2021 2022 Pcsi Reponsetemporelle
2021 2022 Pcsi Reponsetemporelle
5 Étude temporelle
des systèmes linéaires
5.1 Systèmes du 1er ordre
5.1.1 Définition
Un système du premier ordre est décrit par une équation différentielle linéaire à coefficients constants
du premier ordre :
L L
On pose : e(t) −
→ E(p) et s(t) −
→ S(p). On se place dans les conditions de Heaviside.
En appliquant la transformation de Laplace à l’équation précédente, on obtient :
On se propose d’étudier la réponse temporelle de la sortie s(t) pour une entrée de type échelon
e(t) = E0 · H(t) .
Pour déterminer la réponse temporelle de la sortie s(t), il est nécessaire de résoudre l’équation diffé-
rentielle. On peut pour cela, soit utiliser les outils mathématiques classiques, soit utiliser les propriétés
de la transformée de Laplace.
Pour résoudre complètement il est nécessaire de préciser les conditions initiales, nous les suppose-
rons nulles (conditions de Heaviside).
La résolution ne pose pas de problème, on connaît la forme de l’équation différentielle à résoudre,
ds(t)
τ· + s(t) = K.e(t)
dt
et la solution est, pour un système partant du repos, de la forme :
−t
s(t) = K · E0 · 1 − e τ
1
5 Étude temporelle des systèmes linéaires
K · E0 L−1
−−→ K · E0 · H(t)
p
−t
K · E0 · τ L−1
−−→ K · E0 · e τ · H(t)
1+τ·p
s(t)
s∞ = K · E0
0,95 · K · E0
0,63 · K · E0
t
τ
3τ
L’étude de cette fonction ne pose aucun problème particulier mais nous allons utiliser les outils de
la transformation de Laplace pour retrouver quelques propriétés.
Asymptote finale : à partir du théorème de la valeur finale 1 , nous allons vérifier que la réponse
2
5.1 Systèmes du 1er ordre
Tangente à l’origine : pour déterminer la tangente à l’origine, il faut déterminer la dérivée de s(t)
pour t = 0. On peut utiliser le théorème de la valeur initiale appliqué à la dérivée pour obtenir
cette valeur.
Nous savons que pour une fonction temporelle f(t) dont la transformée de Laplace est F(p), on
peut écrire :
( )
d f(t)
L = p · F(p) − f(0+ )
dt
( )
d f(t)
L = p · F(p) si les conditions initiales sont nulles.
dt
. d s(t)
En appliquant le théorème de la valeur initiale à s(t) =
dt
( )
. d s(t) K E0 K
lim s(t) = lim = lim p · S(p) = lim p ·
2 2
· = · E0
t→0 t→0 dt p→∞ p→∞ 1+τ·p p τ
K · E0 s∞
La pente à l’origine est non nulle et égale à = . On constate que la tangente à l’origine
τ τ
coupe l’asymptote horizontale (K · E0 ) au bout du temps τ (voir figure 5.2a).
Temps de réponse : on appelle temps de réponse à 5% (T5% ), le temps mis pour que la sortie atteigne
la valeur finale à ±5% près soit :
s(∞) − s(T5% )
= 0,05
s(∞)
( −T5%
)
K · E0 − K · E0 · 1 − e τ
= 0,05
K · E0
−T5%
e τ = 0,05
On en déduit
T5% ≈ 3 · τ
On note que le temps de réponse ne dépend pas de la consigne d’entrée ni du gain mais uni-
quement de la constante de temps τ, plus la constante de temps est importante, plus le temps
3
5 Étude temporelle des systèmes linéaires
s(t) s(t)
K=2
K=1.6
K=1
K=0.8
t t
τ τ3 τ1 τ2
T5% = 3τ 3τ3 3τ1 3τ2
(a) Réponse à un échelon unitaire d’un 1er ordre pour diffé- (b) Réponse à un échelon d’un 1er ordre pour diffé-
rentes valeurs du gain K rentes valeurs de la constante de temps τ
4
5.2 Systèmes du 2d ordre
5.2.1 Définition
Un système du second ordre est décrit par une équation différentielle linéaire à coefficients constants
du second ordre :
d2 s(t) d s(t)
a2 · 2
+ a1 · + a0 · s(t) = b0 · e(t)
dt dt
Lorsque tous les coefficients sont de même signe, on préfère l’écrire sous sa forme canonique :
L L
On pose : e(t) −
→ E(p) et s(t) −
→ S(p). On se place dans les conditions de Heaviside.
