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Avantages de la fibre optique

La fibre optique permet de transmettre des données à grande vitesse sur de longues distances. Le document décrit l'historique, la conception et les caractéristiques d'une fibre optique, notamment son cœur et sa gaine qui guident la lumière sur de longues distances.

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Avantages de la fibre optique

La fibre optique permet de transmettre des données à grande vitesse sur de longues distances. Le document décrit l'historique, la conception et les caractéristiques d'une fibre optique, notamment son cœur et sa gaine qui guident la lumière sur de longues distances.

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INTRODUCTION GENERALE 

:
La fibre optique est une fibre en verre, qui conduit la lumière des signaux
entre deux lieux distants de 100 km, sans relais. La fibre optique vous
permet de télécharger des vidéos, d’envoyer des fichiers lourds et de
regarder la télévision en haute définition, en même temps et 10 fois plus
vite.

Avec le développement des nouvelles technologies de l’information et de


la communication, l’infrastructure informatique est devenue un enjeu
stratégique dans la performance de l’entreprise. La technologie fibre
optique s’avère plus que nécessaire pour l’infrastructure informatique, et
notamment face aux exigences de virtualisation et de connexion bureau
à distance. Au centre de cette stratégie, se trouve le câble fibre optique :
avec son débit d'information nettement supérieur à celui du câble
coaxial, il est capital pour l’installation d’internet à très haut débit.

Une connexion en fibre optique vous permet d’avoir un accès de


meilleure qualité à internet. 
En effet, la fibre optique est la technologie la plus performante pour
transporter des données à la vitesse de la lumière, avec une bande
passante pouvant aller jusqu’à plusieurs Gigabit/seconde, on parle alors
de très haut débit. 
Les débits de cette technologie sont 10 fois plus rapides que ceux de
l’ADSL. 
La fibre optique est très utile pour les professionnels qui s’échangent des
fichiers lourds contenant par exemple des graphiques, des images ou de
la vidéo. Les entreprises concernées sont les cabinets d’architecture, de
comptabilité, de constructions immobilières, de graphismes, de publicité,
d’événementiel, les hôpitaux, les centres de formation, les cybercafés,

1
Les entreprises industrielles, les centres de recherche, les sociétés
informatiques
Notre travail débutera par une introduction générale sur la fibre
optique, le premier chapitre sera basé sur une description physique de
la fibre optique, le chapitre 2 aura pour objectif de comparer la fibre
optique aux autres supports de transmission, ensuite dans le chapitre 3
on parlera de la technologie d’interconnexion par la fibre optique et
finalement le chapitre 4 de cette partie sera consacré aux réseaux à
fibres optique.

2
CHAPITRE1 :
DESCRIPTION PHYSIQUE
DE LA FIBRE OPTIQUE

3
A. HISTORIQUE :
Il faut noter que le principe général qu’utilise la fibre optique a déjà
été exploité bien avant les années 70. En effet, les historiens
racontent que les anciens grecs utilisaient déjà ce principe de
transport de la lumière dans des espèces de cylindres en verre. On
raconte que c’est surtout les artisans en verre qui l’utilisaient pour
créer de somptueuses pièces décoratives.
Les vénitiens de la renaissance auraient également fait appel à
des techniques semblables à ceux utilisées pour la fabrication de
la fibre optique. Ils utilisaient ces techniques pour les célèbres
mosaïques en verre appelées « millefiori ».
Cependant la recherche scientifique ne s’est intéressée à ce
principe de guidage de la lumière que vers la moitié du 19ème
siècle. C’est d’ailleurs dans les années 1840 qu’un physicien
suisse a démontré que la lumière pouvait être guidée suivant un
filet de jet d’eau. De cette première constatation découla l’étude
d’un chercheur français qui prouva également que la lumière
suivait le filet de jet d’eau ainsi que les bâtons en verre.
La première démonstration de cette découverte fût faite quelques
années plus tard par un physicien irlandais. Il a injecté dans un jet
d’eau de la lumière qui fût guidée suivant le filet, on dit que c’est
cette démonstration qui fût à la base de l’explication du
fonctionnement actuel de la fibre optique.
Par la suite diverses applications de ce principe révolutionnaire
virent le jour. Que ce soit pour la décoration et l’éclairage comme
pour les fontaines lumineuses ou plus sérieusement en médecine
afin de transporter de la lumière dans les cavités obscures du
corps humain.

4
Dans les années 1880, Alexander Graham Bell a tenté une
première utilisation d’une forme de fibre optique pour la
communication. Il inventa un appareil appelé « photophone » qui
permettait de transmettre de la lumière sur une distance de 200
mètres. Le principe de l’époque paraît assez simple à comprendre.
Alors pour transmettre la voix sur cette distance, il a utilisé un
microphone qui amplifiait la voix et qui faisait vibrer un miroir. De la
vibration de ce miroir, résultait un réfléchissement de la lumière qui
était capté 200 mètres plus loin par un autre miroir. Cette lumière
captée servait à activer un cristal de sélénium qui reproduisait le
son.
Malheureusement les projets de Bell en ce qui concerne la
communication sans fil s’arrêtèrent net, car on s’est rendu compte
que la nature et différents obstacles pouvaient empêcher la
transmission du signal.
Le développement de la fibre optique fût très abordé par différents
chercheurs dès le début du 20ème siècle. Effectivement, déjà en
1920, un duo de chercheurs a déposé un brevet concernant des
fibres transparentes qui permettaient la transmission des images
de télévision et la réalisation de télécopies.
Ensuite la fibre optique, ou du moins son principe de base fût
exploité par un chercheur allemand. Ce scientifique a réalisé la
première démonstration de l’utilisation de la fibre optique pour la
transmission d’image. Ce fût dans un cadre médical, puisqu’il a
utilisé un système à fibre optique pour avoir des photographies de
certaines parties inaccessibles du corps humain.
Ainsi de suite, les chercheurs se lancèrent dans le développement
de la fibre optique avec diverses applications. On a par exemple

5
pensé à rajouter un revêtement transparent au fil de verre afin de
réduire les pertes de transmission de la lumière dans la fibre.

