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Dispositions Financières et Baux en Côte d'Ivoire

Ce document décrit les dispositions financières et juridiques concernant la Caisse des Dépôts et Consignations de Côte d'Ivoire. Il définit les ressources et dépenses de la CDC-CI ainsi que ses obligations fiscales et son contrôle par l'État. Le document contient également plusieurs articles décrivant ces éléments.

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Dispositions Financières et Baux en Côte d'Ivoire

Ce document décrit les dispositions financières et juridiques concernant la Caisse des Dépôts et Consignations de Côte d'Ivoire. Il définit les ressources et dépenses de la CDC-CI ainsi que ses obligations fiscales et son contrôle par l'État. Le document contient également plusieurs articles décrivant ces éléments.

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JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE

12 novembre 2018

CHAPITRE 5- Dispositions financières

Art. 44. -Les ressources de la Caisse des Dépôts et Consignations de Côte


d'Ivoire sont constituées par: - les produits générés par ses activités ; - les prêts
qu'elle mobilise sur les marchés financiers intérieurs et extérieurs ; - ses résultats
comptables annuels qui lui sont affectés ; - les dons et legs ; - toutes les autres
ressources mises à sa disposition.

Art.45.- Les dépenses de la CDC-CI sont constituées de dépenses de


fonctionnement et de dépenses d'investissement.

Art. 46.- La CDC-CI n'est pas soumise à l'impôt sur le revenu mais verse
chaque année, à l'Etat, sur le résultat net de son activité pour son compte propre,
une fraction de ce résultat net déterminée après avis de la Commission de
Surveillance saisie par le directeur général et qui ne peut dépasser le tiers du
résultat.

Art. 47. - Les sommes déposées, à quelque titre que ce soit, à la CDC-CI sont
acquises à l'Etat lorsqu'il s'est écoulé un délai de trente ans sans que le compte
auquel ces sommes ont été portées ait donné lieu à une opération de versement
ou de remboursement, ou sans qu'il ait été signifié à la CDC-CI, soit une
réquisition de paiement, soit un acte interruptif de la prescription, conformément
à la réglementation en vigueur.

Art. 48. - Deux commissaires aux comptes de la CDC-CI sont désignés par la
Commission de Surveillance après appel d'offre et vérification de la régularité
des procédures lancées par le directeur général. Ils jouissent de toutes les
attributions dévolues aux commissaires aux comptes relativement à la
certification de la sincérité et de la régularité des comptes. Les commissaires aux
comptes exercent leurs activités sous le contrôle de la Commission de
Surveillance.
Art 49.- La CDC-CI est soumise au contrôle de l'Inspection générale d'Etat et de
la Cour des Comptes.

CHAPITRE 6 Disposition diverse

Art. 50.- Les décrets précisent, en tant que de besoin, les modalités d'application
de la présente loi.
Art. 51.- La présente loi sera publiée au Journal officiel de la République de
Côte d'Ivoire et exécutée comme loi de l'Etat.

Fait à Abidjan, le 13 juin 2018. Alassane OUATTARA.

LOI n° 2018-575 du 13 juin 2018 relative au bail à usage d'habitation.


L'ASSEMBLEE NATIONALE A ADOPTE, LE PRESIDENT DE LA
REPUBLIQUE PROMULGUE LA LOI DONT LA TENEUR SUIT :

CHAPITRE I- Dispositions générales

Article 1. -Au sens de la présente loi, on entend par : -bail à usage d'habitation
ou bail, contrat qui consiste à mettre en location un immeuble ou un local
servant d'habitation ; -bailleur, la personne physique ou morale, propriétaire d'un
immeuble ou local à usage d'habitation, ou la personne physique ou morale
dûment mandatée par elle, qui décide de le donner à bail; -cession de bail à
usage d'habitation, le contrat par lequel un locataire transmet, avec l'autorisation
du bailleur, son bail à usage d'habitation à une autre personne appelée
cessionnaire, qui devient le nouveau locataire ; -co-indivisaire, propriétaire d'un
bien indivis ; - colocation, le contrat par lequel deux ou plusieurs personnes
prennent en location un même immeuble ou local à usage d'habitation
appartenant au bailleur et sont, de par cette convention, liées solidairement
envers lui ; -contrat de bail à usage d'habitation, le contrat par lequel, le bailleur
s'oblige à faire jouir le locataire d'un immeuble ou local à usage d'habitation
pendant un certain temps et moyennant un loyer que celui- ci s'oblige à lui
payer; -force majeure, événement échappant au contrôle des parties, qui ne
pouvait être raisonnablement prévu lors de la conclusion du contrat de bail à
usage d'habitation et dont les effets ne peuvent être évités par des mesures
appropriées, empêche l'exécution de leur obligation ; si l'empêchement est
temporaire, l'exécution de l'obligation est suspendue à moins que le retard qui en
résulterait ne justifie la résiliation du contrat; si l'empêchement est définitif, le
contrat de bail à usage d'habitation est résilié de plein droit et les parties sont
libérées de leurs obligations; - locataire ou preneur, la personne physique ou
morale qui prend en bail un immeuble ou local à usage d'habitation; - loyer, le
prix payé mensuellement au bailleur par le locataire ou preneur d'un immeuble
ou local à usage d'habitation; - sous-location, le contrat par lequel une personne
appelée sous- locataire, convient avec le locataire, après autorisation du bailleur,
de prendre en bail tout ou partie d'un immeuble ou local à usage d'habitation.

