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Fic 00136

L'exercice présente sept exercices sur les suites et séries de matrices. Les exercices portent sur la convergence de séries, le calcul d'exponentielles de matrices et la détermination de limites. Des démonstrations et corrections détaillées sont fournies.

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Sandy Iness
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Exo7

Suites et séries de matrices

Exercices de Jean-Louis Rouget. Retrouver aussi cette fiche sur [Link]

* très facile ** facile *** difficulté moyenne **** difficile ***** très difficile
I : Incontournable

Exercice 1 **
n
1 − na

Déterminer limn→+∞ a (a réel strictement positif donné).
n 1
Correction H [005864]

Exercice 2 ***
Soit A ∈ M p (C), p > 1. Montrer que les trois propositions suivantes sont équivalentes :
(1) Sp(A) ⊂ Bo (0, 1) (disque unité ouvert).
(2) limn→+∞ An = 0
(3) La série de terme général An , n ∈ N, converge.
Correction H [005865]

Exercice 3 **
 
4/3 −5/6
Soit A = . Convergence et somme de la série de terme général An , n ∈ N.
5/3 −7/6
Correction H [005866]

Exercice 4 ** I
On munit M p (C) d’une norme sous-multiplicative notée k k. Soit A un élément de M p (R) tel que kAk < 1.
Montrer que la série de terme général An , n ∈ N, converge puis que ∑+∞ n −1
n=0 A = (I − A) .
kAk2
En déduire que k(I − A)−1 − (I + A)k 6 1−kAk .
Correction H [005867]

Exercice 5 ** I
p k
Soit A ∈ Mn (C). Montrer qu’il existe p0 ∈ N tel que ∀p > p0 , ∑k=0 A
k! ∈ GLn (R).
Correction H [005868]

Exercice 6 ** I
Calculer exp(tA), t ∈ R, si
 
3 2 2
1. A =  1 0 1 
−1 1 0
 
4 1 1
2. A =  6 4 2 
−10 −4 −2
Correction H [005869]

Exercice 7 **

1
 
0 1/2 −2
(−1)n−1 t n n
Soit A =  1/2 0 0 . Calculer ln(I3 + tA) = ∑+∞
n=1 n A en précisant les valeurs de t pour
0 0 −1/2
lesquelles la série converge.
Correction H [005870]

Exercice 8 ** I Exponentielle d’un endomorphisme anti-symétrique de R3

1. (a) Soit →

ω ∈ R3 . Pour →

x ∈ R3 , on pose f→− →
− →
− → −
ω ∈ A (R ).
ω ( x ) = ω ∧ x . Vérifier que f →
− 3

(b) Réciproquement, soit f ∈ A (R3 ). Montrer qu’il existe un vecteur →−ω unique tel que f = f→ ω.


− 3
2. Soit ω ∈ R . Montrer que exp( f→− ) est une rotation dont on déterminera l’axe (quand celui-ci est défini)
ω
et l’angle.
Correction H [005871]

Exercice 9 **
 p
Pour A ∈ Mn (C), calculer lim p→+∞ In + Ap .
Correction H [005872]

Exercice 10 **
Montrer que ∀A ∈ Mn (R), exp(A) est un polynôme en A.
Correction H [005873]

2
Correction de l’exercice 1 N
1 − na
 
Soit a ∈ R. Pour n ∈ N∗ , on pose An = a .
n 1
− qa/na2

q 1
2
1+ a2
q
∗ 2  1+
Soit n ∈ N . On peut écrire An = 1 + na2  n n2
. Les sommes des carrés des deux nombres

qa/n q 1
2 2
1+ a2 1+ a2
n n
q 1 et qa/n est égale à 1. Donc il existe un réel θn ∈] − π, π] tel que cos(θn ) = q 1 et sin(θn ) = qa/n .
2 2 2 2
1+ a2 1+ a2 1+ a2 1+ a2
n n n n
De plus, cos(θn ) > 0 et sin(θn ) > 0 et donc on peut prendre
a
  
θn = arctan n ∈ 0, π2 .

