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Notions clés de comptabilité et banques

Ce document traite des notions de base de la comptabilité et de son fonctionnement dans une entreprise. Il aborde l'historique, le rôle, les objectifs et les principes de la comptabilité ainsi que son organisation au sein d'une entreprise.

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Notions clés de comptabilité et banques

Ce document traite des notions de base de la comptabilité et de son fonctionnement dans une entreprise. Il aborde l'historique, le rôle, les objectifs et les principes de la comptabilité ainsi que son organisation au sein d'une entreprise.

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PREMIERE PARTIE 

:
APPROCHE THEORIQUE DE L’ETUDE
1
CHAPITRE I : NOTIONS SUR LA COMPTABILITE ET LES BANQUES

Section 1 : notions sur la comptabilité

1.1. Notion.
La comptabilité est un instrument de mesure, des faits qui se rapportent à l'économie, cette
mesure de fait nous amène à la gestion d'entreprise. Alors gérer une entreprise consiste à
utiliser au mieux un ensemble des moyens disponibles d'une manière efficace permettent à
prendre un certain nombre de décisions cohérentes dans :
Le vrai moyen de mettre en œuvre ;
Leur financement,
La gestion des opérations,
La prise de décision.

1.2.1. L’historique de la comptabilité

La comptabilité est une profession qui remonte à très longtemps, certes pas encore organisée
telle qu’elle est connu aujourd’hui en passant par trois grandes périodes : de l’antiquité au
15éme siècle, du 15éme siècle au 20éme siècle, du 20éme siècle à ce jour.

La période de l’antiquité au 15éme siècle : A la Mésopotamie (vers 3000 ans avant
JC), lorsque l’être humain a ressentis le besoin de suivre leurs échanges et a utilisé des jetons
d’argile pour désigner la nature et la quantité 2
de la marchandise échangées. A Babylone, peu
de temps après, la comptabilité fut tenue par des tablettes d’argiles. Pendant cette même
période, le concept de compte est apparu. Le 15 éme siècle a été marqué par l’avènement de la
partie double par Luca Pacioli en 1494.

La période du 15éme siècle au 20éme siècle : elle est marquée par l’adoption de la
comptabilité de la partie double (débit/crédit) et l’apparition des concepts de compte de
résultat et de bilan. Apres cela est apparu les journaux et les livres comptables.
Avec l’intensification des échanges par les découvertes géographiques, les marchands avaient
besoin de connaitre la situation de leurs dettes et créances par la tenue de registres.

La période du 20éme siècle à ce jour : l’expansion des entreprises et la diversité de


leurs types et de leurs formes a fait que la comptabilité s’est adaptée et continue de le faire
jusqu’au jour d’aujourd’hui. En effet, son champ d’application s’est élargis, selon les
nouveaux besoins de ses utilisateurs, on parle alors de la comptabilité de gestion, la
comptabilité prévisionnelle et la comptabilité verte.

1.2.2. Définition de la comptabilité

« La comptabilité est le dispositif d’information qui permet de mémoriser les mouvements des
différentes richesses de l’entreprise (biens, argent, créances, dette …) et d’évaluer les résultats
de la transformation de ces richesses (bénéfice ou perte) ». 1
« La comptabilité est définie aussi comme étant une technique qui traduit en unités monétaire,

1
Grenier C, Bonnebouche J, 1998, système d’information comptable, éditions FOUCHER, Paris, P14
de manière exhaustive et fidèle à la réalité, tous les événements internes et externes qui
affectent la vie de l’entreprise, et d’apprécier l’état de son patrimoine, son équilibre financier
et sa profitabilité » .2
La comptabilité est un système d'organisation de l'information financière qui permet :

- Des saisir, classer, enregistrer des données de base, chiffrées ;

- De fournir après traitement approprié, un ensemble d'informations conforme aux besoins de


divers utilisateurs intéressés.

1.2.3. Rôle et objectifs de la comptabilité

Le rôle de la comptabilité se présente comme suit :

Rôle de la comptabilité

La comptabilité a plusieurs rôles :

Rôle économique : Elle consiste à satisfaire les besoins de la clientèle,


Rôle social : Elle consiste à rechercher l'amélioration des conditions sociales et matérielles
des agents qui collaborent au fonctionnement de l'entreprise,
Rôle technique : Celui-ci consiste à produire dans les meilleures conditions par une
bonne comptabilité.

L’objectif de la comptabilité

La comptabilité poursuit les Objectifs suivants3:

Il permet d'établir à tout moment la situation financière de l'entreprise


Il permet les analyses des conditions d'exploitation en vue de réduire, de supprimer les faits
et les pertes de l'entreprise et améliorer les diverses sources de bénéfices,
Il fournir le renseignement nécessaires à la direction et exprimable en chiffre pour vérifier
de bien fonder des décisions à permettre de donné la position de l'entreprise vis-à-vis des tiers,
Il permet la satisfaction aux obligations légales et fiscales.

1.2.4. Types de comptabilité

On distingue : la comptabilité publique, la comptabilité privée et la comptabilité nationale

La comptabilité publique : détermine les recettes et dépenses de l'Etat et des autres
collectivités publiques

La comptabilité privée : est celle que tiennent tous les acteurs économiques du
secteur privé. Ils utilisent

Comptabilité nationale : est l'une des deux méthodes comptables (simple et en partie
double) que nous verrons plus loin au choix pour certains organismes (associations, petites
entreprises) ou imposées par certains critères fiscaux, économiques et sociaux.

2
BELDI A, BUTIN G, LACROIX E, Comptabilité générale, éditions Paris, P 29.
1.2.5. Les principes généraux de la comptabilité

Pour que la comptabilité puisse atteindre ses objectifs d’image exhaustive, sincère, fidèle et
régulière de l’entreprise, le plan comptable prévoit un certain nombre de principes qu’il est
impératif de respecter lorsque les opérations sont comptabilisées. Parmi ces principes nous
avons :

a. Principes d'autonomie du patrimoine

Celle-ci annonce que l'entreprise dispose de ses propres biens de ces faits et divers destinés
des autres au propriétaire. C'est-à-dire que cette entreprise doit être comme une personne
morale ayant un patrimoine distinct de lui du propriétaire

b. Principes de prudence comptable

Le principe de prudence représente le principe majeur de l’évolution comptable.


Le principe de prudence conduit notamment à :

- Constater les moins-values qui apparaissent à la clôture de l’exercice même si elles


sont latentes ;

- N’inscrire dans les comptes annuels que les bénéfices réalisés à la clôture de
l’exercice.3 La situation financière d'une entreprise ne peut pas être présentée de manière plus
favorable qu'elle n'est en réalité au cas où le résultat de l'exercice est égal au produit
d'exploitation.
4
c. Principe d'indépendance ou spécialisation des exercices

Ce principe convient d'enregistrer uniquement les produits et les charges se reportant à


l'exercice concerné, les éléments de gestion non-lieu à l'exercice comptable, font l'objet de la
régularisation.

d. Principe de continuité d'exploitation

Il stipule que l'entreprise est supposée de continuer l'exploitation sans arrêt pour pouvoir tenir
sa comptabilité.

e. Principe de Sincérité

Ce principe suppose que les états financiers doivent fournir que une vision sincère du
patrimoine de l'entreprise, de la situation financière ainsi que du résultat de gestion ; les états
financière doivent traduire l'image finale de l'entreprise à un moment donnée (exercice
comptable).

f. Principe de permanence des méthodes


3
Béatrice et Francis G, 2015, comptabilité générale, éditions Lextenso, p28.
Par souci de cohérence des informations comptables, la présentation des comptes annuels et
les méthodes d’évaluation retenues ne peuvent être modifiées d’un exercice à l’autre.
L’entreprise peut déroger à ce principe lorsqu’un changement exceptionnel intervient dans sa
situation ou bien pour obtenir une meilleur information financière.4
Il s'agit de la méthode retenue pour évoluer les biens, l'exercice ne peut changer à un autre,
sauf en cas d'une circonstance exceptionnelle ceci pour crédibilité les états financières.

g. Principe de normalisation monétaire

Le principe de normalisation monétaire stipule que le seul unique unité habitée à appréhender
et mesurer les phénomènes comptables est l’unité monétaire.5
Il indique que la valeur monétaire reste stable dans l'espace celle-ci fait recours à la
comptabilité du coût historiques.

h. Principe de l'entité monétaire

L'unité monétaire doit être un dénominateur commun permettant de mesurer une entité
économique et de mesurer le patrimoine et les opérations de l'entreprise.

i. Principe de la justification

Toute écriture comptable doit s'appuyer sur une justificative ayant une forte valeur polarités.

j. Principe d'universalité ou d'exhaustivité

La comptabilité doit enregistrer l'ensemble des opérations, des avoirs, des droits et obligations
5 l'entité à laquelle elle se rapporte c'est-à-dire
d'une part de dettes, et de l'autre part concernant
on ne peut rédiger ou sauter une opération.

k. Principe d'évolution distincte

Pour tout objet similaire, une règle d'évaluation appropriée doit être déterminée.

l. Principe de non compensation

Aucune compensation ne peut être effectué entre les avoirs et les dettes ni entre charges et
produits.

1.3. Fonctionnement comptable dans l’entreprise :

Nous pouvons retenir que l’organisation comptable d’une entreprise c’est la mise en place
d’une structure nécessaire au fonctionnement de la comptabilité dans cette entreprise.

1.3.1. Comptabilité Générale


4
Ibid, p28.
5
Cyrille M, Beysul A, 2013, comptabilité générale de l’entreprise ; instruments et procédure, éditions Boeck,
3éme éditions, Belgique, P18.
« La comptabilité générale est la partie de la comptabilité oriente vers la détermination de la
valeur du patrimoine et du résultat global de l’activité de l’entreprise. Elle suppose tout
d’abord le respect des principes comptables, afin d’en définir le cadre et le plan
comptable.»6
« La comptabilité générale est définie comme un système d’organisation de l’information
financière qui permet de saisir, de classer d’organiser des données de base chiffrées et de
présenter des états financiers reflétant une image fidèle de la situation financière à une date
donnée et résultat de l’exercice de l’entreprise issu de son activité ».7(En tant que technique
elle fournit un certain nombre de renseignements chiffrés d'ordre juridique et économique
exprimé dans des états appelés comptes.
(
« La comptabilité générale a pour fonction essentielle de faire apparaître la situation des
avoirs et des dettes de l'entreprise et de déterminer les résultats d'exploitation, hors
exploitation et hors exercice ainsi que le résultat net final de la période considérée ». 8
Elle permet de répondre aux objectifs suivants :
- appliquer les prescriptions légales ;
- obtenir des situations dites financières ou comptables dans le temps ;
- préciser la situation de l'entreprise vis-à-vis des tiers.
En s'efforçant de dégager périodiquement le revenu réalisé par entreprise, la comptabilité
générale permet :
- de satisfaire aux exigences du fisc ;
- d'informer les actionnaires ou les bailleurs de fonds sur la gestion des organes de gestion ;
- aux tiers en général, dont les banques, pour porter un jugement confortable sur la solvabilité
et la croissance de l'entreprise.
La comptabilité générale satisfait donc surtout aux fins juridiques de la comptabilité, mais elle
est appelée aussi à fournir un nombre croissant de renseignements d'ordre économique.
6
1.3.2. Comptabilité Analytique d'Exploitation

« La comptabilité analytique est un ensemble d’information comptable qui permet aux


dirigeants de l’entreprise de suivre l’évolution des couts intermédiaires et de prendre un
ensemble de décisions de gestion ».9
La comptabilité analytique, instrument de connaissance du présent, ne doit pas être un moyen
de connaissance pour la connaissance mais pour l'action et pour la prévision. Il existe des
liens étroits qui unissent la Comptabilité Analytique et le Contrôle de gestion au sens de
maîtrise comme la Comptabilité Analytique et la Gestion Budgétaire.
Etant le complément de la Comptabilité Générale, l'implantation de la Comptabilité
Analytique dans l'entreprise se verra assignée un triple objectif:

De contrôle de gestion

« Le contrôle de gestion est le processus par lequel les managers obtiennent l'assurance que
6
ANDRE Boyer, 2002, Essentiel de la gestion, éditions d’organisation, Paris, P85.
7
HAMMAM Moussa, 2011, Comptabilité générale, édition le savoir, Alger, p7
8
KINZONZI M. N, PEROCHON C, Comptabilité générale élementaire1, Foucher, Paris, P 44.
9
LASARY, 2007, la comptabilité analytique, édition DAR EL OTHMANIA, Alger, P20.
les ressources sont obtenues et utilisées, avec efficience, efficacité et pertinence,
conformément aux objectifs de l'organisation »10
Constituer un système d'information de gestion permettant de prévoir et de contrôler la
contribution de chaque centre à la performance économique de l'entreprise.

D'instrument de mesure

Mesurer au niveau des centres les produits de l'activité ainsi que les consommations de façon
que la comptabilité analytique soit à même de fournir aux différents responsables des
informations de gestion leur permettant de mieux piloter leur unité d'une part et de faciliter le
contrôle et la coordination des activités déléguées d'autre part.

De support de gestion prévisionnelle et contrôlée


« La participation des acteurs qui vont la faire vivre et l’animer : c’est un mode de gestion
participatif qui s’appuie sur le principe de décentralisation des décisions. Elle concerne tous
les niveaux de l’entreprise »11
La Comptabilité Analytique organisée autour des centres de responsabilité et des centres
budgétaires remplit le rôle d'aide à la gestion prévisionnelle et contrôlée.
Ce rôle se manifeste à travers le calcul des coûts de revient des activités et des opérations
effectuées par l'entreprise.

