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Tennis CNPC

Les sports de raquette comme le tennis, le tennis de table, le badminton et le squash sont bien ancrés en France. Le document décrit l'histoire et l'évolution de ces sports ainsi que leurs marchés respectifs.

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Les sports de raquette comme le tennis, le tennis de table, le badminton et le squash sont bien ancrés en France. Le document décrit l'histoire et l'évolution de ces sports ainsi que leurs marchés respectifs.

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SPORTS DE RAQUETTE

CNPC
L'ECOLE SUPERIEURE DE COMMERCE DU SPORT
02
A l’heure où les cadres des diffé- rentes marques se ressemblent de plus en plus, telle un phénix la corde s’invite sur
le devant de la scène. Longtemps mise en som- meil au détriment des cadres, le tamis reprend toute son im- portance
grâce à de nouveaux matériaux et processus qui permettent aux joueurs de tout niveau de cogner de plus en plus en
fort et surtout d’imprimer des effets incroyables à haut niveau (rota- tion de balle jusqu’à 4000 tours / minute).
Les cordes ne sont plus seulement rondes, elles peuvent prendre à peu près toutes les formes pos- sibles. Les
hybrides ont fait leur apparition sans vrai- ment pouvoir aujourd’hui juger du bienfait sur une po- pulation loisir.
Les services de Recherche et de Développement riva- lisent d’ingéniosité pour sortir la corde la plus abrasive, la
plus solide et la plus "lifteuse" possible. Il est temps de redonner sa noblesse à ce qui compte pour 50 % du matériel
pour les professionnels, trop longtemps relégué au rang d'accessoire en comparaison du cadre.
Les cadres se mettent aujourd’hui au service des cordes : plan de cordage aéré pour accentuer le lift (S.E.T. de
Wilson) et joncs qui disparaissent pour amé- liorer le coulissement des cordes à l’impact (EXO de Prince). Les
fabricants ont trouvé le moyen de faire évoluer le matériel, le cadre étant très (trop ?) no- menclaturé mais, attention,
la raquette "spaghetti" a fini par être interdite.

I L'Intro
l'Édito de Bruno Maitre
I SoMMAIrE
L'INTRO
édito de Bruno Maitre 02
sports de raquette 03
origines du jeu 05
jeu de paume 07
LE TENNIS
historique 09 marques 11
balles 12 marché de la balle 14
cadres 15 mécanique 16
électronique 21 tamis 22
cadres enfants 23 cordage 24
cordes 28 accessoires 34
LE TENNIS DE TABLE
historique 37 marché 39
raquettes 40 matériaux 42
revêtement 43 colles 47
tables 48 balles 49
LE BADMINTON
historique 51 marché 52
volant 53 cadres 57
cordes 61 accessoires 61
LE SQUASH
historique 63 marché 64
fondamentaux 65 balles 66
raquettes 67 cadres 68
cordes 69 accessoires 70
chaussures 71 bagagerie 71
les sports de raquettes
Les sports de raquette sont des activités bien ancrées dans l’esprit des Français, et le marché est à maturité pour 3
des 4 sports principaux. Les pratiquants sont souvent d'un bon niveau, ce qui est bien pour le commerce (montée de
gamme et re- nouvellement). Il existe de nombreux pratiquants sai- sonniers, qui obligeront les différentes
fédérations, et peut-être les fabricants, à penser différemment leur sport dans l’avenir (pratique et matériel). Le padel
est très certainement l’exemple qui est sur toutes les lèvres avec un développement en Espagne suffisamment
important pour que ce ne soit pas anec- dotique... Le virus padel a déjà touché d’autres pays comme l’Italie,
l’Allemagne...
Le Tennis Le tennis est bien installé dans le paysage français : 2ème fédération de France avec 1 121 752 licenciés
(ils étaient 1 317 319 en 1992, soit une régression de 15 %).
Avec plus de 5 000 000 de pratiquants, le marché reste solide mais s’oriente vers un marché loisir. Une stagnation
des licenciés mais une augmentation des pratiquants, avec une population : — qui vieillit (47 % d’adultes en 2012
contre 56 % en 92), — qui se masculinise (plus de 70 % en 2012 contre moins de 67 % en 92), — moins de clubs (8
125 en 2012 contre 10 111 en 92), — moins de courts (32 215 en 2012 contre 33 655 en 92).

I L’Actu
Les sports de raquette sont aujourd’hui soumis aux bouleversements toujours plus rapides du monde qui les
entoure...
Le tennis de table s’invite aux soirées VIP dans des endroits branchés, le tennis se joue dans la rue, le badminton ne
cesse d'attirer de nouveaux adeptes, et le squash capte à nouveau mais reste marginal par rapport à ses 3 cousins...
Et que dire de la "street attitude" qui s’empare de ces sports : "où je veux, comme je veux, quand je veux..."
03
04

I L'Intro
les de raquette
sports
Le Tennis de table Le premier sport de raquette par son nombre de pra- tiquants et de licenciés est...le tennis de
table. C’est un sport de loisir par excellence : 5,7 millions de prati- quants ne fournissent que 192 172 licenciés en
2012. Il est surprenant que ce loisir si populaire ne se traduise que par 3% de licenciés.
Le Squash Le squash est le quatrième sport de raquette, les chiffres sont trompeurs : en 1992, on comptait moins de
5000 licenciés, en 2012, ils sont 28 000. Le nombre de licenciés est en progression, mais la Fédération Française de
Squash occupe la 50ème place des fédé- rations en termes de licenciés. Toutefois, 250 000 per- sonnes pratiquent
cette discipline.
Le Badminton Le troisième sport de raquette, le petit qui ne cesse de progresser, avec une réserve d’évolution qui
fait pâlir bon nombre de marchés. En mars 2013 la fédération de badminton annonce 175 000 licenciés, ils n’étaient
qu’un peu plus de 20 000 en 1992, soit une évolution de plus de 680% en 20 ans.
Le badminton est aujourd’hui le premier sport UNSS avec plus de 160 000 pratiquants chaque année, ce qui devrait
permettre un développement important de clubs dans les prochaines années.
Le marché lui-même montre des signes positifs, celui de la raquette est en évolution positive, en valeur et en
quantité, signe que de plus en plus de gens s’équipent, et de plus en plus en haut de gamme. Une raquette de
badminton peut valoir aujourd’hui aux alentours de 160 € pour 80 g !
les origines du jeu
Dans la France médiévale, le mot jeu de paume dési- gnait de manière globale tous les jeux impliquant de frapper ou
pousser une balle avec la main. De nos jours, le terme désigne presque exclusivement le jeu de courte paume, jeu se
pratiquant avec des raquettes dans une salle rectangulaire entourée de galeries sur trois côtés.
Ces jeux de balle à la main étaient connus dans l’Eu- rope médiévale, et les plus anciennes traces écrites en France
de "ludus pilae" (jeu de pelote) ne sont pas an- térieures au XIIème siècle. Pendant longtemps, on pen- sait pouvoir
établir une filiation directe entre ces jeux et les jeux de "phaenide" des Grecs ou de "pila trigonalis" des Romains.
Rien n’est moins sûr, et le manque de do- cumentation concernant l’Europe du haut Moyen Age laissera
probablement pour toujours cette question sans réponse. Actuellement, les historiens sont plus enclins à imaginer
que les jeux pratiqués dans l’antiqui- té connurent une lente évolution avec de nombreuses ramifications.
Les premières formes du jeu de paume se jouaient en extérieur, sur une prairie ou dans un chemin. Au cours du
XIIIème siècle, le jeu pénétra dans les cités et se pratiqua dans les rues ou sur les places et parvis. A partir du
XVème siècle, l’accroissement de la popula- tion rendit l’exercice du jeu plus délicat, voire même impossible dans
les espaces publics urbains. Les joueurs durent alors se replier ailleurs ; certains s’en- fermèrent dans une salle et
créèrent le jeu de "courte paume" ; d’autres utilisèrent des terrains spécifiques en marge sinon en dehors des cités, et
continuèrent la pratique du jeu sous sa forme initiale, mais désormais dénommé de "longue paume".
Une tradition encore tenace veut que les premières salles de jeu de paume possédaient des galeries à l’imi- tation des
cloîtres médiévaux. Ce raisonnement eut comme conséquence d’affirmer une origine ecclésias- tique au jeu de
paume. Il semble que l’origine des gale- ries des salles de paume soit autre, et qu’elles soient la transposition d’une
particularité des rues et places médiévales.
En effet, les bâtiments possédaient, juste au dessus du rez-de-chaussée, un toit légèrement incliné couvert de
planches ou de tuiles, sous lequel s’installait l’étal d’un marchand. Plusieurs enluminures ou documents écrits
prouvent que cette toiture était utilisée par les joueurs, mais également que les spectateurs pouvaient s’y abriter.
Lorsque l’exercice des jeux de balle devint impossible dans les rues, les joueurs de courte ou de longue paume
eurent à cœur de recréer certaines des conditions des jeux qu’ils pratiquaient. Ainsi les salles de paume furent
pourvues de galeries, alors que les terrains de longue paume eurent un appentis utilisé comme toit de service.
05
06

L'Intro
les du jeu
origines
Les premières représentations de joueurs en activité figurent dans des enluminures remontant, pour les plus
anciennes, au début du XIVème siècle. On y voit des personnages frappant de la main un "esteuf", c’est- à-dire une
balle faite de bourre de poils ou d’étoupe de laine recouverte d’une peau de mouton cousue.
Par la suite, les joueurs eurent de plus en plus recours à un vecteur de frappe. L’introduction de ces instru- ments de
frappe eut une incidence sur la fabrication des "esteufs" qui devinrent de plus en plus durs et dont, à partir des
années 1580, on préféra recouvrir le noyau avec du coton au lieu du cuir employé jusque-là.
Les premiers instruments utilisés au jeu de paume furent probablement des gants servant aussi bien à protéger la
main qu’à renvoyer la balle. Par la suite, les gants s’al- longèrent pour donner plus de puissance, mais furent
concurrencés par les battoirs, instruments en bois com- posés d’un manche et d’une tête, cette dernière étant la
plupart du temps recouverte de parchemin.
Les premières raquettes, c’est-à-dire un manche ter- miné par une tête pourvue d’un cordage, apparaissent au
XIVème siècle. Cependant, on ne peut pas prouver leur utilisation pour le jeu de courte paume avant le début du
XVIème siècle, période pendant laquelle elles devinrent progressivement l’instrument presque ex- clusif de la
pratique de ce jeu.
Jusque vers le milieu du XVIIIème siècle, la tête des raquettes était en forme de goutte. Par la suite, elle devint
excentrée, avec un côté presque plat et l’autre bombé. Cette forme particulière, encore en usage ac- tuellement, est
due au fait que les balles rebondissent peu ; ainsi, une raquette dont un côté est presque plat permet de mieux cueillir
les balles très près du sol.
Ce n’est donc que dans la seconde moitié du XVème siècle que le jeu de (courte) paume prit la forme qu’on lui
connaît de nos jours. A partir de cette période, le jeu connut une extraordinaire popularité qu’il est diffi- cile
d’imaginer au XXIème siècle. Tous les témoignages concordent pour prouver qu’il était pratiqué par toutes les
couches de la population, et qu’il n’était pas seule- ment réservé à une élite sociale.
L’engouement pour ce jeu peut se mesurer par quelques chiffres ou de nombreuses références littéraires. Les chiffres
les plus éloquents concernent le nombre de jeux de paume répartis sur tout le territoire.
A la fin du XVIème ou au début du XVIIème siècle, on ne dénombrait pas moins de deux cent cinquante jeux de
paume à Paris, huit à Bourges, environ vingt-cinq à Rouen, une quarantaine à Orléans, une quinzaine à Bor- deaux,
treize au Mans, huit à Angers, etc. A cette liste, il faut ajouter ceux dépendant de châteaux dont cer- tains pouvaient
en abriter plusieurs, comme au Louvre, à Blois, Saint-Germain-en-Laye, Fontainebleau, etc.
Autre trait marquant de la popularité du jeu, beaucoup d’expressions et mots issus du monde de la paume sont
passés dans le langage courant : tomber à pic, épater la galerie, prendre la balle au bond, qui va à la chasse perd sa
place, rester sur le carreau, bisque, bisque rage...
Outre cet aspect, des auteurs comme Rabelais, Erasme ou Rousseau ont vanté les vertus ou les inconvénients du jeu ;
d’autres, tels Brantôme, La Fontaine, Scarron, ont évoqué le jeu ou ses salles, témoignant à leur ma- nière qu’ils
faisaient partie d’un univers quotidien.
Le dynamisme du jeu de paume est aussi dû à l’activité des maîtres paumiers dont l’activité était très variée et
englobait la fabrication des raquettes et des balles, la fourniture des tenues de jeu, l’entretien des salles, l’en-
seignement du jeu, ou l’organisation des parties. Dès le XIIIème siècle, une communauté de maîtres pau- miers était
établie à Paris, impliquant que le jeu était suffisamment développé pour qu’un corps de métier spécifique ait vu le
jour. La communauté s’agrandit avec l’essor du jeu, au point que, selon un observateur étranger visitant la capitale
en 1596, le jeu faisait vivre à peu près sept mille personnes. Ce chiffre comprenait aussi bien les maîtres paumiers et
leurs assistants, que tous les corps de métier liés à cette activité : fabricants de filets ou de tenues de jeu, fournisseurs
des maté- riaux (bois pour les raquettes, boyaux pour les cordes, laine pour fabriquer les balles), etc.

le jeu de pauMe
Aujourd’hui encore, ce sont les maîtres paumiers qui animent les salles. Ils perpétuent un savoir faire et transmettent
aux nouvelles générations toutes les sub- tilités du jeu, tout en le faisant évoluer et progresser.
L’âge d’or du jeu de paume fut incontestablement la période allant de la fin du XVème au premier tiers du XVIIème
siècle. A partir des années 1630-1650, il amor- ça un déclin qui alla en s’accentuant avec le temps. Conséquence de
la régression du nombre de joueurs, de nombreuses salles disparurent ou furent affectées à d’autres activités. A
Paris, il n’y avait plus que douze salles en activité à la veille de la Révolution, contre, rappelons-le, près de deux
cent cinquante vers 1600.
Au cours du XIXème siècle, le chiffre se réduisit à une dizaine de salles pour tout le pays, pour finalement tomber à
trois puis deux salles entre les deux conflits mondiaux. La réouverture de la salle de Fontainebleau, en 1989, permit
au jeu d’être pratiqué dans trois en- droits en France (les deux autres étant Paris et Bor- deaux-Mérignac).
Yves Carlier Conservateur au Musée national du château de Fontainebleau

I zooM
Un sport de raquette est un sport où les participants utilisent des raquettes, qui servent à renvoyer vers l'adversaire
un objet, le plus souvent une balle. Il existe des variantes quant à l’objet renvoyé, comme le volant au badminton.
En règle générale, ces sports utilisent le principe du duel et les adversaires se renvoient un objet à l'intérieur des
limites d'un terrain.
D’autres sports, comme la balle au tambourin, ont remplacé la raquette par un tambourin, ou carrément supprimé
l’instrument pour envoyer le projectile à l’aide de la main plus ou moins protégée...
07
l'histoire du tennis
Le tennis est né, selon les sources, entre 1859 et 1870, soit plus de six siècles après la naissance du jeu de paume et
pratiquement trois siècles après l’invention de la raquette.
On sait que ce sport a été joué en 1865 mais les re- cherches du "Birmingham Civic Society" montrent qu’il aurait
été expérimenté depuis 1859, très certainement par Harry Gem et son ami Augurio Perera. Ils esquissent une aire de
jeu sur le gazon du jardin de la propriété d’Au- gurio Perera, située au 8 Ampton Road à Edgbaston, dans la banlieue
de Birmingham. Harry Gem était un magistrat très actif dans la vie sociale locale, pratiquant de nombreux sports
(jeu de raquette, cricket, athlétisme...), et promu au rang de Major dans le "1st Warwickshire Rifle Volunteer
Corps". Augurio Pe- rera était, quant à lui, un marchand espagnol implanté à Birmingham et partenaire de jeu de
raquette du Major, au "Bath Row Racquets Club".
Les deux compères trouvaient que les installations pour le jeu de raquette étaient complexes et coûteuses. Ils ont
alors imaginé un jeu simple, pouvant être joué à deux sur la pelouse de croquet d’Augurio Perera. Dans un premier
temps, ils nommèrent leur jeu la Pelota, puis le Lawn Rackets (tennis sur gazon), les origines d’Augurio Pere- ra
n’étant certainement pas étrangères au premier nom donné.
Vers 1863, le Major Walter Clopton Wingfield, le descen- dant du châtelain de Wingfield où le Duc Jean II le Bon
fut fait prisonnier lors de la bataille d’Azincourt (le bon Duc qui introduisit en Angleterre le jeu de paume). Le Ma-
jor esquisse, lui aussi, sur sa pelouse un jeu de raquette qu’il nommera "Sphairistike" (mot grec signifiant : jeu de
balle).
Walter Clopton Wingfield passera à la postérité puisqu’il sera le premier à commercialiser une mallette compre-
nant des balles en caoutchouc, 4 raquettes, un filet et une notice explicative, le tout pour 5 Guinées (Guinéa en
anglais, 1er pièce d’or frappée à l’aide d’une machine, d'une valeur de 21 Shillings).
En 1872, Harry Gem et Augurio Perera se déplacent à Royal Leamington Spa (ville thermale) et forment, avec deux
docteurs locaux, le premier club de tennis du monde, le Leamington Lawn Tennis, sur le gazon du nou- veau manoir
d’Augurio Perera.
Il semble évident, aujourd’hui, que c’est bien Gem & Pe- rera qui sont à l’origine de ce sport et non pas Clopton
Wingfield, comme on a pu le raconter durant de nom- breuses années. Pour finir de s’en persuader, il suffit de
regarder comment les deux amis avaient imaginé l’aire de jeu. Le terrain de tennis actuel montre des similitudes
avec celui de Gem, alors que celui de Wingfield ressem- blait à un sablier.
09
10
Le mot tennis lui-même vient du jeu de paume puisque le lanceur criait à son adversaire "tenez !" pour l’aver- tir du
démarrage du point et ce "tenez !" est devenu, en traversant la Manche, tennis ("tenes" signifie "tiens" en provençal,
il semblerait que quelques règles d’un jeu de cette région aient servi au début du tennis). Le comptage des points
provient également du jeu de paume, cette façon de compter les points : 15, 30, 40 est pour le moins curieuse.
Plusieurs hypothèses circulent et, pour le moment, les historiens n’arrivent pas à re- monter jusqu’à la source...
Voici quelques idées :
— Jeu de paume provençal : pénalités obligeant le joueur à reculer de, 15, 30 et 40 pas au fur et à mesure de
l’avancement de la partie ;
— Au Moyen Age : 60 est le symbole numérique le plus répandu. Le temps est déjà compté en 60 minutes et
l’argent également (un denier d’or valait 15 sous) ;
— La plus ancienne hypothèse (1431) figure dans un ou- vrage qui donne une explication pieuse : tout joueur qui
marque un point est assimilé à un juste et sa récompense multipliée par 15 ;
— Les paris lors des rencontres de jeu de paume étaient monnaie courante à l’époque. Depuis 1340 dans la mon-
naie française, il existe une pièce, le double d’or, qui vaut 60 sous.
— Charles Delahaye, joueur de paume du XIXème siècle : il dit avoir assisté à une partie où les points n'étaient pas
comptés mais où le vainqueur d'un point avançait chaque fois de 15 pieds jusqu'à atteindre le filet et, ainsi, rempor-
ter le jeu. La ligne de service et le filet sont séparés de 60 pieds (quatre fois 15 pieds).
— 1968, début de "l’ère Open", les 4 tournois du "Grand Chelem", jusque-là réservés aux amateurs, s’ouvrent au
professionnalisme, ce qui à pour conséquence de voir dis- paraitre petit à petit les premiers. Les prémices de
l’évolution industrielle ne vont pas tar- der et le matériel, mais aussi le revêtement des cours, les tenues et tout ce qui
tourne autour de ce sport, vont bientôt le faire évoluer tout comme les performances des joueuses et joueurs.