Pour n ∈ N∗ , on a alors
q n  n  n/2  cos(nθ ) − sin(nθ ) 
n a2 cos(θn ) − sin(θn ) a2 n n
An = 1 + n2 = 1 + n2 .
sin(θn ) cos(θn ) sin(nθn ) cos(nθn )

2 n/2
    2
  2 
1
Maintenant, 1 + na2 = exp 2n ln 1 + na2 a
= exp 2n +o n = 1 + o(1).
n→+∞ n→+∞
a a

D’autre part, nθn = n arctan n = n × n = a. Donc
n→+∞
   
cos(a) − sin(a) cos(a) − sin(a)
limn→+∞ Ann = 1. = .
sin(a) cos(a) sin(a) cos(a)
n
1 − na
  
cos(a) − sin(a)
∀a > 0, limn→+∞ a = .
n 1 sin(a) cos(a)

Correction de l’exercice 2 N
Soit A ∈ M p (C).
(3) ⇒ (2). On sait que si la série de terme général An , n ∈ N, converge, alors limn→+∞ An = 0.
(2) ⇒ (1). Supposons limn→+∞ An = 0. Soit λ ∈ C une valeur propre de A et X ∈ M p,1 (C) \ {0} un vecteur
propre associé. Pour tout entier naturel n, An X = λ n X. Puisque limn→+∞ An = 0, on a encore limn→+∞ An X = 0
puis limn→+∞ λ n X = 0 et donc limn→+∞ λ n = 0.
Ainsi, si limn→+∞ An = 0 alors Sp(A) ⊂ Bo (0, 1).
(1) ⇒ (3). Soit A ∈ M p (C) telle que Sp(A) ⊂ Bo (0, 1). On sait (voir exercice ?? : décomposition de D UNFORD)
qu’il existe deux matrices D et N telles que
1) A = D + N
2) D diagonalisable
3) N nilpotente
4) DN = ND.
De plus, les valeurs propres de D sont les valeurs propres de A.
On note k l’indice de nilpotence de N. Puisque les matrices D et N convergent, la formule du binôme de
N EWTON permet d’écrire pour n > k
   
n n n n n− j j k n n− j j
A = (D + N) = ∑ j=0 D N = ∑ j=0 D N .
j j

 matrice P ∈ G 
L −1
Il existeune p (C) et une matrice diagonale ∆ tel que D = P∆P . Mais alors, ∀ j ∈ [[0, k]],
n n− j j n n− j
∀n > j, D N = P× ∆ × PN j .
j j

3
 
n n− j
Soit j ∈ [[0, k]]. Vérifions tout d’abord que la série de terme général ∆ , n > j converge. Posons ∆ =
      j 
n n− j n n− j n n− j
diag(λ1 , . . . , λ p ). Alors ∀n > j, ∆ = diag λ1 , . . . , λp . Maintenant, si λ est une valeur
  j j j
n n− j n(n−1)...(n− j+1) n− j 1
∼ n j λ n− j = o

propre de ∆ (et donc de A), λ = j! λ n2 car |λ | < 1 et donc la
  j n→+∞ n→+∞
n n− j
série de terme général λ , n > j, converge.
j  
n n− j
Ainsi, la série de terme général ∆ converge. D’autre part, l’application M 7→ P × M × PN j est continue
j
sur M p (C)  en  tant qu’endomorphisme d’un espace de dimension finie. On en déduit que la série de terme
n n− j
général P × ∆ × PN j converge.
j  
n n− j
Finalement, pour chaque j ∈ [[0, k]], la série de terme général P × ∆ × PN j converge et donc la série de
j
terme général An converge car est somme de j + 1 séries convergentes.

