour l’enregistrer dans le journal auxiliaire achat.

Il en est de même pour tous les autres services afin de les saisir dans le journal
auxiliaire qui convient. C’est ce qui fait l’enregistrement au jour le jour dans l’entreprise.
L’enregistrement doit répondre au principe d’exhaustivité, de la partie double et de
l’engagement pour faire preuve de traçabilité.

Après une période bien déterminée, toutes les informations saisies dans les journaux
auxiliaires sont enregistrées ou reportées dans un journal unique dit « Journal centralisateur »
cette opération est qualifiée dans la « Centralisation des opérations Comptables ». Pour nous,
Livre – Journal est la mémoire comptable d’une entité qui reprend toutes les informations
chiffrées au strict respect des principes énoncés ci – haut et celui de normalisme monétaire.

Les informations qui figurent dans le livre – journal permettront de dresser le Grand –
Livre, qui lui aussi, peut être tiré en Grand – Livre auxiliaire selon la performance,
le paramétrage et la configuration du logiciel de comptabilité utilisé au sein de l’entreprise.
Ce document qui va reprendre les informations détaillées de chaque compte de l’ouverture
jusqu’à la période à laquelle ce dernier a été tirée. Certains logiciels permettent de tirer le grand
– livre d’un seul compte, ou une classe des comptes ou celui de la commande donnée au logiciel
par son utilisateur. Le Grand – Livre auxiliaire ou général, reprend distinctement le solde
d’ouverture (débiteur ou créditeur selon le cas), les mouvements détaillés depuis l’ouverture
ainsi que le solde débiteur ou créditeur de chaque compte.

Ensuite, les informations du livre – journal et du grand – livre sont transcrites


automatiquement dans la Balance Générale des Comptes qui reprend le solde d’ouverture
de chaque compte (débiteur ou créditeur de l’exercice antérieur) pour faire preuve du principe
d’intangibilité des bilans par le fait que ces informations doivent être les mêmes que celles
de la clôture, le cumul des mouvements débiteurs ou créditeurs de chaque compte et les soldes
de clôture à la clôture (débiteur ou créditeur) de chaque compte.

NOTE : Les informations insérées dans les mouvements proviennent exclusivement du livre –
journal et les totaux doivent être égaux que ceux du livre – journal pour s’assurer de l’équilibre
et de la transcription correcte desdites informations. Celles qui figurent dans les colonnes
des soldes proviennent du grand – livre. Pour des raisons de vérifications, les professionnels
font un petit exercice en extra sur base d’un tableur, pour les comptes d’actif leurs soldes
débiteurs à l’ouverture sont additionnés aux cumuls des mouvements débits ensuite,
P a g e | 38

sont soustraits les cumuls des mouvements crédits pour donner les soldes de clôture débiteurs
ou nuls de la période. Solde qui doit correspondre avec celui du grand – livre. Et, pour
les comptes du passif, leurs soldes créditeurs sont additionnés aux cumuls des mouvements
crédits, ensuite sont soustraits les cumuls des mouvements débits pour obtenir les soldes
créditeurs ou nuls de clôture de la période. Au cas contraire, ils remontent la filière pour
détecter les erreurs ou omissions qui ont fait en sorte que les soldes soient différents.

Il en est de même pour les comptes de charges qui fonctionnement comme les comptes de l’actif
et sont traités de la même manière et de produits qui fonctionnement comme ceux du passif
et ont le même traitement. La différence est que les comptes de gestion (charges et produits)
ne doivent en aucun cas contenir des soldes d’ouverture par le fait qu’ils sont soldés dans
les paliers successifs du compte de résultat qui fera naitre un journal pour solde de tout compte
de charge et produit. Ainsi, ces comptes sont soldés et annulés dans le compte 13 pour former
le résultat de la période qui peut être bénéficiaire 131 ou déficitaire 139. Ceci est fait pour
éviter de transférer à l’exercice ultérieur les charges et les produits de l’exercice antérieurs
pour ne pas surévaluer les charges et sous-évaluer le résultat ou surévaluer les produits pour
surévaluer le résultat afin d’obtenir le résultat net de la période. Pour les charges
et les produits qui chevauchent les exercices, ils sont rattachés systématiquement à leurs
exercices comptables correspondants par des écritures de régularisation en vertu du principe
comptable de la césure dit Cut-off ou indépendance des exercices (appelé aussi séparation
des exercices comptables ou spécialisation des exercices comptables ou matching principle
en anglais). Ainsi, la partie non concernée se retrouvera dans le compte du bilan.
Un compte ne peut avoir qu’un solde débiteur et nul pour ceux de l’actif et des charges,
créditeur ou nul pour ceux du passif et des produits. Un compte ne peut jamais avoir deux
soldes (débiteurs et créditeurs) à la même période.

Ainsi, interviendront les opérations d’inventaire pour enregistrer les différences


constatées pour lier et/ou rapprocher la Comptabilité à la réalité par des écritures
de redressement en vertu du principe de l’Image fidèle en anglais « True and fair view ».

D’où, intervient la treizième balance ou balance après inventaire qui comportera


les informations de la balance avant inventaire et les informations d’inventaire (différences
d’inventaires constatées dans le PV d’inventaire). Ce qui servira à l’entreprise de d’établir
les documents de synthèses, par le biais des professionnels de la Comptabilité qui peuvent être
salariés au sein de la société liés par un contrat de travail ou un prestataire indépendant
(Expert – Comptable lié par les termes de référence), selon les prescrits du Droit Comptable
OHADA à l’exception des entités visées à l’article 586 du Droit Comptable OHADA.

86
Les Banques, les Etablissements de Crédit, les Institutions des Microfinances et les Caisses d’Epargne
et de Crédit, utilisent le Guide Sectoriel des Etablissements de Crédit « GSEC » qui est proche des Normes
Internationales IAS/IFRS, les Compagnies d’Assurances utilisent le Plan Comptable CIMA « Conférence
Interafricaine des Marchés d’Assurances », les Organismes de Sécurité Sociales utilisent le Plan Comptable
CIPRES « Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale » et les entreprises soumises aux règles
de la Comptabilité publiques et les Administrations Pures utilisent le Règlement Général de la Comptabilité
Publique de 1953 qui jadis était en partie simple. A présent, après sa mise à jour, il est tenu en partie double.
Ces entités continueront à utiliser leurs guides sectoriels adaptés à leurs spécificités. Les Plans CIPRES et CIMA
sont des référentiels comptables sectoriels dans la région africaine au même titre que le Plan Comptable Général
OHADA « PCGO », nouvelle appellation après révision de l’Acte Uniforme.
P a g e | 39

1.2. Traitement comptable informatique des opérations

Selon le Système Comptable OHADA, les principes et exigences à prendre en compte


en cas de traitement informatique comptable sont les suivants :87

la correcte restitution sur papier, ou sous une autre forme, des données -
d’une opération entrée dans le système de traitement comptable (origine,
contenu, imputation, etc.) ;
le caractère définitif de l’enregistrement comptable doit être garanti par
la validation de toute donnée entrée et par l’interdiction de toute suppression
ou modification de l’enregistrement ;
la mise en œuvre des clôtures informatiques périodiques pour assurer
la chronologie des opérations ;
l’enregistrement des opérations ayant une date comptable dont la période est
clôturée se fait le premier jour de la période non encore clôturée ;
les données enregistrées doivent être durables et bien conservées selon
la réglementation en vigueur (transcription indéfectible) ;
la disponibilité pour un contrôle éventuel de la documentation relative
aux analyses, à la programmation et aux procédures des traitements ;
la numérotation et la dotation des états périodiques fournis par le système
de traitement informatique ;
la justification de toute donnée entrée dans le système de traitement
(même si l’origine est un autre système) par une pièce justificative probante.

L’entreprise peut avoir recours à l’enregistrement décentralisé (cfr le schéma ci – haut)


pour la bonne comptabilisation de certaines natures d’opérations. L’information détaillée sera
saisie en amont dans une Comptabilité auxiliaire par les services opérationnels au moyen
d’un logiciel approprié. Puis dans un deuxième temps, l’information traitée alimente
la Comptabilité Générale afin d’y être centralisée par le canal d’une interface. Les cas
rencontrés concernent les Comptabilités auxiliaires clients, fournisseurs, paie et dans
une certaine mesure de trésorerie (caisses et banques).88

2. Vérification de comptabilité

La vérification de comptabilité est un ensemble d’opérations qui a pour but d’examiner


sur place la comptabilité d’une entreprise et de la confronter à certains éléments de fait ou
matériels afin de contrôler les déclarations souscrites et d’assurer éventuellement les
rectifications nécessaires, qu’il s’agisse de revenus catégoriels soumis à l’impôt sur le revenu,

Avec la Révision du Droit Comptable OHADA, les Associations Sans But Lucratif « ASBL » ne sont plus habilités
à tenir leurs comptabilités selon le Référentiel Comptable OHADA.
87
Marcel DOBILL, Comptabilité OHADA, Tome 1, Comptabilité Générale, AECC – KARTHALA, France, 2008, p 31.
Voir aussi Article 22 de « l’Acte Uniforme Révisé Relatif au Droit Comptable et à l’Information Financière et
Système Comptable OHADA », Op.cit., pp 22 – 23.
88
Alfred MOLELE M., Op.cit., p 07.
P a g e | 40

d’impôt sur les sociétés (impôt sur les bénéfices et profits), de taxes sur le chiffre le chiffre
d’affaires ou de droits d’enregistrement.89
L’examen de la Comptabilité d’une entreprise peut être assorti d’un examen
de la situation fiscale personnelle de l’exploitant individuel ou des principaux dirigeants afin
de confronter les résultats déclarés ou la valeur des résultats reconstitués avec le montant
apparent des ressources que laissent supposer le train de vie et les autres dépenses
ou acquisitions des intéressés.90

2.1. Vérification et Contrôle des Comptabilités informatisées


a. En Fiscalité (Audit Fiscal)

La Fiscalité paraît comme la composante la plus difficile à manipuler puisqu'elle est


quasi-permanente au point d'être jugée envahissante en toute action opérée par l'entreprise
à savoir une nouvelle activité, un programme de recherche, une décision d'investissement, etc.

Les audits touchent aujourd'hui l'ensemble des secteurs de l'entreprise dont le plus
ancien et le plus courant est l'Audit Comptable et Financier. Le domaine Fiscal est l'un
de ces secteurs qui constitue une notion étendue devant être appréhendé et contrôlé
pour une meilleure efficacité de l'entreprise.

Ainsi, l'Audit Fiscal paraît comme étant la formule qui répond au mieux aux
préoccupations de l'entreprise et ce pour diverses raisons :

l'intensité des liens que la fiscalité entretient avec la comptabilité ;


l'importance et la complexité de la matière fiscale ;
le risque financier attaché au non-respect de la règle fiscale.

Une vérification de Comptabilité peut être générale ou ponctuelle.

Elle est générale lorsqu’elle consiste en examen, par le même agent des impôts,
de tous les impôts dus par l’entreprise et établis selon un système déclaratif (impôts directs,
taxes sur la valeur ajoutée, droits d’enregistrement)91. Une vérification générale peut être92 :

complète : lorsque la vérification de la situation fiscale de l’entreprise


consiste à examiner, dans son ensemble et pour toute la période non
prescrite, la Comptabilité de l’entreprise et à rapprocher ses indications,
d’une part, des déclarations souscrites, d’autre part, des données de fait
recueillies par des recherches internes ou externes à l’entreprise.

89
Les Guides de Gestion RF, « L’entreprise contrôlée Fiscal, URSSAF, inspection du travail », 1ère Edition,
Groupe Revue Fiduciaire, Paris, 2007, p 187.
90
IDEM
91
IDEM ; Voir aussi l’Article 28 de la Loi N°004/2003 du 13 Mars 2003 portant réforme des procédures fiscales
tel que modifié et complété par l’Article 1er de l’Ordonnance-Loi N°13/005 du 23 Février 2013 modifiant et
complétant certaines dispositions de la Loi N°004/2003 du 13 Mars 2003.
92
Les Guides de Gestion RF, Op.cit., pp 187 – 188 ; Voir aussi l’Article 28 de la Loi N°004/2003 du 13 Mars
2003 portant réforme des procédures fiscales tel que modifié et complété par l’Article 1er de la Loi N°13/005
du 23 Février 2013 modifiant et complétant certaines dispositions de la Loi N°004/2003 du 13 Mars 2003.
P a g e | 41

étendue : lorsque sont effectuées, outre les opérations portant sur


la Comptabilité de l’entreprise, des recherches extérieures de telle manière
qu’il y ait un examen simultané et comparatif permettant à l’administration
de vérifier la cohérence de la situation fiscale de l’entreprise et de celle
de l’exploitant individuel ou des principaux dirigeants d’une société.
La simple transposition, au niveau du revenu global du ou des dirigeants
de l’entreprise, des rectifications proposées à l’entreprise ne constitue pas
une vérification étendue.

Elle est ponctuelle lorsque son champ d’investigation porte93 :

soit sur un point de la situation fiscale du contribuable : contrôle de


certains postes clairement individualisés d’une déclaration, tels que les
provisions et les charges provisionnées, ou des opérations ayant concouru
au Crédit de TVA dont le contribuable a demandé le remboursement ;
soit sur un impôt déterminé sur toute la période non prescrite.
Ces vérifications ponctuelles constituent des vérifications simples ;
soit sur une période plus courte que le délai normal de la reprise.

