Memoire Molele
Memoire Molele
« I.S.C »
B.P. 16.596
KINSHASA / GOMBE
Option : COMPTABILITE
IN MEMORIAM
EPIGRAPHE
Georg Wilhelm
Wilhelm Fri
Friedrich Hegel
P a g e | iii
DEDICACES
REMERCIEMENTS
Au terme de ces études, il est à la fois un devoir et un plaisir pour nous d’exprimer
notre vive gratitude à l’éternel Dieu notre Père le Tout-Puissants et à tous ceux qui de près
ou de loin, ont participé à notre formation. Nous pensons principalement au Corps Professoral
et Académique de l’Institut Supérieur de Commerce, section Licence.
Que ma sœur et frères ainés : Sandrine MOLELE, Hervé MOLELE, Elvis MOLELE
et Fischer M’BOYO, pour leur attachement indéfectible, trouvent ici toute notre gratitude.
A mes petites sœurs et petits frères : Laura, Laure, Samuel – Junior, Sarah, Roberto,
Joëlla et Alfred ainsi qu’à mon fils Alfredo ; ce travail doit vous servir d’exemple.
A mes oncles, tantes, cousin(e)s, ami(e)s, Carol – Ménade NTAYINGI, Marie PHEMBA,
Victor MOMA, Placide MUTSHIPAYI, Jonathan MUSOZO, Gusto NAMUND,
Paul MATALA, Ben MPONGO, Héritier LENGI, Naomie LUKAU, Plamedi MOLOTO,
à tous mes collègues Comptables et Fiscalistes de Garden Sea SARL, à l’équipe scientifique
du Centre de Formation Professionnelle E II Consulting SAS et à tous ceux avec qui nous
avons passé des moments de bonheur et de douleur tout au long de notre parcours.
Gabriel-
Gabriel-Roméo MOLELE BOFOTOLA
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INTRODUCTION
1. ETAT DE LA QUESTION
1
Papyrus (de l’ancien grec Papyros, du latin Papyrum ou Papyrus), est un support d’écriture obtenu
par superposition de fines lamelles tirées des tiges de la plante Cyperus papyrus, il était utilisé en Egypte et autour
de la Méditerranée dans l’Antiquité pour la fabrication des livres et actes manuscrits ; son invention remonte
à près de 5.000 ans avant Jésus – Christ. https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Papyrus(papier), Cfr Annexe 1.
2
Luca PACIOLI dit Luca di Borgo, Moine de la Congrégation des Franciscains, Grand Savant Mathématicien
italien (v. 1445 – 1517), auteur d’une somme encyclopédique sur les mathématiques depuis l’Antiquité
et d’un traité d’art illustré par Léonard de Vinci dans lequel il utilise le nombre d’or ; cfr Encyclopédie Dixel,
Paris, 2010, p 1386.
3
Clémentine LOOSLI, La comptabilité un domaine qui a traversé des âges, www.ntic-compta.blogspost/
4
Louis MENARD, FCA et Collaborateur, Dictionnaire de la Comptabilité et de la Gestion Financière,
2ème Edition Institut Canadien des Comptables Agréés ‘‘ICCA’’, Canada, 2006, p 10.
5
Luca PACIOLI, Summa di arithmetica, geometria, proportioni et proportionalita : Chapitre Tractatus –
Particularis de Computis e Scripturis, Venise, 1494, cfr Annexe 2.
6
Professionnels de la Comptabilité membres affiliés à l’Institut des Réviseurs d’Entreprises « IRE » (Belgique),
Commissaires aux Comptes en France « voir Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes (CNCC) ».
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de ces technologies. D’où, l’entrée des NTIC les a poussés à des changements profonds
en subissant une informatisation de la Comptabilité et une dématérialisation des données.
Ledit avènement prend une importance grandissante de nos jours, cela est dû
à la nécessité d'une adaptation permanente de plus en plus rapide et réactive de l'entreprise
moderne et des hommes aux environnements techniques, économiques, politiques et sociaux
afin d'atteindre les objectifs de performance, d'où une compétitivité.
D’orès et déjà, se servant desdites technologies à leur portée pour simplifier, faciliter
et améliorer la saisie comptable pour les entreprises et d’attirer la clientèle (pour les Cabinet),
nous voyons apparaître sur internet des Cabinets d’Audit, de Révision, d’Assistance,
d’Expertise Comptable et Conseil en Gestion online.
2. PROBLEMATIQUE
7
Makram YAICH, L’impact des NTIC sur la profession comptable, Université du Sud : Ecole Supérieure
de Commerce de SFAX, Mémoire de Maîtrise en études Comptables, Tunisie, 2000 – 2001, p 02.
8
Gabriel MOLELE B., Le Plan Comptable issu de la Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale
“CIPRES” et sa mise en œuvre à l’Institut National de Sécurité Sociale “INSS”, Travail de Fin de Cycle
de Graduat, Institut Supérieur de Commerce de Kinshasa – Gombe, 2014 – 2015, p 04.
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en mouvement, instable et imprévisible, les entreprises ont de plus en plus besoin de s’adapter
aux modifications de l’environnement et à l’évolution technologique.
3. INTERET DU SUJET
En optant pour ce sujet, notre souci principal est d’apporter notre modeste contribution
en décrivant l’opérationnalisation des NTIC au sein de la profession comptable en RDC.
Cette étude permettra de savoir ce que les NTIC ont apporté ainsi que leur impact et leur
application, les avantages, les opportunités et les innovations qu’elles offrent à l’outil de gestion
congolaise pour son optimisation et sa performance. Pour nous-mêmes, elle nous permettra de
maîtriser d’autres fruits inhérents des NTIC en approfondissant nos connaissances comptables.
Aussi, elle constitue pour les professionnels de la Comptabilité, l’Etat, les bailleurs
des fonds et les partenaires, les entreprises, la tutelle, les administrations, voir même le public,
un instrument de référence pour rendre aisée la lecture et la compréhension des enjeux encourus
des NTIC au sein de la Profession Comptable congolaise.
4. HYPOTHESE
Dans le cadre du présent travail, nous pensons qu’au stade où la profession comptable
se trouve actuellement, ne pouvant pas s’en passer du progrès technologique via les NTIC,
9
Makram YAICH, Op.cit. p 03.
10
Encyclopédie Dixel, Op.cit., p.945.
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leur application pourrait faire l’objet d’une performance économique louable au sein
de la République et d’une compétitivité des sociétés ; de leur épanouissement sans doute.
Toutefois, l’utilisation et l’opérationnalisation des NTIC n’étant pas une chose facile
à réaliser parce qu’elles exigent une mise à niveau des habitudes et des connaissances
des utilisateurs surtout des professionnels de la Comptabilité. Il paraît péremptoire
pour tout professionnel de la comptabilité de maîtriser l’outil informatique, d’en prendre soin
avec une sécurité optimale afin de rendre aisée son application, d’acquérir des connaissances
avérées pour en faire bon usage et ne pas faire abstraction du principe de secret professionnel.
5. METHODOLOGIE
6. DELIMITATION
Restreindre un champ d’étude ne devrait pas être interprété comme une attitude
de faiblesse ou d’une fuite de responsabilité, mais, comme l’une des démarches scientifiques.11
Il est nécessaire de délimiter notre travail dans les temps et dans l’espace
7. PLAN DU TRAVAIL
11
SHOMBA KINYANGAS cité par Gabriel MOLELE B., Op.cit. p 06.
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Section 1 : L’Informatique
1. Présentation
2. Historique et évolution15
Née avec l’apparition des premiers ordinateurs à la fin de la Seconde Guerre mondiale,
l’informatique a tout d’abord pour mission de pallier les insuffisances humaines en matière de
calcul numérique. Les ordinateurs doivent alors être capables de manipuler d’importantes
masses de données dans un minimum de temps, faisant office de calculatrices électroniques
performantes. Grâce aux progrès fulgurants en électronique et en automatisation, les machines
se développent rapidement : depuis environ trente ans, elles offrent chaque année une puissance
de calcul supérieure à l’année précédente, pour un coût inversement proportionnel.
12
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13
Alphonse MVIBUDULU K., Notes de Cours d’Informatique de Gestion, Institut Supérieur de Commerce
de Kinshasa – Gombe, 3ème Graduat Comptabilité, Année Académique 2014 – 2015.
14
Dictionnaire ® Encarta ® 2009. © 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.
15
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Les bouliers sont les plus anciennes machines à calculer. Le principe du boulier est
déjà en germe chez les Babyloniens vers 2000 avant Jésus – Christ. A cette époque,
on utilisait des cailloux pour compter. Puis, au cours du premier millénaire avant Jésus – Christ
naît en Chine l’idée de fabriquer un instrument qui faciliterait le calcul : « le boulier ».
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Ledit métier a été mis au point vers 1800 en utilisant des cartons perforés pour commander les mouvements
des aiguilles.
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Société américaine spécialisée dans la fabrication de matériels informatique, absorbée en 1924
par la Société Computing Tabulating Recording Company « CTR », issue de la fusion de trois petites sociétés.
Tabulating Machine Company est l’ancêtre de la société IBM.
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Cet ordinateur est très imposant : il pèse 30 tonnes et occupe une surface d’environ
100 m². Pour le faire fonctionner, plus de 17.000 tubes à vide sont nécessaires. Parfois,
des cafards s’introduisent dans ces tubes, faussant les résultats. C’est pour cette raison
qu’on parle aujourd’hui encore de « bug informatique ». Ce mot vient de l’anglais bug,
qui signifie « cafard ».
Après la Seconde Guerre mondiale, les circuits électroniques ne sont encore que
de simples lampes. En 1948, l'invention du transistor, un circuit très compact qui ne craint pas
les chocs et ne chauffe pas, va accélérer le développement des ordinateurs. Les besoins
en programmes informatiques augmentent et de nouveaux métiers apparaissent : programmeur,
analyste, ingénieur système.
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calculer sur les instructions d’une procédure, par exemple pour faire un saut en arrière
dans les instructions, ou pour compter le nombre de tours d’une boucle de calcul
sur les éléments d’une liste. Ce calcul sur les programmes a permis le développement
du logiciel : langages de programmation, systèmes d'exploitation, applications.
L'industrie du logiciel émerge peu à peu. Dans les années 1950, les premiers langages
évolués apparaissent : le Cobol et le Fortran, par exemple, rendent les ordinateurs beaucoup
plus faciles à programmer. Parallèlement à cette avancée technologique apparaît, dans les
années cinquante, une approche formelle de l’informatique en tant que science.
Le mathématicien américain Norbert WIENER établit ainsi « les fondements de la
cybernétique21 », pendant qu’un autre mathématicien américain, Claude ELWOOD SHANNON,
élabore « La théorie de l’information »22.
Si les ordinateurs ont été conçus au départ pour exécuter des calculs numériques trop
longs ou trop compliqués pour être effectués à la main, on s’est assez vite aperçu que de telles
machines pouvaient également traiter des informations non numériques (par exemple,
reconnaître une chaîne de caractères dans un texte). Les calculateurs devenaient des machines
universelles de traitement de l’information, d’où le mot ordinateur, retenu en 1956
pour trouver un équivalent français à l’expression anglaise data-processing machine.
Ce terme a progressivement remplacé celui de calculateur, au sens trop restreint.
le codage ;
le calcul ;
la gestion des données ;
l’interaction.
La micro-informatique
Dans les années soixante, l’informatique devient une discipline à part entière.
De nombreux langages de programmation font leur apparition, comme le BASIC, développé
vers 1964 par John KEMENY et Thomas KURZ23. Par ailleurs, Noam CHOMSKY et Michael
RABIN24 mettent au point « La théorie des automates et des langages formels ». À la même
année, les circuits intégrés (souvent appelés puces) sont à base de silicium, un matériau très
abondant dans la nature et qui favorise la miniaturisation des composants électroniques. Cela
permet de réduire la taille et le prix des ordinateurs. On commence également à développer
des méthodes formelles pour la vérification automatique de la correction des programmes,
et les mathématiques deviennent un outil central dans l’analyse rigoureuse des algorithmes,
notamment sous l’impulsion de Donald KNUTH25, et de son fameux traité
21
La cybernétique est le fait de permettre ou de doter une machine d’une capacité d’autocorrection.
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En 1984, les systèmes Macintosh d’Apple Computer sont les premiers à être dotés
d’une interface graphique : au lieu d’avoir à taper des commandes fastidieuses au clavier,
l’utilisateur peut maintenant se servir d’une souris et cliquer sur des icônes. La première version
de Windows, commercialisée par Microsoft en Novembre 1985, s’en inspire pour rendre
l’utilisation des PC plus conviviale.
À la fin des années 1980, les premiers ordinateurs portables font leur apparition.
Ils sont plus légers et moins encombrants que ce qu’on appelle désormais par opposition
les « ordinateurs de bureau » et présentent l’avantage de pouvoir être transportés facilement.
NOTE : En 1987, l’US National Science Foundation démarre NSFnet, l’ancêtre d’Internet.
L’invention du Disque Compact (CD) en 1979 par les firmes Philips et Sony
va permettre de stocker une grande quantité d’informations (environ 600 Mo) sur un disque
de 12 cm de diamètre et de 1 mm d’épaisseur (CD-Rom). Le DVD (Digital Versatile Disc),
26
Le premier microprocesseur (Intel 4004) sort des ateliers de la société américaine Intel. Il contient 2.300
transistors et exécute 60.000 instructions par seconde. En comparaison, un microprocesseur moderne comme
l’Intel Pentium 4 comprend plusieurs dizaines de millions de transistors et exécute plusieurs milliards
d’instructions par seconde.
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28
« Personal Computer », qui signifie « Ordinateur Personnel ».
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commercialisé en 1997, permet de stocker encore plus de données (environ 7 fois plus que
sur un CD-Rom).