Correction de l’exercice 3 N

4/3 − X −5/6
= X 2 − 61 X − 61 = X − 21 X + 13 . Par suite, A = PDP−1 où D = diag 1 1
  
χA = 2,−3 ,

5/3 −7/6 − X
   
1 1 −1 2 −1
P= et donc P = .
1 2 −1 1
Soit n ∈ N.
 k k  −1
∑nk=0 Ak = P ∑nk=0 Dk P−1 = P diag ∑nk=0 12 , ∑nk=0 − 13

P .

k k
Puisque 21 et − 13 sont dans ] − 1, 1[, les séries numériques de termes généraux respectifs 12 et − 13
convergent. Il en est de même de la série de terme général Dk . Maintenant, l’application M 7→ PMP−1 , converge
est continue car linéaire sur un espace de dimension finie et on en déduit que la série de terme général Ak
converge. De plus,

!
+∞ +∞ +∞
n −1
∑A n
= ∑ PD P =P ∑D n
P−1 (par continuité de l’application M 7→ PMP−1 )
n=0 n=0 n=0
+∞  n +∞   ! !
1 1 n 1 1
= P diag ∑ ,∑ − P−1 = P diag 1
, 1
P−1
n=0 2 n=0 3 1 − 2 1 + 3
3 ! 13
− 54
!

1 1

2 0

2 −1
 2 4 2 −1

4
= = = .
1 2 0 34 −1 1 2 3 −1 1 5
− 12
2 2

13
− 45
!
4
∑+∞ n
n=0 A = .
5
2 − 21

Remarque. D’après l’exercice suivant, la matrice obtenue est (I − A)−1 .

Correction de l’exercice 4 N
Soit A ∈ M p (C) telle que kAk < 1. Pour tout entier naturel n, on a kAn k 6 kAkn . Puisque kAk < 1, la série
numérique de terme général kAkn , n ∈ N, converge. Il en est de même de la série de terme général kAn k et donc
la série de terme général An , n ∈ N, converge absolument. Puisque M p (C) est complet en tant que C espace de
dimension finie, on en déduit que la série de terme général An , n ∈ N, converge. De plus,

4
! !
+∞ n n
(I − A) ∑ An = (I − A) lim ∑ Ak = lim (I − A) ∑ Ak (par continuité de l’application M 7→ (I − A)M)
n→+∞ n→+∞
n=0 k=0 k=0

= lim (I − An+1 ) = I ( lim An+1 = 0 car ∀n ∈ N, kAn+1 k 6 kAkn+1 ).


n→+∞ n→+∞

Ainsi, la matrice I − A est inversible à droite et donc inversible et de plus, (I − A)−1 = ∑+∞ n
n=0 A . On en déduit
encore
2
k(I − A)−1 − (I + A)k = ∑+∞ n 6 +∞ kAkn = kAk .

n=2 A ∑n=2 1−kAk

Correction de l’exercice 5 N
 
p Ak
Soit A ∈ Mn (C). On sait que d’une part det(exp(A)) 6= 0 et d’autre part exp(A) = lim p→+∞ ∑k=0 k! . Par
 
p Ak
continuité du déterminant, on a donc lim p→+∞ det ∑k=0 k! = det(exp(A)) 6= 0. Par suite, il existe p0 ∈ N tel
 
p Ak p Ak
que ∀p > p0 , det ∑k=0 k! 6= 0 et donc tel que ∑k=0 k! ∈ GLn (R).

Correction de l’exercice 6 N

3−X 2 2

1. χA = 1
−X 1 = (3 − X)(X 2 − 1) − (−2X − 2) − (2X + 2) = −(X + 1)(X − 1)(X − 3).
−1 1 −X
Soit n ∈ N. La division euclidienne de X n par χA s’écrit X n = Qn × χA + an X 2 + bn X + cn où Qn ∈ R[X]
et (an , bn , cn ) ∈ R3 . En évaluant les deux membres de cette égalité en −1, 1 et 3, on obtient
 an − bn + cn = (−1)n  bn = 12 (1 − (−1)n )
 

an + bn + cn = 1 ⇒ an + cn = 12 (1 + (−1)n ) ⇒
n 3 n 1 n n
9an + 3bn + cn = 3 8an + 2 (1 − (−1) ) + 2 (1 + (−1) ) = 3
 
1 n
an = 8 (3 − 2 + (−1)n )




bn = 21 (1 − (−1)n ) .