Art. 2.- Le bail à usage d'habitation est régi par les dispositions du Code civil,
sous réserve des règles spéciales prévues par la présente loi.

Art. 3.- La présente loi régit la location des immeubles ou locaux à usage
d'habitation par des personnes physiques ou morales.

Art. 4. - La présente loi ne s'applique pas : - aux immeubles ou locaux affectés à


un usage commercial, administratif, industriel, agricole ou artisanal ; - aux
immeubles affectés à l'exercice d'une profession libérale, sauf si les parties en
décident autrement dans leur convention ; -aux chambres d'hôtel; -aux
logements meublés ou non-meublés dans des structures d'hébergement spéciales
telles que maisons de retraite, centres intégrés pour personnes âgées, centres de
gériatrie, centres pour personnes handicapées.

CHAPITRE 2- Principes fondamentaux du bail

Art. 5.- Le bail est libre. Nul ne peut être contraint au bail.
Art. 6. - Le contrat de bail à usage d'habitation est un contrat intuitu personae.
Sauf dispositions légales l'y autorisant ou autorisation expresse du bailleur, le
locataire ne peut céder son bail ni sous-louer ou laisser à la disposition de tiers,
même à titre gratuit, les locaux loués. Toutefois, les dispositions de l'alinéa
précédent ne sont pas applicables aux ascendants et descendants directs du
locataire, lorsque ce dernier continue d'honorer ses obligations contractuelles à
l'égard du bailleur.

Art. 7.-Les dispositions de la présente loi s'appliquent aux relations entre


bailleur, locataire et sous-locataire ou cessionnaire d'un bail à usage d'habitation.

CHAPITRE 3- Conclusion du contrat de bail à usage d'habitation et


fixation du loyer

Section 1 - Conclusion du contrat de bail à usage d'habitation

Art. 8. -Le contrat de bail à usage d'habitation est écrit. Il peut être conclu à
durée déterminée ou à durée indéterminée. Le contrat de bail à usage
d'habitation fait obligatoirement 1' objet d'enregistrement auprès de
l'administration fiscale. Le contrat de bail à usage d'habitation est enregistré
conformément aux conditions et modalités prévues par le Code général des
Impôts. Le bailleur ou son représentant remet au locataire, dans le délai de trente
jours calendaires, après 1 'accomplissement des formalités requises, un
exemplaire de l'acte d'enregistrement du contrat de bail à usage d'habitation
délivré par l'administration fiscale.

Art. 9.- La conclusion du contrat de bail à usage d'habitation ne peut être liée au
paiement de sommes autres que celles prévues par la présente loi. Le bailleur ne
peut exiger le paiement de plus de deux mois de loyers d'avance au candidat à la
location, lors de la conclusion du contrat de bail à usage d'habitation. La
violation de cette disposition constitue une infraction pénale sanctionnée d'une
amende de 200.000 francs CFA.
Art. 10. - Le contrat de location peut prévoir un dépôt de garantie à la charge du
locataire qui ne peut excéder deux mois de loyer pour garantir l'exécution de ses
obligations en fin de contrat notamment les dégradations, les impayés ainsi que
les divers manquements qui pourraient survenir de son fait. En cas de stipulation
d'une garantie locative, un état des lieux écrit et contradictoire doit être signé
entre les parties, au plus tard le jour de l'entrée en jouissance des lieux par le
locataire et, également, le dernier jour de location, en fin de contrat de bail à
usage d'habitation. Un état des lieux contradictoire intermédiaire pourra être
réalisé en cours d'exécution du contrat, afin de permettre au bailleur de s'assurer
que le locataire jouit des lieux en bon père de famille. Dans le cas contraire, le
bailleur pourra mettre le locataire en demeure de procéder aux réparations que le
dépôt de garantie ne pourrait couvrir. Le dépôt de garantie n'est pas productif
d'intérêt. Cette garantie locative est remboursée au preneur dans un délai d'un
mois de la restitution des clés, déduction faite, le cas échéant, des sommes
restant dues au bailleur et des sommes dont celui-ci pourrait être tenu, sous
réserve qu'elles soient dûment justifiées. En cas de transfert de propriété à titre
gratuit ou onéreux des locaux loués, la restitution du dépôt de garantie incombe
au nouveau bailleur. En cas d'insuffisance de dépôt de garantie pour compenser
les frais de réparations et les dépenses effectuées par le bailleur, celui-ci dispose
d'une action en responsabilité contre le locataire.