I LE tEnnIS
l'histoire du tennis
I AuJourD'huI
— 1 103 507 licenciés en 2013 et 5 000 000 de
pratiquants français.
— Le tennis est 1er le sport de raquette en
France et sa fédération occupe la 2ème place.
— Moins de 30 % des licenciés sont des
femmes et plus de 50 % ont moins de 18 ans.
— 8125 clubs (46 à plus de 1000 licenciés et
445 à moins de 4 licenciés).
— La France possède 32 215 terrains de tennis
répertoriés (2ème équipement sportif du territoire).
— 12 515 tournois par an.
— 401 010 classés dont 76 % sont des joueurs.
— 2 100 491 matches disputés en 2013, ce qui représente 10,57 matches par joueur par an.
les Marques
Le prix moyen d’une raquette en France se situe aux alentours de 70 € et l’on peut trouver des raquettes dans une
fourchette de prix non exhaustive, d’une dizaine d’euros à plus de 230 €.
Les marques du tennis sont aujourd’hui attaquées, comme tous les autres marchés, par les distributeurs d’un côté et,
bien sûr, par internet où de très gros sites commencent à se faire une réputation. Il n’empêche que pour faire corder
sa raquette, il sera toujours plus simple d’aller chez son revendeur le plus proche surtout si vous voulez "votre
raquette pour hier". Le plus gros vendeur de raquettes en France reste un distributeur physique.
Babolat caracole en tête des fabricants avec 44 % du marché des cadres français et une place de n°1 mondial toute
fraiche à 147 millions d’€. La marque a fait le né- cessaire au niveau communication y consacrant 10% de son
chiffre d'affaires et est aujourd’hui partenaire de 2 des 4 "Grands Chelem".

I LE MArché (M€)
Ventes
équipement 70

Equipements
*cordages y compris la pause, sacs et housses, grips, sur-grips, anti-vibrateurs...

autres* 13
raquettes 34
balles (tubes de 4) 24
textile 81
chaussures 75
Head est à la deuxième place, avec un chiffre d’affaires de 143 millions d’€ au niveau mondial. En France, la
marque vient de repasser devant Wilson avec un peu plus de 20 % du marché, grâce à un marketing viral per-
formant, s’appuyant sur ses stars Maria Sharapova et Novak Djokovic, et une gamme globalement refaite : re-
looking et apport d’un nouveau matériau dans le cadre : le graphène.
L’ex n°1 mondial Wilson est désormais à la 3ème place en France, avec une stagnation de son chiffre d'affaires. En
installant son processus "S.E.T." sur la quasi totali- té de ses produits, la marque espère donner un coup de jeune à sa
gamme.
D’autres marques de légende ou plus récentes sont pré- sentes dans le monde, mais elles ont du mal à exister sur
notre territoire. Dunlop, Prince, Yonex et encore un degré en dessous Pro Kennex et Volkl sont de plus en plus
anecdotiques en France. Prince, à travers le système "EXO" et plus récemment "ESP", innove. Ce fabricant vient
d’ouvrir le premier magasin en marque propre des sports de raquette en France, à Paris.
Avec environ 10 % du marché français, Tecnifibre (2ème entreprise française avec Babolat) se positionne dans le
"big four", cherchant plutôt aujourd’hui les évolutifs et les compétiteurs et délaissant le marché loisir. Le fabri- cant
vient de réussir un coup de communication puisque la marque s’est associée pour 5 années à l’embléma- tique ATP,
ce qui offre à l’entreprise française (20 M d’€ de CA) une visibilité mondiale qui devrait lui permettre de faire
évoluer son chiffre d’affaires dans de belles pro- portions. Tecnifibre est un des leaders mondiaux sur le marché de
la corde.
11
12

I LE tEnnIS
les Balles
Les balles sont composées de 2 demi-sphères faites d’un mélange de caoutchouc naturel et de matériaux
synthétiques de qualité afin d’améliorer le rebond et la longévité de celles-ci. Le caoutchouc seul ne le per- mettant
pas. Le feutre, lui, est composé d’un mélange de laine, de coton et de nylon. Les 2 "os à chien" sont ré- unis grâce au
latex, ce qui génère cette couture blanche sur les balles.
La quantité de ces différents matériaux varie suivant le cahier des charges des fabricants et, bien sûr, de la qualité de
la balle à produire. Le gaz est insufflé lors de l’unification des 2 demi-sphères. La surface extérieure de la balle doit
être unie, et de couleur blanche ou jaune. S’il y a un raccord, il doit être sans couture (latex).
Les balles de compétition peuvent l’être grâce à une homologation des instances mondiales du tennis à savoir l’ITF
(International Tennis Federation). La balle devra être conforme aux critères spécifiés dans le ta- bleau ci-dessous.
Type 1 : rapide Type 2 : moyen (1) Type 3 : lent (2) Haute-altitude (3)
Poids (masse) - g 56,0 - 59,4 56,0 - 59,4 56,0 - 59,4 56,0 - 59,4
Taille - cm 6,54 - 6,86 6,54 - 6,86 7,00 - 7,30 6,54 - 6,86
Rebond - cm 135 - 147 135 - 147 135 - 147 122 - 135
Déformation avancée - cm (4) 0,50 - 0,60 0,56 - 0,74 0,56 - 0,74 0,56 - 0,74
Déformation retour - cm (4) 0,67 - 0,91 0,80 - 1,08 0,80 - 1,08 0,80 - 1,08
(1) La balle peut être pressurisée ou sans pression. La balle sans pression doit avoir une pression interne ne dé-
passant pas 7 Kilopascal. Elle doit être utilisée pour le jeu en haute-altitude, à plus de 1219 m (4000 pieds) au-des-
sus du niveau de la mer, et avoir été acclimatée pendant 60 jours ou plus à l’altitude spécifique du tournoi.
(2) La balle est aussi recommandée pour jouer en haute-altitude sur tout type de surfaces à plus de 1219 m au-dessus
du niveau de la mer.
(3) La balle est pressurisée et il s’agit d’une balle addi- tionnelle indiquée uniquement pour le jeu en haute-alti- tude
à plus de 1219 m au-dessus du niveau de la mer.
(4) La déformation devra être la moyenne de trois re- levés individuels, le long de (3) axes perpendiculaires. Il ne
pourra y avoir de variation de plus 0,08 cm entre deux relevés individuels.

I QuELQuES chIffrES
Sur un service de joueur professionnel, une balle
— va de 0 à 100 km/h en 0,0004 seconde,
— prend 1 400G à 200km/h,
— peut tourner jusqu’à 4 000 tours/minute.
les Balles
Classification de la vitesse de la surface de jeu Il existe une méthode de contrôle pour déterminer la vitesse des
surfaces. Cette méthode identifie 5 catégories de surfaces à l’aide d’indices, en découle un choix de type de balle en
fonction de la surface :
— Balle de type 1 (vitesse rapide) pour les terrains à sur- face lente. — Balle de type 2 (vitesse moyenne) pour les
terrains à surface moyenne - moyenne/rapide. — Balle de type 3 (vitesse lente) pour les terrains à sur- face rapide.
Indice ITF Catégorie Vitesse Surface & choix du type de balle
De 00 à 29 1 Lente
La plupart des terrains en terre battue & tout type de terrains stabilisés
De 30 à 34 2 Lente-moyenne La plupart des terrains en dur pourvus de différents
revêtements de type acrylique, ainsi que
certains De 35 à 39 3 Moyenne revêtements de moquette De 40 à 44 4 Moyenne-rapide
La plupart des terrains en gazon naturel, gazon
De 45 et + 5 Rapide
synthétique, et certains revêtements moquette
Les balles officielles pour les joueurs de 10 ans ou moins La couleur de la balle (rouge, orange et vert sur terrain
normal) correspond à des dimensions précises de ter- rain et de raquette : — Les balles de STADE 3 (rouges) sont
recommandées pour jouer sur un court rouge par des joueurs de 8 ans ou moins, qui utilisent une raquette de 23
pouces.
— Les balles de STADE 2 (oranges) sont recommandées pour jouer sur un court orange par des joueurs entre 8 et 10
ans, qui utilisent une raquette entre 23 et 25 pouces. — Les balles de STADE 1 (vertes) sont recommandées pour
jouer sur un court normal par des joueurs confir- més entre 9 et 10 ans, qui utilisent une raquette entre 25 et 26
pouces.
Stade 3 (rouge) mousse
Stade 3 (rouge) standard
Stade 2 (orange) standard
Stade 1 (verte) standard
Poids (masse) - g 25,0 - 43,0 36,0 - 49,0 36,0 - 49,0 47,0 - 51,5
Taille - cm 8,00 - 9,00 7,00 - 8,00 6,00 - 6,86 6,30 - 6,86
Rebond - cm 135 – 147 135 - 147 135 - 147 122 - 135
Déformation avancée - cm (4) 0,85 – 1,05 0,90 - 1,05 1,05 - 1,20 1,20 - 1,35
Déformation retour - cm (4) - - 1,40 - 1,65 0,80 - 1,05
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I LE tEnnIS
le MarchÉ de la Balle
24 millions de douzaines de balles vendues dans le monde pour un chiffre d'affaires de 206 M d’€. En France, c’est
14 M de balles qui ont été vendues en 2013.
Le marché est secoué par les distributeurs et les sites internet spécialisés. Les chiffres ci-dessus nous montrent
qu’une boite de 4 balles est vendue en moyenne moins de 3 € au niveau monde, alors que le prix moyen en France
est de plus de 6 €. Une différence qui s’explique par le haut niveau d’équipement des Français.
Il n’empêche que le marché a été tiré vers le bas par ces deux acteurs et ce sont bien sûr les marques histo- riques du
tennis qui en ont le plus souffert.
En 2012, en France, les marques "premium" totalisent 75 % de parts de marché. Les clubs, quant à eux, repré-
sentent 50 % du volume d’achat de balles.
La deuxième fédération de France en quantité de licen- ciés explique certainement ces différentes statistiques.

I opérAtIon SpécIALE
Cela fait 5 ans que la FFT a lancé "l’opération balle jaune" et le succès est au rendez-vous. Pour le lancement de la
6ème édition, l’ensemble des ligues métropolitaines a répondu présent, une première !
Une démarche responsable en 3 points :
1. Eviter une pollution environnementale
2. Sensibiliser le licencié aux gestes écocitoyens
3. Etre solidaire des publics fragiles
25 000 balles récupérées permettent de fabriquer 100 m2 de tapis ; depuis le début de l’opération, 4 M de balles ont
déjà été transformées.
L’objectif pour 2014 est de récupérer 1,6 M de balles alors qu’en 2013 1,3 M l'avait été.
24 tapis ont été réalisés et offerts à des structures locales, ce qui représente 4600 m2 de sol.
les cadres
La raquette fut inventée par les Anglais au début du XVIe siècle pour pratiquer le jeu de paume. La première ra-
quette du XXème siècle a un cadre et un cœur en acajou.
Le matériel a connu une démocratisation toute relative grâce à l’utilisation de bois moins nobles comme le noyer, le
frêne et le chêne. Le manche, lui, était principalement fabriqué à partir de bois d’érable, de cèdre, de bouleau ou de
tilleul, entouré de cuir (le grip). A cette époque, les raquettes pesaient environ 400 g, mesuraient 66 cm et
possédaient un cordage en boyau de mouton. La surface de frappe était alors d’un peu moins de 300 cm2. En 1938,
Dunlop lance son modèle Maxply. Comme son nom l’indique, c’est un assemblage de plusieurs es- sences de bois
collées les unes aux autres. Dunlop est un précurseur : les années 1940 verront l’industrialisation des raquettes
multicouches.
Jusqu'en 1963 et l'invention de la raquette en acier par Lacoste, le tennis se pratique avec une raquette en bois.
L’aluminium diminuait les vibrations mais il n’apportait pas de solution au problème fondamental posé aux joueurs
depuis les raquettes en bois : le poids. Fin des années 80, début des 90, les composites plas- tique/fibre de carbone
font leur apparition sur les courts. Le poids de la raquette diminue, la résistance progresse et la surface de frappe
augmente (le tamis), ce qui per- met à la raquette de devenir de plus en plus tolérante. L'innovation principale de ces
dernières années réside dans les matériaux qui sont utilisés dans la conception du cadre, et qui ont permis de gagner
à la fois en puis- sance, en précision et en légèreté, rendant le jeu de plus en plus confortable.
Les composites sont cinq fois plus résistants que l'alu- minium et trente fois plus que le bois. Le mot "compo- site"
est souvent usurpé puisqu’un "composite" est l’as- semblage d’au moins deux composants non miscibles, (ayant tout
de même une forte capacité d’adhésion) ; ce mot est souvent utilisé de façon globale pour tous ces nouveaux
matériaux. Parmi les matériaux utilisés, on retrouve ainsi le graphite et maintenant le graphène, le tungstène, le
carbone, le titane, la fibre de verre, l’alumi- nium (raquette loisir) et bien sûr les nouveaux matériaux écologiques
comme le lin, la cellulose et le basalte...
L’évolution des matériaux devra prendre en compte un nouveau paramètre "écologique". Aujourd’hui, les maté-
riaux utilisés ont un souci de recyclage onéreux. Doréna- vant, il faudra que les nouveaux matériaux prennent en
compte leur réutilisation (la nouvelle donne en matière de courant de pensée, de critères de consommation, surtout
sur le marché "loisir" ne voudra consommer que des cadres "écologiques"), comme le nouveau cadre La- coste, le
"RL 12", qui tarde à faire son apparition et qui serait en graphite-bois. C’est grâce à ces matériaux que les joueurs
bénéficient d’une meilleure rigidité de leur cadre. Et, au lieu d’alour- dir la raquette, les nouveaux matériaux
l’allègent !
Les services de Recherche et de Développemen des fa- bricants s’emploient à trouver de nouveaux matériaux mais
aussi des concepts améliorant les sensations en absorbant les vibrations et augmentant la stabilité. Nous savons que,
mécaniquement, la rencontre d’une balle de tennis avec un cordage de raquette engendre de nombreuses vibrations
qui, bien entendu, se dispersent dans le cordage, d’où l’utilisation d’anti-vibrateurs chez certains joueurs, mais
également dans le cadre qui en- gendre, pour certains, des désagréments dans le bras du joueur. Certaines sont à
faibles fréquences et sources d’inconfort, d’autres à fréquences plus élevées sont sy- nonymes de sensation de jeu.
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I LE tEnnIS
la des MÉcanique
cadres
Généralités Les éléments que nous développons dans cette partie ne prennent pas en compte le joueur. Seul le cadre
y est considéré. Il faudra ensuite adapter le matériel à la mor- phologie et au niveau du joueur. Nous pouvons
dénombrer 3 critères principaux en termes de choix de raquette qui ont chacun une ou plu- sieurs incidences en
termes de jeu :
Gain de puissance, c’est la capacité propre à la raquette de donner de la vitesse à la balle :
— Cadre rigide — Equilibre en tête — Grand tamis — Cadre lourd — Plan de cordage large — Profilé large
Gain de contrôle, c’est la capacité propre à la raquette de déposer la balle à l’endroit où le joueur le souhaite :
— Cadre souple — Equilibre en manche (voir en cœur) — Petit tamis — Cadre léger — Plan de cordage serré —
Profilé étroit et normal
Confort, c’est une notion subjective propre à chaque indi- vidu mais qui est liée à la capacité d’absorption des mau-
vaises vibrations.
Le poids Le poids varie entre 160 et 250 g pour les raquettes cor- dées des enfants et des débutants, et entre 240 et
350 pour les cadres juniors et compétiteurs de tout niveau. Le poids est tributaire de la capacité du joueur à pou- voir
manier un cadre plus ou moins lourd. Les joueurs prennent généralement très vite connaissance de ce pa- ramètre.
Les fabricants ont intégré, pour la plupart, la probléma- tique du poids. En effet, une raquette légère (- de 290 g)
n’apporte pas de puissance par son poids car elle est équilibrée en tête ; a contrario, une raquette plus lourde (+ de
290 g) est neutre ou équilibrée en manche.
Le poids d'une raquette influe sur 3 paramètres : 1. la sensation 2. la puissance 3. la maniabilité
Les raquettes supérieures à 290 g sont généralement utilisées par des pratiquants qui possèdent de solides bases
techniques et surtout un bon potentiel physique, c’est pour cette raison que vous aurez du mal à trouver ce genre de
cadre chez les généralistes. Le poids d’un cadre est donné sans le cordage. Pour être précis, il faudra donc ajouter
entre 15 et 20 g au poids initial.
4 paramètres à retenir : 1. plus un cadre est lourd, plus il génère de puissance, 2. plus un cadre est lourd, moins il
vibre, 3. plus un cadre est lourd, plus grande est la surface de frappe optimale (sweetspot), 4. plus un cadre est lourd,
moins il est maniable.
la MÉcanique des cadres
La rigidité La rigidité d’une raquette correspond à la capacité de dé- formation du cadre lors de l’impact avec la
balle. L’unité de mesure de cette déformation est l’indice de Rahmen (Ra) qui est l’unité de mesure commune à tous.
Cependant, certaines marques utilisent leur propre unité de mesure comme Prince et son "Power Level". La rigidité
est fonction de la nature des matériaux utili- sés et elle varie entre des indices de 60 Ra et 75 Ra. Cer- taines
raquettes dépassent les 80 Ra. Il s’agit essentiel- lement de cadre dit "raquette de pépé", capable par leur rigidité et
la taille du tamis (> à 690 cm2) de compenser de grosses faiblesses physiques ou techniques.
Un cadre est souple lorsque cet indice est inférieur à 64 Ra. Un cadre souple recule au moment de l’impact de la
balle, ce qui a pour effet d’accroître le temps de contact balle/cordes et donc d’augmenter le contrôle. Il est dit semi-
rigide entre 64 et 67. Enfin, il est rigide lorsque l’indice est supérieur à 67 Ra. Un cadre rigide se déforme très peu à
l’impact, le temps de contact balle/ cordes en est donc réduit, ce qui a pour effet d’apporter un gain de puissance. Il
est à noter que l’indice de rigidité est calculé sur un cadre non cordé, et que le fait de corder une raquette va
diminuer cet indice de 1 à 3 Ra généralement.
2 paramètres à retenir : 1. plus un cadre est rigide, plus il sera stable à l’impact. 2. plus un cadre est rigide, plus il
transmet de vibrations. 3. plus un cadre est rigide, plus il est puissant.
La longueur Dans notre pays, la longueur d'une raquette de tennis est mesurée en centimètres mais peut-être donnée
en pouce (unité de mesure anglo-saxonne qui se note "inch"). Le règlement indique que la longueur maximale d'une
ra- quette est de 73,66 cm (29 in). Il existe aujourd’hui une longueur standard des raquettes qui est de 68,5 cm (27
in). Lorsque la longueur des raquettes dépasse 69 cm, on parle de raquettes de tennis "XL", "long body" ou tout
simplement "rallongée". Les joueurs utilisent des raquettes rallongées bien sou- vent pour le seul bénéfice de
pouvoir gagner un peu d’angle et de puissance au service.
Pour les débutants, une raquette de taille standard est conseillée et, pour les enfants, il faudra tenir compte de la taille
de ceux-ci. Chez l’enfant, la raquette com- mencera aux alentours de 36 cm pour le "baby-tennis" et jusqu’à 67,5 cm
pour les raquettes "junior". Une ra- quette enfant doit être non seulement choisie par rap- port à la taille de l’enfant,
mais il faut également tenir compte du niveau de jeu.
3 paramètres à retenir : 1. plus un cadre est long, plus il génère d'effet grâce à sa vitesse (bras de levier), 2. plus un
cadre est long, plus il génère de la puissance, 3. plus un cadre est long, moins il est maniable.
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I LE tEnnIS
la des MÉcanique
cadres
L’équilibre L’équilibre a une incidence sur la puissance du cadre, son inertie et son contrôle. Sa maniabilité est
également fonction de cet équilibre, mais c'est une notion abstraite qui dépend du joueur.
L’équilibre de la raquette est la distance entre la base du manche et le point de balance. L’apport de celui-ci fait
varier cet équilibre de plus ou moins 10 mm suivant le type de cordage utilisé. Evidemment, la pose d’un cordage
déplacera ce point d’équilibre vers la tête de raquette. A ce titre, le position- nement d’un sur-grip viendra lui aussi
modifier l’équilibre de la raquette.
Nous pouvons considérer qu’il existe 3 types d’équilibres : 1. l’équilibre neutre situé entre 32 et 33 cm. Cette
raquette n’apporte pas plus de contrôle que de puissance. 2. l’équilibre en manche situé en deçà de 32 cm. Ce type
de raquette apporte du contrôle et de la maniabi- lité mais c’est au détriment de la puissance. 3. l’équilibre en tête
situé au-delà de 33 cm. Ce type de raquette apporte de la puissance (énergie ci- nétique du bras) mais moins de
maniabilité et contrôle.
Le fait de positionner plus de poids en tête peut donner le sentiment à l’utilisateur d’avoir entre les mains une ra-
quette plus lourde qu’elle ne l’est réellement. Le choix de l’équilibre varie selon la morphologie et le type de jeu
pratiqué. Un joueur au geste court et désirant obtenir un gain de maniabilité privilégiera plutôt un équilibre en
manche (< 32 cm). A l'inverse un joueur avec un geste d'une amplitude plus importante et désirant obtenir un gain
de puissance privilégiera une raquette plus en tête (> 33 cm).
la MÉcanique des cadres
La taille du manche Le manche d’une raquette de tennis requiert également beaucoup d’attention, puisque c’est à cet
endroit que l’outil est en contact avec le joueur. Il faut donc prêter une grande attention au choix de la taille du
manche. La taille du manche est donnée sans le grip.
Un manche trop petit oblige le joueur à serrer fortement la raquette pour une bonne tenue. Un manche trop gros va
poser des problèmes pendant le jeu, comme pour les changements de prises, et peut engendrer 2 types de
problématiques : 1. une problématique de jeu puisque l’utilisation d’un ou- til inadapté en termes de taille
engendrera une baisse de celui-ci, 2. une problématique physique puisque un mauvais manche entraînera une
crispation musculaire qui finira par devenir traumatique.
Un manche se choisit en fonction de la taille de la main, 2 solutions s’offrent à vous : 1. mesurez la taille de votre
main avec une règle, en soustrayant systématiquement un 1⁄2 cm, 2. prenez un manche de raquette dans votre main
en prise marteau. Positionner l’index entre le bout des doigts et la paume de la main. Si celui-ci se positionne
correctement entre, alors vous avez trouvé la bonne taille. Un index qui ne rentre pas, le manche est trop petit et
inversement.

