Variables Complexes
Variables Complexes
1
respectivement
des
complexes
et
des
réels.
On
appelle
souvent
x
la
partie
réelle,
x = Re(z)
alors
que
y
est
la
partie
imaginaire
de
z,
y = Im(z) .
On
définit
l’addition
entre
deux
nombres
complexes
comme
donnant
un
nombre
complexe
où
la
partie
réelle/imaginaire
est
la
somme
des
parties
réelles/imaginaires
z + z! = ( x + x ! ) + i ( y + y! )
Tout
nombre
complexe
possède
un
conjugué,
noté
ici
z *
et
défini
en
changeant
le
signe
de
la
partie
imaginaire,
z * = x ! iy .
Nous
vérifions
immédiatement
le
résultat
suivant
2
zz * = x 2 + y 2 =
le
module
de
z
au
carré
=
z ,
un
réel.
Nous
pouvons
même
définir
une
division
entre
nombres
complexes
comme
donnant
un
nombre
complexes
w
z! z!z* z!z*
w= = = 2
z zz* z
Une
façon
utile
de
représenter
les
nombres
complexes
utilise
un
plan
de
type
cartésien
où
l’axe
vertical
mesure
la
valeur
de
y
et
l’axe
horizontal
mesure
la
valeur
de
x.
L’axe
x
est
appelé
l’axe
des
réels
et
l’axe
y
l’axe
des
imaginaires.
Ainsi,
un
point
dans
le
plan
représente
un
nombre
complexe.
On
constate
que
le
couple
x
et
y
peut
être
remplacé
par
le
couple
r
et
!
dans
une
représentation
planaire
du
nombre
complexe
où
clairement
2
#!
!
"
r= z = (x 2
+ y2 )
! = tg "1 ( y / x )
Clairement,
r
est
la
longueur
entre
l’origine
et
le
point,
alors
que
!
est
son
angle
d’élévation
au
dessus
de
l’axe
des
réels.
Par
simple
trigonométrie
x = r cos!
y = r sin !
et
donc
le
nombre
complexe
z
s’écrit
z = r ( cos! + i sin ! ) = rei!
et
z* = re!i"
Cette
dernière
représentation,
dite
de
Moivre,
est
particulièrement
utile
dans
les
applications
physiques.
La
Nature
n’a
pas
de
réalités
complexes,
seulement
des
réelles,
mais
un
nombre
complexe
permet
de
transporter/manipuler
simultanément
deux
quantités
réelles,
ce
qui
s’avère
parfois
économique.
On
aura
noté
que
la
notation
de
Moivre
permet
de
calculer
facilement
toute
puissance,
positive,
négative
ou
fractionnelle
d’un
nombre
complexe,
puisque
3
z! = r ! ei!"
pour
tout
! .
Ainsi,
la
racine
carrée
de
z
est
z1/2 = r1/2 ei! /2 .
De
plus,
la
division
se
calcule
beaucoup
plus
facilement
z! z!z* z!z* r !ei" ! r ! i(" !#" )
w= = = 2 = i" = e
z zz* z re r
On
peut
identifier
quelques
valeurs
particulières
ou
quelques
propriétés
1.
Si
z
=
i,
alors
x
=
0
et
y
=
1,
donc
r
=
1
et
! =
π/2,
donc
i = ei! /2 .
1 i
!
4
2. Si z = -‐1, alors x = -‐1 et y = 0, donc r = 1 et ! =π, donc !1 = e±i"
!
i
-1
3.
On
voit
que
z
et
z*
sont
obtenus
l’un
de
l’autre
par
effet
miroir
à
travers
l’axe
réel
i !!
i
!"
4.
Clairement,
z (! + 2n" ) = z (! ) , si n entier ,
puisque
le
point
revient
sur
lui-‐même
à
u
et
v
sont
deux
fonctions
réelles
de
nombres
réels
u(x,
y)
et
v(x,
y).
Ainsi,
par
exemple,
si
f(z)
=
z2,
alors
on
évalue
directement
que
f (z) = x 2 ! y 2 + 2ixy = u(x, y) + iv(x, y)
,
identifiant
directement
2.
Uniformité
:
une
fonction
est
uniforme
ssi
à
chaque
valeur
de
z
correspond
une
seule
valeur
de
f(z).
C’est
le
cas
de
f (z) = z 2 ci-‐dessus.
Ce
n’est
pas
le
cas
de
f(z)=
z1/n
,
puisque
pour
la
même
valeur
de
z,
une
rotation
de
2π
donne
z = rei! " rei(! +2 m# ) .
Dans
ce
cas,
une
rotation
de
2π
nous
donne
# " 2 m! &
i% + (
f (z + 2! ) = r1/n e $ n n '
) f (z) ,
puisque
pour
m
entier
quelconque
qui
calcule
le
nombre
de
tours
de
2π
que
fait
z,
la
quantité
m/n
ne
sera
pas
un
entier
et
la
fonction
ne
reviendra
pas
à
sa
valeur
Le
deuxième
terme
dans
l’exponentielle
fait
qu’un
changement
de
2π
dans
z,
ce
qui
garde
z
invariant,
ne
ramène
pas
f
à
la
même
valeur,
parce
que
2m / n
est
en
général
différent
d’un
6
nombre
pair.
La
fonction
f
ne
revient
à
la
même
valeur
que
si
2m/n
est
pair,
ce
qui
n’arrivera
qu’à
chaque
fois
que
m
augmentera
de
p,
là
où
m
compte
les
tours
de
z
(2π
à
chaque
tour.
On
dit
alors
que
la
fonction
a
p
feuillets,
elle
n’est
pas
uniforme.
Ce
type
de
résultat
est
bien
connu,
même
en
fonction
d’une
variable
réelle
où,
par
exemple,
4 = ±2
qu’on
pourrait
voir
comme
4 = + 2,!2,+2,!2,+2,!2.....
deux
feuillets.
Avec
notre
exemple
f(z)=
z1/n
la
fonction
a
n
feuillets.
3.
Analyticité
:
une
fonction
uniforme
ou
un
de
ses
feuillets
est
analytique
si
sa
dérivée,
définie
comme
f ( z + !z ) $ f ( z )
lim
!z"# !z
existe
et
est
indépendante
de
la
direction,
i.e.
de
la
façon
dont
!z tend
vers
zéro.
Puisque
!z = !x + i!y
là
où
!x
et
!y
sont
indépendants,
cela
donne
un
nombre
infini
de
façons
de
faire
tendre
!z
à
zéro.
Cette
propriété
(analyticité)
s’avérera
très
importante,
aussi
cherchons
à
en
préciser
le
sens.
Écrivons
f ( z ) = u ( x, y ) + iv ( x, y )
et
calculons
!f !u + i!v
=
!z !x + i!y
7
" !u !v % " !u !v %
$# + i '& dx + $ + i ' dy
df !x !x # !y !y &
=
dz dx + idy
Prenons
donc
les
deux
cas
limites.
Dans
un
premier
temps,
prenons
la
limite
sur
l’axe
réel,
donc
dy
=
0
et
seul
dx
tend
vers
zéro,
ce
qui
nous
donne
" !u !v %
$ + i ' dx
df # !x !x & !u !v
= = + i
dz dx !x !x
Prenons
maintenant
la
limite
le
long
de
l’axe
imaginaire,
là
où
dx
=
0
et
dy
tend
vers
zéro,
ce
qui
nous
donne
" !u !v %
$ + i ' dy
df # !y !y & 1 !u !v !u !v
= = + = (i +
dz idy i !y !y !y !y
Ces
deux
limites
doivent
être
identiques,
donc
leurs
parties
réelles
doivent
être
égales
et
leurs
parties
imaginaires
doivent
être
égales,
ce
qui
impose
les
conditions
!u !v !v !u
= , ="
!x !y !x !y
dites
conditions
de
Cauchy-‐Riemann.
On
vérifie
facilement
qu’elles
donnent
!2 u !2 u
+ =0
!x 2 !y 2
!2 v !2 v
+ =0
!x 2 !y 2
Techniquement,
la
façon
la
plus
simple
de
s’assurer
que
la
fonction
f
est
analytique
est
de
vérifier
que
f
peut
s’écrire
comme
fonction
de
z
uniquement,
sans
ajout
de
dépendance
en
x,
ni
en
y,
ni
en
z*.
Par
exemple,
f = x + 2iy = z + iy
n’est
pas
analytique,
alors
que
f = x 2 ! y 2 + 2ixy = z 2
est
une
fonction
analytique.
8
4.
Fonction
holomorphe
:
est
holomorphe
une
fonction
à
la
fois
continue,
uniforme
et
analytique.
III. L’Intégrale
curviligne
et
ses
propriétés
centrales
1.
Définition
Soit
une
courbe
C
dans
le
plan
complexe
allant
de
z0
à
z.
On
la
découpe
en
définissant
sur
C
une
série
de
points
intermédiaires,
notés
z1 , z2 , z3 ,...zn = z .
On
note
l’écart
!zm = zm " zm"1
et
on
choisit
entre
zm
et
zm!1
un
point
intermédiaire
noté
pm .
On
définit
alors
la
somme
n
Sn = ! f ( pm )"zm
m=1
On
fait
ensuite
tendre
n ! " ,
de
telle
sorte
que
!zm " 0 .
La
somme
Sn
devient
indépendante
des
points
intermédiaires
et
tend
alors
vers
une
valeur
appelée
intégrale
curviligne
de
f ( z )
le
long
de
la
courbe
C
et
on
note
le
résultat
lim Sn = # f ( z ) dz
n!"
C
9
Cette
intégrale
dépend
en
général
de
f ( z )
et
de
C.
