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Propriétés des congruences et divisibilité

Ce document résume les principaux résultats sur l'arithmétique dans les entiers relatifs, notamment sur la divisibilité, les congruences, la décomposition en produit de facteurs premiers, le PGCD, le PPCM, les algorithmes d'Euclide et de Bézout.

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Préparation à l’agrégation interne de mathématiques

Arithmétique dans Z - Résumé de résultats de base

Pour référence : par exemple les livres [Mon06] et [WAC+ 02] pour plus de détails et de démons-
trations.
Sur ce thème, le travail sur un manuel de Terminale S (programme de l’enseignement de spécialité)
peut s’avérer très profitable également.

1 Divisibilité dans Z, congruences


Proposition 1.1.
1. Un sous-ensemble non-vide de N possède un plus petit élément.
2. Un sous-ensemble non-vide et minoré de Z possède un plus petit élément.
3. Quels que soient l’entier naturel b non nul et l’entier naturel a, il existe un entier naturel n tel
que a < nb. (N est archimédien).

Une liste de définitions/vocabulaires :


1. Un entier b divise un entier a (on note b|a) s’il existe un nombre entier k tel que a = b × k.
2. L’ensemble Da des diviseurs positifs d’un entier a est non vide (et fini si a est non nul).
3. L’entier a est premier si Da contient exactement deux éléments (qui sont alors 1 et |a|).
4. L’ensemble des multiples de a est aZ.
5. La notion de diviseur commun, de multiple commun à deux ( ou plus) nombres est naturelle.
6. Deux entiers a et b (ou plus. . . ) sont premiers entre eux si Da ∩ Db = {1}.

Propriété 1.1. Si c divise a et b, alors c divise toutes les combinaisons linéaires αa + βb avec α et
β entiers relatifs.

Propriété 1.2 (Sur l’existence des nombres premiers).


1. Tout nombre entier naturel n > 2 admet pour diviseur un nombre premier.
2. Tout nombre entier naturel n > 2 non premier admet un diviseur premier p vérifiant p2 6 n.
3. L’ensemble des nombres premiers est infini.

Théorème 1 (Division euclidienne). Soient a et b deux entiers avec b 6= 0.


Il existe un unique couple (q; r) (quotient ; reste) d’entiers vérifiant :

a = bq + r et 0 6 r < |b|.

Définition 1.1. Deux entiers relatifs a et b sont dits congrus modulo l’entier n si n divise b − a.
On note a ≡ b (mod n).

Remarque 1.1. Il est équivalent de dire que a et b ont même reste dans la division euclidienne par
n (si n 6= 0).

Propriété 1.3. La congruence est compatible avec les opérations usuelles (+ ; − ; × ; exponentia-
tion).

La congruence modulo n est une relationd’équivalence sur Z constituée de n classes (si n > 0).
L’ensemble quotient est (l’anneau) Z/nZ = 0; 1; . . . ; n − 1 .

1
2 Décomposition, P GCD, P P CM, Euclide, Bézout, Gauss
Théorème 2 (Décomposition en produit de facteurs premiers). Tout entier naturel n > 2
peut s’écrire de façon unique comme un produit :
i=m
Y
n= pαi i = pα1 1 pα2 2 . . . pαmm
i=1

où p1 , p2 , . . . , pm sont des nombres premiers vérifiant 2 6 p1 < p2 < . . . < pm


et α1 , α2 , . . . , αm sont des nombres entiers naturels non nuls.

Les deux définitions suivantes ne sont pas les plus habituelles mais ont l’avantage de ne pas
nécessiter d’hypothèses de non-nullité sur a et b.

Propriété et définition 2.1 (Plus Grand Commun Diviseur). Soient a et b deux entiers
relatifs. Il existe un unique entier naturel δ = P GCD(a; b) = P GCD(b; a) vérifiant :
• δ est un diviseur commun à a et b ;
• tout autre diviseur commun à a et b divise δ.

Si a et b sont non nuls, le nombre P GCD(a; b) est le dernier reste non nul obtenu en appliquant
l’algorithme d’Euclide aux entiers a et b.

Propriété et définition 2.2 (Plus Petit Commun Multiple). Soient a et b deux entiers
relatifs. Il existe un unique entier naturel µ = P P CM (a; b) = P P CM (b; a) vérifiant :
• µ est un multiple commun à a et b ;
• tout autre multiple commun à a et b est un multiple de µ.

Remarque 2.1. Le nombre µ = P P CM (a; b) vérifie aZ ∩ bZ = µZ.

Théorème 3 (Bézout). Soient a et b deux entiers relatifs.


1. il existe des entiers relatifs u et v tels que au + bv = P GCD(a; b).
2. (Corollaire) Les entiers a et b sont premiers entre eux si et seulement s’il existe des entiers
relatifs u et v tels que au + bv = 1.

Propriété 2.1. Soient a, b, c, d et k des entiers relatifs.


1. Si a|c et b|d, alors P GCD(a; b)|P GCD(c; d) et P P CM (a; b)|P P CM (c; d).
2. P GCD(ka; kb) = |k| × P GCD(a; b) et P P CM (ka; kb) = |k| × P P CM (a; b)
3. P GCD(a; b) × P P CM (a; b) = |ab|

Théorème 4 (Gauss). Soient a, b et c trois entiers relatifs.



a | bc
1. ⇐⇒ a | b
P GCD(a; c) = 1
2. Plus généralement : si P GCD(a; c) = 1 alors P GCD(a; bc) = P GCD(a; b).
3. (Corollaire) Un nombre premier p divise ab si et seulement si p divise a ou p divise b.

Références
[Mon06] Jean-Marie Monier. Algèbre MPSI, Cours, méthodes et exercices corrigés, 4eédition.
J’intègre. Dunod, Paris, 2006.
[WAC+ 02] André Warusfel, Paul Attali, Michel Collet, Christian Gautier, and Serge Nicolas.
Arithmétique. Mathématiques, Cours et exercices TS. Vuibert, Paris, 2002.

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