Cour Algebre 2
Cour Algebre 2
SA
COURS D’ALGÈBRE II
R
OU
Pour les filières SMA/SMI
D
BENKADDOUR SAID
AD
NK
10 novembre 2020
BE
Chapitre 1
STRUCTURES ALGÉBRIQUES
D
1.1 Groupes et morphismes de groupes
I
SA
A. Lois de composition internes
R
Définition 1.1. Soit E un ensemble non vide. On appelle loi de composition interne
(LCI) sur E toute application de E × E dans E.
OU
— La composition des applications est une LCI sur A( X, X ) l’ensemble des applica-
tions de X dans X.
B. Groupes
Définition 1.2. Soit G un ensemble non vide muni d’une loi de composition interne
notée ∗.
On dit que ( G, ∗) est un groupe lorsque l’opération ∗ vérifie
— a) ∀ x, y, z ∈ G : ( x ∗ y) ∗ z = x ∗ ( y ∗ z) c’est l’associativité.
Notations 1.1. Dans un groupe commutatif la loi est souvent notée +, le symétrique x0
noté x0 = − x.
1
Sans information sur la commutativité elle est notée · et x0 = x−1 .
3. V l’ensemble des vecteurs du plan muni de l’addition des vecteurs est un groupe
commutatif.
4. P l’ensemble des paniers (achetés ou retournés) dans un supermarché muni de
"l’addition" des paniers est un groupe.
D
Proposition 1.1. Dans un groupe ( G, .) on a :
— Le symétrique x0 de x élément de G est unique.
I
SA
— ∀ x, y, z ∈ G : ( xy = xz =⇒ y = z) et ( yx = zx =⇒ y = z)
(tout élément est simplifiable à gauche, comme à droite).
— ∀ x, y ∈ G : ( x.y)−1 = y−1 .x−1
R
OU
— ∀ x ∈ G ( x−1 )−1 = x (le symétrique du symétrique de x est x lui même ).
D
AD
C. Sous-groupes
On note alors : H ≤ G.
2
Par exemple gr(∅) = {e} et gr({e}) = {e}.
Dans (CI ∗ , ·) on a gr({2}) = {· · · , 18 , 14 , 12 , 1, 2, 4, 8, · · · }.
D
Remarques 1.1. • A est un sous-groupe de ( G, .) si et seulement si
I
SA
A = gr( A).
• On dit que B est une partie génératrice de ( G, .) si G = gr( B).
R
• On dit que ( G, .) est un groupe monogène quand il existe a ∈ G tel que
OU
G = gr({ a}).
• Un groupe ( G, .) est dit cyclique s’il est fini et monogène.
D
D. Morphismes de groupes
AD
∀( x, y) ∈ G12 , f ( x.y) = f ( x) ∗ f ( y)
BE
f (e1 ) = e2
2.
∀ x ∈ G1 : f ( x−1 ) = ( f ( x))−1
3
3. Si H1 est un sous-groupe de ( G1 , .) alors f ( H1 ) = { f ( x) / x ∈ H1 } est un
sous-groupe de ( G2 , ∗).
f g
D
6. Soient ( G1 , .) , ( G2 , ∗) et ( G3 , •) trois groupes et G1 −→ G2 −→ G3 deux mor-
phismes de groupes. La composée g ◦ f : G1 −→ G3 est aussi un morphisme de
I
SA
groupes.
R
OU
E. Produit de groupes
définie par :
∀ X = ( a, b) ∈ G et ∀Y = (c, d) ∈ G, X 4Y = Z avec Z = ( a.c, b ∗ d).
( G, 4) est un groupe, nommé le groupe produit de G1 et G2 .
NK
Proposition 1.3. (S( E), ◦) est un groupe d’ordre n! (l’ordre d’un groupe est le nombre
de ses éléments).
4
B. Le groupe symétrique Sn
Définition 1.7. Pour E = Jn = {1, 2, 3, · · · , (n − 1), n}, le groupe (S( E), ◦) est ap-
On le note Sn .
pelé le groupe symétrique d’ordre n.
1 2 ··· n
Un élément σ ∈ Sn est noté σ = .
σ (1) σ (2) · · · σ (n)
La composition de deux permutations σ1 ◦ σ2 sera notée σ1σ2 .
Le support de σ ∈ Sn noté supp(σ ) = {k ∈ Jn / σ (k) 6= k} est l’ensemble des élé-
ments qui ne sont pas invariants.
D
1 2 2 1
donc d’ordre 2 = 2!.
I
SA
Et l’on a supp( Id) = ∅ et supp(σ ) = {1, 2}.
Exemples 8. Dans S5 on a :
c1 = (2 3 4) est un cycle d’ordre 3 et c2 = (2 1 5 4) est un cycle d’ordre 4.