En appliquant la transformation de Laplace à l’équation précédente, on obtient :
p2 2·ξ
2
· S(p) + · p · S(p) + S(p) = K · E(p)
ωn ωn
( 2 )
p 2·ξ
+ · p + 1 · S(p) = K · E(p)
ω2n ωn
4 · ξ2 4 4
∆= 2
− 2 = 2 · (ξ2 − 1)
ωn ωn ωn
Cas ξ > 1 alors ∆ > 0 : le dénominateur admet alors deux racines réelles,
( √ ) ( √ )
r1 = ωn · −ξ − ξ2 − 1 et r2 = ωn · −ξ + ξ2 − 1
5
5 Étude temporelle des systèmes linéaires
On pose :
1 1 1 1
τ1 = − =− ( √ ) et τ2 = − =− ( √ )
r1 ωn · −ξ − ξ2 − 1 r2 ωn · −ξ + ξ2 − 1
soit :
τ1 + τ2 1
ξ= √ et ωn = √
2 · τ1 · τ2 τ1 · τ2
Il est alors préférable d’écrire la fonction de transfert sous la forme d’un produit de deux fonc-
tions du premier ordre :
K
H(p) =
(1 + τ1 · p) · (1 + τ2 · p)
r = −ωn
K K
H(p) = ( )2 =
p (1 + τ · p)2
1+
ωn
Cas 0 < ξ < 1 alors ∆ < 0 : le dénominateur admet alors deux racines complexes conjuguées.
( √ ) ( √ )
r1 = ωn · −ξ − j · 1 − ξ2 et r2 = ωn · −ξ + j · 1 − ξ2
Il est d’usage de laisser la fonction de transfert dans ce cas, sous la forme d’un polynôme du second
degré afin de ne pas faire apparaître les termes imaginaires :
K
H(p) =
2·ξ p2
1+ ·p+ 2
ωn ωn
K E0
S(t) = ·
2·ξ p2 p
1+ ·p+ 2
ωn ωn
Valeur finale
6
5.2 Systèmes du 2d ordre
Valeur initiale
K E0
lim s(t) = lim p · S(p) = lim p· ·
t→0 p→∞ p→∞ 2·ξ p2 p
1+ ·p+ 2
ωn ωn
lim s(t) = 0
t→0
Tangente à l’origine
La courbe de réponse pour une entrée en échelon débute en 0, avec une tangente horizontale.
. 2 K E0
p ·
lim s(t) = lim p · p · S(p) = lim ·
t→0 p→∞ p→∞ 2·ξ p2 p
1+ ·p+ 2
ωn ωn
.
lim s(t) = 0
t→0
7
5 Étude temporelle des systèmes linéaires
s(t)
K · E0
0,95 · K · E0
ξ>
1 cr
oiss
ant
FIGURE 5.5 – Réponse temporelle d’un second ordre avec ωn constant pour ξ > 1 (tracés continus) et
ξ = 1 (tracé en pointillé) à une entrée en échelon
K E0
S(t) = ·
(1 + τ · p) 2 p
( )
1 τ τ
S(p) = K · E0 · − −
p (1 + τ · p) 2 (1 + τ · p)
8
5.2 Systèmes du 2d ordre
s(t)
1,05 · K · E0
K · E0
0,95 · K · E0
ξ→
0a
ve
c 1>
ξ>
0
FIGURE 5.6 – Réponse temporelle d’un second ordre avec ωn constant pour 0 < ξ < 1 (tracés continus)
et ξ = 1 (tracé en pointillé) à une entrée en échelon
pseudo-périodeTp
s(t)
1er dépassement
1,05 · K · E0
K·E
0,95 · K · E00
t
Tp
Tpm =
2
FIGURE 5.7 – Réponse temporelle d’un second ordre pour 0 < ξ < 1 à une entrée en échelon
2·π
— La pseudo–période : Tp = √ .