3. Réseaux informatiques
3.1. L’Internet
a. Présentation
b. Historique
L’Internet est issu du réseau Arpanet, qui a été conçu en 1969 par ARPA
« Advanced Research Project Agency »29 pour le département américain de la Défense.
Réservé à l’origine aux militaires, leurs permettant le partage de données stockées sur
des serveurs distants, ainsi que l’échange de messages électroniques (e-mails). Le réseau
Arpanet s’est étendu progressivement aux universités américaines dans les années 1970,
notamment l’Université de Californie à Los Angeles « UCLA » et l’Université Stanford à Palo Alto
et aux administrations américaines avant d’être remplacé en 1990 par le réseau Internet,
destiné dans un premier temps à la recherche civile.
A la même année, Arpanet est connecté à de nombreux autres réseaux, tous basés
sur le même protocole de communication « TCP/IP » : c’est la naissance d’Internet, contraction
de « INTERnational NETwork », qui signifie « Réseau International » en Français.
29
APRA « Agence pour les Projets de Recherche Avancée »
30
Utilisateurs d’Internet.
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dont le « World Wide Web »31 interface qui permet d’ouvrir le réseau au grand public
en simplifiant les procédures de consultation des sites et le courrier électronique.
En janvier 1992, l’Internet Society « ISOC » voit le jour avec pour objectif
de promouvoir et de coordonner les développements sur Internet. En 1993, Tim BERNERS-LEE
quitte cette organisation pour se rendre aux États-Unis, où il enseigne l'informatique
et les sciences de la communication au Massachusetts Institute of Technology « MIT ».
Il a fondé et dirige le World Wide Web Consortium « W3C », une association regroupant
des entreprises et des particuliers désirant promouvoir un développement sûr et démocratique
du Web et favoriser son interopérabilité c’est-à-dire le développement des normes.
L’année 1993 voit l’apparition du premier navigateur ou butineur « browser »32, supportant
le texte et les images. Cette même année, la National Science Foundation «NSF » mandate
une compagnie pour enregistrer les noms de domaine.
En 1998, W3C propose la norme eXtensible Markup Language « XML », qui définit
un langage de balisage étendu pour le Web (le langage HTML mis au point en 1991
dans les locaux du CERN à Genève par Robert CAILLIAU, ingénieur informaticien Belge,
Co-Inventeur du World Wide Web, avec son collègue Britannique Tim BERNERS-LEE,
cette interface permet de naviguer en cliquant sur des liens hypertextes dits HTML,
système de navigation à la base d'Internet.).
NOTE : Le Web ne sert pas seulement à trouver des informations. Aujourd’hui, Internet permet
à tout individu d’accéder à une multitude de données se présentant sous divers formats :
textes, bases de données, images, sons (MP3), vidéos, etc. Il offre de nombreux services
aux professionnels, comme aux particuliers : réserver un hôtel dans un pays de son choix,
installer un encart publicitaire, consulter les catalogues de constructeurs automobiles,
passer des commandes, acheter ou vendre aux enchères un bien, visiter des musées, obtenir
des informations officielles, s’inscrire dans les universités, postuler aux offres d’emploi, etc.
c. Accès
31
Abrégé « www » qui signifie « Toile d’Araignée Mondiale » en Français. C’est un gigantesque ensemble de
pages électroniques dites pages Web, reliées entre elles par des liens hypertextes. Il suffit de cliquer sur un lien
pour être dirigé vers une nouvelle page. Les informations de ces pages peuvent apparaître sous forme de textes,
d’images, de son ou de vidéos. Chaque page appartient à un site Web, qui est un ensemble de pages créé par un
particulier, une entreprise ou une organisation.
32
Le navigateur ou browser est utilisé pour accéder à des pages Web. Un navigateur est un logiciel qui permet
notamment de consulter des moteurs de recherche tels que Google, Bing, etc. Ces moteurs sont très utiles
pour trouver une information, car il existe aujourd’hui plusieurs centaines de millions de pages Web.
En tapant un ou plusieurs mots-clés, on obtient une liste de pages contenant l’information recherchée.
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personnels et les stations de travail sont connectés à un réseau local (Local Area Network LAN),
soit par le biais d'une connexion commutée via un modem33 et une ligne téléphonique standard,
soit par une connexion directe par câble au réseau local. Il existe d'autres modes de transmission
de données qui permettent de se connecter à un réseau, comme les lignes T1 ou les lignes
dédiées. Les ponts et les concentrateurs relient divers réseaux les uns aux autres. Les routeurs
transmettent les données via les réseaux et déterminent le meilleur trajet pour les acheminer.
Pour accéder au Réseau Internet, l’utilisateur doit posséder un ordinateur, une ligne
téléphonique commutée (ou, dans le cas des grandes entreprises, des universités et autres
centres de recherche qui nécessitent une connexion permanente, une ligne spécialisée),
un modem ou une carte réseau, un kit de connexion à Internet consistant en un accès à un réseau
local (le provider) relié à Internet ou un abonnement auprès d’un Fournisseur d’Accès Internet
« FAI »34 (Provider). Par ailleurs, pour « surfer » sur Internet, l’utilisateur doit également
disposer d’un logiciel de navigation dit navigateur ou browser (Netscape, Explorer,
Google Chrome, Opéra Mini étant les plus connus) l’aidant à parcourir les sites du réseau,
et éventuellement d’un logiciel de messagerie électronique lui permettant d’envoyer
ou de recevoir du courrier électronique.
Les informations présentes sur le réseau Internet sont le plus souvent publiées
dans des pages au format HTML. Ce format permet l’introduction dans le texte de liens
à d’autres pages ou d’autres sites, appelés « liens hypertextes ». Ces liens permettent
de « naviguer » dans le réseau Internet. Un autre format tend à se développer sur Internet :
le format XML. Outre les possibilités offertes par le format HTML, le langage XML permet
de mieux structurer l’information et de séparer clairement la forme et le contenu.
d. Protocoles
33
Le modem est un appareil qui permet de recevoir et d’envoyer des données par l’intermédiaire d’une ligne
téléphonique ou d’un câble. C’est une sorte de porte d’entrée. Il fournit également à l’internaute une ou plusieurs
adresses électroniques et peut héberger les pages Web qu’il a créées.
34
Le Fournisseur d’Accès Internet « Provider » met en contact l’ordinateur de l’abonné avec l’ensemble des autres
ordinateurs connectés à Internet.
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Pour faire fonctionner ce vaste réseau, Internet met en œuvre des protocoles
de communication. Les deux protocoles de base sont TCP (Transmission Control Protocol)
et IP (Internet Protocol). Ils sont référencés sous le vocable TCP/IP35. TCP récupère
les informations à transmettre, IP les transforme en paquets et les délivre à la couche chargée
du transport (composant électronique).
e. Application
Depuis la fin des années 1990, la plupart des quotidiens comme The New York Times
et les périodiques ont développé leur site Web afin de promouvoir sur Internet leur contenu
éditorial. En outre, ces journaux et magazines en ligne offrent de nombreux services non
disponibles en kiosques, dont certains sont gratuits (dépêches, les cours de la Bourse en direct,
etc.) et d'autres payants (comme les archives).
Aujourd’hui, parmi tous les réseaux, Internet peut être considéré comme le réseau
spécialisé dans l’information : son but n’est plus, comme à l’origine, de transmettre quelques
lignes à partir de messageries, mais d’échanger des documents électroniques, des données
informatisées, des informations économiques, des schémas, des sons, etc. En outre, grâce
aux récents progrès réalisés dans la transmission et la compression des données, Internet donne
maintenant accès à une information de plus en plus immédiate. C’est pourquoi on a assisté
ces derniers temps à un développement exponentiel de ce réseau, les sociétés de services et les
producteurs d’informations coopérant pour trouver de nouveaux marchés par le biais d’Internet.
35
TCP/IP : Transfert Control Protocol/Internet Protocol.
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3.2. L’Intranet
L’Intranet est un réseau informatique interne à une entreprise, qui fonctionne sur
modèle technologique d’Internet.36 L'intranet est en fait un réseau identique à Internet de par sa
structure et les moyens d’y accéder, mais réduit à l’usage des employés d’une même entreprise.
L’intérêt d’un tel réseau réside dans la capacité qu’il possède à transmettre
les données, mais aussi et surtout dans sa possibilité de faire transiter des informations
confidentielles ou à destination des seuls employés de l’entreprise. Ainsi, tout employé peut
communiquer des notes de service, lire des manuels en ligne, consulter des catalogues ou suivre
les projets en cours.
NOTE : Le réseau peut être étendu aux clients, aux fournisseurs, aux succursales ou aux filiales
de l’entreprise : on parle alors d’extranet.
36
Google Inc., 38 Dictionnaires et Recueils de Correspondances, Micro Application, Copyright 2006.
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1. Aperçu historique
Après les premiers pas vers une société de l'information qu'ont été l'écriture puis
l'imprimerie, de grandes étapes ont été le télégraphe électrique, puis le téléphone et la
radiotéléphonie. L'informatique a pris son essor grâce aux circuits imprimés les constructeurs
d'informatique décentralisée innovant rapidement. La télévision, le Minitel et l'Internet puis les
télécommunications mobiles ont associé l'image au texte et à la parole, « sans fil », l'Internet et
la télévision devenant accessibles sur le téléphone portable qui fait aussi office d'appareil photo.
Avec le développement d'Internet et du WEB 2.0, les usages des TIC se sont
développés et la grande majorité des citoyens des pays industrialisés utilise ces outils
pour accéder à l'information. Par contre, une fracture numérique géographique s'est développée
avec les pays en développement où l'accès à internet à haut débit est hors de la portée
de la plupart des ménages. Un grand nombre d'internautes, via des sites, des blogs ou des projets
tels que le projet encyclopédique Wikipédia ajoutent de l'information à l'internet.
37
Transcription de l'Anglais Information and Communication Technologies « ICT ».
38
http://www.itu.int/net/pressoffice/press_releases/2011/15-fr.aspx#.VHzHDqN3vcs
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recherchés par les entreprises selon l'Observatoire International des Métiers Internet,
qui analyse les profils et les compétences recherchés par le marché de l'emploi en Europe.39
Les usages des NTIC ne cessent de s'étendre, surtout dans les pays développés,
au risque d'accentuer localement la fracture numérique et sociale ainsi que le fossé entre
les générations. De l'agriculture de précision et de la gestion de la forêt (traçabilité des bois
pour lutter contre le trafic), au contrôle global de l'environnement planétaire
ou de la biodiversité, à la démocratie participative (NTIC au service du développement durable)
en passant par le commerce, la télémédecine, l'information, la gestion de multiples bases
de données, la bourse, la robotique et les usages militaires, sans oublier l'aide aux handicapés
(dont aveugles qui utilisent des synthétiseurs vocaux avancés ainsi que des plages braille
éphémère), les NTIC tendent à prendre une place croissante dans la vie humaine
et le fonctionnement des sociétés.
De 2007 à 2010, la proportion de sociétés équipées d'un extranet est passée de 17%
début 2007 à 35% début 2010.40
Certains craignent aussi une perte de liberté individuelle (effet Big Brother, intrusion
croissante de la publicité ciblée et non-désirée…). Les prospectivistes s'accordent à penser
que les TIC devraient prendre une place croissante et pourraient être à l'origine d'un nouveau
paradigme civilisationnel, avec peut être une évolution des NTIC vers les NBIC41.
2. Concept
2.1. Définition
La définition des TIC reste particulièrement floue : le terme technologie qui signifie
« discours sur la technique » est utilisé à la place de « technique », qui serait à la fois
plus simple et plus exact. Les technologies de l'information et de la communication sont
des outils de support au traitement de l'information et à la communication. Le traitement de
l'information et la communication de l'information restant l'objectif, et la technologie, le moyen.
39
Observatoire International des Métiers Internet, www.metiers-internet.eu/
40
www.insee.fr/fr/themes/documents.asp?ref_id=tic10
41
Nanotechnologies, Biotechnologies, Informatique et sciences Cognitives
42
www.larousse.fr/dictionnaires/francais/tic/10910450
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La diffusion rapide des accès à l'Internet à haut débit a permis une explosion des usages
des services audiovisuels qui prennent une importance accrue dans le concept des TIC, non
seulement au niveau de la communication, mais aussi au niveau de la gestion des informations
et des connaissances et au niveau de leur diffusion. Cette extension du concept des TIC
est à l'origine de nombreux débats en raison de l'importance de son impact sur la société.
43
www.golt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheoqlf.aspx?id_fiche=8349341
44
www.itu.int/en/itu-d/statistic/documents/partnership/coreictindicators_f.pdf
45
www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/technologie-inform-communic.htm
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Le sigle NTIC est source de confusion car il ne fait l'objet d'aucune définition officielle
par les institutions internationales responsables de ce domaine alors que le terme de TIC y est
défini comme étant l'intégration des technologies des télécommunications, de l'informatique
et des multimédias. L'utilisation des moteurs de recherche montre que le sigle « NICT » est très
rarement utilisé (en dehors de la traduction de documents d'origine francophone) et qu'il est
plutôt fait mention de l'évolution rapide de ce domaine en permanence. Cela montre qu'il n'est
pas utile d'établir des catégories rigides pour distinguer ce qui est nouveau de ce qui ne l'est pas.