cn = 18 (−3n + 6 + 3(−1)n )

Le théorème de C AYLEY-H AMILTON fournit alors


∀n ∈ N, An = 18 ((3n − 2 + (−1)n )A2 + 4(1 − (−1)n )A + (−3n + 6 + 3(−1)n )I3 ).
Maintenant,
    
3 2 2 3 2 2 9 8 8
A2 =  1 0 1   1 0 1  =  2 3 2 
−1 1 0 −1 1 0 −2 −2 −1
et donc, pour tout réel t,

+∞ n +∞ n
t t 1
exp(tA) = ∑ n! An = ∑ n! . 8 ((3n − 2 + (−1)n )A2 + 4(1 − (−1)n )A + (−3n + 6 + 3(−1)n )I3 )
n=0 n=0
     
9 8 8 3 2 2 1 0 0
e3t − 2et + e−t t
4(e − e )  −t 3t t −t
−e + 6e + 3e 
=  2 3 2 + 1 0 1 + 0 1 0 
8 8 8
−2 −2 −1 −1 1 0 0 0 1
3t 3t t 3t t
 
8e 8e − 8e 8e − 8e
1 −t −t
= 3t
2e − 2e 3t
2e + 6e 2e3t − 2e−t 
8 3t −t 3t t −t 3t t −t
−2e + 2e −2e + 8e − 6e 2e + 8e + 2e
3t 3t t 4e3t − 4et
 
4e 4e − 4e
1
=  e3t − e−t e3t + 3e−t e3t − e−t .
4 3t −t 3t t −t 3t t −t
−e + e −e + 4e − 3e e + 4e + e

5
4e3t 4e3t − 4et 4e3t − 4et
 
1
∀t ∈ R, exp(tA) = 4 e − e−t
3t e3t + 3e−t e3t − e−t .
−e3t + e−t −e3t + 4et − 3e−t 3t t
e + 4e + e −t


4−X 1 1

2. χA = 6
4−X 2 = (4 − X)(X 2 − 2X) − 6(−X + 2) − 10(X − 2) = (X − 2)[−X(X −

−10 −4 −2 − X
4) + 6 − 10] = −(X − 2)(X 2 − 4X + 4) = −(X − 2)3 . On est dans la situation où A a une unique valeur
propre. D’après le théorème de C AYLEY-H AMILTON, (A − 2I3 )3 = 0 et donc pour tout réel t,

exp(tA) = exp(t(A − 2I3 ) + 2tI3 ) = exp(t(A − 2I3 )) × exp(2tI3 ) (car les matrices t(A − 2I3 ) et 2tI3 commutent)
t2
 
= I3 + t(A − 2I3 ) + (A − 2I3 ) × e2t I32
2
      
1 0 0 2 1 1 2 2t 2 1 1 2 1 1
t e 
= e2t  0 1 0  + te2t  6 2 2 + 6 2 2  6 2 2 
2
0 0 1 −10 −4 −4 −10 −4 −4 −10 −4 −4
     
1 0 0 2 1 1 0 0 0
2t  2t  t 2 e2t 
=e 0 1 0 + te
 6 2 2  + 4 2 2 
2
0 0 1 −10 −4 −4 −4 −2 −2
(2t + 1)e2t te2t te2t
 

=  2
(2t + 6t)e 2t 2
(t + 2t + 1)e 2t (t + 2t)e2t  .
2
2
(−2t − 10t)e 2t 2
(−t − 4t)e 2t (−t 2 − 4t)e2t

(2t + 1)e2t te2t te2t


 

∀t ∈ R, exp(tA) =  (2t 2 + 6t)e2t (t + 2t + 1)e2t


2 (t 2 + 2t)e2t .
(−2t 2 − 10t)e2t (−t 2 − 4t)e2t (−t 2 − 4t)e2t

Correction de l’exercice 7 N

−X 1/2 −2
= −X X 2 + 1 X − 1 − 1 X − 1 = −X 2 X + 1 + 1 X + 1 = − X + 1 2

X − 21 .
     