Correspondance des tailles


TAILLE EUROPE
USA (INCH)
TAILLE DE LA MAIN
0 4 10,16 – 0,50 = 09,66 cm
1 4 1/8 10,47 – 0,50 = 09,97 cm
2
4 1/4 4 2/8
10,79 – 0,50 = 10,29 cm
3 4 3/8 11,11 – 0,50 = 10,61 cm
4
4 1/2 4 4/8
11,43 – 0,50 = 10,93 cm
5 4 5/8 11,74 – 0,50 = 11,24 cm
6 4 3/4 12,06 – 0,50 = 11,56 cm
Ici, nous parlons bien sûr de la circonférence du manche et, en aucun cas, de la longueur de celui-ci qui peut va- rier
suivant les fabricants. Un long manche permet de positionner plus aisément les deux mains pour les prises revers. Il
n'est possible de modifier un manche que dans cer- taines conditions :
— la modification de la taille du manche chez certains fabricants est possible, à la hausse comme à la baisse,
puisqu’il s’agit de coques interchangeables chez Head et Volkl (mais pas sur toutes les gammes),
— les autres fabricants ne proposent pas ce système, mais il est toujours possible de grossir un manche, 3
possibilités :
a) la pose d’un manchon se fait à l’aide d’un décapeur thermique et permet de venir plaquer le manchon à même
la surface du manche. Cette opération fait grossir le manche d’une taille ;
b) le changement de grip peut augmenter ou diminuer le manche puisque cela dépend de l’épaisseur de celui-ci
(par rapport à l’ancien). Ça peut aller de 1,5 à 2,5mm d’épaisseur ;
c) le positionnement d’un sur-grip qui, comme son nom l’indique, se positionne sur un grip avec une four- chette
d’épaisseur de 0,40 à 0,65mm. Il permet égale- ment d’augmenter la taille du manche.
Babolat a sorti un accessoire nommé "Smart Kit" qui permet à son utilisateur une meilleure préemption. Nous
pourrions assimiler cet accessoire à la fabrication d’un manche anatomique (style tennis de table). Les gammes
"overdrive" et "Y" de ce fabricant peuvent être vendues avec ce "smart kit".
La marque Wilson propose, sur une grande partie de sa gamme, le nouveau système "amplifeel360" qui amé- liore le
confort par l’absorption des vibrations ; l’ap- port du basalte (roche d’origine volcanique) améliore le confort et le
toucher. Afin d’apporter aux joueurs les meilleures sensations, Babolat a développé une construction révolutionnaire
en tube. Ainsi, les informations sont dirigées juste en des- sous du grip, au plus près de la main des joueurs. Comme
le "cortex" filtre en amont les hautes et les basses fré- quences, il ne reste que les bonnes vibrations.
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I LE tEnnIS
la des MÉcanique
cadres
Le profilé Les nouveaux matériaux permettent aux fabricants de faire évoluer la forme des profils de cadre. Il y a
une quin- zaine d’années les cadres étaient plutôt de type 4 faces (carré ou rectangle). Aujourd’hui, les cadres sont
de plus en plus ovalisés, ce qui leur permet d’être toujours plus solides avec moins de matière mais également
aérody- namiques et de plus en plus solides.
Les joueurs modernes cherchent à frapper la balle de plus en plus tôt après le rebond, ce qui modifie leurs gestes en
venant chercher la balle très bas pour lui don- ner ensuite beaucoup de lift. L’aérodynamisme du cadre permet une
meilleure pénétration dans l’air et donc une accélération du mouvement. Un joueur qui frappe à plat avec un jeu plus
traditionnel aura des difficultés à s’ex- primer avec ce genre de cadre.
Le profilé de taille standard est de 21 mm, ce qui nous permet de dégager 2 paramètres à retenir : 1. Plus le profilé
d’un cadre est fin, plus il est aérody- namique et dégage de la puissance (raquette rigide en général), 2. Plus le
profilé d’un cadre est épais (plus classique, plus confortable) plus il apporte en général de contrôle.
L’inertie (le swing weight) L’indice d’inertie est la combinaison des différents para- mètres vus ci- dessus : poids,
équilibre et, en fonction du joueur, le profilé du cadre. Deux raquettes aux caractéristiques opposées peuvent avoir
un indice d’inertie très proche. Le "swing weight" donne en kg/cm2 une évaluation de la maniabilité ; en d’autres
termes, l’énergie qu’un joueur doit dépenser pour bouger la raquette. L’inertie est un facteur peu important pour les
joueurs de clubs et donc pratiquement inutile pour "les loisirs". Mais c'est un paramètre très important, voire
primordial, pour un joueur de haut niveau.
L’inertie d’une raquette est calculée lorsque le cadre est dépourvu de cordage ; lorsque celui est posé sur la ra-
quette, l’indice d’inertie augmente d’environ 30 kg/cm2. L’indice d’inertie sur le marché de la raquette actuelle os-
cille entre 260 et 310 kg/cm2.
2 paramètres à retenir : 1. plus la valeur est élevée, plus la raquette est difficile à manier, mais elle procure de la
puissance et de la sta- bilité à l’impact (>290 kg/cm2) ; ce sont des raquettes plutôt destinées à des joueurs aux
gestes courts et in- termédiaires. 2. plus la valeur est faible, plus la raquette est maniable (<275 kg/cm2) ; ce sont des
raquettes plutôt destinées à des joueurs possédant un geste avec une longue pré- paration.
La "PLAY" de Babolat La forme de cette "Babolat Pur Drive" et son poids sont strictement identiques à un modèle
traditionnel. Il a fallu attendre que la miniaturisation fasse des progrès consi- dérables pour que Babolat puisse
installer des capteurs dans le manche d’une raquette. Le problème de l’alimen- tation de ce dispositif a longtemps
retardé l’avancée du projet : la mise au point d’une sorte de clé USB chargée en énergie que l’on peut brancher sur
une prise aména- gée dans le bout du manche. Connectée en permanence sur un ordinateur, cette ra- quette donnera
aux joueurs quatre types d’informations : 1. deux relativement accessoires, car elles sont visibles à l’œil nu : le type
de coup (droit, revers) et la nature du lift (slice, top spin). 2. deux autres essentielles, parce que indétectables par le
meilleur des entraîneurs : le centrage de la balle dans la raquette et l’intensité de l’impact. Analysés en direct via un
ordinateur (ou un smartphone) installé à côté du court, ou à tête reposée après le match, ces deux éléments pourront
fournir de précieux enseignements pour le joueur, qu’il soit de premier rang mondial ou dernier dans son club de
village.
La "Play" est proposée au prix de 299 €, ce qui est éle- vé par rapport au prix d’une raquette mais qui est justifié par
l’innovation. Une première donnée permet de nous projeter : depuis janvier, cette raquette est disponible aux Etats-
Unis chez une cinquantaine de distributeurs et 3000 "Play" se sont écoulées en 3 mois (au prix de 399 $) !

l'Électronique pour les cadres


Mais Babolat n’est pas la seule à s’attaquer au marché de l’électronique pour le tennis puisque, avant la sortie de la
"Play" Artengo, la marque sports de raquette de Décathlon a mis sur le marché son "Personal Coach". L’idée est
identique à celle de Babolat, sauf qu’il est ca- pable de s’installer sur n’importe quel cœur de raquette de tennis. Le
pack est composé d’un capteur qui se fixe sur le cadre et, si vous le souhaitez, d’une montre ; le tout pour un prix
très compétitif de moins de 100 € !
En termes de prix et d’adaptabilité, il semblerait que l'Artengo ait pris une longueur d’avance. Mais la "Play" garde
un avantage certain sur l’ajout de poids puisque le "Personal coach" pèse environ 25 g ce qui est loin d’être anodin
surtout à une époque où les fabricants cherchent à alléger ce cœur de raquette.
Le concept : "Jouer, Analyser et Partager" est né au vu des autres marchés du sport ; beaucoup pensent que ce n’est
qu’un début. D’ailleurs, certains d’entre eux estiment que le marché de la raquette de tennis sera connecté d’ici une
dizaine d’années. Pro Kennex a annon- cé la sortie d’une raquette connectée pour 2015. Voilà un axe de
développement évident pour les fabri- cants, avec des perspectives de renouvellement "du parc" des cadres
lorsqu’une grande partie des produits sera connectée.
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I LE tEnnIS
le taMis
La règlementation — La surface cordée ne peut pas dépasser 39,37 cm de longueur et 29,21 cm de largeur. — Le
tamis de la raquette doit être plat et constitué d’un ensemble de cordes croisées, reliées à un cadre et alter-
nativement entrelacées ou fixées à leurs points de croi- sement. — L’ensemble du cordage doit être homogène dans
son ensemble et, en particulier, pas moins dense au centre qu’en n’importe quel autre point. — La raquette doit être
conçue et cordée de telle façon que les caractéristiques du jeu qu’elle produit soient identiques sur ses deux faces. —
Le cordage doit être libre de tout ajout ou protubé- rance, autres que ceux utilisés, uniquement et spéciale- ment,
pour limiter ou empêcher l’usure ou la vibration, et dont la dimension et la position doivent être estimées
raisonnables.
La taille du tamis influe sur le contrôle, la puissance et la tolérance Les grands tamis apportent de la puissance grâce
à une caractéristique : la longueur des cordes (montants et travers). Plus la corde est longue, plus le recul des cordes
lors du contact balle/tamis est important, et donc apporte de la puissance. Nous appelons cela "l’ef- fet trampoline".
La tolérance est la capacité du cadre à pardonner les erreurs de centrage. Plus le tamis est grand, plus cette zone est
grande ; nous l’appelons "sweetspot" ou "zone de frappe idéale". Lorsque vous jouez dans cette zone, vous obtenez
un confort de frappe, un niveau de contrôle et une puissance optimisés (la zone sur le tamis ou les cordes sont les
plus longues). Les petits tamis apportent du contrôle grâce à la carac- téristique inverse des grands tamis.
Les formes de tamis peuvent également influencer la tolérance, sans pour autant augmenter la surface, à sa- voir les
tamis isométriques (Yonex) et goutte d’eau (plus anciens).La taille du tamis s'exprime en cm2 ou en inch2 (square
inches).
PETITS TAMIS
Surface inférieure à 600 cm2
MOYENS TAMIS
Surface égale à 645 cm2
GRANDS TAMIS
Surface supérieure à 660 cm2
les enFants
cadres
Le choix d’un cadre pour enfant doit tenir compte de 2
Nous pouvons distinguer 3 types de famille de
raquettes critères :
enfant. 1. la taille de la raquette : il faut
positionner la raquette le long du corps et contrôler l’espace entre la tête de
1. Les raquettes pour débutants qui sont
systématique- raquette et le sol. L’espace doit être d’environ 5 cm.
ment proposées en manche 00 et fabriquées en
alumi- 2. le niveau du joueur : il ne faut surtout pas occulter le
nium. niveau du joueur puisqu’un jeune
joueur « compétition » n’hésitera pas à utiliser une raquette adulte légère. Les
2. Les raquettes pour les enfants en
progression, en per- raquettes enfants sont toutes en taille de manche 00 et
fectionnement, qui sont toutes elles aussi en
manche 00 ; pèsent entre 150 et 255 g.
pour les matériaux, une apparition de graphite ou de car-
La F.F.T. (Fédération Française de Tennis) a mis en place un programme depuis quelques années :
bone peut exister suivant les fabricants. Ces raquettes peuvent avoir un peu plus de poids et aussi des variations en
termes de tamis. En taille, cela va de 19 à 26 in. En Le mini-tennis (stage3)
passant par 21, 23 et 25 in. (Nadal ou Roddick
junior pour Destiné aux 4-6 ans, il permet de découvrir ce sport de façon ludique et éducative grâce à une pédagogie
adaptée
Babolat, TFight pour Tecnifibre, Speed ou Radical 21, 23, 25 ou 26 in.).
23
par le matériel (une raquette adaptée à la morphologie des joueurs) et un terrain d’une longueur de 12x6 m (balle
3. Les raquettes dites "junior" sont des
raquettes pour rouge) ou 18x6 (balle orange). Objectif : faire découvrir le
jeunes compétiteurs de 630 mm à 670 mm (24
à 26 in). tennis à l'enfant, le conduire à la réalisation d'échanges, le
Elles sont généralement des répliques des
modèles pour préparer au cycle d'initiation, développer ses qualités de
adultes, "Aéropro Drive Jr" chez Babolat,
"TFlash Jr" chez coordination et ses aptitudes spécifiques au tennis.
Tecnifibre, par exemple. Dans une fourchette de poids al-
L'initiation
lant de 240 à 260 g, les concepts matériaux sont pour les plus petits en tandem : alu graphite par exemple et A partir
de 7 ans, un enfant peut commencer une initia- tion, qu'il soit passé par l'étape Mini tennis ou non. Il joue
graphite sur les plus longs cadres. Ce sont de jeunes joueurs mais compétiteurs avant tout, sur un terrain traditionnel
avec des balles intermédiaires
donc en recherche de concept matériel.
(couleur verte). Ses bases techniques et tactiques sont suffisantes pour qu'il puisse commencer à faire des matches,
dans des conditions adaptées à son niveau.
TAILLE Le perfectionnement De 8 à 12
ans*, l'enseignement est orienté vers le ren-
ENFANT CM
forcement technique et tactique. L'enfant peut jouer des matches dans les conditions traditionnelles du jeu.
Le centre d'entraînement Une pratique renforcée (à partir de 8 ans) peut être pro- posée aux enfants motivés
présentant des aptitudes pour la compétition officielle et homologuée.
Le Groupe Avenir Club Quand un ou plusieurs enfants du centre d'entraînement possèdent un fort potentiel de
progression, un Groupe Avenir Club peut être constitué et permettre un entraî- nement personnalisé.
AGE
TAILLE
TAILLE ENFANT
RAQUETTE
RAQUETTE ANS *
MM **
IN.**
80 - de 3 430 mm 17
100 - de 5 480 mm 19
110 5 à 7 540 mm 21
125 7 à 9 590 mm 23
140 + de 9 640 mm 25
* Ages indicatifs / ** Des variations de quelques millimètres existent suivant les fabricants
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I LE tEnnIS
le cordage
"Le cordage, c’est l’âme de la raquette" (Arthur Ashe) E Le marché français est estimé à environ 1 million de cor-
dage par an, avec les marques françaises : Tecnifibre et Babolat, qui trustent aujourd’hui 80% des ventes.
Pour mieux appréhender les cordes, quelques données chiffrées : une balle lancée à 70km/h impose au cadre un choc
de 100 G, ce qui signifie qu’une balle pesant 57 g est perçue comme pesant 5,7 kg. Il faut donc changer
régulièrement les cadres.
Aujourd’hui, les cadres sont très "marketés" : une per- sonne, qui s’intéresse à ce sport, sera très vite en me- sure de
déterminer le type de raquette avec laquelle joue un "pro". Même si les petites modifications que les joueurs pro
vont apporter à leur matériel ne sont pas décelables à l’œil nu pour la quasi-totalité des per- sonnes (Rafael Nadal
aurait fait augmenter le poids de sa raquette de...3 g en tête, après avoir testé 6 g).
Dans les années 70, Arthur Ashe était un précurseur lorsqu’il ventait les mérites de la corde. Même si les cordes ont
suivi des révolutions technologiques, elles demeurent une partie de la raquette moins connue et surtout, pour un
grand nombre de personnes, moins primordiale que le cadre.
Il est accordé une égale importance aux cordes et aux cadres au même niveau d’importance en termes de mécanique.
Sur le bord du court ou devant son écran, excepté la couleur, nous avons du mal à discerner les très grandes
différences qui existent entre un boyau et un mono filament polyester.
Souvent, "le parent pauvre" du rayon sport de raquette est tantôt caché derrière la machine à corder, tantôt carrément
derrière les cadres. Vous voyez que parfois, même les distributeurs n’aident pas au développement de ce produit oh
combien important.
Si il y a bien une gamme de produits à travers laquelle le vendeur peut, avec son client, engager le dialogue et, par la
même occasion, prouver ses compétences, c’est bien avec la famille des cordes.