Si
la
courbe
est
finie
et
de
longueur
s
et que la fonction est telle que f ( z ) < M sur toute la courbe, alors il est évident que
! f ( z ) dz < Ms
C
C
! f ( z ) dz = ! (udx " vdy ) + i ! (udy + vdx )
C C
Alors l’intégrale curviligne de f ( z ) sur tout parcours fermé C (un contour) dans D est nulle.
En d’autres termes, l’intégrale curviligne de f ( z ) entre deux points, z0 et z sera indépendante
du
parcours
reliant
ces
points.
Nous
le
démontrons
en
utilisant
le
théorème
de
Stokes
pour
!
( )
un
champ
de
vecteurs,
limité
ici
en
2
dimensions
A = Ax , Ay .
Le
théorème
s’écrit
10
! ! ! !
#
S
! " A i d s = "# i dl
A
C
où
C
est
une
courbe
fermée
qui
limite
une
surface
(ouverte)
S.
Explicitement
$ "Ay "Ax '
! ( A dx + A dy ) = ! &%
C
x y
S
"x
#
"y )(
dxdy
Identifiant u = Ax et v = !Ay , le côté droit est exactement nul par la condition de Cauchy-‐
et identifiant v = Ax u = Ay , le côté droit est ici aussi nul par Cauchy-‐Riemann, alors le côté
gauche
aussi
" %
0 = ! ( vdx + udy ) = Im $ ! f (z)dz '
C #C &
Puisque
les
parties
réelle
et
imaginaire
de
! f (z)dz
sont
nulles
alors
C
! f (z)dz =0
C
Il
devient
donc
possible
de
déformer
le
parcours
C
à
volonté,
aussi
longtemps
que
nous
restons
dans
le
domaine
D
où
la
fonction
f
est
holomorphe,
sans
changer
la
valeur
de
l’intégrale.
3.
Formule
de
Cauchy
Soit
une
fonction
f (z)
holomorphe
sur
et
à
l’intérieur
d’un
parcours
fermé
C
et
un
point
z0
à
l’intérieur
du
parcours,
alors
la
formule
de
Cauchy
dit
que
11
!"
!% i
#$
1 f (z)dz
f ( z0 ) = #
!
2! i C z " z0
L’intégrale
se
fait
dans
le
sens
direct,
i.e.
dans
le
sens
antihoraire.
L’intégrant
est
holomorphe
partout
sauf
au
point
z = z0 .
On
entoure
ce
point
d’un
petit
cercle
!
dans
le
sens
horaire.
L’intégrant
est
holomorphe
partout
dans
l’espace
entre
C
et
! .
Pour
exprimer
ce
résultat
(le
sens
horaire),
on
doit
additionne
les
deux
intégrales,
ce
qui
donne
f (z)dz f (z)dz f (z)dz f (z)dz
!" C
"
!!
z ! z0 # z ! z0 "
=0$!
C
z ! z0 "
=!
#
z ! z0
= 0
(I)
où
on
voit
clairement
que
le
signe
–
vient
du
fait
que
le
petit
cercle
intérieur
est
parcouru
en
sens
inverse.
Étrangement,
on
voit
que
l’intégrale
sur
le
petit
cercle
!
est
indépendante
du
rayon
r
du
petit
cercle,
puisque
l’intégrale
est
exprimable
en
fonction
de
l’intégrale
sur
le
parcours
fermé
C
qui
est
déformable
à
volonté.
Récrivons
maintenant
le
côté
droit
de
(I)
f (z)dz f (z0 )dz f (z) ! f (z0 )
!# "
z ! z0 #
=!
"
z ! z0 #
+!
"
z ! z0
(II)
12
Pour intégrer, utilisons z0 comme origine, et définissons alors z ! z0 = rei" sur ! et
dz = irei! d! parce
que
! est
un
cercle
sur
lequel
r
est
constant.
Le
premier
terme
de
(II)
donne
2%
f (z0 ) dz irei$ d$
!#" z ! z0 = f (z0 )!#" z ! z0 = f (z0 )!#" rei$ = if (z0 ) #0 d$
= 2% if (z0 )
Le
deuxième
terme
de
(II)
est
nul
lorsque
r
tend
vers
zéro
et
que
z
se
confond
avec
z0.
Remplaçant
dans
(I)
nous
donne
la
formule
de
Cauchy
1 f (z)dz
f ( z0 ) = #
!
2! i C z " z0
Soit
une
fonction
f(z)
holomorphe
dans
un
domaine
D
contenant
les
points
z = a et z = z0 .
On
peut
alors
écrire
f ( z0 )
comme
une
série
de
Taylor
f ( z0 ) = f ( a ) + ( z0 ! a ) f " ( a ) +
( z0 ! a )
2
f "" ( a ) + ...
2!
L’existence
de
cette
série
peut
se
démontrer
à
l’aide
de
la
formule
de
Cauchy,
mais
nous
l’admettrons
simplement.
Notons
que
si
a
est
l’origine,
cette
série
devient
celle
de
Mac
Laurin.
2. Points
singuliers
Tout
point
autour
duquel
une
fonction
analytique
est
développable
en
série
de
Taylor
est
un
point
ordinaire.
Tout
point
autour
duquel
un
tel
développement
est
impossible
est
un
point
singulier.
Il
y
en
a
de
différents
types,
dépendant
du
comportement
de
f(z)
en
ces
points.
a. Pôles
:
des
points
singuliers
isolés
où
f(z)
diverge,
mais
au
voisinage
desquels
f(z)
reste
uniforme.
Si
z0
est
un
pôle
de
f(z),
alors
il
est
un
point
régulier
de
1/
f(z).
13
b. Points
singuliers
essentiels
:
des
points
singuliers
isolés
de
f(z)
et
qui
le
demeurent
pour
1/
f(z)
c. Points
critiques
ou
de
branchement
:
des
points
singuliers
au
voisinage
desquels
f(z)
n’est
pas
uniforme.
Ils
ne
sont
donc
pas
isolés,
mais
s’étendent
sur
un
voisinage.
Exemples
:
i. La
fonction
f(z)
=
1/z
a
un
pôle
à
z
=
0
(où
elle
diverge).
La
fonction
f(z)
=
1/(z
-‐
a)
a
un
pôle
à
z
=
a.
La
fonction
f(z)
=
1/z2
a
un
pôle
double
à
z
=
0.
Dans
les
trois
cas,
1/
f(z)
reste
holomorphe,
donc
analytique.
ii. La
fonction
f(z)
=
sin(1/z)
a
un
point
singulier
essentiel
à
z
=
0,
puisque
ni
f(z)
ni
1/
f(z)
ne
sont
uniformes
à
z
=
0.
Tout
ce
qu’il
est
possible
de
dire,
c’est
que
la
valeur
de
la
fonction
est
entre
-‐1
et
+1,
sans
savoir
laquelle.
La
même
incertitude
s’applique
à
1/
f(z).
La
fonction
f(z)
=
e1/(z
-‐
a)
a
un
point
essentiel
à
z
=
a.
iii. La
fonction
f(z)
=
z1/n
a
un
point
de
branchement
à
z
=
0.
Nous
avons
déjà
vu
que
cette
fonction
n’est
pas
uniforme,
par
exemple
la
fonction
f ( z ) = z1/2 .
Ici,
sauf
en
un
point
z
=
a,
où
elle
possède
un
point
singulier
isolé
(pôle
ou
point
singulier
essentiel).
Centrons
sur
z
=
a
deux
parcours
circulaires
! et " ,
le
premier
en
sens
normal
(antihoraire)
et
le
deuxième
(plus
petit)
en
sens
inverse.
14
Im
Re
La
fonction
f ( z ) est
holomorphe
dans
l’espace
entre
ces
deux
cercles
où
on
retrouve
un
point
noté
z0 .
Par
la
formule
de
Cauchy,
nous
pouvons
écrire,
pour
tout
point
z0
à
l’intérieur
de
cette
couronne
1 1 1 1
= = i
z ! z0 z ! a ! ( z0 ! a ) z ! a 1! 0 ! a
z
z!a
on
peut
écrire
f ( z ) f ( z ) " z0 ! a ( z0 ! a ) ( z0 ! a ) %
2 n
1 f (z)
$ dz = A0 + A1 ( z0 " a ) + A2 ( z0 " a ) + ...+ An ( z0 " a ) + ...
2 n
!
2! i # z " z0
où
15
1 f (z)
An = $
!
2! i # ( z " a )n+1
dz
Cette
série
est
clairement
le
série
de
Taylor
pour
laquelle
nous
savons
calculer
directement
les
coefficients
!n f ( z ) 1 f (z)
An = = f n (a) " &
! dz
!z z=a
n
2# i % ( z $ a )n+1
devons
considérer
1 1 1 1
= = i
z0 ! z z0 ! a ! ( z ! a ) z0 ! a 1! z ! a
z0 ! a
ce qui permet d’obtenir pour le second terme de l’expression de f ( z0 )
1
$ f (z) ( z ! a ) dz
n!1
avec
A! n = !
2" i #
le
seul
coefficient
d’indice
négatif
non
nul
est
A!1 .
Si
A!2 est
non
nul,
mais
tous
les
A! n ,
n
>
2
sont
nuls,
le
pôle
est
double,
etc.
La
façon
de
calculer
les
coefficients
de
la
série
de
Laurent
n’est
pas
unique.
On
peut
les
calculer
par
les
formules
fournies,
mais
il
est
parfois
possible
de
les
calculer
par
méthode
algébrique.