1.1.5. Comptabilités spéciales

A certaine période de l'existence de la société, la comptabilité générale utilise la comptabilité


des sociétés ou certaines comptabilités pour traduire le flux des opérations spécifiques. Il
s'agit de la prise en compte de certaines opérations lors de la constitution de l'entreprise, lors
de la répartition du bénéfice, etc.
On peut citer également : 7
- la comptabilité des assurances pour les opérations spécifiques sur les assurances ;

- la comptabilité agricole qui retrace le cas spécifique des entreprises agricoles ;

- « la comptabilité de l'Etat constitué par l'ensemble des informations financières relatives aux
principes et aux actions du gouvernement. Elle inclut la comptabilité budgétaire est
l'instrument d'organisation selon les modalités techniques bien établies, les trois étapes
indispensables au bon déroulement de la vie financière de l'Etat qui sont l'autorisation,
l'exécution et le contrôle ».12 (
- la comptabilité des sociétés pour l'enregistrement des opérations relatives au Droit des
sociétés ;
- la comptabilité environnementale qui est une nouvelle composante et contribue à la prise en
compte de effets écologiques sur les opérateurs économiques ;
- La comptabilité bancaire qui exprime de manière effective et concordante les flux traduits
par les transactions et opérations relatives aux circuits bancaires, etc.
Section 1 : notions sur les banques

1.2. Notion.

10
Loning.H ; Malleret.V ; Méric.J ; Pesqueux.Y, 2013, Contrôle de gestion - des outils de gestion aux pratiques
organisationnelles , Editions DUNOD, Paris, P16.
11
MYKITA. P et TUSZYNSKI .J, 2002, contrôle de gestion prévision et gestion budgétaire mesure et analyse
de la performance, P.15.
12
BERTHIER J-F, 1999, Comment l’Etat tient ses comptes, éditions DUNOD, P 8.
1.3.1 DEFINITION DE LA BANQUE

Une banque est une société financière qui gère les dépôts et collecte l'épargne des clients,
accorde des prêts et offre des services financiers.13

1.3.2 CREATION ET FONCTIONNEMENT DES BANQUES ET INSTITUTIONS

FINANCIERES

A l'exception des banques centrales qui ont un statut juridique différent, les conditions qui
régentent la création des banques commerciales et les institutions financières sont les mêmes
que celles auxquelles sont soumises toutes les entreprises commerciales.

Etant elles-mêmes des « commerçants » d'argent, les banques et institutions financières


doivent respecter à leur création les conditions édictées par le code de commerce en vigueur
au pays où elles installent leurs activités. C'est dire que les associés fondateurs des banques
commerciales et des institutions financières doivent avoir qualité de commerçant ; la banque
doit être enregistrée au registre de commerce. Au Congo, en dehors des deux premières
conditions, les commerçants, qu'il s'agisse des personnes physiques ou morales doivent avoir
le numéro de l'identification nationale. En dehors des formalités énumérées ci-dessus, les
banques commerciales et les institutions financières doivent observer avec scrupule la
réglementation en matière du droit financier du pays où elles évoluent. Il s'agit ici des
conditions d'ordre juridique.

En dehors des conditions juridiques, les banques et institutions financières doivent remplir
certaines exigences qui sont d'ordre financier.
8
En dehors du rôle économico financier, les banques jouent également un triple rôle pour les
entreprises lors de l'augmentation de capital, essentiellement pour les opérations

En effet, les banques et institutions financières doivent avoir un capital propre dont le seuil est
déterminé par le code de commerce. Elles doivent déposer auprès des banques commerciales
un fonds qui constitue une garantie. Ce fonds sert de garantie de remboursement aux clients
des banques en cas de faillite de ces dernières.

Les banques et institutions financières sont également tenues à respecter les règlements établis
en matière d'octroi de crédits et la pratique des intérêts. Ce règlement est établi par les
banques centrales qui sont d'ordinaire les banques d'Etat.

1.3.3. RÔLE DES BANQUES ET INSTITUTIONS FINANCIERES

Le rôle joué par les banques et institutions financières est essentiellement un rôle économico-
financière.
13
BAUDHUIN, F., op.cit, 26
Dans son aspect économique, les banques et institutions financières jouent le rôle d'agents de
développement dans la mesure où elles collectent des fonds et les redistribuent soit pour
financer la consommation (crédits à la consommation) ou pour financer la production (crédits
à la production) en tenant compte de la politique économique du pays. Elles ont un grand rôle
dans la sélection des projets en fonction de leurs perspectives économiques.

L'octroi des crédits à l'exportation ou à l'importation par les banques aux entreprises présente
les effets positifs un peu plus décisifs non seulement sur la balance commerciale mais aussi
sur le PIB et la balance de paiement des nations.

L'aspect financier du rôle des banques et institutions financières réside en ce qu'elles sont une
source de secours financier pour les entreprises et pour l'Etat. Lorsque les entreprises
éprouvent le besoin en fonds de roulement et que l'Etat est en situation d'impasse budgétaire,
les banques et institutions financières leur fournissent les fonds dont elles ont besoin pour leur
fonctionnement.

Faisant appel public à l'épargne. Il s'agit du rôle de conseil, rôle de placement et rôle de
garantie.

CHAPITRE II : NOTION SUR LA TENUE DE LA COMPTABILITE

L’activité comptable de l’entreprise se caractérise par la répétition de très nombreux


enregistrements identiques, cette situation rend la mise en place d’une organisation
comptable. Dans cette section nous allons procéder à la définition de l’organisation comptable
de l’entreprise puis son importance et ses différents fondements.
2.1. Définitions de la tenue de la comptabilité

La tenue de comptable ou tenue de la comptabilité consiste à enregistrer toutes les


pièces comptables (factures d’achat ou vente, reçus, quittances, notes de frais…) de
l’entreprise, suivant la norme du plan comptable.

2.2. L’objectif de la tenue de la comptabilité

Le but de la tenue de la comptable est double :


Justifier de l’utilisation des fonds de l’entreprise et attester des opérations comptables
(achat, paiement des salaires, vente de biens ou service)

Répondre aux obligations légales de l’administration fiscale : tva, déclaration des


bénéfices, déclaration sur le revenu et de certaines caisses sociales.

La tenue comptable peut être faite au sein de l’entreprise elle-même (par un


comptable, une secrétaire, le dirigeant…) ou confiée à un cabinet d’expert-comptable.
La tenue comptable n’est pas difficile mais elle exige une certaine rigueur et implique
la collecte et l’émission systématique des pièces justificatives.

En effet, les pièces comptables sont les premiers éléments examinés lors d’un contrôle
financier (interne ou externe)
10 comptable
2.3. Processus d’enregistrement de la tenue

Etant donné que le processus de l’enregistrement des opérations en comptabilité reste


le même alors il est considéré comme un cycle qui comporte les phases suivantes:

 Détermination de toute transaction présentée.


 Préparation des documents de base qui justifient la transaction en question
comme le bon de commande ou une facture.
Traitement ainsi que le classement de la transaction en faisant la définition de
la quantité de la transaction concernée en ce qui concerne le coté monétaire
ainsi que la détermination des comptes influés.
 Passation de la transaction dans le journal convenable comme le journal de
ventes, le journal de débours ou même le journal général. Il faut noter que le
comptable est censé respecter l’ordre chronologique pour l’enregistrement des
opérations dans, les entrées.
 Passation des entrées de journal général au grand livre.

Les phases qu’on vient de citer sont toutes réalisées au cours de chaque exercice
comptable mais il y a d’autres étapes à exécuter à la clôture de chaque exercice
comptable qu’on indique comme suit:
 Élaboration du Bilan provisoire en vue de garantir l’équilibre entre les débits et
les crédits. En effet, on se contente juste de passer tous les comptes de grand
livre en indiquant les débits aussi que les crédits sans faire aucune régulation
par entrée. Le point le plus important à vérifier est l’égalité entre les débits et
les crédits cela ne prouve pas que les comptes sont bien exactes.

 Maintenant, il faut passer à la correction des erreurs constatés dans nle bilan
provisoire en vérifiant les omissions, le changement de comptes, les erreurs
d’addition et autres.
 Élaboration du réglage d’entrées pour faire l’enregistrement des montants
accumulés, reportés et évalués.
 Passation des entrées ajustées au grand livre.
 Préparation du bilan provisoire ajusté.
 Préparation des déclarations financières:

 La déclaration de revenu.
 Le bilan.
 La déclaration des bénéfices conservés.
 La déclaration de l’écoulement d’argent.

 Définition des entrées de la fin du journal qui constituent les comptes


11 les dépenses, les bénéfices et les pertes.
provisoires par exemple les revenus,
Ces comptes sont fermés à un compte provisoire de résumé de revenu dont
l’équilibre est transféré au compte de bénéfices conservés (le capital).
N’importe quelle dividende ou comptes de retrait sont aussi fermés au capital.

 Affichage des entrées de la fin aux comptes de grand livre.


 En vue d’assurer l’équilibre entre le débit et les crédits, il est essentiel de
préparer l’après bilan provisoire final et donc il faut afficher uniquement les
comptes permanents

Section 2 : étude de l’organisation comptable

« L’organisation comptable est une notion qui se rattache à la mise en place d’un système
comptable dans une entreprise, en d’autre terme, c’est la façon dont est organisée la
comptabilité d’une entreprise ». 14 En d’autre terme l'organisation comptable est un ensemble
de procédure administrative comptable mise en place dans l'entreprise pour satisfaire aux
exigences de régularité, de sincérité, assurer l'authenticité des écritures de sorte que la
comptabilité puisse servir à la fois d'instrument de mesure des droits et obligations des
partenaires de l'entreprise, d'instrument de preuve et d'information et de gestion.

2.2. Définitions de l’organisation comptable

L’organisation comptable peut être définie comme étant un ensemble de moyens humains,
matériels et financières indispensables et nécessaires pour le bon fonctionnement du service
comptable de l'entreprise et faciliter la meilleur compréhension du déroulement de ses
activités et ceux -ci à travers les opérations économiques.

2.3. Importance de l’organisation comptable

L’organisation de la comptabilité d'une entreprise et la régularité de la tenue de sa


comptabilité s'inscrivent dans l'organisation administrative d'ensemble de cette entreprise,
quant à la collecte des faits comptables à enregistrer, quant aux circuits d'informations quant
aux vérifications des faits d'exactitude et de vraisemblance, quant aux supports matériels mise
en œuvre. C'est-à-dire qu'une comptabilité régulière ne peut être construite que dans le bon
ordre organisationnel. Une comptabilité régulière :
Traduit correctement l’information comptable et ceci suppose préalablement le respect
des principes et des règles comptables ;
Facilite l’accès aux documents et aux opérations validées précédemment ;
Permet le contrôle exhaustif de la saisie des informations ;
(
Facilite la gestion comptable, etc. 12

2.4. Méthodes comptables

Il est important de connaitre les différentes méthodes comptables utilisées au sein d’une
entreprise pour évaluer ses opérations.
Les méthodes comptables sont la combinaison d’écriture permettant de présenter les faits
comptables ou la traduction en écriture d’un fait comptable.
On distingue plusieurs méthodes comptables ; notamment :

2.4.1. Méthode d’inventaire

Dans cette méthode, nous citons la méthode d'inventaire permanent et la méthode


d'intermittence d'inventaire.

Méthode de la permanence d'inventaire : consiste à un enregistrement


comptable des mouvements d'entrées et de sorties suivis de leur valorisation, elle permet de
connaître à tout moment des existants en quantité et en valeur.

Méthode d'intermittence de l'inventaire : consiste à un partage périodique

14
Madi N, Madi S, 2012, Organisation et évaluation comptable selon le nouveau système, cas de l’entreprise
Candia, mémoire de master en science de gestion, option CCA, université de Béjaia, p 31.
entre cette date et la date du précédent comptage.

2.4.2. Méthodes de valorisation des sorties des stocks

On distingue la méthode FIFO, LIFO, coût moyen pondéré (CMP) et les autres méthodes de
valorisation de stocks.

Méthode FIFO : Elle considère que les matières ou les produits entrés en premier
doivent être les premiers à la sortie. A la sortie de magasin, on évalue les matières ou les
produits aux coûts des entrées les plus anciens, par voie de conséquence, à la fin de la période,
le solde en magasin stock existant est en chiffre d'affaires au coûts des entrées les plus
anciens, par voie de conséquence, à la fin de la période, le solde en magasin stock existant est
en chiffre d'affaires au coût des entrées les plus récentes.

Méthode LIFO : Elle considère que ce sont les matières ou produits entrés les
derniers qui doivent être sortie les premiers. On évalue donc les sorties de magasin au coût
des entrés les plus récentes. Par voie de conséquence à la fin de la période, le solde en
magasin est chiffré au coût des entrées les plus anciennes.

Méthode de coût moyen pondéré : Cette méthode consiste dans son principe
à calculer pour chaque matière les marchandises, le coût moyen pondère en divisant le cout
total des entrées successive par leur quantité total et en appliquant ce coût ainsi déterminé au
sortie de la période considère.

Autres méthodes de valorisation de stocks : Ici, nous pouvons citer :


- Méthode du coût approché ou coût théorique ;
- Méthode du coût standard qui consiste à valoriser
13 toutes les sorties et toutes les
entrées au même coût ;
- Méthode du coût de remplacement au coût du jour ;

2.4.3. Méthode d'amortissement des immobilisations

Les différentes méthodes d'immobilisation sont les suivantes :


- Méthode linaire ou constante ;
- Méthode d'amortissement progressif ;
- Méthode d'amortissement dégressif ;
- Méthode d'amortissement proportionnel.

2.5. Le rôle de l’organisation comptable

Le rôle de l’organisation comptable consiste à :


- Observer le mouvement des opérations comptable de l’entreprise;
- Analyser et enregistrer les opérations effectuées par l'entreprise ;
-Classer les documents comptables ;
-Synthétiser et mettre à la disposition des dirigeants de l'entreprise.

2.6. L’objectif de l’organisation comptable

L’objectif de l'organisation comptable est d'avoir un vrai concepteur et praticien qui doit avoir
comme rôle de vulgariser les techniques des mises en place d'une organisation comptable et
d'un service comptable pour la meilleur réalisation des objectifs de l'entreprise, tout en
déterminant le résultat ,mensuel, trimestriel, semestriel et annuel. Elle permet d’offrir un
ensemble d’informations à ses partenaires à travers ses techniques et méthodes.

2.7. Les types de l’organisation comptable

2.7.1. L’organisation matérielle


15
Alain FAYEL et Daniel PERNOT (18) affirment que, pour l'entreprise, l'organisation
matérielle
se concrétise par :

L'adoption d'un plan comptable de l'entreprise établit par référence à celui du plan comptable
général ;
Le choix des supports de la comptabilité, c'est-à-dire les documents, les livres et d'une
manière générale tout ce qui permet, dans les conditions des conservations prescrites,
d'enregistrer des données de base et de prendre connaissance des informations ;
C'est le cas des ordinateurs, imprimantes, machines à calculer, machines à compter,
fournitures de bureau.