Art. 11. - Le bailleur ne peut mettre à la charge du locataire des montants


déboursés par lui-même pour l'aménagement de l'immeuble ou du local à usage
d'habitation, en vue de sa location. Ne peuvent être mis à la charge du locataire
que les frais exposés pour sa propre consommation d'énergie, d'eau, de gaz ou
pour l'entretien courant du logement et des parties communes, pour les menues
réparations ainsi que les taxes liées à l'usage du logement. Lorsque les charges
locatives sont incorporées au loyer, le locataire doit être clairement informé du
montant détaillé et total desdites charges locatives. En cas de demande du
locataire, le bailleur est tenu de lui communiquer une copie des extraits du
règlement de copropriété concernant la destination de l'immeuble, la jouissance
et l'usage des parties privatives et communes et précisant la quote-part afférente
du lot loué pour chacune des catégories de charges.

Art. 12. - La conclusion d'un contrat de bail à usage d'habitation portant sur un
immeuble ou local indivis sans le consentement de tous les co-indivisaires est
nulle, sauf autorisation de la juridiction compétente. L'action en nullité
appartient à tout co-indivisaire qui n'a pas donné son consentement à la location
ou à leurs ayants droit.

Art. 13.- Le recours à un tiers intervenant, en vue de la conclusion d'un contrat


de bail à usage d'habitation, est facultatif. L'exercice de la profession de tiers
intervenant dans la conclusion du bail à usage d'habitation est soumis à
agrément. La rémunération de tiers intervenant dans la conclusion du bail à
usage d'habitation, les conditions et les modalités de leur agrément sont fixées
par décret pris en Conseil des ministres.

Art. 14.- Toutes stipulations du contrat de bail destinées à priver d'effet une
disposition impérative de la présente loi sont nulles de plein droit.

Section 2 -Du loyer

Art. 15.- Le montant du loyer est fixé en tenant compte de la valeur du marché
de l'immeuble ou du local.

Art. 16. -Le loyer est payé mensuellement à une date indiquée dans le contrat de
bail.
Art. 17.-Le loyer peut être révisé à la hausse ou à la baisse, tous les trois ans.
Les litiges relatifs à la révision du loyer peuvent être portés devant la juridiction
compétente, conformément aux dispositions de la présente loi.
Art. 18. - La partie qui sollicite une augmentation ou une réduction du loyer doit
préalablement notifier son intention à l'autre partie par tout moyen, au moins
trois mois avant la date d'effet de ladite augmentation et après la troisième année
de la conclusion du contrat de bail ou de la précédente augmentation, sous peine
de nullité de la clause contractuelle consacrant ladite augmentation.

Art. 19.- Le bailleur est tenu de délivrer une quittance au locataire pour faire la
preuve du paiement du loyer. En cas de non-respect de l'obligation de délivrance
de quittance de paiement de loyer par le bailleur, le locataire pourra faire la
preuve du paiement du loyer par tous moyens.

CHAPITRE 4- Obligations des parties

Section 1 - Obligations du bailleur

Art. 20. -Le bailleur est obligé, sans qu'il soit besoin d'aucune stipulation
particulière : - de délivrer au locataire l'immeuble ou le local à usage d'habitation
loué ; -d'entretenir l'immeuble ou le local à usage d'habitation en état de servir à
1 'usage pour lequel il a été loué ; - d'en faire jouir paisiblement le locataire
pendant la durée du bail.