B. CONCEPTION D’UNE FIBRE OPTIQUE :


Fibre optique Technologie et mise en œuvre
- réalisation d'une préforme, un cylindre d'environ 1 m de long
avec un diamètre de quelques centimètres, homothétiques à la
fibre future ;
- le dessin de cette préforme, pour le transformer en une fibre
qui est de plusieurs dizaines de kilomètres de long.
Préforme de fibres en matière plastique sont fabriqués par
polymérisation. Ceux pour les fibres de silice sont obtenues par
synthèse de silice à partir de ²chlorures, généralement par réaction
d’oxydation :
SiCl 4 + O 2 → SiO 2 + 2 Cl 2
Et, pour l'oxyde de germanium de base :
GeCl 4 + O 2 → Géo 2 + 2 Cl 2
Procédé d'oxydation en phase vapeur chimique est également
utilisé :
SiCl 4 + O 2 + 2H 2 → SiO 2 + Et GeCl 4HCl 4 + O 2 + 2H 2 →
Géo 2 + 4HCl
Le dépôt d'oxyde est d'abord poreux (état amorphe), il est alors
vitrifié à haute température. Un peu P 2 O 5 oxyde de phosphore
est incorporé à diminuer la température de vitrification, ainsi que le
fluor, dans la gaine interne, pour compenser l'augmentation de
l'indice créé par l'oxyde de phosphore (ou même de diminuer
l'indice dans les fibres de gaine interne en creux, Il existe plusieurs
procédés de production…
La fabrication des préformes par le procédé x

6
Le procédé MCVD (dépôt modifié chimique en phase vapeur)
développé par Corning dans les années 1970 est le procédé le
plus largement utilisé en dehors du Japon. Le dépôt interne est
réalisé par couches concentriques, obtenues par oxydation dans
un tube de quartz rotatif (voir la figure 3.3). L'oxydation et la
vitrification sont réalisés dans la chaleur d'un chalumeau externe.
Les couches déposées correspondent au noyau et la partie
intérieure de gaine optique.
L'indice de chaque couche peut être commandée par le niveau du
chlorure de germanium dans le mélange de gaz (chlorures +
oxygène) envoyé dans le tube, et on peut obtenir un profil d'indice
très précis. Une fois une centaine de couches ont été déposées, le
tube se referme progressivement sur elle-même en se ramollissant
à température plus élevée (opération effondrement).
Ce procédé permet d'obtenir des fibres de très haute qualité, mais
un tube parfaitement géométrique est nécessaire au début, et il y a
une limite en termes de vitesse de dépôt et la longueur des fibres
(le tube ne peut pas être trop épais). Pour augmenter (jusqu'à
plusieurs Communications 78 fibres optiques centaines de
kilomètres), différents procédés peuvent être utilisés pour
augmenter la quantité de revêtement la matière :
- chemisage, à savoir le rétrécissement autour de la préforme
d'un deuxième tube ;
- dépôt latéral externe de couches de silice supplémentaires
par CVD (à chercher) ou par plasma.

7
FIGURE 1 : la fabrication de la fibre

Une variante est le procédé PCVD (dépôt par plasma chimique en phase
vapeur) dans laquelle la torche est remplacé par un plasma interne,
induite par un réacteur à micro-ondes. Ainsi, la vitesse de dépôt peut
être augmentée et tubes plus épais peut être utilisé pour produire des
fibres plus longues. Ce processus de haute performance nécessite des
investissements très importants cependant, et n'est pas largement
utilisé.

C. CARACTERISTIQUES :

 La Structure :

Une fibre optique est constituée de 3 éléments concentriques


comme représenté ci-dessous :

Figure 2 : l’intérieur de la fibre optique

8
A) Le cœur : C’est dans cette zone, constituée de verre, que la
lumière est guidée et se propage le long de la fibre.

B) La gaine : Couche de verre qui entoure le cœur. La


composition du verre utilisé est différente de celle du cœur.
L’association de ces deux couches permet de confiner la
lumière dans le cœur, par réflexion totale de la lumière à
l’interface cœur-gaine.
C) La couche de protection : c’est un revêtement de protection
mécanique généralement en PVC.

Perte du signal ou atténuation


La lumière, lorsqu’elle se propage le long de la fibre, s’atténue
progressivement. Cette atténuation s’exprime par une valeur en
dB/km (décibel par kilomètre).
Cette atténuation dépend de la longueur d’onde (λ), c’est à dire de
la couleur (fréquence) de la lumière.
En conséquence la longueur d’onde de la lumière utilisée
pour transmettre un signal dans une fibre optique n’est pas
choisie au hasard, elle correspond à un minimum d’atténuation.
La courbe d’atténuation a l’allure suivante : atténuation linéique (dB/km)

FIGURE 3 : atténuation de la lumière dans la fibre

9
Perte : Les longueurs d'onde utilisées, et donc pour lesquelles des
sources lumineuses ont été développées sont 850 nm (nanomètres) et
1300 nm en multimode, et 1310 nm et 1550 nm en monomode.
Exemple : Pour une utilisation à 850 nm, l’atténuation de lumière dans
la fibre est de 3 dB au bout d’1 km de fibre (d’après le graphique). Ces
3 dB signifient que 50% de la lumière a été perdue.
Bande passante : C’est une mesure de la capacité de transport de
données d’une fibre optique. Par exemple, une fibre peut avoir une
bande passante de 400 [Link] (mégahertz kilomètre). Cela signifie
qu’elle peut transporter 400MHz sur 1 km. Elle dépend du type de fibre,
la fibre monomode permet d’avoir un débit d’informations beaucoup plus
important que la multimode.

D. TYPES DE FIBRE OPTIQUE :

1. La fibre Monomode (SM, Single Mode en anglais)  :


Les rayons lumineux suivent un seul chemin. Les rayons lumineux
suivent un seul chemin. Elle a le cœur si fin (de l’ordre de la
longueur d’onde du signal transmis) que le chemin de propagation
des différents modes est pratiquement direct. La dispersion du
signal est quasiment nulle, le signal est donc très peu déformé. Ses
performances sont d’environ 100 gigabits/km, l’indice de réfraction
peut être constant ou décroissant. Le petit diamètre du cœur
nécessite une grande puissance d’émission, donc des diodes au
laser qui sont relativement onéreuses (ce qui rend la fibre
Monomode plus chère que la fibre Multimode). Du fait de ses débits
très importants, mais de son coût élevé, cette fibre est utilisée
essentiellement pour les sites à grande distance et très grande
distance.