I 12 MètrES
C'est la longueur moyenne d'un set de cordage de tennis, soit la distance séparant le fond de court du filet (11,89
mètres exactement).
le cordage
Le choix du cadre peut même se faire à travers un plan de cordage. Il existe des cadres disponibles avec des plans de
cordage différents : 14x16, 16x15, 16x19, 18x19 ou 18x20, la liste n’est pas exhaustive.
Par contre, il n’existe que 2 de façons pour modifier les paramètres d'une raquette : — nous pouvons parler de la
bande de plomb qui va ve- nir se positionner soit en tête, soit en manche, afin de modifier l’équilibre du cadre, — la
corde est la deuxième possibilité et la plus im- portante : choix de la corde, de son diamètre, et de la tension à
laquelle elle sera posée. C’est la partie de la raquette qui est la seule à être en contact avec la balle. Lorsque le client
vous parle d’effets, de sensation et de toucher, il fait référence à l’impact de la balle sur le cordage.
La plupart des nouveaux concepts de cadre s’accom- pagnent d’avancées technologiques afin d’améliorer le
coulissement des cordes lors du contact balle/cordes (l’utilisation du Téflon chez Head pour fabriquer des œillets,
des œillets très larges dans la gamme EXO de Prince, le Woofer, système de Babolat...).

I LE tEnnIS
Cette partie de la raquette est la seule en contact avec la balle. Quand on parle de matériel c'est quasi exclusivement
de raquettes. Pourtant lorsqu'il s'agit de sensation, de toucher, de puissance, d'effets, etc., c'est le cordage, plus que le
cadre de la raquette qui jouera un rôle important. Quelle tension appliquer ? Mono ou multi- filaments ? Polyester ou
nylon ? Pas toujours facile de choisir quand on ne connaît pas vraiment les caractéristiques des cordages !
Les marques de cordage sont importantes sur la pla- nète tennis, quelques dizaines. Les plus connues sont bien sûr
les grandes marques : Babolat, Tecnifibre, Wil- son et Head.
Qui dit cordes, dit obligatoirement plan de cordage. Si, au fil des ans, l’homme a essayé un grand nombre de
solutions, il existe beaucoup de cordes très fines ou peu de cordes très grosses. Il semblerait que, depuis quelques
années, la panacée en termes de plan de cor- dage (16x18, 16x19, 18x19 ou 18x20) ait été trouvée.
Le plan de cordage est associé à une notion d’atelier et il ne faut surtout pas négliger l’impact que peut procu- rer un
cordeur devant sa machine aux yeux des clients (notion de service, d’artisanat, de valeur ajoutée). Lorsque nous
parlons de plan de cordage, par exemple 18x20, nous voulons dire que le cadre possède 18 mon- tants et 20 travers.
Les plans de cordage sont tous dis- ponibles sur internet.
Sur les cadres anciens, n’hésitez pas à en faire une banque de données (photocopies du plan de cordage, s'il est
toujours dessus, que vous glisserez au fur et à mesure dans un classeur) puisque ceux-là vous ne les trouverez pas
toujours sur internet. Attention à ne pas brader ce service ce qui reviendrait à dire à vos clients que corder peut être
fait par à peu près n’importe qui !
25
26

I LE tEnnIS
le cordage
Le plan de cordage est un des paramètres agissant sur
Wilson a relancé le débat depuis l’été 2013
avec son le contrôle ou la puissance de votre raquette.
"Speed Effect Technology" ou "S E T",
installé sur ses 2 Plus il y a de cordes dans le tamis (plan de cordage
nouveaux cadres, "Wilson Steam 99S &
105S", avec un serré), moins il y a d’espace entre les cordes. Dans ce
plan de cordage de 16x15. cas de figure, les
cordes se maintiennent les unes aux autres. L’impact balle/cordes est donc réparti sur une
Wilson promet des effets accrus avec un
mouvement plus grande quantité de ponts (intersection d’un mon-
du cordage augmenté : tant et d’un travers) ; le
cordage recule moins et per- met d’avoir un meilleur contrôle.
1. un mouvement dans les cordes multiplié par 3,3. ;
A l’inverse, si la quantité de cordes est réduite dans le
2. un retour du cordage en position 69% plus
rapide ; tamis, l’espace entre celles-ci est plus large, ce qui ap- portera à la raquette de la puissance. L’impact balle/
3. 10% d’effet en plus par rapport à des plans de cor- dage traditionnels 16x18 ou 18x20. cordes se répartissant sur
moins de ponts. Ce plan de cordage est à privilégier lorsqu’un joueur cherche à lifter.
Prince a emboîté le pas quelques mois plus tard avec son système "ESP" (Extrême String Pattern) : moins de corde
dans le tamis pour une augmentation des effets Un paramètre important à noter : il est évident que, moins il y a de
cordes, moins il y a de ponts qui prennent
de 30 %. Le plan de cordage en 14x16 de la Prince 115 ESP (soit742 cm2) implique un grand espace entre les en
charge le choc balle/cordes, ce qui a pour effet
cordes. Le système "ESP" a été installé sur les
gammes d’augmenter la fréquence de casse (dixit les nouveaux plans de cordage en 16x15 avec un tamis de 105 in ;
soit
"Premier", "Warrior" et "Tour".
677 cm2).
Nous pouvons jouer plus en "sécurité" en faisant passer
En cordage, les termes suivants sont utilisés :
la balle un peu plus au-dessus du filet pour la voir re- tomber un peu plus à l’intérieur du court. — La puissance
définie par la quantité d’énergie que
Cette nouvelle donne répond à une demande
actuelle la corde est capable de restituer après l’impact de la
puisque les statistiques montrent que joueuses
et balle (le rendement dynamique).
joueurs tapent de plus en plus fort du fond du court.
— Le contrôle est la perception du joueur de placer la balle là où il le souhaite.
Pour que la balle reste dans celui-ci, il faut de plus en plus arrondir les trajectoires, donc lifter.
— Le confort peut être différent selon les joueurs, nous sommes ici dans le domaine de la perception, c’est la
sensation au moment de la frappe, la capacité de la corde à absorber les vibrations et le son généré.
— Le toucher de balle est une sensation sur des coups précis comme la volée et ceux à basse vitesse.
— La durabilité est la capacité de la corde à résister à la casse qui dépend de la friction entre montants et tra- vers.
Pour limiter ces échauffements, il existe des acces- soires en plastique qui permettent de diminuer cette action, ils
ont pour nom "Elastocross" chez Babolat, "Protect Cross" chez Tecnifibre, pour ne citer qu’eux.

I LE SAVIEz-VouS ?
Plus le nombre d'intersections de cordes est important (plus il y a de cordes), mieux on peut contrôler la balle. Il
existe plusieurs sortes de cordages : — cordage en boyaux naturels — cordage en nylon (famille des polyamides) —
cordage en polyester — cordage en kevlar (famille des fibres aramides)
le cordage
La tension de pose Elle est à l’appréciation de chaque joueur, pour compen- ser ou accroître le contrôle ou la
puissance. Plus la ten- sion est élevée, plus le contrôle est élevé. Aujourd’hui, la fourchette de cordage se situe entre
17 et 25 kg.
La tension d’un cordage est à considérer au moment de la pause et il est tout à fait normal qu’après plu- sieurs
semaines le cordage ait perdu du rendement dy- namique. La corde, en termes de matériaux que vous aurez utilisés,
fera qu’elle se détendra plus ou moins vite et, bien sûr, la fréquence d’utilisation sera un autre facteur déterminant.
Une tension faible procurera au tamis de la souplesse, ce qui aura pour effet sur la balle de s'enfoncer dans
27
les cordes sans trop se déformer. Il y aura donc une restitution d'énergie (la puissance) plus importante. A l'inverse,
une forte tension engendrera à l'impact balle/cordes une déformation de la balle, ce qui aura pour effet de restreindre
l'angle de sortie de celle-ci (le contrôle).
TABLEAU DES CORRESPONDANCES
MILLIMèTRES GAUGE (USA)
1,00 - 1,10 19
1,10 - 1,16 18
1,16 - 1,20 17L
1,20 - 1,24 17
1,24 - 1,26 16L
1,26 - 1,33 16
1,34 - 1,40 15L
1,41 - 1,49 15

I Au grAMME prèS
Si les joueurs professionnels du circuit ATP changent si fréquemment de raquette durant un match, c'est en règle
générale parce que leur cordage a perdu quelques centaines de grammes de tension... C'est pourquoi on les voit
rarement casser une corde en match officiel. Ainsi Rafael Nadal, durant les tournois du Grand Chelem, peut changer
de raquette tous les 7 jeux. Durant Roland Garros 2010, qu'il a gagné pour la 5ème fois, Rafael Nadal a fait corder
ses raquettes pas moins de 53 fois !
La jauge (gauge ou diamètre) La jauge va venir, elle aussi, influencer le jeu. Une fine jauge sera mécaniquement
plus intéressante mais sera plus cassante. Une grosse jauge (> 1,35 mm) sera moins cassante mais perdra de ses
propriétés.
Nous l’exprimons à travers 2 unités de mesures : le millimètre et la gauge US. A noter que, pour cette der- nière, un
grand chiffre exprime un petit diamètre de corde.
Sonic Pro
Hexagonal
Sonic Pro Edge
I LE tEnnIS
les cordes
Il existe deux grandes familles de cordes.
1. Les naturelles Peut-être devrait-on dire le naturel, puisque le boyau est la seule matière naturelle utilisée pour
fabriquer une corde (à partir de l’intestin de vache). Le "colla- gène" est une matière qui se trouve naturellement
dans l’intestin de ces animaux, d’où l’élasticité légendaire de cette corde.
En France, Babolat a installé de petites unités au plus près des abattoirs, dans une région d’élevage des bo- vins, la
Bretagne. Un procédé manuel permet encore aujourd’hui de dissocier "la séreuse" du reste de l’intes-
28
tin. Il faut 2 bovins pour fabriquer un cordage de 12 m. Babolat récupère aujourd’hui 15 % des bêtes abattues en
France, ce qui lui permet de produire, chaque année, environ 280 000 cordages en boyau.
Nous trouvons sur le marché des boyaux entre 30 et 45 €. Ce cordage est toujours d’actualité même si les joueurs de
haut niveau l’ont, pour un grand nombre, résolument oublié. Industriellement, l’homme ne sait toujours pas
fabriquer une corde aussi performante. Puissance, sensation, tenue de tension, il n’y a que sur l’item de la résistance
à la casse que le boyau se fait doubler.
C’est Babolat qui a inventé ce cordage, il y a bientôt 140 ans et qui était à l’origine en boyau de mouton. La firme
française continue à "bichonner" son cente- naire puisqu'elle vient de lui fabriquer une nouvelle armature, nom de
code "BT7" qui améliore son point faible, la résistance (sa longévité), de 15 %.
Ce cordage est recommandé pour beaucoup de pratiquants, son prix en fait aujourd’hui une corde hors-marché mais
qui peut s’adresser à une popula- tion de non-casseurs, d’experts de la sensation.
les cordes
2. Les synthétiques
a) Les multi-filaments : gain de puissance, bonne sen- sation, tenue de tension et prévention des trauma- tismes
Comme son nom l’indique, c’est une corde constituée de plusieurs filaments qui peuvent eux-mêmes être constitués
de centaines de microfilaments, le tout gé- néralement coulé dans une couche protectrice en PU (polyuréthane). Ce
type de corde, de par ses caractéristiques, est celui qui se rapproche le plus des qualités du boyau (gain de puissance,
bonne sensation, tenue de tension et aussi un cordage préventif des traumatismes) sans jamais l’atteindre. C’est le
cordage qui alerte le joueur de son usure
29
puisque ses centaines de filaments finissent par casser les uns après les autres ; donnant naissance à une es- pèce de
peluchage du cordage. Du fait de sa complexité à fabriquer, il fait partie des cordages chers (tarif aux alentours des
20€).
b) Les guipés : — Noyau à simple enrobage ou simple guipage C’est un procédé né de la nécessité d’assembler ou
de combiner deux fils. La corde ainsi composée est consti- tuée d’une partie centrale, appelée l’âme, et une par- tie
périphérique, appelée couverture. Les couvertures sont des synthétiques (polyamide, polyester, etc.) qui sont
préalablement dévidés sur des roquets (bobines à joues) et qui viennent ensuite se poser sur des broches creuses à
l’intérieur desquelles passe l’âme. Ce cordage n’apporte que peu de sensations, en termes d’élasticité, il est meilleur
que le mono-filament.
— Noyau à multiples enrobages ou double guipage Le procédé est identique au simple guipage sauf que nous
pouvons faire tourner autour de notre âme plu- sieurs fils dans le même sens ou dans le sens opposé. Plus nous
complexifions le montage, plus les coûts de production augmentent ce qui, sur le moment, n’occa- sionne pas de
forts débouchés sur le marché puisque le prix n’est pas très compétitif. Ce sont des cordages qui, du fait de la
superposition des couvertures, laissent moins de place pour le noyau. Il n'est bien sûr pas question aujourd’hui de
jouer avec des cordes d'un diamètre supérieur à 1,5mm ; mécani- quement moins intéressantes, elles sont donc plus
cas- santes. Nous pouvons trouver des cordes à l'aspect ru- gueux (cordage texturé) sur le marché, qui présentent un
cordage qui permet du "spin" supplémentaire. Mais qui dit abrasion, dit usure plus rapide !
c) Les mono-filaments : moins de casse mais perte de tension plus rapide C’est un cordage qui est fait d’une seule
fibre, en géné- ral recouverte d’une couche protectrice. Un mono-fila- ment est moins élastique qu’un multi-
filament, il offre donc moins de puissance mais plus de contrôle et, du fait de son gros noyau, une bonne résistance à
la casse. Le mono-filament est très souvent en polyester et, grâce à sa capacité à apporter un surplus de contrôle et à
résister à la casse, ce cordage est aujourd’hui prisé des joueurs de haut niveau. N’ayant aucun problème de
préparation physique et avec un niveau de jeu supérieur, ils sont à la recherche de précision (capacité à placer la
balle où ils le souhaitent), l’usure de la corde est donc un paramètre important puisque cette population use du lift et
de la puissance.
30

La durabilité
boyau

Absorption de chocs
boyau

les cordes
multi-filaments PU 400 inside nylon polyester
multi-filaments PU 400 inside nylon polyester

I LE tEnnIS
La puissance
boyau

Tenue de tension
boyau
multi-filaments PU 400 inside nylon polyester
multi-filaments PU 400 inside nylon polyester
Nous observons que, sur le circuit pro, les joueurs changent de moins en moins de raquette lors de l’échange suite à
un cassage de corde. Ils le font tran- quillement aux changements de coté, ce qui peut leur permettre de ne plus être
déstabilisés par ce fait de jeu. En revanche, nous observons que les joueurs changent régulièrement de raquette. Les
mono-filaments polyester sont la cause de cette évolution : moins de casse mais une perte de perte de rendement
dynamique plus rapide. C'est donc un cordage très rigide qui permet aux vibra- tions de se propager sans aucune
difficulté, ce qui peut occasionner, auprès des joueurs moins prêts physique- ment et techniquement, des
traumatismes importants.
Depuis quelques années, nous voyons apparaître des cordages avec des structures pentagonales, hexago- nales voire
octogonales. Ces cordages permettent une augmentation significative du lift. Les départements R & D travaillent à
l’évolution de cette corde qui souffre, à juste titre, d’une mauvaise presse.

les cordes
Les polyesters sont aujourd’hui usinés afin d’améliorer leur confort. Le "thermocore technologie", processus de
production, permet à la marque Tecnifibre d’assou- plir un polyester à travers des paliers de températures durant la
cuisson. Les fabricants font évoluer la matière puisque nous trouvons sur le marché des mono en Co-polyester, en
Copolymère, des matériaux très proches les uns des autres (processus chimiques différents).
Si presque tous les fabricants réservent ces cordages à une élite, le marché ne fait que vouloir la copier. Les
tenniswomen et men du dimanche se retrouvent à jouer avec des cordes qui ne sont pas adaptées à leurs ni- veaux de
préparation physique et technique. De plus, la population "loisir" veut des cordages solides à moindre coût. Il faut
vendre à ces joueurs de la corde qui apporte de la sensation, du toucher et de la puis- sance, mais la demande est tout
autre...
Voilà le grand paradoxe du moment.
31
32

I LE tEnnIS
les cordes
Avec tous ces paramètres intégrés dans votre "boite à outils" vous êtes parés pour entrer en contact avec vos clients.
Vos compétences vont permettre à ceux- ci de progresser dans leur jeu, ils seront en confiance et reviendront donc
vous voir. Il faudra identifier alors le profil "casseur" du joueur que vous avez en face de vous ; en voici 4 :
1. Les "non casseurs" Cette population, souvent à la recherche de ce qui donne envie de jouer au tennis à savoir, la
sensation, la puissance et le contrôle, pourra opter pour ce qui se fait de mieux : le boyau à fine jauge. Si le budget
ne le permet pas, il faudra se rabattre sur les multi-filaments qui est tout de même plus qu’une roue de secours. C’est
une population 4ème série de plus de 45 ans, qui joue 2 à 3 fois par mois et très sou- vent avec une raquette de
moins de 300 grammes.
2. Les "casseurs occasionnels" C’est un groupe, la trentaine bien entamée, qui joue envi- ron 1 fois par semaine,
plutôt 3ème série, avec un cadre de 300 g et qui casse les cordes 1 fois par mois. Du fait de l’utilisation d’un cadre
léger, nous devons continuer à vendre à ces joueurs des cordes dynamiques.
Le physique commençant à décliner, le problème de traumatisme peut naître et l’envie de prendre du plaisir peut
prendre le pas sur la compétition. Le boyau et le multi-filaments restent d’actualité pour ces personnes.
3. Les "casseurs réguliers" Nous les trouvons généralement chez les "ados", les jeunes adultes arrivant dans la 3ème
série et qui jouent toujours avec des raquettes de moins de 300 g. A cet âge, ils sont en construction physique et un
cadre toujours pas très lourd doit faire opter, en termes de corde, pour un multi-filaments qui devra, dans ce cas de
figure, commencer à grossir en diamètre (> 1,35 mm) pour limiter cette casse qui est déjà, chez ces joueurs de 2 fois
par mois.
4. Les "gros casseurs" C’est le profil des hommes "compétition" plutôt jeunes, 3ème-2ème série ; voilà une frange
de la population qui joue à plus de 300 g et qui, techniquement et physique- ment, commence à être en place. Cette
population, du fait d’une grosse casse (1 fois par semaine), a besoin d’une corde solide et nous devrons nous tourner
vers les mono-filaments polyester.
En résumé, pour conclure sur les cordes, voici quelques arguments pour traiter les objections des clients. Un vendeur
qui propose un cordage 1,5, voire 2 fois plus cher que le premier, va devoir argumenter pour trans- mettre quelques
messages.
Le premier frein que vous pourrez entendre est bien sûr que : "ce cordage est trop cher". Un cordage plus technique
et susceptible d’apporter plus de rendement et de sensations est normalement plus cher.
La tenue de tension doit être un argument mis en avant puisque bon nombre de clients ont tourné les talons à ces
cordages sous prétexte qu’ils cassent trop et qu'ils pensent donc intrinsèquement que, dans le temps, leur cordage ne
s’altère pas.
Certains clients pensent que "ces cordages ne sont pas pour eux" du fait de leur piètre jeu. Il existe une très grande
différence dans les cordages et les sensations ne sont pas réservées aux meilleurs.

les cordes
boyau
multi-filaments
guipés
Le frein "je n’ai pas envie de casser rapidement" vous permettra d’argumenter sur le choix de la jauge (aug-
mentation de celle-ci) et sur le fait que certains "multi" peuvent avoir une durée de vie bien supérieure au nylon
(jusqu’à 3 fois).
Pensez à proposer des cordages "nouvelle génération", ne laissez pas les clients jouer avec le même cordage qu’il y
a 10 ans. C’est un marché où l’innovation techno- logique est toujours présente et faire évoluer le jeu de vos clients
vous permettra un retour de ceux-ci sans aucune commune mesure.
confort
puissance
durée de vie
cordabilité
mono-filaments
33
34