46
En Anglais New Information Communication Technology « NICT »
47
www.larousse.fr/dictionnaires/francais/ntic/186559?=qntic#10927939
48
ARCEP, « Étude sur le périmètre de la notion d'opérateur de communications électroniques », archive
Wikiwix, www.arcep.fr/uploads/tx_gspublication/etude-hogan-analysis-juin2011.pdf
49
William MELODY, « Convergence, IP telephony and Telecom Tegulation », archive Wikiwix,
www.infodev.or/infodev-files/resource/infodevdocuments_2.pdf
50
« Vue d'ensemble sur la réglementation du secteur des télécommunications », Module 1, Kit d'aide sur
la réglementation des TIC, www.ictregulationtoolkit.org/documents/document/document/3928
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signaux, d'écrits, d'images ou de sons, par voie électromagnétique51. À noter que dans le
document cité en référence, les termes de TIC ou Technologies de l'Information et de la
Communication ne sont pas mentionnés. Les sigles anglais correspondant sont IT, pour
information technology et ICT pour information communication technology, le sigle NICT,
pour new information and communication technology étant beaucoup plus rarement utilisé.52
Le terme info communications (ou info-com.) a surtout été utilisé dans les années 1990
dans les pays anglo-saxons et les pays de l’Europe de l’Est pour désigner le concept
de convergence entre télécommunications et informatique avec une approche équivalente
au terme communications électroniques, mais en considérant particulièrement les questions
de traitement de l’information et de manipulation de contenus avec l’utilisation d’Internet.53
Un téléphone mobile est aussi un terminal pour surfer sur Internet, consulter des vidéos
ou utiliser diverses applications. Le phénomène le plus caractéristique des TIC est le brouillage
des frontières entre télécommunications, informatique et audiovisuel/multimédias.
Un rapport des Nations Unies insiste sur l'impact de la convergence des TIC : « La convergence
a supprimé nombre de distinctions entre les secteurs des TIC, notamment la radiotélédiffusion,
l’informatique et les télécommunications, et a favorisé l’innovation dans des secteurs autres
que les TIC, tels que les services financiers. Dès lors, les utilisateurs ont accès à des contenus,
à des services et à des applications sur de multiples plates-formes, ce qui accroît la versatilité
et la sophistication de l’accès à l’information et de l’utilisation des communications ».
51
ARCEP, « Réflexions sur l’évolution, à l’ère d’internet, de la régulation de l’audiovisuel et des
communications électroniques et sur ses conséquences », archive Wikiwix,
http://www.arcep.fr/fileadmin/reprise/communiques/communiques/2012/evolution_regulation_internet_audiovis
uel-oct2012.pdf
52
Gyula SALLAI, « Defining Info communications and Related Terms », www.uni-
obuda.hu/journal/sallai_39.pdf
53
Voir Baranyi, P., Csapó, A.: « Definition and Synergies of Cognitive Info communications. Acta Polytechnica
Hungarica », (ISSN 1785-8860), Vol. 9, No. 1, 2012. pp. 67-83. Voir aussi Krafft, J.: « Profiting in the Info-
Coms Industry in the Age of Broadband: Lessons and New Considerations. Technological Forecasting & Social
Change », Vol. 77, 2010 pp. 265-278.
P a g e | 20
Exemple 2 : Dans les années 1980 et 90, les réseaux des TIC étaient spécialisés
par domaine et il fallait différents systèmes de transmission (et parfois différentes
infrastructures) pour la téléphonie, la transmission de données entre ordinateurs, la radio
et la télévision. Maintenant les réseaux en technologie IP à haut débit sont communs
pour toutes les formes de service et les octets de la téléphonie sont acheminés
par les mêmes routeurs sur les mêmes artères que les octets des consultations des sites Internet,
des transferts de fichiers, du streaming de vidéos ou du courrier électronique.
Exemple 3 : les ordinateurs personnels. Dans les années 1980, un ordinateur servait
essentiellement au traitement de texte et au calcul avec un tableur. Puis dans les années 1990,
il a servi aussi au courrier électronique et aux présentations par diapositives.
Un ordinateur était donc clairement un équipement informatique. Mais avec la convergence
numérique, un ordinateur personnel devient un outil de base pour le domaine de l’audiovisuel
et des multimédias, car il est aussi de façon routinière :
1990. Ils sont utilisés comme des baladeurs pour écouter de la musique enregistrée
ou voir des images ou des vidéos enregistrées.
7. Application
Les NTIC s’appliquent dans tous les domaines de la vie quelle que soit sa complexité.
Parmi eux, nous pouvons citer :
l’administration et la gouvernance ;
l’éducation ;
P a g e | 22
la formation ;
la santé (la médecine) ;
l’économie ;
la recherche ;
l’aménagement du territoire ;
les transports ;
l’environnement ;
les droits des personnes handicapées.
L’investissement dans les TIC serait l’un des principaux moteurs de compétitivité
des entreprises. En effet, selon des études de l'OCDE, les TIC seraient un facteur important
de croissance économique aux États-Unis.
8.2. Limites
les problèmes d'ergostressie (stress lié à l'utilisation des TIC) provenant souvent
d'un manque de cohérence dans la conception de ces systèmes complexes ;
les problèmes de rentabilité : l'impact des TIC notamment sur le développement
économique fait encore l'objet des nombreuses controverses ;
le coût du matériel, du logiciel, l'entretien et de la maintenance et du
renouvellement. Certains matériels sont rapidement désuets en raison du rythme
soutenu des innovations, ou semblent avoir fait l'objet de stratégies
d'obsolescence programmée ;
il est fréquent de voir apparaître un suréquipement par rapport aux besoins, d’où,
une sous-utilisation des logiciels ;
le coût de la formation professionnelle du personnel, de sa résistance aux
changements ;
le coût entraîné par la modification des structures, par la réorganisation du
travail, par la surabondance des informations ;
la rentabilité difficilement quantifiable ou difficilement prévisible sur les
nouveaux produits. Parfois, d'autres investissements semblent pouvoir être aussi
bénéfiques (Recherche et développement, Formation du personnel, Formations
commerciales, organisationnelles, logistiques) ;
la fracture numérique géographique peut être source de nouvelles inégalités.
Les serveurs consomment à eux seuls autant que le parc de tous les ordinateurs,
pour le refroidissement notamment. Leur consommation (refroidissement
inclus) est passée de 3,6 TWh/a, à 5,2 TWh/a, de 2006 à 2008, alors que la
consommation des data-centres diminuait fortement ;
des problèmes au niveau de sécurité et d'éthique aggravés par
l'internationalisation des règlementations : « fun », chantage, escroquerie,
subversion, etc., face à certains publics vulnérables notamment (enfants,
personnes âgées) et la modification du type de travail qui est observée depuis
plus d’une décennie.
À l'heure actuelle, hormis pour des règles techniques, au sein de quelques grands
systèmes collaboratifs, il semble qu'aucune « gouvernance mondiale » ne soit vraiment
parvenue à une vision à long terme, ni à une surveillance ou à imposer un respect de règles
« minimales réputées communes ».
Par exemple, en septembre 2014, la société Apple a fait face à plusieurs problèmes concernant
l'utilisation d'iCloud et la fuite de ses informations.54
Les collectivités locales investissent dans la formation sur les TIC pour améliorer
la compétitivité des entreprises de leurs territoires.
Les mêmes outils de TIC sont utilisés aussi bien dans le domaine professionnel
que dans le domaine privé, ce qui entraîne à la fois un brouillage de la frontière
entre ces deux domaines et une stimulation pour se doter de ces outils de TIC.
La distribution des dépenses par les ménages a sensiblement évolué avec une part
croissante de dépenses pour les TIC, même dans les milieux populaires, avec en conséquence
une réduction d'autres types de dépenses (par exemple, réduction d'achats de journaux,
de magazines, de CD....). Ce phénomène a été analysé par l'agence Aravis à partir
54
Piratage informatique : www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-piratage-de-icloud-l-attaque-par-force-
brute-certainement-utilisee-58479.html
55
« L'évolution des métiers en France depuis vingt-cinq ans », Dares Analyse, septembre 2011, http://travail-
emploi.gouv.fr/img/pdf/2011-066.pdf
56
Information and Communications for Development 2006 : Global Trends and Policies,
http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/TOPICS/EXTINFORMATIONANDCOMMUNICATIONAN
DTECHNOLOGIES/EXTIC4D/0,,contentMDK:22229880~menuPK:5892490~pagePK:64168445~piPK:641683
09~theSitePK:5870636,00.html
57
Christine Zhen-Wei Qiang, « Les TIC au service du développement », Banque Mondiale Live,
http://live.banquemondiale.org/les-tic-au-service-du-d%C3%A9veloppement
58
Mara C. HARVEY, « Croissance, emplois et productivité dans le secteur tertiaire : controverses théoriques
et réalités suisses », Dissertation.com.
59
UNESCO, « Les TIC et l’éducation dans le monde : tendances, enjeux et perspectives »,
http://unesdoc.unesco.org/images/0013/001362/136281f.pdf
P a g e | 25
des statistiques sur les dépenses des ménages. Les résultats montrent que les services
de communication dont le poids a quintuplé depuis 1960 dans le budget : augmentation
de la consommation en volume nettement plus forte (+ 8,1 % par habitant) que les autres postes
(+ 2,5 %), principalement dans les années 1970 (diffusion de la téléphonie fixe) et depuis 1995
(téléphonie mobile et internet).60
À la question : « Si vous ne deviez regarder que deux médias dans votre vie, lesquels
choisiriez-vous ? », les enfants du millénaire répondent : « Internet à 61 %, la télévision à 49
%, le cinéma à 35 %, la radio à 29 %, la presse quotidienne à 17 % et les magazines à 9 % ».61
Les terminaux des TIC à haut débit (ordinateurs personnels et téléphones 3G) sont
de plus en plus utilisés pour la radio et la télévision en lieu et place des terminaux traditionnels
spécifiques à chaque catégorie d'audiovisuel. La possibilité de voir des émissions de télévision
en mode différé (catch-up TV ou replay) et d'écouter des émissions de radio en mode différé
par le téléchargement (podcast) augmente considérablement la gamme de ce qu'on peut voir
ou entendre. En particulier, les jeunes de 12 à 26 ans veulent à tout prix pouvoir consommer
leurs émissions, films et séries préférés n'importe quand, n'importe où, sur n'importe quel écran.
Le streaming est de plus en plus utilisé, ce qui fait reculer le téléchargement illégal.
La possibilité d'intervenir en temps réel dans les débats et forums apporte un nouveau degré
de participation des consommateurs. Grâce au web 2.0, les réseaux sociaux et les services
à base de contenus générés par les utilisateurs ont connu un essor spectaculaire et ont transformé
les relations sociales pour des centaines de millions de personnes.
60
« Quel travail dans 20 ans », page 5, http://www.queltravaildans20ans.com/wp-content/uploads/2011/02/V6-
Les-modeles-de-consommation-D101.pdf
61
Sophie BOUDET-DALBIN, La distribution des films par Internet : enjeux socioculturels, économiques et
géopolitiques, Thèse de Doctorat en Sciences de l’Information et de la Communication, Université Panthéon-Assas, p 32.
P a g e | 26
En quinze ans, le marché des TIC a été bouleversé, d'abord avec l'essor phénoménal
de la téléphonie mobile et de l'Internet fixe à haut débit, puis récemment avec l'Internet mobile
à haut débit, ce qui caractérise l'étape majeure de la convergence des technologies du traitement
de l'information et de la communication.
Dans les années 1980 et 1990, le développement des TIC s’est mesuré
essentiellement par l’augmentation du nombre de lignes téléphoniques fixes dans un contexte
de privatisation et d’ouverture du marché à la concurrence. Dans les années 2000,
il s’est mesuré par le nombre d'abonnés à la téléphonie mobile et à l’Internet, d’abord en bas
débit, puis en haut débit. Actuellement, la diffusion de la téléphonie ayant atteint des niveaux
spectaculaires même dans les pays en développement, le développement des TIC se mesure
surtout par le nombre d'accès aux services Internet à haut débit et à leur utilisation effective
dans le cadre de la mise en œuvre de la société de l’information. Au niveau économique,
les indicateurs des TIC sont divisés en quatre grandes catégories :
Ces quatre grandes catégories susmentionnées sont l'objet des résultats de recherche obtenus
par le Partenariat sur la mesure des TIC au service du développement lancé en juin 2004.
Il est donc important que le développement des TIC soit mesuré par un ensemble
d'indicateurs prenant en compte tous les éléments essentiels des TIC et l'accès aux services
Internet à haut débit en particulier.
P a g e | 27
Stimulé par la croissance du nombre de connexions Internet sur des plates-formes fixes
et mobiles, le trafic utilisant le protocole Internet (IP) a littéralement explosé, passant de tout
juste 1 pétaoctets par mois il y a vingt ans à 44.000 pétaoctets en 2012, selon les estimations.
Et rien ne semble devoir arrêter la croissance future du trafic IP : en 2015, il devrait augmenter
de quelque 14.000 pétaoctets par mois, soit l'équivalent du double du trafic mondial total
entre 1994 et 2003. Cette croissance phénoménale est alimentée par l'augmentation du nombre
de personnes et d'appareils connectés et par la généralisation de contenus en ligne abondants,
diversifiés et, dans la plupart des cas, gratuits.63
62
UIT, Tendances des réformes dans les télécommunications, 2007, http://www.itu.int/pub/D-REG-TTR.9-
2007/fr
63
UIT, Tendances dans les réformes des télécommunications, 2013, http://www.itu.int/dms_pub/itu-
d/opb/reg/D-REG-TTR.14-2013-SUM-PDF-F.pdf
64
UIT, Des prix plus abordables pour les services TIC dans le monde entier, Mai 2011,
http://www.itu.int/net/pressoffice/press_releases/2011/15-fr.aspx#.VHzHDqN3vcs
P a g e | 28
Une liste d'indicateurs fondamentaux relatifs aux TIC a été mise au point par une
structure spécialisée internationale appelée « Partenariat sur la mesure des TIC au service du
développement »72. Cette structure a été lancée en juin 2004, et se compose des membres
suivants : Eurostat, l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), l’Organisation
de Coopération et de Développement Economiques (OCDE), la Conférence des Nations Unies
sur le Commerce et le Développement (CNUCED), quatre commissions régionales de l’ONU :
« la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA), la Commission
Economique pour l’Amérique Latine et les Caraïbes (CEPALC), la Commission Economique
et Sociale pour l’Asie et le Pacifique (CESAP) et la Commission Economique et Sociale
pour l’Asie occidentale (CESAO) », l’Organisation des Nations Unies pour l’Education,
la Science et la Culture (UNESCO), l’Institut de Statistique de l’UNESCO, le Groupe d’Etude
des Technologies de l’Information et des Communications et la Banque Mondiale.