10
Fig.

FIGURE 4 : l’intérieur de la fibre monomode

2. La fibre multimode :
Dans une fibre multimode, les rayons lumineux (modes) parcourent des
trajets différents dans le cœur de la fibre. Ces modes arrivent donc à des
moments différents l’un par rapport à l’autre à la fin de leurs parcours
dans le cœur de la fibre. Cela crée une certaine dispersion du signal. Ce
phénomène de dispersion force donc l’utilisation de la fibre multimode
sur de courtes distances. On utilise la fibre multimode avec des
équipements DEL ou VCSEL. Notez que la fibre multimode est plus
dispendieuse que la fibre monomode. Cependant, les coûts des
équipements actifs associés sont grandement inférieurs aux coûts des
équipements actifs associés à la fibre monomode. La fibre multimode est
surtout employée dans les réseaux locaux et la centre de donnés.

FIGURE 5 : le vers de la fibre monomode

11
i. La fibre multimode à Saut d’indice :
La fibre multimode à saut d'indice est la fibre la plus ordinaire.
C'est ce type de fibre qui est utilisé dans les réseaux locaux de
type LAN.
Etant donné que la fibre à saut d'indice est multimode, il existe
plusieurs modes de propagation de la lumière au sein de son
cœur de silice. Il existe dans cette fibre une très grande
variation entre l'indice de réfraction du cœur et de la gaine
optique.
C'est pour cela que les rayons lumineux se propagent par
réflexion totale interne en "dent de scie".

FIGURE 6 :la fibre multimode

La fibre à saut d'indice possède un cœur très large. L’atténuation sur ce


type de fibre est très importante comme on peut le voir sur la différence
des impulsions d'entrée et de sortie.

Débit : environ 100 Mbit/s

Portée maximale : environ 2 Km

Affaiblissement : 10 dB/Km

ii. La fibre multimode à gradient d’indice :


La fibre multimode à gradient d'indice est elle aussi utilisée dans les
réseaux locaux. C'est une fibre multimode, donc plusieurs modes de

12
propagation coexistent. A la différence de la fibre à saut d'indice, il n'y a
pas de grande différence d'indice de réfraction entre cœur et gaine.
Cependant, le cœur des fibres à gradient d'indice est constitué de
plusieurs couches de matière ayant un indice de réfraction de plus en
plus élevé. Ces différentes couches de silice de densités multiples
influent sur la direction des rayons lumineux, qui ont une forme elliptique.

FIGURE 7 : l’intérieur de la fibre multimode

La fibre à gradient d'indice possède un cœur de taille intermédiaire.


L’atténuation sur ce type de fibre est moins importante que sur les fibres
à saut d'indice.

Débit : environ 1 Gbit/s

Portée maximale : environ 2 Km

Affaiblissement : 10 dB/Km

13
E. COMPARAISON DES FIBRES :

FIGURE 8 : schémas comparatifs des fibres

14
15
CHAPITRE 2 :

LA FIBRE OPTIQUE ET
LES AUTRES SUPPORTS
DE TRANSMISSION

16
A. DEFINITION :

Pour que deux ordinateurs ou équipements réseau communiquent entre


eux, il faut qu'ils soient reliés par quelque chose qui leur permet de
transmettre de l'information. Ce quelque chose est ce qu'on appelle
un support de transmission, qui est souvent un simple câble réseau,
composé d'un fil de cuivre ou de fibre optique. Dans d'autres cas, la
transmission se fait sans fils, avec des technologies à base
d'infrarouges, d'ondes radio ou de micro-ondes. On pourrait notamment
citer le WIFI, le Bluetooth, et bien d'autres. Pour résumer, il existe deux
types de supports de communication : les câbles réseaux et les sans-fils.

Il faut cependant noter que les spécialistes en électricité et en


électronique ont cependant un jargon un peu plus complexe que "avec
fils" et "sans-fils". Ils parlent à la place de liaison guidée (avec fils) et
non-guidée (sans fils). Dans les deux cas, le support de transmission va
propager des ondes électromagnétiques, qui codent les informations
transmises. Si le support est guidé, les ondes électromagnétiques ne
pourront pas se disperser et seront contenues dans un espace restreint.
Leur direction de propagation sera quelque peu contrôlée de manière à
ce qu'elles aillent vers la destination et uniquement celle-ci. C'est le cas
pour les fibres optiques ou les câbles réseaux : l'onde électromagnétique
ne sort pas du câble et y reste confinée. Avec un support de
transmission non-guidé, les ondes électromagnétiques vont se propager
dans toutes les directions : elles ne seront pas guidées ou confinées
dans un câble et seront émises dans toutes les directions à partir de la
source. C'est le cas des ondes WIFI, Bluetooth et de toutes les
technologies sans-fils en général.

Chaque support a ses avantages et inconvénients, le plus important


étant sa portée. Les supports sans-fils n'émettent pas au-delà d'une

17
certaine distance, au-delà de laquelle le signal transmis est trop atténué
pour être capté. On observe un phénomène similaire sur les câbles
réseaux, qu'ils soient en cuivre ou en fibre optique, mais il est plus
sensible sur les câbles en fils de cuivre, raison pour laquelle les fibres
optiques sont surtout utilisées pour de grandes distances. De manière
générale, les technologies sans-fils ont une mauvaise portée : les ondes
électromagnétiques vont se disperser dans l'environnement, facilitant
leur atténuation. Les supports guidés (les câbles en cuivre et fibres
optiques) n'ont pas ce problème : ils guident l'onde électromagnétique,
qui ne peut pas s'échapper du câble.

