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Propriétés des matrices et anneaux commutatifs

Ces exercices portent sur l'algèbre linéaire et les anneaux. Le premier exercice demande si une matrice est diagonalisable ou si une autre matrice carrée existe telle que son carré soit égale à la première. Le deuxième exercice porte sur la trigonalisabilité d'une matrice. Le troisième exercice concerne le nilradical d'un anneau commutatif. Les autres exercices traitent de propriétés d'anneaux.

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Propriétés des matrices et anneaux commutatifs

Ces exercices portent sur l'algèbre linéaire et les anneaux. Le premier exercice demande si une matrice est diagonalisable ou si une autre matrice carrée existe telle que son carré soit égale à la première. Le deuxième exercice porte sur la trigonalisabilité d'une matrice. Le troisième exercice concerne le nilradical d'un anneau commutatif. Les autres exercices traitent de propriétés d'anneaux.

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Exercice 1 - *

Soit A la matrice réelle de Mn (R), n ≥ 2 telle que ai,j = δi+1 (j).


1) Cette matrice est-elle diagonalisable ?
2) Existe-t-il une matrice B ∈ Mn (R) telle que B 2 = A ?

Exercice 2 - *
 
1 0 0
Soit A = 0 0 −1. Est-elle trigonalisable ? Si oui, en proposer une trigonalisation.
0 1 2

Exercice 3 - *
Soit A un anneau commutatif. On appelle nilradical de A l’ensemble des éléments nilpotents de cet
anneau, c’est à dire {x ∈ A, ∃n ∈ N∗ , xn = 0}. Montrer que le nilradical de A est un idéal de A.

Exercice 4 - *
1) Montrer que si un anneau commutatif A ne possède que deux idéaux {0} et A, alors c’est un
corps.
2) Supposons que A est commutatif et intègre et admet un nombre fini d’idéaux. Montrer que c’est
un corps.

Exercice 5 - **
Soit n ∈ N∗ , A, B ∈ Mn (R) telles que AB − BA = B.
1) Montrer que B n’est pas inversible.
2) Montrer que pour tout k ∈ N∗ , AB k − B k A = kB k . En déduire que B est nilpotente.

Exercice 6 - **
Soit M ∈ Mn (C). Alors, il existe une condition nécessaire et suffisante sur M pour que M et 2M
soient semblables. Indication : s’intéresser aux valeurs propres de M .
On pourra utiliser le résultat suivant : si A est nilpotente, alors elle est semblable à une matrice
nulle sauf sur la sur-diagonale (où elle a des zéros ou des uns).

1
Solution 1
1) On remarque que cette matrice est nilpotente. Supposons qu’elle l’est, avec D = P AP −1 . Alors
puisque A est diagonalisable, on a donc An = 0 = P Dn P −1 , donc Dn = 0, donc D = 0, donc
A = P 0P −1 = 0, ce qui est absurde, donc A n’est pas diagonalisable (sauf si n = 1).
2) L’indice de nilpotence de A est n (se vérifie en calculant Ak par récurrence), et si un tel B existe,
alors il est nilpotent (B 2n = An = 0). Ainsi, B n = 0 et donc avec n ≥ 2 on a An−1 = B 2n−2 =
B n B n−2 = 0, ce qui contredit l’indice de nilpotence de A. Ainsi, un tel B n’existe pas.

Solution 2
On va calculer le polynôme caractéristique de A : χA = (X − 1)(X(X − 2) + 1) = (X − 1)3 . Ainsi,
on va chercher à déterminer le sous-espace propre de la valeur propre 1 : (x, y, z) ∈ ker(A − I3 ) ⇔
(y, z) = (−z, y + 2z) ⇔ y+ z =0. Ainsi,
 ce sous-espace est de dimension 2 et on a une base de
1 0
deux vecteurs propres : 0 et  1 . Enfin, on prend un autre vecteur pour compléter la base
0 −1
et dans cette base,
 la matrice
 de A est triangulaire supérieure. On peut par exemple essayer de la
1 0 0
trigonaliser en 0 1 1.
0 0 1