NOTE : Les innovations majeures et significatives en matière Fiscale ont été constatées dans
l’Ordonnance – Loi N° 13/005 du 23 Février 2013 modifiant et complétant certaines
dispositions de la Loi N° 004/2003 du 13 Mars 2003 portant réforme des procédures fiscales.

Le cadre des contrôles fiscaux est fixé par la Loi N° 004/2003 du 13 Mars 2003 telle
que modifiée et complétée à ce jour. Cette Loi ainsi que celles qui la modifient et la complètent
ont pour objet de permettre au vérificateur de s’assurer de la bonne tenue de l’outil informatique
et que les contribuables n’utilisent pas ce dernier et le caractère immatériel des données stockées
pour altérer, modifier, voire reconstituer leur Comptabilité ou encore pour contourner des règles
fiscales (fraude fiscale et évasion fiscale).

L’informatique permet également d’utiliser toutes les informations enregistrées


sans se limiter au pointage d’un échantillon restreint d’éléments.94 Du point de vue comptable,
le traitement et la conservation des données tirées de la Comptabilité sont régies par
l’Acte Uniforme Révisé Relatif au Droit Comptable et à l’Information Financière et Système
Comptable OHADA (principalement les articles 22 et 67 du présent Acte Uniforme).

Les textes fiscaux donnent au vérificateur :95

la possibilité d’analyser et de comprendre le fonctionnement du système


par l’examen de la documentation ;
le droit d’effectuer des procédures de contrôle en utilisant
l’informatique, c’est-à-dire en réalisant des programmes aux fins de
vérification.

93
Les Guides de Gestion RF, Op.cit., p 188.
94
Les Guides de Gestion RF, Op.cit., p 225.
95
IDEM
P a g e | 42

Ils font aussi peser sur le contribuable la responsabilité de ses choix d’organisation,
en indiquant que l’entreprise vérifiée ne peut pas s’opposer au vérificateur le fait qu’elle a
acquis un progiciel96 et ne dispose que d’un manuel d’utilisateur pour s’exonérer de produire la
documentation relative aux analyses, à la programmation et à l’exécution des traitements. Il lui
appartient de faire en sorte que son fournisseur produise cette documentation, et de prendre
pour cela les dispositions contractuelles nécessaires.97

NOTE : Les obligations concernent tous les contribuables astreints à tenir et à présenter
des documents comptables, dès lors que leur Comptabilité est tenue, en tout ou partie, au moyen
de systèmes informatisés, et également lorsque ces systèmes participent directement ou
indirectement à la justification d’une écriture comptable. Le respect de ces principes est
la condition nécessaire du caractère régulier, sincère et probant des Comptabilités
informatisées. Sont donc visés tous les contribuables qui exercent une activité industrielle
et commerciale, agricole ou non commerciale, quels que soient la nature de l’activité
ou le régime d’imposition, à l’exception des contribuables relevant du régime forfaitaire.

Lorsque la Comptabilité est tenue au moyen de systèmes informatisés, le contrôle porte


sur l’ensemble des informations, données et traitements informatiques qui concourent
directement ou indirectement à la formation des Résultats Comptables et Fiscaux et
à l’élaboration des déclarations rendues obligatoires ainsi que sur la documentation relative
aux analyses, à la programmation et à l’exécution des traitements.98

La Comptabilité n’est pas la seule concernée. Sont aussi soumis au contrôle :99

tous les systèmes informatisés comptables, les systèmes de gestion


des recettes ou des ventes, et notamment, toutes les caisses
enregistreuses dotées de procédés de mémorisation et de calcul,
dont les informations, données et traitements concourent directement
ou indirectement à la formation des résultats comptables et
à l’élaboration des déclarations obligatoires ;
les divers systèmes informatisés relatif au domaine de la gestion (gestion
commerciale, gestion de la production, des achats, des stocks,
du personnel,…), quand leurs informations, données et traitement
permettent d’élaborer ou de justifier indirectement tout ou partie
des écritures comptables ou des déclarations soumises au contrôle.

Dans le cas où les informations, les données et les traitements sont saisis, élaborés
ou conservés par un tiers, l’entreprise vérifiée est tenue de les mettre ou de les faire mettre
à disposition des agents de l’administration fiscale afin qu’ils puissent exercer le contrôle.

96
Progiciel : ensemble complet et documenté de programmes conçu pour être fourni à plusieurs utilisateurs,
en vue d’une même application ou d’une même fonction. Package en Anglais.
97
Les Guides de Gestion RF, Op.cit., p 225.
98
Article 34 de la Loi N° 004/2003 du 13 Mars 2003 portant réforme des procédures fiscales telle que modifiée
et complétée à ce jour.
99
Les Guides de Gestion RF, Op.cit., p 228.
P a g e | 43

Les contribuables doivent s’assurer que pourront être accessibles et consultables sur
territoire national, en cas de contrôle, les documents, données et traitements soumis au droit de
contrôle de l’administration et détenus par des tiers, quel que soit le lieu habituel de détention.100

NOTE : Peu importe que les entreprises emploient des systèmes informatisés développés en
interne ou par des prestataires extérieurs, de grande consommation ou produits à l’unité,
installée de façon isolée ou en réseau sur plusieurs postes, loués ou acquis. Le défaut
de présentation des informations, données, traitements ou documentation peut constituer une
opposition à contrôle si l’attitude du contribuable s’analyse comme « un refus du contrôle ».101
Sont exclues du périmètre de contrôle, les données relatives au fonctionnement de l’entreprise,
sans lien direct ou indirect avec la Comptabilité ou les déclarations obligatoires. Il en est ainsi,
des informations relatives à la conception artistique de produits ou de services, également
d’études commerciales, sous réserve que leur examen ne s’avère pas nécessaire pour
l’appréciation du montant d’une charge ou d’un crédit d’impôt.102

Lorsque le bon fonctionnement du contrôle informatisé est rendu impossible par des
circonstances d’origine technique ou par l’attitude du contribuable (indisponibilité des données,
refus d’opter pour l’une des trois modalités décrites par la Loi N°004/2003 du 13 Mars 2003
portant réforme des procédures fiscales telle que modifiée et complétée à ce jour dans un délai
raisonnable, non-réalisation des traitements demandés, réalisation des traitements dans
un délai non raisonnable), le vérificateur doit porter à la connaissance de l’entreprise les risques
encourus, par l’envoi d’une lettre rappelant les possibilités de mise en œuvre de la procédure
d’évaluation d’office ou par rédaction d’un procès-verbal relatant les insuffisances constatées.

Le contribuable ne peut s’exonérer de ses obligations en arguant que les manquements


observés sont imputables à des tiers (Comptable, Conseil, Prestataire de services
informatiques). Il lui appartient de prendre toutes mesures, telle la rédaction de clauses
contractuelles adaptées, pour permettre la réalisation des opérations de contrôle dans un délai
compatible avec la durée des opérations sur place.103 Les comportements de nature à constituer
une opposition au contrôle fiscal informatisés sont :104

le contribuable s’abstient de répondre à la demande d’option pour


l’une des modalités de contrôle ou retarde excessivement son choix ;
le contribuable choisit une option impossible à mettre en œuvre pour
des raisons techniques ou pratiques ;
le contribuable ne présente pas les informations, données et traitements
informatiques ni la documentation ;
les données ne sont pas disponibles pour la réalisation de la vérification ;
les données sont disponibles, mais le contrôle ne peut être mené à
son terme du fait de circonstances imputables au comportement
du contribuable, à l’organisation de l’entreprise ou à un tiers
(prestataire) ;
100
Les Guides de Gestion RF, Op.cit., p 237.
101
Les Guides de Gestion RF, Op.cit., p 228.
102
Les Guides de Gestion RF, Op.cit., pp 229 – 230.
103
Les Guides de Gestion RF, Op.cit., p 246.
104
Les Guides de Gestion RF, Op.cit., pp 246 – 247.
P a g e | 44

les traitements réalisés à partir des données disponibles dans


l’entreprise ne répondent pas aux demandes de l’administration ;
les traitements ne sont pas réalisés dans un délai compatible avec
les exigences du contrôle.

NOTE : Toute procédure d’opposition au contrôle fiscal informatisé s’accompagne


d’une taxation d’office ou d’une amende administrative105.

b. En Audit et Révision Comptable106

Dans l’environnement actuel où nous vivons, la tendance se dirige de plus en plus vers
une utilisation efficace des moyens que nous offre la technologie. Les missions d’Audit
Financier assurées par les Réviseurs Comptables107 et Commissaires aux Comptes108
connaissent à ce niveau une véritable évolution, avec l’arrivée des différents outils
informatiques et surtout des logiciels de vérification. L’Auditeur, que ce soit légal ou
contractuel, bénéficie alors de plusieurs moyens pour automatiser la totalité ou une partie
des tâches effectuées au cours d’une mission d’audit financier. L’utilisation massive de l’outil
informatique dans les systèmes d’information des entreprises clientes de l’auditeur,
la généralisation du recours aux différents logiciels de comptabilité et la diversité des moyens
de transmission de données facilitent la tâche aux professionnels qui désirent utiliser
ces logiciels de vérification.109

Grâce aux ordinateurs et autres outils informatiques, la vérification peut toucher


tous les échantillons prélevés et même dans certains cas toute la population, et ceci en beaucoup
moins de temps. Ces logiciels permettent également de réduire le temps qu’exige la sélection
des échantillons, ce qui représente en soi un avantage considérable.110

L’utilisation des systèmes informatiques par les entreprises oblige l’Expert –


Comptable d’acquérir ou de procéder à une connaissance suffisante de l’environnement
informatique de l’entité pour planifier, diriger, superviser et revoir les travaux de contrôle
effectués. Il détermine si des compétences informatiques particulières sont nécessaires
pour réaliser la mission.

L’essentiel des travaux d’audit relatifs au système d’information ne nécessite pas de


connaissances très approfondies en informatique mais une bonne maîtrise des pratiques d’audit.

Le contrôle des comptabilités informatisées se déroule en deux phases notamment :


l’examen du système d’information de l’entreprise et la mise en œuvre des traitements
informatiques sur les données de l’entreprise selon qu’elle respecte ou non ses obligations.

105
Sanctions qui répriment le non-respect des formalités comptables et fiscales ainsi que le mauvais comportement
du contribuable, du redevable ou de toute autre personne, tendant à faire perdre au Trésor public les droits dus,
soit par le contribuable ou le redevable légal, soit par les tiers;
106
Voir IFAC, « ISA 401 Environnement informatique », New York, 2009.
107
Audit Contractuel.
108
Audit Légal.
109
Makram YAICH, Op.cit., p 19.
110
Makram YAICH, Op.cit, p 20.
P a g e | 45

L’Audit du SIC relève de la connaissance générale de l’entreprise au même titre que


son environnement économique ou son organisation. Il consiste, dès le début du contrôle,
en une analyse du SIC de l’entreprise dont la mise en œuvre ne requiert aucune qualification
informatique particulière. Il permet à l’Auditeur de s’assurer du respect des obligations
comptables, du niveau de conservation des données et de faire un bilan de la fiabilité du SIC.

Cette analyse s’étend naturellement aux modalités de conservation de la Comptabilité.


C’est à l’issue de celle-ci que le caractère régulier et probant de la Comptabilité présentée peut
être apprécié et que les éventuelles zones à risque du SIC sont déterminées afin d’orienter
les modalités de conduite des opérations de contrôle sur place dans leur aspect informatique
selon les constatations effectuées.

La démarche d’audit en environnement informatique :111

Phase 1 : Orientation et Phase 2 : Evaluation des Phase 3 : Obtention


planification de la mission Risques d’éléments probants
1.1 Prise de connaissance de 2.1 Incidence sur le risque inhérent 3.1 Méthodes de mise en œuvre
l’informatique dans l’entreprise Incidence de la fonction informatique des procédures d’audit
Appréciation de l’importance de (conception/achat, exploitation, Détermination du caractère
l’informatique dans l’entreprise et sécurité et maintenance informatique), suffisant et approprié des
de son impact dans l’élaboration transverse aux activités de l’entreprise, éléments probants obtenus et lien
des comptes. sur le risque inhérent. avec l’opinion sur les comptes.
1.2 Description du système 2.2 Incidence sur le risque lié au
d’information de l’entreprise 3.2 Lien avec les obligations
contrôle Incidence des applications
Identification des principales légales du commissaire aux
informatiques (jouant un rôle
composantes du système comptes Emission de l’opinion
important dans le processus
d’information et de son niveau de sur les comptes, information des
d’élaboration des comptes) sur le
complexité. dirigeants ou de l’organe de
risque lié au contrôle.
direction.
1.3 Prise en compte de 2.3 Synthèse de l’évaluation des
l’informatique dans le plan de risques mission.
mission.