Prenons
par
exemple
la
fonction
1 1
f ( z ) = i
z z !1
Autour
de
z
=
0,
le
facteur
1/(z
–
1)
reste
analytique
dans
ce
voisinage
et
on
peut
donc
l’écrire
comme
une
série
de
Taylor
1 1 1 1 1
f (z) = i =! i = ! "#1+ z + z 2 + ...+ z n + ...$%
z z !1 z 1! z z
1 A!1
= ! ! 1! z ! z ! ...! z &
2 n
+ A0 + A1 + A2 + ...+ An + ...
z z
On
identifie
immédiatement
A!1 = !1, A0 = !1, A1 = !1 …
On
note
qu’il
n’y
a
pas
de
terme
en
A!2 .
Nous
avons
donc
un
pôle
simple.
Autour
de
z
=
1,
le
facteur
1/z
reste
analytique
et
on
peut
en
faire
l’expansion
en
série
de
Taylor.
En
bout
de
ligne,
nous
obtenons
1 A
! 1+ ( z ! 1) ! ( z ! 1) ... = !1 ! 1+ ( z ! 1) ! ( z ! 1) ...
2 2
f (z) =
z !1 z !1
et
nous
identifions
A!1 = 1, A0 = !1, A1 = 1, A2 = !1...
On
voit
que
ce
pôle
est
simple
également.
V. Intégration
par
la
méthode
des
résidus
Nous
touchons
ici
ce
qui
sera
peut-‐être
le
point
le
plus
important
de
ce
tutoriel.
1. Théorème
des
résidus
Soit
une
fonction
holomorphe
f (z)
dans
un
domaine
D,
sauf
en
un
point
où
f (z)
possède
un
pôle
en
un
point
z
=
a.
Soit
aussi
un
contour
fermé,
C
dans
D
et
entourant
ce
pôle.
17
!"
!
"
#$
On
appelle
résidu
de
f
en
z
=
a
ou
rés( f (a)) le
résultat
de
l’intégrale
rés ( f ( z )) =
1
" f (z)dz
2! i !
C
! f (z)dz = 2" iA
C
#1
La
démonstration
de
ce
résultat
remarquable
commence
avec
la
série
de
Laurent
A! m A! m+1 A!1
f (z) = m + m+1 + ...+ + " (z)
( z ! a) ( z ! a) ( z ! a)
où
! (z) = A0 + A1 ( z " a ) + A2 + ( z " a ) + ...
2
est
la
partie
holomorphe
(Taylor)
de
f (z) .
Elle
ne
contribuera
rien
ici
puisque
nous
considérons
l’intégrale
sur
C
A! m A! m+1 A!1
!# f (z)dz = !# ( z ! a ) m #
dz + !
( z ! a ) #
m+1 dz + ...+ !
( z ! a ) #
dz + ! " (z)dz
C C C C
"
C
$#$ %
=0
Afin
de
compléter
les
autres
intégrales,
nous
allons
utiliser
un
système
centré
sur
z
=
a
et
écrire
z ! a = rei" .
Nous
définissons
ensuite
un
cercle
!
de
rayon
constant
r
centré
sur
z
=
a.
Puisque
la
fonction
est
holomorphe
entre
C
et
! ,
nous
pouvons
déformer
le
parcours
de
C
en
!
sans
changer
la
valeur
de
l’intégrale.
Cela
simplifie
l’expression
pour
dz
qui
devient
dz = irei! d! ,
avec
r
une
constante.
La
seule
contribution
qui
reste
à
l’intégrale
est
le
terme
en A! m .
Pour
le
terme
m
=
1
nous
avons
la
contribution
2%
dz irei$
#
A!1 !
"
z!a #" rei$ d$ = iA!1 #0 d$ = 2% iA!1
=A!1 !
puisque la dernière parenthèse est identiquement (1-‐1)=0. Regroupant le tout donne
!# f ( z ) dz = 2! iA
C
"1
Ceci
confirme
que
le
contour
C
est
quelconque,
pourvu
qu’il
soit
dans
le
sens
antihoraire,
dans
le
domaine
D
et
qu’il
contienne
le
pôle
en
z
=
a.
On
note
que
seul
le
coefficient
A!1
joue
un
rôle
dans
le
calcul
de
cette
intégrale.
2. Calcul
des
résidus
Il
n’est
pas
toujours
facile
d’identifier/évaluer
A!1 ,
surtout
lorsqu’il
est
difficile
d’expliciter
le
série
de
Laurent.
Heureusement,
il
est
possible
de
calculer
le
résidu
ou
les
résidus
sans
avoir
à
expliciter
cette
série.
Notons
que
si
f ( z )
est
holomorphe
partout
sur
et
dans
le
parcours
fermé
C,
sauf
en
un
nombre
dénombrable
de
pôles
situés
en z = a1, z = a2 , ... z = aN ,
alors
le
résultat
de
l’intégrale
est
N
!# f ( z ) dz = 2! iA" rés ( f ( an ))
C n=1
où
la
somme
ne
porte
que
sur
les
pôles
à
l’intérieur
de
C.
19
a. Pôles
simples
Soit
une
fonction
f ( z )
holomorphe
sur
et
dans
C,
sauf
en
un
pôle
à
z
=
a
à
h(z)
Puisque
le
rapport
est
holomorphe
dans
le
voisinage
de
z
=
a,
on
le
développe
en
! (z)
série
de
Taylor
) z ! a ) # h ( z ) &))
1 h (a) # h ( z) & ( A!1
f (z) = + A0 + A1 ( z ! a ) + A!2 ( z ! a )
2
i +% ( + % ( + ... =
z ! a " ( a ) $ " ( z ) ' z=a 2 $ " ( z ) ' z=a z!a
ce qui permet d’identifier A!1 en égalant le facteur de 1/(z – a)
h (a)
A!1 = = #( z ! a ) f ( z ) %& z=a
" (a) $
S’il est facile de factoriser g ( z ) en ( z ! a ) " ( z ) , le calcul est alors très simple, mais il
peut
se
trouver
que
la
chose
soit
difficile,
voire
impossible,
auquel
cas
le
dernier
crochet
donne
l’indétermination
0/0.
On
utilise
alors
la
règle
de
l’Hôpital
pour
faire
le
calcul
" d "#( z ! a ) h ( z ) $% $
& ' h (a)
A!1 = & dz ' =
& dg ( z ) ' g( ( a )
&# dz '%
z=a
ez
Exemple
#1:
Considérons
la
fonction
f ( z ) = 2
où
a
est
réel.
La
fonction
a
deux
z + a2
pôles
à
z
=
ia
et
z
=
-‐ia.
Supposons
un
contour
d’intégration
C
qui
contient
les
deux
20
pôles.
Ce
contour
peut
être
modifié
sans
changer
la
valeur
de
l’intégrale,
à
condition
que
la
fonction
demeure
holomorphe
sur
et
dans
le
contour,
sauf
aux
pôles.
Par
exemple
agrandir
le
contour
jusqu’à
l’infini
n’est
pas
permis
parce
que
l’exponentielle
va
causer
une
singularité.
On
peut
utiliser
ici
C,
C1,
C2...
!
!"
!#
Ici,
nous
identifions
facilement
h ( z ) = ez , g ( z ) = z 2 + a 2 ! g" ( z ) = 2z # g" ( ia ) = 2ia, g" ( $ia ) = $2ia
sauf
en
un
certains
nombre
de
pôles
simples
en
z1 , z2 , z3 ,...zn ,
alors
21
!# f ( z ) dz = " 2! i i rés ( zi )
C pôles
intérieurs
La
somme
ne
porte
que
sur
les
n
pôles
à
l’intérieur
et
nous
savons
maintenant
que
rés ( zi ) = "#( z ! zi ) f ( z ) $% z=z
i
"#
"$
"%
"& "'
")
"(
Ci-‐dessus,
la
somme
porterait
sur
z1 , z2 , z3 , z4 , z5 ,
mais
ne
contiendrait
pas
z6 , z7 .
Exemple
#2
:
On
peut
souvent
jouer
sur
le
contour,
mais
en
faisant
attention
aux
propriétés
de
la
fonction
à
intégrer
sur
et
dans
le
nouveau
contour.
Voyons
un
exemple
où
nous
voulons
intégrer
!
dx
I="
0
cosh x
22
e x + e! x
L’intégrale
est
sur
le
demi-‐axe
réel,
de
0
à
l’infini.
La
fonction
cosh x =
est
2
paire
et
on
peut
donc
écrire
"
1 dx
I= #
une
intégrale
sur
la
totalité
de
l’axe
réel.
2 !" cosh x
où
le
contour
C
est
décrit
sur
la
figure
:
la
totalité
de
l’axe
réel
et
fermé
par
une
montée
de
iπ.
"#
)$&'( $&'(
* '(+,
$%
)$ $
On
comprendra
que
le
but
est
de
faire
tendre
R
vers
l’infini.
Ce
contour
contient
un
pôle
et
cette
intégrale
ne
peut
donc
pas
du
tout
être
identifiée
à
l’intégrale
initiale,
mais
il
a
été
choisi
pour
contenir
un
pôle
de
la
fonction
à
intégrer,
situé
sur
l’axe
imaginaire
à
z
=
iπ/2.
On
peut
donc
calculer
directement
I ! par
$ z # "i / 2 ' 0
I ! = 2" irés(i" / 2) = 2" i & =
% coshi" / 2 )( 0
La
règle
de
l’Hôpital
nous
permet
de
surmonter
cette
indétermination
23
qui,
comme
le
premier
terme,
deviendra
égal
à
I
en
prenant
la
limite
R ! " .
Nous
avons
donc
I ! = I + 0 + 0 + I = 2"
! I = "
b.