I LE tEnnIS
les accessoires
Les accessoires, comme les cordes, viennent modifier les paramètres du cadre. Leur poids et leur positionne- ment
sur le cadre expliquent cela. Toutes les données fabricants sont mesurées à cadre nu, donc sans aucun accessoire.
Les grips Les grips sont aujourd’hui en Néoprène, en PU, en cuir. Ils sont perforés pour la transpiration, collants
pour un meilleur maintien et doux pour un meilleur toucher. Les grips ont une épaisseur comprise entre 1,5 et 2,2
mm. Ils font généralement un peu plus de 15 g. Le seul grip qui sort de cette fourchette de poids est celui en cuir qui
tourne aux alentours des 25 g. Le côté vintage revenant à la mode, le grip cuir fait une réappa- rition dans les rayons.
Ils sont souvent constitués de plusieurs couches qui remplissent chacune une fonction : — Douceur au toucher —
Micro-perforé pour absorber la transpiration (sou- vent en PU) — Matériaux pour la durabilité dans le temps —
Sous-couche pour le confort et l’absorption des chocs (EVA par exemple) Bien sûr les grips existent dans une
multitude de cou- leurs, de matériaux et de conditionnement.
Les sur-grips Le sur-grip vient se positionner bien entendu sur le grip. Les sur-grips sont extra-durables, absorbants
ou agrippants, et peuvent même être enduits d’une subs- I QuELQuES conSEILS
tance antibactérienne voire même parfumée. Il est moins épais que le grip, puisque compris dans une
Attention à éviter de gripper sur un grip : un double grip est généralement un mauvais
fourchette d’épaisseur entre 0,4 et 0,8 mm, pour beau- coup moins de poids (environ 5 g).
choix de manche. Dans tous les cas, plus vous mettez d’épaisseur et moins les angles
Si le premier se colle, le sur-grip, lui, tient presque
tout de préhension du manche sont prononcés ;
seul. Ce qui permet de l’enlever sans endommager
le attention à la mauvaise prise de raquette.
grip en dessous. Les surépaisseurs peuvent
également
Il permet de gagner un peu d’épaisseur lorsque
vous avoir une incidence sur la transmission des informations mains/cadres.
êtes entre 2 tailles de manche. Il peut également devenir un accessoire de mode si vous souhaitez l’associer à vos
lacets, à votre tenue...
les accessoires
Les anti-vibrateurs (ou antivibratoires) Le règlement : la raquette doit être libre de tout ajout, protubérance ou
appareil, autres que ceux utilisés uni- quement et spécifiquement pour limiter ou empêcher l’usure ou la vibration.
La dimension et la position de ces ajouts, protubérances et appareils ainsi définis, doivent être raisonnables. Les
anti-vibrateurs sont incontournables pour certains, inutiles pour d'autres. Un morceau de caoutchouc, de gel de
plastique ou de silicone, est mécaniquement ca- pable d’absorber des vibrations.
Ils pèsent entre 2 et 6 g. De nombreux concepts existent dans de nombreuses formes et couleurs. Ils sont longs pour
prendre plus de cordes, positionnés le long du cadre pour absorber les vibrations des cordes et du cadre. Ils sont fun
et il en existe pour tous les goûts. Nombreux sont les joueurs sensibles au son procuré par la pose de l’anti-vibrateur
(plus sourd), et n’arrivent plus à jouer sans. D’autres joueurs ne l’utilisent jamais...
La bagagerie Une charge mal portée peut provoquer un mal au dos, de la fatigue, une déformation de la colonne
verté- brale... Forts de ce constat, les fabricants sortent des produits de plus en plus sophistiqués. Plus vous mon- tez
en gamme, plus vous aurez des poches spécifiques au rangement (chaussures, nourriture...). Ont donc fait l'objet
d'une étude : la répartition du poids dans les grands sacs, l’ergonomie des anses, le confort au niveau du dos et
l’amélioration de la ventilation et de l’aération. Chez certains fabricants, certains détails peuvent même être
personnalisés.
Les "thermo-bags", en régulant la température à l’in- térieur, ont également un rôle protecteur de la tension de nos
cordes. Pour les transporter, on trouve des doubles sangles style sacs à dos, des roulettes et même des pieds fa- çon
golf. Ils peuvent contenir 1, 3, 6, 9, 12 et jusqu'à 15 raquettes. Quant à la contenance, elle démarre à 21 l pour at-
teindre jusqu'à 80 l.
Et les autres... L’Elastocross de Babolat semble être une des der- nières innovations du marché, en matière de
protection des croisements de cordes. Le fait d’être un acteur prépondérant sur le marché du boyau n’y est certaine-
ment pas pour rien. Les utilisateurs de ces morceaux de résine arrivent à augmenter jusqu’à 50 % la durée de vie de
leurs cordes. L'usage des polyesters a rendu leur utilisation un peu obsolète, même si celle-ci n’était pas si répandue.
Nous pouvons aussi trouver des bandes de plomb, en barre généralement prédécoupée de 2 ou 3 g, pour alourdir la
tête de raquette afin d’augmenter la puis- sance.
35
l'histoire du tennis de taBle
Durant les années 1880, la popularité du tennis était en plein essor. Le tennis de table trouve ses origines dans
l'Angleterre de la fin du XIXème siècle. L'histoire la plus répandue est, qu'au cours d'un dîner, des notables dis-
cutant de tennis ont voulu montrer quelques schémas de jeu sur la table de salon. Ils se sont alors servis d'un
bouchon de champagne en guise de balle, de boîtes de cigares pour les raquettes, et de livres comme filet.
Sa popularité croissante incite des fabricants de jeux d’intérieur à vendre des équipements qui permettaient de jouer
à différents sports mais à la maison. Toyma- kers a essayé d’en tirer profit à l’époque, avec la création d’une série de
jeux sur le thème du tennis (jeux de cartes, de dés et même un jeu de Tiddlywinks).
Puis, en 1890, David Foster commence à vendre une gamme de "jeux de table de salon", basée sur le cricket, le
football et le tennis, qui en étaient des versions minia- tures et d'intérieur. Le jeu de tennis de table avait un filet, une
balle en caout- chouc recouvert de tissu (diamètre : 3 cm), et, des ra- quettes à long manche ; il ressemblait donc
beaucoup au tennis.
Un an plus tard, la société de jeux John Jacques produit un jeu appelé "Gossima" qui était beaucoup plus proche du
tennis de table que nous connaissons aujourd’hui. Gossima avait un filet qui pouvait être fixé sur n'importe quelle
table de salle à manger, une boule de liège (dia- mètre : 5 cm) et des "raquettes à long manche" qui étaient
recouvertes de parchemin tendu (comme un tambourin).
Toutefois, les ventes de ces jeux restaient anecdotiques, la raison étant due en grande partie aux balles utilisées.
Celles en caoutchouc du jeu de David Foster étaient trop rapides, tandis que celles en liège du Gossima man- quaient
singulièrement de rebond.
Cependant, en 1890, l'Anglais James Gibb rentre d'Amé- rique avec, dans son sac, des balles d’un nouveau maté-
riau, le celluloïd, qui s’avère être parfait pour le tennis de table. Avec ces nouvelles balles, John Jacques réintroduit
Gossima, qui a vite prit le nom ou le surnom de "ping- pong", En raison des bruits que provoquait ce nouveau
matériau sur les raquettes et la table.
Le succès est au rendez-vous, de nombreux concurrents se lancent sur le marché avec des noms de jeux fort ins-
pirés tels que Whaff , Pom-Pom, Pim-Pam, Netto, Tennis De Salon, et tennis de table. Ping-pong et tennis de table
sont rapidement apparus comme les noms les plus po- pulaires.
37
I zooM
38

I LE tEnnIS DE tABLE
Mise des structures
en place
En 1921, la "Table Tennis Association" est créée en An- gleterre, suivie par une fédération internationale, "l'Inter-
national Table Tennis Federation" (ITTF) en 1926, dont le premier président est le britannique Ivor Montagu. Les
premiers championnats du monde ont lieu à Londres en 1926. La fédération regroupe alors l'Angleterre, la Hongrie,
l'Autriche, l'Allemagne, la Tchécoslovaquie et la Suède. Le premier champion du monde est le Hongrois Roland
Jacobi et la première lauréate du championnat féminin est Maria Mednyanszky.
À cette période, il n'est pas rare que des champions de tennis pratiquent aussi le tennis de table en compétition,
comme le britannique Fred Perry qui gagne plusieurs tournois du grand chelem de tennis et est champion du monde
de tennis de table en 1929. Ann Haydon-Jones remporte également sept titres du grand chelem de ten- nis dont trois
en simple et est trois fois vice-championne du monde en tennis de table.
La fédération française de tennis de table (FFTT) est créée en mars 1927. Victor Barna, Hongrois naturalisé
Britannique arrivé en France en 1931, est pour beau- coup dans l'essor que le tennis de table connait à cette époque.
Fin 1940, la FFTT est interdite par le Régime de Vichy selon son idéologie de Révolution nationale et est fusionnée
en 1941 avec celle du tennis. À noter que le tennis de table a été interdit en Union soviétique entre 1930 et 1950
environ, parce que les autorités pensaient qu'il était dangereux pour les yeux.
Parmi les grands champions des débuts de l'histoire du tennis de table figure l'Austro-Britannique Richard Berg-
mann, un des plus grands défenseurs, sacré champion du monde en 1937, 1939, 1948 et 1950. Un joueur emblé-
matique de cette époque est le Polonais Alojzy Ehrlich, ou l'américain Marty Reisman resté fidèle aux raquettes sans
mousse.
Le tennis de table est devenu sport olympique en 1988 à Séoul, et voit la première médaille d'or attribuée au Co-
réen Yoo Nam-Kyu, la Chine remportant le double mes- sieurs. Jean-Philippe Gatien, leader de la discipline en
France décroche la médaille d'argent olympique en 1992, ne s'inclinant que devant Waldner.
La discipline s'est professionnalisée avec l'apparition du Pro Tour en 1996, et est dominée par les Asiatiques depuis
1995 avec, comme représentant emblématique, Wang Liqin, qui est une véritable star dans son pays, triple champion
du monde en simple et longtemps numéro 1 mondial.
S DE tABLE
le MarchÉ
— Au 2 juillet 2014, il y avait 190 039 licenciés, soit 3202 de moins que l’année précédente.
— Sur les 10 dernières années, le nombre de licenciés a progressé d’un peu moins de 10 000.
— Les femmes ne représentent que 16 % des licenciés.
— Le tennis de table est le sport de raquette le plus pra- tiqué par les Français.
— Cette discipline est, comme à son origine, pratiquée es- sentiellement en loisir.
— Les jeunes de moins de 18 ans représentent moins de 50 % de cette population, nous pouvons constater que
39
les jeunes filles sont peu présentes chez les jeunes licen- ciés.
— La marque française Cornilleau est le leader européen de ce marché.
— La concurrence fait rage puisque l’on dénombre une centaine de marques à travers le monde.
— En France, la marque du distributeur-fabricant Déca- thlon, à savoir Artengo-Pongori, est de plus en plus pré-
sente.
— Les autres grandes marques Butterfly, Tibhar, Joola, Donic, Stiga et nous pouvons rajouter Nittaku, Andro,
Dunlop et Adidas qui, dernièrement, s’est lancée dans la fabrication de tables.
— Il existe en Asie beaucoup d’autres marques qui, pour le moment, ne sévissent que sur cette partie du globe.
A suivre !

I LE MArché
compétition
8 particuliers
collectivités

80 12
40

I LE tEnnIS DE tABLE
les raquettes
Un bois, une palette... La forme de la raquette, sa dimension et son poids ne sont pas réglementés, seule l'épaisseur
des revête- ments est limitée à quatre millimètres. La palette doit être plate et rigide. Au moins 85% de l'épaisseur
totale de la palette doit être en bois naturel. Le revêtement caoutchouc doit s'étendre jusqu'aux bords de la palette,
sans les dépasser et être d’un seul tenant. La surface du revêtement d'une face de la palette ainsi qu'une face de la
palette laissée non recouverte doivent être mates, une face étant rouge vif et l'autre noire.
Les débutants utilisent souvent des raquettes achetées toutes faites (plaques et bois), peu chères car assem- blées en
série et facilement disponibles. Après un peu de pratique et une meilleure connaissance de son style de jeu, un
joueur préfère une raquette per- sonnalisée, c'est-à-dire dont il a choisi lui-même le bois et chacun des deux
revêtements parmi les nombreux modèles proposés.
Entre le revêtement et le bois, il est fréquent d'avoir une épaisseur de mousse synthétique. On considère géné-
ralement que les plaques sont responsables à 80 % du style de jeu, et le bois à 20 %.Les plaques et les bois sont
choisis en fonction des stratégies de jeu : — le jeu offensif (jeu rapide mais peu de contrôle de la balle), — le jeu
défensif (bon contrôle mais balles plus lentes) — le jeu allround (vitesse moyenne et contrôle correct).
Critères de choix d’une palette Les palettes font de 75 grammes à 90 grammes. Les bois légers sont fragiles ; les
bois lourds donnent de la rapidité. Il n’y a pas de règles fiables entre la quantité de plis (dif- férentes couches de
bois) et la rigidité, car la diversité des essences entraînent des comportements très variés. Ils sont généralement
classés en 4 catégories : — les bois Offensifs, pour les joueurs jouant plutôt près de la table, en attaque, contre-
attaque et top frappé. Il y a 3 sous-groupes Off+, Off, Off-. — les bois Allround Offensifs, pour les joueurs
pratiquant beaucoup le top spin et désirant garder le contrôle. — les bois Allround, pour les joueurs qui privilégient
le contrôle de balle. — les bois de Défense, pour les défenseurs.
La rapidité d'un bois est principalement liée à la rigidité du complexe formé par la palette (ensemble de plis) et le
manche. Plus l'ensemble sera dense et rigide, plus le bois sera rapide. Néanmoins, il est tout à fait possible de faire
une différence en termes de toucher de balle (soft/ médium/hard), et ce selon les essences (ou fibres syn- thétiques)
utilisées. Le contrôle est une sensation inversement proportion- nelle à la rapidité. Le confort, l'aisance et donc le
plaisir sont liés à l'expérience du joueur, à son niveau de pra- tique et surtout à son volume d'entraînement.
S DE tABLE
les raquettes
Le poids Certains préfèreront les bois légers (plus maniables ?), d'autres les bois plus lourds (plus rapides ?). Or, il
n'y a que très peu de lien de cause à effet entre le poids et la rapidité.
Il est important de noter que ce qui modifie la perception du poids, c'est l'équilibre de la raquette. Un bois dont le
manche est évidé aura tendance à impli- quer un déplacement du centre de gravité vers la tête de la raquette.
Si, en plus, vous utilisez des revêtements épais (2,2 mm par exemple) et à mousse dure (ce qui accentue leur poids),
vous aurez alors une désagréable sensation de déséquilibre vers l'avant sans en tirer aucun bénéfice en terme de
rapidité. Pourquoi ? Tout simplement parce que les bras de levier engagés sont très courts (contrairement au tennis).
Les manches — Manche droit : 21 % des utilisateurs, pour ceux qui ont une prise en main très relâchée. Ap- précié
par les défenseurs qui tournent leur raquette sou- vent entre chaque coup.
— Manche concave : 47 % des utilisateurs, excellente prise en main en toute circonstance, surtout en fin de geste.
— Manche anatomique : 29 % des utilisateurs, préemption plus naturelle (épouse les formes de la main), destinée à
ceux qui ne changent pas leur prise entre le revers et le coup droit.
— Manche prise porte-plume japonais : poignée longue et étroite qui dispose d’un bloc de liège sur dessus pour
prise sure et confortable. Il y a aussi une fine couche de liège sur la face arrière.
— Manche prise porte-plume chinois : le manche est conique et plutôt court.

I à notEr
Il est très important de comprendre qu'un joueur est totalement libre de choisir les revêtements avec lesquels il
éprouve le plus de plaisir, ou pense être le plus efficace. Ainsi un défenseur peut adorer jouer avec un revêtement
très rapide, à condition de posséder un excellent toucher de balle. A contrario, un joueur très offensif peut préférer
un revêtement peu agressif, à condition de compenser par un bois très rapide ou un bras puissant.
A noter tout de même que la majorité des joueurs préfèrent opter pour un bois à la rapidité raisonnable, et des
revêtements
4 1 plus dynamiques. Cette combinaison permet
d'avoir une raquette très performante tout en conservant un maximum de sensations (et donc de contrôle).
42

I LE tEnnIS DE tABLE
les MatÉriaux
Voici quelques matériaux qui entrent dans la construc- tion d’un bois (cette liste n’est pas exhaustive).
Arylate : fibre de renforcement utilisée pour agrandir le sweetspot et assurer une absorption optimale des vibra-
tions.
Arylate/Carbon : deux fibres associées qui donnent le meilleur de leurs caractéristiques. La vitesse et la grande taille
du sweetspot pour le carbone, mais aussi l'absorp- tion des vibrations et l'adoucissement du toucher grâce a l'Arylate.
En d'autres termes, ceci est surement la pointe de la technologie en terme de bois.
Carbone : tendance à rigidifier le bois dans son ensemble (et le rendre plus rapide) ainsi qu'à agrandir la taille du
sweetspot.
Bois D'Ayous : excellent pour le jeu de contre près de la table. Bois africain, léger, très élastique mais peu flexible
(densité : 0,37 g/cm3).Utilisé le plus souvent comme pli central, plus rarement comme pli extérieur.
Bois de Koto : les couches externes en bois de Koto pro- duisent un bois plus rapide et plus rigide. Bois pour les
joueurs qui "topspin" et qui jouent en contres.
Bois bass : bois majoritaire dans les raquettes depuis plus de cinquante ans grâce à sa qualité et à son faible coût. Il
est recommandé pour les joueurs jouant près de la table et en contre ou pour les joueurs désireux d'ache- ter leur
première raquette "pro".
Bois de Limba : ajoute une sensation douce et beaucoup de toucher (donc de contrôle) pour les "topspineurs". Bois
africain dur, de teinte jaune clair (densité : 0,47 g/ cm3). Souvent Utilisé comme pli extérieur, il est égale- ment très
intéressant en plis secondaires pour son dy- namisme.
Bois de Cyprès : le bois d'attaquant asiatique classique. Favorisé par des attaquants pendant plusieurs décen- nies en
raison de sa combinaison unique de vitesse et de douceur (tendre). Connu aussi comme "bois de Hinoki".
Bois de Planchonello : les couches externes en Plan- chonello produisent une grande vitesse. Ce bois se ren- contre
le plus souvent dans des bois conçus pour les joueurs très offensifs.
Bois Jaune D'Aningre : est le bois de contrôle. Fournis- sant une sensation douce(tendre) au toucher, ce bois est
préféré par beaucoup de joueurs polyvalents.
Hinoki Essence très dense et extrêmement stable (densité : 0,51 g/cm3). Cette variété spécifique de cyprès japonais
est mondialement connue pour son apport unique en ra- pidité et en toucher. (Hinotec, gamme Cornilleau)
Kiri Bois léger et assez tendre. Utilisé principalement comme pli central (densité : 0,28 g/cm3).
S DE tABLE
Il est constitué de deux parties : — la couche supérieure, le caoutchouc de surface, autre- ment appelé compact, — la
couche inférieure : la mousse. Tandis que le compact est identique sur un même revê- tement, la mousse est
proposée en diverses épaisseurs.
La rapidité d'un revêtement est principalement liée à 2 critères : — le rendement de la mousse, c'est-à-dire sa
capacité à restituer le plus d’énergie possible lors du contact balle/ revêtement. — l'élasticité du compact.
A noter que le caoutchouc naturel favorise l'élasticité, alors que l'élastomère synthétique présente quant à lui une
meilleure résistance au vieillissement. Contraire- ment à ce que l'on pourrait croire, un revêtement ne peut en aucun
cas restituer à lui seul plus d’énergie que celle reçue (sans l'aide du bras du joueur) ; il y a forcément dissipation
d'énergie (pertes).