La dimension informatique devient une donnée importante de l’environnement


d’Audit d’une part au regard de l’appréciation des risques et d’autre part en ce qu’elle rend plus
complexe le chemin d’Audit. Ainsi, l’Auditeur doit alors évaluer si des compétences
informatiques particulières sont nécessaires pour réaliser la mission.112

Les techniques d’Audit assisté par l’ordinateur sont à la disposition du Commissaire


aux Comptes pour analyser les données de l’entreprise, parallèlement aux techniques
de sondages sur les procédures :113

111
Michèle CARTIER LE GUERINEL et Emmanuel LAYOT, « Audit réalisé dans un milieu informatique »,
Compagnie Régionale des Commissaires aux Comptes de Paris, Paris, 2003, p 06. Voir aussi Stéphane LIPSKI,
AFAI et Collaborateurs, « Prise en compte de l’environnement informatique et incidence sur la démarche
de l’Audit », Edition CNCC, Paris, Avril 2003, p 06.
112
Michèle CARTIER LE GUERINEL, « Guide pratique d’Audit : Aide à la mise en œuvre du référentiel de
normes », Ordre National des Experts – Comptables du Maroc, Maroc, p 45.
113
Stéphane LIPSKI, AFAI et Collaborateurs, Op.cit., p 131.
P a g e | 46

elles sont utilisées pour quantifier un risque ayant fait l’objet d’une évaluation
de niveau modéré ou élevé, sachant qu’il est fortement déconseillé
d’entreprendre une analyse de données sans étude du contrôle interne
préalable ;
elles permettent de vérifier les calculs effectués par les systèmes de
l’entreprise, mais également d’effectuer d’autres opérations de gestion sur
les données telles que : le rapprochement ligne par ligne entre différents
fichiers, la recherche de doublons, l’extraction d’anomalies d’un fichier, etc.

Ces techniques s’appuient sur des fichiers contenant les données extraites du système
d’information de l’entreprise et se différencient des notions :114

d’automatisation des dossiers de travail ;


d’informatisation du processus d’élaboration des comptes ;
de requêtes effectuées directement dans les bases de données du système
d’information de l’entreprise.

Le développement des nouvelles technologies d’audit met l’accent sur l’amélioration


des décisions d’audit à partir de schémas devant conduire l’auditeur à l’émission d’une opinion
selon une traçabilité identifiable. La qualité du jugement est fondée sur le caractère rationnel
des procédures d’audit, mises en œuvre dans un contexte de formalisation très abouti associant
la recherche d’éléments probants à une pratique d’expérimentation scientifique.115

La revendication des outils méthodologiques issus de la technologie d’audit participe


au développement des croyances communes des auditeurs mais s’inscrit aussi dans
une perspective de rationalité susceptible de rassurer l’environnement de l’auditeur116
en particulier du fait du caractère non observable du travail d’audit.117 Ainsi, le développement
des techniques de révision assistée par ordinateur témoignerait d’un effort d’automatisation
de nature à cautionner le caractère objectif et scientifiquement recevable de l’audit.

2.2. Exigences de contrôle interne

Le contrôle interne est constitué par l’ensemble des mesure de contrôle, comptable
et autre, que la direction définit, applique et surveille, sous sa responsabilité, afin d’assurer
la protection du patrimoine de l’entreprise et la fiabilité des enregistrements comptables
et des comptes annuels qui en découlent.118 La fiabilité du système d’information informatique
passe notamment par une politique informatique claire et coordonnée, une séparation
des fonctions, des procédures strictes de développement des systèmes, la protection des accès
logiques, le respect des procédures de protection physique, de protection d’exploitation.

114
IDEM
115
Francis, Smieliauskas et Smith cités par Thierry BERGES, « Les Nouvelles Technologies de l’Information et
de la Communication : Un nouveau paradigme technologique pour les Auditeurs Financiers ? Technologie et
management de l’information : enjeux et impacts dans la comptabilité, le contrôle et l’audit », France, Mai
2002, pp. CD-ROM, 2002. <Halshs- 00584435>.
116
Dirsmith et Haskins cités par Thierry BERGES, Op.cit., p 5.
117
McNair cité par Thierry BERGES, Op.cit., p 5.
118
Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes citée par Alfred MOLELE M., Op.cit., p 18.
P a g e | 47

Le manuel des procédures et les différentes documentations annexées au support


(logiciel de comptabilité) devront donc présenter, en plus des éléments de contrôle interne
figurant dans la description du système de traitement automatisé (contrôle des entrées
de données, contrôles des sorties et des résultats, états d’anomalies,…) :119

la structure et l’organisation informatique : effectif, organigramme, position


dans l’entreprise, liens avec les utilisateurs, fonctions exercées, division
des taches au sein de la fonction informatique, responsabilité, etc.
les règles et les procédures de conception de la mise au point et de
modifications des programmes : il ne s’agit pas ici de donner les règles en
vigueur sur les méthodes d’analyse et de programmation qui sont normalement
décrites dans la documentation informatique, mais de présenter les procédures
de développement, depuis l’indentification d’un besoin jusqu’à la mise en
place opérationnelle des applications, les procédures de modification des
traitements existants ou de mise à jour par des prestataires de services, etc.
les règles et les procédures d’exploitation : exécution des traitements
conformément aux instructions, existence de contrôle du processus de
traitement, respect des plannings de sauvegarde, intervention en cas d’arrêt
ou de panne, ouverture et fermeture de l’unité centrale, etc.
les règles de protection physique et logique de l’environnement
informatique :
Existence de conditions d’accès aux ressources informatiques : salle
machines, supports de stockage notamment les bandes magnétiques,
les disques optiques,…
Dispositions permettant d’assurer la continuité d’exploitation de
l’outil informatique : stocks de secours (rubans, cartouches, documents
pré-imprimés, etc.), double de la documentation, protection contre les
incidences électriques et les virus, existence d’un site de secours, etc. ;
Modalités d’autorisation d’accès relatif au système de traitement
comptable (gestion des autorisations, conditions de paramétrage,
changement des mots de passe, etc.).

NOTE : Le manuel ne doit en aucun cas contenir des informations de nature à mettre en péril
la sécurité du système telle que, par exemple, le lieu de classement des sauvegardes,
le processus d’accès aux programmes (mot de passe), etc.

Lorsque l’entreprise utilise un système de traitement développé par elle en interne, la


documentation, y compris le programme source, lui appartient. Cette documentation devrait
normalement comprendre :

Un descriptif du système : objectifs, résultats attendus, moyens mis en œuvre ;


Une documentation sur les méthodes d’analyse et de programmation et sur les
procédures d’établissement et de modification des programmes ;
Une liste des programmes établis et mis en œuvre ;

119
Alfred MOLELE M., Op.cit., pp 18 – 19.
P a g e | 48

Un dossier pour chaque programme comportant, notamment, l’objet et


la description du programme, ainsi que ses variantes successives, l’analyse
fonction et détaillée des chaines de traitement et sous-programme, les éléments
des essais et tests effectués sur le programme, les instructions pour
l’exploitation du programme et les contrôles à effectuer, des exemples des états
et renseignements à produire ;
Un manuel d’instructions donnant au personnel de l’exploitation les consignes
précises pour le fonctionnement et l’exploitation du système et des
programmes particuliers ;
Un manuel d’instructions pour les services utilisateurs.

NOTE : La documentation informatique peut être volumineuse et pourrait contenir


des informations confidentielles qui, si elles sont vulgarisées ou diffusée, pourraient mettre
en danger la sécurité du système de traitement informatique. De ce fait, elle ne doit pas figurer
au manuel des procédures. Le manuel identifiera la documentation dont dispose ou peut
disposer l’entreprise en vertu de dispositions contractuelles qu’elle a prises afin de permettre
aux contrôleurs d’y avoir accès.

Section 2 : Apports et impacts des NTIC

Les NTIC ont un impact louable sur le mode d’exercice professionnel et sur les métiers
de Réviseur Comptable, Commissaire aux Comptes, d’Expert – Comptable, Comptable,
Contrôleur de Gestion, Fiscaliste et autres professionnels de la Comptabilité. Elles sont
une source de gain de productivité et d’amélioration de la fiabilité et de la qualité du travail
aussi bien sur le plan de la présentation que de la substance.

Les NTIC procurent une grande souplesse et une grande flexibilité dans l’organisation
du travail, elles libèrent notamment de la contrainte d’un lieu fixe et d’un horaire fixe
de travail.120 Les NTIC marquent aussi le mode d’exercice par le rétablissement de l’écrit dans
les rapports avec les clients et entre les membres du cabinet à travers la communication
par e-mail, la messagerie électronique et la généralisation du reporting en même temps que
la réduction du support papier, le partage des données, la banalisation de l’information devenue
accessible à tous et à faible valeur ajoutée intrinsèque. Elles facilitent aussi de nouvelles formes
d’organisation avec moins d’hiérarchie, moins de bureaux et moins de déplacements
(télétravail) ce qui engendre de nouvelles règles régissant les relations de travail et modifiant
les relations à l’espace (travailler sans présence physique dans les bureaux) et au temps.
Dans ce contexte, les NTIC exigent du personnel des cabinets d’expertise comptable,
des entreprises publiques que privées et autres organismes une grande maturité,
de l’autodiscipline, un fort sens de l’éthique et des responsabilités et créent un biais
technologique favorable aux personnes les plus qualifiées. Les NTIC favorisent aussi
le développement d’un nouveau mode d’exercice : les professionnels free-lance121.

NOTE : L’impact le plus marquant est l’acheminement évolutif mais à pas sûr vers la limitation
voire la fin des monopoles professionnels. D’ores et déjà, tout le monde peut offrir des services
120
Makram YAICH, Op.cit., p 12.
121
Ceux qui se mettent à la disposition des autres professionnels pour des missions temporaires.
P a g e | 49

comptables ou fiscaux via Internet sans être agréé par qui que ce soit. Il n’est même pas
possible d’envisager le moindre contrôle à l’entrée des offres de services à l’internet.
L’évolution s’effectue à un rythme fort et ce phénomène n’a aucune raison de s’arrêter.122

Elle l’est dans les missions traditionnelles (Expertise Comptable, Audit Financier,
Déclarations Fiscales et Sociales, etc…), dans les missions de consulting et de conseil (dont la
qualité est fortement marquée par l’utilisation d’outils d’analyse et d’aide à la prise de décision
et de bases de données), dans la recherche documentaire, dans la formation continue et dans
le mode d’organisation du travail et la communication à l’interne et avec l’extérieur. Quant
à l’international, les nouvelles TIC ont un impact très fort sur les activités internationales
en ce qu’elles permettent de donner une solution à la contradiction qui existait entre l’espace
géographique des marchés (qui s’élargit de plus en plus) et l’espace géographique des nations.

Dans les domaines Comptables, les prestations à distance connaissent


un développement fort. À titre d’exemple, une grande partie des déclarations fiscales anglaises
sont préparées en Inde. Certains cabinets tunisiens établissent la paie d’entreprises françaises
en Tunisie et saisissent les écritures comptables d’entreprises françaises via l’Internet.123

Section 3 : Avantages et spécificités

Les NTIC par le biais de l’informatique de gestion, est la branche de l’informatique


qui s’attelle au traitement automatique et rationnel de toute information servant une prise
de décision dans l’entreprise. Aussi, concevoir un programme pour lancer un missile ne relève
pas de l’informatique de gestion. Il en est de même d’un programme conçu pour commander
les machines dans un atelier de production. Par contre, un programme de gestion tel que gestion
de la paie, gestion d’une bibliothèque, etc., relève bien du domaine de l’Informatique
de gestion. L’élément fondamental de l’Informatique de gestion est la base de données.
Aussi, chaque fois qu’un logiciel permet de regrouper des données dans une table (tableau)
afin de les traiter et de les conserver pour une utilisation future, ce dernier est un logiciel
de gestion. Il en est ainsi des progiciels de la gestion des stocks, de la comptabilité,
des comptes bancaires, des tiers, du publipostage, etc.124

Outre le calcul scientifique, l’instrumentique et le contrôle de processus dans


l’industrie et les télécommunications, l’informatique a aussi fait son entrée dans les entreprises
par l’automatisation des taches de gestion les plus harassantes : Comptabilité, paie
du personnel, etc.125

Les NTIC sont nécessaire dans la mesure où elles permettent à la Comptabilité :

d’être traitée rapidement en enregistrant les opérations en temps réel ;


de prendre les décisions nécessaires au moment opportun ;
de traiter l’information avec objectivité, justesse et fidélité ;

122
Abderraouf YAICH, « Technologies de l’information : Positionnement de la profession Comptable », Revue
Comptable et Financière N°60, Deuxième trimestre, Tunisie, 2003, p 14.
123
IDEM
124
Marcel DOBILL, Op.cit, p 40.
125
IDEM
P a g e | 50

d’assouplir l’effort fourni par les utilisateurs.

Cet outil apporte en outre quelques autres avantages :

la possibilité de transmettre des « documents attachés ». Cette fonction


pourrait accroître la qualité de service car elle permet au client de visualiser
instantanément le résultat du travail effectué au Cabinet, de le modifier, de le
stocker, de l’imprimer… Dans les entreprises, elle permet aux Supérieurs de
voir le travail effectué par ses subalternes et de facilité le contrôle des données.
le multi-adressage permet par exemple la création d’un agenda des obligations
fiscales et sociales. Plutôt que de téléphoner à chaque client pour lui rappeler
une échéance, on envoie un e-mail groupé. Dans les entreprises, il permet
d’adresser les travaux effectués à des personnes concernées en temps réel.
le courrier électronique126 qui offre en outre une possibilité simple d'archiver
les messages (plus simple que les versions papiers) et de les retrouver à partir
de n’importe quel mot ou morceau de mot qu’il contient. Il diminue en outre
les coûts de confection (pas besoin de retaper ou de photocopier),
et d’expédition (timbres, enveloppes, manipulation).