Pôles
d’ordre
! 2
Le
résultat
obtenu
précédemment
pour
un
contour
C
entourant
!# f ( z ) dz = 2! iA
C
"1
24
est
un
résultat
général
et
reste
valide.
Par
exemple,
si
f ( z ) = 1 / ( z ! a ) ,
alors
la
série
de
2
Laurent
est
triviale
puisqu’elle
se
limite
au
terme
A!2 / ( z ! a ) ,
donc
A!1 = 0
et
le
résultat
de
2
(complexe).
Si
ce
pôle
est
d’ordre
n,
alors
la
série
de
Laurent
sera
du
type
h(z)
+ A0 + A1 ( z ! a ) + 2 (( z ! a )) + ...
A! n A! n+1 A!1 A
f (z) =
2
= n + n!1 + ...+
g ( z) ( z ! a) ( z ! a) ( z ! a) 2
où h ( z ) et g ( z ) sont holomorphes sur et dans C. Multiplions d’abord cette expression
d n!1 ( z ! a ) f ( z )
n
= ( n ! 1)!A!1
dz n!1
z=a
ce
qui
donne
directement
le
résultat
recherché
en
utilisant
des
outils
relativement
simples.
Exemple
#1
:
Nous
voulons
faire
l’intégrale
zez
I = ! f ( z ) dz = ! 3 dz
où
C
est
un
contour
(fermé)
entourant
le
triple
pôle
en
z
=
a.
C C ( z " a)
On
peut
faire
l’intégrale
par
la
méthode
des
résidus
si
nous
pouvons
identifier
le
coefficient
zez
A!1
de
la
série
de
Laurent
de
l’intégrant
.
On
peut
le
faire
explicitement
en
changeant
( z ! a )3
de
variable
pour
placer
l’origine
en
z
=
a
:
u
=
z
–
a,
donc
z
=
u
+
a
et
la
fonction
devient
f ( z ) =
( u + a ) e a eu
où
on
voit
clairement
le
pôle
triple,
ici
à
u
=
0.
Dans
un
voisinage
u3
! 1 a $! u2 u3 $
f ( z ) = e # 2 + 3 & # 1+ u + + + ...&
a
"u u %" 2 3! %
! 1 1 1 a a a a $
= ea # 2 + + + ...+ 3 + 2 + + + ...&
" u u 2! u u 2u 3! %
' a ! 1+ a $ 1+ a / 2 ! 1 a $ *
= ea ) 3 + # 2 & + + # + & + ...,
(u " u % u " 2 3!% +
On
identifie
immédiatement
le
coefficient
A!1 = ea (1+ a / 2 ) .
L’autre façon de calculer ce coefficient est par la formule de dérivées avec n = 3, donc
1 d2 " zez % 1 d2
2 (
( ) zez )z=a
3
A!1 = $ z ! a ' =
2
2! dz $# ( z ! a ) '& z=a 2 dz
3
= ( 2ez + zez )z=a = ea (1+ a / 2 )
1
2
Cette
méthode
fonctionne
donc
aussi.
z 2 + 5z + 3
Exemple
#2
:
Nous
étudions
la
fonction
f ( z ) =
qui
possède
un
pôle
( z ! 1)( z + 2 )2
simple
en
z
=
1
et
un
pôle
double
en
z
=
-‐2.
Notons
que
cette
fonction
peut
s’écrire
comme
z 2 + 5z + 3 1 1
f (z) = 2 = + = f ( z ) + f2 ( z )
donc
nous
avons
( z ! 1)( z + 2 ) z ! 1 ( z + 2 )2 1
1
f1 ( z ) =
avec
seul
A!1 = 1 " 0
autour
de
z
=
1
et
z !1
1
f2 ( z ) =
avec
seul
A!2 = 1 " 0
autour
de
z
=
-‐2.
Nous
en
concluons
donc
que
( z + 2 )2
rés ( f (1)) = 1, rés ( f ( !2 )) = 0
" z 2 + 5z + 3 % " z 2 + 5z + 3 %
rés ( f (1)) = $( z ! 1)
9
2 ' =$ 2 ' = = 1 ,
alors
que
$# ( z ! 1)( z + 2 ) '& z=1 $# ( z + 2 ) '& z=1 9
26
d " z 2 + 5z + 3 % d " z 2 + 5z + 3 %
rés ( f ( !2 )) = $( z + 2 )
2
' = $ '
dz $# ( z ! 1)( z + 2 )2 '& dz # ( z ! 1) & z=2
z=2
" 2z + 5 z + 5z + 3 %
2
=$ ! ' =0
$# z ! 1 ( z ! 1)2 '& z=!2
identique
au
résultat
déjà
identifié.
3. Lemme
de
Jordan
Nous
avons
commencé
à
voir
l’intérêt
qu’il
peut
y
avoir
à
déformer
ou
à
compléter
des
parcours
et
contours
et
à
se
donner
des
intégrales
auxiliaires.
Il
est
parfois
possible
d
‘étendre/déformer
jusqu’à
l’infini
ou
d’inclure
le
demi
grand
cercle
infini
! .
!"
&
&
!
#
'()$*
&
&
&
#$
%# #
Le
Lemme
de
Jordan
nous
dit
quand
et
comment
nous
pouvons
faire
cette
opération.
Soit
donc
une
fonction
! ( z ) holomorphe
dans
le
demi
grand
plan
supérieur,
sauf
en
un
nombre fini de pôles et qui satisfait la condition ! ( z " # ) " 0 . Pour un paramètre t >0 et
I(t) = lim $ eitz% ( z ) dz
où
!
est
le
demi
grand
cercle
de
rayon
R
,
excluant
l’axe
réel.
R!"
#
Sur le demi grand cercle, z = Rei! " dz = iR ei! d! " dz = Rd! . De plus, z = R cos! + iRsin ! , ce
suffisamment grand pour que ! ( z = R ) < " , où ! est aussi petit que l’on veut et tend vers
zéro
si
R
tend
vers
l’infini.
Nous
allons
calculer
le
module
de
l’intégrale
sur
!
' ' /2
'$ '$
I(t) = " e # ( z ) dz < $ R " e d& < 2$ R " e
itz %tRsin & %2 Rt& /'
d& =
t
(1% e% Rt ) <
t
! 0 0
Le
remplacement
du
sin
par
2! / "
dans
l’exponentiel
est
justifiée,
comme
l’indique
la
figure
ci-‐dessous
!"#
Puisque
! tend
vers
zéro
lorsque
R
tend
vers
l’infini,
dans
cette
limite
le
module
de
l’intégrale
tend
donc
vers
zéro,
donc
l’intégrale
sur
!
tend
vers
zéro
lorsque
R
est
repoussé
à
l’infini.
28
$
1 ei" t
Exemple
#1
:
envisageons
le
calcul
de
f ( t ) = % " ,
où
certains
reconnaîtront
la
2! i #$
transformée
de
Fourier
de
la
fonction
1 / ! ,
mais
c’est
ici
un
détail.
Il
y
a
immédiatement
un
problème
parce
que
le
parcours
d’intégration
passe
par
le
pôle
à
! = 0 ,
donc
cette
intégrale
n’existe
PAS.
On
peut
faire
deux
choses
:
1)
considérer
que
la
question
est
mal
posée
et
que
ce
qu’on
voulait
dire,
c’est
que
le
parcours
ne
passe
pas
par
le
pôle,
mais
l’évite
par
un
petit
demi
cercle
inférieur
!
centré
sur
! = 0
ou
2)
élever
le
pôle
de
l’axe
réel
d’une
quantité
i!
en
remplaçant
le
dénominateur
par
! " i# .
Les
deux
techniques
sont
identiques
en
ce
que
le
parcours
passe
sous
le
pôle
et
ne
le
traverse
pas.
Utilisons
d’abord
la
deuxième
solution,
quitte
à
voir
dans
nos
résultats
ce
qu’elle
signifie
physiquement.
Le
premier
cheminement
déplace
le
pôle
en
! = i"
et
nous
étudions
donc
+%
1 ei" t
f (t ) = & " # i$ d"
2! i #%
Ici,
la
fonction
! (" ) = 1 / (" # i$ ) est
telle
que
! (" ) %"%%
#$
# 0 .
Pour
t
>
0,
ei! t $R"#
$$ "0
sur
le
demi
grand
cercle
supérieur,
alors
que
ce
sera
vrai
sur
le
demi
grand
cercle
inférieur
si
t
<
0.
Supposons
d’abord
que
t
>
0.
Puisque
! (" ) = 1 / (" # i$ ) est
holomorphe
sur
et
dans
le
grand
cercle
supérieur,
sauf
en
un
pôle
en
! = i" ,
le
lemme
de
Jordan
s’applique
et
on
peut
ajouter
le
demi
grand
cercle
au
parcours
initial
d’intégration
(axe
réel),
pour
créer
le
contour
d’intégration
C,
ci-‐dessous,
29
!"
!
#
&
#$
%# #
i" t
1 e
sans
ajouter
à
la
valeur
de
l’intégrale
et
nous
écrivons
f ( t ) = %
! d" .
Comme
2! i C " # i$
! (" ) = 1 / (" # i$ ) est
holomorphe
sur
et
dans
le
contour
C
,
sauf
au
pôle
! = i"
à
l’intérieur
du
contour,
le
théorème
des
résidus
nous
dit
que
cette
intégrale
est
égale
au
résidu
du
pôle
Notons
que
si
t
<0,
alors
nous
pouvons
fermer
le
contour
en
utilisant
le
demi
grand
cercle
inférieur,
mais
il
n’y
a
aucun
pôle
dans
ce
contour
et
l’intégrale
est
nulle
et
nous
avons
alors
f ( t < 0 ) ! 0 .