Le choix des Procédures et traitement ; c'est-à-dire le choix des méthodes et moyens qui
seront utilisés par l'entreprise pour que les opérations nécessaires à la tenue de la comptabilité
et à l'obtention des états financières prévus ou requis soient effectuées dans les meilleurs
conditions d'efficacité et au moindre coût sans pour autant faire obstacle au respect par
l`entreprise de ses obligations légales et réglementaires.

a. Un manuel d’organisation comptable


14
«Un document décrivant les procédures et l’organisation comptable est établis par le
commerçant dès lors que ce document est nécessaire à la compréhension du système de
traitement et à la réalisation des contrôles ». 16

Ce document décrit particulièrement l’organisation de la fonction comptable de l’entreprise,


les méthodes de saisie et de traitement des informations, les procédures comptables ainsi les
supports utilisés. C’est un document obligatoire pour toutes les entreprises.

b. Un plan comptable

Le plan comptable est un document sur lequel figurent tous les numéros de comptes de
l'entreprise, et définit leur contenu et précise les règles particulières de leur fonctionnement.
Aussi, le plan des comptes de chaque entreprise doit être suffisamment détaillé afin de
faciliter l'enregistrement, procède à la subdivision des comptes nécessaires pour ses activités
et qui puissent permettre l'établissement normal des états financiers et leur contrôle.

c. Les pièces justificatives

C’est un moyen de preuve, d’existence d’un fait comptable, « tout enregistrement comptable
précise l’origine, le contenu et l’imputation de chaque donnée ainsi que les références de la
pièce justificative qui l’appuient ».17 (20)

15
Alain F, Daniel P, 2002, comptabilité générale de l’entreprise, Editions DUNOD, Paris, P16
16
Ibid., P19
20) FRIEDRICH J-J, 2011, Comptabilité générale et gestion des entreprises, Editions Hachette, Paris, P 37.
17
la nature des pièces justificatives : elles peuvent être de nature :

-Externe ; les factures reçues des fournisseurs, relevés des comptes bancaires ;
-Interne à usage interne ; tableaux d’amortissement des immobilisations, livre de caisse,
fiche d’inventaire des stocks.
-Interne à usage externe ; factures envoyées aux clients, bulletins de paye…etc.

Délai de conservation des pièces justificatives : Les pièces justificatives doivent être
conservées pendant 10ans.
La forme de conservation : Le plan comptable général précise que les pièces
justificatives sont établies sur papier ou sur un support assurant la fiabilité ; la conservation et
la restitution en claire de son contenue pendant les délais recuis.
Sanctions en cas d'insuffisance des pièces justificatives : L'absence ou l'insuffisance
de pièces justificatives peut mettre en doute la valeur probante de la comptabilité et entrainer
le rejet de celle -ci. Le rejet de la comptabilité peut dans certains cas, notamment sur le plan
fiscal, avoir des conséquences très lourdes pour l'entreprise.

d. Le livre journal

C’est un registre obligatoire, permet à l’entreprise d’enregistrer de manière chronologique


toutes les informations (le nom des comptes, le libellé) au jour le jour et opération par
opération ; autrement dit ; c’est dire la raison de l’opération économique qui les sous-tend
(achat de matières, service) et même le document justificatif (facture numéro…).
Le livre journal est imposé au comptable car il peut être utilisé comme moyen de
preuve et son délai de conservation est de 10 ans.
Le livre journal doit être coté (numérotation des pages) et paraphé (signature pour
authentification) par le greffier du tribunal de commerce ou du tribunal de grande instance
statuant en matière commerciale. 15
Les erreurs doivent être corrigées par des écritures de contrepassation : on passe
l’écriture erronée en sens inverse pour l’annuler, puis on passe l’écriture correcte.

e. Le grand livre

Le grand livre constitue une première synthèse de la comptabilité qui regroupe tous les
comptes de l’entreprise 18(21). C’est un registre obligatoire alimenté par le report des écritures
au
journal, son délai de conservation est de 10ans.
Les écritures classées sont classées dans l’ordre du plan des comptes, il peut être détaillé en
autant de grands livres auxiliaires si le besoin s’en fait sentir (la plupart des entreprises
choisissent de disposer d’un grand livre général, d’un grand livre auxiliaire des clients et d’un
grand livre auxiliaire des fournisseurs… etc.).

f. La balance

La balance est une synthèse du grand livre, ce document reprend tous les comptes de
l’entreprise, il donne pour chaque compte le total de son débit, le total de son crédit et son
solde à la fin de l’exercice. Elle est un moyen de contrôle, la somme des mouvements
débiteurs doit être égale à la somme des mouvements créditeurs, si cette égalité n’est pas
vérifiée, cela signifie qu’il y a eu une erreur dans un ou plusieurs enregistrements (le non-

18
BELDI A, BUTIN G, LACROIX E, Comptabilité générale, éditions Paris, P 34.
respect de la partie double, écritures non équilibrées) ou erreur de calcul d’un solde ou de
totalisation. La balance doit être présentée mensuellement.

g. Le livre d’inventaire

Est un document obligatoire qui regroupe les données d’inventaire et sur lequel sont
enregistrés les documents de synthèse (bilan, CDR, annexe), son délai de conservation est 10
ans.

2.7.2. L’organisation humaine de la structure de la comptabilité

Nous y trouvons les personnages qui ne peuvent pas échapper à une bonne organisation
comptable humaine :

Le chef comptable : il conçoit le système comptable et assure la répartition et la


coordination des tables à exécuter.
Le comptable : il analyse les pièces d’origine et prépare les documents d’imputation
et traduit en écriture toutes les opérations et pièces comptables.
L’aide comptable : il enregistre les pièces comptables sur le livre comptable, il
collecte et classe les documents comptables, il établit les balances et contrôle la concordance
des journaux et des comptes aux documents d’origine externe.
L’expert-comptable : il s’occupe de feed back ; contrôle l’exactitude des écritures et
la conformité des procédures.
L’analyste financier : son rôle est de faire sur la base des états comptable le
diagnostic de santé financière de l’entreprise.
Le caissier : il procède au payement et aux encaissements sur présentation des pièces
justificatives. 16
Le secrétaire : il est chargé de l’organisation administrative de la fonction comptable.
L’huissier : chargé de petits travaux et course.

2.7.3. L’organisation temporelle

L’organisation temporelle de la comptabilité se distingue en différentes étapes successives :

a. Les travaux quotidiens

Les travaux quotidiens sont relatifs aux opérations réalisées avec les clients et les
fournisseurs. Ils concernent en premier lieu les factures émises et les règlements reçus, et en
second lieu les factures reçues et les règlements émis. Ces quatre opérations constituent
l’essentiel du travail comptable journalier et sont enregistrées informatiquement dans le
journal puis dans le grand-livre à partir de pièces justificatives (facture, bons de commande,
chèques, déclarations, bulletins de paye…) Datées fiables. 19(Ces travaux constituent
l’essentiel du travail comptable journalier et se rattachent généralement aux éléments suivants:
Collecter les documents de bases (les pièces justificatives) ;
Prévoir l’imputation comptable ;
Effectuer la saisie des écritures à partir des documents de base.
En effet, ces travaux sont relatifs aux opérations réalisées avec les clients et les fournisseurs.
19
Cyrille M, Beysul A, 2013, comptabilité générale de l’entreprise ; instruments et procédure, éditions Boeck,
3éme éditions, Belgique, p33.
b. Les travaux mensuels

Ces travaux sont relatifs à la comptabilisation et au règlement des salaires et de la TVA, ainsi
qu’à l’établissement de la balance de contrôle.

c. Les travaux annuels


Ces travaux visent à clôturer et à certifier toutes les opérations survenues durant la période de
l’exercice comptable. Ils sont organisés suivant trois temps forts :
Contrôle des comptes ;
Ecriture d’inventaire ;
Elaboration des états financiers.

2.7.4. L’organisation fonctionnelle

Cette organisation comprend deux parties :


- Organisation externe : elle s’intéresse à la structure organique de l’entreprise ;
- Organisation interne : qui s’intéresse à la structure interne du service comptable.

a. L’organisation externe

Elle permet d’assurer la coordination entre, d’une part le service comptable et d’autre part, les
trois principaux services de l’entreprise (le service commercial, le service administratif, le
service technique).

Rapport avec le service technique :l’organisation comptable dans ce cas se traduit


17 permettre à la comptabilité de saisir les
par la mise en place des moyens nécessaires devant
informations quantitatives relatives aux prélèvement des matières premières et à la
fabrication, au stockage des produits fabriqués et leur sortis, et à la rémunération des
machines de production et autres équipements y afférents.

Rapport avec le service administratif : la comptabilité doit être aussi organisée de


manière à permettre la saisie des charges administratives et des opérations financières.

Rapport avec le service commercial : les magasins doivent être groupés en tenant
compte des nécessités de distribution active et économique des matières, de l’emploi
méthodique des emplacements et des dispositions du plan comptable, en :
- Magasin marchandise ;
- Magasin matières à transformer ;
- Magasin matières accessoires ;
- Magasin matières auxiliaires à consommer ;
- Magasin des emballages ;
- Magasin des produits semi-finis ;
- Magasin des produits finis.
Le chef magasinier doit connaitre le plan comptable au même titre que tous les employés de la
comptabilité.

b. L’organisation interne

Cette organisation s’attache à la structure interne des services comptables qui peuvent
comprendre en son sein :
- La comptabilité générale centrale ;
- La comptabilité fournisseurs ;
- La comptabilité clients ;
- La comptabilité magasin ;
- La comptabilité analytique ;
- La facturation ;
- La caisse ;
- La trésorerie ;
La liste n’est pas exhaustive car l’organisation comptable interne dépend de la nature et de la
taille de l’entreprise.

2.8. Le schéma de l’organisation comptable

La représentation du schéma s’effectue en suivant les étapes ci-dessous

Figure n° : organisation comptable

Pièce (1) livre-journal Facture d’achat, double


justificatives des factures de ventes, souches de Travaux quotidiens
(1)
cheque, pièce de caisse, double des
bulletins de paie…

18
(2) livre-journal Enregistrement
chronologique des opérations de
(2) Livre-Journal
l’entreprise

(3) livre-journal Report des opérations


(3) Grand- Livre Travaux mensuels
du journal

(1) livre-journal(1) livre-journal


(4) balance
(4) livre-journal Regroupement des
comptes (le plus souvent mensuel)
Travaux de fin
Etablissement des états financiers d’exercice

Bilan, compte de résultat


Source : Perrin M, goupil C, fiche de comptabilité générale, Edition ellipses, 2013,P45

2.9. Les règles fondamentales de l’organisation comptable selon SYSCOHODA

Ces règles sont applicable pour toutes les sociétés et qui portent sur :
- La comptabilité est tenue en monnaie nationale ;
- Contrôler par inventaire l’existence en quantité et en valeur des éléments d’actif et du
passif en vue d’élaborer des états financiers ;
- Toute entité doit déterminer les procédures nécessaires de la mise en œuvre de son
organisation comptable permettent le contrôle interne et externe ;
- Employer la technique de la partie double garantissant l’égalité arithmétique des
mouvements ‘débit’ et des mouvements ‘crédit’ des comptes et des équilibres qui en
découlent ;
- Permettre pour chaque enregistrement comptable d’en connaitre l’origine, le contenu,
l’imputation du mouvement, la qualification sommaire ainsi que les références de la
pièce justificative ;
- S’appuyer sur des pièces justificatives datées, conservées, classées dans un ordre
définie susceptibles de servir de moyen de preuve et portant les références de leur
enregistrement en comptabilité ;
- Respecter l’enregistrement chronologique des opérations et garantir l’intangibilité des
enregistrements ;
- Toute entité doit tenir un livre journal, un grand livre et un livre d’inventaire, les deux
premiers sont détaillés en autant de journaux et de livre auxiliaires ;
- Tenir une comptabilité manuelle ou au moyen du système informatique ;
- Permettre un contrôle comptable fiable et préventif des erreurs et des fraudes afin de
protéger le patrimoine en utilisant des logiciels servant à interdire toute modification.
Au terme de ce chapitre nous avons mis en évidence la notion de la comptabilité et de
l’organisation comptable, ainsi l’organisation interne de la fonction comptable. Cette dernière
est matérialisée par le système comptable, c’est ce qu’on tentera d’étudier dans le deuxième
chapitre, ainsi que les traitements comptables effectués pour une bonne organisation du
service de la comptabilité.

Section 3 : Les systèmes comptables

Notion 19
L’organisation interne s’intéresse à la structure interne du service comptable qui est
matérialisée par le système comptable. Nous appelons système comptable tout ensemble
organique des registres ou document permettant l'inscription chronologique des faits que la
comptabilité en a pris connaissance généralement.Dans ce chapitre on traitera de différents
systèmes comptables (système classique,système centralisateur, système informatisé) de
l’entreprise et leurs caractéristiques, ainsi les traitements comptables et leurs procédures.

« On appelle système comptable l’agencement des principaux documents utilisés en


comptabilité, c’est- à dire leur forme, leurs tracés et la manière dont on s’en sert » 20).
En d’autre terme « c’est un système de traitement des données …il rassemble des documents
tels les registres comptables, les pièces justificatives, les états financiers. Les procédés utilisés
pour l’enregistrement des transactions et l’établissement des états financiers sont également
des éléments d’un système comptable »( . 21

Il existe trois types de systèmes :

1.1. Le système classique

Il est considéré comme un système de base d’organisation (comptabilité manuelle) le plus


ancien, il représente beaucoup de limites vue le nombre élevé d’enregistrement parmi ces
limites; un seul support utilisé pour toutes les opérations quotidiennes c’est pour cela qu’il est

20
Michel Couetoux, Comptabilité Générale, 3éme Edition, Paris, Page 213.
21
Fernand Sylvain et Alli, Initiation à la comptabilité financière et administrative, 2éme Edition Paris, Page 15
très vite délaissé.

Pour mieux comprendre le système classique on peut développer les étapes cité ci-dessus :
Enregistrement au journal, au jour le jour, des opérations comptables ;
Report dans le compte de chaque opération ;
Etablissement des documents de synthèse à partir de la balance.
Le livre de base du système classique est le journal.