Les NTIC réduisent le coût des transactions et constituent de ce fait un facteur


d’économie de coût (moins de déplacements, moins de personnel non qualifié, moins
d’intermédiaires, etc...). Elles sont un facteur d’accélération de la vitesse d’exécution des tâches
et un facteur d’amélioration de la prise de décision. Les NTIC sont aussi pour les entreprises
un outil de promotion, d’achats et de ventes, d’organisation et de formation. Elles facilitent
l’accès aux offres de marchés, sans parler de la vente directe qui connaît des succès variables
selon les secteurs et les produits. Dans le domaine de l’organisation, les systèmes intégrés bien
maîtrisés améliorent considérablement le système de contrôle de gestion, les conditions de prise
de décision et la performance des fonctions comptables et financières.127

Une utilisation judicieuse des NTIC permet de récolter :

une capacité de répondre à la demande des entreprises qui adoptent


ces technologies,
une meilleure réactivité à la demande des clients et une amélioration
des temps de réponse,
une information permanente sur l’avancement des missions,
une meilleure fiabilité du travail,
une meilleure qualité aussi bien sur le plan de la forme que sur le fond,
une meilleure exhaustivité et un accès rapide à l’information, etc…
la stabilité des prestations,
la diversité de l’offre,
une meilleure efficacité des relations avec les clients,

126
Jamais un moyen de communication n’a pu s’imposer aussi rapidement que le courrier électronique.
En quelques années, l’e-mail est devenu le moyen de communication le plus répandu. Aujourd’hui, avoir une
adresse électronique est aussi indispensable que le numéro de téléphone ou la boite aux lettres.
127
Abderraouf YAICH, Op.cit., p 14.
P a g e | 51

une plus grande aptitude à offrir des solutions innovantes.

NOTE 1 : Les NTIC offrent l’avantage d’élever la qualité tout en réduisant les coûts.
L’Expert – Comptable offre l’avantage d’une bonne connaissance de l’entreprise et de
son environnement et de bénéficier du recul nécessaire pour être à même d’exercer
des jugements professionnels objectifs. C’est ce qui fait qu’il est généralement perçu par
le Chef d’entreprise comme une valeur intellectuelle sûre lui permettant d’exercer une certaine
influence soit pour encourager le Chef d’entreprise à adopter les NTIC soit pour attirer
son attention sur la prudence et les précautions nécessaires.

NOTE 2 : Les bases de données présentent l’avantage d’être accessibles à n’importe quel
moment. Une base de données peut être également consultée par un grand nombre
d’utilisateurs en même temps. Il suffit pour cela d’avoir un réseau interne relié à l’ordinateur
central où elle se trouve. Elles permettent aux professionnels comptables qui exercent en libéral
ou en tant qu’employés dans une entreprise ou un cabinet, de se doter d’un outil d’aide pour
bien mener leurs missions. Ces professionnels peuvent rechercher, en beaucoup moins de temps
toutes informations d’ordre comptable, fiscal ou juridique qui leur sont utiles.

Section 4 : Opportunités et innovations

Avec le développement que connaissent aujourd’hui les logiciels de vérification,


toutes les entreprises et tous les cabinets, quelle que soit leur taille, peuvent les utiliser.
Ils ne sont plus réservés aux grands cabinets ou aux grandes entreprises qui disposent
d’un système complexe. Reste à signaler que l’utilisation de ces logiciels nécessite une certaine
formation et une adaptation des procédures. Il serait donc raisonnable de mener une réflexion
et de préparer un programme de formation avant de s’engager dans un tel projet.

Avec les NTIC, la taille des Cabinets et des Services Comptabilité dans les entreprises
n’est plus aussi déterminante. Un petit cabinet avec un nombre réduit de personnel compétent
peut facilement par le biais de l’Internet tenir la compétition à des cabinets plus grands.

Les NTIC sont aussi à l’origine de nouvelles offres et de nouvelles missions pourvu
que les professionnels acquièrent les compétences nécessaires pour les mener à bien surtout
qu’il ne bénéficiera d’aucun monopole pour ce type de missions. Au nombre des nouvelles
missions, on peut énumérer :

le conseil et l’accompagnement en matière de mise en place des PGI ;


la certification des systèmes d’information (Sys trust) ;
la certification des sites web (web trust) ;
la certification des publications financières sur le web ;
les prestations de conseil et d’assistance en ligne ;
l’e-travail128 ;
les prestations de formation continue et l’enseignement sur le web.

128
L’e-travail est un mode nouveau de travail qui résulte des NTIC, et en particulier d’Internet qui consiste
à effectuer toutes les tâches de travail ou seulement une partie, sans être obligé de se déplacer au Cabinet
ou à l’entreprise, et en particulier à domicile. Les professionnels de la Comptabilité et leurs collaborateurs peuvent
par la suite échanger leur travail et les fichiers de données en utilisant les moyens de communication et Internet.
P a g e | 52

Le e-travail présente un intérêt pour tous les professionnels, que ce soit employeur ou
employé, du fait qu’il leur permet de travailler à distance dans des meilleures conditions
et d’avoir plus d’autonomie et de souplesse. Il permet également de minimiser les déplacements
et d’avoir une meilleure maîtrise du temps. Le fait de pouvoir exercer son activité à domicile
ou de n’importe quel lieu permet de mieux gérer son temps, et d’être beaucoup plus efficace.
Prenons par exemple la période de préparation des bilans, les collaborateurs ainsi que le chef
du cabinet sont obligés parfois de rester jusqu’à une heure tardive dans le cabinet, alors
qu’ils peuvent travailler sur les mêmes dossiers à leur domicile tout en restant en contact
et il suffit pour cela de pouvoir se connecter. Ceci va permettre sûrement d’être plus rapide,
plus efficace et plus productif. Le chef du cabinet peut contrôler le travail de chaque
collaborateur en utilisant des logiciels d’accès à l’ordinateur de tout collaborateur, sans être
obligé de se déplacer au cabinet, il peut même le réviser pour une éventuelle correction et diriger
son cabinet de chez lui. C’est le même constat que dans les entreprises.

Les NTIC amplifient le biais technologique dans la profession Comptable qui induit
une réduction continue du travail non qualifié dans la profession. D’un autre côté, on constate
que les personnes les plus qualifiées sont toujours les premières équipées des dernières
générations des technologies informatiques. Avec les NTIC, plus que jamais, les ressources
humaines aussi bien en termes de compétence que de valeurs constituent la richesse
de la Profession Comptable.129 L’internet, une résultante des NTIC, est un facteur majeur
de progrès, car «la maîtrise du savoir augmente parallèlement à sa propagation».
Dans ce contexte, la profession Comptable se positionne par rapport aux NTIC en tant
qu’utilisateur, prescripteur et producteur. Pour se former une idée sur le sérieux avec lequel
la profession comptable envisage les enjeux liés aux nouvelles technologies.

Utilisées de façon appropriée, les nouvelles technologies offrent aux entreprises


la possibilité de bénéficier de modes de gestion qui peuvent être plus efficaces lorsqu’elles
parviennent à identifier et saisir une information fiable et pertinente pour la transformer
en connaissance de nature à améliorer les décisions de gestion.

NOTE : L’enjeu actuel de tous ceux qui tirent profit de l’informatique en tant qu’un outil d’aide
est de mieux conserver et échanger les informations utiles. La conservation se manifeste
à travers le rassemblement des informations généralement de même nature dans des fichiers
enregistrés sur n’importe quel support physique ou magnétique (disque, CD, etc.). Cette notion
de fichier qui est très connue et très utilisée est à l’origine de tout système de base de données.
Dans le cadre d’un système traditionnel, le fichier regroupe des caractères en éléments
de données puis en enregistrements. Il en est de même pour les systèmes de bases de données,
mais les fichiers sont regroupés ensemble, permettant de décrire les liens qui existent entre
les données. Une base de données peut donc être définie comme étant un ensemble organisé
d’informations liées entre elles, ensemble qui est enregistré dans un fichier sur le disque
(un seul fichier). Il existe plusieurs logiciels servant à créer des bases de données : Dbase130,
FoxPro, Microsoft Access, etc.131

129
Abderraouf YAICH, Op.cit., p 15.
130
Data-base.
131
www.ift.ulaval.ca/
P a g e | 53

CHAPITRE III : ROLE DES GRANDS ACTEURS FACE A L’ADOPTION ET


A L’INTRODUCTION DES NTIC DANS LA PROFESSION COMPTABLE

Les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication occupent


une place croissante au sein de notre société. En effet plus ou moins consciemment les NTIC
sont omniprésents. Leur influence qui ne fait que croitre s’applique dans plusieurs domaines.
Au niveau social, culturel mais aussi et surtout au niveau économique. Elles occupent une place
importante dans les économies développées. Grâce à différentes applications
dans l’organisation du travail, elles sont souvent créatrices d’emplois et participent de manière
non négligeable à la croissance économique et, à la performance et à l’optimisation tant
de la Profession Comptable que des Professionnels de la Comptabilité.

Section 1 : L’Acte Uniforme sur la Comptabilité et les NTIC

Le Droit Comptable OHADA coulé dans l’Acte Uniforme relatif au Droit Comptable
OHADA et à l’information financière soutient que lorsque la comptabilité est informatisée,
l’organisation comptable dans sa mise en place doit respecter ce qui suit :

l’enregistrement doit être restitué sur papier ou sur une forme intelligible ;
l’indication de l’origine du contenu et de l’imputation des données
enregistrées est une obligation ;
garantir l’irréversibilité du traitement par la procédure de validation de tout
enregistrement ;
procéder à des clôtures informatiques périodiques et les états ainsi produits
doivent être numérotés puis datés pour assurer la chronologie des opérations ;
prévoir la possibilité d’enregistrer les opérations dont la valeur comptable
correspond à une période déjà clôturée, cela au premier jour de la période non
encore clôturée ;
toute correction d’erreur s’effectue exclusivement par inscription en négatif
des éléments erronés, l’enregistrement exact est ensuite opéré : ce fait ne
s’applique pas dans tous les logiciels de Comptabilité car certains
ne permettent pas ou n’admettent pas de passer une écriture par inscription en
négatif tel que le logiciel AMS-OHADA ; d’où, il faut faire l’extourne
de l’écriture erronée ce qui peut avoir une incidence sur le Tableau Financier
des Ressources et des Emplois « TAFIRE » par le fait que l’erreur persistera
dans la colonne des mouvements comme flux financier. Le logiciel SAGE
donne toutes les deux possibilités évoquées ci-haut pour corriger une erreur.
prévoir la disponibilité pour un contrôle éventuel de la documentation relative
aux analyses, à la programmation et aux procédures des traitements.

L’Acte Uniforme précise en son article 67 que les entités qui ont recours à la technique
de l'informatique pour la tenue de leur comptabilité, des documents électroniques écrits peuvent
tenir lieu de journal et de livre d'inventaire. Dans ce cas, ils doivent être identifiés, numérotés
et datés, dès leur établissement, par des moyens légaux offrant toute garantie de respect de la
chronologie des opérations, de l'irréversibilité et de l’intégrité des enregistrements comptables.
P a g e | 54

Lorsque la Comptabilité repose sur un traitement informatique, l'organisation


comptable doit écarter toute possibilité d'insertion intercalaire ou d'addition ultérieure
d'opérations. Pour figer cette chronologie le système de traitement comptable doit prévoir
une procédure périodique dite « clôture informatique » au moins trimestrielle et mise en œuvre
au plus tard à la fin du trimestre qui suit la fin de chaque période considérée.

Les NTIC appliquées au traitement des données Comptables, exigent aux entreprises
une organisation capable d’assurer, vis-à-vis des tiers, la valeur probante de la Comptabilité
en respectant notamment la chronologie des opérations, l’irréversibilité et la durabilité
des enregistrements. Les entreprises qui produisent les états financiers à l’aide de l’outil
informatique doivent nécessairement :

reproduire à l’identique la contexture des imprimés normalisés ;


fournir une liasse comprenant à la fois : la fiche d’identification
et renseignements divers et les états financiers correspondant au système
comptable ;
ne créer aucune rubrique ;
n’utiliser que les codes indiqués dans les tables ;
n’utiliser que des imprimés noir et blanc.

Section 2 : Evolution et Positionnement du CPCC vers les NTIC

Une évolution très positive est remarquée et est à signaler par le fait que les NTIC
viennent à point nommé car le traitement d’un volume de plus en plus croissant
des informations Comptables et Financières, leur compilation et leur échange entre les diverses
personnes et structures intéressées n’ont que les NTIC comme vecteur.

Dans le cadre de la dématérialisation des données comptables et financières, l’objectif


« zéro papier » à terme est devenu le leitmotiv tant pour le CPCC que les différents Cabinets
d’Audit. Nous sommes en train de migrer vers l’e-comptabilité.

A cet effet, d’autres missions vont devoir être créées pour répondre aux besoins
que développent les nouvelles données de l’économie dont notamment la certification
des sites web et des systèmes d’information.

Le CPCC et les grands Cabinets encouragent fortement la bonne utilisation des NTIC
car non seulement ils proposent à leurs clients, en cas de mission de réorganisation comptable,
des PGI conçus parfois selon leur besoin mais procèdent aussi aux audits des logiciels utilisés
par ces derniers qui aboutissent dans de nombreux cas au ré-paramétrage de ces logiciels
en vue de garantir la régularité et la sécurité de l’information comptable et financière. De nos
jours les prestations à distance sont de plus en plus utilisées par les grands Cabinets d’Audit.