L'objectif de ce Partenariat est d'homogénéiser le choix des indicateurs fondamentaux relatifs
aux TIC et de proposer des définitions standard de façon à éviter l'incohérence des appellations
et des définitions des indicateurs publiés précédemment à travers le monde et selon les
différentes institutions. Cette homogénéisation est indispensable pour garantir
des comparaisons pertinentes des différents pays à une date donnée et une standardisation
permet de garantir un suivi pertinent des données historiques d'un pays sur une période donnée.
P a g e | 29
L'indice de développement des TIC ou IDI est un indice composite visant à caractériser
le développement des TIC de chaque pays. Cet indice a été mis au point par un ensemble
d'institutions internationales et un rapport annuel est publié par l'UIT pour actualiser
les résultats. On y trouve la valeur de l'IDI de chaque pays et ses composantes essentielles.
On y trouve aussi un autre indicateur fondamental sur le TIC, le coût et l'accessibilité de la large
bande. Le résumé analytique de 2012 fournissait également un autre indicateur fondamental :
le panier de prix des TIC qui est une valeur composite des prix d'éléments représentatifs
de services des TIC. Des résultats plus complets, et une définition complète du calcul de l'IDI
et de ses composantes ainsi qu'une définition du calcul du panier de prix des TIC.65
65
UNCTAD, Indicateurs fondamentaux relatifs aux TIC, Partenariat sur la mesure des TIC au service du
développement, 2013,
http://www.itu.int/en/ITU-D/Statistics/Documents/publications/mis2013/MIS2013_without_Annex_4.pdf
P a g e | 30
Depuis le milieu des années 1990, le marché a subi des regroupements considérables,
beaucoup de fournisseurs ayant cessé leur activité ou ayant été absorbés par des groupes plus
grands. Les différentes activités traditionnelles supportées par les logiciels de Comptabilité.
Un logiciel de Comptabilité est traditionnellement apte à répondre à certaines activités :
Pour un bon usage, le livre – journal est subdivisé en journaux auxiliaires que voici :
Journal auxiliaire des achats ou journal fournisseurs ;
Journal auxiliaire des ventes ou journal clients ;
Journal auxiliaire caisse ;
Journal auxiliaire banque ;
Journal auxiliaire des opérations diverses.
66
Alphonse MVIBUDULU K., Notes de Cours d’Informatique, Institut Supérieur de Commerce de Kinshasa –
Gombe, 2ème Licence Comptabilité, Année Académique 2016 – 2017.
P a g e | 31
Les logiciels de Comptabilité les plus complexes et les plus chers font généralement
partie d'une suite de logiciels souvent connue sous l'expression progiciels de gestion intégrés
« PGI »69. Intégrant les fonctionnalités des logiciels des petites entreprises, ces logiciels
autorisent l'intégration de la Comptabilité Analytique de Gestion, les techniques de gestion
des stocks, la stratégie... Un progiciel de gestion intégré est un logiciel qui intègre l'ensemble
des processus de gestion d'une entreprise, comme la gestion des ressources humaines, la gestion
comptable et financière, l'aide à la décision, mais aussi la vente, la distribution,
l'approvisionnement et le commerce électronique.
Le principe fondateur d'un ERP est de construire des applications informatiques (paie,
comptabilité, gestion de stocks…) avec des modules indépendants, tout en partageant une base
de données unique et commune. Cette architecture tranche avec la situation préexistante dans
les applications en développement spécifique existant avant les ERP car les données sont
désormais standardisées et partagées, ce qui élimine les saisies multiples et évite en théorie
l'ambiguïté des données multiples de même nature.
Les logiciels de Comptabilité les plus connus et les plus utilisés sont :
67
Didier LECLERE, Ingénierie des systèmes comptables, Fascicule 1/1, Institut National des Techniques
Economiques et Comptables Conservatoire National des Arts et Métiers « CNAM – INTEC », Lyon, 2001/2002, p 97.
68
Tel que le Logiciel SAGE Comptabilité c’est ainsi qu’on parle de la famille SAGE.
69
Enterprise Resource Planning ou ERP en Anglais.
P a g e | 32
C’est pourquoi, tout projet d’informatisation comptable doit être pris en compte,
à sa juste valeur, aux différents niveaux de la mise en œuvre des systèmes comptables. C’est-
à-dire, aussi bien, en amont, lors de la phase d’étude préalable, de conception ou de sélection
comme en aval, lors des étapes de paramétrage et de démarrage du système. Au-delà de la
démarche, le recours aux NTIC doit être murement réfléchi dans la perspective d’une
optimisation de la gestion et des échanges de données. De la même manière, la normalisation
du référentiel ne devra pas être omise afin d’assurer la stabilisation du système dans le temps.71
70
Éric TORT, “Organisation et management des systèmes comptables : Optimiser les leviers de la performance
comptable », Dunod, Paris, 2003, p 221.
71
Eric TORT, Op.cit, pp 221 – 222.
72
Didier LECLERE, Op.cit., p 11.
P a g e | 33
L'organisation comptable mise en place dans l’entité doit satisfaire aux exigences
de régularité et de sécurité pour assurer l'authenticité des écritures de façon à ce que
la comptabilité puisse servir à la fois d'instrument de mesure des droits et obligations
des partenaires de l’entité, d'instrument de preuve, d'information des tiers et de gestion.75
Lorsqu'elle repose sur un traitement informatique, l'organisation comptable doit recourir
à des procédures qui permettent de satisfaire aux exigences de régularité et de sécurité requises
en la matière telles que prescrites à l’article 22 dudit acte uniforme.
Pour maintenir la continuité dans le temps de l'accès à l'information, toute entité établit
un manuel décrivant les procédures et l'organisation comptables. Ce manuel, mis à jour
périodiquement est destiné à garantir le caractère définitif de l'enregistrement des mouvements.
Il est conservé aussi longtemps qu'est exigée la présentation des états financiers successifs
auxquels il se rapporte.77
73
IDEM
74
Alfred MOLELE MOSABU, « Proposition d’une démarche pour la conception d’un manuel des procédures »,
Mémoire présenté en vue de l’obtention de la qualification de Réviseur Comptable, Institut des Réviseurs
Comptable « IRC », Kinshasa, Juillet 2000, p 6.
75
OHADA, Acte Uniforme Révisé Relatif au Droit Comptable et à l’Information Financière et Système
Comptable OHADA », Lomé 2017, Article 14, p 18.
76
OHADA, Acte Uniforme Révisé Relatif au Droit Comptable et à l’Information Financière et Système
Comptable OHADA », Op.cit., Article 15, p 18.
77
Voir l’Article 16 de « l’Acte Uniforme Révisé Relatif au Droit Comptable et à l’Information Financière et
Système Comptable OHADA », Op.cit., p 19.
78
Voir l’Article 17 de « l’Acte Uniforme Révisé Relatif au Droit Comptable et à l’Information Financière et
Système Comptable OHADA », Op.cit., pp 19 – 20.
79
En Anglais « Procedures Manual », il est aussi appelé Manuel des Procédures Comptables ou Guide
de Comptabilité ou encore Manuel Comptable « Accounting Manual » lorsque celui – ci renferme une description
détaillée des méthodes et des pratiques comptables en vigueur dans une entité. NOTE : Le Guide Comptable
P a g e | 34
Les livres comptables et autres supports dont la tenue est obligatoire sont :84
comprend généralement une liste des procédures et des formulaires en usage ainsi qu'une description
des responsabilités attribuées à chaque membre du service de la comptabilité.
80
Louis MENARD, FCA et Collaborateur, Op.cit., p.
81
Le Plan Comptable particulier d’une entreprise est donc une liste méthodique des comptes qui se caractérise par
sa codification et par le classement des opérations dans les différents comptes qui le constituent.
82
Alfred MOLELE M., Op.cit., p 07.
83
Articles 14 à 24 de « l’Acte Uniforme Révisé Relatif au Droit Comptable et à l’Information Financière et
Système Comptable OHADA », Op.cit., pp 18 – 23.
84
Articles 19 de « l’Acte Uniforme Révisé Relatif au Droit Comptable et à l’Information Financière et Système
Comptable OHADA », Op.cit., p 21.
P a g e | 35
85
Les Comptes annuels ou Etats Financiers ou encore Etats de synthèse en Anglais Financial Statements visés
à l’Article 8 du Droit Comptable OHADA, définis selon l’Article 29 et expliqués selon les articles 30 à 33 sont :
Le Bilan : décrit séparément les éléments d'actif (l'actif immobilisé, l’actif circulant, la trésorerie-actif et l’écart
de conversion- actif) et les éléments de passif (les ressources stables, le passif circulant, la trésorerie-passif
et l’écart de conversion-passif) constituant le patrimoine de l’entité. Il fait apparaître de façon distincte les capitaux
propres. Article 30.
Le Compte de Résultat : récapitule en liste, les produits et les charges qui font apparaître par cascade les résultats
intermédiaires et, in fine, le bénéfice net ou la perte nette de l'exercice. Le Compte de résultat de l'exercice fait
apparaître les produits et les charges, distingués selon qu'ils concernent les opérations d'exploitation
et les opérations financières attachées aux activités ordinaires et les opérations hors activités ordinaires.
Le classement des produits et des charges en liste doit permettre d'établir des soldes intermédiaires de gestion
en cascade dans les conditions définies par le Système Comptable OHADA. Article 31.
Le Tableau des Flux de Trésorerie retrace les mouvements « entrée » ou « sortie » de liquidités de l'exercice.
Le Tableau des flux de trésorerie de l'exercice fait apparaître la trésorerie nette en début d’exercice, les flux
de trésorerie provenant des activités opérationnelles, les flux de trésorerie provenant des opérations
d’investissement, les flux de trésorerie provenant des capitaux propres, les flux de trésorerie provenant
des capitaux étrangers et la trésorerie nette en fin d’exercice. Article 32.
Les Notes Annexes complètent et précisent, l'information donnée par les autres états financiers annuels. Les Notes
annexes contiennent des informations complémentaires à celles qui sont présentées dans le Bilan, le Compte
de résultat et le Tableau des flux de trésorerie. Les Notes annexes fournissent des descriptions narratives
ou des décompositions d’éléments présentées dans les autres états financiers, ainsi que des informations relatives
aux éléments qui ne répondent pas aux critères de comptabilisation dans les autres états financiers.
Les Notes annexes comportent tous les éléments de caractère significatif qui ne sont pas mis en évidence
dans les autres états financiers et sont susceptibles d'influencer le jugement (en vertu du principe d’importance
relative) que les utilisateurs des documents peuvent porter sur le patrimoine, la situation financière et le résultat
de l’entité. Il en est ainsi notamment pour le montant des engagements donnés et reçus dont le suivi doit être
assuré par l’entité dans le cadre de son organisation comptable. Toute modification dans la présentation des états
financiers annuels ou dans les méthodes d'évaluation doit être signalée dans les Notes annexes. Article 33.
P a g e | 36
Pièces
Justificatives
J. Achats ou J. J. Ventes ou J.
Journal Caisse Journal OD Journal Banque
Fournisseurs Clients
Grand-Livre Grand-Livre
Grand-Livre Central ou Grand-Livre Général
Auxiliaire Auxiliaire
Fournisseurs Clients
Opérations
d’Inventaires
Commentaires :
Les pièces justificatives émises et reçues par des services opérationnels tels que
services achat et approvisionnement, vente, personnel (Ressources Humaines), administratif,
trésorerie,… sont transmis au Service ou Département de Comptabilité (selon l’organisation
de chaque entreprise), documents qui doivent contenir toutes les mentions obligatoires avec
une valeur probante pouvant engendrer la saisie des écritures dans le logiciel de Comptabilité
utilisé. Ces documents (pièces justificatives) sont accompagnés avec leurs annexes et sont remis
à chaque comptable préposé afin de lui permettre d’enregistrer l’opération dans le journal
auxiliaire concerné. Exemple : une facture d’achat reçu du service achat, est transmise
au Comptable préposé aux achats pour l’enregistrer dans le journal auxiliaire achat.
Il en est de même pour tous les autres services afin de les saisir dans le journal
auxiliaire qui convient. C’est ce qui fait l’enregistrement au jour le jour dans l’entreprise.
L’enregistrement doit répondre au principe d’exhaustivité, de la partie double et de
l’engagement pour faire preuve de traçabilité.
Après une période bien déterminée, toutes les informations saisies dans les journaux
auxiliaires sont enregistrées ou reportées dans un journal unique dit « Journal centralisateur »
cette opération est qualifiée dans la « Centralisation des opérations Comptables ». Pour nous,
Livre – Journal est la mémoire comptable d’une entité qui reprend toutes les informations
chiffrées au strict respect des principes énoncés ci – haut et celui de normalisme monétaire.
Les informations qui figurent dans le livre – journal permettront de dresser le Grand –
Livre, qui lui aussi, peut être tiré en Grand – Livre auxiliaire selon la performance,
le paramétrage et la configuration du logiciel de comptabilité utilisé au sein de l’entreprise.
Ce document qui va reprendre les informations détaillées de chaque compte de l’ouverture
jusqu’à la période à laquelle ce dernier a été tirée. Certains logiciels permettent de tirer le grand
– livre d’un seul compte, ou une classe des comptes ou celui de la commande donnée au logiciel
par son utilisateur. Le Grand – Livre auxiliaire ou général, reprend distinctement le solde
d’ouverture (débiteur ou créditeur selon le cas), les mouvements détaillés depuis l’ouverture
ainsi que le solde débiteur ou créditeur de chaque compte.