Art. 21.- Le bailleur est tenu de délivrer l'immeuble ou le local à usage


d'habitation en bon état de réparation de toute espèce. Le bailleur est tenu de
faire un état des lieux contradictoire de l'immeuble ou du local à usage
d'habitation loué en présence du locataire ou de son représentant dûment
mandaté, en début de bail. Un état des lieux contradictoire, en présence des
parties, est également fait par les parties ou leurs représentants dûment
mandatés, en fin de bail.
Art. 22. - Le bailleur est tenu de remettre au locataire un logement décent ne
comportant aucun risque d'atteinte à la sécurité physique, à la santé ou aux biens
du locataire et de tout occupant de son chef. Le logement donné à bail doit
comporter tous les éléments le rendant conforme à un usage sain, sécurisé et
paisible. Le bailleur doit garantir au locataire tous les vices ou défauts de
l'immeuble ou du local à usage d'habitation loué qui en empêchent 1 'usage,
quand bien même le bailleur ne les aurait pas connus au moment de la
conclusion du bail. S'il résulte de ces vices ou défauts quelque perte pour le
locataire, le bailleur est tenu de l'indemniser.

Art. 23. - Le bailleur est également tenu de délivrer au locataire l'immeuble ou


le local loué avec les équipements mentionnés au contrat de bail en bon état de
fonctionnement et de le garantir des vices ou défauts affectant lesdits
équipements.
Art. 24. - Le bailleur ne peut de son seul gré pendant la durée du bail ni changer
la forme ou la destination de l'immeuble ou du local loué, ni en restreindre
l'usage.
Art. 25.- Le bailleur est tenu d'entretenir l'immeuble ou le local loué,
conformément à l'usage prévu au contrat et d'y faire à ses frais, toutes les grosses
réparations, notamment celles concernant les murs porteurs ou de soutènement,
les voûtes, les toitures, les poutres, les murs de clôture, les canalisations et
fosses d'aisance, les puisards, les installations encastrées, les ascenseurs, les
escaliers, les planchers, la vétusté de l'immeuble ou du local, le ravalement des
façades de l'immeuble ou du local loué, et également tous travaux rendus
nécessaires par un cas de force majeure. Lorsque le bailleur n'effectue pas
lesdites réparations, le locataire peut, après une mise en demeure infructueuse,
se faire autoriser par la juridiction compétente à exécuter les réparations au frais
du bailleur. La Juridiction compétente fixe le montant des réparations et les
modalités de remboursement du locataire. En cas d'urgence, le locataire est
fondé à faire les travaux incombant au bailleur après 1' avoir informé par tout
moyen. Le locataire peut demander en justice la résiliation du contrat de bail
pour défaut des travaux incombant au bailleur. La juridiction compétente, qui
prononce la résiliation du contrat de bail pour défaut de travaux incombant au
bailleur, peut allouer, le cas échéant, des dommages et intérêts au locataire ou à
ses ayants droit. En 1' absence des travaux de réparation incombant au bailleur,
le locataire peut solliciter devant la juridiction compétente la réduction du loyer
proportionnellement à l'atteinte portée à la jouissance de l'immeuble ou du local
loué.
Art. 26. - Le bailleur n'est pas tenu des réparations rendues nécessaires par une
utilisation anormale de la chose louée, ou par la faute du locataire.
Art. 27.- En cas de destruction totale de l'immeuble ou du local à usage
d'habitation ou lorsque l'immeuble ou le local à usage d'habitation n'est plus apte
à remplir la destination en vue de laquelle le contrat a été conclu, le bail est
résilié de plein droit à 1 'égard des parties. En cas de destruction partielle de
l'immeuble ou du local à usage d'habitation, du fait d'un cas de force majeure, le
locataire peut, suivant les circonstances, demander soit une diminution du prix,
soit la résiliation du bail. Dans l'un ou l'autre cas, il n'y a lieu à aucun
dédommagement. En cas de destruction totale ou partielle de l'immeuble ou du
local à usage d'habitation, le bailleur peut engager la responsabilité civile ou
pénale du locataire, sauf pour le locataire à prouver que la destruction provient
d'un cas de force majeure ou le fait du bailleur lui-même ou d'un tiers.

Art. 28.- Le bailleur ne peut, pendant la durée du bail, sans l'autorisation


expresse du locataire changer la forme de l'immeuble ou du local à usage
d'habitation loué.