Dans le processus d’intégration des NTIC dans la Profession Comptable, le CPCC


se positionne à la fois comme utilisateur, prescripteur et producteur des outils NTIC par le fait
qu’il conçoit et vend des logiciels de Comptabilité.
P a g e | 55

Section 3 : Application des NTIC dans les Comptabilités des entreprises

L’Expert – Comptable offre l’avantage d’une bonne connaissance de l’entreprise


et de son environnement et de bénéficier du recul nécessaire pour être à même d’exercer
des jugements professionnels objectifs. C’est ce qui fait qu’il est généralement perçu par
le Chef d’entreprise comme une valeur intellectuelle sûre lui permettant d’exercer une certaine
influence soit pour encourager ce dernier à adopter les NTIC soit pour attirer son attention
sur la prudence et les précautions nécessaires.

L’organisation comptable et les traitements vus précédemment se retrouvent


dans les fonctionnalités des différents progiciels de comptabilité disponibles actuellement dans
les entreprises et les administrations publiques et privées.

Après imputation sur un bordereau de saisie ou sur le document comptable de base lui-
même, les informations sont saisies au clavier dans un journal provisoire ou brouillard de saisie.

Cependant, l’exigence d’un document écrit devrait disparaître avec le développement


des échanges d’informations par la voie télématique. Après contrôle, les écritures saisies font
l’objet d’une validation qui entraîne la mise à jour automatique des comptes.

Par la suite, la base de données ainsi constituée est utilisée pour :

les éditions des documents comptables : journaux, comptes, balances ;


les consultations à l’écran des comptes ;
les traitements comptables situés en aval : compte de résultat, bilan,
préparation des déclarations fiscales, tableau d’analyse, ...

Préalablement à l’enregistrement des opérations dans les journaux auxiliaires,


les documents de base doivent être triés par nature.

Chaque jour, les enregistrements sont saisis dans les différents journaux auxiliaires
avec une mise à jour des comptes individuels des clients et des fournisseurs. Après totalisation
des différents journaux auxiliaires, les totaux ainsi obtenus sont reportés ou transférés,
par centralisation, globalement dans un journal unique, en fin de mois : le Journal Général.

Le Journal Général servira l’entreprise d’obtenir le Grand-livre afin de permettre


à l’entreprise de voir l’historique de tous les comptes mouvementés au cours de la période
avec leurs soldes respectifs. Après cette opération, le logiciel reporte automatiquement
les soldes dans la Balance Générale des Comptes afin de montrer à l’utilisateur les soldes
débiteurs et créditeurs à l’ouverture, le cumul des mouvements débit et crédit et les soldes
de clôture débiteurs et créditeurs à la fin de la période.

Cette balance servira de vérification après avoir effectué les inventaires physiques
(Opération consistant à contrôler par observation à une date précise, le plus souvent à la fin
d'un exercice, la situation détaillée, en quantités et en valeur, des articles stockés ou encore
P a g e | 56

des biens immobilisés)132 afin d’établir et de présenter les Comptes Annuels (Bilan, Compte de
Résultat, Tableau des flux de trésorerie133 et les Notes Annexes)134 à la clôture de l’exercice.
Ceci est la réalisation et l’application du schéma présenté à la Section 1 du Chapitre II.

NOTE : Après révision de l’Acte Uniforme portant Organisation et Harmonisation


des Comptabilités des Entreprises sises dans les Etats-Parties « Droit Comptable OHADA »,
le Tableau de flux de trésorerie a remplacé le Tableau Financier des Ressources et des Emplois
« TAFIRE » afin de se conformer à la Norme Internationale de Comptabilité IAS 7.

Les NTIC par le biais des logiciels de Comptabilité jouent un rôle majeur dans la tenue
de la Comptabilité au sein des entreprises car elles offrent à celles-ci une certaine rapidité
et facilité de traitement, d’analyse et de transmission des données et leurs permettent d’agir
en temps réel afin de respecter les échéances fixées hormis ce qui a été dit au chapitre précédent.

En ce qui concerne les secteurs particuliers135 visés à l’Article 5 du Droit Comptable


OHADA Révisé à ce jour, adoptent non pas une stratégie d’attente mais bien plus celle d’action
et d’engagement car ils sont soucieux de jouer un rôle moteur et de conforter leur image.
En effet l’introduction des NTIC va leur permettre d’améliorer la productivité, la fiabilité
et la qualité de leurs prestations ainsi que les échanges dématérialisés des informations
intersectoriels ; ce qui valorise leur image vis-à-vis de leurs partenaires.

Les logiciels bien qu’ils permettent aux utilisateurs de tenir la Comptabilité avec
une certaine fiabilité et servent à ces derniers de pouvoir consulter les informations Comptables
et Financières en temps réel et au moment voulu en allégeant certains travaux fastidieux, parfois
pénibles aux professionnels de la Comptabilité, il y a des difficultés que rencontrent les
utilisateurs qui peuvent être liées à l’usage, au besoin des utilisateurs en général, aux
propriétaires des entreprises en particulier ; et au paramétrage desdits logiciels.

Parmi les logiciels de Comptabilité les plus connus et les plus utilisés notamment :
Sage Comptabilité, Quick Books, Safe X3, SAP, Tompro, Navision, Cegid,… nous avons eu
à utiliser longuement le logiciel Sage 100 Comptabilité Pack + version 15.01 et le logiciel
AMS-OHADA (utilisé au sein du Groupe Congo Futur) qui nous ont servi de tremplin.

Ainsi, le logiciel AMS-OHADA n’étant pas assez performant (car il présente


beaucoup de failles et d’anomalies par son architecture, sa conception, son utilisation

132
Louis MENARD, FCA et Collaborateur, Op.cit, p
133
Le Tableau des flux de trésorerie est un document qui fait apparaître la trésorerie nette en début d’exercice,
les flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles, les flux de trésorerie provenant des opérations
d’investissement, les flux de trésorerie provenant des capitaux propres, les flux de trésorerie provenant
des capitaux étrangers et la trésorerie nette en fin d’exercice. Cfr. article 32 de l’Acte Uniforme Révisé Relatif
au Droit Comptable et à l’Information Financière et Système Comptable OHADA », Op.cit, p 26.
134
Cfr. Article 8 de l’Acte Uniforme Révisé Relatif au Droit Comptable et à l’Information Financière et Système
Comptable OHADA », Op.cit, p 16.
135
Les Banques, les Etablissements des Crédits, les institutions de Microfinance et les Coopératives d’Epargne
et de Crédit (utilisent le Guide Sectoriel des Etablissements de Crédit « GSEC » qui est proche des Normes IFRS) ;
les Organismes de Sécurité Sociale (utilisent le Plan Comptable CIPRES « Conférence Interafricaine
de la Prévoyance Sociale ») ; les Compagnies d’Assurance (utilisent le Plan Comptable CIMA « Conférence
Interafricaine des Marchés d’Assurances ») et les Administrations pures ainsi que les entreprises soumises
à la Comptabilité Publique (utilisent le Règlement Général de la Comptabilité Publique).
P a g e | 57

et son paramétrage) et est moins satisfaisant pour nos besoins et recherches, nous avons eu
à nous baser significativement au logiciel Sage 100 Comptabilité car il est non seulement l’un
des logiciels de Comptabilité les plus rependus, mais aussi l’un des plus efficaces sans doute.

D’où, nous avons non seulement utilisé le logiciel Sage 100 Comptabilité, mais non
avons eu à le paramétrer selon le Référentiel Comptable OHADA afin de voir les vrais
problèmes qui se posent lors du paramétrage.

Certes, c’est un logiciel complexe dans sa conception, performant dans son utilisation,
satisfaisant par son rendement et sa capacité à donner les informations et efficace par sa manière
de présenter les Comptes Annuels, il n’est pas exempt de toute critique ou faiblesse liée
à la méthodologie à adopter pour son paramétrage ainsi qu’aux procédures à suivre.

Tout d’abord, il n’est pas facile d’importer un fichier dans le logiciel. Il faut d’abord
créer un fichier format paramétrable avant de pouvoir passer les commandes nécessaires pour
que le logiciel prenne les informations comme il se doit. L’un des formats le plus facile
à importer et le format xlsx (format des tableurs notamment Excel, iWork,…).

Ceci n’est pas vraiment le cas avec le logiciel Sage. Prenons le cas d’importation
d’une liste des comptes, il faut d’abord mettre « créer un fichier format xlsx » dans lequel
il faut placer une colonne reprenant le numéro de compte et une autre les intitulés des comptes
tout en précisant la longueur et la position. Si la longueur n’est pas respectée, le logiciel va mal
prendre les instructions communiquées et ne pourra peut-être les respecter.

Exemple : On précise que la longueur est de 5 pour les numéros de compte et 150 pour
les intitulés. Si nous mettons une longueur de quatre (4) au lieu de cinq (5), le logiciel va
automatiquement prendre le caractère qui suit le quatrième chiffre de la longueur des comptes
ce qui donnera une fausse information suite au non-respect des instructions données.

D’où, il doit être présenté dans le fichier xlsx conformément aux instructions données
avant de le convertir sous format txt qui est facilement importable dans le logiciel.

Ainsi, les instructions et le format txt se présenteront comme suit :


P a g e | 58

Ainsi fait, il faut la logique suivante jusqu’à importer la liste des comptes :

cliquer sur « Fichier » ;


cliquer sur « Importer » ;
cliquer sur « Format paramétrable » ;
chercher le fichier contenant les instructions ;
sélectionner et le fichier format « txt ».

Ainsi fait, le logiciel donnera un message et vous recommandera d’accéder au Plan


Comptable pour vérifier input des données afin de corriger les erreurs. La présentation sera :

C’est de la même manière qu’il faut importer les codes journaux et les taux de taxes :

Un travail fastidieux est constaté lors du paramétrage du Bilan, du Compte de Résultat,


des Soldes Intermédiaires de Gestion, des Déclarations des Taxes, du Rapport d’activité,
du Bilan Reporting, du Compte de Résultat Reporting et des Soldes Intermédiaires de Gestion
Reporting. Le Reporting est l’une des forces du logiciel Sage car il permet de tirer directement
le Bilan, le Compte de Résultat et les Soldes Intermédiaires de Gestion selon les normes IFRS.

Ce logiciel est, dès sa conception, paramétré selon le Plan Comptable Général


de France. D’où, il faut paramétrer selon le Référentiel Comptable OHADA et faire le mappage
des données136 (la mise en correspondance des données).

136
Dans le traitement d'opérations d'échange de données informatisé (EDI), processus consistant à sélectionner
les données appropriées dans les diverses bases de données internes et à les convertir, par exemple au moyen
d'un logiciel traducteur EDI, en un format standardisé compatible avec les normes adoptées en matière d'EDI.
P a g e | 59

Le Bilan ne pose pas assez de difficultés dans son paramétrage mais le Compte
de Résultat et les SIG137posent un grand nombre de problème lors de leur paramétrage.

Le Compte de Résultat qui dans sa présentation présente une faiblesse par fait
qu’il ne permet pas d’avoir le Résultat Comptable avant impôt c’est pourquoi il faut quitter
ce dernier pour aller au Tableau de Passage du Résultat Comptable au Résultat Fiscal afin
de déterminer le Résultat Comptable avant impôt qui se calcule par compilation des Résultat
des Activités Ordinaires et Hors Activités Ordinaires, ensuite effectuer les réintégrations et
déductions, déduire les pertes antérieures non compensées qui ne peuvent pas dépasser 60%138
du bénéfice fiscal avant l’imputation desdites pertes et les amortissements réputés différés afin
de frapper le taux d’Impôt sur le Bénéfice et Profit qui est de 30% pour les entreprises minières,
35% pour les entreprises soumises au Droit Commun et 40% pour les entreprises pétrolières
et cela en concurrence de 1% du Chiffre d’affaire réalisé.

D’où, il faut faire cet exercice hors le logiciel SAGE afin de déterminer le Résultat
Fiscal et l’enregistrer dans le logiciel afin d’accuser un bon résultat net.

Avant de pouvoir paramétrer selon les normes internationales, il faut avoir


des connaissances nécessaires des normes IFRS ce qui permettra de bien faire le mappage.

L’Institut National de Sécurité Sociale qui détient le monopole dans le secteur


de la Sécurité Sociale en République Démocratique du Congo, a dans son architecture,
un système informatisé fait sur-mesure et adapté à sa gestion ainsi qu’à ses spécificités. Il utilise
un réseau hautement personnalisé qui lie tous les logiciels utilisés afin de rendre la saisie
Comptable commode et limpide. L’organisation Comptable de l’INSS et sa tenue sont faites
conformément aux dispositions du Référentiel Comptable CIPRES.

De ce fait, la tenue des livres est faite chronologiquement c’est-à-dire opération est
jour par jour avec une procédure de validation qui interdit toute modification ou suppression
de l’enregistrement. Les journaux comptables sont donc tenus par récupération des données
des livres comptables en association avec l’examen des pièces comptables justificatives.
Le positionnement des écritures sur les différentes fiches de comptes (Grand-Livre) est réalisé
à l’aide du logiciel « COMPTABILITE»139 dont les fonctions permettent l’enregistrement
simultané de l’opération au journal correspondant, sur le grand livre de compte
et aux différentes balances. Lorsque les opérations pour une date donnée ont été enregistrées,
le préposé vérifie le solde du compte et l’équilibre de la balance des comptes.