Le
deuxième
cheminement
:
Nous
nous
en
tenons
à
l’intégrale
initiale,
+$
1 ei" t
f (t ) = % " d"
2! i #$
Cette
intégrale
n’existe
PAS,
puisque
le
parcours
d’intégration
passe
par
le
point
! = 0
où
! (" ) = 1 / " diverge.
Il
n’est
pas
possible
de
s’en
approcher
très
très…près.
Ce
ne
serait
pas
suffisant,
l’intégrale
exige
de
la
traverser.
Physiquement,
c’est
clairement
une
question
mal
posée
et
l’intégrale
devant
nous
n’est
pas
celle
qui
devrait
s’y
trouver,
ou
bien
le
parcours
d’intégration
est
erroné
En
sciences,
ce
genre
d’intégrale
intervient
dans
un
problème
mal
posé
ou
une
solution
trop
simplifiée.
Nous
apprendrons
plus
tard
la
signification
de
ce
que
nous
prendrons
ici
pour
une
donnée,
qu’il
faut
corriger
le
parcours
autour
de
! = 0
en
le
contournant
à
l’aide
d’un
petit
demi
cercle
! ,
soit
en
passant
par
dessus,
soit
en
passant
par
dessous.
Comme
dans
l’exemple
précédent,
si
t
>0,
nous
pouvons
compléter
l’intégration
en
ajoutant
le
demi
grand
cercle
supérieur
et
par
le
demi
grand
cercle
inférieur
si
t
<
0.
Il
s’agit
ici
du
VRAI
parcours,
pas
d’une
déformation
permise.
Imaginons
que
des
raisons
physiques
(nous
verrons
lesquelles
dans
le
résultat)
nous
disent
que
le
demi
petit
cercle
doit
passer
sous
le
pôle
en
! = 0 .
Il
reste
à
étudier
les
deux
possibilités
pour
t.
Pour
t
>
0
:
Dans
ce
cas,
nous
fermons
le
contour
C
par
le
haut
et
le
pôle
en
! = 0 se
retrouve
à
l’intérieur,
alors
que
! (" ) = 1 / "
est
holomorphe
partout
sur
C,
sauf
au
pôle
et
la
Pour
t
<
0
:
Nous
devons
ici
fermer
le
contour
C
par
le
demi
grand
cercle
inférieur.
Dans
ce
cas,
la
fonction
! (" ) = 1 / "
est
holomorphe
partout
sur
et
dans
le
contour
C
sans
aucun
pôle
à
l’intérieur
et
selon
le
théorème
des
résidus,
l’intégrale
est
nulle.
Ainsi
donc,
en
fermant
le
contour
en
utilisant
le
petit
demi
cercle
inférieur,
nous
avons
défini
par
cette
intégrale
la
fonction
f ( t )
telle
que
31
!1 si t > 0
f (t ) = "
qui
est
la
bien
connue
fonction
échelon
ou
fonction
de
Heaviside,
#0 si t < 0
déjà
obtenue
dans
le
premier
cheminement.
Elle
décrit
quelque
chose
qui
n’existe
pas
avant
t
=
0
et
qui
existe
pour
t
>
0.
Par
exemple,
on
allume
une
source
à
t
=
0.
Nous
posons
maintenant
la
question
:
quel
sera
le
résultat
si
nous
déplaçons
le
pôle
vers
le
bas,
équivalent
à
utiliser
le
demi
petit
cercle
supérieur
?
Tout
simplement,
nous
obtiendrions
alors
la
fonction
échelon
f(-‐t)
"0 si t > 0
f ( !t ) = #
$1 si t < 0
Ici,
quelque
chose
existe
avant
t
=
0
et
disparaît
à
t
>
0.
La
situation
est
physiquement
différente
et
c’est
ce
qui
nous
dicte
quelle
convention
utiliser.
On
éteint
une
source
à
t
=
0.
La
mathématique
ne
peut
pas
nous
dire
quelle
convention
utiliser,
elle
nous
permet
de
calculer
le
résultat.
gn ( x )
+"
I= # h ( x ) dx
!" m
et que m > n+ 1, alors il peut être utile de passer dans le plan complexe et
d’ajouter l’intégrale sur le demi grand plan qui ne contribue rien, afin de créer le contour C. On se
retrouve alors avec une intégrale sur un contour dans le plan complexe et le résultat de l’intégrale
sera donné par 2πi fois la somme des résidus des pôles à l’intérieur du contour
gn ( x ) gn ( z )
+"
Cela peut simplifier considérablement le calcul de l’intégrale, les pôles ici étant simplement
les zéros de la fonction hm ( x ) . L’approche peut aussi fournir des représentations intégrales de
certaines fonctions lorsque c’est utile.
Jordan est facilement remplie et on peut ajouter l’intégrale sur le demi grand cercle pour obtenir
z 2 dz 1
"
I!! = 2# i $ rés ( pôles intérieurs) où C est ici encore la demi-lune
(z + 1) ( z + 2z + 2 )
2
C
2 2 2 pôles
supérieure de la figure ci-dessous. Le résultat est donné par la somme des résidus des pôles
contenus dans C. Ici les pôles sont les zéros de la fonction au dénominateur
contribuer à la somme, alors que le pôle à -1-i est à l’extérieur de C et ne contribuera pas à la
somme.
33
Il reste donc
I = 2! i ( rés(i) + rés("1+ i))
Le pôle en i est double et son résidu se calcule donc par
d " ( z ! i ) z2 %
2
1 9i ! 12
rés(i) = $ ' = après un petit calcul !
( 2 ! 1)! dz $# ( z + 1) ( z + 2z + 2 ) '&
2 2 2 100
z=i
Le pôle en -1+i est simple et son résidu est plus simple à calculer
rés ( !1+ i ) =
( z + 1! i ) z 2 =
3 ! 4i
(z + 1) ( z + 2z + 2 )
2
2 2 25
z=!1+i
!"
!
)'*'(
& &''(
#$
%# #
& &''%(
%)'%'(
Le résultat est évidemment réel, l’intégrale initiale étant totalement réelle. Le passage aux
variables complexes et l’expédition dans le plan complexe n’ont servi qu’à simplifier le calcul de
l’intégrale.
sur le parcours envisagé. On peut espérer utiliser la méthode des résidus pour calculer le résultat.
Dans les cas impliquant des fonctions trigonométriques, il est souvent utile d’utiliser
dz ei! # e#i! 1 $ 1'
z = ei! " d! = #i et sin ! = = & z # ) et l’intégrale de 0 à 2π se traduit par
z 2 2% z(
une intégrale sur le cercle unité
2"
d! 2dz
I= # 5 + 3sin! = !# 3z
0 C
2
+ 10iz $ 3
où on trouve ici deux pôles qui sont les zéros du
dénominateur
3z 2 + 10iz ! 3 = 0 " z = !i / 3 et ! 3i
35
!"#"$
%""&'()
%""&)'
Seul le premier de ces pôles est à l’intérieur et contribue, alors que le second (3i) ne peut pas
contribuer parce qu’il se trouve à l’extérieur du cercle unité. Le pôle à z = -i/3 est un pôle simple et
nous obtenons facilement
# ( z + i / 3) 2 & !
I = 2! i % 2 ( = remarquable !
$ 3z + 10iz " 3 ' z="i/3 2
!
sin x
I=" dx une intégrale définie réelle. La transformation utilisée plus haut devient
0
x
eix ! e!ix
inutile ( z = e ) , mais il est utile de rappeler que sin x =
ix
. Nous allons donc essayer de
2
eix
calculer une intégrale auxiliaire sur un intégrant . Ceci complique certaines choses et en
x
simplifie d’autres. Il s’agit d’une fonction paire et nous pouvons ajouter l’intégrale de !" à 0 pour
couvrir tout l’axe réel ; il suffit de diviser le résultat par deux. Malheureusement, comme cette
intégrale a l’origine dans son parcours d’intégration, le remplacement de sinx par eix génère un
pôle à x = 0 qui n’existait pas dans l’intégrale initiale puisque
sin x
lim = 1
ne diverge pas à l’origine où cet intégrant demeure holomorphe.
x!0 x
Pour corriger ce défaut, passons dans le plan complexe et déformons notre parcours sur l’axe
réel par un petit demi cercle ! de rayon r au dessus de l’origine, avec l’objectif de revenir à la
limite à notre parcours initial. Sur ce parcours déformé, l’intégrant est holomorphe partout. Il l’est
aussi sur le demi grand cercle supérieur ! qui ne contribuera rien ici et nous l’ajoutons pour créer
le contour C de la demi-lune supérieure avec la petite demi-lune au dessus de l’origine, comme sur
la figure ci-dessous. Nous allons donc calculer avec l’idée de faire tendre R vers l’infini et r vers
zéro
"r R
eiz eiz eiz eiz eiz
!C z "!R z
dz = dz + !$ z dz + !r z dz + !# z dz = 0 parce qu’il n’y a aucun pôle dans le
contour. Nous allons maintenant récrire les termes de la façon suivante. Le premier s’écrit
!r
e!iz e!iz
r R
eiz
"! R z dz $ $$
z#! z
# "R z dz = ! "r z dz que nous allons ajouter au premier dans le but évident
de recréer la fonction sinus initiale. Nous avons donc maintenant
R
eiz eiz sin z
"! z dz + "# z dz + 2i "r z dz = 0
37
r R
Lorsque r ! 0, R ! " , la dernière intégrale est précisément notre intégrale initiale I, fois 2i.