ω n · 1 − ξ2
9
5 Étude temporelle des systèmes linéaires
√
— La pseudo–pulsation : ωp = ωn · 1 − ξ2 .
Tp π
— L’instant du premier maximum : Tpm = = √ .
2 ω n · 1 − ξ2
−π · ξ
√
2
— L’amplitude relative du premier dépassement : D1% = e 1 − ξ .
Dépassements : L’amplitude des dépassements augmente d’autant plus fortement que le coeffi-
cient d’amortissement ξ diminue. Le nombre d’oscillation augmente lui aussi avec la diminution de
ξ. L’abaque page suivante (figure 5.8) permet de déterminer l’amplitude relative de chaque dépasse-
ment en fonction du coefficient d’amortissement.
D
1
0.8 D1
0.7
0.6 D2
0.5 D3
0.4
D4
0.3 D5
D6
0.2
D7
D8
0.1
0.05
D1
1
D3
D4
D2
z
0.01
05
5
6
7
01
1
0.
0.
0.
0.
0.
0.
0.
0.
0.
Temps de réponse : Le temps de réponse à 5% évolue lui aussi de manière notable en fonction du
coefficient d’amortissement ξ.
L’abaque de la figure 5.10 donne le temps de réponse à
5% (en fait T5% · ωn ) pour un système du second ordre. s
ξ ≈ 0, 7
On constate sur cette abaque deux parties : +5%
— pour ξ > 0,7, le temps de réponse augmente lorsque −5%
ξ augmente ;
— pour ξ < 0,7, le temps de réponse augmente lorsque
ξ diminue.
Le temps de réponse est minimal pour ξ ≈ 0,7. Le temps ξ=1
de réponse sans dépassement lui est minimal pour ξ = 1.
−π · ξ
√
2
ξ = 0,7 est la solution de D1% = e 1 − ξ = 0,05. t
La courbe réponse est alors tangente à la limite supé- T r0,7 T r1
rieure de détermination de T5% .
FIGURE 5.9 – Temps de réponse minimal
10
5.3 Intégrateur
Tr · ωn
80
50
K
H(p) = p2
30 2·z
1+ ωn p + ω2n
10
z
0.05
0.1
0.2
0.3
0.4
0.5
0.7
1.5
4
5
10
FIGURE 5.10 – Abaque des temps de réponse d’un second ordre
5.3 Intégrateur
5.4 Dérivateur
On appelle système dérivateur, un système décrit par l’équation différentielle du premier ordre :
d e(t)
s(t) = K ·
dt
Dans les conditions de Heaviside :
S(p) E(p) S(p)
H(p) = = K·p K·p
E(p)
11
5 Étude temporelle des systèmes linéaires
5.5 Retard
s(t) = e(t − τ)
On se propose dans cette partie d’évaluer l’influence du bouclage sur les caractéristiques tempo-
relles des systèmes du premier et du second ordre.
Ko
T (p) =
1 + τo · p
On constate qu’un système du premier ordre bouclé est aussi un système du premier ordre avec les
caractéristiques suivantes :
Ko
— gain en boucle fermée : Kf =
1 + Ko
τo
— constante de temps en boucle fermée : τf =
1 + Ko
Le système bouclé est toujours plus rapide que le système en boucle ouverte, et d’autant plus rapide
que le gain en boucle ouverte est important et le gain tend vers 1 si Ko → ∞
12
5.7 Systèmes complexes
5.6.2 2d ordre
Ko
T (p) =
2 · ξo p2
1+ ·p+ 2
ωn0 ωn0
avec Ko le gain en boucle ouverte, ξo le coefficient d’amortissement en boucle ouverte et ωno la pul-
sation propre.
La fonction de transfert en boucle fermée s’écrit sous sa forme canonique :
Ko
1 + Ko
BF(p) =
2ξ0 p2
1+ ·p+
(1 + Ko ) · ωno (1 + Ko ) · ω2no
Le bouclage ne change pas l’ordre du système. Par identification, on obtient les caractéristiques du
second ordre en boucle fermée :
Ko
— gain statique en boucle fermée : Kf =
1 + Ko
√
— pulsation propre en boucle fermée : ωnf = ωno · 1 + Ko > ωno
ξo
— coefficient d’amortissement en boucle fermée : ξf = √ < ξo
1 + Ko
Comme pour le système du premier ordre, le gain statique tend vers 1 lorsque Ko augmente.