137
Soldes Intermédiaires de Gestion.
138
Cfr. Paragraphe 1er de l’article 42 de l’Ordonnance-Loi N° 69/009 du 10 Février 1969 relative aux impôts
cédulaires sur les revenus tel que modifié et complété à ce jour.
139
Logiciel acquis depuis 2009 dont la première saisie a été faite au mois de septembre de la même année. Logiciel
adapté et répondant aux spécificités de la gestion de l’INSS permettant la saisie de pièces comptables envoyées
et reçues ; et la récupération des données saisies par les différents services et/ou centres de gestions pour permettre
aux Comptables de vérifier les données récupérées, de tirer des journaux, et autres afin de déverser
les informations à la DG pour la centralisation. Ce dernier a été imposé par la Loi par le biais du Conseil Permanent
de la Comptabilité au Congo « CPCC », organe régulateur et normalisateur de la Comptabilité dans la République.
Et conçu par celui-ci en collaboration avec la maison CID-COMPUTER ; cfr. Gabriel MOLELE B., Op.cit., p 47.
P a g e | 60

Une fois validée les écritures doivent devenir intangibles, afin de faire respecter
le principe d’inviolabilité des écritures. La rectification des erreurs matérielles est faite
sur base d’un ticket spécial dont l’identification ne peut poser de problème et cela lors
de la passation des écritures de régularisation ou de redressement en fin de période
ou à la clôture des comptes. Grâce à l’interface comptable, la récupération des déclarations
(débit en compte) de cotisations saisies au niveau de GES140 entraîne, au niveau de
la Comptabilité, la passation en bloc (d’une manière groupée) de l’écriture comptable relative
à toutes les déclarations reçues au courant de la journée. La saisie des déclarations, au niveau
de GES, se fera individuellement (déclaration par déclaration) alors qu’au niveau de
la Comptabilité l’écriture sera passée en bloc sur base de « l’état journalier de déclaration
des employeurs » dans la mesure où la GES jouera le rôle d’une comptabilité auxiliaire.
En définitif, le détail des comptes des employeurs sera géré par la GES.

Les encaissements des cotisations sont effectués en espèces dans les locaux du Centre
de Gestion ou par virements bancaires à travers les comptes cotisations. Ces encaissements sont
enregistrés au niveau des services financiers et saisis dans l’application Trésorerie
« TRESORERIE » au jour le jour. A la fin de la journée, les services de la GES récupèrent
ces encaissements au moyen de l’interface informatique liant l’application TRESO
à l’application GES. La récupération des données provenant de la trésorerie permet aux services
de la GES de mettre à jour les comptes courants des employeurs cotisants en affectant à chaque
encaissement (crédit) le code correspondant à chaque employeur cotisant.

Lors de l’encaissement des cotisations dans le Centre de Gestion, l’écriture comptable


sera passée par la comptabilité à partir des données provenant des services GES et Trésorerie.
La saisie des encaissements au niveau de GES se fera individuellement encaissement
par encaissement grâce à l’interface entre l’application « GES » et l’application « Trésorerie ».
Au niveau de la comptabilité, les encaissements seront comptabilisés sur base du « relevé
des encaissements » à produire pour chaque compte bancaire et pour la caisse et c’est
d’une manière groupée, c’est-à-dire en bloc suivant ces relevés. Le Centre de Gestion qui
encaisse le montant des cotisations destiné à un autre Centre de Gestion passera l’écriture
sur base du relevé journalier des encaissements établi par le système informatique au moyen
de l’interface comptable. En cas de compensation, elle sera faite conformément aux instructions
en vigueur reprises dans la Note d’Instruction N° CGP/INSS/249/2005 du 31 mai 2005.

Les NTIC contribuent significativement au sein des entreprises et facilitent le


traitement du travail et rendent aisé son exécution. Ceci se fait sans pouvoir se déplacer et
engager beaucoup de frais afin d’optimiser les Comptabilités des entreprises ainsi que leur tenue
et permettre aux Professionnels en la matière de faire un travail de qualité en temps réel et dans
une courte durée ; d’où, la nécessité et l’impact des concepts « Information et
Télécommunication » qui permettent aux utilisateurs de communiquer (envoyer et recevoir
des informations) à distance sans qu’il ait déplacement tel que nous pouvons le constater.

Avec la généralisation de la tenue informatisée des comptabilités, la mise à jour


permanente des comptes et les performances des logiciels spécialisés permettent

140
Gestion des Employeurs et Salariés.
P a g e | 61

la connaissance en temps réel de la situation de l’ensemble des comptes par simple consultation
avec possibilité d’édition. La conception des logiciels de Gestion et de Comptabilité s’inspire
des principes d’organisation logique afin d’alléger le travail et le rendre aisé et souple.
Les NTIC procurent une grande souplesse et une grande flexibilité dans l’organisation du
travail, elles libèrent notamment de la contrainte d’un lieu fixe et d’un horaire fixe de travail.141

Section 4 : L’ONEC et les NTIC

L’informatique s’introduit dans tous les domaines de la vie des entreprises, aussi bien
dans les activités de fabrication (lesquelles, comme la conception et la fabrication assistées
par ordinateur, sont actuellement les vedettes de la croissance de l’informatique) que dans
les activités de gestion. Le développement du télétraitement, d’internet, de l’utilisation
des progiciels de gestion intégrés accélère l’évolution vers le « zéro papier ».142 Aujourd’hui,
la quasi-totalité des comptabilités, qu’elles soient tenues par l’entreprise ou par un prestataire
de services (Expert – Comptable) se fait avec l’aide d’un ordinateur.143 Si l’existence
des systèmes informatiques ne modifie pas le schéma général de la méthodologie d’Audit,
elle implique des risques et des techniques nouvelles de contrôle qui peuvent modifier
sensiblement le déroulement des missions. Il n’est donc plus possible aujourd’hui,
pour un Auditeur, d’en ignorer les incidences et de ne pas en exploiter les possibilités.

Actuellement, beaucoup d’entreprises utilisent déjà les NTIC ou pensent à les utiliser.
De plus en plus des entreprises optent pour des portails de commerce électronique afin
de réduire leurs coût et de toucher une clientèle nouvelle. Systématiquement, elles imposent
leurs règles de jeu aux petites entreprises qui traitent avec elle, et celle qui n’y répond pas est
exclue. Ces règles couvrent de nouveaux modes d’organisation, de commerce, de travail etc…

L’Expert – Comptable ne peut se mettre en dehors de cette mutation. Il serait donc


raisonnable et profitable aux Professionnels Comptables de mener une réflexion au sujet
du développement de telles missions pour aider ses clients à surmonter ce passage et réussir
leur rentrée dans l’autoroute de l’information. Pour ce faire, il doit adapter ses connaissances
ainsi que ses compétences et intégrer les technologies modernes. Il doit également maîtriser
les changements qu’engendre la nouvelle économie pour pouvoir guider ses clients et chercher
les solutions adaptées à chacun d’eux.

En Audit Financier, la tendance se dirige vers une utilisation efficace de ces nouveaux
moyens technologiques. Avec l’arrivée des logiciels de vérification, les missions d’Audit
Financier assurées par les Experts – Comptables et Commissaires aux Comptes connaissent
à ce niveau une véritable évolution. Ils peuvent automatiser la totalité ou une partie des tâches
effectuées au cours d’une mission d’Audit. Les clients utilisent de plus en plus des Systèmes
d’Information avec un recours aux différents logiciels de Comptabilité et d’Audit.

141
« L’informatique Moyen de travail Privilégié de l’Expert – Comptable : L’usage des Outils », Ordre National
des Experts Comptables Algériens, SL, p 10.
142
Robert OBERT et Marie-Pierre MAIRESSE, « Comptabilité et Audit : Manuel et Application », DSCG 4,
2ème Edition, Dunod, Paris, 2009, p 528.
143
Robert OBERT et Marie-Pierre MAIRESSE, Op.cit, p 528 – 529.
P a g e | 62

Le client ayant un SI impose ses règles, il exige des résultats plus exacts, plus généraux
et plus rapides, il acceptera de moins en moins un travail sur un échantillon réduit.
La vérification doit toucher l’ensemble des données, et ceci en beaucoup moins de temps.

Les logiciels d’Audit permettent, tout comme ceux de Comptabilité :

d’accroître son efficience et sa productivité ;


de gagner du temps en automatisant les tâches manuelles, ce qui permet
de minimiser les coûts de telles missions ;
d’effectuer des analyses difficiles à réaliser manuellement comme
les sondages étendus ;
de vérifier des systèmes pour lesquels les méthodes traditionnelles
ne conviennent plus.

L’Audit en tant qu’examen d’une information par un professionnel selon un référentiel


applicable en vue d’émettre une opinion,144 dont la mission consiste donc à mesurer l’écart qui
sépare ce qui existe à un moment donné dans l’entreprise de ce qui devrait idéalement exister
en vertu du principe de l’Image fidèle. L’Audit permet de contribuer à la fiabilité de
l’information financière et par là même de concourir à la sécurité de la vie économique et
sociale, tant pour les besoins de gestion et d’analyse interne à l’entreprise que pour les besoins
de l’ensemble des partenaires ou les tiers intéressés par celle-ci.145 Ainsi, l’auditeur doit prendre
connaissance de l’entité et de son environnement, y compris de son contrôle interne,
une connaissance suffisante qui lui permet d’évaluer les risques d’anomalies significatives
au niveau des états financiers et des assertions afin de planifier sa mission.146

Le risque d’Audit correspond au risque d’exprimer une opinion incorrecte du fait


d’anomalies significatives contenues dans les comptes et non détectées. Il se subdivise en trois :

Risque inhérent (RI) ;


Risque lié au Contrôle (RCI) ;
Risque de non détection (RND)

L’assurance d’Audit est définie par rapport au niveau de risque résiduel, elle est
obtenue par l’Auditeur sur la base des éléments probants ou preuves d’Audit collectées.
L’assurance raisonnable est atteinte au point où on estime que les preuves d’audit collectées
équilibrent les risques et le seuil de matérialité147. Il est impossible de vérifier toutes
les transactions intervenues dans l’année chez un client. C’est la raison pour laquelle
les vérifications portent sur un échantillon de contrôle ou de transactions. D’où la nécessité
de déterminer un seuil de matérialité ou seuil de signification.148

144
William MBUYAMBA K., « Audit des Comptes Annuels OHADA », Institut des Réviseurs Comptables,
Kinshasa, 2015, p 04.
145
William MBUYAMBA K., Op.cit, p 06.
146
IFAC, « ISA 315 Révisée : Compréhension de l’entité et de son environnement aux fins de l’identification et
de l’évaluation des risques d’anomalies significatives », New York, Mars 2012, pp 5 – 10. Voir aussi la Norme
« ISA 450 : Evaluation des anomalies détectées au cours de l’Audit », New York, 2009, pp 6 – 7.
147
Le seuil de matérialité ou de signification est le montant à partir duquel une anomalie peut affecter la régularité,
la sincérité et l’image fidèle des comptes. Ce terme ne couvre que l’aspect chiffré des informations ou données. v
148
William MBUYAMBA K., Op.cit, p 38.
P a g e | 63

Le seuil de matérialité149 est intimement lié au principe comptable d’Importance


relative ou importance significative qui cherche l’assurance raisonnable d’une information qui,
si elle est omise ou erronée peut influencer le jugement économique des dirigeants. En Audit,
il est défini par l’Associé (ou le Manager) et dépend de critères quantitatifs (résultat
de l’exercice, Total Bilan, chiffres d’affaires etc…), mais aussi de critères qualitatif (l’idée
qu’on se fait de la probité des dirigeants, fraudes ou abus dont on a connaissance, etc…)150.

L’appréciation du seuil de matérialité dépend du jugement professionnel,


de l’environnement et de facteurs quantitatifs mais aussi qualitatifs.

Nous pouvons le présenter comme suit :

Source : PricewaterhouseCoopers

Ceci paraît très facile par les explications mais très complexe dans son application
surtout lorsque les techniques d’Audit ne sont pas assistées par l’ordinateur. Présentement,
à l’aide des logiciels d’Audit et autres logiciels d’application notamment les tableurs, ce travail
devient un peu comme un jeu d’enfant qui s’applique en un seul clic.

A l’aide d’un logiciel d’Audit, la matérialité est fixé dans le logiciel et ce dernier
effectue automatiquement le calcul et la prise en compte des informations nécessaires qui feront
objet de contrôle par le fait qu’on ne peut pas tout contrôler avec comme contrainte le temps
et l’importance relative des informations comptables et financières.

Les Auditeurs qui ne disposent pas d’un logiciel d’Audit utilisent le tableur. Le plus
connu et le plus utilisé dans notre pays est le tableur « Excel » afin de donner des instructions
à celui-ci (placer des formules nécessaires) pour rendre souple et aisé l’exécution du travail.