L’intégrale sur ! est nulle par le lemme de Jordan dont elle satisfait les conditions. Pour faire la
première intégrale, nous allons utiliser le fait qu’il s’agit d’un demi-cercle, donc de rayon constant,
allant de ! = "
à
! = 0 , pour écrire z = rei! " dz = irei! d! et l’intégrale est maintenant sur !
et
se
fera de ! = " à ! = 0 ,
0 0
eiz
%& z dz = i %$ e d! ### " i % d! = 'i$
irei! r"0
!
sin x #
donc I=" dx =
0
x 2
Nous n’avons pas utilisé la méthode des résidus, mais avons joué sur les déformations
possibles dans le plan complexe et n’avons eu à calculer que des intégrales sur des parcours très
simples (demi-cercles).
Dans l’exemple qui précède, nous n’avons pas triché en éloignant notre parcours
d’intégration vers en haut autour de l’origine, à l’aide du demi-cercle ! de rayon r , nous avons
éliminé un pôle qui n’était pas présent dans l’intégrale initiale et l’avons éliminé de l’intégrale
auxiliaire. Nous avons après, été capables de prendre la limite r ! 0 et de retourner au parcours
d’intégration initial.
Il arrive parfois que le parcours ou contour d’intégration (initial) passe par un pôle. Une telle
intégrale n’est simplement PAS définie, elle n’existe pas, point final. Généralement, cela se produit
lorsque nous avons trop simplifié notre modélisation du monde physique. C’est la réalité de ce
monde physique qui va nous dire comment contourner le problème en contournant ce pôle. Les
mathématiciens ont inventé l’expression <partie principale> de l’intégrale pour décrire ce qui reste
lorsque l’intégrale a été réduite à une forme finie. Pour ce faire, il faut généralement contourner le
pôle, par en haut, par en bas, par la gauche ou par la droite. Les mathématiques ont classifié tout
cela, mais sont totalement incapables de nous dire quelle solution adopter. Ce n’est d’ailleurs pas
leur rôle. En ce sens, l’expression <partie principale> n’a pas grand sens en sciences physiques,
mais la tradition nous a fait la conserver. Nous allons avancer à l’aide d’exemples qui serviront de
guides pédagogiques.
f ( x)
+"
I= # x ! x dx
!" 0
Le pôle est sur l’axe réel et le parcours passe par le pôle. Cette intégrale n’existe pas.
Commençons par regarder ce qui arrive si on utilise le truc de l’exemple de la section précédente.
Nous calculerons une intégrale où on passe par dessus le pôle et une autre où on passe en dessous
et nous comparerons.
i) Voyons d’abord
f (z)
I! = $ z"x
#0 0
dz où nous sommes passés dans le plan complexe et le parcours ! 0 est
l’axe réel, sauf pour un petit demi-cercle ! 0 de rayon r passant par dessus le pôle en
z = x0.
39
I! = $
"#
z " x0
dz + $
x0 +r
z " x0
dz + $
%0
z " x0
dz
P# dz = lim ( # dz + # dz +
"0
z ! x0 r$%
(' !% z ! x0 x0 +r
z ! x0 +*
Nous avons déjà évalué le dernier terme à la section précédente et obtenu, à la limite de
r!0
f (z)
lim % dz = #i& f ( x0 ) et ainsi cette intégrale est
r!"
$0
z # x0
f (z)
I! = P $ dz " i% f ( x0 )
#0
z " x0
On pourrait espérer remplacer I par I ! . Pour nous en assurer, vérifions ce qui arrive si nous
déformons le parcours en !1 qui comprend l’axe réel, sauf autour du pôle qui est contourné par
demi-cercle ! 1 de rayon r passant sous le pôle.
i
Le traitement est similaire au cas précédent et nous obtenons à la fin un résultat noté I !!
f (z) f (z)
I !! = P $ dz + $ dz . Encore une fois, la section précédente nous permet de
#0
z " x 0 %1
z " x 0
f (z)
I !! = P $ dz + i% f ( x0 ) & I !
#0
z " x 0
Ainsi, les deux choix donnent des résultats différents et rien ne nous donne ici la baguette
magique pour choisir. On ne peut pas choisir sur la seule base des mathématiques.
La question reste entière, comment choisir entre les deux possibilités. La réponse vient des
sciences physiques dont cette intégrale tente de décrire une partie. Considérons donc notre
deuxième exemple tiré de la physique quantique
Exemple #2 : Soit donc à évaluer
+#
e"iEt
! (t ) = $ dE
"#
p2 " E 2
Cette intégrale n’existe pas. Notre expression a été obtenue en simplifiant trop. Essayons de
récupérer la physique derrière, afin de définir de façon unique le résultat. Notons que l’intégrale
sur l’axe réel passe par deux pôles, un à E =- p et un à E = +p. Nous pouvons a priori définir
mathématiquement 4 versions finies de cette intégrale, via divers contournements. Nous les
noterons !1 ( t ) , ! ( t )2 , ! 3 ( t ) et ! 4 ( t ) . Dans le premier cas, les deux pôles sont contournés par le
haut. Dans le second, le pôle en –p est contourné par dessus et celui en +p est contourné par en
dessous. Le troisième est l’inverse du deuxième et dans le quatrième les deux contournements se
font par en dessous.
Étudions d’abord le premier cas, dans lequel nous devons identifier deux possibilités, qui
sont t < 0 et t > 0.
i i
!"# $"#
Pour t <0, l’intégrant est holomorphe sur le demi grand cercle supérieur que nous pouvons
ajouter au parcours #1 pour obtenir le contour C1sup ci-dessous
41
i i
!"# $"#
Nous constatons qu’il n’y a aucun pôle dans ce contour et l’intégrale est donc nulle
!1 ( t < 0 ) = 0
Dans la deuxième possibilité, pour t > 0, le lemme de Jordan nous permet d’ajouter au
parcours #1, le demi grand cercle infini inférieur, ce qui donne le contour C1inf ci-dessous
42
i i
!"# $"#
Dans ce cas, deux pôles sont à l’intérieur du contour et l’intégrale est donnée par (le signe
moins vient du sens horaire d’intégration)
!1 ( t > 0 ) = "2# irés(E = " p) " 2# irés(E = + p)
$ ( E + p ) e"iEt ' $ ( E " p ) e"iEt '
= 2# i & ) + 2# i & p2 " E 2 )
% p " E ( E=" p
2 2
% ( E= p
2# i
= sin pt
p
On peut refaire des calculs techniquement similaires pour tous les autres cas et possibilités,
ce qui donne
$ "i# "ipt
&& p e , t < 0
! ( t )2 =%
& "i# eipt , t > 0
&' p
43
$ "2#
& sin pt, t < 0
! 3 (t ) = % p
&0, t > 0
'
$ i" ipt
&& p e , t < 0
! 4 (t ) = %
& i" e#ipt , t > 0
&' p
Dans le cas 1, tout se passe avant t = 0 et dans le cas 3, tout se passe après t = 0. Aucun
signal existe pour t < 0, est allumé à t = 0 et existe pour t > 0. Dans le cas 2, nous avons une onde
entrante pour t < 0 et une onde sortant pour t > 0, uns situation que nous comprenons très bien en
diffusion où la collision se produit à t = 0. Le cas 4 propose l’inverse du cas 2, à savoir une onde
sortante pour t < 0 et une onde entrante pour t > 0. Cela semble aller à l’encontre de la logique,
mais nous savons qu’en électromagnétisme par exemple, nous pouvons travailler aussi bien avec
des potentiels retardés que des potentiels avancés. Les premiers nous sont plus proches parce qu’ils
évoluent dans le même sens temporel que nous, mais les seconds sont tout aussi valides, même
physiquement, comme Feynman nous l’a si brillamment illustré (voir sa thèse de doctorat !!). Ce
seront donc des raisons physiques qui nous feront choisir.
Nous avons déformé le parcours d’intégration pour récupérer une expression physique trop
simplifiée. Nous pouvons dire qu’il manque des données dans l’intégrant. Dans le contexte des
intégrales dans le plan complexe, cela peut être décrit comme un déplacement des pôles plutôt que
du parcours d’intégration. Effectivement, mieux tenir compte de la réalité physique devrait créer
des pôles situés hors du parcours d’intégration.
Pour mieux illustrer ce commentaire, reprenons nottre premier exemple où
f (z)
+"
I= # z ! x dz
!" 0
où nous avons utilisé la variable z, mais où l’intégrale se fait sur l’axe réel,
donc z est restreint aux valeurs réelles. Cette intégrale n’existe pas. Imaginons que des arguments
physiques, comme ceux amenés dans l’exemple #2, nous amène à choisir le parcours qui passe par
dessus le pôle. Au lieu de déformer le parcours sur l’axe réel, qui semble très raisonnable pour une
application physique, on peut déplacer le pôle vers le bas en modifiant le dénominateur
z ! x0 " z ! x0 + i#
44
Dans ce cas, l’intégrale reste sur l’axe réelle et on comprend que l’erreur que nous avons
faite en simplifiant trop notre modèle physique a fait sauter le terme i! dans le dénominateur. Au
lieu de l’expression pour I que nous avons au dessus, nous aurions dû avoir à intégrer dès le début
l’intégrale
f (z)
+#
$ z!x
!# 0 + i"
dz où z est restreint maintenant à l’axe réel et peut reprendre sa valeur réelle.
C’est une notation qui est largement utilisée. Notez qu’elle s’intègre à une intégrale qui décrit
généralement la dynamique d’un système en y intégrant les conditions limites physiques, comme
onde entrante avant et onde sortante après. C’est intuitivement satisfaisant.
des réels. En effet, posons que f ( x ) = x ; nous savons que pour x = 4, par exemple (en un
point),
la
fonction
peut
prendre
deux
valeurs,
+2
et
-‐2.