I zooM
le revêteMent
Dans les premiers temps, les raquettes étant en bois brut, la balle était uniquement contrôlée par l'inclinaison de la
raquette au moment de l'impact et par la puissance de frappe.
Plus tard, le plastique avec picots, mais sans épaisseur, a recouvert le bois ce qui permit d'amortir davantage les
coups.
La révolution est venue avec l'arrivée des mousses synthétiques qui ont augmenté l'adhérence de la balle sur la
raquette et sa vitesse de propulsion.
Avec leur raquette, les joueurs ont pu ainsi varier les effets sur la balle, et accélérer la vitesse des échanges. Il faut
savoir que les revêtements chinois sont ceux à la mousse la plus dure (moins de toucher) mais aussi ceux à la surface
la plus adhérente, parfois on les dit même "collants". Les effets les plus courants sont le coupé et le top spin.
Pour que l’effet catapulte soit maximum, le caoutchouc ne doit pas être trop dur. Lorsque la balle heurte le caout-
chouc d'une mousse trop dure, son rebond va dépendre + ou - de l’élasticité de ce caoutchouc ; dans ce cas, la
mousse n’intervient que très peu. Si la balle heurte un caoutchouc tendre, elle est repoussée par l’élasticité du
caoutchouc et celle de la mousse. La qualité d’adhérence d’un compact est liée essentiellement à 2 critères : — la
nature du caoutchouc (primordiale) — la forme, la longueur, la densité des picots (qui a un impact sur la surface de
contact revêtement/balle).
L’adhérence d’un revêtement est sa capacité à trans- mettre de l'effet à la balle. Pour ce faire, le revêtement doit
entrer le plus possible en contact avec la balle, et ce sans glissement. Par ailleurs, la mousse ne doit pas être trop
dure, sinon la balle ne "rentre" pas assez dans le caoutchouc de surface.
Une bonne adhérence est nécessaire pour pouvoir im- primer un maximum d’effet. Si cette adhérence est pri-
mordiale pour les rotations arrière (balles "coupées"), elle n’est pas suffisante pour obtenir des rotations avant
(balles "topspinées") conséquentes. Il faut pour cela en plus de l’adhérence, une grande élasticité (rapidité).
43
I LE tEnnIS DE tABLE
le revêteMent
Plus un revêtement est épais, plus il est rapide mais moins il aura de contrôle.
Dureté de la mousse Historiquement, il est communément admis qu'une mousse dure donne plus de rapidité qu'une
mousse tendre. Ce qui ne signifie pas nécessairement que, plus la mousse est dure, plus elle est rapide.
A noter que ce postulat a été sérieusement bousculé par l'arrivée de mousses "nouvelles générations", plutôt tendres
et pourtant très dynamiques.
Le degré de dureté est compris, en général, dans une fourchette de 25° à 50°. Une mousse plutôt tendre conviendra à
un jeu basé sur les rotations et le contrôle. Une mousse plus dure conviendra à un jeu plus agressif à base de frappes
et de tops frappés. Les mousses à du- retés intermédiaires sont très appréciées par les joueurs polyvalents.
— petites alvéoles = mousse dure — grandes alvéoles = mousse tendre — grandes alvéoles moins de matière donc
+légère
Epaisseur de la mousse Une mousse fine (< 1,6 mm) facilite le jeu en contrôle mais n'est pas très dynamique. En
augmentant l'épaisseur, on favorise un jeu plus ac- tif, rapide, à base de rotations et ce, au détriment de la sensation
de contrôle. Plus une mousse est épaisse, plus elle est rapide !
— maxi = jeu off à base de top spin — 1,8 à 2,0mm = autre jeu offensif — 1,5 à 1,8mm = all — 1,2 à 1,5mm = def

I LES DIfférEntS EffEtS


44
Le top-spin
Aussi appelé "lift", le top-spin a pour effet d'accélérer la balle et provoque un effet plongeant sur la trajectoire de
celle-ci. On effectue ce coup en brossant la balle vigoureusement de bas en haut. On l'utilise surtout pour attaquer
l'adversaire qu'on souhaite prendre de vitesse.
Le back-spin ou "coupé"
Il relève la trajectoire de la balle ; après le bond, celle-ci a tendance à revenir en arrière. On doit brosser la balle de
haut en bas, comme si on la coupait. C'est surtout un coup de défense, très pratique lorsqu'on sent qu'un attaquant
prend l'avantage sur notre jeu.
Le side spin
Il donne un effet latéral à la balle en plus du lift ; la raquette frotte la balle sur le coté, de l’arrière vers l’avant,
souvent une technique appréciée des gauchers.
La frappe
Il n'imprime aucun effet à la balle, le geste se fait à plat permettant de faire un coup rapide, de surprendre
l’adversaire et d'essayer de finir le point .
Le flip
Ce coup est effectué sur une balle très courte, au-dessus de la table. Seul le poignet effectue le mouvement. Si la
balle est coupée, il faut passer par dessous et la lifter avec le poignet. Si elle est liftée, on peut fliper en donnant une
petite claque à la balle. C'est un coup d'attaque.
S DE tABLE
le revêteMent
Les backside Revêtements dont les picots sont tournés vers l'intérieur (le revêtement est d’apparence lisse). Les
caractéristiques diffèrent selon : — l’adhérence de la surface et l’élasticité du caoutchouc, — l’épaisseur de la
mousse.
Ce type de revêtements permet les plus grandes varié- tés de coups, de la défense coupée au top spin frappé, en
passant par un jeu polyvalent, les fortes rotations, les frappes ou les blocs.
La mousse joue un rôle capital dans la rapidité du revête- ment, mais aussi dans sa capacité à transmettre les ef-
fets ! En combinant, les différents caoutchoucs avec les différentes mousses, on obtient 4 grandes catégories de
revêtements Backside.
— Backside offensif Le caoutchouc combiné à une mousse élastique dense avec de nombreuses alvéoles bien
régulières. La quasi totalité des meilleurs joueurs utilisent ces revêtements qui demandent beaucoup d’entraînement
et une tech- nique parfaite. Si tel n’est pas le cas alors ils feront com- mettre beaucoup de fautes. Style de jeu :
rapide à base de top spin et de frappe.
— Backside allround off Le caoutchouc est un peu moins élastique et monté sur une mousse plus tendre. Le
revêtement est un peu moins rapide mais procure de meilleures sensations. Le contact balle/raquette est plus long.
La maitrise du revêtement est plus facile, le contrôle de la balle meilleur. Ce revê- tement nécessite moins
d’entraînement et est plus à la portée de tout le monde. Style de jeu : à base de variations d’effets et de place- ment.
— Backside allround Nous trouvons dans cette catégorie des caoutchoucs très adhérents montés sur des mousses
très tendres et très amortissantes. C’est un revêtement peu rapide mais qui procure de très bonnes sensations. Ce
revêtement convient à un joueur s’entraînant peu et permet un bon contrôle. Style de jeu : polyvalent à base de
poussette, bloc, at- taque, rotation avant (top spin) et arrière (coupé).
— Backside défense Les caoutchoucs sont tendres et moyennement élas- tiques donc moyennement rapides, mais
surtout ils ont une adhérence très importante, idéale pour les effets coupés. La mousse est tendre et la moins épaisse
pos- sible. Style de jeu : pour les défenseurs, en combinaison avec les revêtement spéciaux, et pour les joueurs
polyvalents notamment sur le revers (excellent contrôle).
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I LE tEnnIS DE tABLE
le revêteMent
Pour l'initiation Revêtement qui s’adresse aux débutants et aux joueurs en phase d’apprentissage.
Les anti-tops Le caoutchouc est très peu élastique et sa surface est sans adhérence. Le contrôle est excellent mais
l’adhé- rence est très faible. La rapidité est également faible mais fluctue suivant les modèles. Les effets de l’adver-
saire sont inversés, c’est une surface très lente, qui ne permet pas d’effet propre. Style de jeu : pour les défenseurs en
opposition près de la table
Les soft Revêtement dont les picots sont tournés vers l’extérieur (picots apparents).Il existe 3 grandes catégories :
— Picots soft Ce revêtement est axé sur la rapidité ; le caoutchouc est souvent très élastique et la mousse très dure.
Ce qui pro- cure un très bon contrôle et une faible adhérence. La ra- pidité est plus ou moins forte (suivant modèle).
Il existe toujours des revêtements à picots courts sans mousse, uniquement en défense. Style de jeu : idéal pour jeu
de bloc et contre-attaque mais ne permet que peu de rotation en top spin
— Picots mi-longs Style de jeu : bon compromis pour les joueurs polyva- lents.
— Picots longs Les picots sont peu adhérents mais extrêmement souples, ils catapultent la balle. Les effets sont
variables suivant la force de "catapulte". Les picots les plus longs et les plus fins sont les plus gênants. Les picots un
peu moins longs et un peu plus larges permettent une meil- leure maîtrise. Style de jeu : surtout défenseur et
polyvalent, en combi- naison avec backside.

I L'EntrEtIEn
46
Quand remplacer vos revêtements ?
L'élasticité et l'adhérence des revêtements diminuent avec l'utilisation et le temps. Pendant le jeu, des particules de
poussières pénètrent dans le revêtement causant la perte d'adhérence. L'exposition à la chaleur, à la lumière et à l'air
fait que le revêtement se détériore.
Lorsque les caractéristiques de revêtement changent, le joueur doit ajuster sa technique, c'est-à-dire qu'il faut plus
d'efforts pour exécuter le même coup. La force de frappe et la quantité d'effet que vous produisez sont d'autres
facteurs contribuant à l'usure normale de revêtement.
Règles d'entretien
— Évitez l'exposition de votre revêtement à la chaleur et à la lumière forte.
— Gardez toujours votre raquette dans un étui protecteur, dans un endroit sec, sombre et frais.
— Évitez de toucher la surface de votre revêtement avec vos doigts. Les graisses produites par ceux-ci pourraient
endommager la surface de revêtement.
— Après chaque utilisation nettoyez vos revêtements avec une éponge humide ; utilisez un nettoyant approprié de
temps en temps.
— Utilisez des feuilles de protection, indispensables pour les revêtements "stockage d’énergie".
Revêtement "effrité"
Sur le pourtour de la raquette le revêtement de qualité peu se détacher en petits morceaux. Il ne s'agit pas d'un
défaut, c'est un phénomène d’usure par frottement (table, housse) qui n’affecte en rien la qualité du jeu.
S DE tABLE
les colles
La règlementation Depuis le 1er septembre 2008, la raquette ne doit plus dégager de vapeurs de composés
organiques volatils (COV ou VOC en anglais). Ils sont composés de carbone et d’hydrogène pouvant facilement se
trouver sous forme gazeuse dans l'atmos- phère. Ils peuvent être d'origine anthropique (provenant du raffinage, de
l’évaporation de solvants organiques, imbrûlés, etc.) ou naturelle (émissions par les plantes ou certaines
fermentations). Selon les cas, ils sont plus ou moins lentement biodégradables par les bactéries et champignons,
voire par les plantes, ou dégradables par les UV ou par l'ozone.
Il ne s’agit pas d’une interdiction concernant spécifique- ment les colles rapides, mais toutes les colles contenant ces
solvants et qui seraient encore présents au moment du contrôle ! Toutes les colles rapides contenant des sol- vants
organiques volatils (VOC) ne peuvent, par consé- quent, plus être utilisées, car ces derniers restent pré- sents en plus
ou moins grandes quantités pendant toute la durée d'efficacité de la colle.
Mais une raquette, dont les revêtements ont été col- lés avec une colle classique contenant des VOC, sera conforme
à la réglementation si un laps de temps assez important s’est écoulé entre le collage et son utilisation. En effet, au fil
du temps, les solvants organiques vola- tils s’évaporent et la raquette est alors "bonne pour le service".
L’ITTF et les fédérations nationales peuvent effectuer des contrôles à l’aide d’un "testeur" spécifique permet- tant
de déceler les solvants organiques volatils. Les revêtements doivent être fixés sur le bois à l’aide de colles ou de
feuilles autocollantes ne contenant pas de solvants organiques volatils (VOC). Aucun additif ne doit être ajouté sur
le revêtement après que celui-ci ait été agréé par l’ITTF. Le revêtement doit être utilisé tel qu’il a été autorisé, sans
aucun traitement physique, chimique ou autre qui changerait ou modifierait les propriétés, l’adhérence, la couleur, la
structure, la surface, etc.
Pourquoi une telle règlementation ? L'objectif est de faire du tennis de table un sport sain, propre et respectueux de
l’environnement. Le but est donc d’en finir avec l’application régulière de colles rapides et autres boosters qui
détruisent la couche d'ozone et s’attaquent directement à certaines parties du corps humain. L’utilisation de boosters
ou de colles rapides dilate la mousse. Le revêtement doit être parfaitement plat et le seuil de l’épaisseur maximum
au- torisée peut être dépassé.
Avec quoi coller ? — de la colle normale à base d’eau sans VOC — des feuilles autocollantes sans VOC — de la
colle normale contenant des VOC à faible dose qui, une fois les vapeurs de solvants évaporées, ne contiendra plus
aucune trace décelable.
Pensez à aérer vos raquettes avant les tests et stockez- les dans des endroits secs. Attention, si la raquette se trouve
dans un sac avec des sodas, des tomates etc., pensez que ces produits contiennent des VOC.
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48

I LE tEnnIS DE tABLE
les taBles
Les tables d’intérieur (Indoor) Conçues avec un panneau en bois aggloméré, elles offrent un meilleur rebond et ont
un bon rapport qualité/ prix.
Les tables d’extérieur (Outdoor) Conçues avec un panneau en résine stratifiée, elles peuvent séjourner à l’extérieur
toute l’année (résistant à l’eau, au gel, à la neige...et au soleil !), Elles sont beaucoup plus résistantes (notamment
aux coups de raquettes) et représentent 90% de la demande des particuliers.
1. Le panneau Il détermine la qualité du rebond. Pour chaque catégorie de matériau (bois ou résine) plus il est épais,
plus le re- bond est haut et régulier; — OUTDOOR : panneau en résine stratifiée. Les tables peuvent séjourner à
l’extérieur sans risque de détériora- tion et résistent aux coups de raquettes. Epaisseur : 4 à 7 mm. Finition MATTOP
: revêtement an- tireflet pour jouer au soleil sans être ébloui. — INDOOR : panneau en bois aggloméré assurant un
rebond de qualité. Il offre un bon rapport qualité prix. Epaisseur : 19 à 25 mm.
2. L'encadrement Il apporte rigidité et planéité au plateau.
3. Le piètement Il assure une bonne stabilité à votre table. Plus la section du pied est large, meilleure sera la stabilité.
Un pied large s’enfoncera également moins dans les sols à l’extérieur (gazon, gravier...).
4. Le verrouillage Entre 1986 et 1994, le nombre d'accidents lors de la pra- tique du tennis de table s'élève à 198
(système EHLASS, European Home and Leisure Accident Surveillance Sys- tem). Parmi ces accidents, 39 sont
imputables directe- ment aux tables. Dans la majorité des cas, il s'agit de coin- cements de membres ou de doigts
lors des manœuvres d'ouverture ou de fermeture des tables pliables. Chez Cornilleau, le système DSI assure le plus
haut niveau de sécurité sur le marché grâce à 16 points de verrouil- lage automatique des plateaux en position de jeu
et de rangement avec poignée de déverrouillage centralisée.
5. Le pliage Il permet de minimiser l’espace occupé lors du stockage. Chez Cornilleau, le système breveté "Compact
Technolo- gy" assure un niveau de sécurité optimal (centre de gra- vité plus bas, plateau rapproché en position de
range- ment), une facilité de manipulation et un encombrement de rangement réduit.
6. Les poteaux et le filet Amovibles ou fixes suivant les modèles, certains pos- sèdent des poteaux rétractables, des
poteaux réglables en tension et hauteur. Chez Cornilleau, sur les tables "Compact Technology", l’ensemble poteaux
et filet reste fixé en permanence, ce qui évite le montage à chaque uti- lisation.
7. Les roues Un diamètre important assure une bonne qualité de roulement.
S DE tABLE
les Balles
Les balles ont une forme sphérique et sont faites de plastique (depuis le 1er juillet 2014, les balles en celluloïd sont
interdites). Elles sont fabriquées d’un seul tenant ou par l’encollage de 2 demi-sphères. Elles sont de couleur blanc
mat ou orangé. Les orangées sont souvent préférées aux balles blanches, de manière, semble-t-il, à permettre un
meilleur contraste entre la table et la balle. Leur poids doit osciller entre 2,40 et 2,53 g. Leur diamètre doit être de 40
mm.
Plus vous montez en qualité et plus la balle est ronde, ce qui permet de meilleurs rebonds plus réguliers. Il faut
savoir qu'il est plus avantageux d'acheter des balles de meilleure qualité, elles sont plus durables et offrent un
meilleur "spin". Les joueurs de haut niveau préfèrent jouer avec un seul type de balle, avec une préférence pour les
balles avec jointure. Voilà ce qu’ils disent de la nouvelle balle :
— Un son surprenant (le même que celui d’une balle cas- sée en celluloïd),
— Plus lente mais avec un meilleur rebond,
— Moins de rotation mais plus de contrôle,
— Plus grande dureté ressentie,
— Les services sont plus faciles à remettre.
Un peu d’histoire Dans les années 80, une balle plastique avait déjà été introduite sur le marché et des compétitions
internatio- nales, voire nationales, avaient été disputées avec celles- ci (Barna Dunlop). Les compétitions se jouaient
indifféremment avec des balles plastique ou celluloïd. Elles n’ont pas tenu car, au bout de quelques temps, elles
devenaient trop lisses (moins de rotation).
Aujourd’hui, 4 fabricants agréés par l’ITTF, 3 Chinois et 1 Japonais : 1. DHS (avec jointure) 2. Double Fish (avec
jointure) 3. Xushaofa (sans jointure) 4. Nittaku (avec jointure)