χA = 1/2 −X
0 2 2 2 4 2 4 2 2
0 0 −1/2 − X
Soit n ∈ N. La division euclidienne de X n par χA s’écrit X n = Qn χA + an X 2 + bn X + cn où Qn ∈ R[X] et
(an , bn , cn ) ∈ R3 . n
On évalue les deux membres de cette égalité en 12 et − 12 et on obtient a4n + b2n + cn = 21 et a4n − b2n + cn =
n
− 21 .
n−1
Puis en dérivant les deux membres de l’égalité et en évaluant en − 12 , on obtient −an + bn = n − 12 =
n
−2n − 21 . Maintenant,

an
n 1 n 1 n
+ b2n + cn = 21 
   
 4  bn = 2 − − 2
an n an 1 n 1 n
− b2n + cn = − 21  ⇔
 
+ 2c n = + −
4 n  2 n 2 n 2 n
−an + bn = −2n − 21 −an + 21 − − 12 = −2n − 12

1 n 1 n
  
 an = 2  + (2n − 1) − 2
n n
⇔ b = 1 − − 12
 n 1 2 1 n 2n−3 n
cn = 4 2 − 4 − 21
  n  2  1 n n    
n n 1 n
Donc ∀n ∈ N, An = 12 + (2n − 1) − 12 A + 2 − − 12 A + 41 12 − 2n−34 − 2 I3 avec A2 =
    
0 1/2 −2 0 1/2 −2 1/4 0 1
 1/2 0 0   1/2 0 0  =  0 1/4 −1 . On en déduit que pour |t| < 2,
0 0 −1/2 0 0 −1/2 0 0 1/4

6
+∞
(−1)n−1t n n
ln(I3 + tA) = ∑ A
n=1 n
+∞  n  n ! +∞  n  n !
(−1)n−1t n 1 1 (−1)n−1t n 1 1
= ∑ + (2n − 1) − A2 + ∑ − − A
n=1 n 2 2 n=1 n 2 2
 n !
+∞
(−1)n−1t n 1 1 n 2n − 3
 
1
+ ∑ − − I3 .
n=1 n 4 2 4 2

et donc

!
+∞ +∞ +∞
(−1)n−1 (t/2)n (−1)n−1 (−t/2)n
ln(I3 + tA) = ∑ − 2 ∑ (t/2)n − ∑ A2
n=1 n n=1 n=1 n
!
+∞
(−1)n−1 (t/2)n +∞ (−1)n−1 (−t/2)n
+ ∑ −∑ A
n=1 n n=1 n
!
1 +∞ (−1)n−1 (t/2)n +∞
n
+∞
(−1)n−1 (−t/2)n
+ ∑ + 2 ∑ (t/2) + 3 ∑ I3
4 n=1 n n=1 n=1 n
    
t 1  t 2   t  t 
= ln 1 + −2 − 1 − ln 1 − A + ln 1 + − ln 1 − A
2 1 − 2t 2 2 2
    
1 t 1  t
+ ln 1 + +2 − 1 + 3 ln 1 − I3
4 2 1 − 2t 2
   
    1/4 0 1   0 1/2 −2
2+t 2t  0 1/4 −1  + ln 2 + t
= ln −  1/2 0 0 
2−t 2−t 2−t
0 0 1/4 0 0 −1/2
 
   1 0 0
1 t 2t  t 
+ ln 1 + + + 3 ln 1 − 0 1 0 
4 2 2−t 2
0 0 1
  2
 
1 t 1 2+t 2+t 2t
 
ln 1 − ln − ln −
 2 4 2  2−t  2−t
 2t 
2−t
= t2
1 2+t 1
− ln 2−t + 2−t  .
2+t

 2 ln 2−t 2 ln 1 − 4

ln 1 − 2t

0 0
  2
 
1 1 2+t 2+t 2t
ln 1 − t4
 
2 2 ln 2−t − ln 2−t − 2−t
  2
 
∀t ∈] − 2, 2[, ln(I3 + tA) =  1 2+t 1 2+t .
 t
 2t
 2 ln 2−t 2 ln 1 − 4 − ln 2−t +2−t 
0 0 ln 1 − 2t

Correction de l’exercice 8 N
1. (a) Soit →−
ω ∈ R3 . f → 3
ω est un endomorphisme de R par bilinéarité du produit vectoriel. De plus, pour


− →
− 3 2
( x , y ) ∈ (R ) ,

− → − →
− →− →− → − →− → − →
− →− → − →
− →− →− →
− − (→ −
ω ( x ) . y = ω ∧ x . y = ω , x , y = − ω , y , x = − ω ∧ y . x = − x . f→
f→
− ω y ).