1.1.1. Article du journal

Chaque opération est enregistrée dans un article dite aussi écriture du journal.
Chaque article comporte :
La date.
Un ou plusieurs comptes débités.
Un ou plusieurs comptes crédités.
Le libellé de l’écriture.
Les pièces justificatives (facture, bon de commande,…etc.)
Remarque pratique : les documents enregistrés au journal doivent être identifiés par
l’inscription du numéro de compte d’enregistrement.
Ils doivent être classés selon l’ordre d’enregistrement au journal.
Le journal général est un livre coté et paraphé par une autorité administrative
compétente.
Documents pièces
justificatives
Le journal
Le grand livre
La balance
20
1.1.2. Le grand livre

Le grand livre est le registre qui renferme tous les comptes de l’entreprise

a. Formes du grand livre 22

Grand livre sur feuillets cousus : le grand livre peut être un registre relié,
comme le journal. Son maniement est alors souvent difficile en raison de ses dimensions
imposantes et de son poids. Comme il est impossible de prévoir à l’avance des comptes à
ouvrir, les nouveaux comptes doivent prendre place à la fin du registre et dérèglent le
classement. Le nombre de pages réservé à l’avance à chaque compte est fixé arbitrairement.
Quand l’espace pour un compte est insuffisant, on doit continuer ce compte dans un ʺvideʺ du
grand livre ou avoir recours à un autre registre, ce qui compromet gravement le classement
prévu.

Le grand livre à feuillets mobiles : chaque compte est tenu sur un feuillet
indépendant. Tous les feuillets sont classés dans une reliure démontable.
Un système de blocage peut être mis en place pour maintenir solidairement les feuillets de
cette reliure. Certains dispositifs ferment à clé : il est alors impossible de modifier la
composition du grand livre en l’absence du responsable de la comptabilité qui détient la clé.
Le classeur est acquis une fois pour toutes. Les feuillets sont échangés tous les ans.
22
A. BELDI, G.BUTIN, E.LACROIX, Comptabilité générale, édition Paris, P 33.
Grand livre tenu sur fiches : les fiches sont classées dans une boite
rectangulaire appelée Fichier. Le nombre de fiches peut être élevé. La manipulation est encore
plus facile que celle des Feuilles mobiles. Pour limiter les risques de vol, de déclassement ou
de perte, le fichier peut fermer à Clefs. Des guides intercalés entre les fiches facilitent le
classement entre des comptes. L’usage des grands livres tenus sur fiches exige des qualités
d’ordre et de méthode.

b. Reports du journal au grand livre

L’inscription au grand livre comprend essentiellement :


La somme ;
La date de l’opération;
La page du journal ou l’opération se trouve inscrite ;
Le libellé ou le folio qui permet facilement de trouver le libellé dans le journal.
Le travail matériel de report : le travail matériel est effectué périodiquement.
On procède avec ordre et méthodes, car cette tâche, simple en elle-même, et parfois à
l’origine de nombreuses erreurs.

(Méthode de travail : on cherche dans le grand livre le premier compte inscrit


dans le journal et non reporté. On reporte toutes les écritures du journal qui intéressent ce
compte. Pour éviter les risques d’erreurs, il vaut mieux reporter tous les débits du compte,
puis tous les crédits.
Quand on a terminé ce travail, on reprend le journal à la première page et on prend le
deuxième compte. On reporte au grand livre les écritures qui l’intéressent, puis on passe au
troisième compte et ainsi de suite…
Cette méthode se conçoit logiquement car si l’on 21 change de compte, pour chaque report, il
faudrait feuilleter constamment le grand livre :
Le travail serait plus long et plus difficile et les risques d’erreurs seront agrandis.
Chaque report au grand livre est indiqué dans le journal par une marque (croix ou trait oblique
au crayon) placé en face du compte reporté, dans les colonnes des sommes. Une fois le solde
des comptes du journal est reporté sur le grand livre, on arrête les comptes.
L’arrêt des comptes : on totalise la colonne qui contient le plus de sommes, on
trace un trait d’addition et on écrit le total sur la ligne suivante. On trace dans l’autre colonne
sur la même ligne, un trait et on inscrit le total sur la ligne suivante. Si le compte n’est pas
soldé, on tire le solde et on inscrit dans la colonne de somme dont le total est le plus faible en
précisant s’il est créditeur ou débiteur. Le total est inscrit avec une couleur différente de celle
ayant servi pour effectuer les reports. Remarques concernant ce système
- C’est seulement après le report au grand livre que le comptable peut effectuer le
rapprochement bancaire, tâche essentielle pour une comptabilité.
Il est de même pour la caisse, c’est seulement après le report au grand livre que le
comptable peut vérifier les avoirs en caisse.
Pour éviter ces inconvénients majeurs, l’entreprise peut tenir un brouillard de caisse et
un brouillard de banque.
- La répartition des tâches comptables n’est pas facile car le système repose sur un
document unique qui est le journal.

1.1.3. La balance

La balance comporte tous les comptes, y compris ceux qui sont soldés en fin de période.
Pour établir une balance, le comptable doit :
- Inscrit les soldes d’ouverture des comptes du bilan;
- Totalise dans le grand livre les soldes des mouvements de l’exercice inscrites de
chaque côté de chacun des comptes. Le total est inscrit avec une couleur différente de
celle servi à la tenue de ces comptes ;
- Totalise les soldes d’ouverture et les mouvements de l’exercice ;
- Classe les comptes selon l’ordre du plan des comptes de l’entreprise ;
- Reporte le grand livre sur la balance et totalise les mouvements et les soldes.

1.1.4. Les caractéristiques du système classique

Une comptabilité tenue selon le système classique présente les caractéristiques suivantes :
Enregistrement chronologique des opérations dans le livre journal ;
Report quotidien des écritures du livre journal dans les comptes du grand livre ;
Etablissement périodique de la balance des comptes.

1.2. Le système centralisateur

« C’est la nécessité de réduire les délais de traitement des informations comptables pour
améliorer la gestion des entreprises et la nécessité d’une division du travail dès que
l’entreprise dépasse le stade artisanal ont conduit les comptables à imaginer un autre système
qui permet d’éviter les inconvénients du système classique » 23(27).
C’est le système le plus couramment mis en place dans les entreprises, et le système de
référence de tous les logiciels comptables.

1.2.1. Présentation du système centralisateur


22
Les documents comptables sont enregistrés sur des journaux appelés journaux auxiliaires qui
ne sont qu’un fractionnement du journal général.
Lorsque l’entreprise opte pour le système centralisateur, elle doit établir un document qui
décrit l’organisation comptable chaque type d’opération est regroupé sur un journal auxiliaire.
Chaque journal se compose :
- D’un compte support qui sera toujours mouvementé, ce compte donne son nom au
journal auxiliaire ;
- En contrepartie de ce compte-support, un ou plusieurs comptes crédités ou débités
selon le cas dans les colonnes de contrepartie. On réserve souvent les deux dernières
colonnes aux divers comptes dont le fonctionnement relativement rare ne nécessite pas
la réservation d’une colonne spéciale.
(
D’après ce schéma, l’organisation du système centralisateur comprend ainsi deux degrés :

La comptabilité auxiliaire aux premiers degrés :

L’enregistrement des opérations dans les journaux auxiliaires, les journaux


divisionnaires résultent de l’éclatement du journal classique. Chacun d’eux est spécialisé dans
une catégorie d’écritures par nature. Leur nombre peut varier suivant l’importance et la
diversité des écritures.
Les reports des écritures dans les grands livres auxiliaires, leur situation étant ainsi
constamment à jour.

23
Daniel P, Alain F, Comptabilité générale de l’entreprise, Edition Dunod, Paris, P84.
La comptabilité générale ou centralisatrice ou du second degré :

Totalisation et centralisation des journaux divisionnaires, chaque journal divisionnaire


est centralisé périodiquement en un seul article au journal général (au minimum une fois par
mois). Ce journal général constitue le livre journal obligatoire.

Les reports du journal général au grand livre général.

L’établissement de la balance.

1.2.2. Les journaux auxiliaires

L’entreprise peut avoir autant de journaux auxiliaires que nécessite son organisation
comptable.

Les journaux les plus utilisés sont les suivants :


- Journaux de caisse ;
- Journal des achats ;
- Journal des ventes ;
- Etc.

Certaines opérations concernent deux comptes supports risquent d’être enregistrées deux fois,
ce qui peut fausser le résultat comptable. Pour pallier cet inconvénient deux procédés peuvent
être utilisés :

L’utilisation des comptes de virement interne


Les comptes de virements internes sont utilisés
23lorsqu’une opération concerne deux journaux
auxiliaires utilisés dans l’entreprise.
Pour éviter le risque de double enregistrement, il est indiqué l’utilisation des comptes de
virements internes.

L’inscription de l’opération dans un seul journal auxiliaire


Cette méthode enlève au système centralisateur l’un de ses principaux avantages à savoir celui
de la rapidité de l’information et favoriser les erreurs.

1.2.3. Tracé des journaux auxiliaires (JA)

Pour trouver le tracé d’un J.A il suffit d’envisager l’article du journal classique résumant la
catégorie d’opérations groupées au journal auxiliaire pour en déduire le tracé de celui-ci.
Les tracés des journaux auxiliaires doivent comporter :
La date ;
Le libellé ;
Les comptes à débiter ;
Les comptes à créditer.
Le journal des opérations diverses peut être tenu selon la même forme que le journal général.

1.2.4. La centralisation des journaux auxiliaires

a. Périodicité
La centralisation des journaux auxiliaires dans le journal général doit être faite au moins
mensuellement.

b. Techniques de centralisation

Doit être centralisé l’ensemble récapitulatif des mouvements de chaque compte ouvert dans
les journaux auxiliaires. Chaque journal auxiliaire fait l’objet d’une ou plusieurs écritures au
journal général.
Si le journal général des opérations diverses est tenue selon la même forme qu’un journal
général, toutes les écritures qui s’y trouvent sont portées au journal général.

1.2.5. Le fractionnement du grand livre

Au lieu de reporter les enregistrement des JA directement au Grand Livre, l’entreprise divise
ce dernier en plusieurs subdivisions dites « Grand Livre Auxiliaires (G.L.A) » qui regroupent
les comptes individuelles des tiers, on aura, par exemple, un Grand Livre des clients, un
Grand Livre des fournisseurs, etc. Ainsi, les comptes individuels de clients sont regroupés
dans un « G.L.A des clients» L’alimentation des G.L.A se fait en reportant les écritures
enregistrées dans les J.A et qui concernent les comptes individuels des G.L.A
quotidiennement dans les G.L.A intéressé.

1.2.6. Les caractéristiques du système centralisateur

L’organisation comptable suivant le système centralisateur se caractérise par :


- La notation des opérations dès leur origine dans les journaux auxiliaires oudivisionnaires ;
- La comptabilisation périodique par écritures globales au journal ;
- La division du grand livre en grands livres auxiliaires, avec l’emploi d’un grand livre
général regroupant les comptes collectifs et généraux.
24
1.3. Le système informatisé

Les systèmes informatiques actuels, sur lesquels nous insisterons d’avantages, sont une
évolution du système centralisateur. La tenue de la comptabilité d’une entreprise sur système
informatique, système relativement récent, présente d’importants avantages à savoir (28)
- Tout d’abord, ce système de par ses techniques facilite le travail comptable, ce qui
signifie une plus grande rapidité dans la production et l’information et une plus grande
fiabilité.
- Ensuite, il offre une meilleure adaptation aux besoins en gestion interne (possibilité de
production d’informations détaillées répondant à des besoins précis).
- Enfin, il permet de mettre en oeuvre un système de gestion intégrée.
Tous ces éléments militaient vers la généralisation de l’informatique, la balance des avantages
et des coûts lui étant de loin très favorable.
Ainsi, l’organisation de la comptabilité tenue au moyen de système informatisés implique
l’accès à la documentation relative aux analyses, à la programmation et à l’exécution des
traitements, en vue, notamment, de procéder aux tests nécessaires à la vérification des
conditions d’enregistrement et de conservation des écritures.

1.3.1. Organisation comptable nécessitée par l’utilisation de l’informatique

a. Plan des comptes de l’entreprise

L’entreprise doit élaborer son plan comptable général codifié. Le code ainsi attribué à chaque
compte sera le seul critère d’analyse retenu par l’ordinateur.
Les écritures sont classées en fonction du code qui leur est attribué.
Ce plan des comptes n’est pas figé, l’entreprise peut le modifier :
- Soit en le complétant par l’ouverture de nouveaux comptes ou sous comptes.
Journaux Grand livre Balance Etc.
- Soit en procédant au remplacement d’un compte par sa suppression dans un premier
temps et l’ouverture d’un nouveau compte dans un deuxième temps.
La codification des comptes comprend au minimum quatre chiffres (29)
Le code classe1
Le code compte principal 2
Le code compte 3
Le code sous compte 4

1.3.2. Les plans comptables clients et fournisseurs

Le suivi des clients et fournisseurs par des comptes individualisés nécessite la mise en oeuvre
d’un plan comptable clients et d’un plan comptable fournisseurs. Les mécanismes régissant
les deux plans sont semblables : sur un répertoire alphabétique on affecte un certain nombre
de comptes par lettre.

Pour éviter l’ouverture de plusieurs comptes pour un même client ayant plusieurs noms, le
comptable doit avoir une méthode de travail constante. La méthode consistant dans
l’inscription des différents noms du même client dans les lettres respectives en renvoyant à la
lettre principale, permet d’éviter l’ouverture de plusieurs comptes pour un même client.

1.3.3. L’informatique avec la tenue de bordereaux de saisie

25se faire directement ou sur la base de


La saisie des informations par l’ordinateur peut
bordereaux de saisie. La tenue de ces bordereaux en deux exemplaires constitue, à notre avis,
une bonne sécurité dans le cas du traitement par un tiers, leur présentation est très variable
d’un système à un autre.
Tableau n° : exemple de bordeau

Date Code Libellés Montants contrepartie


Débit crédit

Source : HAMMAN moussa, comptabilité générale, Edition le savoir, Algérie, 2011, P.246

1.3.4. Informatique saisie sans papier

En pratique, la saisie informatique s’effectue directement sur écran, la sous-traitance n’existe


plus aujourd’hui. La saisie directe sur écran à partir des pièces justificatives peut, selon la
conception de l’application informatique, donner lieu à une feuille d’imputation restituant
chacune des écritures saisies sur un support papier (généralement avec une numérotation
séquentielle) à attacher à la pièce justificative de base. En l’absence d’une telle restitution, le
comptable doit porter sur la pièce justificative saisie les
comptes mouvementés.