BE
Définition 1.9. On appelle transposition, toute permutation σ qui échange deux élé-
ments de Jn = {1, 2, · · · , n} en laissant les autres éléments
invariants
1 ··· i ··· j ··· n
(c.à.d. supp(σ ) = {i, j}). On la note τi j ou (i, j) = .
1 ··· j ··· i ··· n
ε : Sn −→ {−1, 1}
Soit l’application ;
σ → (−1)ν (σ )
où ν (σ ) est le nombre de transpositions intervenant dans une décomposition de
σ en transpositions.
5
Proposition 1.4. et définition :
L’application ε est un morphisme du groupe (Sn , ◦) dans le groupe ({−1, 1}, .).
ε(σ ) s’appelle la signature de σ.
Définition 1.10. Soit A un ensemble non vide muni de deux lois de composition in-
ternes (+) et (.). Le triplet ( A, +, .) est un anneau si :
1) ( A, +) est un groupe commutatif
D
2) a− ∀ x, y, z ∈ A : x.( y.z) = ( x.y).z la loi (.) est associative
I
b− ∃1 A ∈ A : ∀ x ∈ A x.1 A = 1 A .x = x 1 A est un él ément neutre de la loi (.)
SA
x.( y + z) = ( x.y) + ( x.z)
c− ∀ x, y, z ∈ A : et la distributivité de (.) par rapport à (+)
( y + z).x = ( y.x) + ( z.x)
R
Si de plus la loi (.) est commutative (∀ x, y ∈ G x.y = y.x) on dit que ( A, +, .) est un
OU
anneau commutatif.
D
Notations 1.4. — L’élément neutre de la loi (+) est noté 0 A et celui de la loi (.) 1 A .
Le symétrique (dit opposé) de x ∈ A est noté − x. Le symétrique de x ∈ A pour
la loi (.)s’il existe est noté x−1 (dit inverse).
BE
6
— Si a.b = b.a (a et b commutent), on a la formule du binôme
n
n
( a + b) = ∑ {kn ak .bn−k .
k=0
D
3. ∀ x, y ∈ B , xy ∈ B.
I
SA
Exemples 10. • (ZZ, +, .) n’a qu’un seul sous-anneau qui est ZZ lui même.
R
• IN n’est pas un sous-anneau de (ZZ, +, .). OU
Définition 1.12. et proposition
Soit ( A, +, .) et ( B, ∗, •) des anneaux. On munit l’ensemble A × B des lois de composi-
D
tion internes :
AD
Et l’on a 0 A× B = (0 A , 0 B ) et 1 A× B = (1 A , 1 B )
BE
C. Morphismes d’anneaux
7
4. Si a est inversible on a
ϕ( an ) = [ϕ( a)]n ∀n ∈ IN et a ∈ A.
Définition 1.14. Une partie I d’un anneau commutatif ( A, +, .) est un idéal si c’est un
sous-groupe du groupe additif ( A, +), et, si pour tout a ∈ I et tout λ ∈ A : λa ∈ I.
D
2- Pour n ∈ IN, nZZ est un idéal de l’anneau (ZZ, +, .).
I
SA
Remarques 1.2. 1. I non vide : est un idéal de A si et seulement si il vérifie les
deux conditions
R
(1) [( a ∈ I ) et (b ∈ I )] =⇒ [ a + b ∈ I ]
(2) [( a ∈ I ) et (λ ∈ A)] =⇒ [λa ∈ I ]
OU
2. L’intersection d’une famille d’idéaux de A est un idéal de A.
3. Le noyau ϕ−1 ({0 B }) d’un morphisme d’anneaux ϕ : A → B est un idéal de A.
D
AD
A. Corps
8
1.5 Exercices
Exercice 1.1. :
1) Déterminer les lois de composition internes qu’on peut définir sur un ensemble à deux
éléments.
2) Lesquelles de ces lois définissent une structure de groupes.
Exercice 1.2. :
Étudier la loi de composition interne a>b = a + b − ab sur Q,
I IR ou C.
I
Exercice 1.3. :
On définit sur IN∗ la loi de composition interne > par :
∀( x, y) ∈ (IN∗ )2 , x> y = y x .
D
1) La loi > est-elle associative ?
I
2) Déterminer les éléments réguliers pour la loi >.
SA
Exercice 1.4. :
Soit ? la loi de composition interne définie sur IR par :
∀( x, y) ∈ IR2 , x ? y = xy + ( x2 − 1)( y2 − 1).
R
OU
1) Vérifier que cette loi est commutative mais non associative.
2) Vérifier qu’elle admet un élément neutre.
3) Résoudre l’équation 2 ? x = 5 et l’équation x ? x = 1.
D
Exercice 1.5. :
AD
2. ∀ x ∈ E : x.e = x
3. ∀ x ∈ E, ∃ x0 ∈ E : x.x’=e
BE
1. Soit a ∈ G d’ordre fini, montrer qu’il existe no ∈ IN∗ tel que ano = e et ∀h ∈ IN∗ ,
1 ≤ h < no ah 6= e.