Donc,

∀→

ω ∈ A (R ).
x ∈ R3 , f→
− 3

7
(b) Soit ϕ : R3 → A (R3 ) .


ω 7→ f→

ω
• Vérifions que ϕ ∈ L (R3 , A (R3 )). Soient (λ1 , λ2 ) ∈ R2 et (→

ω 1, →

ω 2 ) ∈ (R3 )2 . Pour tout →

x ∈ R3 ,

ϕ(λ1 →

ω 1 + λ2 →

ω 2 ) (→ →
− →
−  →
− →

 − →
− →
− →
−
x ) = f λ1 → ω 2 ( x ) = λ1 ω 1 + λ2 ω 2 ∧ = λ1 ω 1 ∧ x + λ2 ω 2 ∧ x
ω 1 +λ2 →
− −

= λ1 f→ →
− →
− →
− →
−  → −
− ω 2 ( x ) = (λ1 ϕ( ω 1 ) + λ2 ϕ( ω 2 ) ( x )
ω 1 ( x ) + λ2 f →

et donc ϕ(λ1 →

ω 1 + λ2 →

ω 2 ) = λ1 ϕ(→

ω 1 ) + λ2 ϕ(→

ω 2 ). On a montré que ϕ ∈ L (R3 , A (R3 )).
• Vérifions que ϕ est injective. Soit ω ∈ R3 .

− →

ω ∈ Ker(ϕ) ⇒ f→ − = 0 ⇒ ∀→ −
ωx ∈ R3 , →

ω ∧→
−x = 0.
On applique alors ce dernier résultat à deuxnvecteurs non colinéaires →
− v . On obtient →
u et →
− −
ω ∧→

u =

− →
− →
− →
− →
− →
− →
− o
ω ∧ v = 0 et donc x ∈ Vect ( u , v ) = 0 . On a montré que ϕ est injective.
• Enfin, dim (A3 (R)) = 3×(3−1)
2 = 3 = dim(R3 ) < +∞. On en déduit que ϕ est un isomorphisme de
R sur A (R ). En particulier,
3 3

∀ f ∈ A (R3 ), ∃→

ω ∈ R3 / f = f →
ω.



2. Soit →

ω ∈ R3 . Si →

ω = 0 , alors f→ −ω = 0 et donc exp ( f → ω ) = IdR3 .


− →
− →

On suppose dorénavant ω 6= 0 . On pose → −
e3 = → 1
ω puis on complète la famille orthonormale (→

e3 )
k−ω k

− →
− →
− →
− →
− →

en une base orthonormale directe ( e1 , e2 , e3 ) (en particulier e3 ∧ e1 = e2 ).


e3 est colinéaire à →
• Puisque →
− − →

ω ( e3 ) = 0 . On en déduit que
ω , f→

− ) (→
exp ( f→ −
e ) = Id (→

e ) + f→ − (→−
e ) + 1 f→2 →− 1 3 →
− →

− (e ) + f (e ) + . . . = e .
ω 3 3 ω 3 2 ω 3 6 →

ω 3 3

• D’autre part, f→ →
− →
− → − →− →
− → − →
− →
− →
− →
− →

ω ( e1 ) = ω ∧ e1 = ω e3 ∧ e1 = ω e2 et de même f →
− ω ( e2 ) = − ω e1 .