NOTE : Les informations insérées dans les mouvements proviennent exclusivement du livre –
journal et les totaux doivent être égaux que ceux du livre – journal pour s’assurer de l’équilibre
et de la transcription correcte desdites informations. Celles qui figurent dans les colonnes
des soldes proviennent du grand – livre. Pour des raisons de vérifications, les professionnels
font un petit exercice en extra sur base d’un tableur, pour les comptes d’actif leurs soldes
débiteurs à l’ouverture sont additionnés aux cumuls des mouvements débits ensuite,
P a g e | 38
sont soustraits les cumuls des mouvements crédits pour donner les soldes de clôture débiteurs
ou nuls de la période. Solde qui doit correspondre avec celui du grand – livre. Et, pour
les comptes du passif, leurs soldes créditeurs sont additionnés aux cumuls des mouvements
crédits, ensuite sont soustraits les cumuls des mouvements débits pour obtenir les soldes
créditeurs ou nuls de clôture de la période. Au cas contraire, ils remontent la filière pour
détecter les erreurs ou omissions qui ont fait en sorte que les soldes soient différents.
Il en est de même pour les comptes de charges qui fonctionnement comme les comptes de l’actif
et sont traités de la même manière et de produits qui fonctionnement comme ceux du passif
et ont le même traitement. La différence est que les comptes de gestion (charges et produits)
ne doivent en aucun cas contenir des soldes d’ouverture par le fait qu’ils sont soldés dans
les paliers successifs du compte de résultat qui fera naitre un journal pour solde de tout compte
de charge et produit. Ainsi, ces comptes sont soldés et annulés dans le compte 13 pour former
le résultat de la période qui peut être bénéficiaire 131 ou déficitaire 139. Ceci est fait pour
éviter de transférer à l’exercice ultérieur les charges et les produits de l’exercice antérieurs
pour ne pas surévaluer les charges et sous-évaluer le résultat ou surévaluer les produits pour
surévaluer le résultat afin d’obtenir le résultat net de la période. Pour les charges
et les produits qui chevauchent les exercices, ils sont rattachés systématiquement à leurs
exercices comptables correspondants par des écritures de régularisation en vertu du principe
comptable de la césure dit Cut-off ou indépendance des exercices (appelé aussi séparation
des exercices comptables ou spécialisation des exercices comptables ou matching principle
en anglais). Ainsi, la partie non concernée se retrouvera dans le compte du bilan.
Un compte ne peut avoir qu’un solde débiteur et nul pour ceux de l’actif et des charges,
créditeur ou nul pour ceux du passif et des produits. Un compte ne peut jamais avoir deux
soldes (débiteurs et créditeurs) à la même période.
86
Les Banques, les Etablissements de Crédit, les Institutions des Microfinances et les Caisses d’Epargne
et de Crédit, utilisent le Guide Sectoriel des Etablissements de Crédit « GSEC » qui est proche des Normes
Internationales IAS/IFRS, les Compagnies d’Assurances utilisent le Plan Comptable CIMA « Conférence
Interafricaine des Marchés d’Assurances », les Organismes de Sécurité Sociales utilisent le Plan Comptable
CIPRES « Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale » et les entreprises soumises aux règles
de la Comptabilité publiques et les Administrations Pures utilisent le Règlement Général de la Comptabilité
Publique de 1953 qui jadis était en partie simple. A présent, après sa mise à jour, il est tenu en partie double.
Ces entités continueront à utiliser leurs guides sectoriels adaptés à leurs spécificités. Les Plans CIPRES et CIMA
sont des référentiels comptables sectoriels dans la région africaine au même titre que le Plan Comptable Général
OHADA « PCGO », nouvelle appellation après révision de l’Acte Uniforme.
P a g e | 39
la correcte restitution sur papier, ou sous une autre forme, des données -
d’une opération entrée dans le système de traitement comptable (origine,
contenu, imputation, etc.) ;
le caractère définitif de l’enregistrement comptable doit être garanti par
la validation de toute donnée entrée et par l’interdiction de toute suppression
ou modification de l’enregistrement ;
la mise en œuvre des clôtures informatiques périodiques pour assurer
la chronologie des opérations ;
l’enregistrement des opérations ayant une date comptable dont la période est
clôturée se fait le premier jour de la période non encore clôturée ;
les données enregistrées doivent être durables et bien conservées selon
la réglementation en vigueur (transcription indéfectible) ;
la disponibilité pour un contrôle éventuel de la documentation relative
aux analyses, à la programmation et aux procédures des traitements ;
la numérotation et la dotation des états périodiques fournis par le système
de traitement informatique ;
la justification de toute donnée entrée dans le système de traitement
(même si l’origine est un autre système) par une pièce justificative probante.
2. Vérification de comptabilité
Avec la Révision du Droit Comptable OHADA, les Associations Sans But Lucratif « ASBL » ne sont plus habilités
à tenir leurs comptabilités selon le Référentiel Comptable OHADA.
87
Marcel DOBILL, Comptabilité OHADA, Tome 1, Comptabilité Générale, AECC – KARTHALA, France, 2008, p 31.
Voir aussi Article 22 de « l’Acte Uniforme Révisé Relatif au Droit Comptable et à l’Information Financière et
Système Comptable OHADA », Op.cit., pp 22 – 23.
88
Alfred MOLELE M., Op.cit., p 07.
P a g e | 40
d’impôt sur les sociétés (impôt sur les bénéfices et profits), de taxes sur le chiffre le chiffre
d’affaires ou de droits d’enregistrement.89
L’examen de la Comptabilité d’une entreprise peut être assorti d’un examen
de la situation fiscale personnelle de l’exploitant individuel ou des principaux dirigeants afin
de confronter les résultats déclarés ou la valeur des résultats reconstitués avec le montant
apparent des ressources que laissent supposer le train de vie et les autres dépenses
ou acquisitions des intéressés.90
Les audits touchent aujourd'hui l'ensemble des secteurs de l'entreprise dont le plus
ancien et le plus courant est l'Audit Comptable et Financier. Le domaine Fiscal est l'un
de ces secteurs qui constitue une notion étendue devant être appréhendé et contrôlé
pour une meilleure efficacité de l'entreprise.
Ainsi, l'Audit Fiscal paraît comme étant la formule qui répond au mieux aux
préoccupations de l'entreprise et ce pour diverses raisons :
Elle est générale lorsqu’elle consiste en examen, par le même agent des impôts,
de tous les impôts dus par l’entreprise et établis selon un système déclaratif (impôts directs,
taxes sur la valeur ajoutée, droits d’enregistrement)91. Une vérification générale peut être92 :
89
Les Guides de Gestion RF, « L’entreprise contrôlée Fiscal, URSSAF, inspection du travail », 1ère Edition,
Groupe Revue Fiduciaire, Paris, 2007, p 187.
90
IDEM
91
IDEM ; Voir aussi l’Article 28 de la Loi N°004/2003 du 13 Mars 2003 portant réforme des procédures fiscales
tel que modifié et complété par l’Article 1er de l’Ordonnance-Loi N°13/005 du 23 Février 2013 modifiant et
complétant certaines dispositions de la Loi N°004/2003 du 13 Mars 2003.
92
Les Guides de Gestion RF, Op.cit., pp 187 – 188 ; Voir aussi l’Article 28 de la Loi N°004/2003 du 13 Mars
2003 portant réforme des procédures fiscales tel que modifié et complété par l’Article 1er de la Loi N°13/005
du 23 Février 2013 modifiant et complétant certaines dispositions de la Loi N°004/2003 du 13 Mars 2003.
P a g e | 41
NOTE : Les innovations majeures et significatives en matière Fiscale ont été constatées dans
l’Ordonnance – Loi N° 13/005 du 23 Février 2013 modifiant et complétant certaines
dispositions de la Loi N° 004/2003 du 13 Mars 2003 portant réforme des procédures fiscales.
Le cadre des contrôles fiscaux est fixé par la Loi N° 004/2003 du 13 Mars 2003 telle
que modifiée et complétée à ce jour. Cette Loi ainsi que celles qui la modifient et la complètent
ont pour objet de permettre au vérificateur de s’assurer de la bonne tenue de l’outil informatique
et que les contribuables n’utilisent pas ce dernier et le caractère immatériel des données stockées
pour altérer, modifier, voire reconstituer leur Comptabilité ou encore pour contourner des règles
fiscales (fraude fiscale et évasion fiscale).
93
Les Guides de Gestion RF, Op.cit., p 188.
94
Les Guides de Gestion RF, Op.cit., p 225.
95
IDEM
P a g e | 42
Ils font aussi peser sur le contribuable la responsabilité de ses choix d’organisation,
en indiquant que l’entreprise vérifiée ne peut pas s’opposer au vérificateur le fait qu’elle a
acquis un progiciel96 et ne dispose que d’un manuel d’utilisateur pour s’exonérer de produire la
documentation relative aux analyses, à la programmation et à l’exécution des traitements. Il lui
appartient de faire en sorte que son fournisseur produise cette documentation, et de prendre
pour cela les dispositions contractuelles nécessaires.97
NOTE : Les obligations concernent tous les contribuables astreints à tenir et à présenter
des documents comptables, dès lors que leur Comptabilité est tenue, en tout ou partie, au moyen
de systèmes informatisés, et également lorsque ces systèmes participent directement ou
indirectement à la justification d’une écriture comptable. Le respect de ces principes est
la condition nécessaire du caractère régulier, sincère et probant des Comptabilités
informatisées. Sont donc visés tous les contribuables qui exercent une activité industrielle
et commerciale, agricole ou non commerciale, quels que soient la nature de l’activité
ou le régime d’imposition, à l’exception des contribuables relevant du régime forfaitaire.
La Comptabilité n’est pas la seule concernée. Sont aussi soumis au contrôle :99
Dans le cas où les informations, les données et les traitements sont saisis, élaborés
ou conservés par un tiers, l’entreprise vérifiée est tenue de les mettre ou de les faire mettre
à disposition des agents de l’administration fiscale afin qu’ils puissent exercer le contrôle.
96
Progiciel : ensemble complet et documenté de programmes conçu pour être fourni à plusieurs utilisateurs,
en vue d’une même application ou d’une même fonction. Package en Anglais.
97
Les Guides de Gestion RF, Op.cit., p 225.
98
Article 34 de la Loi N° 004/2003 du 13 Mars 2003 portant réforme des procédures fiscales telle que modifiée
et complétée à ce jour.
99
Les Guides de Gestion RF, Op.cit., p 228.
P a g e | 43
Les contribuables doivent s’assurer que pourront être accessibles et consultables sur
territoire national, en cas de contrôle, les documents, données et traitements soumis au droit de
contrôle de l’administration et détenus par des tiers, quel que soit le lieu habituel de détention.100
NOTE : Peu importe que les entreprises emploient des systèmes informatisés développés en
interne ou par des prestataires extérieurs, de grande consommation ou produits à l’unité,
installée de façon isolée ou en réseau sur plusieurs postes, loués ou acquis. Le défaut
de présentation des informations, données, traitements ou documentation peut constituer une
opposition à contrôle si l’attitude du contribuable s’analyse comme « un refus du contrôle ».101
Sont exclues du périmètre de contrôle, les données relatives au fonctionnement de l’entreprise,
sans lien direct ou indirect avec la Comptabilité ou les déclarations obligatoires. Il en est ainsi,
des informations relatives à la conception artistique de produits ou de services, également
d’études commerciales, sous réserve que leur examen ne s’avère pas nécessaire pour
l’appréciation du montant d’une charge ou d’un crédit d’impôt.102
Lorsque le bon fonctionnement du contrôle informatisé est rendu impossible par des
circonstances d’origine technique ou par l’attitude du contribuable (indisponibilité des données,
refus d’opter pour l’une des trois modalités décrites par la Loi N°004/2003 du 13 Mars 2003
portant réforme des procédures fiscales telle que modifiée et complétée à ce jour dans un délai
raisonnable, non-réalisation des traitements demandés, réalisation des traitements dans
un délai non raisonnable), le vérificateur doit porter à la connaissance de l’entreprise les risques
encourus, par l’envoi d’une lettre rappelant les possibilités de mise en œuvre de la procédure
d’évaluation d’office ou par rédaction d’un procès-verbal relatant les insuffisances constatées.
Dans l’environnement actuel où nous vivons, la tendance se dirige de plus en plus vers
une utilisation efficace des moyens que nous offre la technologie. Les missions d’Audit
Financier assurées par les Réviseurs Comptables107 et Commissaires aux Comptes108
connaissent à ce niveau une véritable évolution, avec l’arrivée des différents outils
informatiques et surtout des logiciels de vérification. L’Auditeur, que ce soit légal ou
contractuel, bénéficie alors de plusieurs moyens pour automatiser la totalité ou une partie
des tâches effectuées au cours d’une mission d’audit financier. L’utilisation massive de l’outil
informatique dans les systèmes d’information des entreprises clientes de l’auditeur,
la généralisation du recours aux différents logiciels de comptabilité et la diversité des moyens
de transmission de données facilitent la tâche aux professionnels qui désirent utiliser
ces logiciels de vérification.109
105
Sanctions qui répriment le non-respect des formalités comptables et fiscales ainsi que le mauvais comportement
du contribuable, du redevable ou de toute autre personne, tendant à faire perdre au Trésor public les droits dus,
soit par le contribuable ou le redevable légal, soit par les tiers;
106
Voir IFAC, « ISA 401 Environnement informatique », New York, 2009.
107
Audit Contractuel.
108
Audit Légal.
109
Makram YAICH, Op.cit., p 19.
110
Makram YAICH, Op.cit, p 20.