Le no est appelé l’ordre de a et est noté o( a) = no .
2. Quels sont les éléments d’ordre un de G.
3. Soit a ∈ G tel que o( a) = no . Vérifier que gr( a) = {e, a, a2 , · · · , ano −1 } et que
| gr( a)| = no .
ZZ
4. Étudier les ordres des éléments des groupes suivants (ZZ, +), ( , +),
6ZZ
ZZ ZZ
( × , +), ({−1, 1}, ×), (Q I ∗ , ×).
2ZZ 3ZZ
Exercice 1.7. :
Soit E un ensemble fini, muni d’une loi de composition interne associative, notée ?.
Montrer que si tous les éléments de E sont réguliers, alors ( E, ?) est un groupe.
Ce résultat, est-il vrai si E n’est pas fini.
9
Exercice 1.8. :
Soit ( G, ?) un groupe tel que : ∀ g ∈ G, g ? g = e (e l’élément neutre).
Vérifier que ( G, ?) est commutatif.
Exercice 1.9. :
Dresser (si possible) la table de Pythagore d’un groupe à trois éléments.
Exercice 1.10. :
Soit ( G, •) un groupe, et H une partie finie de G telle que :
∀( a, b) ∈ H 2 , a • b ∈ H.
Montrer que H est un sous-groupe de G.
Exercice 1.11. :
Soit G1 et G2 deux sous-groupes d’un groupe ( G, ).
D
Démontrer l’équivalence : G1 ∪ G2 est un sous-groupe si et seulement si G1 ⊂ G2 ou
I
G2 ⊂ G1 .
SA
Exercice 1.12. :
Soit G un groupe fini et soit H un sous-groupe de G contenu strictement dans G. Alors
R
1. | G | ≥ 2| H | (où | G | est le nombre d’éléments de G).
OU
2. Si, de plus, H contient un élément b tel que bk 6= e avec k ∈ IN∗ alors | G | ≥
2(k + 1) (pour k = 2, | G | ≥ 6, pour k = 3, | G | ≥ 8...
D
AD
Exercice 1.13. :
Déterminer tous les groupes à n-éléments avec n = 3,4, 5 ou 6.
NK
Exercice 1.14. :
Soit H et K deux sous-groupes finis du groupe ( G, .) tel que H ∩ K = {e}.
On note H.K = {h.k / h ∈ H et k ∈ K }. Montrer que
BE
Exercice 1.15. :
Les rationnels non nuls de Q I ∗ (resp. les irrationnels) forment-ils un sous-groupe du
groupe multiplicatif (IR∗ , .) ?
Exercice 1.16. :
On pose G = IR∗ × IR. On munit G de la loi de composition interne ? définie par :
∀u = ( x, y) ∈ G et ∀v = ( z, t) ∈ G : u ? v = ( x, y) ? ( z, t) = ( xz, xt + y)
1) Vérifier que ( G, ?) est un groupe non commutatif.
2) Montrer que H = IR∗+ × IR est un sous-groupe de G.
Exercice 1.17. :
On munit IR de la loi de composition interne
√ :
2
p
∀( x, y) ∈ IR : x> y = x 1 + y2 + y 1 + x2 .
e x − e− x
1) Montrer que l’application f ( x) = est une bijection de IR dans IR.
2
2) Vérifier que : ∀( x, y) ∈ IR2 : f ( x + y) = f ( x)> f ( y).
3) En déduire la structure de (IR, >).
Exercice 1.18. :
Soit b ∈ IN∗ . Montrer que Γb = { ban / a ∈ ZZ et n ∈ ZZ} est un sous-groupe de (Q,
I +).
10
Exercice 1.19. :
Montrer qu’une partie non vide S de ZZ est un sous-groupe additif de ZZ, si et seulement
s’il existe n ∈ IN tel que S = nZZ.
Exercice 1.20. :
On considère les groupes suivants (ZZ, +), (nZZ, +) (n ≥ 1) et ( G, .)
(où G = {2n / n ∈ ZZ}).
Sont-ils isomorphes les uns aux autres ?
Exercice 1.21. :
Les groupes S3 et ZZ/6ZZ son-ils isomorphes ?
1.22. :
Exercice
1 2 3 4 5 6 7 8
élément de S8 . Exprimer σ k pour k ∈ ZZ.
D
Soit σ =
4 3 8 7 1 2 5 6
I
SA
Exercice 1.23. :
1) Décomposer en produit de cycles disjoints la permutation de S7 donnée par
σ = ( 1 3 7 2 ) ◦ ( 4 5 1 ) ◦ ( 6 1 5 3 7 ) ◦ ( 1 3 5 7 2 ).
R
2) Décomposer ensuite σ sous forme de transpositions, et donner sa signature.
OU
Exercice 1.24. :
On considère dans S5 les deux familles T = {(1 i ) / 2 ≤ i ≤ 5} et S = {(1 2), (1 2 3 4 5)}.