I LE pIng
Le tennis de table est un sport de rapidité et de réflexes. Toute la beauté du jeu réside dans la petite balle blanche.
En effet, c'est grâce à la légèreté de celle-ci que sont possibles les nombreux effets et les variations de vitesse
propres au ping-pong.
49
l'histoire du BadMinton
L’histoire montre que l’utilisation d’un projectile avec des plumes pour jouer est prouvée dès le 5ème siècle en
Chine, mais il s’agissait d’un jeu de pieds appelé "jianzi" (jeu de volant). Ce sport est toujours d’actualité dans
certains pays asia- tiques, où il se joue en simple, double ou en triplette. Il y aurait quelques clubs en France de
"plumfoot" actuelle- ment ; l’idée, se servir d’un terrain de badminton et d’un volant mais, à la place d’une raquette,
vous utilisez...vos pieds !
Vers la fin du 17ème siècle, nous trouvons trace d’un jeu que les Anglo-saxons appelaient le "battledore & shuttle-
cock" (raquette et volant). Les raquettes étaient des ra- quettes en bois, bien sûr, mais en bois plein (sans corde) ou
alors avec un cadre sur lequel on tendait des peaux (à la manière d’un tambourin).
Surtout pratiqué au début dans les cours (gravures fin XVIIème et tableaux du XVIIIème), il se propage rapide-
ment au peuple qui, suivant les régions, le nomme diffé- remment : — Grièche (ou griesche) en Anjou, parce que le
jeu consis- tait à envoyer un projectile garni de plumes de la pie grièche, — Picandeau dans le Lyonnais, parce que
les plumes étaient noires et blanches et provenaient de la pie, — Coquantin était le mot le plus utilisé pour définir ce
jeu avec des plumes de coq bien entendu.
L’histoire raconte que la reine Christine de Suède aimait particulièrement ce jeu et provoqua un premier scandale
lorsqu’elle prit pour partenaire un savant de l’époque Samuel Bochart. Elle se délectait à l’idée de mettre des
hommes dans l’embarras avec ce jeu de "fillette". Ce jeu était exclusivement pratiqué par des femmes à cette époque
(2ème moitié du XVIIème).
C’est aux Indes Britanniques que le badminton moderne va voir le jour. Fin XIXème, les Anglais installés dans cette
colonie pratiquent un jeu local appelé le "Poona". Des officiers anglais de retour des Indes se réunissent dans le
château du Duc de Beaufort (anglais) dont le siège familial est Badminton House près de Chipping Sodbury dans le
Gloucestershire.
Ils en viennent à jouer à ce jeu qu’ils pratiquaient en Inde ; n’ayant pas de volant sous la main, ils inventent un
projectile, à l’aide d’un bouchon de champagne et de quelques plumes ; nous sommes en 1873.
Deux ans plus tard, le premier club voit le jour à Folkes- tone, sans que des règles soient gravées dans le marbre. Il
faudra attendre 2 ans de plus et 2 publications pour voir les premières règles : — 4 à 8 joueurs sur le terrain, —
partie en 15 points...
La fédération anglaise de "bad" est créée en 1893.Le pre- mier championnat du monde est créé en 1977 par l'I.B.F.
(International Badminton Fédération), mais il existait une compétition qui tenait ce rôle de manière officieuse : le
"All England" qui se disputait chaque année depuis 1899, à Birmingham Gate. 5 catégories s’affrontaient déjà : —
Simple homme — Simple femme — Double homme — Double femme — Double mixte
L'I.B.F. voit le jour en 1934 grâce à 9 pays, dont la France avec, aujourd’hui, plus de 100 pays affiliés. La F.F. BAD
chapeautée par la F.F.T. (rattachement sous Vichy), s’émancipe en 1979. Le badminton est devenu discipline
olympique en 1992, à Barcelone.
51
52

I LE BADMInton
le MarchÉ
Le marché du badminton se porte bien, même si la FF- Bad annonce une des plus petites évolutions du nombre de
ses licenciés depuis plusieurs décennies. Avec un peu plus de 180 000 licenciés début 2014 (+0,58 %), la pro-
gression est assez fulgurante. Il suffit de regarder 30 ans en arrière le nombre de licenciés : 6 337 (soit une
population multipliée par 30 !).
L’évolution est tellement fulgurante que la fédéra- tion suit de très près celle des structures, aussi bien en nombre
qu’en qualité d’accueil. Les nouveaux clubs doivent être pérennes et les clubs saturés doivent pou- voir continuer
d’évoluer, grâce notamment à de nou- veaux équipements.
L’autre réussite de la FFBad est aujourd’hui de faire jouer à ce sport la quasi-totalité des collégiens et lycéens. En
découlent, forcément, des signatures de licences. Un sport qui ne prend pas trop de place, pratiquement 4 terrains sur
1 de tennis, un matériel peu coûteux et un sport pour les deux sexes ; 40% des licenciés sont des femmes !
Au niveau mondial, un fabricant se détache : Yonex, le fabricant japonais bien implanté sur tout le globe, ce qui
n’est pas le cas de tout le monde. Le marché asiatique, avec ses centaines de millions de joueurs, est un marché pas
forcément ouvert pour les marques venues d’autres régions du monde. A l’inverse, pour le moment, les marques
asiatiques, à l’exception de 2 ou 3, se suffisent de cette région planétaire.
En 2013, le marché français est estimé aux alentours de 12 M d’€. Deux marques se partagent ce marché : Babolat et
Yonex, qui pèseraient à elles 2, presque 75 %. Babo- lat est n°1 en valeur et volume, avec à peu près 40 % du
marché de la raquette. Yonex est distribuée en France par B.D.E. (Boyauderie De l’Est), au même titre que la balle
Tretorn, propriété de Puma. Le quatuor des marques se complète avec Carlton (spécialiste anglais) et Wilson.
Un grand équipementier du sport s’est lancé dans le monde du Badminton à savoir Adidas, distribué sur notre
territoire par DD ; évidement pour Adidas c’est une niche, mais c’est un signe que la marque aux 3 bandes y croit.

I VEntES (M€)
textile 2
chaussures 2 équipement 8
le volant
Le volant est un projectile aux propriétés aérodyna- miques uniques qui lui donnent une trajectoire très dif- férente
des balles utilisées dans la plupart des sports de raquette. Un volant perd 75% de sa vitesse en tra- versant un terrain
d’un peu plus de 13m. En particulier, le volant de compétition, celui à plumes, qui crée une traînée bien plus
importante, causant une décélération plus rapide. Le vent ayant beaucoup trop d'influence sur cette trajectoire, les
compétitions de badminton sont pratiquées en salle.
Le volant doit être confectionné en matériaux naturels et/ ou synthétiques. Quel que soit le matériau utilisé, les ca-
ractéristiques de vol doivent, d'une façon générale, être identiques à celles obtenues avec un volant en plumes
naturelles et une base en liège recouverte d'une fine peau en cuir. Ce sont ces deux parties qui, fabriquées dans des
matériaux différents, vont faire évoluer le projectile ; les différents niveaux de pratique du badminton utiliseront
donc différents volants. Il est très difficile de s’entraîner avec des volants de compétition qui, par leur fragilité et leur
coût, exigeraient des budgets importants !

I LE SAVIEz-VouS ?
Le volant est le projectile des sports de raquette qui a été "flashé" à la plus grande vitesse avec 493 km/h !
Tan Boon Heong, malaisien d’origine, fait partie de l’élite mondiale en double-messieurs et est doté d’une puissance
de bras au-dessus de la normale.
Il a réalisé cet exploit sur un smash, bien sûr, et avec une raquette d'une nouvelle génération (tête très étroite et étude
en soufflerie pour l’aérodynamisme).
Un nouveau positionnement des joncs permet également un gain sur la longueur des cordes d’environ 6 mm de
chaque coté, augmentant la puissance de la raquette.
Cet instrument se nomme la "Nanoray Z-Speed" de chez Yonex, marque qui détenait déjà l’ancien record ! On n’est
pas n°1 pour rien.
53
I LE BADMInton
54

le volant
Les volants plastiques — La "jupe", ou l’imitation des plumes en matériau syn- thétique, doit remplacer les plumes
naturelles.
— La base doit avoir un diamètre compris entre 25 et 28 mm et son bout est arrondi.
— La "jupe" doit avoir une longueur uniforme comprise entre 62 et 70 mm lorsque la longueur est mesurée de la
pointe de la "jupe" à la partie supérieure de la base du volant.
— L’extrémité de la "jupe" doit se situer sur un cercle d'un diamètre compris entre 58 et 68 mm.
— Le volant doit peser entre 4,74 et 5,50 g. Toutefois, à cause des différences de densité et de comportement des
matériaux synthétiques par rapport aux plumes, une tolérance de 10% est acceptable.
Ils sont utilisés par les joueurs loisirs mais, également, par les joueurs de club réguliers. La raison est double et
extrêmement simple : leur solidité et leur prix. Ce type de volant est très populaire en Europe. Ils peuvent être
construits de 2 manières différentes.
— Avec une base en liège : c’est un modèle utilisé pour des petites compétitions et pour les entraînements. Cette
base de liège apportera plus de vitesse et plus de stabilité. La jupe de ces volants est fabriquée dans un nylon très
résistant. Nous pouvons trouver à l’intérieur de cette famille un "haut de gamme" qui se distingue par le design
technique de sa jupe afin d’apporter au volant un vol le plus proche possible de celui à plumes.
— Avec une base en mousse EVA ou PU : ils sont utilisés par les "scolaires" et les "loisirs". Ces bases apporteront
moins de stabilité et un vol plus lourd ; de par leur len- teur, ils seront plus adaptés à l’apprentissage. La jupe est
faite dans un nylon standard qui procure une bonne solidité mais une piètre qualité de vol.
Nous pouvons trouver sur le marché pour ces volants plastiques des couleurs qui indiquent des vitesses :
— le vert indique que le volant possède une vitesse lente qui conviendra parfaitement aux débutants,
— le bleu indique que le volant à une vitesse standard. C’est la couleur la plus utilisée en France et souvent la seule
disponible,
— le rouge indique que le volant possède une vitesse ra- pide qui conviendra aux personnes voulant allier volant
plastique et vitesse de projectile.

La jupe
La base
le volant
Les volants plumes — Le volant doit avoir 16 plumes fixées dans la base.
— Les plumes doivent avoir une longueur uniforme com- prise entre 62 et 70 mm, lorsque la longueur est mesu- rée
de la pointe de la plume à la partie supérieure de la base du volant.
— Les pointes des plumes doivent se situer sur un cercle d'un diamètre compris entre 58 et 68 mm.
— Les plumes doivent être solidement fixées avec du fil ou tout autre matériau adéquat.
— La base doit avoir un diamètre compris entre 25 et 28 mm et son bout est arrondi.
— Le volant doit peser entre 4,74 et 5,50 g.

I tESt DE VItESSE
C’est le volant des compétitions nationales et internatio- nales, celui qui procure la meilleure performance de vol
(vitesse, stabilité et distance). La trajectoire du volant en Pour tester un volant, le joueur doit effectuer
plumes est dite "parachute" car, lorsqu'il part très
vite un dégagement en frappe basse, le contact
de la tête de raquette, il arrive un moment dans sa
tra- avec le volant se faisant au-dessus de la ligne
jectoire où il retombe plus vite. de fond. Le volant
doit être frappé dans une direction montante et parallèle aux lignes de côté.
Un volant de vitesse règlementaire doit tomber à au moins 530 mm et au plus à 990 mm de l'autre ligne de fond, à
l'intérieur du terrain.
Les volants en plumes peuvent, dans une même boîte, connaître des variations de vitesse. C'est pourquoi avant
chaque match, il convient de tester les volants. La consommation moyenne de volants en plumes se si- tue aux
alentours d’une douzaine par match.
Les plumes sont, des plumes d'oie et de canard. Un vo- lant est composé de 16 plumes, plus ou moins blanches, plus
ou moins épaisses, en fonction de la qualité, et Zone de service
ayant une même longueur (entre 62 et 70 mm).
Celles- Droite (mm)
ci sont fixées dans une base de liège de 25 à 28 mm de diamètre, à bout arrondi, constituant un cercle d'un dia-
40
mètre compris entre 58 et 68 mm.
Depuis quelques temps, l’oie n’est plus le seul volatile à 950
fournir des plumes, le canard permet une certaine dé- 40
mocratisation du volant à plume. La référence reste la
530
plume d’oie (modèles haut-de-gamme) et pour les en- traînements de joueurs de haut niveau, l’utilisation de plume
de canard peut être un excellent compromis entre 40
coût et trajectoire.
55
I LE BADMInton
56

le volant
Il existe une classification nommé "grade" et ils sont au nombre de 5 : — grade 1 et 2, pour les compétitions
nationales et inter- nationales, — grade 3, 4 et 5, pour un entraînement régulier. Le grade 3 pouvant être, suivant les
fédérations nationales, homologué à la compétition. Ces différents grades sont le résultat de tests d’homolo- gation
par les instances officielles, qu’elles soient natio- nales ou internationales. La FFBad classifie le grade 1 en "Elite"
(3 étoiles) et le grade 2 en "Standard" (2 étoiles).
Les volants "Elite" concernent les compétitions sui- vantes : — le championnat interclubs Elite (Top 12 et N1), —
les phases finales Elite (Top 12 et N1), — les phases finales et les 1ères phases des champion- nats de France
individuels (Seniors, Jeunes et Vétérans), — les tournois Elite et A.
Les volants "Standard" concernent les compétitions sui- vantes : — le championnat interclubs national (N2 et N3),
— les phases finales du championnat national N2 et N3, — les inter-comités départementaux (toutes les phases), —
les trophées nationaux Jeunes, — les trophées inter-régionaux Jeunes — le championnat de France corpo, — les
tournois B, C et D.
Différentes marques sont référencées par la FFBad (Adidas, Artengo, Ashaway, Babolat, Bauhinia, FZ Forza,
Intersport, Nine, Oliver, Pro Kennex, RSL, Shadow 16, Tru- mp, Victor, Wilson et Yonex) et sur certains modèles.
Certains modèles sont disponibles en plusieurs vitesses. Cela permet d’avoir des trajectoires identiques dans des
conditions de températures différentes. En France, les vitesses 77 et 78 sont autorisées. 3 vitesses à retenir : — 76 :
volant plus lent pour température ambiante supé- rieure à 27° C et également en altitude, — 77 : volant plus lent
pour température ambiante de 23 à 27° C, — 78 : vitesse "standard" pour température ambiante de 16 à 23° C.
Comme d’habitude dans le sport, il faut essayer de ne pas trop se surévaluer et donc, utiliser un volant en fonction de
son niveau permettra de faire des économies et de ne pas se dégouter derrière un volant trop rapide.
le cadre
Les propriétés mécaniques, que nous avons découvertes dans la partie Tennis au niveau des cadres, restent in-
changées à savoir : le poids, l’équilibre, la rigidité, la lon- gueur, la taille du manche, le profilé et le tamis. En
Badminton, nous pouvons cependant noter des points spécifiques, notamment les éléments propres à ce sport comme
le shaft (la tige) et le top cap.
Le règlement officiel exige qu’un cadre n’excède pas 680 mm de longueur et 230 mm de largeur. La taille des
raquettes oscille entre 660 et 675 mm avec une tendance plus courte pour les raquettes dites "loisirs" (entre 660mm
et 670mm) que pour les raquettes "com- pétition" (entre 670 et 675 mm).
Les matériaux sont presque identiques à ceux du Tennis à cela près qu’il faut souvent utiliser des nanotechno-
logies. Ils ont pour nom carbone, titanium, zylon, gra- phite, tungstène... Il y a bien sûr également l’aluminium et
l’acier que nous trouvons sur les raquettes enfants et adultes "loisirs". Nous trouvons également sur le mar- ché des
raquettes "intermédiaires" avec des têtes en aluminium et des shafts plus pointus style carbone.
Une spécificité du joueur de Badminton, à la différence du joueur de Tennis, est que bien souvent lorsque vous lui
demanderez son classement, il en stipulera plusieurs (3 maximum), parce qu’il joue le plus souvent en simple et en
double (homme ou femme et double-mixte).
En simple ou en double, ce sport ne se joue pas tout à fait de la même façon ; il faut souvent avoir une raquette plus
lourde en tête pour le double. Quelle bonne idée ce point interchangeable sur la "switch pro" d’Adidas : voilà une
façon de faire varier l’équilibre sans coller quelque chose sur votre cadre.
57
I LE BADMInton
58

le cadre
Nous pouvons noter 4 critères afin de choisir une ra- quette de Badminton :
1. La flexibilité du shaft C’est le paramètre qui va vous procurer de la vitesse ou de la puissance. Beaucoup de
joueurs confondent les 2.
— La puissance : le shaft se déforme lors de l’impact vo- lant/raquette, nous appelons ça "un effet catapulte". Un
shaft flexible vous apportera un maximum de puis- sance en complément des failles techniques. Cette sou- plesse
vous permettra de renvoyer le volant loin quand vous êtes en retard, ou si vous avez du mal à dégager au fond (en
revers par exemple).
— La vitesse : la rigidité vous apportera de la nervosité. Le shaft se déforme moins, le volant repart donc plus vite
depuis votre raquette, vous n’avez pas la sensation de "retard à l’impact". Ce type de shaft s’adresse aux joueurs qui
possèdent déjà une très bonne technique ou aux joueurs de double (la vitesse de jeu est importante).
Si vous cherchez quelque chose d’assez polyvalent et "passe-partout", privilégiez un shaft "medium" qui vous offrira
un bon compromis puissance/précision. La flexibilité va de très souple à très rigide. Les fabri- cants travaillent
beaucoup sur cette partie de la ra- quette, soit en réduisant le diamètre de celle-ci, comme la gamme Satelite 6,5 de
Babolat (shaft traditionnel 7 mm de diamètre).
FLExIBILITé TYPE DE jEU
Très rigide
Attaquant pur et puissant, base technique solide
Rigide
Attaquant pur, souhait de cadre nerveux mais jouable
Moyen rigide
Attaquant, souhait de cadre polyvalent
Moyen
Polyvalent, souhait de cadre en compromis avec puissance, vitesse & précision
Moyen souple
Plutôt raquette défenseur, nerveuse
souhait d’une
Souple
joueur cherchant à compenser quelques failles techniques par un cadre puissant
Très souple
Joueur qui démarre, difficulté à renvoyer le volant en fond
Ici le fabricant nous parle aérodynamisme, donc vitesse d’exécution et donc puissance, mais aussi répartition de
poids qui permet de redonner le poids en tête ou en manche, mécaniquement plus intéressant.
Parce que la longueur du shaft est règlementée (entre 220 et 230 mm), il n’est donc pas possible d’allonger le shaft
pour augmenter la puissance (bras de levier). Chez Adidas, "l’Adi Power" possède un shaft conique, cela per- met
d’abaisser le point de flexion et donc d’augmenter la puissance tout en gardant la taille du shaft réglemen- taire.
Adidas annonce, grâce à cet abaissement du point de flexion, un agrandissement virtuel de votre shaft de 45% ! Un
shaft traditionnel possède un point de flexion à 110 mm alors que le "répulsion power shaft" d’Adidas permet de le
faire baisser à 160 mm (mesure prise à la jonction de la tête de cadre et du shaft).
le cadre
TYPE DE jOUEUR SHAFT RAQUETTE IDéALE POIDS (g)
Pur attaquant
POIDS (g) SENSATION TYPE DE jEU
< 84 Légère
Vitesse & maniabilité
de 84 à 86 Traditionnelle
Polyvalence "all round"
de 86 à 92 2. Le poids Un cadre de
badminton pèse entre 80 et 110 g. Nous rappellerons qu’un cadre est pesé en usine, sans acces- soires. Une raquette
légère procure du confort et de la maniabi- lité tandis qu'une raquette lourde vous donnera plus de puissance mais
moins de vitesse de bras. Les raquettes
Offe
nsif à gros lourdes sont, bien sûr, plus solides et sont en acier ou
frapp
eur associé en aluminium. Les raquettes légères sont fabriquées sur
équilibre en tête
de 92 à 100
Légèrement lourde
des "concepts cadre", donc avec des apports de maté- riaux composites graphite/tungstène, graphite/carbone,
carbone/titane...
3. L’équilibre Même principe qu’au tennis : plus le poids est vers la tête, plus la raquette est puissance et moins elle
est ma- niable et précise, et inversement. L’équilibre neutre est bien entendu différent. Rappelons qu’une raquette
équi- librée en tête peut apporter une sensation de lourdeur pour l’utilisateur.
Scolaire & pur loisir
LONGUEUR (mm) éQUILIBRE SENSATION
< 285 En manche Maniabilité
De 285 à 290 Neutre "All round"
> 100 Très lourde Puissante
4. Le style de jeu Voici un matériel idéal à proposer à 5 typologies de joueur
Lourde
Débutant club & loisir régulier
> 100 Très lourde
Rigide/très rigide (en fonction du niveau)
Equilibre plutôt en tête (pour la frappe) > 88
Attaquant/ contre-attaquant
Légère (vitesse de bras) équilibre neutre ou manche (vitesse)
< 85
Attaquant/polyvalent
Semi rigide
Médium/médium rigide (polyvalence des frappes)
Equilibre neutre de 85 à 90
Polyvalent
Médium (polyvalence des frappes)
Equilibre neutre de 85 à 89
Polyvalent/défenseur Médium/médium-souple Equilibre neutre ou en manche de 85 à 89
59
I LE BADMInton
60