Mais dans tous les cas de figure, l’ordinateur doit restituer par journal divisionnaire un
document dit «Journal général » présentant les écritures saisies dans l’ordre chronologique et
celui de la saisie, le total mensuel des mouvements de ce journal est porté dans le journal
général coté et paraphé. Le transfert des écritures saisies peut aussi s’effectuer d’un ordinateur
à un autre ordinateur ou d’un site à un autre site (d’une ville par exemple ou d’un pays à un
autre) sans papier par simple transmission téléphonique, via des lignes par satellite.

1.3.5. Informatique intégrée

L’apport de l’informatique à la gestion comptable et à l’amélioration des performances des


processus de réalisation des activités de l’entreprise en général et des activités comptables en
particulier est tel que l’ordinateur sera de plus en plus au coeur des activités comptables.
L’informatique intégrée est une informatique qui réalise la traduction automatique des
activités opérationnelles en écritures comptables. Ainsi, les factures de ventes génèrent
automatiquement la zone hors saisie écritures du journal ventes. Il en est de même de la paie,
des entrées de matières ou produit en magasin, etc. Plus l’informatique est intégrée, plus le
travail comptable se trouve allégé et se déplace des tâches pénibles vers les travaux de
justification, d’analyse et de contrôle qui nécessitent plus de qualification et font appel à plus
d’intelligence24 ).

Aussi, une informatique performante semble-t-elle aujourd’hui constituer l’indispensable


accompagnateur du comptable pour qu’il soit en mesure d’assumer concrètement certains
choix qui comptent parmi les meilleurs qu’offre
26le nouveau système comptable.

1.3.6. Les avantages de l’informatique

Ce n’est pas par hasard que 99% des comptabilités se trouvent aujourd’hui informatisées. Si
l’informatique domine le travail comptable, c’est parce qu’elle offre des avantages qui sont
nettement supérieurs aux coûts qu’elle engendre.
Au nombre des avantages de l’informatique, il est possible de citer :
La rapidité d’élaboration des états financiers par la suppression des travaux de reports
et d’élaboration matérielle du grand livre et de la balance générée automatiquement
par la machine ;
La fiabilité arithmétique des systèmes informatiques ;
Les facilitations des travaux de justification et d’analyse comptables ;
La possibilité de partager le travail comptable ;
La possibilité d’intégrer la génération des écritures comptables, ce qui allège
considérablement les travaux comptables.

1.3.7. Les caractéristiques du système informatisé

Son caractéristique fondamentale est :


24
(30)Fernand Sylvain et Alli, Initiation à la comptabilité financière et administrative, 2éme Edition Paris, Page
32.
Seule la première opération d’enregistrement est saisie ;
Toutes les autres opérations :
Report au grand livre ;
Etablissement de la balance ;
Etablissement du bilan et du compte de résultat ;
Se font automatiquement, sans aucune intervention humaine, ni risque d’erreurs, ni aucune
perte de temps.

1.3.8. Les diverses architectures du système informatisé

Le système informatisé est composé de trois architectures qui sont :

a. Comptabilité générale autonome

Les données proviennent des autres applications sous forme de supports magnétique
(disquettes, par exemple) ou de support papier. Les autres opérations sont saisies directement
à partir des pièces comptables. Le service comptable exerce ainsi un contrôle direct sur toutes
les données saisies.25
(

b. Comptabilité semi-intégré

Dans une comptabilité semi-intégré et à fort théorie et voir une comptabilité intégré
La saisie ne se effectue plus uniquement sur les pièces de base (justificatif) elle se fait à partir
des événements réelles soit automatiquement soit par des personnes qui en générale ne sont
pas des comptables.
27
c. Comptabilité intégré

Dans une comptabilité intégrée les modules comptables sont difficiles à distinguer des
modules dits opérationnels. Les écritures comptables sont un sous-produit des opérations
traitées en amont. La pièce justificative et l’enregistrement comptable correspondant sont
alors séparés par un processus long et parfois difficile à comprendre. Leurs principales
caractéristiques sont résumées dans le tableau ci-dessous. Le tableau suivant résume les
diverses architectures du système informatisé :

Tableau n° : les types du système informatisé

Types de système Architecture Organisation de la Taille de l’entreprise


Informatique comptabilité
Comptabilité Micro-ordinateur Saisie manuelle Petite
autonome autonome centralisée. axe
Progiciel comptable juridique et fiscal
Comptabilité semi Mini-ordinateur Génération Moyenne à grande
intégré Réseau local automatique des
Application écritures comptable.
fonctionnelles Axe réglementaire et
interfacées gestion
Comptabilité intégré Architecture client- Saisie unique des Très grandes

25
Grenier C, Bonnebouche J, 1998, Système d’information comptable, éditions Foucher, Paris, P337.
serveur. évènements. Axe
Applications d’analyses multiples.
intégrées.
Source : grenier C, bonnebouche J, 1998, système d’information comptable, éditions foucher,
paris, P336.

Le tableau ci-dessous présente les trois systèmes comptables expliqués précédemment en


précisant pour chacun son cas d’étatisation et le cas d’échéant :

Tableau n° : récapitulatif des systèmes comptables

Les différents systèmes Cas d’étatisation Cas d’échéant


Système classique Petite entreprise Enregistrer et classer les
pièces comptables
chronologiquement (base de
comptabilité)
Système centralisation PME et grand entreprise Réduire les délais de
traitement des opérations
comptable
Système informatisé Entreprise ayant des moyens Amélioration des
élevés performances des processus
des réalisations des activités
comptable de l’entreprise
Source : Ben Berkane Z, Ibriche S., l’organisation interne du service comptable dans une
entreprise mémoire, 2017, P58.

28

2. Les traitements comptables

La comptabilité doit être absolument fiable, non seulement pour informer correctement le chef
d’entreprise, mais aussi, et c’est primordial, parce qu’elle est toute sa force probante et sa
valeur juridique vis-à-vis de tous les tiers avec qui l’entreprise est en relation.
Elle est donc soumise à des obligations légales strictes, et elle doit être organisée de façon à
faciliter le travail d’enregistrement, d’établissement des états annuels de synthèse et de
contrôle. Il en résulte :
Sur le plan juridique : l’obligation de tenir certains livres et d’appuyer les écritures
comptables sur des pièces justificatives
Sur le plan organisationnel : de prévoir une organisation et des procédures permettant
de respecter les règles juridiques.

2.1. Les méthodes d’enregistrement comptable

Avant de procéder a la création de tous documents comptable ; il convient d'examiner la


périodicité des faits comptables. Les opérations habituelles feront l'objet d'enregistrement
dans les journaux auxiliaires qui les concernent.
Les opérations occasionnelles ou a périodicité longue nécessiteront la création d'un journal
auxiliaire des opérations diverses.
Les opérations de clôture seront directement passées au journal centralisateur.
Les comptes seront dans les grands livres ou mieux sur fiches et leurs totaux repris dans les
balances. Il doit aussi être établi des comptes annuels à la clôture de l'exercice au vu des
enregistrements comptables et de l'inventaire.
Ces comptes annuels comprennent le bilan ; le comptes de résultat et une annexe ; ils forment
un tout indissociable.
Ces comptes annuels doivent être réguliers ; sincères et donner une image fidèle du
patrimoine ; de la situation financière et du résultat de l'entreprise.
Cet objectif assigné à la comptabilité passe notamment :
- D'une part le respect du référentiel comptable ;
- Et d'autres part par l'utilisation a bon essaient de l'annexe aux comptes annuels qui
complète et commente l'information donnée par le bilan et le compte de résultat ;
Ainsi l'établissement des comptes annuels doit être précédé :
- D'un enregistrement affectant le patrimoine de l'entreprise
- Et d'un contrôle par inventaire ; au moins une fois tous les douze mois ; de l'existence
et de la valorisation des éléments actifs et passifs du patrimoine.

2.2. Les étapes d’enregistrement

La comptabilité générale (comptabilité financière) est un système d'organisations dans lequel


un individu appelé comptable se propose d'observer, d'analyser, d'enregistrer, de classer, de
synthétiser afin de renseigner. L'étude de ces étapes du travail du comptable nous permettra
de mieux appréhender en quoi consiste la comptabilité.

2.2.1. Enregistrement au journal 29


Le compte est le document principal de l’enregistrement comptable, puisqu’il récapitule
toutes les informations concernant un type particulier d’opérations.
Les comptes seraient suffisants pour tenir une comptabilité cependant des contraintes légales
et pratiques conduisent à tenir un autre document : le journal.
« Le journal est un document obligatoire imposé par le code de commerce. Les opérations y
sont enregistrées chronologiquement. Selon le principe de la parte double, le total de la
colonne des débits doit être égal au total de la colonne des crédits. »26
Chaque opération donne lieu à un article du journal.
- Article simple : deux comptes maximum, l’un est débité, l’autre est crédité.
- .Article composé : plusieurs comptes au débit et au crédit.
(32) L’article est composé de 8 éléments :

1) La date de l’opération ;
2) N◦ du compte débité ;
3) N◦ du compte crédité ;
4) Nom du compte débité ;
5) Nom du compte crédité ;
6) Montant du débit ;
7) Montant du crédit ;
8) Libellé.

Le principe de la partie double

26
Perrin M, Goupil C, 2012, Fiche de comptabilité générale, éditions Ellipses, P26.
Les écritures sont passées selon le système dit " en partie double ". Dans ce système, tout
mouvement ou variation enregistré dans la comptabilité est représentée par une écriture qui
établit une équivalence entre ce qui est porté au débit et ce qui est porté au crédit des
différents comptes affectés par cette écriture.
Les comptes enregistrent en valeur monétaire les mouvements des opérations :
- Mouvements qui augment la valeur des comptes ;
- Mouvements qui diminuent la valeur des comptes.
Le mécanisme de la partie double peut également s’expliquer à partir de l’égalité
fondamentale étudiée précédemment 27 :

Résultat = produit – charges = actif – passif


(33)

Compte de résultat Bilan


D’ où la relation suivante :
Charges + actif = produits + passif

2.2.2. L’enregistrement dans le grand livre

Le grand livre est un document obligatoire rassemblent les comptes schématiques dites « en

« Le compte est la plus petite unité retenue pour le classement et l’enregistrement des
mouvements comptables. Les opérations sont enregistrées dans les comptes dont l’intitulé
correspond à leur nature. C’est une fiche comptable qui représente un élément du patrimoine
ou de l’activité de l’entreprise. »28 (34)

Tout enregistrement dans ces comptes se fait à partir d’un document (exemples : bulletins de
paye, facture chèques …).et selon le « principe
30de la partie double » qui doit satisfaire la
relation suivante :
(
D N◦ du compte et intitulé du compte C
Débit Crédit
Par convention :
- Un emploi se note au débit : cela s’appelle « débiter » un compte.
- Une ressource se note au crédit : cela s’appelle « créditer » un compte.
- Calculer le « solde » d’un compte c’est faire la différence entre total du débit et le total
du crédit.
C’est un « solde débiteur » lorsque le total du débit est supérieur au total du crédit.
C’est un « solde créditeur »lorsque le total du crédit est supérieur au total du débit.
C’est un « solde nul » lorsque le total du débit est égal au total du crédit.
A l’arrêté d’un compte, le solde se trouve du coté opposé à sa nature.
A l’ouverture d’un compte, le solde se trouve du coté de sa nature.

2.2.3. La balance des comptes

La balance est un tableau récapitulatif de tous les comptes, elle permet la vérification
arithmétique « débit=crédit » et « soldes débiteurs= soldes créditeurs »29 .
La balance n’est pas obligatoire, mais elle constitue néanmoins un document incontournable,
27
VANDESMET R, 2014, Pratique de la comptabilité, finance, gestion, GERESO éditions, France, P68

28
HAMMAM Moussa, 2011, Comptabilité générale, édition le savoir, Algérie, p45.
29
CLAVERANNE J-P, DARNE J, 1991, comptabilité et entreprise, Ed Economica, P75.
en tant que :
- Instrument de contrôle arithmétique du respect de la partie double ;
- Instrument de révision ;
- Instrument d’établissement des comptes annuels.
La balance joue un rôle essentiel dans le système d’organisation comptable, qui peut se
décomposer en quatre grandes étapes successives :
Enregistrement des opérations au journal, d’après les pièces justificatives et selon un
ordre chronologique ;
Report des montants enregistrés au journal dans les comptes du grand livre ;
Contrôle et synthèse des enregistrements à l’aide d’une balance établie à partir du
grand livre ;
Etablissement des documents de synthèse à partir de la balance. 30
Dans sa présentation courante, pour chacun des comptes (classés dans l’ordre du plan des
comptes du SCF), la balance fait apparaître :
- Le numéro du compte ;
- L’intitulé du compte
- Le total des débits
- Le total des crédits
- Le solde du compte qui apparait dans la colonne « solde débiteur » ou solde
créditeur » selon le cas.

2.3. Etablissement les états de synthèse

Les états financiers annuels comprennent le Bilan, le Compte de résultat, ainsi que l’Etat
annexé
31
2.3.1. Bilan

« Le bilan est classé par origine et destination, cette norme impose une présentation selon la
notion de cycle d’exploitation en distinguant les éléments courants et non courants à moins
qu’une présentation selon le critère de liquidité fournisse une information plus pertinente. (
31

Le bilan est un document comptable qui décrit le patrimoine de l’entreprise à une date
donnée, en distinguant les éléments actifs et passifs, c’est un document de synthèse qui
doit être établi à la clôture de l’exercice comptable. Le bilan final au 31/12/N deviendra
bilan d’ouverture au 01/01/N+1. La norme ISA1 n’impose pas la présentation formelle
du bilan, cependant, le bilan doit être présenté en distinguant actifs et passifs courants et
non-courants, ou à défaut actifs et passif court terme et long terme. 32
Il se présente sous forme d’un tableau composé de deux parties :
- La partie gauche appelée « actif »
Il comporte l’ensemble des biens matériels et immatériels nécessaires à l’exploitation de
l’entreprise (bâtiments, matériels, …etc.)
Ces éléments constituent des postes du bilan qui sont classés par ordre de liquidité croissante.
- La partie droite appelée « passif »

C’est l’ensemble des ressources de l’entreprise qui sont classés par ordre d’exigibilité
Croissante.