Section 2 - Obligations du locataire

Art. 29.- Le locataire est tenu d'utiliser l'immeuble en bon père de famille,
conformément aux stipulations du contrat de bail et de payer le loyer convenu.
Art. 30. -Sauf stipulation contraire, le locataire ne doit pas changer la
destination de l'immeuble ou du local ou le transformer et faire des travaux
d'amélioration de l'immeuble ou du local, sans l'accord écrit du bailleur.
Art. 31. - Lorsque le locataire effectue des travaux dans l'immeuble ou le local à
usage d'habitation, autres que les travaux de menu entretien, sans l'accord écrit
du bailleur, ce dernier peut demander: - la résiliation du contrat ; -la remise en
l'état de l'immeuble ou du local loué; - la conservation à son profit des
transformations ou améliorations effectuées sans que le locataire puisse réclamer
une indemnisation.

Art. 32. -A l'expiration du bail, le locataire est tenu de restituer l'immeuble ou le


local loué dans l'état dans lequel il se trouvait au moment de la conclusion du
contrat de bail. En cas de transformation de l'immeuble loué, le locataire est
libéré de cette obligation, lorsque le bailleur accepte de conserver les
transformations effectuées.

CHAPITRE 5- Renouvellement du contrat de bail à usage d'habitation

Art. 33.- Le contrat de bail à usage d'habitation qui vient à échéance est
renouvelé par tacite reconduction, dans les mêmes conditions contractuelles, au
bénéfice du locataire de bonne foi ou de ses ayants droit, à moins que : a) le
bailleur déclare avoir besoin des lieux loués pour les occuper lui-même ou pour
les faire occuper de manière effective par un ascendant ou descendant ou allié
jusqu'au troisième degré inclusivement ; b) le locataire ne remplisse pas ses
obligations contractuelles ; c) il existe d'autres motifs graves et légitimes à
établir par le bailleur, à l'exclusion du transfert de propriété de l'immeuble ou du
local qui ne vaut pas motif grave et légitime.

Art. 34. -Le bailleur qui souhaite reprendre son immeuble ou local dans les
conditions prévues à l'article 33 ci-dessus de la présente loi doit donner un congé
au locataire, au moins trois mois avant la date de reprise indiquée par le bailleur,
par acte d'huissier de justice ou par remise de courrier contre décharge.

Art. 35. - Le bailleur qui reprend son immeuble ou local dans les conditions
prévues ci-dessus est tenu de l'occuper ou d'installer les bénéficiaires de la
reprise dans un délai de trois mois à compter du départ effectif du locataire. En
cas d'absence d'occupation de l'immeuble ou du local repris dans le délai imparti
par le bailleur, le locataire congédié peut demander devant la juridiction
compétente à le réintégrer, sauf pour le bailleur à justifier d'un motif légitime.
Art. 36. - Le bailleur ou les personnes bénéficiaires de la reprise doivent
occuper 1 'immeuble ou le local pendant une durée minimum d'une année. Le
locataire congédié bénéficie d'une priorité de location si l'occupation de
l'immeuble ou du local n'a pas duré un an, à compter de la date de reprise par le
bailleur.

CHAPITRE 6- Fin du contrat de bail à usage d'habitation

Art. 37.- Le contrat de bail à usage d'habitation peut être légitimement résilié
avant son terme ou lorsqu'il est à durée indéterminée : -en cas de force majeure;
- par accord commun des parties ; - en cas de manquement à ses obligations par
l'une des parties ; -au terme d'un préavis de trois mois notifié par écrit au bailleur
par le locataire pour motif légitime; -au terme d'un congé de trois mois notifié
par écrit au locataire par le bailleur qui veut exercer son droit de reprendre
l'immeuble ou le local pour l'occuper lui-même ou pour le faire occuper de
manière effective par un ascendant ou descendant ou allié jusqu'au troisième
degré inclusivement.

Art. 38.-La lettre de demande de résiliation du contrat de bail doit être écrite,
motivée et accompagnée, le cas échéant, de pièces justificatives. Elle est
transmise à la partie adverse par voie d'huissier de justice ou par voie de lettre
recommandée avec avis de réception ou encore par remise de courrier contre
décharge ou par courrier électronique, si les parties ont accepté ce mode de
transmission.