P a g e | 45
111
Michèle CARTIER LE GUERINEL et Emmanuel LAYOT, « Audit réalisé dans un milieu informatique »,
Compagnie Régionale des Commissaires aux Comptes de Paris, Paris, 2003, p 06. Voir aussi Stéphane LIPSKI,
AFAI et Collaborateurs, « Prise en compte de l’environnement informatique et incidence sur la démarche
de l’Audit », Edition CNCC, Paris, Avril 2003, p 06.
112
Michèle CARTIER LE GUERINEL, « Guide pratique d’Audit : Aide à la mise en œuvre du référentiel de
normes », Ordre National des Experts – Comptables du Maroc, Maroc, p 45.
113
Stéphane LIPSKI, AFAI et Collaborateurs, Op.cit., p 131.
P a g e | 46
elles sont utilisées pour quantifier un risque ayant fait l’objet d’une évaluation
de niveau modéré ou élevé, sachant qu’il est fortement déconseillé
d’entreprendre une analyse de données sans étude du contrôle interne
préalable ;
elles permettent de vérifier les calculs effectués par les systèmes de
l’entreprise, mais également d’effectuer d’autres opérations de gestion sur
les données telles que : le rapprochement ligne par ligne entre différents
fichiers, la recherche de doublons, l’extraction d’anomalies d’un fichier, etc.
Ces techniques s’appuient sur des fichiers contenant les données extraites du système
d’information de l’entreprise et se différencient des notions :114
Le contrôle interne est constitué par l’ensemble des mesure de contrôle, comptable
et autre, que la direction définit, applique et surveille, sous sa responsabilité, afin d’assurer
la protection du patrimoine de l’entreprise et la fiabilité des enregistrements comptables
et des comptes annuels qui en découlent.118 La fiabilité du système d’information informatique
passe notamment par une politique informatique claire et coordonnée, une séparation
des fonctions, des procédures strictes de développement des systèmes, la protection des accès
logiques, le respect des procédures de protection physique, de protection d’exploitation.
114
IDEM
115
Francis, Smieliauskas et Smith cités par Thierry BERGES, « Les Nouvelles Technologies de l’Information et
de la Communication : Un nouveau paradigme technologique pour les Auditeurs Financiers ? Technologie et
management de l’information : enjeux et impacts dans la comptabilité, le contrôle et l’audit », France, Mai
2002, pp. CD-ROM, 2002. <Halshs- 00584435>.
116
Dirsmith et Haskins cités par Thierry BERGES, Op.cit., p 5.
117
McNair cité par Thierry BERGES, Op.cit., p 5.
118
Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes citée par Alfred MOLELE M., Op.cit., p 18.
P a g e | 47
NOTE : Le manuel ne doit en aucun cas contenir des informations de nature à mettre en péril
la sécurité du système telle que, par exemple, le lieu de classement des sauvegardes,
le processus d’accès aux programmes (mot de passe), etc.
119
Alfred MOLELE M., Op.cit., pp 18 – 19.
P a g e | 48
Les NTIC ont un impact louable sur le mode d’exercice professionnel et sur les métiers
de Réviseur Comptable, Commissaire aux Comptes, d’Expert – Comptable, Comptable,
Contrôleur de Gestion, Fiscaliste et autres professionnels de la Comptabilité. Elles sont
une source de gain de productivité et d’amélioration de la fiabilité et de la qualité du travail
aussi bien sur le plan de la présentation que de la substance.
Les NTIC procurent une grande souplesse et une grande flexibilité dans l’organisation
du travail, elles libèrent notamment de la contrainte d’un lieu fixe et d’un horaire fixe
de travail.120 Les NTIC marquent aussi le mode d’exercice par le rétablissement de l’écrit dans
les rapports avec les clients et entre les membres du cabinet à travers la communication
par e-mail, la messagerie électronique et la généralisation du reporting en même temps que
la réduction du support papier, le partage des données, la banalisation de l’information devenue
accessible à tous et à faible valeur ajoutée intrinsèque. Elles facilitent aussi de nouvelles formes
d’organisation avec moins d’hiérarchie, moins de bureaux et moins de déplacements
(télétravail) ce qui engendre de nouvelles règles régissant les relations de travail et modifiant
les relations à l’espace (travailler sans présence physique dans les bureaux) et au temps.
Dans ce contexte, les NTIC exigent du personnel des cabinets d’expertise comptable,
des entreprises publiques que privées et autres organismes une grande maturité,
de l’autodiscipline, un fort sens de l’éthique et des responsabilités et créent un biais
technologique favorable aux personnes les plus qualifiées. Les NTIC favorisent aussi
le développement d’un nouveau mode d’exercice : les professionnels free-lance121.
NOTE : L’impact le plus marquant est l’acheminement évolutif mais à pas sûr vers la limitation
voire la fin des monopoles professionnels. D’ores et déjà, tout le monde peut offrir des services
120
Makram YAICH, Op.cit., p 12.
121
Ceux qui se mettent à la disposition des autres professionnels pour des missions temporaires.
P a g e | 49
comptables ou fiscaux via Internet sans être agréé par qui que ce soit. Il n’est même pas
possible d’envisager le moindre contrôle à l’entrée des offres de services à l’internet.
L’évolution s’effectue à un rythme fort et ce phénomène n’a aucune raison de s’arrêter.122
Elle l’est dans les missions traditionnelles (Expertise Comptable, Audit Financier,
Déclarations Fiscales et Sociales, etc…), dans les missions de consulting et de conseil (dont la
qualité est fortement marquée par l’utilisation d’outils d’analyse et d’aide à la prise de décision
et de bases de données), dans la recherche documentaire, dans la formation continue et dans
le mode d’organisation du travail et la communication à l’interne et avec l’extérieur. Quant
à l’international, les nouvelles TIC ont un impact très fort sur les activités internationales
en ce qu’elles permettent de donner une solution à la contradiction qui existait entre l’espace
géographique des marchés (qui s’élargit de plus en plus) et l’espace géographique des nations.
122
Abderraouf YAICH, « Technologies de l’information : Positionnement de la profession Comptable », Revue
Comptable et Financière N°60, Deuxième trimestre, Tunisie, 2003, p 14.
123
IDEM
124
Marcel DOBILL, Op.cit, p 40.
125
IDEM
P a g e | 50
126
Jamais un moyen de communication n’a pu s’imposer aussi rapidement que le courrier électronique.
En quelques années, l’e-mail est devenu le moyen de communication le plus répandu. Aujourd’hui, avoir une
adresse électronique est aussi indispensable que le numéro de téléphone ou la boite aux lettres.
127
Abderraouf YAICH, Op.cit., p 14.
P a g e | 51
NOTE 1 : Les NTIC offrent l’avantage d’élever la qualité tout en réduisant les coûts.
L’Expert – Comptable offre l’avantage d’une bonne connaissance de l’entreprise et de
son environnement et de bénéficier du recul nécessaire pour être à même d’exercer
des jugements professionnels objectifs. C’est ce qui fait qu’il est généralement perçu par
le Chef d’entreprise comme une valeur intellectuelle sûre lui permettant d’exercer une certaine
influence soit pour encourager le Chef d’entreprise à adopter les NTIC soit pour attirer
son attention sur la prudence et les précautions nécessaires.
NOTE 2 : Les bases de données présentent l’avantage d’être accessibles à n’importe quel
moment. Une base de données peut être également consultée par un grand nombre
d’utilisateurs en même temps. Il suffit pour cela d’avoir un réseau interne relié à l’ordinateur
central où elle se trouve. Elles permettent aux professionnels comptables qui exercent en libéral
ou en tant qu’employés dans une entreprise ou un cabinet, de se doter d’un outil d’aide pour
bien mener leurs missions. Ces professionnels peuvent rechercher, en beaucoup moins de temps
toutes informations d’ordre comptable, fiscal ou juridique qui leur sont utiles.
Avec les NTIC, la taille des Cabinets et des Services Comptabilité dans les entreprises
n’est plus aussi déterminante. Un petit cabinet avec un nombre réduit de personnel compétent
peut facilement par le biais de l’Internet tenir la compétition à des cabinets plus grands.
Les NTIC sont aussi à l’origine de nouvelles offres et de nouvelles missions pourvu
que les professionnels acquièrent les compétences nécessaires pour les mener à bien surtout
qu’il ne bénéficiera d’aucun monopole pour ce type de missions. Au nombre des nouvelles
missions, on peut énumérer :
128
L’e-travail est un mode nouveau de travail qui résulte des NTIC, et en particulier d’Internet qui consiste
à effectuer toutes les tâches de travail ou seulement une partie, sans être obligé de se déplacer au Cabinet
ou à l’entreprise, et en particulier à domicile. Les professionnels de la Comptabilité et leurs collaborateurs peuvent
par la suite échanger leur travail et les fichiers de données en utilisant les moyens de communication et Internet.
P a g e | 52
Le e-travail présente un intérêt pour tous les professionnels, que ce soit employeur ou
employé, du fait qu’il leur permet de travailler à distance dans des meilleures conditions
et d’avoir plus d’autonomie et de souplesse. Il permet également de minimiser les déplacements
et d’avoir une meilleure maîtrise du temps. Le fait de pouvoir exercer son activité à domicile
ou de n’importe quel lieu permet de mieux gérer son temps, et d’être beaucoup plus efficace.
Prenons par exemple la période de préparation des bilans, les collaborateurs ainsi que le chef
du cabinet sont obligés parfois de rester jusqu’à une heure tardive dans le cabinet, alors
qu’ils peuvent travailler sur les mêmes dossiers à leur domicile tout en restant en contact
et il suffit pour cela de pouvoir se connecter. Ceci va permettre sûrement d’être plus rapide,
plus efficace et plus productif. Le chef du cabinet peut contrôler le travail de chaque
collaborateur en utilisant des logiciels d’accès à l’ordinateur de tout collaborateur, sans être
obligé de se déplacer au cabinet, il peut même le réviser pour une éventuelle correction et diriger
son cabinet de chez lui. C’est le même constat que dans les entreprises.
Les NTIC amplifient le biais technologique dans la profession Comptable qui induit
une réduction continue du travail non qualifié dans la profession. D’un autre côté, on constate
que les personnes les plus qualifiées sont toujours les premières équipées des dernières
générations des technologies informatiques. Avec les NTIC, plus que jamais, les ressources
humaines aussi bien en termes de compétence que de valeurs constituent la richesse
de la Profession Comptable.129 L’internet, une résultante des NTIC, est un facteur majeur
de progrès, car «la maîtrise du savoir augmente parallèlement à sa propagation».
Dans ce contexte, la profession Comptable se positionne par rapport aux NTIC en tant
qu’utilisateur, prescripteur et producteur. Pour se former une idée sur le sérieux avec lequel
la profession comptable envisage les enjeux liés aux nouvelles technologies.
NOTE : L’enjeu actuel de tous ceux qui tirent profit de l’informatique en tant qu’un outil d’aide
est de mieux conserver et échanger les informations utiles. La conservation se manifeste
à travers le rassemblement des informations généralement de même nature dans des fichiers
enregistrés sur n’importe quel support physique ou magnétique (disque, CD, etc.). Cette notion
de fichier qui est très connue et très utilisée est à l’origine de tout système de base de données.
Dans le cadre d’un système traditionnel, le fichier regroupe des caractères en éléments
de données puis en enregistrements. Il en est de même pour les systèmes de bases de données,
mais les fichiers sont regroupés ensemble, permettant de décrire les liens qui existent entre
les données. Une base de données peut donc être définie comme étant un ensemble organisé
d’informations liées entre elles, ensemble qui est enregistré dans un fichier sur le disque
(un seul fichier). Il existe plusieurs logiciels servant à créer des bases de données : Dbase130,
FoxPro, Microsoft Access, etc.131
129
Abderraouf YAICH, Op.cit., p 15.
130
Data-base.
131
www.ift.ulaval.ca/
P a g e | 53
Le Droit Comptable OHADA coulé dans l’Acte Uniforme relatif au Droit Comptable
OHADA et à l’information financière soutient que lorsque la comptabilité est informatisée,
l’organisation comptable dans sa mise en place doit respecter ce qui suit :
l’enregistrement doit être restitué sur papier ou sur une forme intelligible ;
l’indication de l’origine du contenu et de l’imputation des données
enregistrées est une obligation ;
garantir l’irréversibilité du traitement par la procédure de validation de tout
enregistrement ;
procéder à des clôtures informatiques périodiques et les états ainsi produits
doivent être numérotés puis datés pour assurer la chronologie des opérations ;
prévoir la possibilité d’enregistrer les opérations dont la valeur comptable
correspond à une période déjà clôturée, cela au premier jour de la période non
encore clôturée ;
toute correction d’erreur s’effectue exclusivement par inscription en négatif
des éléments erronés, l’enregistrement exact est ensuite opéré : ce fait ne
s’applique pas dans tous les logiciels de Comptabilité car certains
ne permettent pas ou n’admettent pas de passer une écriture par inscription en
négatif tel que le logiciel AMS-OHADA ; d’où, il faut faire l’extourne
de l’écriture erronée ce qui peut avoir une incidence sur le Tableau Financier
des Ressources et des Emplois « TAFIRE » par le fait que l’erreur persistera
dans la colonne des mouvements comme flux financier. Le logiciel SAGE
donne toutes les deux possibilités évoquées ci-haut pour corriger une erreur.
prévoir la disponibilité pour un contrôle éventuel de la documentation relative
aux analyses, à la programmation et aux procédures des traitements.
L’Acte Uniforme précise en son article 67 que les entités qui ont recours à la technique
de l'informatique pour la tenue de leur comptabilité, des documents électroniques écrits peuvent
tenir lieu de journal et de livre d'inventaire. Dans ce cas, ils doivent être identifiés, numérotés
et datés, dès leur établissement, par des moyens légaux offrant toute garantie de respect de la
chronologie des opérations, de l'irréversibilité et de l’intégrité des enregistrements comptables.