C’est
le
concept
que
nous
allons
étendre.
1. Points de branchement, coupures et surfaces de Riemann
Nous allons procéder en introduisant un exemple, afin d’identifier les problèmes et d’illustrer
comment on les résout. Soit donc la fonction f ( z ) = z . Avec z = rei! , nous avons
On
dit
alors
que
cette
fonction
possède
un
point
de
branchement
à
z
=
0,
parce
que
si
l’argument
z
de
la
fonction
fait
un
tour
complet
autour
de
z
=
0
pour
revenir
au
même
point
(même
valeur
de
z),
alors
la
fonction
a
changé
de
signe,
elle
n’a
plus
la
même
valeur.
Par
exemple,
si
on
démarre
à
z = z0 = r0 e 0 " f ( z0 ) = r0 e 0
est
alors
la
valeur
initiale
de
la
i! 1/2 i! /2
fonction.
Tournant
autour
de
l’origine
de
2π
avec
retour
en
z0 ,
la
fonction
prend
la
valeur
45
! i
f ( r0 ,! 0 + 2" ) = r0 e 0 e = #r0 e 0 = # f ( r0 ,! 0 )
1/2 i! /2 i" 1/2 i! /2
Il
faut
faire
un
deuxième
tour,
pour
un
total
de
4π
pour
revenir
à
la
valeur
initiale
;
nous
disons
donc
que
la
fonction
a
double
valeur,
exactement
comme
dans
le
cas
réel,
évidemment.
Ici,
cependant,
nous
disposons
d’une
méthode
d’analyse
beaucoup
plus
puissante.
Nous
avons
déjà
identifié
z
=
0,
comme
un
point
critique.
Essayons
de
voir
ce
qui
en
est
d’un
point
situé
à
l’infini,
z ! " .
Pour
ce
faire,
étudions
la
fonction
f (1 / z ) = z = r e
!1/2 !1/2 !i" /2
Dans
cette
nouvelle
fonction,
z
=
0
correspond
à
z ! " du
cas
original.
Faisons
tourner
f (1 / z )
autour
de
cette
nouvelle
origine.
Trivialement,
on
constate
le
même
phénomène
:
la
fonction
est
à
double
valeur.
Retournant
à
notre
fonction
initiale,
nous
identifions
deux
points
critiques,
un
à
z
=
0
et
un
autre
à
z ! " .
Ceci
nous
indique
que
ce
type
de
singularité
n’est
pas
localisé
comme
l’est
un
pôle,
mais
s’étend
sur
le
plan
complexe.
Pour
l’illustrer,
nous
traçons
une
droite
entre
z
=
0
et
z ! " ,
par
exemple
sur
l’axe
réel
comme
ci-‐dessous.
46
Nous
appelons
cette
droite
une
coupure.
Imaginez
que
vous
débutiez
en
un
point
initial
en
! 0 = +0 (juste
au
dessus
de
la
coupure,
mais
infiniment
près)
et
que
vous
tourniez
(sens
direct
antihoraire)
autour
de
l’origine
jusqu’en
! = "0 (juste
sous
la
coupure,
mais
infiniment
près).
Vous
arrêtez
et
revenez
sur
vos
pas
jusqu’à
! 0 = +0 .
Vous
constatez
que
la
fonction
a
repris
sa
valeur
initiale,
parce
que
vous
n’avez
pas
traversé
la
coupure.
Indépendamment
de
la
distance
de
l’origine,
si
vous
traversez
la
coupure,
vous
aurez
changé
la
valeur
de
la
fonction
en
traversant
la
coupure.
Ceci
met
mieux
en
évidence
le
caractère
non
local
de
ce
type
de
singularité.
Pour
mieux
décrire
ce
phénomène,
nous
allons
dire
qu’en
traversant
la
coupure,
la
fonction
change
de
feuillet
ou
de
surface
de
Riemann.
C’est
ce
que
fait
le
parcours
C1 ci-‐
dessous,
qui
part
du
point
z0 et
qui
cherche
à
y
retourner,
mais
croise
la
coupure
et
la
fonction
change
de
feuillet.
Une
telle
fonction
a
autant
de
feuillets
que
de
valeurs
possibles
en
un
point
47
2. Choix
des
coupures
Il existe parfois plusieurs choix équivalents pour les coupures. Ici encore, nous utiliserons un
exemple pour l’illustrer et apprendre. Considérons donc la fonction
f ( z ) = ( z 2 ! 1)
1/2
!"
&'
('
% %
#$
Ce
qui
dérange
en
complétant
un
contour
vient
du
2e
facteur.
Imaginons
un
contour
C1
qui
entoure
le
point
à
z
=
+1
et
imaginons
partir
du
point
z0
et
d’y
revenir.
Au
départ,
la
i(! 0+ +! 0" )/2
valeur
du
2e
facteur
est
e .
49
i
! !
"# $#
À
la
fin
du
contour,
on
note
que
! 0" # ! 0" ,
mais
on
note
aussi
que
! 0+ " ! 0+ + 2#
et
au
lieu de retrouver la valeur de fonction f ( z0 ) , on retrouve ! f ( z0 ) , il y a un problème. Ainsi,
ceci
confirme
que
z
=
1
est
un
point
de
branchement
et
on
vérifie
facilement
que
z
=
-‐1
en
est
un
aussi,
comme
on
vérifie
que
cette
fonction
est
bivalente.
Il
apparaît
donc
normal
de
tracer
la
coupure
comme
une
droite
entre
ces
deux
points,
coupure
qui
interdit
de
tourner
autour
de
ces
points
sous
peine
de
changer
de
feuillet.
!"# "#
i i
On
voit
immédiatement
que
notre
contour
C1
plus
haut
traverse
cette
coupure
et
on
change
de
feuillet.
De
fait
si
on
intègre
sur
le
contour
C2
qui
contient
les
deux
pôles
et
ne
50
traverse
donc
pas
la
coupure,
la
fonction
reste
sur
le
même
feuillet
et
que
sa
valeur
à
l’arrivée
est
égale
à
celle
de
son
départ
(de
contour).
!"
!!
&'
%i %i ('
#$
On
peut
faire
ici
ce
qu’on
a
fait
plus
tôt
et
considérer
la
fonction
f (1 / z ) .
Ici
aussi,
nous
verrons
apparaître
l’infini
comme
point
singulier.
Cela
suggère
que
nous
pouvons
définir
une
coupure
en
deux
segmente,
le
premier
de
z = !"
à
z = !1
et
le
second
de
z = +1
à
z = +! .
Ici
encore,
on
voit
que
le
contour
C1
traverse
la
coupure
une
fois
et
nous
fait
changer
de
feuillet.
On
voit
aussi
que
le
contour
C2
traverse
deux
fois
et
que
la
fonction
revient
à
sa
valeur
parce
qu’elle
est
bivalente,
une
chose
à
éviter,
toutes
les
fonctions
ne
sont
pas
simplement
bivalentes.
Une
fois
la
coupure
choisie,
il
est
interdit
à
un
contour
d’intégration
de
la
croiser.
Ainsi
la
fonction
reste
univalente
et
holomorphe
sur
le
contour.
Le
bon
choix
peut
très
bien
être
suggéré
par
l’intégrale
qu’on
veut
calculer,
plutôt
que
l’inverse,
mais
une
fois
le
choix
fait,
on
ne
doit
pas
croiser
la
coupure.
51
!"# "#
i i
Rappelons
d’ailleurs
notre
premier
exemple
avec
f ( z ) = z
où
nous
avons
identifié
une
1/2
coupure
entre
z = 0
et
z = +! .
.
Nous
pouvons
vérifier
que
z = !"
est
aussi
point
de
branchement
et
il
devient
possible
de
tracer
notre
coupure
entre
z = !"
et
z = 0 ,
donc
sur
l’axe
réel
négatif,
un
peu
comme
on
voit
sur
le
côté
gauche
de
la
figure
immédiatement
ci-‐
dessus.
va
de
z = 0
à
z = !"
ou
z = +! .
Prenons
ce
deuxième
choix
et
plaçons
la
coupure
entre
z = 0
et
z = +! ,
l’axe
réel
positif.
Examinons
quatre
points
dans
le
plan,
notés
z1 , z2 , z3 , z4 .
Les
deux
premiers
sont
voisins,
les
deux
derniers
aussi,
mais
les
deux
premiers
sont
séparés
par
la
coupure,
alors
que
les
deux
derniers
ne
le
sont
pas.
On
ne
peut
pas
traverser
la
coupure
pour
aller
d’un
point
à
l’autre.
52
i
r
i i
i i
On
voit
que
nous
pouvons
faire
varier
!
entre
0
et
2π
au
sens
où
0 < ! < 2" .
De
fait,
ici
z2 , f ( z2 ) = r11/2 ei 2 ! /2 = "r11/2 . On ne peut pas croiser la coupure. Entre z3 et z4 , il n’y a pas de
coupure
et
! = "
pour
ces
deux
points
et
la
fonction
y
a
même
valeur.
Notre
première
surface
de
Riemann
(premier
feuillet
sera
donc
définie
quantitativement
comme
correspondant
au
domaine
0 < ! < 2" .
De
façon
similaire,
le
deuxième
feuillet
sera
défini
par
2! < " < 4! .
Les
opérations
demeurent
valides
tant
et
aussi
longtemps
que
nous
restons
sur
le
même
feuillet.