B. LES SUPPORTS DE TRANSIMISSION GUIDES :


Les câbles réseaux sont de loin la technologie la plus répandue dans
nos foyers. Vous le savez peut-être, mais il existe grosso-modo deux
types de câbles réseaux : les câbles basés sur des fils de cuivre, et la
fibre optique. Peut-être savez-vous même que la fibre optique est bien
plus rapide que la paire cuivre. Dans ce qui va suivre, nous allons voir
aussi bien la paire cuivre, répandue dans nos foyers, que la fibre
optique. Gardez à l'esprit que la fibre optique est certes plus puissante,
mais aussi plus chère. C'est pour cela que les câbles réseaux qui relient
votre ordinateur à votre box internet sont encore des câbles réseaux
standards, en cuivre. Il faut savoir que ces câbles sont utilisés aussi bien
pour construire des LAN que des réseaux plus importants. Par exemple,
ce sont ces câbles qui relient votre box Internet a.…Internet. Votre prise
électrique est en effet reliée au réseau de votre opérateur par toute une
série d'intermédiaires : les DSLAM, les BRAS, etc. Le fil qui relie votre
box à ces intermédiaires était autrefois un fil téléphonique en cuivre, aux
performances assez mauvaises. De nos jours, de plus en plus de clients
passent à la fibre optique, ce qui signifie que le câble téléphonique qui

18
relie votre habitation au DSLAM est en fibre optique, aux performances
bien meilleures

FIGURE 9 : représentation des supports de transmission

1. LES CABLES EN CUIVRE :


Les câbles réseaux les plus simples sont de simples fils électriques. Ils
sont composés d'un fil de conducteur, souvent du cuivre, entouré d'un
isolant. Ce câble permet de transmettre n'importe quel signal électrique,
qui est codé sois avec une tension, soit avec un courant. De nos jours, la
majorité des signaux sont codés avec une tension électrique : on place
une tension à un côté du câble, et cette tension est rapidement
transmise à l'autre bout. Cette transmission est très rapide, bien plus
qu'avec un courant. Cependant, un tel câble est sensible aux
perturbations électromagnétiques, très fréquentes dans l'environnement.
Si une perturbation électrique modifie la tension dans le fil, elle peut
modifier les données transmises. Et il est alors impossible de savoir
quelle était la donnée transmise à la base.

19
Les câbles coaxiaux sont composés d'un fil conducteur, entouré d'un
isolant, lui-même entouré d'une couche de conducteurs (le blindage), le
tout étant enroulé d'une protection isolante. Ces câbles réseaux sont
assez performants. Leur débit varie de 56 Kilobits à plusieurs Gigabits.
Ils sont utilisés autant pour les réseaux locaux que pour des liaisons à
plus grande distance. Par exemple, les câbles réseaux qui font
communiquer votre ordinateur et votre box internet sont de ce type. Mais
les câbles qui relient votre prise téléphonique aux équipements de votre
opérateur sont aussi des câbles coaxiaux (du moins, si vous n'avez pas
la fibre). Comme dit auparavant, ces câbles transmettent aussi bien les
signaux analogiques que numériques.

FIGURE 10 : le câble en cuivre

Pour éviter l'impact des perturbations, on peut utiliser deux fils pour la
transmission, ce qui donne ce qu'on appelle une ligne bifilaire. Dans la
plupart des cas, les deux fils sont torsadés, enroulés l'un autour de
l'autre. On parle alors de paire torsadée. Mais certains fils ont une
organisation plus complexe

FIGURE 11 : disposition des fils dans le câble en cuivre

20
2. LES FIBRESS OPTIQUES :
Les fibres optiques transmettent des signaux par le biais d'impulsions
lumineuses. Ces impulsions lumineuses sont émises à un bout de la
fibre optique, se propagent dans la fibre optique jusqu’à l'autre bout, où
elles sont captées par un récepteur lumineux. La fibre optique est
composée d'un cœur de matériau transparent, entouré par une gaine de
matériau lui aussi transparent, l'ensemble étant entouré par une couche
plastique de protection. Le cœur a un indice de réfraction inférieur à celui
de la gaine. En conséquence, la lumière rebondit sur les parois de la
gaine, et se propage dans le cœur par rebonds sur ses parois.

FIGURE 12 :la fibre optique

C. LES SUPPORTS NON GUIDES (TECHNOLOGIE SANS FILS) :


Les technologies sans fils utilisent comme support des ondes
électromagnétiques. La transmission des bits s'effectue en utilisant
l'onde électromagnétique comme support, via des techniques de
modulation, que nous aborderons plus tard. L'émission et la réception de
ces ondes se fait par des antennes, intégrées dans toute carte sans fil.
Ces techniques sont évidemment moins faibles que le transport par un
câble, faut-il optique ou en cuivre. Déjà, les ondes s'atténuent avec la
21
distance qu'elles parcourent : au-delà d'une certaine distance, le signal
transmis est trop faible pour être capté. La portée du sans-fil est donc
limitée, là où les câbles sont capables d'avoir une portée bien plus
longue. De plus, les murs et autres objets ont tendance à atténuer les
ondes électromagnétiques qui les traversent, réduisant l'amplitude du
signal. Là encore, la portée est encore diminuée.

Les longueurs d'onde utilisées sont souvent des ondes radio, des micro-
ondes, ou des ondes infrarouges. Les ondes infrarouges sont rarement
utilisées dans les réseaux informatiques. Il faut dire que les infrarouges
ne traversent pas les murs, sans compter que beaucoup d'objets
émettent un rayonnement infrarouge qui peut biaiser le signal. Autant
cela ne pose pas de problèmes pour transmettre le signal d'une
télécommande, autant cela ne convient pas pour des réseaux sans fils
LAN ou WAN. De même, les micro-ondes ne sont pas utilisées dans les
réseaux sans fils, pour des raisons différentes. La totalité des réseaux
sans fils actuels utilisent des ondes radio, c'est à dire des ondes dont la
fréquence est comprise entre 9 kHz et 300 GHz.

Les technologies sans fils peuvent être utilisées aussi bien pour créer
des réseaux de type PAN ou LAN que des WAN. On parle alors de
Wireless PAN (WPAN), Wireless LAN (WWLAN) et de Wireless WAN
(WWAN). Les technologies utilisées ne sont cependant pas les mêmes,
les LAN, PAN et WAN ayant des contraintes différentes. Pour les
réseaux LAN et PAN, on utilise surtout la technologie WIFI, ainsi que
quelques autres. Les technologies sans fils WIFI sont standardisées
dans la norme IEEE 802.11. Initialement dans sa version 802.11, cette
norme a reçue plusieurs révisions, qui ont donné naissance aux versions
802.11a, 802.11b, 802.11g, 802.11n et 802.11ac. Chaque norme a un
débit maximal et une portée différente, les performances s'améliorant à

22
chaque version. Chaque norme définit plusieurs intervalles de
fréquences, les canaux, sur lesquels un périphérique peut
émettre/recevoir. Le nombre de ces intervalles de fréquences, les
canaux, ainsi que leurs limites maximales et minimales sont définis par la
norme utilisée.