149
IFAC, « ISA 530 : Sondages en Audit », ISBN : 978-1-60815-016-8, New York, 2009, p 07.
150
IFAC, « ISA 450 : Evaluation des anomalies détectées au cours de l’Audit », ISBN : 978-1-934779-010-6,
New York, 2009, pp 11 – 12.
P a g e | 64

Exemple : Un client peut transmettre à son Expert – Comptable par voie électronique
(mail) une balance de vérification sous format xlsx (tableur Excel) pour l’exécution du travail.
Après l’avoir reçu à l’issue de toutes les démarches d’Audit, l’Associé ou le Manager selon le
cas fixe la matérialité applicable. Ainsi fait, il peut insérer un Tableau Croisé Dynamique (TCD)
à partir de cette balance pour rendre confortable sa lecture et mieux fixer sa matérialité en posant
une mise en forme conditionnelle pour mettre en exergue les informations à considérer.

Présentation de la Balance en Excel Balance mise sous forme de TCD

Application du Seuil de matérialité de 10% du Capital Social en mise en forme conditionnelle

L’utilisation de ces logiciels nécessite de la formation et une adaptation


des procédures. Les informations fournies et enregistrées dans les logiciels d’Audit sont
sauvegardées dans une base des données qui présentent l’avantage d’être accessibles
à n’importe quel moment, n’importe où et par un grand nombre d’utilisateurs en même temps.
Il suffit pour cela d’avoir un réseau interne relié à l’ordinateur central où elle se trouve.

Un Cabinet doit organiser ses bases de données en deux catégories :

La première catégorie regroupe les informations d’ordre professionnel


(dispositions juridiques, fiscales, etc.).
La deuxième catégorie représente les bases de données relatives aux clients.
Celle-ci regroupe toutes les informations conservées par ou pour le client.
P a g e | 65

CONCLUSION

Notre étude a porté sur les Nouvelles Technologies de l’Information


et de la Communication au sein de la Profession Comptable. D’une manière générale,
s’il faut étudier les apports, les impacts, les avantages spécifiques, les opportunités,
les innovations majeures et les possibilités que peuvent apporter les NTIC à la Profession
Comptable, il serait probablement difficile de les mentionner toutes. Ce que nous venons
d’analyser dans ce mémoire ne représente en réalité qu'une partie des nouvelles possibilités
et opportunités qu'offrent les NTIC aux Professionnels de la Comptabilité, aux Entreprises tant
publiques que privées et Cabinets d’Audit, d'Expertise Comptable et Conseil. Les NTIC sont
une véritable révolution qui caractérise cette époque, il serait donc de l'intérêt et de l'efficacité
de la profession de relever les défis posés à elle et de conforter son image auprès de ses clients.

L’avènement et l’application des NTIC dans la Profession Comptable permettent


aux Professionnels Comptables d’effectuer un travail de qualité en un temps records, certes,
de l’optimiser sans doute ce qui n’était pas le cas il y a plusieurs décennies et rendait le travail
fastidieux et pénible. Hormis les avantages qu’offrent les NTIC, la satisfaction et le rendement
adéquat du travail avec souplesse n’est plus une magie moins encore une bête noire.

Outre les innovations dont elles sont porteuses, elles constituent et sont un facteur
d’évolution et d’optimisation de la Profession Comptable ainsi que des intervenants
tout en les accompagnant avec une série de transformation et de réorganisation du travail grâce
l’internet, aux logiciels ou progiciels, aux bases des données et autres éléments afin
de communiquer facilement et rapidement à distance à travers un réseau informatique.
L’introduction et l’intégration des NTIC dans les Comptabilités des entreprises ouvrent
le champ de compétitivité entre elles et permettent l’échange des données en temps réel.

A la lumière de ce qui précède, il est impossible de mentionner l’ensemble


des opportunités et les possibilités que peuvent apporter les NTIC à la profession comptable,
tant que cette profession est riche en métiers. Les NTIC représentent un gisement de nouvelles
opportunités. Il revient aux Experts – Comptables d’imaginer des offres de croisement entre
les deux. Les nouvelles technologies sont inévitables suite à leur impact et une véritable source
de croissance de développement pour la Profession Comptable et notre pays.

Les NTIC gagnent plus de terrain au sein de notre pays, ceci est même démontré
par le fait que le législateur congolais a permis que la déclaration se fasse par voie
électronique151 (e-déclaration ou Télédéclaration) et a récemment adopté l’usage
des dispositifs électroniques fiscaux152 connectés au système informatique de l’Administration
des Impôts pour la collecte et la gestion des données de la Taxe sur la Valeur Ajoutée
sur les opérations réalisées, de délivrer une facture produite automatiquement par l’appareil
électronique fiscal lors de chaque transaction et de veiller à la transmission électronique,

151
Cfr. Article 1er de l’Ordonnance-Loi N° 13/005 du 23 Février 2013 modifiant et complétant les dispositions
de l’Article 3 de la Loi N° 004/2003 du 13 Mars 2003 portant réformes des procédures fiscales.
152
Appareils électroniques dont les spécifications techniques sont définies par l’Administration des Impôts
et qui sont fabriqués pour être utilisés par les personnes physiques ou morales assujetties à la Taxe sur la Valeur
Ajoutée dans leurs transactions.
P a g e | 66

à la fin de la journée, de toutes les transactions réalisées vers ledit système informatique
pour toute transaction effectuée par les assujettis de la Taxe sur la Valeur Ajoutée153.

D’orès et déjà, bien vrai que les NTIC connaissent un développement accéléré dans
les entreprises et influent la Profession Comptable et les acteurs notamment
les Réviseurs Comptables et Commissaires aux Comptes, les Experts – Comptables,
les Contrôleurs de Gestion, les Fiscalistes, les Comptables et autres utilisateurs
de la Comptabilité, elles présentent toutefois des limites, des inconvénients, des imperfections
et des anomalies. D’où, elles peuvent présenter quelques limites liées à leur fonctionnement
ce qui pourrait engendrer un dysfonctionnement à cause de la malveillance et l'inflexibilité
de l'évolution technologique, d’une obsolescence et d’une vétusté des matériels utilisés, d’un
cout d’investissement élevé en vue d’acquérir les matériels performants de qualité, d’une perte
des données ou d’un incendie en cas de mauvaise conservation et organisation informatique.

Pire encore, en cas de mauvais usage, elles peuvent servir aux personnes malveillantes
de maquiller les comptes, de fausser le résultat afin de tromper le Fisc, d’utiliser des logiciels
propres à leur besoin et utilité sans tenir compte de celui des autres utilisateurs et de pirater
les informations. Pour les Professionnels qui ne les maîtrisent pas, elles créent une fracture
numérique car à l’heure actuelle avoir des connaissances professionnelles ne suffisent pas
il faut aussi être apte à utiliser et à s’adapter aux exigences des NTIC.

C’est ainsi que nous recommandons, vu l’importance de la Comptabilité, la Fiscalité


et l’Audit au sein des entreprises et le rôle ainsi que l’importance des NTIC, un usage judicieux
et favorable pour l’émergence et la bonne gouvernance, surtout de respecter le principe de secret
professionnel. Les NTIC sont une véritable révolution qui caractérise cette époque, il serait
donc de l'intérêt et de l'efficacité de la profession de relever les défis posés à elle et de conforter
son image. Les professionnels comptables sont déjà équipés et formés pour bénéficier et faire
bénéficier leur profession de tout ce qu’elles offrent comme avantages, opportunités, apports
et innovations. Malgré le retard technologique remarquable dans notre pays, il faut reconnaitre
l’importance de la révolution qu’est en train de vivre l’économie mondiale par le truchement
des NTIC par le fait qu’elles contribuent significativement. Les experts comptables qui jouent
un rôle considérable dans la vie économique du pays en général et des entreprises en particulier,
doivent accorder l'attention nécessaire et soutenue pour rattraper le retard déjà constaté.

Il est pertinent de retenir que les NTIC restent et demeurent un facteur indéniable
à la fois rentable et fiable pour les Professionnels et au sein des entreprises. Elles sont
une véritable source de croissance pour notre pays et une formidable opportunité. Ainsi, tous
les acteurs du tissu économique doivent participer au développement de ces technologies, l'Etat,
les entreprises, les organismes professionnels, les professionnels, etc. Le système éducatif doit
être en mesure de relever les défis qu'imposent les nouvelles technologies, il doit prévoir
un minimum d'heures de formation consacrées aux NTIC pour les différentes spécialités
et surtout celles qui touchent de près à ces technologies comme les études comptables.

Telle est l’issue de notre étude.

153
Cfr. Articles 35 et 36 de la Loi des Finances N°17/005 du 27 Juin 2017 pour l’exercice 2017 complétant et
modifiant certaines dispositions de l’Ordonnance-Loi N° 10/001 du 20 Aout 2010 portant institution de la TVA.
P a g e | 67
P a g e | 68

ANNEXE 1 : PAPYRUS COMPTABLES DE 4500 ANS

Sur ce véritable papyrus Comptable de 4500 ans étaient inscrites les denrées et
fournitures à livrer : pain, bière, dates, pièces de tissus, autant que les jours où ces livraisons
devraient être effectuées.

Ce papyrus a été mis au jour dans un port Antique de la Mer Rouge au Sud – Est
du Caire d’où partaient les navires qui approvisionnaient des sites de l’Ancien Empire. Trois
cent (300) fragments, dont un rouleau de quatre-vingt (80) centimètres de long avaient été jetés
négligemment derrière de grosses herses de calcaires, identiques à celles utilisées dans
les pyramides avant d’être retrouvés par les archéologues dans les galeries portuaires destinées
à abriter des embarcations. Il s’agissait pour l’essentiel de « Papyrus Comptables » datés
de l’Ancien Empire (2181 avant Jésus – Christ), de la cinquième dynastie (24980 – 2345 avant
Jésus – Christ) et de la fin de la quatrième dynastie précise par Pierre TALLET. Des registres
où tout était consigné de façon tatillonne comme l’exigeait l’Administration de l’époque.
P a g e | 69

ANNEXE 2 : EXTRAITS DE L’OUVRAGE SUMMA DI ARITHMETIKA, GEOMETRIA,


PROPORTIONI, PROPORTIONALITA DE LUCA PACCIOLI
P a g e | 70
P a g e | 71

BIBLIOGRAPHIE

I. Ouvrages et Revues

1. « Encyclopédie Dixel », Paris, 2010.

2. « Vue d’ensemble sur la réglementation du secteur de télécommunication », Module


I, Kit d’aide sur la réglementation des TIC, SL, SD.

3. ARCEP, « Réflexions sur l’évolution à l’ère d’internet, de la régulation d’audiovisuel


et des communications électroniques et sur ses conséquences », SL, SD.

4. BERGES Thierry, « Les NTIC : Un nouveau paradigme technologique pour


les Auditeurs ? technologie et management de l’information : Enjeux et impacts dans
la Comptabilité, le Contrôle et l’Audit », France, Mai, 2002.

5. CARIER LE GUERINEL Michèle, « Guide pratique d’Audit : Aide à la mise en œuvre


du référentiel des normes », Ordre National des Experts – Comptables, Maroc, SD.

6. CARTIER LE GUERINEL Michèle et LAYOT Emmanuel, « Audit réalisé dans


un milieu informatique », CRCC de Paris, Paris, 2003.

7. Dares Analyse, « L’évolution des métiers en France depuis vingt-cinq ans », SL, 2011.

8. DOBILL Marcel, « Comptabilité OHADA », Tome 1, Comptabilité Générale, Edition


AECC – KARTAALA, France, 2008.

9. GRAWITZ M., « Méthodes des sciences Sociales », 10ème édition, Dalloz, Paris, 1996.

10. KRAFFT J., « Profiting in the Info-Com Industry in the age of broadband: Lessons
and new considerations technological forecaster and social », Volume 77, SL, 2010.

11. Les Guides de Gestion RF, « L’entreprise contrôlée Fiscal, URSSAF, Inspection
du Travail », 1ère Edition, Groupe Revue Fiduciaire, Paris, 2007.

12. LIPSKI Stéphane, AFAI et Collaborateurs, « Prise en compte de l’environnement


informatique et incidence sur la démarche de l’Audit », Edition CNCC, Paris, 2003.

13. MELODY William, Convergence, IP Telephony and Telecom Tegulation, SL, SD.

14. MENARD L., FCA et Collaborateurs, « Dictionnaire de la Comptabilité et


de la Gestion Financière », 2ème Edition, ICCA, Canada, 2006.

15. OBERT Robert et MAIRESSE Marie – Pierre, « Comptabilité et Audit : Manuel


d’Application », DSCG 4, 2ème Edition, Dunod, Paris, 2009.

16. Ordre National des Experts – Comptables d’Algérie, « L’informatique moyen de travail
privilégié de l’Expert – Comptable : L’usage des outils », Algérie, SD.
P a g e | 72

17. PACCIOLI Luca, « Summa di arithmetika, geometria, proportioni et proportionalita :


Chapitre Tractus – Particularis de Computis e Scripturis », Venise, 1492.

18. SALLAI Gyala, « Defining Info communication and related terms », SL, SD.

19. TORT Éric, « Organisation et management des systèmes comptables : Optimiser


les leviers de la performance comptable », DUNOD, Paris, 2003.

II. Autres Documents

1. AYACHE Gérard, La Grande confusion, SL, SD.

2. Banque Centrale du Congo, Guide Comptable des Etablissements de Crédit


de la République Démocratique du Congo, Volume 1, Kinshasa, Mai 2012.

3. Banque Mondiale, Information and Communications for development : Global


Trends and Policers, SL, 2006.

4. Banque Mondiale, Rapport sur le Respect des Normes et Codes : Comptabilité et Audit,
Kinshasa, Avril 2010.

5. BARANYI P. et CSAPO A., Definition and synergies Info Communication act


polytechnic Hunyarica, ISSN 1785-8860, Volume 9, N°1, 2012.