30
HAMMAM Moussa, 2011, Comptabilité générale, édition le savoir, Algérie, p82
31
Duprat R, 2004, introduction aux normes IFRS, éditions Pansard & Associes, France, P6.
32
HAMMAM Moussa, 2011, Comptabilité générale, éditions le savoir, Algérie, p25
2.3.2. Le tableau de compte de résultat (TCR)

Le compte de résultat récapitule les produits et les charges de l’entreprise, sans qu’il soit
tenu compte de leur date d’encaissement ou de paiement. Il fait apparaitre par différence,
après déduction des amortissements et des provisions, le bénéfice ou la perte de l’exercice. (39)
(Voire annexe n°01)
- Donc c’est un tableau qui récapitule les charges et les produits de l’exercice, sans qu’il
soit tenu compte de leur date de paiement ou d’encaissement.
Le bénéfice ou la perte de l’exercice.
L’excédent ou l’insuffisance de ressource
(39) L’article 09 du code de commerce.
- Le TCR décrit l’activité de l’entreprise pour une période donnée
Il est établi à la fin de l’exercice et permet de connaitre :
L’ensemble des couts hors taxes engagé
L’ensemble des revenus hors taxes
Le résultat de l’exercice par la différence entre le total des produits et le total des
Charges.

2.3.3. L’annexe

Elles se présentent comme un document de synthèse à part entière, elles referment un


ensemble d’information les plus souvent ponctuelles, qui complète et éclairent le bilan et le
compte de résultat en tant qu’elle ; elles sont indispensables à l’analyse financière.
Donc l’objectif de l’annexe est de permettre aux destinataires des comptes annuels de
mieux juger la situation financière et les résultats, en complétant par des informations
chiffrées le bilan et le compte de résultat en donnant
32 toutes explications et en faisant tout
commentaires indispensables à la compréhension des informations financière par l’entreprise.
Trois types d’informations sont principalement mentionnés comme devant faire l’objet de
description dans l’état annexé :
1) les règles et méthodes comptables,
2) les compléments d’information relatifs au bilan et au compte de résultat,
3) les autres éléments d’information.
DEUXIEME
33 PARTIE :

APPROCHE PRATIQUE DE L’ETUDE


CHAPITRE III : PRESENTATION DE LA BANQUE COMMERCIALE DU
CONGO (BCDC)

Dans ce chapitre, nous présentons la Banque Commerciale du Congo,


BCDC en sigle à travers son historique, ses objectifs, sa structure organisationnelle,
son impact socio-économique ainsi que ses relations avec les autres organisations et
ce, en deux sections.

Section 1. APERÇU GENERAL

1.1. Historique de la BCDC

A l’initiative des dirigeants de la Banque d’Outre-mer, institution Belge


créée en 1899 en vue développer des entreprises à l’étranger, nait en 1909 le projet de
créer une banque au Congo.
Il n’existait aucune banque sur la place lors de la cession à l’Etat Belge
des territoires de l’Etat indépendant du Congo, jusqu’alors propriétés du Roi Léopold
II.

 L’année 1909 :

Le 11 Janvier 1909, la Banque


34 du Congo Belge voit le jour. Son capital
de 2 millions est entièrement l’industrie, le Baron Léon Lambert, la Banque de
Bruxelles, la Banque de Paris et des Pays-Bas, F.M. Philipson et Cie. De nouveaux
actionnaires font leur entrée au capital dé le 27 Février 1909 à l’occasion d’une
augmentation de capital de 1 million de francs parmi lesquels la Société Générale de
Belgique et la Société Commerciale et financière.

Dans le même temps, les dirigeants de la BCB décident d’établir la


première agence à Matadi. Elle entre en activité dès le mois de Juin.

 L’année 1910 :

Quasi simultanément, la banque lance ses activités au Katanga pour


ouvrir en 1910, une agence à Elisabethville (l’actuelle Lubumbashi).

Le premier août de la même année, l’agence de Léopoldville


(aujourd’hui Kinshasa) ouvre ses guichets.

 L’année 1911 :
En Juillet 1911, la banque obtient pour une période de 25 ans le privilège
d’émission qu’elle conservera plus de 40 ans. Ce qui a occasionné la modification des
statuts de la banque dont le champ d’activité de banque commerciale est de ce fait
réduit. Voit alors le jour la Banque Commerciale du Congo qui reprend les activités
auxquelles la BCB doit renoncer.

 Les années 1919-1928 :

Dans cette période d’après guerre, la banque a connu un important essor


si bien que son capital est porté à 20 millions, soit 18 millions de plus
comparativement à celui du démarrage en 1909.

 En 1960 :

Le Congo devient un état souverain. La Banque du Congo Belge fait


apport de ses activités européennes à la Banque Belgo-Congolaise constituée le 14
avril à Bruxelles. Le deux établissements agissent dorénavant en qualité de
correspondants et développent une collaboration étroite. Le 24 août 1960, la Banque
du Congo Belge prend officiellement la dénomination de Banque du Congo.

 Les années 70 :

La Banque du Congo charge de dénomination sociale en novembre 1971


et devient Banque Commerciale du Zaïre. Dans le même temps, elle propose au
35 de l’Etat dans son capital social à un
gouvernement zaïrois de porter la participation
niveau égal à celui que détient le Groupe Bancaire Belge de la Société Générale de
Banque.

Et en 1975, la Banque Commerciale du Zaïre inaugure son nouveau siège


social au Boulevard du 30 Juin, après 5 ans de travaux. Cela a apporté une nette
amélioration des conditions de travail.

 2004

Profitant de l’amélioration du climat sociopolitique et de l’embellie


économique consécutive, la BCDC redéploye son réseau sur l’ensemble du territoire et
adapte son organisation commerciale aux nouveaux besoins de sa clientèle particuliers,
de PME/PMI, de grades entreprises et d’institutionnels.

Comme on peut bien, a maintenu le cap contre vents et marées. Elle a su


subsister malgré les différentes situations sociale, politique et économique tragique qui
émaillé l’histoire du pays.

1.2. Situation géographique

Le siège social de la Banque Commerciale du Congo se situe sur le


Boulevard du 30 Juin à Kinshasa Gombe.
1.3. Gamme des produits et services de la BCDC
1.3.1. Les comptes bancaires

La banque propose à ses clients, suivant leurs besoins, les différents


types de comptes ci-après.

1.3.2. Compte courant

Ce compte peut être ouvert soit en Franc congolais, soit en dollars ou en


Euro. Tout versement est constaté par un reçu ; sauf dispositions particulières, les
inscriptions au crédit d’un compte sont faites valeur du premier jour ouvrable bancaire
qui suit celui de la réception des fonds.

1.3.3. Comptes d’épargne


1.3.3.1. Compte d’épargne Bomoyi

Le compte est crée pour inviter toute personne dès l’âge de 18 ans, ne
disposant pas d’un compte à vue, à constituer progressivement une épargne à la
BCDC.

Et très facilement sous contrainte de durée et sans frais de gestion, puis


ce compte ne donne pas doit à l’ouverture d’un compte courant.

1.3.3.2. Le compte d’épargne Eléphant


36
Le compte éléphant est un compte d’épargne classique. Il fait référence
au logo de la BCDC qui symbolise la sécurité, la sagesse, la sérénité, la force et la
confiance. Il permet au client de se constituer progressivement une épargne
rémunérée.

1.3.3.3. Le compte à échéance fixe

Ce compte est mis à la disposition des clients de la BCDC, personnes


morales ou physiques, titulaires d’un compte à vue en monnaie étrangère ou en
Franc Congolais. Ce compte est rémunéré en fonction du montant du dépôt et de la
durée de placement choisi par le client.

1.4. Les cartes bancaires (offre monétique)

La banque met à la disposition de sa clientèle 3 types de cartes bancaires.


Il s’agit de cartes Aksanti, Malakite et Ivoire.

Ces cartes permettent à leurs porteurs d’effectuer des retrais aux


distributeurs installés dans les différents agences de la Banque et d’opérer des achats
auprès des commerçants équipés de ses terminaux de paiement électronique (TPE).
Ces cartes se différentient principalement par le plafond de retrait fixé.
La carte Aksanti n’est actuellement pas disponible. C’est une
« collector ». Editée à seulement 100 exemplaires, en hommage au centenaire de la
Banque Commerciale du Congo et en remerciement de la fidélité de sa clientèle.

1.5. Internet banking (B-Web)

Avec ce produit, la banque permet, par internet, à ses clients de :

 Consulter les soldes de leurs comptes et leurs opérations ;


 D’enregistrer leurs relevés de compte et d’opération ;
 D’imprimer leurs extraits de compte et d’opérations.

1.6. Coffres-forts

La banque met à la disposition de sa clientèle, dans certaines de ses


agences, des coffres forts de différente dimension. Le loyer est payable mensuellement
à l’agence où le coffre est loué ; si la location possède un compte à la banque, celui-ci
peut relever le montant du loyer lors de son échéance sur le crédit de son compte.

1.7. Trinité

Le Pack trinité, c’est une offre sur mesure de la BCDC pour les
particuliers qui comporte plus d’un avantage et d’opération. Il ne requiert pas en effet
des frais de tenue de compte, car c’est gratuit. En plus de la carte Ivoire gratuit, le
37
service B-Web en est autant. Et les opérations possibles dans cette offre sont les
suivantes :

 Toutes les opérations compte courant ;


 Toutes les opérations Carte Ivoire ;
 Toutes opérations Bweb light.

1.8. Cash Advance

Le Cash Advance est un service qui permet à la clientèle de retirer du


cash en dollars avec une carte bancaire BCDC à partir d’un TPE dans n’importe quelle
agence BCDC en RDC.

C’est donc un service pratique de la BCDC dans toutes ses agence


Western Union procurant les avantages suivants :

 Retrait de cash au guichet, rapide et sécurisé ;


 Retrait de cash possible dans les agences Western Union avec une
carte BCDC ;
 Plus de proximité pour les retraits ;
 Commission de retrait moins chère qu’au guichet.
 Plus besoin de chéquier.
Section 2. Structure organisationnelle de la BCDC

La structure d’une entreprise dépend de sa taille et de ses objectifs et


c’est à travers elle, que sont définies les fonctions et les responsabilités.

La BCDC est actuellement administrée par le conseil d’administration


qui a confié le pouvoir de la gestion journalière au Comite de Direction présidé par un
administrateur Délégué.

2.1. Assemblée Générale (A.G)

L’AG a le pouvoir le plus étendu pour suivre et ratifier les actes qui
intéressent la Banque.

Elle est constituée par l’ensemble de tous les actionnaires qui se


réunissent régulièrement.

Elle nomme les membres du Conseil d’administration et peut les


38
révoquer à tout moment.

2.2. Comité de Direction

Dans le cadre bien défini des règles de gouvernance de la BCDC, le


comité de direction gère la banque dans le respect des valeurs, des stratégies, des
politiques, des plans et des budgets arrêtés par le conseil d’administration. Dans
l’exercice de ce rôle, le comité de direction est responsable du respect de toute
législation et réglementation en vigueur, et en particulier du respect du cadre juridique
et réglementaire qui s’applique à la BCDC.

Dans ce règlement, et conformément aux dispositions statutaires, le


conseil d’administration a déterminé les responsabilités et les pouvoirs de
l’administrateur délégué ainsi que, sur proposition de l’administrateur délégué, ceux
du comité de direction.

Dans la composition actuelle du comité, seul l’administrateur délégué est


membre du conseil d’administration. Il préside, organise et dirige le comité de
direction. Il soumet au conseil d’administration les propositions relatives à la
composition et aux pouvoirs du comité de direction. Il assume vis-à-vis du conseil
d’administration la responsabilité de l’exercice par le comité de direction de ses
pouvoirs.
Ci-dessous les sept directions de la BCDC :

2.2.1. Direction des risques

La gestion des risques constitue un des aspects essentiels des activités de


la BCDC et exerce un impact sur tous les domaines stratégiques pour garantir les
risques auxquels ces activités sont exposées, le suivi et la maitrise.

La BCDC s’est dotée d’une structure organisationnelle de gestion et


contrôle des risques.

a) Département Risk Management and Compliance

Il vérité la mise en place des systèmes et procédures permettant


d’identifier, de contrôler et de signaler les principaux risques notamment :

 Les risques opérationnels ;


 Les risques d’intégrité ;
 Les risques de liquidité ;
 Les risques du marché.

b) Département Contrôle Interne

Processus mis en place par le conseil d’administration, la direction et


autres membres du personnel en vue de fournir
39 des assurances raisonnables en ce qui
concerne la réalisation des objectifs de la banque dans le domaine.

 L’efficacité et la sécurité des opérations ;


 Protection du patrimoine et des personnes ;
 Fiabilité, exhaustivité et disponibilité des informations.

Conformité aux normes et usages professionnels et déontologiques, aux


plans, procédures et politiques générales de la banque.

c) Département de crédits

Il a pour mission d’assurer la maitrise de tous les risques de crédit


inhérent aux activités de la banque et ce, dans un cadre d’éthique professionnelle.

2.2.2. Direction commerciale

Avec la mise en place de la direction Retail and Personal Banking, la


Direction Commerciale peut efficacement concentrer ses efforts sur ses clients de base
à savoir :

 Les grandes entreprises ;


 Les institutions ;
 Les banques commerciales ;
 Les entreprises publiques ;
 La gestion des fonds internationaux.
2.2.3. Direction Retail and Personal Banking

L’activité Retail and Personal Banking répond à une logique de


segmentation bien ciblée en faveur d’une clientèle des particuliers, des salaries et
également des PME dont la taille ne justifie pas le recours au service de Corporate
Banking.

2.2.4. Direction Exploitation

Les chantiers prioritaires du développement porteur sur :

 Les service et opérations locales (SCOL) ;


 Le service opérations internationales (OPI) ;
 Le service sur mesure aux grandes entreprises à KINSHASA.
2.2.5. Direction financière

Elle a pour mission :

 La surveillance des comptes internes et analyse des relevées


périodiques ;
 L’assainissement de la situation comptable de la banque ;
 La réduction de la durée et du volume des suspens dans ses
comptes internes ; 40
 La maitrise des imputations comptables des opérations par les
gestionnaires ;
 La réalisation d’autres travaux spéciaux et ponctuels.