P a g e | 54
Les NTIC appliquées au traitement des données Comptables, exigent aux entreprises
une organisation capable d’assurer, vis-à-vis des tiers, la valeur probante de la Comptabilité
en respectant notamment la chronologie des opérations, l’irréversibilité et la durabilité
des enregistrements. Les entreprises qui produisent les états financiers à l’aide de l’outil
informatique doivent nécessairement :
Une évolution très positive est remarquée et est à signaler par le fait que les NTIC
viennent à point nommé car le traitement d’un volume de plus en plus croissant
des informations Comptables et Financières, leur compilation et leur échange entre les diverses
personnes et structures intéressées n’ont que les NTIC comme vecteur.
A cet effet, d’autres missions vont devoir être créées pour répondre aux besoins
que développent les nouvelles données de l’économie dont notamment la certification
des sites web et des systèmes d’information.
Le CPCC et les grands Cabinets encouragent fortement la bonne utilisation des NTIC
car non seulement ils proposent à leurs clients, en cas de mission de réorganisation comptable,
des PGI conçus parfois selon leur besoin mais procèdent aussi aux audits des logiciels utilisés
par ces derniers qui aboutissent dans de nombreux cas au ré-paramétrage de ces logiciels
en vue de garantir la régularité et la sécurité de l’information comptable et financière. De nos
jours les prestations à distance sont de plus en plus utilisées par les grands Cabinets d’Audit.
Après imputation sur un bordereau de saisie ou sur le document comptable de base lui-
même, les informations sont saisies au clavier dans un journal provisoire ou brouillard de saisie.
Chaque jour, les enregistrements sont saisis dans les différents journaux auxiliaires
avec une mise à jour des comptes individuels des clients et des fournisseurs. Après totalisation
des différents journaux auxiliaires, les totaux ainsi obtenus sont reportés ou transférés,
par centralisation, globalement dans un journal unique, en fin de mois : le Journal Général.
Cette balance servira de vérification après avoir effectué les inventaires physiques
(Opération consistant à contrôler par observation à une date précise, le plus souvent à la fin
d'un exercice, la situation détaillée, en quantités et en valeur, des articles stockés ou encore
P a g e | 56
des biens immobilisés)132 afin d’établir et de présenter les Comptes Annuels (Bilan, Compte de
Résultat, Tableau des flux de trésorerie133 et les Notes Annexes)134 à la clôture de l’exercice.
Ceci est la réalisation et l’application du schéma présenté à la Section 1 du Chapitre II.
Les NTIC par le biais des logiciels de Comptabilité jouent un rôle majeur dans la tenue
de la Comptabilité au sein des entreprises car elles offrent à celles-ci une certaine rapidité
et facilité de traitement, d’analyse et de transmission des données et leurs permettent d’agir
en temps réel afin de respecter les échéances fixées hormis ce qui a été dit au chapitre précédent.
Les logiciels bien qu’ils permettent aux utilisateurs de tenir la Comptabilité avec
une certaine fiabilité et servent à ces derniers de pouvoir consulter les informations Comptables
et Financières en temps réel et au moment voulu en allégeant certains travaux fastidieux, parfois
pénibles aux professionnels de la Comptabilité, il y a des difficultés que rencontrent les
utilisateurs qui peuvent être liées à l’usage, au besoin des utilisateurs en général, aux
propriétaires des entreprises en particulier ; et au paramétrage desdits logiciels.
Parmi les logiciels de Comptabilité les plus connus et les plus utilisés notamment :
Sage Comptabilité, Quick Books, Safe X3, SAP, Tompro, Navision, Cegid,… nous avons eu
à utiliser longuement le logiciel Sage 100 Comptabilité Pack + version 15.01 et le logiciel
AMS-OHADA (utilisé au sein du Groupe Congo Futur) qui nous ont servi de tremplin.
132
Louis MENARD, FCA et Collaborateur, Op.cit, p
133
Le Tableau des flux de trésorerie est un document qui fait apparaître la trésorerie nette en début d’exercice,
les flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles, les flux de trésorerie provenant des opérations
d’investissement, les flux de trésorerie provenant des capitaux propres, les flux de trésorerie provenant
des capitaux étrangers et la trésorerie nette en fin d’exercice. Cfr. article 32 de l’Acte Uniforme Révisé Relatif
au Droit Comptable et à l’Information Financière et Système Comptable OHADA », Op.cit, p 26.
134
Cfr. Article 8 de l’Acte Uniforme Révisé Relatif au Droit Comptable et à l’Information Financière et Système
Comptable OHADA », Op.cit, p 16.
135
Les Banques, les Etablissements des Crédits, les institutions de Microfinance et les Coopératives d’Epargne
et de Crédit (utilisent le Guide Sectoriel des Etablissements de Crédit « GSEC » qui est proche des Normes IFRS) ;
les Organismes de Sécurité Sociale (utilisent le Plan Comptable CIPRES « Conférence Interafricaine
de la Prévoyance Sociale ») ; les Compagnies d’Assurance (utilisent le Plan Comptable CIMA « Conférence
Interafricaine des Marchés d’Assurances ») et les Administrations pures ainsi que les entreprises soumises
à la Comptabilité Publique (utilisent le Règlement Général de la Comptabilité Publique).
P a g e | 57
et son paramétrage) et est moins satisfaisant pour nos besoins et recherches, nous avons eu
à nous baser significativement au logiciel Sage 100 Comptabilité car il est non seulement l’un
des logiciels de Comptabilité les plus rependus, mais aussi l’un des plus efficaces sans doute.
D’où, nous avons non seulement utilisé le logiciel Sage 100 Comptabilité, mais non
avons eu à le paramétrer selon le Référentiel Comptable OHADA afin de voir les vrais
problèmes qui se posent lors du paramétrage.
Certes, c’est un logiciel complexe dans sa conception, performant dans son utilisation,
satisfaisant par son rendement et sa capacité à donner les informations et efficace par sa manière
de présenter les Comptes Annuels, il n’est pas exempt de toute critique ou faiblesse liée
à la méthodologie à adopter pour son paramétrage ainsi qu’aux procédures à suivre.
Tout d’abord, il n’est pas facile d’importer un fichier dans le logiciel. Il faut d’abord
créer un fichier format paramétrable avant de pouvoir passer les commandes nécessaires pour
que le logiciel prenne les informations comme il se doit. L’un des formats le plus facile
à importer et le format xlsx (format des tableurs notamment Excel, iWork,…).
Ceci n’est pas vraiment le cas avec le logiciel Sage. Prenons le cas d’importation
d’une liste des comptes, il faut d’abord mettre « créer un fichier format xlsx » dans lequel
il faut placer une colonne reprenant le numéro de compte et une autre les intitulés des comptes
tout en précisant la longueur et la position. Si la longueur n’est pas respectée, le logiciel va mal
prendre les instructions communiquées et ne pourra peut-être les respecter.
Exemple : On précise que la longueur est de 5 pour les numéros de compte et 150 pour
les intitulés. Si nous mettons une longueur de quatre (4) au lieu de cinq (5), le logiciel va
automatiquement prendre le caractère qui suit le quatrième chiffre de la longueur des comptes
ce qui donnera une fausse information suite au non-respect des instructions données.
D’où, il doit être présenté dans le fichier xlsx conformément aux instructions données
avant de le convertir sous format txt qui est facilement importable dans le logiciel.
Ainsi fait, il faut la logique suivante jusqu’à importer la liste des comptes :
C’est de la même manière qu’il faut importer les codes journaux et les taux de taxes :
136
Dans le traitement d'opérations d'échange de données informatisé (EDI), processus consistant à sélectionner
les données appropriées dans les diverses bases de données internes et à les convertir, par exemple au moyen
d'un logiciel traducteur EDI, en un format standardisé compatible avec les normes adoptées en matière d'EDI.
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Le Bilan ne pose pas assez de difficultés dans son paramétrage mais le Compte
de Résultat et les SIG137posent un grand nombre de problème lors de leur paramétrage.
Le Compte de Résultat qui dans sa présentation présente une faiblesse par fait
qu’il ne permet pas d’avoir le Résultat Comptable avant impôt c’est pourquoi il faut quitter
ce dernier pour aller au Tableau de Passage du Résultat Comptable au Résultat Fiscal afin
de déterminer le Résultat Comptable avant impôt qui se calcule par compilation des Résultat
des Activités Ordinaires et Hors Activités Ordinaires, ensuite effectuer les réintégrations et
déductions, déduire les pertes antérieures non compensées qui ne peuvent pas dépasser 60%138
du bénéfice fiscal avant l’imputation desdites pertes et les amortissements réputés différés afin
de frapper le taux d’Impôt sur le Bénéfice et Profit qui est de 30% pour les entreprises minières,
35% pour les entreprises soumises au Droit Commun et 40% pour les entreprises pétrolières
et cela en concurrence de 1% du Chiffre d’affaire réalisé.
D’où, il faut faire cet exercice hors le logiciel SAGE afin de déterminer le Résultat
Fiscal et l’enregistrer dans le logiciel afin d’accuser un bon résultat net.
De ce fait, la tenue des livres est faite chronologiquement c’est-à-dire opération est
jour par jour avec une procédure de validation qui interdit toute modification ou suppression
de l’enregistrement. Les journaux comptables sont donc tenus par récupération des données
des livres comptables en association avec l’examen des pièces comptables justificatives.
Le positionnement des écritures sur les différentes fiches de comptes (Grand-Livre) est réalisé
à l’aide du logiciel « COMPTABILITE»139 dont les fonctions permettent l’enregistrement
simultané de l’opération au journal correspondant, sur le grand livre de compte
et aux différentes balances. Lorsque les opérations pour une date donnée ont été enregistrées,
le préposé vérifie le solde du compte et l’équilibre de la balance des comptes.
137
Soldes Intermédiaires de Gestion.
138
Cfr. Paragraphe 1er de l’article 42 de l’Ordonnance-Loi N° 69/009 du 10 Février 1969 relative aux impôts
cédulaires sur les revenus tel que modifié et complété à ce jour.
139
Logiciel acquis depuis 2009 dont la première saisie a été faite au mois de septembre de la même année. Logiciel
adapté et répondant aux spécificités de la gestion de l’INSS permettant la saisie de pièces comptables envoyées
et reçues ; et la récupération des données saisies par les différents services et/ou centres de gestions pour permettre
aux Comptables de vérifier les données récupérées, de tirer des journaux, et autres afin de déverser
les informations à la DG pour la centralisation. Ce dernier a été imposé par la Loi par le biais du Conseil Permanent
de la Comptabilité au Congo « CPCC », organe régulateur et normalisateur de la Comptabilité dans la République.
Et conçu par celui-ci en collaboration avec la maison CID-COMPUTER ; cfr. Gabriel MOLELE B., Op.cit., p 47.
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Une fois validée les écritures doivent devenir intangibles, afin de faire respecter
le principe d’inviolabilité des écritures. La rectification des erreurs matérielles est faite
sur base d’un ticket spécial dont l’identification ne peut poser de problème et cela lors
de la passation des écritures de régularisation ou de redressement en fin de période
ou à la clôture des comptes. Grâce à l’interface comptable, la récupération des déclarations
(débit en compte) de cotisations saisies au niveau de GES140 entraîne, au niveau de
la Comptabilité, la passation en bloc (d’une manière groupée) de l’écriture comptable relative
à toutes les déclarations reçues au courant de la journée. La saisie des déclarations, au niveau
de GES, se fera individuellement (déclaration par déclaration) alors qu’au niveau de
la Comptabilité l’écriture sera passée en bloc sur base de « l’état journalier de déclaration
des employeurs » dans la mesure où la GES jouera le rôle d’une comptabilité auxiliaire.
En définitif, le détail des comptes des employeurs sera géré par la GES.
Les encaissements des cotisations sont effectués en espèces dans les locaux du Centre
de Gestion ou par virements bancaires à travers les comptes cotisations. Ces encaissements sont
enregistrés au niveau des services financiers et saisis dans l’application Trésorerie
« TRESORERIE » au jour le jour. A la fin de la journée, les services de la GES récupèrent
ces encaissements au moyen de l’interface informatique liant l’application TRESO
à l’application GES. La récupération des données provenant de la trésorerie permet aux services
de la GES de mettre à jour les comptes courants des employeurs cotisants en affectant à chaque
encaissement (crédit) le code correspondant à chaque employeur cotisant.
140
Gestion des Employeurs et Salariés.
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la connaissance en temps réel de la situation de l’ensemble des comptes par simple consultation
avec possibilité d’édition. La conception des logiciels de Gestion et de Comptabilité s’inspire
des principes d’organisation logique afin d’alléger le travail et le rendre aisé et souple.
Les NTIC procurent une grande souplesse et une grande flexibilité dans l’organisation du
travail, elles libèrent notamment de la contrainte d’un lieu fixe et d’un horaire fixe de travail.141
L’informatique s’introduit dans tous les domaines de la vie des entreprises, aussi bien
dans les activités de fabrication (lesquelles, comme la conception et la fabrication assistées
par ordinateur, sont actuellement les vedettes de la croissance de l’informatique) que dans
les activités de gestion. Le développement du télétraitement, d’internet, de l’utilisation
des progiciels de gestion intégrés accélère l’évolution vers le « zéro papier ».142 Aujourd’hui,
la quasi-totalité des comptabilités, qu’elles soient tenues par l’entreprise ou par un prestataire
de services (Expert – Comptable) se fait avec l’aide d’un ordinateur.143 Si l’existence
des systèmes informatiques ne modifie pas le schéma général de la méthodologie d’Audit,
elle implique des risques et des techniques nouvelles de contrôle qui peuvent modifier
sensiblement le déroulement des missions. Il n’est donc plus possible aujourd’hui,
pour un Auditeur, d’en ignorer les incidences et de ne pas en exploiter les possibilités.