D. AVANTAGES ET INCONVENNIENTS DES FIBRES :

1. AVANTAGES :
- La perte de signal sur une longue distance est très faible.

- Les débits sont très élevés et symétriques (le débit est identique que
vous téléchargiez des données -download- ou que vous en transmettiez
-upload) : supérieurs à 50 Mbits /s (les FAI proposent en ce moment des
débits de 100 Mbit/s).

- La fibre optique est insensible aux perturbations radioélectriques. Vous


ne risquez donc pas, par exemple, de voir votre image TV brouillée par
temps de pluie.

- L'entretien de la fibre est moins couteux que certains autres types de


câblages.

- La rentabilité de la fibre est un autre avantage : le réseau fibre optique


a un cycle de vie de 20 ans. Le seuil de rentabilité moyen est de 2 à 5
ans.

2. INCONVENIENTS :
La fibre ne connait pas beaucoup de points négatifs. Son principal
inconvénient demeure son prix. La connectique et les travaux
représentent un investissement conséquent dans le cadre du
déploiement de la fibre optique. En 2004, Neuf Telecom (depuis racheté

23
par SFR) investissait 350 millions d’euros dans le déploiement d’un
réseau de 20.000 Kms.

- La pose de la fibre optique nécessite l’accord de la copropriété et du


syndicat de l’immeuble.

- La fibre optique ne peut pas être courbée car ses composants sont
fragiles. De plus, son cœur, fait de silice, casse facilement du fait de la
corrosion créée par l'humidité extérieure. Il faut donc protéger le cœur de
la fibre.

- Sur de longs trajets, l'atténuation du signal peut être importante, des


courbures peuvent entrainer des micro coupures. Cela réduit le débit
délivré par la fibre.

- La fibre est vendue au kilomètre, il arrive souvent, pendant les travaux,


le besoin de souder deux fibres entre elles. Pour cela, il faut une
soudeuse à fibre optique, un appareil volumineux et qui demande une
forte alimentation en électricité. C'est un appareil nécessaire car si la
soudure est mal faite, le risque de perte du signal est de suite amplifiée.

Voici un schéma de différentes soudures mal formées :

FIGURE 13 : Voici un schéma de différentes soudures mal formées

24
CHAPITRE 3 :
LES TECHNOLOGIES
D’INTERCONNEXION PAR
LA FIBRE OPTIQUE

25
DEFINITION :
Le câble de fibre qui connecte l'équipement de l'abonné au central
téléphonique (CO) du fournisseur de services est appelé réseau d’accès
optique ou boucle locale ou dernier kilomètre. Types de réseaux d’accès
en fibre optique : On distingue deux types de boucles locales :

 Les boucles locales optiques dédiées (BLOD) : réservées aux


clients professionnels. Dans ce cas on parlera plus
particulièrement d'architecture FTTO (Fiber To The Office).
 Les boucles locales optiques mutualisées (BLOM) : Dans le cas
des BLOM, on va à la fois trouver des clients professionnels
(FTTE) et des clients résidentiels (FTTH).

1. L’architecture d’un réseau d’accès en fibre optique :


Le FTTx (fiber to the…) consiste à amener la fibre optique au plus près
de l'utilisateur, afin d'augmenter la qualité de service (en particulier le
débit) dont celui-ci pourra bénéficier. On parle également parfois de
FITL, pour Fiber In The Loop (fibre dans la boucle, sous-entendu locale).

FIGURE 14 : représentation des technologies d’interconnexion par la fibre

26
Différents sigles utilisés et architecture correspondante :

• FTTN: Fiber to The Neighbourhood (Fibre jusqu'au quartier)

• FTTC : Fiber To The Curb (Fibre jusqu'au trottoir)

• FTTS : Fiber To The Street (Fibre jusqu'à la rue - bâtiment)

• FTTN : Fiber To The Node (Fibre jusqu'au répartiteur)

• FTTB: Fiber to The Building (Fibre jusqu'au bâtiment)

• FTTCab : Fiber To The Cab (Fibre jusqu'au sous-répartiteur)

• FTTP : Fiber To The Premises (Fibre jusqu'aux locaux - entreprises)

• FTTH : Fiber To The Home (Fibre jusqu'au domicile)

• FTTE : Fiber to the Entreprise (Fibre pour les entreprises)

• FTTO : Fibre to the office (Fibre jusqu'au bureau - entreprises)

• FTTLA : Fiber To The Last Amplifier (Fibre jusqu'au dernier


amplificateur)

1.1 FTTB (Fiber to The Building):


En français "fibre jusqu'à l'immeuble". La connexion en fibre optique va
du répartiteur jusqu'au bas des immeubles. Un équipement
supplémentaire distribue les flux jusque dans les appartements des
internautes.

FIGURE 15 : fibre jusqu'à l'immeuble

27
1.2 FTTC (Fiber to The Curb):
La FTTC implique que les câbles coaxiaux, ou des paires torsadées,
puissent transporter les signaux sur une très courte distance ; du trottoir
à l’intérieur de la maison ou du bureau.

1.2.1 FTTC VDSL2 (xDSL - paire de cuivre) prend alors le relais jusqu'au
domicile de l'abonné.

Avec la présence dans le sous répartiteur d’un « DSLAM » local pour le


quartier.

1.2.2 FTTLA (Fiber to The Last Amplifier):

Signifiant littéralement en français "fibre jusqu'au dernier amplificateur".

La fibre optique relie le réseau de l’opérateur à un « hub » qui irrigue


ensuite les nœuds optiques installés au pied des immeubles. Grâce à
cette architecture, seule la partie terminale du réseau est constituée de
câbles coaxiaux sur les derniers mètres jusqu’à l’abonné (L’Hybrid Fiber
Coax HFC).

FIGURE 16: Fiber to The Curb

1.3 FTTN OU MED (MONTÉE EN DÉBIT) - FIBER TO THE


NODE :
Un réseau FTTN (Fiber To The Node) est constitué de fibre optique
jusqu’au sous-répartiteur (SR). Ce dernier est une armoire qui regroupe
plusieurs paires de cuivre du quartier. On appelle aussi ces opérations

28
des Montées en Débit (MeD) ou FTTC (Fiber to the Cabinet – fibre
jusqu’au sous-répartiteur).

La fibre optique est apportée entre le NRA d’origine (NRA-O) jusqu’à un


local, le NRA-MED créé à proximité ou à la place du SR.

Cette technologie permet une amélioration du débit et de l’atténuation du


signal chez les clients, en rapprochant le NRA et les équipements haut-
débit (DSLAM) du logement.