2.2.6. Direction Agences

La direction des agences et elle du sud s’appuient sur les services


spécialisés de la banque dans les matières à compétences spécifiques telle que
juridique, la réglementation.

2.2.7. Direction du sud

La création de la direction du sud tient comte de l’importance de la


province du Katanga dans l’économie du pays et des développements entendus à
court terme : ouverture des nouvelles agences dans la province, mise en place à
Lubumbashi d’un département commercial, de la fonction risque.
2.3. Organigramme de la BCDC
Compliance officier J. Mbala Conseil d’administration Comité d’audit et compliance

Secrétaire Général &


Juridique Administrateur délégué Direction de l’inspection et de l’audit J.
Présid. Du Comi. De Dethioux Inspecteur Général
Ressources humaines V. Direction Yves Ciypers
Abedy

Comité de directeur

Direction de risque Dir. Org. Et Inforormat. Direction private Commerciale Direction de Kinshasa Dir. Des ag. Dir. Du sud TH. Dir.
L. Tshibaka LOLIVIER Financieère
G. Roumain et Retail banking P. Henrichs J. BUEVASA PAYPAY Compt.

Risk Management Business et Business Process B. International dév. Privette Banking P. Operation A. Relai Banking Relai Banking Private Comptabilité
G. Roumain Développement Tshilumba E. Tambwe Henricha Tshidibi (coordination (coordination commerciale et Générale A.
commercial coordination relai Banking Th. KImbemba
réseau Kin) régionale G. Lolvier

Privette Baking Tshimba


Informatique et Corporal & inve.
Contrôle interne R. 1er groupe de sces
tél. F. Baire Baking. M. KUlenduk center Royal/Gom N. Ngoy
NGonde Succursale Contrôle de
Relai Banking Lubum. S. gestion &
Exploitation It A. Support
(coordination administr. Budget
Muniangi administratif et
Financial Institution Relai Bank. (strat. opérationnelle
opérationnel G.
& Bank B. Mweneng Et coor. nationale réseau Kin)
Crédit P. NIwa 2er groupe de sces Tshimba
Système et réseau J. Tshileya
B. Kese Opération F. Services
Lwabeye généraux
Mode Office R. Cellule center P. Ag. Limete Support
Développement et
Sécurité des biens Nzekela Bedia Ag. Matonge commercial S.
maintenance J.P
& personnes Ch. K Ag. Plaza village Mampesi
Kaboji Administration Gestion des
Ag. Royal/Gombe
Ag. Unikin et comptabilité projets
Trésorerie B. Communication- JC Kapye
Ag. Beni
Informatique et Mwenenge marketing et qualité Ag. BUkavu
tél. F. Baire A. Buyle Ag. Bunia Service
Réseau Western Ag. Butembo Support agenoes technique
Union A. Mukuna Ag. Goma
Informatique et Ag. Kananga
Selle de marches D. Ag. Kisangani
tél. F. Baire Nyamassombwa Banking academy A. Ag. Lukala
Ag. Matadi Ag.Kolwezi Service
Bulye Ag. Mbuji-Mayi
Informatique et Ag. Likasi approvisionn
Ag. Mongbwalu
tél. F. Baire Ag. Fungurume ement
Source : Département de ressources humaine de la BCDC
CHAPITRE VI : TENUE DE LA COMPTABILITE AU SEIN DE LA BCDC

Dans ce chapitre qui constitue le point focal de notre étude, nous allons
nous évertuer à identifier la tenue de la comptabilité au sein de la BCDC.

Section 1. ORGANISATION DE LA COMPTABILITE


1.1. Structure de la direction de comptabilité

Cette direction est l’une des directions de la BCDC. Cette direction de la


comptabilité a pour rôle d’aider l’entreprise dans la reconnaissance de sa position
financière grâce à la publication des informations économico financières.

Elle est aussi chargée du traitement des diverses informations liées à la


comptabilisation ainsi qu’à la production des états financiers.

Cette direction est composée de trois (3) divisions qui sont présentées dans
l’organigramme suivant :

DIRECTION FINANCIERE ET
CONTROLE

SECRETARIAT

CONTROLE DE GESTION ET
BUDGET
DIVISION COMPTABILITE Gestion immobilière,
support logistique et
Economat

SERVICE FISCALITE SERVICE TIERS SERVICE CPTABLE PAIE

Source : Direction financière et contrôle

Partant de l’organigramme ci-haut pour atteindre les objectifs de la


direction de la comptabilité générale, cette division est subdivisée en trois services, à
savoir :

- Service des comptabilités paie ;


- Service de la fiscalité ;
- Service comptabilité de tiers.
-
1.2. Responsabilité de la direction relative aux comptes annuels

La direction est responsable de la préparation et de la présentation sincère


des comptes annuels conformément aux principes comptables généralement admis en
République Démocratique du Congo et aux instructions de la Banque Centrale du
Congo, ainsi que du contrôle interne qu’elle estime nécessaire pour permettre que la
préparation des comptes annuels ne comporte pas d’anomalies significatives, que
celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d’erreurs .

Lors de la préparation des états financiers annuels, il incombe à la


direction d’évaluer la capacité de l’institution à poursuivre son exploitation, de
fournir, le cas échéant, des informations relatives à la continuité d’exploitation et
d’appliquer la base de continuité d’exploitation, sauf si la direction a l’intention de
mettre l’institution en liquidation ou de cesser ses activités ou s’il n’existe aucune
autre solution alternative réaliste qui s’offre à elle. Il incombe aux responsables de la
gouvernance de surveiller le processus d’élaboration de l’information financière de
l’institution.

Organisation comptable

L’organisation comptable mise en place dans les établissements de crédit


doit satisfaire aux exigences de régularité et de sécurité pour assurer l’authenticité des
écritures de façon à ce que la comptabilité puisse servir à la fois d’instrument de
mesure des droits et obligations de partenaires de l’établissement de crédit,
d’instrument de preuve, d’information des tiers et de gestion.

L’organisation comptable doit assurer :

- Un enregistrement exhaustif, au jour le jour, et sans retard des informations de


bases ;
- Le traitement au temps opportun des données enregistrées ;
- La mise à la disposition des utilisateurs des documents requis dans les délais
légaux fixés pour leur délivrance.

L’organisation comptable doit au moins respecter les conditions de régularité et de


sécurité ci-dessous :

- La tenue de la comptabilité en français et en monnaie nationale.


- L’emploi de la technique de la partie double traduite par une écriture affectant
au moins deux comptes, l’un étant débité et l’autre crédité.
- La justification des écritures par des pièces datées, conservées, classées dans un
ordre défini dans le document décrivant les procédures et l’organisation
comptable, susceptibles de servir comme moyen de preuve, portant les
références de leurs enregistrements en comptabilité et garantissant l’existence
d’une piste d’audit.
- Le respect de l’enregistrement chronologique des opérations.

Pour la tenue de la comptabilité de l’établissement de crédit, un plan des


comptes normalisé dont la liste figure dans le volume 3 du GCEC-IFRS.

Pièces d’origines

- Instructions client, contrat de paie, avis d’opéré, confirmation ;


- Tickets d’agios, avis d’opéré, pièces internes, journaux transactions ;
- Factures fournisseurs, facture de prestation, fiche de paie, déclaration sociale.

1.3. Produits de la BCDC

La BCDC met d’une part, à la disposition de sa clientèle une gamme de


produits adaptés aux besoins. D’autre part, elle propose des services organisés en
fonction du profil de chaque client.

a. Le compte courant et ses dérivés


b. le compte épargne et ses dérivés
c. le dépôt à terme (DAT)

Le dépôt à terme permet au client de rentabiliser l’argent qui reste


bloqué dans un compte pendant une période déterminée sur base d’un taux donné.

1.4. Moyen de paiement (MDP)

Les différents moyens de paiement que propose la BCDC sont :

 La carte électronique
 Le chéquier
 Le carnet de reçu
 Le carnet d’ordre de virement

1.4.1. La carte électronique

En ce qui est de cartes, la BCDC a deux types de cartes, à savoir :

 Privâtes
 Internationale
1.4.1.1. Cartes privâtes

1.4.1.1.1. Carte saphir 

Elle est rattachée au compte courant CDF. Cette carte a une validité de
5ans. Le client souscripteur de cette carte verra son compte débité de 1740Fc par
mois pour avoir souscrit à ce service de la banque.

De plus, le plafond de retrait est de 500000cdf par jour, 1000000cdf par


semaine au distributeur et 3000000cdf par jour au TPE.

Il sied de noter que pour ce type de carte, il n’y a aucun frais de commission de retrait.

1.4.1.1.2. Carte malakite 

Elle est rattachée au compte courant en dollars (USD).Elle est aussi


d’une validité de cinq (5) ans tout comme la carte saphir, mais ses frais (frais de carte)
s’élèvent à deux dollars (2$) par mois. Le plafond de retrait est de cinq cent dollars
(500$) par jour, mille dollars (1000$) par semaine au distributeur et trois mille dollars
(3000$) au TPE.

Contrairement à la précédente, la carte MALAKITE a une commission


de retrait de 0,5 soit 1$ au minimum.

1.4.1.1.3. Carte ivoire


Rattachée au compte courant en dollars. Elle est d’une validité de deux
ans. Et, le client verra son compte débité de 39$ une fois par an pour le frais de carte.

Le plafond de retrait revient à mille dollars par jour, deux mille dollars
(2000$) par semaine au distributeur et six mille dollars (6000$) par jour au TPE. La
commission de retrait revient pour ce type de carte à 0.5% soit 1$ au minimum.

1.4.1.2. LA CARTE INTERNATIONALE

1.4.1.2.1. IVOIRE MASTER CARD


Le frais de tenue de cette carte revient à 49$ par an. Elle est d’une
validité de deux ans.

Les frais de commission de retrait sont de :

 1% du montant retiré lorsqu’on utilise un guichet de la BCDC.


 3% lorsqu’on utilise un guichet d’une autre institution financière. le
plafond de retrait est fixé selon les catégories du client.
Ex :-5000$ par jour avec 10 opérations pour un client select.

-9500$ par jour avec 10 opérations pour un private.

NB : Toutes les cartes susmentionnées sont de débit.une carte de débit aide au client à
effectuer le différent mouvement en tenant compte de prévisions disponibles sur son
compte courant.

Il sied de noter que la BCDC a trois sortes de clients :

1. le starter : le client dont le revenu dans son compte varie entre 0 et 750 $.
2. le select : le client dont le revenu dans son compte varie entre 750 $ et 2.500 $
3. le personal : le client dont le revenu dans son compte varie entre 2.500 $ et
10.000 $
4. le private : le client dont le revenu dans son compte courant est de plus de
10.000 $ et dans son compte épargne plus de 100.000 $.

Hormis les produits ci haut cités, nous avons aussi « le crédit ».C’est le


produit le plus rentable, Mais également le plus risqué.

Le crédit est un produit très important car il est générateur des intérêts.
La banque offre du crédit aux salariés c’est-à-dire les agents de sociétés pour
lesquelles les salariés mensuels sont virés à la banque.

Le client salarié qui a besoin de crédit, commence d’abord par présenter


sa propre lettre de demande crédit(en indiquant le montant, la nature et la durée du
crédit, les garanties proposées,…) et une recommandation de son employeur.

La banque traite le dossier du crédit en tenant compte de quatre éléments à savoir :

 Le montant du décompte final


 Sa rémunération
 La date d’engagement
 Et son âge (moins de 65ans pour un homme et 60 pour une femme)

NB : le crédit ne doit pas être supérieur au montant du décompte final, car ce dernier
constitue une garantie en cas d’insolvabilité.

La banque analyse la demande de crédit du client à travers la grille


d’analyse qui est un document Excel qui permet de voir si le crédit est acceptable ou
pas.

Le remboursement d’un crédit ne dépasse pas 30% du salaire de l’agent


qui le sollicite.
La BCDC offre aussi à ses clients de crédits à court terme tels que le
découvert bancaire ou les avances sur salaire comme produits de la banque.
L’agent se charge également de traitements de réclamations, à savoir :

 les réclamations monétiques : la substantive monétique désigne un ensemble de


traitements électroniques, informatiques et télématiques nécessaires à la gestion
de cartes ainsi que des transactions associées.

De manière concrète, la formulation grammaticale limpide du client ne concerne que


la commande de carte, code pin oublié, retrait non aboutit,…

Section 2. Caisse

La caisse représente les espèces que l’entreprise possède. Elle est un


compte d’actif qui mesure les variations des liquidités en cours d’exercice et leur
montant à la fin de l’exercice.

A la BCDC, la caisse est composée d’un caissier principal et de cinq


caissiers secondaires.

La zone caisse s’organise de la manière suivante :

2.1. Caissier principal

Le caissier principal est chargé de transferts inter-caisses. Ce dernier est


une opération qui fait intervenir au moins deux caisses. Cette opération se fait au
besoin, c’est-à-dire en début de la journée et éventuellement au courant de la journée.

Le caissier principal approvisionne les caisses secondaires, supervise,


coordonne et contrôle le travail de caissiers secondaires.

Il s’assure également du bon fonctionnement et de l’approvisionnement


du distributeur automatique des billets (DAB) ; de la conformité entre les liquidités
physiques à celles du système bancaire (Amplitude).ce qui nous conduit à évoquer la
tenue de chiffres qui se fait sur trois volets, à savoir :

 AU NIVEAU DU TRESOR : le trésor est la chambre ou l’on garde l’encaisse


(fonds) de l’agence.

La tenue du chiffre se fait à l’aide d’un chiffrier.

Le chiffrier est un papier sur lequel le caissier principal comptabilise le


billetage se trouvant dans le trésor et qu’il va devoir céder aux caissiers secondaires.
 AU NIVEAU DU CAISSIER PRINCIPAL : Il se sert d’un chiffrier
électronique pour comptabiliser la tenue de chiffre à l’aide d’un fichier Excel.
 AU NIVEAU DU SYSTEME BANCAIRE APPELE AMPLITUDE
Au courant de la journée le caissier principal est obligé de demander les
pièces auprès de caissiers secondaires pour vérifier la régularité, c’est-à-dire si les
pièces sont bien saisies et bien remplies. Après vérification, les pièces comptables sont
transmises au siège pour le deuxième contrôle.
A la fin de la journée, le caissier principal imprime son journal et fait le
pointage sur base des journaux inter-caisses.
Il dispose également de :
 Livre de caisse ou classeur de l’existence de caisse. C’est un classeur où
sont consignés tout les états de contrôle de caisse ;
 Contrôle ponctuel, c’est un document où sont consignés tous les
ajustages de caisses secondaires dans toutes les monnaies.
 Fichier Excel, qui permet au caissier principal de suivre la caisse.
NB : au début de la journée, le caissier principal ouvre sa caisse avec l’encaisse de la
veille à la clôture.