D
Exercice 1.25. :
Soit τ1 et τ2 des transpositions de Sn . Montrer que τ1 ◦ τ2 = Id ou (τ1 ◦ τ2 )2 = Id ou
NK
(τ1 ◦ τ2 )3 = Id.
Exercice 1.26. :
BE
1 2 3 4 5 6
Trouver des permutations τ1 et τ2 de S6 tel que τ1 ◦ τ2 = τ2 ◦
4 3 5 1 2 6
1 2 3 4 5 6
τ1 = .
6 2 4 3 1 5
Exercice 1.27. :
f a : G −→ G
Soit ( G, .) un groupe. Étant donné a ∈ G, on considère
x −→ axa−1
11
2. Soit ( x, y) ∈ A2 :
a- Calculer ( x + y)2 .
b- En déduire que ( A, +, .) est un anneau commutatif.
c- En déduire la valeur de xy( x + y).
3. On suppose que x 6= 0 A , y 6= 0 A et x 6= y.
a- Montrer que :
x + y 6= 0 A , x + y 6= x et x + y 6= y.
b- Déterminer le tableau d’addition des éléments x, y, x + y et 0 A .
Exercice 1.29. :
Soit ( A, +, .) un anneau. a ∈ A \ {0 A } est dit nilpotent s’il existe k ∈ IN∗ tel que
ak = 0 A .
1) Montrer que si u et v commutent et sont nilpotents alors u + v est nilpotent (à condi-
D
tion d’avoir u + v 6= 0 A ).
I
2) Montrer que si u est nilpotent alors (1 A − u) est inversible et donner son inverse
SA
( 1 A − u )−1 .
Exercice 1.30. :
R
Soit ( A, +, .) un anneau. On dit qu’il est intègre si :
OU
∀( a, b) ∈ A2 , ( a.b = 0 A ⇒ a = 0 A ou b = 0 A ).
Montrer que tout anneau intègre fini est un corps.
D
Exercice 1.31. :
AD
Exercice 1.32. : √
Montrer que γ = { a + b 2 / a, b ∈ Q
I } est un sous-corps de IR.
BE
Exercice 1.33. :
On définit sur E = IR2 les deuxlois de composition internes ⊕ et par :
( x, y) ⊕ ( x0 , y0 ) = ( x + x0 , y + y0 )
∀( x, y) ∈ E et ∀( x0 , y0 ) ∈ E :
( x, y) ( x0 , y0 ) = ( xx0 − yy0 , xy0 + x0 y)
Montrer que ( E, ⊕, ) est un corps commutatif.
12
Chapitre 2
Polynômes
D
Dans toute la suite on considère le corps (IK, +, .) où IK = IR ou IK = C.
I
I
SA
2.1 A. L’anneau (IK[ X ], +, .)
R
OU
2.1.1 Définitions
Définition 2.1. On appelle polynôme à coefficients dans IK toute suite ( ao , a1 , · · · , an , · · · )
D
(notée ( a p ) p∈IN ) d’éléments de IK n’ayant qu’un nombre fini de termes non nuls.
Un polynôme est dit normalisé (ou unitaire) si son dernier coefficient non nul, appelé
AD
Exemples 15. La suite u = ( a p ) p∈IN avec a p = (−1) p n’est pas un polynôme à coeffi-
cients dans IR. √
En prenant IK = C I La suite u = (i, 0, 2, ln 5, π, 0, · · · , an , · · · ) avec an = 0 pour
n ≥ 5 est un polynôme à coefficients dans C.
I
13
d’un certain rang) :
P = ao X 0 + a1 X 1 + a2 X 2 + · · · = ∑ ak X k .
k∈IN
Théorème 2.1. En notant IK[ X ] l’ensemble de tous les polynômes à coefficients dans IK,
on a :
(IK[ X ], +, .) est un anneau commutatif.
On l’appelle l’anneau des polynômes à une indéterminée, à coefficients dans IK.
D
En fait deg( P) est le plus grand exposant k à coefficient non nul dans l’écriture
P = ∑ ak X k .
I
SA
k∈IN
2. La valuation d’un polynôme P = ( ak )k , non nul, est r le plus petit des entiers k
tel que ak 6= 0. On note val ( P) = r.
R
En fait val ( P) est le plus petit exposant k à coefficient non nul dans l’écriture
OU
P = ∑ ak X k .
k∈IN
3. Par convention on pose : deg(0) = −∞ et val (0) = +∞.
D
val ( P) = 2.
NK
j : IK 7→ IK[ X ]
Remarque 2.1. L’application
a → ( a, 0, · · · )
est un homomorphisme d’anneau, injectif. Ce qui nous permet d’identifier les constantes
BE
14
Définition 2.3. On dit qu’un polynôme B divise un polynôme A, et on note B/ A (ou
que A est divisible par B ou multiple de B), si le reste R de la D.E de A par B est le
polynôme nul.