FIGURE17 : montée en débit

1.4 FTTO (Fiber to The Office)/FTTD:


En français par "fibre jusqu'au bureau". Il s'agit d'une offre de fibre
optique spécialement dédiée aux professionnels comme les entreprises
ou les administrations.

Les postes de travail (PC) se voit donc attribuer une liaison fibre optique
à la place d’une liaison câble cuivre.

29
1.5 FTTH (Fiber to The Home):
-Le FTTH dédié (Point à point) :

Permet à chaque abonné de disposer de sa propre fibre de chez lui


jusqu'au nœud de raccordement optique (NRO) équipé par son
fournisseur d'accès. Techniquement, c'est la solution la plus évolutive
puisque le FAI peut contrôler davantage les débits et augmenter si
besoin la bande passante

FIGURE 18: FTTH (fiber to the home)

Le FTTH partagé (Point à multipoint)

Passive Optical Networks P.O.N. Le Passive Optical Networks est un


réseau optique passif qui désigne un principe de support de niveau 1 (du
modèle OSI) en fibre optique. Il est caractérisé par une architecture fibre
point multipoint passive. Il permet de relier plusieurs abonnés sur une
même fibre. Il existe différents standards de PON, dont les plus
répandus sont :

Passive Optical Networks P.O.N.  EPON : Ethernet Passive Optical


Network Utilise les protocoles de niveau 2 Ethernet et "Multi-Point
Control Protocol"  GPON : Gigabit Passive 0ptical Network Utilise le
protocole de niveau 2 Ethernet et ATM

30
CHAPITRE 4 :
REALISATION
D’INTERCONNEXION DE SITE
PAR LA TECHNOLOGIE FTTH
GRACE A L’ADSL (FIBER TO THE
HOME)

31
Tout le monde connaît le rôle de l’ADSL, l’Internet haut débit, mais
comment ça marche ? Quels sont les secrets de cette technologie qui
nous permet de surfer sur Internet, téléphoner et recevoir la télévision ?

ADSL : « Asymetric Digital Subscrire Line » ou ligne Numérique à paire


Asymétrique est une technique de communication numérique (couche
physique) de la famille xDSL. Elle permet d'utiliser une ligne
téléphonique, une ligne spécialisée, ou encore une ligne RNIS (en
anglais ISDN pour integrated services digital network), pour transmettre
et recevoir des données numériques de manière indépendante du
service téléphonique conventionnel (c'est-à-dire analogique). À ce titre,
cette méthode de communication diffère de celle utilisée lors de
l'exploitation de modems dits « analogiques », dont les signaux sont
échangés dans le cadre d'une communication téléphonique (similaire au
fax, c'est-à-dire sur des fréquences vocales). La technologie ADSL est
massivement mise en œuvre par les fournisseurs d'accès à Internet pour
le support des accès dits « haut-débit ».

La ligne téléphonique qui relie le domicile d'un abonné à


l'autocommutateur public qui dessert son quartier (le « central
téléphonique ») est constituée d'une paire de fils de cuivre, en général
continue entre ces deux points (la boucle locale). Les signaux utilisés
pour la téléphonie classique (sonnerie, numérotation multifréquences,
voix) occupent une bande de fréquences qui s'étend entre 25 et 3 400
Hz environ. Le principe de l'ADSL consiste à exploiter une autre bande
de fréquence, située au-dessus de celle utilisée pour la téléphonie, pour
échanger des données numériques en parallèle avec une éventuelle
conversation téléphonique6. Grâce à cette séparation dans le domaine
fréquentiel, les signaux ADSL qui transportent les données et les
signaux téléphoniques qui transportent la voix circulent donc

32
Simultanément sur la même ligne d'abonné sans interférer les uns avec
les autres.

L'ADSL fait partie d'une famille de technologies semblables, regroupées


sous le terme générique DSL (ou xDSL). Les différents membres de
cette famille se différencient par leur nature symétrique ou asymétrique,
les débits offerts, les longueurs de ligne compatibles avec une qualité de
service déterminée, etc. Parmi ces technologies, on peut citer le SDSL et
les VDSL et VDSL2 ; toutefois, la méthode SDSL de transmission
exploite la totalité de la bande passante de la ligne téléphonique, et ne
permet donc plus le partage de celle-ci entre un service de téléphonie
traditionnelle et la transmission SDSL.

Mais l’ADSL :

Elle divise la bande passante en 3 parties :

 Une partie pour le transport de la voix et des communications


téléphoniques ;
 Une partie pour l'envoi des données : le « upload » ;
 Une partie pour la réception des donnés : le « download ».

Le réseau ADSL offre un débit maximal allant jusqu'à 13,7 Mbs.


Cependant les lignes connaissent souvent un affaiblissement exprimé en
décibels (dB).

Pour bénéficier de tous les services ADSL, cet affaiblissement doit être
le plus faible possible :

 Avec un affaiblissement supérieur à 70 dB, vous ne pourrez pas


bénéficier de l'internet haut débit.

Avec un affaiblissement supérieur à 40 dB, vous ne Principe de

33
pourrez pas bénéficier de la télévision par internet. fonctionnement
de l’ADSL

FIGURE 19 : utilisation de la fibre grâce à l’ADSL

En conclusion de l’ADSL on peut dire la technologie ADSL fut un grand


pas dans le domaine de la télécommunication mais elle est limitée donc
une certaine Amélioration s’impose d’où l’invention de la FTTH (fiber To
The Home).

La FTTH ou « fiber to the home »:

Le terme s’utilise lorsque la fibre est déployée du nœud de raccordement


optique (là où les équipements de transmission de l’opérateur sont
implantés) jusqu’à l’abonné. Le FTTH se distingue de l’ADSL, qui utilise
des réseaux en cuivre combiné à la fibre optique.

Réseau FTTH

Figure 20 : du NRO jusqu’aux abonnes

34
LES LIAISONS DE TYPE « POINT A POINT » (P2P) :

En ce qui concerne les liaisons de type point-à- point (ou P2P pour point-
to-point), une fibre ou une paire de fibres est dédiée à chaque client.
Ainsi, dans le cas de raccordement de n clients, ce type de déploiement
nécessitera donc n fibres (ou 2n dans le cas d’un raccordement par paire
de fibres), n ports OLT au NRO et n ONU côté clients. Ce type de
solution nécessite donc des câbles de forte capacité et compte tenu du
nombre élevé d’équipements actifs, induit des conditions d’accueil
contraignantes au NRO (surface, consommation, …). Cette solution est
privilégiée pour les applications de type professionnel. Elle est utilisée
dans le cadre de raccordements résidentiels lorsque les infrastructures
d’accueil le permettent.