Solution 3
On va appliquer la définition d’un idéal (dans un anneau commutatif). D’une
  a 0 ∈ N , et
part, on
n+m−1 n + m − 1
pour x, y ∈ N , n, m leurs indices de nilpotence, (x+y)n+m−1 = i=0 xk y n+m−1−k
P
k
(on peut utiliser la formule du binôme par commutativité de la somme dans A). Dans cette somme,
tous les termes sont nuls (car l’un ou l’autre des exposants est supérieur à l’indice de nilpotence)
donc x + y ∈ N . Ainsi, N est un sous-groupe additif de A. De plus, en conservant les mêmes
notations, on aura (xy)nm = xnm y nm = 0 (par commutativité du produit dans A), donc xy ∈ N .

Solution 4
1) Soit x ∈ A. L’idéal engendré par x ne peut être que {0} ou A : dans le premier cas, x ∈ {0} donc
x = 0, et dans le deuxième cas, 1 ∈ A donc il existe y ∈ A tel que xy = 1. Ainsi, x est inversible.
Ainsi, x est nul ou inversible. Donc A est un corps.
2) Soit x ∈ A \ {0}. On va considérer la suite d’idéaux In = hxn i. Puisque A ne possède qu’un
nombre fini d’idéaux, il existe n < m tel que In = Im . Alors, on a an qui s’écrit comme am .x,
x ∈ A. Ainsi, an − am .x = 0, i.e. an .(1 − am−n .x) = 0. Puisque l’anneaux est intègre et a 6= 0, on a
am−n .x = 1, donc a est inversible d’inverse an−m−1 .x.

2
Solution 5
1) On va raisonner par l’absurde. Supposons que B est inversible. Alors tr(B −1 AB − A) = tr(In ) ⇒
0 = n, d’où une contradiction (la trace est préservée par la conjugaison).
2) On va le montrer par récurrence, sachant que l’on connaît le cas n = 1. Supposons que l’on a
AB k − B k A = kB k . Alors, AB k+1 − B k+1 A = (AB k − B k A)B + B(AB k − B k A) + B k AB − BAB k =
2kB k+1 +B(B k−1 A−AB k−1 )B = 2kB k+1 (k−1)B k+1 = (k+1)B k+1 . D’où la relation par récurrence.
On a donc tr(B k ) = 0 pour tout k ∈ N∗ , donc B est nilpotente (pour montrer ça, on peut trigonaliser
B dans C et la trace sera la somme des valeurs propres avec multiplicité puissance k et sera nulle.
On peut donc remplacer par linéarité les λki par n’importe quel P (λi ) et en choisissant bien P avec
un polynôme d’interpolation, on a λi = 0 donc toutes le spectre de B est {0} et on a fini).

Solution 6
Soit λ une valeur propre de M avec un vecteur propre x, et P inversible tel que 2M = P −1 M P .
Alors, on a M (P x) = P (2M )x = 2λP x, donc P x est un vecteur propre de valeur propre 2λ. Ainsi,
par une récurrence immédiate, tous les 2n λ sont valeurs propres de M . Or M en possède un nombre
fini, donc λ = 0. En trigonalisant A dans Mn (C) en A0 (ce qui est toujours possible), on n’a donc
que des 0 sur la diagonale, et donc A0 est strictement triangulaire supérieure, donc nilpotente. Ainsi,
A est nilpotente.
Supposons que M est  nilpotente, alors 2M l’est aussi. De plus, on peut utiliser l’indication sur M :
0 v2 . . . 0
 . . 
0 0 . . Dans une base B. Dans la base B 0 = (b1 , 2b2 . . . 2bn ),

M est semblable à  .
.
.. . 
. vn−1 
0 ... ... 0
 
0 2v2 . . . 0
 .. 
0 0 . 
la matrice de l’application linéaire canoniquement associée à M est  . 
..
, i.e.
 ..

. 2vn−1 
0 ... ... 0
exactement la matrice de 2M dans la base B. Ainsi, la M et 2M ont la même matrice dans deux
bases différentes, donc sont semblables.

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