le cadre
Le manche Un manche de raquette de Badminton est bien sûr recou- vert d’un grip. Suivant les marques, nous
trouverons un choix de tailles de manche plus ou moins important (cela peut aller d’une taille unique à 3). Le bout
du manche (entre manche et shaft) que nous ap- pelons "top cap" est l'objet de beaucoup d’attention de la part des
fabricants, afin de procurer une prise de ra- quette immédiate et instinctive. La forme ou l’apport de matériaux
abrasifs permettent une bonne tenue de ce manche dans un sport où vitesse et précision sont requises.
La tête Elle peut avoir deux formes : — une forme classique qui procure de la précision et du contrôle, et permet
moins d’erreurs de centrage de vo- lant ; — une forme isométrique qui, grâce à une longueur de corde plus
homogène, offre un plus large sweetspot, donc plus de tolérante et de puissante.
Il n’y a pas comme au tennis, autant de tailles de tamis : — les surfaces pour adultes sont à peu près identiques :
environ 340 cm2, — pour les tamis "juniors" : environ 370 cm2 avec une lon- gueur du cadre de 620 mm (7 à 9
ans), — un tamis pour enfants : environ 330 cm2 et une lon- gueur de cadre de 540 mm (4 à 7 ans).
La surface cordée doit être au maximum de 280 mm en longueur et de 220 mm en largeur. Les fabricants travaillent
l’aérodynamisme des têtes de raquettes avec des formes, par exemple, octogonales.
les cordes & les accessoires
Les cordes Au badminton, le plan de cordage traditionnel est de 22x23 mais, sur les raquettes de compétition, nous
observons une évolution vers des 20x21 ou 22x21. La notion "moins de cordes" dans un tamis, que nous évo- quions
dans la partie cordes du Tennis, s’applique au Bad- minton. Le haut niveau met de l’effet dans ses volants (lift,
coupé).
Les fabricants travaillent à faire évoluer les joncs pour un meilleur coulissement de la corde (matériaux de la bande à
canon), un allongement de la corde (réduction de la longueur des joncs, voire suppression dans certains cas sur la
zone de frappe), également sur le passage de la corde dans la tête de raquette (augmentation du nombre de joncs,
donc moins avec double cordes ; posi- tionnement des joncs dans le cadre pour des cordes plus droites donc plus
longues).
Pas de polyester dans les matériaux utilisés pour la construction des cordes de "bad", le multi-filaments règne en
maître ; nous pouvons trouver quelques ny- lons et également du boyau. C’est la jauge (le diamètre) de la corde qui
caractérise la corde de Badminton par sa finesse. Aujourd’hui, en compétition, les joueurs affichent des jauges entre
0,66 et 0,72 mm ; pour le badminton plus tranquille la "gauge" peut aller jusqu'à 0,85 mm.
La tension administrée sur cette corde en atelier oscille, aujourd’hui, entre 6 et 13 kg. Les mauvaises langues disent
que ce sont les cordeurs qui limitent cette ten- sion à 13 kg de peur de casser les raquettes ; par expé- rience, même à
moins, nous pouvons casser des cadres. Aujourd’hui, à haut niveau, certains joueurs jouent aux alentours des 15 kg.
D’ailleurs les compétiteurs aiment additionner petite jauge et forte tension, et les joueurs de Badminton parlent
souvent du son de l’impact corde/ volant.
Les accessoires Les grips et les sur-grips sont identiques à ceux du Ten- nis, essentiellement en polyuréthane. Un
paramètre à prendre en compte est que ce sport se joue exclusivement en salle, ce qui génère une transpi- ration plus
importante, d'où des grips techniques pour évacuer la transpiration, désodorisants voire antibacté- riens. Nous
pouvons même trouver des "chaussettes" en éponge (coton) qui s’enfilent sur le manche de votre raquette (towel).
Les grips et les sur-grips se déclinent dans de nombreux coloris. Les épaisseurs des grips sont comprises entre 1,3 et
2,6 mm et, pour les sur-grips, entre 0,6 et 0,7 mm. Certains joueurs utilisent des anti-vibrateurs. Chez les grands
fabricants, pas d’anti-vibrateurs spécifiques au Badminton, il suffit d’aller au rayon tennis. Attention à la taille de
l’anti-vibrateur, le tamis de Bad est plus petit ! La bagagerie est aussi présente, avec des thermobags pour 4, 8 voire
16 raquettes, et des sacs de voyage jusqu’à 90 l, en passant bien sûr par les sacs à dos.
61
l'histoire du squash
Ce sport prend son origine au XIXe siècle (vers 1850), à l'école privée de Harrow à Londres, en Angleterre. Les
étudiants de l'école, en attendant d'utiliser les courts de tennis, commençaient à frapper sur l'un des murs de
l'immeuble avec leurs raquettes, et c'est ainsi que le squash fut créé. Le premier court de squash fut créé en 1883 à
Oxford.
Petit à petit, ce sport se développa dans les écoles et les universités, et ne devint populaire qu'à partir du début du
XXe siècle. Les États-Unis furent la première nation à former une association et à codifier ce jeu en 1907 (au-
jourd'hui appelé le Hardball squash) ; en même temps, la Fédération anglaise de tennis et de raquettes forme un
sous-comité de squash pour gérer ce sport. Les règles seront adoptées en 1924 et, en 1928, fut créée l'Association de
squash anglaise qui reprit la ges- tion de ce sport. En 1930 fut créé le tournoi le plus prestigieux : le Bri- tish Open.
Il se dispute tous les ans depuis 1930 pour les hommes, et depuis 1950 pour les femmes. Le squash continue à se
développer dans l'aristocratie et dans la haute classe jusque dans les années 1950.

I LE SAVIEz-VouS ?
En 1912, le "Rackets" ou le "Racquets", né en Grande-Bretagne au début du XIXème siècle, était un sport devenu à
la mode, très prisé des étudiants de la "bonne société".
A bord du Titanic, le court de squash constituait une véritable innovation et possédait une tribune située à l’arrière
du court.
Mais le jeu prendra véritablement son envol à partir de la construction de courts publics (grâce à des opérations de
marketing) et devient le sport le plus populaire au dé- but des années 1980 en Angleterre, dans le même temps le
squash se développa aussi très vite dans les anciennes colonies anglaises (Pakistan, Canada, Australie...) ; d'ail-
leurs, pendant près de vingt ans, ce sport fut dominé par deux Pakistanais : Jahangir Khan et Jansher Khan. Il fau-
dra attendre 2004 pour qu'un non-ressortissant de l'An- gleterre ou des anciennes colonies anglaises atteigne le
premier rang mondial chez les hommes : Thierry Lincou.
En 1967, le squash prend une ampleur mondiale avec la création de "l’International Squash Racket Federation"
composée alors de sept membres : l’Angleterre, l’Aus- tralie, l’Inde, le Pakistan, l’Afrique du Sud, la Nouvelle-Zé-
lande et l’Egypte. "L’ International Squash Racket Fede- ration" deviendra en 1993 la "World Squash Federation"
réunissant 118 pays et plus de 18 millions de pratiquants sur environ 50 000 courts. Le 22 Avril 1973, c’est au tour
de "l’European Squash Rackets Federation" de voir le jour. En 1974, le premier mur arrière en verre apparaît au
Club de Wembley.
Aujourd'hui, ce sport est géré par la Fédération mondiale de squash, le squash masculin professionnel par la PSA et
le squash féminin professionnel par la WISPA. En France, dès décembre 1980, le squash français, géré depuis 5 ans
par la Fédération Française de Tennis, s’émancipe grâce à la création de la Fédération Française de Squash-
Raquettes qui deviendra, en 1989, la Fédéra- tion Française de Squash (F.F. Squash).
63
I LE SQuASh
64

les FondaMentaux
Le squash est un sport de raquette qui se joue sur un terrain entièrement entouré de murs et éventuellement de
paroi(s) de verre pour permettre la présence de spec- tateurs. La première particularité du squash est que la balle
vient souvent de derrière (rebond sur mur du fond) ; la deu- xième est que les deux joueurs partagent et défendent
alternativement la même surface de jeu. Cette spécificité entraîne des situations lors desquelles les deux joueurs
entrent en interférence. On dit alors qu’il y a "une situa- tion de let".
La tactique de base — Regarder la Balle — Occuper le T — Déplacer son adversaire du T en : - jouant sur les
largeurs de balle, - jouant sur les longueurs de balle, - jouant dans les espaces libres.
Les règles du jeu simplifiées Les points et le score — Une partie se joue aux meilleurs des 5 jeux. — Chaque jeu se
dispute en 11 points. — En cas d’égalité à 10-10, le jeu sera gagné avec 2 points d’écart (exemple : 13/11). — On
marque un point quand son adversaire fait une faute (point direct) ou quand je fais un coup gagnant.
Début d’une rencontre — Le service est tiré au sort en début de partie. Le ser- veur garde le service jusqu’à la perte
d’un échange.
Le jeu — Après un bon service, les 2 joueurs se renvoient alter- nativement la balle. — Cette dernière doit toucher le
frontal soit directement, soit en passant par les murs latéraux (ou la vitre ar- rière). Elle devra être rattrapée par les
joueurs après un rebond au sol ou à la volée. La balle ne devra pas toucher les limites extérieures du court ni la
plaque sonore (TIN).
Le service est correct — Un des pieds du serveur doit obligatoirement être à l’intérieur du carré de service. — La
balle doit atteindre le mur frontal directement au-dessus de la ligne de service et rebondir dans la par- tie arrière du
court opposé au service (rectangle).
Les lignes ne font pas parties des zones valables au service.

I LEt ou StroKE
LET : lorsqu’un joueur est gêné par la position de son adversaire, le joueur s’arrête et demande un LET.
— Le LET ne sera accordé que si la balle était à la portée de déplacement d’un joueur gêné :
=> on rejouera l’échange.
— Si la gêne n’est pas avérée ou que le joueur n’était pas en position pour jouer la balle, il y a NO LET :
=> le point est perdu par le demandeur.
STROKE : lorsque la poursuite du jeu risque d’être dangereuse, l’adversaire se situant dans le champ de frappe du
joueur gêné, ce dernier doit s’arrêter de jouer et demander un LET :
=> Un STROKE lui est accordé, il gagne l’échange et marque un point.
le MarchÉ
"2020, Back the bid", la WSF a lancé récemment sa cam- pagne pour que, enfin, le squash devienne une discipline
olympique. Ce sport compte 30 000 000 de pratiquants à travers le monde.
Le circuit professionnel est géré, pour les hommes, par la PSA (Professionnel Squash Association) et, pour les
femmes, par la WSA (Woman Squash Association). Les compétitions mondiales sont dominées depuis tou- jours par
les pays du Commonwealth (Egypte, Malaisie, Hong-Kong et Grande -Bretagne...).
La France est un des pays qui, depuis 2 décennies, arrive à positionner des joueurs comme Thierry Lincou, à mon-
trer la voix à un Grégory Gauthier qui, tout simplement, vient de passer un semestre à la place de numéro 1 mon-
dial (aujourd’hui 2ème !) et une femme, Camille Serme, qui navigue dans le top 10 depuis déjà quelques saisons.

I QuELQuES chIffrES
La fédération française de squash compte 30 000 licenciés (2013) et l’estimation des pratiquants dans l’hexagone est
de 600 000 joueurs (Filière Sport).
La fédération compte 200 clubs qui reçoivent leurs licenciés sur 737 courts.
Le marché se tourne vers les privés pour augmenter le nombre de courts en France qui sont, aujourd’hui, trop peu
nombreux, pour es- pérer un développement de ce sport à hauteur des 3 autres sports de raquette.
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I LE SQuASh
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Toutes les caractéristiques énumérées sur les cadres dans la partie tennis s’appliquent à un cadre de squash. La
raquette possède des dimensions minimum et maxi- mum qui font partie des règles de ce sport à savoir :
— longueur maximale : 686 mm
— largeur maximale : 215 mm
— longueur maximale intérieure du tamis :390 mm
— surface maximale du tamis : 500 cm2
— largeur minimale de toute partie structurelle du cadre :
7 mm
— épaisseur maximale de toute partie structurelle du cadre :
26 mm
La raquette dans sa totalité, y compris la tête doit être symétrique à partir d’une ligne tracée verticalement du centre
de la raquette (vue de face et à plat) de la tête au manche. Il n’est donc pas possible aujourd’hui d’utili- ser une
raquette de jeu de paume pour aller chercher les balles encore plus près du sol !
La réglementation exige des fabricants une attention particulière sur la sécurité. La vie d’une raquette de squash
connait de nombreux accidents (murs, sols et adversaires). Les pièces susceptibles de se casser lors de ces différents
accidents ne doivent pas devenir tran- chantes.
La plupart des cadres pour adulte sont quasiment à la longueur maximale autorisée (686 mm), mais il existe bien
évidemment des cadres pour enfants, pas aussi nombreux en taille et en choix que pour le tennis, mais quelques
fabricants proposent des 23 et 25 inches (en- viron 58 et 63 cm). Les manches de raquette de squash sont en taille
unique.

les raquettes
Les cordes Les propriétés des cordes et des plans de cordages défi- nies dans la partie "tennis" sont également à
prendre en considération dans le squash.
Les plans de cordage sont variés. On peut trouver pour les montants 10, 12, 14 voire 16 montants et pour les tra-
vers 14, 16, 17, 18 et 19 sont possibles.
Les multi-filaments et les nylons de bonne facture sont l’essentiel des cordages utilisés. Les joueurs sont à la re-
cherche de toucher, de sensation et de puissance, donc pas de polyester dans les rayons cordes de squash. Head
propose un cordage original, a savoir le "Ti Boast", une corde recouverte de titane.
La fourchette de jauge dans les cordages spécifiques au squash est de 1,10 à 1,30 mm. Ce qui permet de pouvoir
utiliser certains cordages tennis lorsque l’on recherche des "grosses jauges squash".
le cadre
Le poids Les besoins du "haut niveau" sont différents : du poids pour le tennis pour l’apport de puissance, et de la
légère- té pour le squash pour de la maniabilité. Les projectiles et les distances de jeu sont très différents. Une
raquette de squash pèse 90 g, pour les plus légères, et moins de 200 g, pour les plus lourdes. En compétition, la WSF
(World Squash Fédération) interdit les raquettes d’un poids supérieur à 250 g.
Aujourd’hui, tous les fabricants allègent leurs cadres (Tecnifibre, Prince, Dunlop, Head...). Si la plupart sont au- tour
de 125/130 g, c’est la marque Karikal qui commer- cialise la plus légère avec 90 g (SN-90 Ultra Lite).
Le tamis Il est, quant à lui, bien réglementé en termes de surface et de longueur de cordes, ainsi qu'en largeur de
cadre. Il y a donc peu de possibilité d’agrandir ces tamis sachant que la majeure partie des raquettes ont déjà des
tamis proches, voire équivalents, à la surface maximale au- torisée. Il ne doit pas y avoir d’espace non-cordé sur la
raquette qui permettrait le passage d'une sphère de plus de 50 mm de diamètre.
Nous pouvons distinguer plusieurs formes :
— Les "longues cordes" Comme leur nom l’indique, le pont a été supprimé, ce qui permet d’avoir des montants plus
longs donc plus de puissance, d’effets et de tolérance, avec l’agrandisse- ment du sweetspot un peu moins contrôlé.
— Les "pontages" Ce sont des tamis plus difficiles à jouer, réservés aux joueurs qui possèdent une excellente
technique pour évi- ter les coups décentrés (réduction du sweetspot), mais plus précis.
L’équilibre Comme pour le tennis, les fabricants compensent la perte de poids, donc de puissance, par un équilibre
en tête, voire neutre. Les raquettes qui sont aux alentours des 180/190 g et plus, sont le plus souvent équilibrées en
manche.

I rEpèrES
Débutant — cadre 100 % aluminium — poids supérieur à 180 g (raquette lourde mais incassable) — déformation du
cadre (matériau) rapide et gêne dans la progression — prix inférieur à 40 €
Apprentissage — cadre 100 % graphite — poids entre 160 et 180 g — permet de progresser avec un cadre de
meilleure facture — prix entre 40 et 60 €
Confirmé — cadre 100 % nano graphite — poids entre 140 et 160 g — plus de maintien, plus de puissance et plus
de maniabilité — prix entre 60 et 100 €
Expérimenté — cadre graphite-titane, graphite-magnésium — poids inférieur à 140 g — cadre "compétition" — prix
supérieur à 100 €
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I LE SQuASh
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les Balles
Le règlement de la WSF stipule la phrase suivante : "au début d’un match, les joueurs rentrent sur le court pour
chauffer la balle pour une durée de 5 minutes maxi- mum..." A travers cette phrase, on constate une proprié- té
mécanique du projectile de ce sport. L’échauffement va permettre à la balle de trouver son rebond standard.
Il est recommandé que les balles portent un code cou- leur ou un marquage permanent pour indiquer leur vi- tesse ou
la catégorie d’utilisation.
— La balle dite "Compétition" possède 2 points jaunes, c’est la balle qui rebondit le moins.
— La balle dite "Club" possède 1 point jaune, elle rebondit un peu plus que la balle "compétition".
Aucune norme n’est établie pour des vitesses de balle plus rapides ou plus lentes, qui peuvent être utilisées par les
joueurs de niveau plus ou moins élevé ou dans des conditions de court qui sont plus chaudes ou plus froides que
celles définies pour les normes "Club" et "Compé- tition". Lorsque des balles plus rapides sont produites, elles
peuvent varier de diamètre et de poids selon les normes du tableau ci-dessus.
Il est également recommandé que les balles pour les joueurs débutants et les joueurs de niveau avancé soient
généralement conformes aux chiffres de rebond sui- vants :
— Les joueurs débutants : Rebond (sur un lâcher de balle à 254 cm au dessus du sol)
- à 23° : 17 % minimum - à 45° : 36 à 38 %
— Les joueurs de niveau avancé : Rebond (sur un lâcher de balle à 254 cm au dessus du sol)
- à 23° : 15 % minimum - à 45° : 33 à 36 %
CARACTéRISTIQUES BALLE COMPéTITION BALLE CLUB
Diamètre (mm) 40 (+ ou - 0,5) 40 (+ ou - 0,5)
Poids (g) 24 (+ ou - 1) 24 (+ ou – 1)
Rigidité (N/mm) 3,2 (+ ou - 0,4) 3,2 (+ ou – 0,4)
Robustesse de la vulcanisation (N/mm)
6 minimum 6 minimum
Rebond sur un lâcher de balle
à 23° : 12 % minimum à 23° : 15 % minimum
(à 254 cm au dessus du sol)
à 45° : 25 à 30% à 45° : 30 à 35 %
La vitesse des balles peut également être indiquée comme suit :
VITESSE DE LA BALLE MARQUAGE DE LA BALLE
Super lente
point jaune (simple ou double)
Lente point blanc ou vert
Médium Point rouge
Rapide Point bleu
les accessoires
La fonction des accessoires se résume à lutter contre la transpiration avec les bandeaux, les poignets et les ser-
viettes.
Les grips s’expriment sur des gammes étroites ; les 3 mots qui reviennent le plus souvent sont : — durabilité, —
absorption, — adhérence.
La pratique du squash nécessite des chaussures de sport en salle, à semelles qui ne marquent pas la surface de jeu
(semelles claires encore parfois exigées même si aujourd’hui les fabricants proposent des produits foncés non-
marquant).

I LES protEctIonS
L’accessoire indispensable et spécifique au squash est la paire de lunette de protection, voire le masque.
La réglementation à ce sujet est claire : port obligatoire pour les compétitions et les entraînements des mineurs, et
plus que recommandé pour les adultes.
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I notES
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Groupe CNPC
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Créé en 1981 par la Chambre de Commerce et d'Industrie Pau Béam. avec le soutien des
organisations professionnelles et des ministères du commerce et de l'éducation nationale,
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