En ce qui concerne les applications professionnelles de type point-à-


point, il convient d’utiliser lewq sigle FTTO (Fiber To The Office) lorsque
le déploiement est réalisé dans le cadre d’une Boucle Locale Dédiée
(BLOD) et FTTE (Fiber To The Enterprise) lorsque le déploiement
s’effectue dans le cadre d’une Boucle Locale Mutualisée (BLOM). Le
sigle FTTH (Fiber To The Home) sera utilisé quant à lui dans le cas
d’applications résidentielles lorsque le Dispositif de Terminaison Intérieur
Optique (DTIO) est situé chez le client.

35
FIGURE 21 : du NRO jusqu’à l’abonnes

LES LIAISONS DE TYPE « POINT A MULTIPOINTS » (PON) :

Les réseaux de type point-à-multipoints sont de type partagé. Ils présentent


l’avantage de réduire le nombre de fibres ainsi que les équipements actifs présents
au NRO. Les réseaux point-à-multipoints aujourd’hui déployés dans les zones
moins denses sont de type PON (Passive Optical Network). Un OLT placé
au NRO permet de desservir un ensemble de clients via un arbre optique
dont les branches convergent vers des coupleurs placés en cascade dans le
réseau. Le taux de couplage aujourd’hui proposé est de 64.

FIGURE 22 : Nœud de Raccordement Optique (NRO)

Le NRO est le local qui accueille les équipements actifs de transmission


et de commutation et qui joue le rôle d’interface entre les réseaux de
collecte et d’accès. Sa dénomination montre une analogie directe avec le
NRA (nœud de raccordement d’abonnés) de la boucle locale cuivre. Il
comprend trois types de fonctions :

- les organes de terminaison et d’interface du réseau de collecte ;

- les équipements optoélectroniques du réseau d’accès (nommés «


actifs » par la suite) ;

36
- les organes passifs de répartition optique (RTO).

Suite aux décisions réglementaires de l’Arcep relatives à la mutualisation


des infrastructures, deux éléments supplémentaires interviennent dans la
chaine de transmission : le Point de Mutualisation (PM) et le Point de
Raccordement Distant Mutualisé (PRDM).

Point de Branchement Optique (PBO)

Le PBO est l’interface obligatoire pour les actions de raccordement des


abonnés individuels à partir de câbles élémentaires. Il permet un
raccordement au fil de l’eau ou exceptionnellement à 100% des locaux
raccordables dès le début. Le PBO n’est pas nécessairement situé sur le
domaine public.

Sous-Répartiteur Optique (SRO)

Des dispositifs intermédiaires peuvent exister entre le répartiteur optique


principal (RTO) du NRO et les PBO pour des raisons de
dimensionnement et de construction de l’infrastructure du réseau
d’accès, mais surtout de façon à anticiper l’implantation des PM à
l’occasion de la mise en service des réseaux et la mise en œuvre des
obligations réglementaires correspondantes. Il s’agit de points de
flexibilité qui peuvent assurer des fonctions d'affectation ou de brassage

37
des fibres entre les câbles amont et aval. Leur fonction est liée à la vie
du réseau et peut donner lieu à des interventions régulières (notamment
pour les tâches d’exploitation et de maintenance), mais leur présence
n’est pas obligatoire.

Dispositif de terminaison intérieure optique (DTIO)  :

Le DTIO est placé à l’intérieur du logement. Il constitue le point de


terminaison du câblage optique et, en ce sens, la limite de responsabilité
entre le client final et le fournisseur d’accès en ce qui concerne la
maintenance du réseau. Il assure donc l’interface avec le réseau
domestique qui fait partie de l’installation d’abonné.

Le Point de Mutualisation : (PM)

Le PM est dans le réseau en fibre optique l’endroit où sont connectées


par soudure ou brassage les fibres optiques des différents opérateurs
(partie non mutualisée) et les fibres optiques des différents abonnés
(partie mutualisée). Il existe :

- PMI (Point de Mutualisation d'Immeuble)

- PMZ (Point de Mutualisation de Zone de 360 logements),

- PMR (Point de Mutualisation de Rue de 100 logements).

Le principe de fonctionnement de la FTTH (fiber to the home) :

Du NRO partent donc les milliers de câbles en direction des domiciles


des abonnés. Mais avant de parvenir jusqu’à eux, il y a encore plusieurs
étapes comme on peut le voir dans le dessin ci-dessous. Avant le NRO,
en rouge, c'est le réseau de collecte de l'opérateur. La première partie du
réseau d'accès, en violet, est appelée « transport » et va du NRO
jusqu’au SRO (sous-répartiteur optique). La seconde, en bleue, est

38
nommée « distribution » et va du SRO au PTO (Point de Terminaison
Optique, situé chez l'abonné). En chemin, la fibre transite par le PBO
(Point de Branchement Optique), généralement placé sur le palier ou à
proximité de la maison.

FIGURE 23 : Schéma de déploiement de la fibre jusqu’à l’abonné

Avec une chambre à ouvrir tous les 1 à 2 kilomètres et nécessitant des


points de soudure de la fibre. On aboutit ainsi petit à petit au sous-
répartiteur optique appelé aussi armoire de mutualisation ou point de
mutualisation de zone (PMZ).

L’application :

Le principe du montage est assez simple :

Du NRO j’envoie une impulsion qui va partir de ce dernier pour circuler


dans tout le circuit.

A la base c’est avec des câbles à fibre optique que ce montage devrait
être réalisé mais vu l’insuffisance des ressources, le bon fonctionnement

39
sera identifié par des leds lumineuse qui s’allumeront au fur et à Mesure
que le courant passe.

Le montage comprend :

- Un local qui va me servir de Nœud de raccordement ;


- Un immeuble de 2 étages
- Deux maisonnettes
- Un boitier qui va servir de PM ou SRO
NRO (Nœud de raccordement optique)

FIGURE 24 : immeuble

- Un immeuble :

Un immeuble composé de 2 étages, qui va refléter le principe de ftth


dans les logements collectifs. Dans cette artie j’ai réduit l’intensité de
quelques afin de montrer le problème de réceptions ou d’autres
problèmes auxquels les logements collectifs sont exposés constamment.