Art. 39.- La partie qui veut contester la résiliation du contrat de bail à usage
d'habitation dispose, à peine de forclusion, d'un délai de trente jours calendaires,
à compter de la réception de la lettre de demande de résiliation pour saisir la
juridiction compétente.
Art. 40.- Lorsque le locataire manque à ses obligations contractuelles, le bailleur
peut demander son expulsion forcée devant le juge des référés, après la
transmission de la lettre de demande de résiliation, sans respecter le délai de
contestation de la résiliation du bail prévu ci-dessus. En cas d'expulsion forcée
du locataire, celui-ci reste tenu du paiement des loyers échus du fait de son
occupation de l'immeuble ou du local à usage d'habitation.
Art. 41.- Le locataire condamné à être expulsé dispose d'une action devant le
juge des référés pour demander un délai de grâce et la suspension de la
procédure d'expulsion. La demande de grâce n'est accordée par le juge des
référés que pour un motif légitime. Lorsque le juge des référés accorde le délai
de grâce, sa décision suspend toute mesure d'expulsion, à compter de son
prononcé jusqu'au terme du délai de grâce fixé, qui ne peut excéder trois mois. A
l'échéance du terme du délai de grâce fixé par le juge des référés, 1' expulsion
peut reprendre son cours à la diligence du bailleur ou de son représentant
dûment mandaté. Aucune prorogation du délai de grâce ne peut être accordée au
locataire ou à tout occupant de son chef, à 1' expiration du délai initialement
fixé. L'ordonnance du juge des référés accordant un délai de grâce n'est pas
susceptible de recours.

Art. 42.- Lorsqu'un logement a été mis, même à titre gratuit, à la disposition
d'une personne uniquement en raison d'un contrat de travail intervenu entre les
parties, l'expulsion du salarié et de tous occupants de son chef peut être
ordonnée par la juridiction compétente si 1 'employeur prouve que le contrat de
travail a pris fin qu'il a accompli toutes les formalités requises et a payé tous les
droits pour solde de tout compte audit salarié. Au cas où 1' occupant mis en
demeure de libérer les lieux reste en possession du logement après la cessation
de son contrat de travail, il est tenu de payer une indemnité d'occupation du
logement fixée par la juridiction compétente, conformément aux dispositions de
la présente loi.

Art. 43.-Par dérogation à l'article 1743 du Code civil, l'acquéreur d'un immeuble
ou local à usage d'habitation loué en tout ou en partie ne peut expulser le
locataire dont le bail en cours est antérieur à son acte d'acquisition, et qui avait
été mis en possession des lieux avant cette date d'acquisition. Toutefois,
l'acquéreur d'un immeuble ou d'un local à usage d'habitation loué, qui veut
l'occuper lui-même ou le faire occuper par un descendant ou ascendant ou allié
jusqu'au troisième degré inclusivement, doit remettre au locataire une lettre de
résiliation du contrat de bail dans les trois mois de l'acquisition de l'immeuble ou
du local loué. Passé le délai de trois mois, le locataire qui n'a pas reçu de lettre
de résiliation de son contrat de bail continue l'occupation de l'immeuble ou du
local à usage d'habitation selon les termes de son contrat, et conformément aux
dispositions de la présente loi.

Art. 44.- En cas de décès du locataire, le contrat de bail à usage d'habitation


continue jusqu'à son terme ou à durée indéterminée: - au profit du conjoint ayant
cohabité avec le locataire, si celui-ci paie effectivement les loyers échus ; - au
profit du concubin ayant vécu en couple avec le locataire, si celui-ci paie
effectivement les loyers échus ; - au profit des descendants ou des ascendants, si
ceux-ci paient effectivement les loyers échus. Au terme du contrat de bail à
usage d'habitation précédemment conclu par le locataire décédé, le bailleur peut
proposer un nouveau bail aux personnes ayant continué 1 'occupation de
l'immeuble ou du local loué. A défaut de personnes remplissant les conditions
prévues ci-dessus ou à défaut de personnes désirant continuer le bail, le contrat
de bail est résilié de plein droit.
Art. 45.- Lorsque le locataire abandonne l'immeuble ou le local à usage
d'habitation loué sans payer les loyers échus, le bailleur fait constater 1 'abandon
par voie d'huissier de justice et peut demander 1 'autorisation d'ouverture des
portes au juge des référés. En cas d'autorisation judiciaire d'ouverture des portes,
le bailleur établit par voie d'huissier de justice 1' inventaire des biens du
locataire trouvés dans l'immeuble ou le local loué, qui les remet à un
commissaire-priseur, en vue de leur vente publique. Le bailleur peut saisir la
juridiction compétente du lieu de situation de 1 'immeuble ou du local pour
obtenir la résiliation du contrat de bail à usage d'habitation, la condamnation du
locataire l'ayant abandonné au paiement des loyers échus et de dommages et
intérêts, et aussi 1' autorisation de vendre aux enchères publiques les biens du
locataire trouvés dans l'immeuble ou le local loué.