Actuellement, beaucoup d’entreprises utilisent déjà les NTIC ou pensent à les utiliser.
De plus en plus des entreprises optent pour des portails de commerce électronique afin
de réduire leurs coût et de toucher une clientèle nouvelle. Systématiquement, elles imposent
leurs règles de jeu aux petites entreprises qui traitent avec elle, et celle qui n’y répond pas est
exclue. Ces règles couvrent de nouveaux modes d’organisation, de commerce, de travail etc…
En Audit Financier, la tendance se dirige vers une utilisation efficace de ces nouveaux
moyens technologiques. Avec l’arrivée des logiciels de vérification, les missions d’Audit
Financier assurées par les Experts – Comptables et Commissaires aux Comptes connaissent
à ce niveau une véritable évolution. Ils peuvent automatiser la totalité ou une partie des tâches
effectuées au cours d’une mission d’Audit. Les clients utilisent de plus en plus des Systèmes
d’Information avec un recours aux différents logiciels de Comptabilité et d’Audit.
141
« L’informatique Moyen de travail Privilégié de l’Expert – Comptable : L’usage des Outils », Ordre National
des Experts Comptables Algériens, SL, p 10.
142
Robert OBERT et Marie-Pierre MAIRESSE, « Comptabilité et Audit : Manuel et Application », DSCG 4,
2ème Edition, Dunod, Paris, 2009, p 528.
143
Robert OBERT et Marie-Pierre MAIRESSE, Op.cit, p 528 – 529.
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Le client ayant un SI impose ses règles, il exige des résultats plus exacts, plus généraux
et plus rapides, il acceptera de moins en moins un travail sur un échantillon réduit.
La vérification doit toucher l’ensemble des données, et ceci en beaucoup moins de temps.
L’assurance d’Audit est définie par rapport au niveau de risque résiduel, elle est
obtenue par l’Auditeur sur la base des éléments probants ou preuves d’Audit collectées.
L’assurance raisonnable est atteinte au point où on estime que les preuves d’audit collectées
équilibrent les risques et le seuil de matérialité147. Il est impossible de vérifier toutes
les transactions intervenues dans l’année chez un client. C’est la raison pour laquelle
les vérifications portent sur un échantillon de contrôle ou de transactions. D’où la nécessité
de déterminer un seuil de matérialité ou seuil de signification.148
144
William MBUYAMBA K., « Audit des Comptes Annuels OHADA », Institut des Réviseurs Comptables,
Kinshasa, 2015, p 04.
145
William MBUYAMBA K., Op.cit, p 06.
146
IFAC, « ISA 315 Révisée : Compréhension de l’entité et de son environnement aux fins de l’identification et
de l’évaluation des risques d’anomalies significatives », New York, Mars 2012, pp 5 – 10. Voir aussi la Norme
« ISA 450 : Evaluation des anomalies détectées au cours de l’Audit », New York, 2009, pp 6 – 7.
147
Le seuil de matérialité ou de signification est le montant à partir duquel une anomalie peut affecter la régularité,
la sincérité et l’image fidèle des comptes. Ce terme ne couvre que l’aspect chiffré des informations ou données. v
148
William MBUYAMBA K., Op.cit, p 38.
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Source : PricewaterhouseCoopers
Ceci paraît très facile par les explications mais très complexe dans son application
surtout lorsque les techniques d’Audit ne sont pas assistées par l’ordinateur. Présentement,
à l’aide des logiciels d’Audit et autres logiciels d’application notamment les tableurs, ce travail
devient un peu comme un jeu d’enfant qui s’applique en un seul clic.
A l’aide d’un logiciel d’Audit, la matérialité est fixé dans le logiciel et ce dernier
effectue automatiquement le calcul et la prise en compte des informations nécessaires qui feront
objet de contrôle par le fait qu’on ne peut pas tout contrôler avec comme contrainte le temps
et l’importance relative des informations comptables et financières.
Les Auditeurs qui ne disposent pas d’un logiciel d’Audit utilisent le tableur. Le plus
connu et le plus utilisé dans notre pays est le tableur « Excel » afin de donner des instructions
à celui-ci (placer des formules nécessaires) pour rendre souple et aisé l’exécution du travail.
149
IFAC, « ISA 530 : Sondages en Audit », ISBN : 978-1-60815-016-8, New York, 2009, p 07.
150
IFAC, « ISA 450 : Evaluation des anomalies détectées au cours de l’Audit », ISBN : 978-1-934779-010-6,
New York, 2009, pp 11 – 12.
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Exemple : Un client peut transmettre à son Expert – Comptable par voie électronique
(mail) une balance de vérification sous format xlsx (tableur Excel) pour l’exécution du travail.
Après l’avoir reçu à l’issue de toutes les démarches d’Audit, l’Associé ou le Manager selon le
cas fixe la matérialité applicable. Ainsi fait, il peut insérer un Tableau Croisé Dynamique (TCD)
à partir de cette balance pour rendre confortable sa lecture et mieux fixer sa matérialité en posant
une mise en forme conditionnelle pour mettre en exergue les informations à considérer.
CONCLUSION
Outre les innovations dont elles sont porteuses, elles constituent et sont un facteur
d’évolution et d’optimisation de la Profession Comptable ainsi que des intervenants
tout en les accompagnant avec une série de transformation et de réorganisation du travail grâce
l’internet, aux logiciels ou progiciels, aux bases des données et autres éléments afin
de communiquer facilement et rapidement à distance à travers un réseau informatique.
L’introduction et l’intégration des NTIC dans les Comptabilités des entreprises ouvrent
le champ de compétitivité entre elles et permettent l’échange des données en temps réel.
Les NTIC gagnent plus de terrain au sein de notre pays, ceci est même démontré
par le fait que le législateur congolais a permis que la déclaration se fasse par voie
électronique151 (e-déclaration ou Télédéclaration) et a récemment adopté l’usage
des dispositifs électroniques fiscaux152 connectés au système informatique de l’Administration
des Impôts pour la collecte et la gestion des données de la Taxe sur la Valeur Ajoutée
sur les opérations réalisées, de délivrer une facture produite automatiquement par l’appareil
électronique fiscal lors de chaque transaction et de veiller à la transmission électronique,
151
Cfr. Article 1er de l’Ordonnance-Loi N° 13/005 du 23 Février 2013 modifiant et complétant les dispositions
de l’Article 3 de la Loi N° 004/2003 du 13 Mars 2003 portant réformes des procédures fiscales.
152
Appareils électroniques dont les spécifications techniques sont définies par l’Administration des Impôts
et qui sont fabriqués pour être utilisés par les personnes physiques ou morales assujetties à la Taxe sur la Valeur
Ajoutée dans leurs transactions.
P a g e | 66
à la fin de la journée, de toutes les transactions réalisées vers ledit système informatique
pour toute transaction effectuée par les assujettis de la Taxe sur la Valeur Ajoutée153.
D’orès et déjà, bien vrai que les NTIC connaissent un développement accéléré dans
les entreprises et influent la Profession Comptable et les acteurs notamment
les Réviseurs Comptables et Commissaires aux Comptes, les Experts – Comptables,
les Contrôleurs de Gestion, les Fiscalistes, les Comptables et autres utilisateurs
de la Comptabilité, elles présentent toutefois des limites, des inconvénients, des imperfections
et des anomalies. D’où, elles peuvent présenter quelques limites liées à leur fonctionnement
ce qui pourrait engendrer un dysfonctionnement à cause de la malveillance et l'inflexibilité
de l'évolution technologique, d’une obsolescence et d’une vétusté des matériels utilisés, d’un
cout d’investissement élevé en vue d’acquérir les matériels performants de qualité, d’une perte
des données ou d’un incendie en cas de mauvaise conservation et organisation informatique.
Pire encore, en cas de mauvais usage, elles peuvent servir aux personnes malveillantes
de maquiller les comptes, de fausser le résultat afin de tromper le Fisc, d’utiliser des logiciels
propres à leur besoin et utilité sans tenir compte de celui des autres utilisateurs et de pirater
les informations. Pour les Professionnels qui ne les maîtrisent pas, elles créent une fracture
numérique car à l’heure actuelle avoir des connaissances professionnelles ne suffisent pas
il faut aussi être apte à utiliser et à s’adapter aux exigences des NTIC.
Il est pertinent de retenir que les NTIC restent et demeurent un facteur indéniable
à la fois rentable et fiable pour les Professionnels et au sein des entreprises. Elles sont
une véritable source de croissance pour notre pays et une formidable opportunité. Ainsi, tous
les acteurs du tissu économique doivent participer au développement de ces technologies, l'Etat,
les entreprises, les organismes professionnels, les professionnels, etc. Le système éducatif doit
être en mesure de relever les défis qu'imposent les nouvelles technologies, il doit prévoir
un minimum d'heures de formation consacrées aux NTIC pour les différentes spécialités
et surtout celles qui touchent de près à ces technologies comme les études comptables.
153
Cfr. Articles 35 et 36 de la Loi des Finances N°17/005 du 27 Juin 2017 pour l’exercice 2017 complétant et
modifiant certaines dispositions de l’Ordonnance-Loi N° 10/001 du 20 Aout 2010 portant institution de la TVA.
P a g e | 67
P a g e | 68
Sur ce véritable papyrus Comptable de 4500 ans étaient inscrites les denrées et
fournitures à livrer : pain, bière, dates, pièces de tissus, autant que les jours où ces livraisons
devraient être effectuées.
Ce papyrus a été mis au jour dans un port Antique de la Mer Rouge au Sud – Est
du Caire d’où partaient les navires qui approvisionnaient des sites de l’Ancien Empire. Trois
cent (300) fragments, dont un rouleau de quatre-vingt (80) centimètres de long avaient été jetés
négligemment derrière de grosses herses de calcaires, identiques à celles utilisées dans
les pyramides avant d’être retrouvés par les archéologues dans les galeries portuaires destinées
à abriter des embarcations. Il s’agissait pour l’essentiel de « Papyrus Comptables » datés
de l’Ancien Empire (2181 avant Jésus – Christ), de la cinquième dynastie (24980 – 2345 avant
Jésus – Christ) et de la fin de la quatrième dynastie précise par Pierre TALLET. Des registres
où tout était consigné de façon tatillonne comme l’exigeait l’Administration de l’époque.
P a g e | 69
BIBLIOGRAPHIE
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16. MBUYAMBA William K., Audit des Comptes OHADA, Institut des Réviseurs
Comptables, Kinshasa, 2015.
17. MOLELE Alfred M., Proposition d’une démarche pour la conception d’un manuel
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30. ZEBO Yvon M., Manuel de séminaire sur le Droit Comptable OHADA, Institut
des Réviseurs Comptables, Kinshasa, 2013.
3. Actes Réglementaires
a. Ordonnance N° 75-024 du 03 Février 1975 portant création et fonctionnement
du Conseil Permanent de la Comptabilité au Zaïre « CPCZ » (actuellement
Conseil Permanent de la Comptabilité au Congo, CPCC).
IV. Normes Comptables Internationales
1. IFAC, « ISA 530 : Sondages en Audit », ISBN : 978-1-60815-016-8, New York, 2009.
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5. IFAC, « ISA 401 : Environnement informatique », New York, 2009.
6. IFAC, « ISA 450 : Evaluation des anomalies détectées au cours de l’Audit »,
ISBN : 978-1-934779-010-6, New York, 2009.
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d’examen d’états financiers, ainsi que d’autres missions d’assurance et de services
connexes », ISBN : 978-1-934779-97-2, New York, 2009.
P a g e | 75
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30. www.procomptable.com/
31. www.uni-obunda.hu/
IN MEMORIAM ......................................................................................................................... I
EPIGRAPHE ............................................................................................................................. II
DEDICACES ........................................................................................................................... III
REMERCIEMENTS ................................................................................................................ IV
LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS ............................................................................ V
LISTE DES ANNEXES ............................................................................................................ V
INTRODUCTION .................................................................................................................... 1
1. ETAT DE LA QUESTION .......................................................................................... 1
2. PROBLEMATIQUE .................................................................................................... 2
3. INTERET DU SUJET .................................................................................................. 3
4. HYPOTHESE .............................................................................................................. 3
5. METHODOLOGIE ...................................................................................................... 4
6. DELIMITATION ......................................................................................................... 4
7. PLAN DU TRAVAIL .................................................................................................. 4
CHAPITRE I : NOUVELLES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION
ET DE LA COMMUNICATION ................................ 5
SECTION 1 : L’INFORMATIQUE ................................................................................................. 5
1. Présentation .................................................................................................................. 5
2. Historique et évolution ................................................................................................. 5
3. Réseaux informatiques ............................................................................................... 10
3.1. L’Internet .............................................................................................................. 10
3.2. L’Intranet .............................................................................................................. 14
SECTION 2 : LES NOUVELLES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION
............................................................................................................................................... 15
1. Aperçu historique ....................................................................................................... 15
2. Concept ...................................................................................................................... 16
2.1. Définition ............................................................................................................. 16
2.2. Evolution de la terminologie ................................................................................ 17
2.3. TIC ou NTIC ........................................................................................................ 18
2.4. Appellations connexes.......................................................................................... 18
3. Enjeux des NTIC et importance économique ............................................................ 19
4. Convergence des NTIC et brouillage des frontières .................................................. 19
5. Techniques de l’information et de la communication ................................................ 21
6. Services de l'information et de la communication ..................................................... 21
7. Application ................................................................................................................. 21
8. Avantages et limites de l’investissement dans les NTIC ........................................... 22
8.1. Avantages ............................................................................................................. 22
8.2. Limites .................................................................................................................. 23
9. Facteurs favorisant le développement des NTIC ....................................................... 24
9.1. Facteurs économiques .......................................................................................... 24
P a g e | 77