40
FIGURE25 : LOGEMENT COLLECTIF

- Deux Maisonnettes :

Les deux maisonnettes qui sont montées en série c’est-à-dire elles se


trouves sur la même ligne, mais à ce niveau j’ai créé un problème de
réception donc la lead de la deuxième maisonnette ne va pas s’allumer
et ce qui a plusieurs causes que j’aurais à expliquer au cours de la
présentation.

41
FIGURE 26 : Les MAISONNETTES

-le PM : point de Mutualisation

Le point de Mutualisation se représenter par un petit boitier blanc,


sachant que le point de mutualisation abrite le SRO.

FIGURE 27 : point de mutualisation

42
En conclusion, la FTTH fut une grande évolution dans le domaine de la
télécommunication, elle a permis non seulement de faire bénéficier les
particuliers, aussi les entreprises.

Grâce à la ftth, la rapidité et la facilité de navigation sur le net sont


amplifiées. On verra son utilité à travers les téléchargements de fichiers,
la qualité d'image, la visualisation de vidéos, la fluidité. Sa performance
se qualifie aussi bien côté TV, notamment par le système HD (haute
définition : meilleure qualité d'image et de son) et la 3D (visualisation de
l'image projetée en 3 dimensions) et tout ça à la maison.

43
CONCLUSION GENERALE :
Ainsi, la fibre optique est la principale technologie de télécommunication
et a permis d’améliorer drastiquement ce domaine. Non seulement en
termes de quantité d'informations transmises mais également en qualité.
Nous nous demandions par quels moyens elle permet d’améliorer la
transmission d'informations. C'est grâce aux différentes fibres qui au
cours des années, offrent des débits de plus en plus élevés tel que nous
l'avons vu lors de ces travaux personnels encadrés. Son hégémonie sur
le reste des télécommunications est surtout dû au fait qu'elle est
responsable de la communication des réseaux mondiaux grâce à ses
performances hors normes, une très large bande-passante ou encore
une atténuation très faible. Elle offre ainsi, par rapport à l'ADSL une bien
meilleure qualité, un débit d'informations plus élevé.

C'est pour ces raisons que la fibre optique a surpassé les fils de cuivre
de l'ADSL et se place en tête des télécommunications.
De plus, le fait qu'elle possède une grande durée de vie d'environ 20 ans
et ne nécessite que très peu d'entretien, accentue d'autant plus cette
domination et cette première place de télécommunication au monde.
Il s'agit d'une valeur durable et sure économiquement parlant, pour les
grandes entreprises. Son plus grand défi reste tout de même de
s'implanter partout dans le monde et de desservir toute la population.

Finalement on peut conclure que la fibre optique et ses multiples


applications, ont permis de Booster le domaine de la télécommunication,
elle présente plusieurs points positifs on ne peut pas dire que son coté
négatifs n’existe pas mais il est très mince. Avec l’utilisation de la
technique de Multiplexage les opérateurs peuvent n’ont seulement
distribués la fibre à un grand nombre d’abonnés mais aussi tirer des
bénéfices assez conséquents.

44
Pour la FTTH, bien qu’elle soit l’une des nombreuses applications de la
fibre, elle est de loin la plus utilisée actuellement.

45
Webographie :
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wiz.....0..35i39j0j0i203j0i22i30j0i19j0i22i30i19j0i13i30j33i21.zbPIQgf82v
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ypfQ4PviAhUQecAKHXc9DG4QBQgrKAA&biw=1242&bih=606

[Link]
_en_telecoms_optiques_avancees

47
Table des matières
INTRODUCTION GENERALE :---------------------------------------------------------------------1
CHAPITRE1 : DESCRIPTION PHYSIQUE DE LA FIBRE OPTIQUE--------------------3
A. HISTORIQUE :...................................................................................................4
B. CONCEPTION D’UNE FIBRE OPTIQUE :........................................................6
C. CARACTERISTIQUES :.................................................................................... 8
PERTE DU SIGNAL OU ATTÉNUATION............................................................................9
D. TYPES DE FIBRE OPTIQUE :.........................................................................10
1. La fibre Monomode (SM, Single Mode en anglais) :.....................................10
2. La fibre multimode :.......................................................................................11
i. La fibre multimode à Saut d’indice :...............................................................12
ii. La fibre multimode à gradient d’indice :.........................................................12
E. COMPARAISON DES FIBRES :......................................................................14
CHAPITRE 2 : LA FIBRE OPTIQUE ET LES AUTRES SUPPORTS DE
TRANSMISSION---------------------------------------------------------------------------------------16
A. DEFINITION :.....................................................................................................17
B. LES SUPPORTS DE TRANSIMISSION GUIDES :............................................18
1. LES CABLES EN CUIVRE :..........................................................................19
2. LES FIBRESS OPTIQUES :..........................................................................21
C. LES SUPPORTS NON GUIDES (TECHNOLOGIE SANS FILS) :.....................21
D. AVANTAGES ET INCONVENNIENTS DES FIBRES.......................................23
1. AVANTAGES.................................................................................................23
2. INCONVENIENTS..........................................................................................23
CHAPITRE 3 : LES TECHNOLOGIES D’INTERCONNEXION PAR LA FIBRE
OPTIQUE------------------------------------------------------------------------------------------------25
DEFINITION :-------------------------------------------------------------------------------------------26
1. L’ARCHITECTURE D’UN RÉSEAU D’ACCÈS EN FIBRE OPTIQUE :...............................26
1.1 FTTB (Fiber to The Building):.....................................................................27
1.2 FTTC (Fiber to The Curb):..........................................................................28
1.3 FTTN OU MED (MONTÉE EN DÉBIT) - FIBER TO THE NODE...............28
1.4 FTTO (Fiber to The Office)/FTTD...............................................................29
1.5 FTTH (Fiber to The Home):........................................................................30
CHAPITRE 4 :REALISATION D’INTERCONNEXION DE SITE PAR LA
TECHNOLOGIE FTTH GRACE A L’ADSL (FIBER TO THE HOME)--------------------31
CONCLUSION GENERALE------------------------------------------------------------------------44
WEBOGRAPHIE :.......................................................................................................46

48
49

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