6. BOUDET – DALBIN Sophie, La distribution des films par internet : Enjeux


socioculturels, Economiques et Géographiques, Thèse de Doctorat en Sciences
de l’Information et de la Communication, Université de Panthéon Asses.

7. CIPRES, Plan Comptable CIPRES, Lomé, 2006.

8. DE ROSNAY Joël, La révolte du prolétariat : des mass médias aux médias de masse,
SL, SD.

9. FOKO André T., Evaluation de l’application des normes internationales de


Comptabilité et publications d’informations financières en République Démocratique
du Congo selon la méthodologie ISAR/ADT de la CNUCED, CPCC, Kinshasa, 2014.

10. HARVEY Mara, Croissance, emplois et productivité dans le secteur tertiaire :


Controverse théorique et réalités suisses, Dissertation Com.

11. Institut des Réviseurs Comptables, Support de présentation du Système Comptable


OHADA, Kinshasa, 2015.

12. Institut des Réviseurs d’Entreprises, Le Réviseur face au problème de l’an 2000 :
Contrôle 6/98, Bruxelles, 2000.

13. Institut National de Sécurité Sociale, Note d’Instruction N° CGP/INSS/249/2005 du 31


Mai 2005.
P a g e | 73

14. LECLERE Didier, Ingénierie des Systèmes Comptables, Fascicule 1/1, Institut
National des Techniques Economiques et Comptables, Lyon, 2001 – 2002.

15. LOOSLI Clémentine, La Comptabilité un domaine qui a traversé des âges, SL, SD.

16. MBUYAMBA William K., Audit des Comptes OHADA, Institut des Réviseurs
Comptables, Kinshasa, 2015.

17. MOLELE Alfred M., Proposition d’une démarche pour la conception d’un manuel
des procédures, Mémoire présenté en vue de l’obtention de la qualification de Réviseur
Comptable, Institut des Réviseurs Comptable « IRC », Kinshasa, Juillet 2000.

18. MOLELE Gabriel B., Le Plan Comptable issu de la Conférence Interafricaine


de la Prévoyance Sociale et sa mise en œuvre à l’Institut National de Sécurité Sociale,
Travail de Mémoire de fin d’études de Graduat, Institut Supérieur de Commerce
de Kinshasa, 2014 – 2015.

19. MVIBUDULU Jacques – Alphonse K., Notes de Cours d’Informatique de Gestion,


3ème Graduat Comptabilité, Institut Supérieur de Commerce de Kinshasa, 2014 – 2015.

20. MVIBUDULU Jacques – Alphonse K., Notes de Cours d’Informatique, Deuxième


Licence Comptabilité, Institut Supérieur de Commerce de Kinshasa, 2016 – 2017.

21. NZAILU Benjamin, Séminaire sur le Contrôle Interne, Institut des Réviseurs
Comptables « IRC », Kinshasa, 2017.

22. TALBI Mohamed, L’entreprise Marocaine soumise à la loi Sarbanes – Oxley :


Proposition d’une démarche pour assister l’entreprise à évaluer son contrôle interne
à l’égard de l’information financière conformément à cette loi, Mémoire présenté
en vue de l’obtention du Diplôme d’Expertise Comptable, Maroc, Novembre 2007.

23. UIT, Des prix plus adorables pour les services TIC dans le monde entier, Mai 2011.

24. UIT, Tendances de réformes dans les télécommunications, SL, 2013.

25. UIT, Tendances des réformes dans les télécommunications, SL, 2007.

26. UNCTAD, Indicateurs fondamentaux relatifs aux TIC, Partenariat sur la mesure
des TIC au service de développement, SL, 2013.

27. UNESCO, Les TIC et l’éducation dans le monde : Tendances, enjeux et perspectives.

28. YAICH Abderraouf, Technologies de l’information : Positionnement de


la profession comptable, Revue Comptable et Financière N°60, Tunisie, 2003.

29. YAICH Macram, L’impact des NTIC sur la profession comptable, Université du Sud,
Ecole Supérieure de Commerce, Mémoire de Maîtrise en Etudes Comptables, Tunisie,
2000 – 2001.
P a g e | 74

30. ZEBO Yvon M., Manuel de séminaire sur le Droit Comptable OHADA, Institut
des Réviseurs Comptables, Kinshasa, 2013.

III. Textes Juridiques


1. Actes Uniformes
a. OHADA, Acte Uniforme Révisé Relatif au Droit Comptable et à l’Information
Financière et Système Comptable OHADA, Lomé 2017.
2. Actes Législatifs
a. Loi de Finances N° 14/027 du 31 Décembre 2014 pour l’exercice 2015.
b. Loi de Finances N° 15/021 du 31 Décembre 2015 pour l’exercice 2016.
c. Loi de Finances N° 17/005 du 27 Juin 2017 2017 pour l’exercice 2017.
d. Loi N° 15/002 du 12 Février 2015 portant création et organisation de l’Ordre
National des Experts – Comptables, Kinshasa, 2015.
e. Loi N° 004/2003 du 13 Mars 2003 portant réforme des procédures fiscales.
f. Ordonnance-Loi N° 13/005 du 23 Février 2013 modifiant et complétant certaines
disposition de la Loi N° 004/2003 du 13 Mars 2003 portant réforme des
procédures fiscales.
g. Ordonnance-Loi N° 69/009 du 10 Février 1969 relative aux impôts cédulaires sur
les revenus.

3. Actes Réglementaires
a. Ordonnance N° 75-024 du 03 Février 1975 portant création et fonctionnement
du Conseil Permanent de la Comptabilité au Zaïre « CPCZ » (actuellement
Conseil Permanent de la Comptabilité au Congo, CPCC).
IV. Normes Comptables Internationales
1. IFAC, « ISA 530 : Sondages en Audit », ISBN : 978-1-60815-016-8, New York, 2009.
2. IFAC, « International Public Sector Accounting Standards », New York, 2005.
3. IFAC, « ISA 240 : Responsabilités de l’Auditeur concernant les fraudes lors
d’un Audit d’états financiers », ISBN : 978-1-60815-002-1, New York, 2009.
4. IFAC, « ISA 250 : Prise en compte des textes légaux et réglementaires dans un audit
d’états financiers », ISBN : 978-1-60815-003-8, New York, 2009.
5. IFAC, « ISA 401 : Environnement informatique », New York, 2009.
6. IFAC, « ISA 450 : Evaluation des anomalies détectées au cours de l’Audit »,
ISBN : 978-1-934779-010-6, New York, 2009.
7. IFAC, « ISQC 1 : Contrôle qualité des cabinets réalisant des missions d’audit ou
d’examen d’états financiers, ainsi que d’autres missions d’assurance et de services
connexes », ISBN : 978-1-934779-97-2, New York, 2009.
P a g e | 75

8. IFAC, « ISA 315 Révisée : Compréhension de l’entité et de son environnement aux


fins de l’identification et de l’évaluation des risques d’anomalies significatives »,
ISBN : 978-1-60815-118-9, New York, Mars 2012.
9. IFRS, « IAS 7 : Tableau des flux de trésorerie ».

V. Webographie
1. https://fr.wikipedia.org/
2. https://live.banquemondiale.org/
3. https://queltravaildans20ans.com/
4. https://travail-emploi.gouv.fr/
5. https://unesdoc.org/
6. https://web.worldbank.org/
7. https://www.itu.int/net/
8. www.arcep.fr/
9. www.audit.eu/
10. www.budget.gouv.cd/
11. www.deloitte.com/
12. www.dgi.gouv.cd/
13. www.fidef.org/
14. www.golt.oglf.gouv.gc.ca/
15. www.ibr-ire.be/
16. www.ictregulationtodkit.org/
17. www.ifac.org/
18. www.ifrs.org/
19. www.ift.ulaval.ca/
20. www.infodev.org/
21. www.insee.fr/
22. www.ire.be/
23. www.larousse.fr/
24. www.leganet.cd/
25. www.lemondeinformatique.fr/
26. www.memoireonline.com/
27. www.metiers-internet.eu/
28. www.ntic-compta.blogspost/
29. www.oit.org/
30. www.procomptable.com/
31. www.uni-obunda.hu/

VI. Autres supports électroniques


1. Microsoft Encarta 2009.
2. Dictionnaire Encarta 2009.
3. Google Inc., 38 Dictionnaires et Recueils de Correspondance, 2006.
P a g e | 76

TABLE DES MATIERES

IN MEMORIAM ......................................................................................................................... I
EPIGRAPHE ............................................................................................................................. II
DEDICACES ........................................................................................................................... III
REMERCIEMENTS ................................................................................................................ IV
LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS ............................................................................ V
LISTE DES ANNEXES ............................................................................................................ V
INTRODUCTION .................................................................................................................... 1
1. ETAT DE LA QUESTION .......................................................................................... 1
2. PROBLEMATIQUE .................................................................................................... 2
3. INTERET DU SUJET .................................................................................................. 3
4. HYPOTHESE .............................................................................................................. 3
5. METHODOLOGIE ...................................................................................................... 4
6. DELIMITATION ......................................................................................................... 4
7. PLAN DU TRAVAIL .................................................................................................. 4
CHAPITRE I : NOUVELLES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION
ET DE LA COMMUNICATION ................................ 5
SECTION 1 : L’INFORMATIQUE ................................................................................................. 5
1. Présentation .................................................................................................................. 5
2. Historique et évolution ................................................................................................. 5
3. Réseaux informatiques ............................................................................................... 10
3.1. L’Internet .............................................................................................................. 10
3.2. L’Intranet .............................................................................................................. 14
SECTION 2 : LES NOUVELLES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION
............................................................................................................................................... 15
1. Aperçu historique ....................................................................................................... 15
2. Concept ...................................................................................................................... 16
2.1. Définition ............................................................................................................. 16
2.2. Evolution de la terminologie ................................................................................ 17
2.3. TIC ou NTIC ........................................................................................................ 18
2.4. Appellations connexes.......................................................................................... 18
3. Enjeux des NTIC et importance économique ............................................................ 19
4. Convergence des NTIC et brouillage des frontières .................................................. 19
5. Techniques de l’information et de la communication ................................................ 21
6. Services de l'information et de la communication ..................................................... 21
7. Application ................................................................................................................. 21
8. Avantages et limites de l’investissement dans les NTIC ........................................... 22
8.1. Avantages ............................................................................................................. 22
8.2. Limites .................................................................................................................. 23
9. Facteurs favorisant le développement des NTIC ....................................................... 24
9.1. Facteurs économiques .......................................................................................... 24
P a g e | 77

9.2. Facteurs sociaux ................................................................................................... 24


9.3. Facteurs techniques .............................................................................................. 25
9.4. Facteurs commerciaux.......................................................................................... 26
10. Evolution et développement des NTIC ................................................................... 26
10.1. Indicateurs caractérisant le développement des NTIC ......................................... 26
10.2. Principaux résultats .............................................................................................. 27
10.3. Rôle de l’UIT ....................................................................................................... 27
10.4. Statistiques fournies par l’UIT sur les NTIC ....................................................... 28
10.5. Indicateurs fondamentaux relatifs aux NTIC ....................................................... 28
10.6. Indice de développement des NTIC ou IDI ......................................................... 29
SECTION 3 : LES LOGICIELS DE COMPTABILITE ...................................................................... 30
CHAPITRE II : INFORMATISATION COMPTABLE ................................................... 32
SECTION 1 : LES SYSTEMES INFORMATICO – COMPTABLES ..................................................... 32
1. Organisation comptable informatique ........................................................................ 33
1.1. Modalités d’enregistrement des opérations comptables....................................... 34
1.2. Traitement comptable informatique des opérations ............................................. 39
2. Vérification de comptabilité....................................................................................... 39
2.1. Vérification et Contrôle des Comptabilités informatisées ................................... 40
2.2. Exigences de contrôle interne .............................................................................. 46
SECTION 2 : APPORTS ET IMPACTS DES NTIC ......................................................................... 48
SECTION 3 : AVANTAGES ET SPECIFICITES ............................................................................. 49
SECTION 4 : OPPORTUNITES ET INNOVATIONS ........................................................................ 51
CHAPITRE III : ROLE DES GRANDS ACTEURS FACE A L’ADOPTION ET
A L’INTRODUCTION DES NTIC DANS LA PROFESSION COMPTABLE 53
SECTION 1 : L’ACTE UNIFORME SUR LA COMPTABILITE ET LES NTIC ................................... 53
SECTION 2 : EVOLUTION ET POSITIONNEMENT DU CPCC VERS LES NTIC ............................. 54
SECTION 3 : APPLICATION DES NTIC DANS LES COMPTABILITES DES ENTREPRISES ............... 55
SECTION 4 : L’ONEC ET LES NTIC ....................................................................................... 61
CONCLUSION ....................................................................................................................... 65
............................................................................................................................... 67
ANNEXE 1 : PAPYRUS COMPTABLES DE 4500 ANS ................................................... 68
ANNEXE 2 : EXTRAITS DE L’OUVRAGE SUMMA DI ARITHMETIKA, GEOMETRIA,
PROPORTIONI, PROPORTIONALITA DE LUCA PACCIOLI ........ 69
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................. 71
TABLE DES MATIERES ..................................................................................................... 76

Vous aimerez peut-être aussi