2.2. Caisses secondaires


Les caisses secondaires sont les guichets devant lesquels le client se
présente pour toute opération de retrait, de versement d’argent et de change.
A la BCDC, il y a cinq caisses secondaires dont trois sont de caisses
mixtes pour les opérations bancaires et deux consacrées aux opérations de transfert
western union.

2.2.1. Caisses mixtes


Les opérations de caisses sont de transactions effectuées par un client,
soit à partir d’un dépôt pour crédit du compte du client ou un compte interne
clientéliste ; soit pour un retrait.
Le menu de transactions internes comprend :

1. ouverture de caisses: au début d’une journée, les caissiers ouvrent leurs caisses
à l’aide d’un menu prévu dans le système bancaire « amplitude ».cette
ouverture permet d’entrer dans un système informatique qui sert de lien entre le
compte de la caisse et la caisse. Il comptabilise toutes les opérations dénouées
sur une caisse.
2. Transfert inter-caisses : comme nous l’avons susmentionné que le transfert
inter-caisses est une opération qui fait intervenir au moins deux caisses. Un
transfert peut se faire une ou plusieurs fois au cours d’une même journée et cela
ne doit pas dépasser le plafond exigé par les instructions générales de la
banque.
Le plafond actuel est de 5.000$ ou la contre valeur en monnaie nationale.
Au courant de la journée, les opérations peuvent occasionner un dépassement
de ce plafond. Dans ce cas, le principe est celui de céder partie en partie.

Les opérations de caisses sont :

 Le retrait, le versement et les opérations de change (achat et vente).

2.2.1.1. Retrait

L’opération de retrait sous entend que le client titulaire d’un compte


demande à la banque de débiter son compte contre paiement au porteur du titre de
paiement.

Pour ce faire, le bénéficiaire doit se présenter à la caisse avec l’un des documents ci-
après :

 Un chèque ; un reçu de caisse, un reçu nominatif ou présenter sa carte de


débit (monétique) pour utilisation du terminal de payement
électronique (cash advance).
a. Chèque : c’est un billet à vue et au porteur sur un établissement de crédit,
où le tireur à une provision de fonds.il peut être cédé ou endossé à une
tierce.

NB : La validité d’un chèque est de 60 jours à dater du jour de sa signature.

Nous avons plusieurs types de chèques, à savoir :

 Chèque en blanc : est celui que le tireur a signé sans indiquer le montant
que le tiré devra compléter avant d’être payé.
 Chèque barré : il porte deux barres parallèles au coin supérieur gauche.
Le paiement de ce chèque est subordonné par l’encaissement dudit
chèque par une banque ; c’est un chèque non endossable.
 Chèque au porteur : est celui dont le nom du bénéficiaire n’est pas
mentionné.
 Chèque à l’ordre ou non barré : est celui qui peut être payé directement
au bénéficiaire.
 Chèque certifié : est celui sur lequel la provision est bloquée pour un
paiement en faveur d’un service public ou de l’Etat ou encore d’une
régie financière.
 Chèque de voyage : il permet au porteur de toucher de fonds dans un
autre pays. Cette pratique n’est plus utilisée à la BCDC.

Pour disposer d’un carnet de chèques, le client détenteur d’un compte


courant en fait la demande auprès du scol.

L’opération de retrait implique trois personnes :

 Le bénéficiaire : il se présente à la caisse avec un titre de paiement


correctement rempli.
 Le caissier : il vérifie la signature, la régularité et la conformité du
titre de paiement.
 Le gestionnaire de compte : il intervient en cas de dépassement de
pouvoirs du caissier pour valider ou forcer l’opération.
Pour le retrait en monnaie nationale, il n’existe pas une commission
de retrait, à l’exception d’une commission de transfert pour le cas
d’un client titulaire d’un compte logé dans l’une des agences de
Kinshasa et vice versa.
La banque récupère une commission de 18000fc, mais celle-ci ne
s’applique qu’à une certaine catégorie de personnes et organismes.
Pour un retrait en monnaie étrangère, il existe une commission de 1% sur le
montant retiré. Sauf, s’il s’agit d’un retrait déplacé, la banque récupère 10$
au minimum + la TVA.
b. Reçu de caisse :
Le client n’est pas obligé de se balader avec ses moyens de paiement, mais
il peut s’avérer que ce dernier ait besoin d’effectuer un retrait pour pallier à
une urgence ou une nécessité survenue de manière soubresaut. Dans ce cas,
il peut recourir au reçu de caisse qui est d’une validité d’un jour à dater du
jour de sa signature. Nous signalons qu’il n’y a que le chef d’agence et son
adjoint qui peuvent en détenir et le donner en cas de nécessité.
c. Reçu nominatif :
Contrairement au chèque, le reçu nominatif n’est peut être endossé, ni cédé
à une tierce personne outre que le titulaire du compte.
Un reçu nominatif à une validité de 60 jours tout comme le chèque.
d. Carte de débit : pour utiliser au TPE (Distributeur).

NB : le plafond pour le retrait revient à 2500000cdf et 2001$ par jour.

Retrait des fonds

15/04/2016

371 Comptes à vue 12.000


581 à Billets et monnaies congolais 12.000

à Comptes à vue client A

Dépôt d’espèces

2.2.1.2. Versement
C’est une opération par laquelle un client ou une tierce personne
approvisionne un compte en remettant des espèces au guichet de la banque. Pour ce
faire, le client remplit un bordereau dans lequel il indique le nom de l’agence,
l’intitulé du compte, le numéro du compte, le motif du versement, le billetage, la date
du versement et appose sa signature.

Un versement peut se faire pour plusieurs raisons, mais ses motifs


doivent être spécifiés et doit correspondre aux activités du versement du compte.

Dépôts à vue

 En franc congolais

05/06/2016

581 Billets et monnaies congolais 12.000

371 à Comptes à vue client A 12.000

Dépôt d’espèces

 En dollars américain

05/06/2016

585 Billets et monnaies étrangers 12.000

371 à Comptes à vue client A 12.000

Dépôt d’espèces

Dépôts à terme
05/06/2016

371 Comptes à vue client A 12.000

375 à Comptes à terme client A 12.000

transfert du compte courant sur un compte


bloqué

2.2.1.3. Opération de change

La banque effectue aussi des opérations de change à travers sa salle de


marché installé au siège à Kinshasa qui publie un cours de change journalier.

La banque achète et vend les devises à partir de 100$ ou équivalent en


monnaie locale selon le cours journalier.

1. change espèces : c’est un menu se trouvant dans le système bancaire appelé


« amplitude ».ça consiste à comparer les billets physiques aux billets
informatisés.
2. Le journal de caisse : est imprimé en principe à la fin de la journée ; lequel
permet le pointage de toutes les pièces de caisse saisies afin de contrôler la
conformité du montant de l’encaisse affiché au journal.
La caisse se sert aussi du terminal paiement électronique (TPE) : il
intervient dans le système de paiement, dans le commerce de bien et dans
l’activité bancaire.

 LES AVANTAGES DU TPE :


 La sécurisation sur les informations bancaires (intitulé du
client) ;
 L’amélioration du délai du traitement des opérations ;
 Il n’a que deux intervenants : le client et le caissier.
Section 3 : TRAITEMENT ET SAISIE COMPTABLE DES OPERATIONS
BANCAIRES

3.1. Operations de crédit

Les opérations de crédit à la BCDC sont prise en charge par un


programme « Delta Bank net, ces programmes sont traité, par la gestion des
opérations de crédit, lorsqu’il y a la mise à disposition de crédit.

La Banque Commerciale du Congo (BCDC) ne gère que deux sortes de


crédit à savoir :

 Le crédit à décaissement
 Le crédit d’engagement ou de signature.

3.1.1. Crédit à décaissement

C’est un crédit qui entraine un mouvement de fonds dans la banque vers


le client soit scriptural, soit judicieux, elle est matérialisé par la signature d’un billet à
ordre.

3.1.2. Crédit d’engagement ou signature

C’est un crédit qui ne génère pas un mouvement de fonds mais. Il est


matérialisé par la signature d’un document par laquelle la banque s’engage au nom de
son client en faveur de tiers (en donnant son engagement).

3.1.3. Support de comptabilisation de crédit

Toutes les opérations de crédit de la BCDC sont comptabilisées à l’aide


d’un système informatique appelé «  codage de gestion des autorisations ». C’est
l’unique instrument utilisé à la BCDC.

3.1.4. Les intervenants

Sont les deux responsables de département crédit précisément :

- Le Chef de département crédit.


- Le Chef d’adjoint de département crédit pour le crédit de caisse.

Ces deux responsables sont habilités à signer la convention du crédit


dans laquelle vous trouverez :

 Le montant et la forme du crédit ;


 Destination c’est-à-dire le déroulement de fonds etc., une construction.
 L’échéance de crédit ;
 Les conditions : c’est-à-dire les intérêts mensuel à percevoir commission
trimestriel à prendre y compris le frais de dossier ;
 La classifiions de crédit
 La mise garantie à prendre ;
 La mise à disposition du crédit ;
 La validité de l’offre ;
 Règles ou droits.

Pour les crédits de signature, ce sont aussi les deux responsables de la


banque c’est-à-dire le chef de département crédit et son adjoint. Au recto avec deux
signatures de département crédit qui s’engage au nom de son client et au verso
l’engagement du bénéficiaire de crédit par lequel il s’engage à indemniser la banque
ou il devient défaillant.

Operations comptables
La société Didier (2514) remet à l’encaissement le 15 octobre N :

1. Trois chèques d’un montant global de 16 200 le compte du client est crédité à
J+2.
2. BCDC reçoit du trésor public pour son client Avery un avis de prélèvement
automatique d’un montant de 800 (échéance le 15 octobre) par le canal du
système interbancaire de telecompation (SIT).

3812 Chèques à recouvrer compte ordinaire DIDIER 16 200 16 200


Encaissement de 3 chèques en faveur de Didier
2514
38 89 Réception d’avis de prélèvement SIT Retour SIT 800 800
débits reçus Prélèvement automatique
38163
D’impôts (échéance 15/10)
2511 Compte ordinaire AVERY réception d’avis de 800 800
prélèvement SIT Débit du compte client
38 89

1. La société Didier (25 14) remet a l’encaissement le 15 octobre N : un effet de


12 000 (commissions de 150 ; ne pas tenir compte de la TVA). Le tire est
également client de la banque BCDC. il ne sera porte en compte que le 20
octobre N.

2011 Effets commerciaux a l’encaissement Compte 12 000 11 850


2514 ordinaire DIDIER Commissions Enffes a 150
7029 l’encaissement en date de valeur : 20/10/N

3.2. Operations de dépôts

Les opérations de Monsieur LUMFILA avec sa banque (BCDC) :

Le 02/05/2016 : LUMFILA remet pour encaissement à sa banque un cheque TMB de


250.000 CDF de son client KOJ.

Le 12/05/2016 : BCDC recouvre la somme auprès de TMB.

Le 20/05/2016 : LUMFILA remet un cheque de 150.000 $US à son fournisseur. Ce


dernier le présente immédiatement a la banque pour l’encaissement.

Ecritures comptables

D C LIBELLES ET DATES D C
02/05/2016

3082 Chèques à l’encaissement 250.000

371 à Compte ordinaire LUMFILA 250.000


12/05/2016

581 Billets et monnaies congolaises 250.000

3082 à chèques à l’encaissement 250.000


20/05/2016

371 Compte ordinaire LUMFILA 250.000

3851 à Nos Chèques à payer 250.000


02/05/2016

3082 Chèques à l’encaissement 250.000

371 à Compte ordinaire LUMFILA 250.000

Comptabilisation des lignes de crédits


Le 01 juin : octroi d’une ligne de crédit d’un an : 1.000.000 FC

Le 05 juin : encaissement commission et frais : 12.000 FC

Le 10 juin : tirage de 300.000 FC

Le 30 juin : tirage de 400.000 FC

Une ligne de crédit est l’engagement pris par un établissement de crédit de mettre à la
disposition d’un client un crédit d’un montant maximum, sur une durée déterminée
pour faire face à ces besoins courants de trésorerie. L’encours du crédit peut fluctuer
dans la limite fixé en fonction de l’utilisation (ou tirages) et des remboursements.

05/06/2016

371 Comptes ordinaire 12.000

à Produits 12.000

Commission et frais comptabilisés


immédiatement
10/06/2016

371 Compte ordinaire 300.000

581 à Billets et monnaies congolais 300.000

Tirage sur ligne de crédit


20/06/2016

371 Compte ordinaire 400.000

581 à Billets et monnaies congolais 400.000

Tirage sur ligne de crédit

Section 3. Tenue la comptabilité au sein d’une banque


L’organisation comptable doit assurer :

- Un enregistrement exhaustif, au jour le jour, et sans retard des informations de


bases ;
- Le traitement au temps opportun des données enregistrées ;
- La mise à la disposition des utilisateurs des documents requis dans les délais
légaux fixés pour leur délivrance.

L’organisation comptable doit au moins respecter les conditions de régularité et de


sécurité ci-dessous :

- La tenue de la comptabilité en français et en monnaie nationale.


- L’emploi de la technique de la partie double traduite par une écriture affectant
au moins deux comptes, l’un étant débité et l’autre crédité.
- La justification des écritures par des pièces datées, conservées, classées dans un
ordre défini dans le document décrivant les procédures et l’organisation
comptable, susceptibles de servir comme moyen de preuve, portant les
références de leurs enregistrements en comptabilité et garantissant l’existence
d’une piste d’audit.
- Le respect de l’enregistrement chronologique des opérations.

Pour la tenue de la comptabilité de l’établissement de crédit, un plan des


comptes normalisé dont la liste figure dans le volume 3 du GCEC-IFRS.

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