Art. 46.- Sauf cas de force majeure, l'ancien locataire a droit à des dommages-
intérêts si, dans les trois mois qui suivent son départ, les lieux ne sont pas
occupés aux fins invoquées comme motif de la résiliation du bail soit dans la
lettre de résiliation du bail, soit dans la requête introductive d'instance, soit dans
le jugement. Le délai de trois mois est suspendu pendant la durée des travaux de
rénovation et de transformation entrepris de manière effective par le bailleur sur
l'immeuble ou le local loué. Si la juridiction compétente constate que le motif
invoqué pour empêcher la prorogation légale du bail était dolosif, le locataire a
droit à des dommages-intérêts qui ne peuvent être inférieurs au montant des
loyers d'une année.
Art. 47.- Le locataire bénéficie d'un droit de préemption en cas de vente de
l'immeuble ou du local loué, à moins que celui-ci ne fasse l'objet d'une vente par
adjudication publique ou qu'il ne soit cédé à un membre de la famille du
bailleur, parent ou allié, jusqu'au troisième degré inclusivement.

Art. 48.- Le bailleur qui veut vendre l'immeuble ou le local loué est tenu
d'adresser au locataire par tout moyen une offre de vente. Dans 1' offre de vente,
le bailleur doit avertir le locataire qu'il a le droit de faire une contre-proposition.
Le locataire dispose d'un délai de sept jours calendaires pour faire
éventuellement une contre-proposition et d'un délai d'un mois calendaire pour
effectuer le paiement du prix de vente, sauf stipulation contraire des parties. Le
silence du locataire, à l'expiration du délai de sept jours calendaires ci-dessus,
vaut refus de l'offre. Le bailleur peut vendre 1 'immeuble ou le local loué à un
tiers si celui-ci offre un prix supérieur à celui proposé par le locataire dûment
informé.

Art. 49.- Est réputé n'être jamais intervenue: - toute augmentation de loyers
moins de trois années après la conclusion du contrat de bail à usage d'habitation
ou après le renouvellement de ce bail ; - toute révision de loyer en violation des
dispositions de la présente loi ; -toute révision du montant du dépôt de garantie
décidée unilatéralement par le bailleur pendant 1' exécution du contrat de bail.
Est réputée non écrite, toute clause du contrat de bail à usage d'habitation qui
contient une stipulation portant sur le paiement de loyer d'avance ou de sommes
autres que le dépôt de garantie prévu par la présente loi.

CHAPITRE 7- Dispositions transitoires

Art. 50.- Les contrats de bail à usage d'habitation en cours, conclus avant 1'
entrée en vigueur de la présente loi, gardent leur validité jusqu'à 1 'échéance du
terme convenu entre les parties ou fixé par voie judiciaire. Toutefois, ces
contrats sont soumis aux dispositions de la présente loi. Le bailleur d'un
immeuble ou local à usage d'habitation loué avant la publication de la présente
loi dispose d'un délai de six mois pour la mise en conformité du contrat de bail à
usage d'habitation aux dispositions de la présente loi.

Art. 51. - L'exercice de la profession de tiers intervenant dans la location d'un


immeuble ou local à usage d'habitation requiert l'obtention de l'agrément prévu
par la présente loi, dans le délai de six mois à compter de la publication de l'acte
réglementaire y relatif. L'obtention de l'agrément prévu ci-dessus est soumise au
paiement d'une redevance dont le montant et les modalités de paiement sont
fixés par voie réglementaire.

CHAPITRE 8- Dispositions diverses et finales

Art. 52. - Les modalités d'application des dispositions de la présente loi sont
précisées par voie réglementaire.
Art. 53.- Sont abrogées toutes les dispositions antérieures contraires, notamment
celles : - de la loi n° 77-995 du 18 décembre 1977 réglementant les rapports des
bailleurs et des locataires des locaux d'habitation ou à usage professionnel ; - du
décret n° 79-715 du 2 octobre 1979 fixant les modalités d'application de la loi n°
77-995 du 18 décembre 1977 réglementant les rapports des bailleurs et des
locataires des locaux d'habitation ou à usage professionnel.

Art. 54. -La présente loi sera publiée au Journal officiel de la République de
Côte d'Ivoire et exécutée comme loi de l'Etat.

Fait à Abidjan, le 13 juin 2018. Alassane OUATTARA.

TEXTE PUBLIE A TITRE D'INFORMATION AUTORITE DE


REGULATION DES TELECOMMUNICATIONS/TIC DE COTE D'IVOIRE
ART CI DECISION n° 2017-0332 de l'Autorité de Protection de la République
de Côte d'Ivoire en date du 3 août 2017 portant autorisation de traitement de
données à caractère personnel par la société NAS IVOIRE SA «
Vidéosurveillance ».