2 → − →− 2 →

On en déduit que f→− ( e ) = − ω e et donc que
ω 1 1

n →
2n (→
− − 2n → n →
− 2n+1 →
∀n ∈ N, f→

ω
e1 ) = (−1) ω − e1 puis 2n+1 →
f→

ω
(−e1 ) = (−1) ω −
e2 .
Par suite,

+∞

− 1
n →
exp ( f→
ω ) ( e1 ) =
− ∑ n! f→

ω
(−
e1 )
n=0




2n ! 2n+1 !
+∞ ω +∞ ω

− →


= ∑ (−1)n e1 + ∑ (−1)n e2 (somme de deux séries convergentes)
n=0 (2n)! n=0 (2n + 1)!
= cos →
−  →
e + sin →
−  →
ω − ω −e .
1 2

De même,
e2 ) = (−1)n →
− 2n →
e2 ) = −(−1)n →
2n (→
− − 2n+1 →
∀n ∈ N, f→

ω
ω − e2 puis 2n+1 →
f→

ω
(− ω −
e1 .
et donc





2n ! 2n+1 !
+∞ +∞ +∞

− 1 n →− ω →
− ω
∑ (−1)n (2n + 1)! → −

n
exp ( f→

ω ) ( e2 ) = ∑ f →
− ( e2 ) = ∑ (−1) e2 − e1
n=0 n! ω
n=0 (2n)! n=0
= − sin →
−  →
e + cos →
−  →
ω − 1ω − e . 2

cos →
− 
ω  − sin →
 −  
ω  0
Ainsi, la matrice de exp ( f→
− →
− → − → −
ω ) dans la base orthonormée directe ( e1 , e2 , e3 ) est
 sin →−ω cos → −ω 0 
→ 0 0 1
− →

ω ) est la rotation d’angle ω autour de ω .
et exp( f→

8
Correction de l’exercice 9 N
On munit Mn (C) d’une norme sous-multiplicative notée k k. Soit A ∈ Mn (C). Soit p ∈ N∗ .
p
Ck Ck
  
p Ak p p
∑k=0 k! − I + Ap = ∑k=0 k!1 − pkp Ak 6 ∑k=0 k!1 − pkp kAkk .

 k 
z }| {
1 Ckp p × (p − 1) × . . . × (p − k + 1) 
Maintenant, ∀k ∈ [[1, p]], − = k!1 1 −  > 0. Donc,

k! pk p× p×...× p
| {z }
k

p
Ck

p p kAkk kAk p
∑k=0 k!1 − pkp kAkk = ∑k=0 k! − 1 + p → ekAk − ekAk = 0.
n→+∞
 p
p Ak A p Ak
On en déduit que ∑k=0 k! − I + p tend vers 0 quand p tend vers +∞ et puisque ∑k=0 k! tend vers exp(A)
 p
quand p tend vers +∞, il en est de même de I + Ap .

 p
∀A ∈ Mn (C), exp(A) = lim p→+∞ In + Ap .

Correction de l’exercice 10 N
Soit A ∈ Mn (R). Soit k ∈ N. Puisque χA est de degré n, la division euclidienne de X k par χA s’écrit
(k) (k) (k) (k) (k)
X k = Qk × χA + an−1 X n−1 + . . . + a1 X + a0 où Qk ∈ R[C] et (a0 , . . . , an−1 ) ∈ Cn .

(k) (k) (k)


Le théorème de C AYLEY-H AMILTON montre alors que Ak = an−1 An−1 + . . . + a1 A + a0 In .
p Ak
Ainsi, ∀k ∈ N, Ak ∈ Vect(An−1 , . . . , A, In ) puis ∀p ∈ N, ∑k=0 k! ∈ Vect(A
n−1 , An−2 , . . . , A, I ). Enfin, puisque
n
Vect(A , A , . . . , A, In ) est un fermé de Mn (C) en tant que sous-espace vectoriel d’un espace vectoriel de
n−1 n−2
p Ak n−1 , An−2 , . . . , A, I ).
dimension finie, exp(A) = lim p→+∞ ∑k=0 k! ∈ Vect(A n
On a montré que

∀A ∈ Mn (C), exp(A) ∈ Cn−1 [A].

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