D
Exemples 19. 1) B = X + 1 est un diviseur commun de A1 = 1 + 2X + X 2
I
SA
et A2 = 1 − X 2 .
2) D1 = X − 1 et D2 = X + 1 sont premiers entre eux.
3) Tout polynôme de degré un P = aX + b est irréductible dans IK[ X ].
R
OU
Proposition 2.1. Soient A1 et A2 deux polynômes à coefficients dans IK. Il existe un
polynôme unitaire D et un seul tel que :
1) D est un diviseur commun de A1 et A2 ,
D
Remarque 2.2. 1) Le pgcd D de A1 et A2 est le dernier reste non nul normalisé dans la
suite des divisions euclidiennes successives (connue sous le nom d’algorithme d’Euclide).
2) Par l’algorithme d’Euclide on a l’existence de deux polynômes U et V tel que D =
BE
U.A1 + V.A2 .
En particulier on a le théorème
Théorème 2.3. A1 et A2 sont premiers entre eux, si et seulement si il existe deux poly-
nômes U1 et U2 tels que
U1 .A1 + U2 .A2 = 1 (l’identité de Bezout).
15
Q et X k+1 R sont respectivement appelés quotient et reste de la division suivant les puis-
sances croissantes de A par B à l’ordre k.
(faire la DSPC de A par B c’est trouver Q et R).
D
Définition 2.5. A chaque polynôme (
Pe : IK 7→ IK
I
degré n on associe l’application notée
SA
x → Pe( x) = ao + a1 x + · · · + an xn
Au polynôme O on associe l’application nulle O e ( x) = 0 ∀ x ∈ IK.
Pe est dite la fonction polynôme associée à P
R
OU
Remarque 2.3. 1)Par cette association on a une correspondance bijective entre les poly-
nômes à coefficients dans IK et les fonctions polynômes de IK dans IK.
D
2) Et l’on a P^ + Q = Pe + Q, f = PeQ
e PQ f = λ P.
e et λP e
AD
3) Faire la différence entre fonction polynôme et les fonctions qui ne sont pas des fonctions
polynômes.
NK
1) Pe( a) = 0.
2) le polynôme X − a divise le polynôme P.
16
2.5 I [ X ] et dans IR[ X ]
E. Factorisation dans C
Théorème 2.7. de D’Alembert
Tout polynôme, à coefficients dans C,
I de degré n, possède exactement n racines dans C
I
(une racine d’ordre k comptant pour k racines).
Remarque 2.4. Si x1 , x2 , · · · , x p sont toutes les racines deux à deux distinctes d’ordres
n
respectifs α1 , α2 , · · · , α p du polynôme P = ∑ ak X k , d’après ce qui précède, ( X −
k=0
x1 )α1 / P, ainsi que ( X − x2 )α2 / P,etc · · · .
Étant premiers entre eux donc :
( X − x1 )α1 ( X − x2 )α2 · · · ( X − x p )α p / P.
Et l’on a α1 + α2 + · · · + α p = n et le quotient est de degré 0, le terme de degré n devant
D
être an X n , on a donc
I
SA
P = an ( X − x1 )α1 ( X − x2 )α2 · · · ( X − x p )α p
racines sont nécessairement conjuguées deux à deux. Si z est racine d’ordre k de P alors
AD
Remarque 2.6. Les polynômes irréductibles dans C I [ X ] sont les polynômes de la forme
aX + b avec a, b ∈ C.I
Les polynômes irréductibles dans IR[ X ] sont les polynômes de la forme aX + b avec
a, b ∈ IR ou de la forme aX 2 + bX + c à discriminant négatif ( cad : ∆ = b2 − 4ac < 0).
17
2.6 Exercices
Exercice 2.1. :
Soit P( X ) = ao + a1 X + a2 X 2 + a3 X 3 . Montrer que si Pe( x) est la fonction nulle
( Pe( x) = 0 ∀ x ∈ IK) alors ao = a1 = a2 = a3 = 0 (càd P est le polynôme nul).
En fait c’est général
( Pe( x) = ao + a1 x + · · · + an xn = 0 ∀ x ∈ IK) ⇒ ao = · · · = an = 0.
A partir de là on a :
Pe( x) = ao + a1 x + · · · + an xn = Q e ( x) = bo + b1 x + · · · + bm xm ∀ x ∈ IK
⇒ ao = bo , a1 = b1 , · · · (Deux polynômes sont égaux dans IK[ X ] si et seulement si les
fonctions polynômes, qui leur sont associées, sont égales).
D
Exercice 2.2. :
I
SA
Déterminer a, b, c, α, β ∈ C
I pour que les polynômes
P = aX 5 + bX 4 + X 3 + cX 2 − (2 + 3i ) X + 1 et Q = iX 4 + αX 3 + βX + iγ
vérifient :
(1 − i) P + 2Q = O (O le polynôme nul).