L'AUTORITE DE PROTECTION, Vu la loi n° 2013-450 du 19 juin 2013


relative à la protection des données à caractère personnel ; Vu la loi n° 2013-451
du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité ; Vu la loi no 2013-
546 du 30 juillet 2013 relative aux transactions électroniques; Vu l'ordonnance
n° 2012-293 du 21 mars 2012 relative aux Télécommunications et aux
Technologies de l'Information et de la Communication/TIC; Vu le décret no
2012-934 du 19 septembre 2012 portant organisation et fonctionnement de
l'Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC de Côte d'Ivoire (ARTCI)
; Vu le décret n° 2013-333 du 22 mai 2013 portant nomination des membres du
Conseil de régulation de 1 'Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC
de Côte d'Ivoire (ARTCI); Vu le décret n° 2014-105 du 12 mars 2014 portant
définition des conditions de fourniture des prestations de cryptologie ; Vu le
décret n° 2014-106 du 12 mars 2014 fixant les conditions d'établissement et de
conservation de l'écrit et de la signature sous forme électronique ; Vu le décret
n° 2015-79 du 4 février 2015 fixant les modalités de dépôt des déclarations, de
présentation des demandes, d'octroi et de retrait des autorisations pour le
traitement des données à caractère personnel; Vu le décret no 2015-173 du 19
mars 2015 portant nomination d'un membre du Conseil de régulation de
l'Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC de Côte d'Ivoire; Vu le
décret n° 2016-483 du 7 juillet 2016 portant nomination des membres du
Conseil de régulation de 1 'Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC
de Côte d'Ivoire; Vu le décret no 2017-320 du 24 mai 2017 portant désignation
d'un directeur général par intérim de l'Autorité de Régulation des
Télécommunications/TIC de Côte d'Ivoire (ARTCI); Vu l'arrêté no 511
/MPTIC/CAB du Il novembre 2014 portant définition du profil et fixant les
conditions d'emploi du correspondant à la protection des données à caractère
personnel ; Vu la décision no 2014-0021 du Conseil de régulation de l'Autorité
de Régulation des Télécommunications/TIC de Côte d'Ivoire en date du 3
septembre 2014 portant conditions et critères applicables à la limitation du
traitement des données à caractère personnel ; Vu la décision n° 2014-0022 du
Conseil de régulation de l'Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC
de Côte d'Ivoire en date du 3 septembre 2014 portant conditions de la
suppression des liens vers les données à caractère personnel, des copies ou des
reproductions de celles-ci existant dans les services de communication
électronique accessibles au public ; Vu la décision n° 2016-0201 de l'Autorité de
Protection de la République de Côte d'Ivoire en date du 22 novembre 2016
fixant les frais de dossiers et d'agrément en matière de protection des données à
caractère personnel; Vu la décision no 2013-0003 du Conseil de régulation de
l'Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC de Côte d'Ivoire en date
du 20 septembre; 2013 portant règlementation des tic•, Par les motifs suivants :
Considérant la demande d'autorisation de traitement de données à caractère
personnel introduite auprès de 1 'Autorité de protection par la société National
Aviation Services-Ivoire, en abrégé NAS IVOIRE SA, société anonyme au
capital social de [Link] de francs CFA, sise à Abidjan, 07 B.P. 112
Abidjan 07, immatriculée au registre du
commerceetducréditmobiliersouslen°CI-ABJ-2015,CCn° 1500 788 K;
Considérant que la société NAS IVOIRE SA est prestataire de services
d'assistance en escale à l'aéroport d'Abidjan; Considérant que l'article 47 de la
loi n° 2013-450 du 19 juin 2013 relative à la protection des données à caractère
personnel dispose que, l'Autorité de protection est chargée de recevoir les
déclarations et d'octroyer les autorisations pour la mise en œuvre de traitements
de données à caractère personnel ; L'Autorité de protection est compétente pour
examiner la demande d'autorisation de traitement initiée par la société NAS
IVOIRE SA; - Sur la recevabilité de la demande d'autorisation Considérant
qu'aux termes de l'article 7 de la loi no 2013-450 du 19 juin 2013 relative à la
protection des données à caractère personnel, le traitement portant sur des
données biométriques est soumis à autorisation préalable de 1 'Autorité de
protection, avant toute mise en œuvre ; Considérant qu'en l'espèce, la
demanderesse voudrait collecter,

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