On constate aussi que le facteur d’amortissement diminue et que la pulsation propre augmente.
Cela implique qu’un système qui n’était pas oscillant en boucle ouverte peut le devenir en boucle
fermée et s’il était oscillant, l’amplitude des oscillations et leur fréquence augmentent.
En conclusion, le bouclage d’un système modifie ses caractéristiques, il permet d’améliorer la rapi-
dité et la précision mais peut rendre le système instable.
Soit
K
H(p) =
1 + a1 · p + a2 · p2 + · · · + an · pn
13
5 Étude temporelle des systèmes linéaires
Un système d’ordre élevé comporte un grand nombre de paramètres et étudier ses réponses tem-
porelles peut se révéler fastidieux.
L’objectif est de pouvoir déterminer le comportement d’un système en fonction de ses réponses
temporelles tout en considérant un nombre restreint de paramètres en le ramenant à un système re-
lativement simple.
Un système d’ordre élevé comporte un grand nombre de pôles (réels ou complexes conjugués) et
tous ne possèdent pas la même influence sur les réponses temporelles.
Soit une fonction de transfert d’ordre supérieur à 2.
S(p) 1
H(p) = = ( p) ( p)
E(p) (1 + p) · 1 + · 1+
5 20
La réponse temporelle s’écrit
25 −t 1 1
s(t) = 1 − ·e − · e−20·t + · e−5·t
19 57 3
Dans cette réponse temporelle, tous les éléments n’ont pas le même poids, le terme e20·t tend beau-
coup plus rapidement vers zéro que e−t et e−5·t , il peut donc être négligé par rapport aux deux autres.
Sur la figure 5.12 sont tracées les réponses temporelle pour un échelon unitaire des fonctions de
transfert
1 1
H2 (p) = ( p ) et H1 (p) = (1 + p)
(1 + p) · 1 +
5
On remarque qu’il n’y a peu de différence en régime permanent. La première simplification est
proche du comportement de H(p), par contre l’erreur pour la seconde simplification est notable au
début.
s s
t t
(a) de H(p) et H2 (p) (b) de H(p) et H1 (p)
14
5.7 Systèmes complexes
1+a·p
H(p) = K ·
1 + b1 · p + b2 · p2
Elle se construit donc comme la somme de deux fonctions de transfert. La fonction sans le numéra-
teur à laquelle on ajoute la dérivée de cette fonction affectée du coefficient a.
La réponse temporelle à un échelon unitaire est donc :
( )
1 1 p 1
S(p) = K · · +a· ·
1 + b1 · p + b2 · p2 p 1 + b1 · p + b2 · p2 p
( )
1 1
On pose s1 (t) = L−1 · , alors
1 + b1 · p + b2 · p2 p
( )
d s1 (t)
s(t) = K · s1 (t) + a ·
dt
À partir du théorème de la valeur finale, on constate que le terme dérivé ne modifie pas la valeur
finale.
s
s(t)
s1 (t)
.
0.5 · s1 (t)
t
1 + 0.5 · p 1 0.5 · p
H(p) = 2
= 2
+
1+p+p 1+p+p 1 + p + p2
.
On retrouve la réponse temporelle s(t) = s1 (t) + 0.5 · s1 (t).
15
5 Étude temporelle des systèmes linéaires
On constate sur ce graphe que l’effet du numérateur avec un zéro négatif est d’accélérer la réponse
temporelle mais aussi d’amplifier les dépassements.
1 − 0.5 · p 1 0.5 · p
H(p) = 2
= 2
+
1+p+p 1+p+p 1 + p + p2
s1 (t)
s(t)
.
0.5 · s1 (t)
Jusqu’ici, nous n’avons traité que le cas de pôles réels négatifs ou de pôles complexes à partie réelle
négative. Quel est l’effet d’un pôle réel positif sur le comportement du système ?