R
OU
Déterminer dans ce cas d◦ ( P) et d◦ ( Q).
D
Exercice 2.3. :
AD
Déterminer a, b, c, u, v ∈ C
I pour que les polynômes
P = aX 4 + bX 3 + X 2 − (2 + i )cX + 2 et Q = X 4 + uX 3 + X + iv
vérifient : d◦ ( P + Q) = 3 et val ( P + Q) = 2.
NK
BE
Exercice 2.4. :
Donner suivant la√valeur de
√ m ∈ IR les degrés d◦ ( PQ) et d◦ ( P + Q)
pour P = (1 − m 2X 2 )( 2X 4 + 2X 3 ) et Q = 2X 6 + 5X 5 − X.
Exercice 2.5. :
Faire la D.E de A par B et de B par A dans les cas suivants et dire si l’un divise l’autre :
1) A = 4X 3 + X 2 et B = X + 1 + i,
2) A = ( X − 1) et B = X 4 − 4X 3 + 6X 2 − 4X + 1,
3) A = X 4 − 4X 3 + 6X 2 − 4X + 1 et B = −8X + 2 + 2X 4 − 8X 3 + 12X 2 .
Exercice 2.6. :
Quelles conditions doivent vérifier p, q et m pour que X 3 + pX + q soit divisible par
X 2 + mX − 1 ?
Exercice 2.7. :
En utilisant l’algorithme d’Euclide donner le pgcd de A et B dans les cas suivants :
1) A = X 4 − 1 et B = 2X 3 + X 2 − 2X − 1.
2) A = X 4 + 1 et B = X 4 + X 2 + 1.
18
Exercice 2.8. :
Faire -si possible- la division suivant les puissances croissantes de A par B et de B par A :
1) A = X 4 − 3X 3 + 2X et B = X 2 + 2 à l’ordre 3.
2) A = X 5 − 3X 4 et B = X 2 + 2 à l’ordre 3.
Exercice 2.9. :
Trouver les racines complexes et leurs ordres de multiplicité des polynômes suivants
1) A1 = 4X 3 + X 2 , A2 = X 4 − 4X 3 + 6X 2 − 4X + 1 et A3 = 64X − 32 − 2X 4 +
16X 3 − 48X 2 .
2) B1 = ( X 4 − 1)2 et B2 = 2X 3 + X 2 − 2X − 1.
3) C1 = X 4 + 1 et C2 = X 4 + X 2 + 1.
4) D1 = X 4 − 3X 3 + 2X et D2 = X 2 + 2.
D
5) E1 = X 5 − 3X 4 .
I
SA
Exercice 2.10. :
1) Trouver les racines complexes des polynômes
R
P = ( X 3 − 1)2 ( X 2 − 1) et Q = ( X − 1)(2X 2 + 2) et donner le pgcd( P, Q)
OU
2) Donner le pgcd( A, B) avec A = X 100 + X 50 + 1 et B = X 50 + 1.
D
Exercice 2.11. :
AD
Exercice 2.12. :
Soit A ∈ IR[ X ] un polynôme non constant.
BE
A = X 4 + 3X 3 − X 2 + 3X − 2
e(i ) = 0.
sachant que A
Exercice 2.13. :
a) Décomposer en facteurs irréductibles dans IR[ X ] les polynômes suivants :
P1 = X 4 + 1 , P2 = X 4 + X 2 + 1 , P3 = ( X 2 − X + 1)2 + 1.
Exercice 2.14. :
Décomposer P = X 4 + 12X − 5 dans C
I [ X ] puis dans IR[ X ] sachant qu’il a deux racines
x1 et x2 vérifiant x1 + x2 = 2.
Exercice 2.15. :
Décomposer le polynôme B en facteurs irréductibles dans IR[ X ]
19
√ √ √ √
B = X 5 + ( 2 − 1) X 4 − 2X 3 − X 2 + (1 − 2) X + 2.
Exercice 2.16. :
On considère le polynôme :
P = X 6 + 5X 5 + 5X 4 − 12x3 + aX 2 + bX + c
où a, b, c ∈ IR
1) Effectuer la division euclidienne de P par ( X + 2)3 et déterminer a, b et c pour que P
soit divisible par ( X + 2)3 .
2) Pour les valeurs trouvées dans (1) montrer que j est racine de P.
3) Décomposer alors, en facteurs irréductibles, P dans CI [ X ], puis dans IR[ X ].
Exercice 2.17. :
D
Déterminer l’ordre de multiplicité de la racine 1 des polynômes suivants :
a) P = X 6 − X 5 + ( a − 1) X 4 + (1 − a) X 2 + X − 1
I
SA
b) Q = X 2n − nX n+1 + nX n−1 − 1
Exercice 2.18. :
R
Déterminer trois polynômes P,Q,R de IR[ X ] tels que :
OU
X 2 P2 + Q2 − X 3 R2 = 2XPQ
Essayer d’utiliser l’identité u2 + v2 − 2uv = (u − v)2
D
AD
Exercice 2.19. :
Montrer que cos(nθ ) est une fonction polynôme de degré n par rapport à x = cos(θ ) et
NK
Exercice 2.20. :
Soit une suite de polynômes ( Pn )n telle que :
Po = 1 , P1 = X ,et par récurrence : Pn = 2XPn−1 − Pn−2 pour n ≥ 2
Calculer P3 , P4 , P5 ;.