Si
on
recommence
l’opération
en
plaçant
la
coupure
entre
z = 0
et
z = !" ,
alors
nous
pouvons
voir
que
pour
définie
un
premier
feuillet,
nous
devons
utiliser
le
domaine
!" < # < +"
sur
lequel
!1 = ! 2 = 0 ,
alors
que
! 3 = +" et ! 4 = #" .
Le
deuxième
feuillet
peut
alors
se
définir
par
! < " < 3! .
La
visualisation
des
feuillets
dans
le
plan
complexe
est
un
résultat
remarquable
qui
nous
donne
un
outil
pour
manipuler
correctement
les
opérations
sur
les
fonctions
polyvalentes.
4. Intégrales
impliquant
des
fonctions
polyvalentes.
53
de
branchement
(exactement
comme
z1/2)
en
z = 0 et
un
autre
à
z = +! (par
choix).
Notre
coupure
est
donc
sur
l’axe
réel
positif,
qui
est
précisément
notre
domaine
d’intégration
(avoir
choisi
z = !"
n’aurait
rien
guéri,
puisque
le
point
de
branchement
à
z = 0
est
une
des
bornes
d’intégration
et
doit
être
rejoint.
Le
secret
est
de
le
rejoindre
sans
changer
de
feuillet.
Pour
ce
faire,
considérons
l’intégrale
auxiliaire
X i
X -i
Contour C
54
z p"1
#
I ! = !
C
z2 + 1
dz
où
le
contour
C
est
défini
ci-‐dessus.
Nous
décomposons
le
contour
en
On
note
que
le
contour
C
ne
traverse
pas
la
coupure
et
reste
donc
sur
le
même
feuillet.
Pour
faire
les
intégrales
sur
les
parcours ! et " ,
on
les
considère
comme
des
cercles
et
on
utilise
la
notation
z = rei! .
Sur
! ,
r ! 0 ,
alors
que
sur
! ,
r ! " .
Nous
aurons
donc
explicitement
sur
ces
parcours
z p!1
2&
r p!1ei( p!1)% ( irei% ) d%
$ 2 dz = $ )r'(
)) ' 0
r'0
2 i 2%
" ou #
z +1 0
r e +1
Il ne reste plus qu’à travailler les parcours L1 et L2 . Sur L1 , ! = 0 et dans ce cas,
( (
1 x p"1
I ! = ) $% x p"1 " x p"1ei# ( p"1) &' dx = e i# ( p"1)
$
% e "i# ( p"1)
" e i# ( p"1)
' ) x 2 + 1 dx
&
0
x2 + 1 0
#
i! ( p"1) x p"1
= 2ie sin p! $ 2 dx
0
x +1
Nous
pouvons
également
évaluer
I ! par
la
méthode
des
résidus,
en
notant
que
l’intégrant
est
holomorphe
partout
sur
et
dans
le
contour,
sauf
aux
deux
pôles
à
l’intérieur
en
z = ±i ,
ce
qui
donne
I ! = 2" irés(i) + 2" irés(#i)
$ ( z # i ) z p#1 ' $ ( z # i ) z p#1 '
= 2" i & 2 ) + 2" i & z 2 + 1 )
% z + 1 ( z=i % ( z=#i
$ ei" ( p#1)/2 ei 3" ( p#1)/2 '
= 2" i & # )
% 2i 2i (
55
et donc
"
x p!1 $ cos $ p / 2 $
I = # 2 dx = = cosec ($ p / 2 )
0
x +1 sin $ p 2
Nous
voyons
qu’il
y
avait
un
avantage
marqué
à
avoir
les
parcours
L1 et L2 qui
coïncidaient
avec
le
parcours
d’intégration
initial
et
le
choix
de
la
coupure
permettait
de
clore
le
parcours
!
sans
traverser
la
coupure.
I=#
"
( ln x )2 dx = ! 3
0
x2 + 1 8
Avant
de
procéder,
il
faut
étudier
de
plus
près
la
fonction
lnz.
Utilisant
la
représentation
z = rei! " ln z = ln r + i! .
Imaginons
un
contour
qui
fasse
le
tour
de
l’origine
pour
revenir
au
point
initial
(r,
! ),
alors
la
fonction
devient
ln z = ln r + i! + 2" i .
Après
deux
tours,
cette
fonction
est
ln z = ln r + i! + 4" i …
On
voit
que
cette
fonction
ne
reviendra
jamais
à
sa
valeur
initiale,
elle
a
un
nombre
infini
de
feuillets.
Essayons
maintenant
la
fonction
ln
d’argument
1/z.
On
échange
zéro
et
l’infini
ln (1 / z ) = ln (1 / r ) ! i"
Ici,
il
est
clair
que
tourner
autour
(sans
passer
par)
r
=
0,
la
fonction
gagne
+2πi
à
chaque
tour
et
ce
point
est
aussi
un
point
de
branchement,
mais
il
correspond
à
z ! "
de
la
56
fonction
initiale
et
il
nous
dit
que
tourner
autour
de
z ! " dans
le
cas
initial
change
la
valeur
de
la
fonction
par
2π.
Ceci
nous
dit
donc
que
z = 0 et z ! " sont
deux
points
de
branchement
et
nous
pouvons
tracer
la
coupure
entre
ces
deux
points
qui
constituent
l’axe
réel.
Nous
constatons
que
l’intégrant
est
holomorphe
sur
un
demi
grand
cercle
supérieur,
allant
de
–R
à
+R
avec
R ! " .
Parce
que
l’intégrant
satisfait
le
lemme
de
Jordan,
nous
allons
considérer
l’intégrale
auxiliaire
suivante
dans
le
plan
complexe
( ln z )2 dz
où
C
est
constitué
du
demi
grand
cercle
! ,
de
la
branche
L
allant
de
"
I ! = !
C
z2 + 1
1
–R
à
–r,
du
demi
petit
cercle
!
de
rayon
r
et
de
la
branche
L2
allant
de
+r
à
+R,
tel
qu’illustré
sur
la
figure
ci-‐dessous.
Ici,
il
est
entendu
que
les
deux
branches
le
long
de
l’axe
réel
ont
été
soulevées
de
la
hauteur
i! .
Éventuellement,
nous
prendrons
les
limites
! " 0, r " 0, R " #
.
Dans
et
sur
le
contour
C,
l’intégrant
est
holomorphe,
sauf
en
un
pôle
en
z
=
i
(l’autre
pôle
en
z
=
-‐i
est
en
dehors
du
contour).
57
X +i
-R -r +r +R
X -i
On
note
que
nous
ne
sommes
pas
sur
la
coupure
et
que
le
demi
petit
cercle
évite
la
singularité
en
z
=
0.
La
coupure
telle
que
choisie
définit
le
premier
feuillet
comme
0 < ! < 2" .
L’intégrale
auxiliaire
a
donc
valeur
= " ( ln e )
i" /2 2
=", / =#
+ 2. 4
D’un
autre
côté,
nous
allons
décomposer
l’intégrale
auxiliaire
selon
les
segments
d’intégration.
Considérons
d’abord
le
segment
du
demi
grand
cercle
de
rayon
R,
donc
sur
lequel
z = R ei! , avec R " # .
L’intégrant
y
a
valeur
( ln z )2 = [ ln R + i! ]2 $R"#
$$ "
[ ln R + i! ]
2
De
façon
similaire,
on
démontre
que
l’intégrale
sur
le
demi
petit
cercle
contribue
zéro
aussi.
Il
ne
reste
donc
plus
que
"r
$3
R
I! = #
"R
+# ="
r
4
!R !R
z2 + 1 R
z2 + 1 r
z2 + 1
Nous
évaluons
ln(-‐z)
=ln((-‐1)z)
=
lnz
+
ln(-‐1)
=
ln z + ln ei! /2 = ln z + i!
sur
le
premier
feuillet
!r R
( ln z )2 dz + 2# i R ln z dz
R
!R r
z2 + 1
I! = 2$
R
( ln z )2 dz + 2" i R ln z dz
R
$r z 2 + 1 dz # " $r z 2 + 1
2
r
z2 + 1
On
constate
d’abord
que
le
premier
terme
est
2
fois
notre
intégrale
initiale
réelle
I.
La
dernière
est
simple
à
faire.
Notant
que
son
intégrant
est
pair,
nous
étendons
le
domaine
aux
valeurs
négatives
! !
dz 1 dz
"0 z 2 + 1 = 2 "0 z 2 + 1
Ensuite,
nous
vérifions
que
l’intégrant
satisfait
les
conditions
du
lemme
de
Jordan
et
qu’il
est
holomorphe
partout
sur
et
dans
le
demi
grand
cercle(supérieur),
sauf
en
un
pôle
en
z
=
i.
Nous
écrivons
donc
! !
dz 1 dz dz #
"0 z 2 + 1 = 2 "0 z 2 + 1 = !C" z 2 + 1 = 2# i i rés (i ) = 2
L’expression
pour
l’intégrale
auxiliaire
donne
donc
maintenant
$
ln z "3 "3
I ! = 2I + 2" i % dz # & #
ou
0
z2 + 1 2 4
"
ln z !3
I + !i# dz =
0
z2 + 1 8
Égalant
respectivement
les
partie
réelle
et
partie
imaginaire
nous
donne
59
!3
Re
:
I =
le
résultat
recherché
et
8
!
ln z
Im
:
" dz = 0
un
résultat
obtenu
en
prime
!
0
z2 + 1
Armé
de
ces
quelques
notions,
vous
serez
déjà
capables
de
fonctionner
dans
le
monde
des
fonctions
complexes.
Je
ne
saurais
trop
vous
recommander
l’excellent
traité
de
la
série
Schaum
sur
le
sujet
tout
en
étant
beaucoup
plus
complet
que
le
présent
document.