Soit
s t
K
H(p) = avec τ > 0
(1 + τ · p) · (1 − τ · p)
K E0
S(p) = ·
(1 + τ · p) · (1 − τ · p) p FIGURE 5.15 – Influence d’un pôle
réel positif
d’où la décomposition en fractions simples :
( )
1 τ τ
S(p) = K · E0 · − +
p 2 · (1 + τ · p) 2 · (1 − τ · p)
et la réponse temporelle
t t
1 −
s(t) = K · E0 · 1 − e τ + e τ H(t)
2
16
5.7 Systèmes complexes
1 t
H(p) = .
1 − p + 10 · p2
On peut regrouper les différents résultats sur la figure 5.17 sur laquelle est représentée la réponse
à une impulsion de Dirac (e(t) = δ(t)) en fonction de la nature des pôles de la fonction de transfert.
CONVERGENCE DIVERGENCE
0 1 0
0 1
1
1
0
0 1
0
0 1
0
0 1
0
0 1
Racine réelle 1
0
0 1
1
0
0 1 Racines com-
négative plexes à partie
réelle positive
Racines imagi- Racines imagi-
naires simples naires doubles
Un critère important de réglage de fonction de transfert d’un système asservi est de s’assurer que
tous les pôles de la fonction de transfert en boucle fermée sont à partie réelle négative.
17
5 Étude temporelle des systèmes linéaires
Les courbes figure 5.18, présentent la réponse de 3 systèmes à une entrée e(t) = 10 · u(t) avec u(t)
la fonction de Heaviside.
s(t)
13
12
3
11
10
9
2
8
7 1
t
0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 5 5.5 6 6.5 7 7.5 8
Q1. Déterminer : le temps de réponse à 5%, le gain statique, le dépassement relatif s’il existe pour
chacune des courbes réponses.
Q2. Proposer une fonction de transfert pour chacune des représentations, déterminer les coefficients
caractéristiques des réponses temporelles n°2 et n°3.
Q3. Que proposez-vous pour la réponse temporelle n°1 ?
18
5.8 Feuille de travaux dirigés n°5
S(p)
Q1. Déterminer la fonction de transfert en boucle fermée F(p) = en fonction de K et O(p).
E(p)
On cherche à déterminer expérimentalement la fonction de transfert de l’actionneur. Pour cela on
soumet le système asservi à un échelon d’amplitude 4 volt : e(t) = 4 · H(t) avec H(t) la fonction de
Heaviside. La figure 5.19 présente la réponse temporelle relevée expérimentalement de s(t).
s en V
5
e(t)
4
t en s
0,1 0,2 0,3 0,4
Q2. À partir de cette représentation temporelle, justifier que la fonction de F(p) peut être modélisée par
une fonction de transfert du second ordre. Rappeler la forme canonique. Déterminer graphiquement
les paramètres caractéristiques sur la figure 5.19.
Q3. En déduire O(p).
Le cahier des charges du système précise que :
— l’erreur indicielle ϵi doit être inférieure à 8% ;
— le premier dépassement D1% doit être inférieur à 50%.
Q4. Déterminer K qui permette de respecter ces deux critères.
Q5. Déterminer la fonction de transfert F(p) avec pour K, la valeur entière qui permet de minimiser
l’erreur indicielle.
Q6. Tracer l’allure de la réponse temporelle sur le graphe précédent (figure 5.19). Préciser le temps
de réponse et l’erreur indicielle du système corrigé.
d s(t)
+ 5 · s(t) = 2 · v(t)
dt
d v(t)
+ 2 · v(t) = u(t)
dt
u(t) = K · (e(t) − s(t))
19
5 Étude temporelle des systèmes linéaires
On a sollicité différents systèmes avec un échelon unitaire, les différentes réponses temporelles sont
présentées dans la figure 5.20.
Q1. Déterminer pour chacun des graphes la fonction de transfert du système.
s
s
1 1
t t
0 0
0 1 0 1
(a) (b)
s s
1 1
t t
0 0
0 1 0 1
(c) (d)
Q1. Déterminer la fonction de transfert en boucle fermée. Mettre sous forme canonique.
Q2. Déterminer l’erreur indicielle. Conclure sur l’effet d’une intégration sur la précision.
Q3. Déterminer K pour que le temps de réponse soit minimal.
20