On pose x = cos(θ ), montrer que f Pn ( x) = cos(nθ ).
Exercice 2.21. :
n
Calculer Pn = (1 + X )(1 + X 2 )(1 + X 4 ) · · · (1 + X 2 ) par récurrence.
Exercice 2.22. :
I avec ak 6= 1 ∀k ∈ IN∗ .
On pose P = (1 + aX )(1 + a2 X ) · · · (1 + an X ) , a ∈ C
a) Établir une relation entre P( X ) et P( aX ).
b) Trouver une relation entre ak et ak−1 pour k ≤ n et P = 1 + a1 X + · · · + an X n .
Exercice 2.23. :
n
Pour P = ∑ ak X k un élément de C
I [ X ], on pose
k=0
n
P= ∑ ak X k
k=0
20
a) Comparer les degrés de P et P.
b) On considère l’application :
I [ X ] −→ C
φ = C I [X]
P → P.P
ID
Exercice 2.24. :
SA
On pose P = 1 + X + X 2 + · · · + X n et Q = 1 + 2X + · · · + (n + 1) X n .
Calculer le coefficient de X n dans le développement du polynôme produit PQ.
R
OU
Exercice 2.25. :
Déterminer deux polynômes P et Q ∈ IR[ X ] premiers entre eux tels que :
D
P2 + Q2 = ( X 2 + 1)2 .
AD
Exercice 2.26. :
Déterminer le reste de la division euclidienne de
BE
Pn = ( X − 2)2n + ( X − 1)n − 2
a) par ( X − 2)( X − 1)
b) par ( X − 1)2 .
Exercice 2.27.√ : √
Soit a = 1 + 2 + 4 2. Donner un polynôme P tel que P( a) = 0 et les coefficients de P
sont rationnels ( P ∈ Q
I [ X ]).
21
BE
NK
AD
D
22
OU
R SA
I D
Chapitre 3
Fractions rationnelles
D
3.1 A. Le corps (IK( X ), +, .)
I
SA
On pose K = IK[ X ] × IK[ X ]∗ et on définit sur K la relation R (qui est une relation
d’équivalence) par :
( A, B)R( A0 , B0 ) si et seulement si AB0 = A0 B.
R
OU
L’ensemble K étant muni des deux lois de composition internes (compatibles avec
R)
( A, B) + ( A0 , B0 ) = ( AB0 + A0 B, BB0 ) addition
D
L’ensemble noté IK( X ) = K/R , dont les éléments sont notés A/ B ou A B est muni
des lois
A A0 AB0 + A0 B A0 AA0
B + B0 = et A
B . B0 = BB0
NK
BB0
c’est un corps.
L’application P → P1 est un morphisme injectif d’anneau de IK[ X ] dans IK( X ),
BE
23
est appelée la fonction rationnelle associée à F.
3 2
Exemples 26. F = X −3X +3X −1
X 2 −1
et G = 4X 2X +1
2 +4X +1 , donner les racines et les pôles de F
et G, leurs degrés et leurs ensembles de définition et les fonctions rationnelles associées.
P R
Proposition 3.2. Pour F = Q et G = S deux fractions mises sous forme irréductible,
on a :
— ∀x ∈ D( F) ∩ D(G)
Fe( x) + G ^
e( x ) = ( F + G )( x),
e( x) = (^
Fe( x) · G F · G )( x)
D
— F = G (au sens des fractions rationnelles) si et seulement si
I
SA
∀ x ∈ D ( F ) ∩ D ( G ) : Fe( x) = G
e( x )
3.2 RI (X)
B.Décomposition d’une fraction rationnelle sur C
OU
Soit F = AB mise sous forme irréductible normalisée. Décomposons B en facteurs
D
I [X] :
irréductibles dans C
AD
r
B= ∏(X − ai )αi = (X − a1 )α1 (X − a2 )α2 · · · (X − ar )αr
NK
i =1
où les ( ai )i , sont les racines de B distinctes deux à deux, et chaque ai est racine
BE
d’ordre αi de B, deg( B) = α1 + · · · + αr .
En faisant la division euclidienne de A par B, il existe deux polynômes uniques
E et R tels que :
A = BE + R et deg( R) < deg( B).
c1α1
c11 c12
F = E + + ( X − a1 )2
+···+ ( X − a1 )α1
− a1 )
( X
c2α2
c21 c22
+ +
( X − a2 )
+···+
( X − a2 )2 ( X − a2 )α2
+ ·· ·
cr1 cr2 crαr
+ ( X − ar )
+ ( X − a )2
+ · · · + α
( X − ar ) r
r
24
Étapes à suivre pour faire la décomposition en éléments simples d’une fraction
A
F= I (X)
dans C
B
P
1) Écrire F sous forme irréductible normalisée F = (en simplifiant par le
Q
pgcd( A, B)).
R
2) Faire la D.E de P par Q pour avoir la partie entière : P = E +
Q
3) Décomposer Q en facteurs irréductibles dans C I [ X ] : Q = ( X − a1 )α1 · · · ( X −
ak )αk .
4) Donner la forme de la DES et calculer les coefficients (ci j ).
D
Exemples 27. différentes méthodes pour faire la décomposition en éléments simples dans
I (X) :
C
I
SA
Par identification (calcul direct)
2X 4 + 3X 2
I ( X ) la fraction F =
Décomposer en éléments simples dans C .
( X − 1)2 ( X − i )
Utilisation de valeurs, passage aux limites
R
OU
X3 − X2 + 1
I ( X ) la fraction F =
Décomposer en éléments simples dans C .
( X − i)( X 2 + 1)
Division suivant les puissances croissantes
D
X 2 − iX + 1
AD
I ( X ) la fraction F =
Décomposer en éléments simples dans C .
( X − i )4 ( X + 1)2
NK
Les (Ci j )i, j sont des polynômes de IR[ X ] tels que deg(Ci j < deg( Pi ).
aX + b
Si deg( Pi ) = 2, est dit un élément du second espèce.
Pik
25
Étapes à suivre :
Ils sont les mêmes, sauf que la décomposition en facteurs irréductibles du déno-
minateur, doit se faire dans IR[ X ].
Exemples 28. différentes méthodes pour faire la décomposition en éléments simples dans
IR( X ) : En plus des techniques citées avant, on peut rajouter la technique des divisions
euclidiennes successives, ceci lorsque Q est puissance d’un polynôme du second degré, à
discriminant négatif.
X3 + X + 1
Faire la DES de F =
( X 2 + 1)3
D
I
R SA
D OU
AD
NK
BE
26
3.4 Exercices
Exercice 3.1. :
Faire la décomposition en éléments simples des fractions suivantes en utilisant la méthode
indiquée :
3X 3 + 3X + 3
1) F = en réduisant au même dénominateur (calcul direct dans
( X − 1)2 ( X 2 + 2)
IR( X )).
4X 2 + 3X + 1
2) G = en donnant des valeurs particulières à X.
( X 2 + 2X + 1)( X − 1)
X 3 − X 2 − 3X − 2
3) H = dans IR( X ) puis dans C
I ( X ) en utilisant la DSPC.
( X + 1)3 ( X 2 + 1)
1
D
4) I = 6 I ( X ) puis dans IR( X ).
dans C
X −1
I
SA
Exercice 3.2. :
Décomposer en éléments simples dans IR( X ) la fraction suivante :
X5 − X3 − X + 1 R
OU
T= . suivant la valeur de n ∈ IN
( X 2 + 1)n
I ( X ) pour n = 2.
Donner la décomposition de T dans C
D
AD
Exercice 3.3. :
I ( X ), puis dans IR( X ) les fractions suivantes :
Décomposer en éléments simples dans C
NK
3 4X 3 n!
U= 3
, V= , W= .
X +1 X4 − 1 X ( X + 1) · · · ( X + n)
BE
Exercice 3.4. :
Décomposer en éléments simples dans IR( X ) la fraction suivante :
1
F= .
( X + 1)3 ( X 2 − 2X + 4)
Exercice 3.5. :
I ( X ) les fractions suivantes :
Décomposer en éléments simples dans C
(2n)! n! 1
x( x2 − k2 ) x( x − 1) · · · ( x − n) cos(n arccos x)
1 1 1
x (1 − x)n
m ( x − a2 )n
2 n
( x − 1)2
1 x4 + 1
( x + a2 )n
2 ( x2 − x + 1)n
Exercice 3.6. :
Décomposer en éléments simples dans IR( X ) les fractions suivantes :
xm xm
, ,
x2n+1 − 1 x2n+1 + 1
x2m 1
(m < n),
x2n + 1 ( x − 1)2
2n
27
Exercice 3.7. :
f
Soit F = g une fraction rationnelle mise sous forme irréductible ; a étant un pôle double
A B
de F, on pose F = 2
+ +··· .
( x − a) x−a
Montrer que :
" #
2 f ( a) 2 3 f 0 ( a) g00 ( a) − f ( a) g(3) ( a)
A = 00 , B=
g ( a) 3 ( g00 ( a))2
1
Application : décomposer , où x1 , x2 , · · · , xn sont tous distincts et
[ H ( x)]2
n
D
H ( x) = ∏ ( x − xi )
I
i =1
R SA
D OU
AD
NK
BE
28