Audit Interne : Risques Achat-Fournisseur
Audit Interne : Risques Achat-Fournisseur
Sommaire
Introduction
Chapitre I : Présentation de l’Audit Interne
Section I : Evolution et essais de définitions de l’AI ;
Section II : Les Normes Internationales de L’Audit Interne et Le
Code de Déontologie ;
Section III : Méthodologie d’une mission d’audit interne telle qu’elle est
tracée par l’IFACI ;
Section IV : Outils de l’Audit Interne : selon l’IFACI ;
Conclusion
Table des matières
Annexes
Bibliographie- Webographie
1
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
Introduction :
2
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
2) Progrès de l’Audit :
L’Audit ne concernaient que le commissariat aux comptes qui se charger de vérifier les comptes
pour ainsi certifier les états financiers.
Le besoin de maitrise de la direction générale confrontée à la taille de l’entreprise, à l’augmentation du
volume de l’information et de l’importance de l’information financière et comptable, à la pression de
l’environnement et une délocalisation croissante des centres d’exploitation se fit sentir de plus en plus.
C’est à partir du 19ème siècle que ces pratiques se sont développées de manière systématique en
parallèle avec l’émergence de l’entreprise moderne.
Ainsi, la notion d’audit s’est élargi horizontalement, touchant les différents domaines jusqu’aux stades
décisionnels des entreprises. Aussi bien verticalement, pour s’adapter aux besoins des entreprises
publiques, des associations, de PME et filiales.
Cette généralisation de l’audit a renforcé son image de rigueur, valorisé l’identification des risques et
sa contribution à réaliser des économies à travers la maitrise des paramètres de gestion et de contrôle
de l’entreprise.
L’audit peut être appréhendé par des critères spécifiques, notamment :
Le volet Statutaire : on distingue alors :
- Un Audit légal : selon un cadre prédéfini et obligatoire correspondant à des
dispositions légales nationales.
- Un Audit Contractuel : Sollicité par un tiers ou membre de l’entreprise et défini par le
client.
1
CARASSUS David, Principes d’audit et de contrôle interne, Maitre de conférences en science de gestion,
[Link]
interne,10383
3
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
« L’Audit Interne est une activité indépendante, objective et impartiale, exercée dans une organisation
par des personnes formées, le plus souvent de l’organisation ou en équipe, menée pour produire de la
valeur ajoutée pour cette organisation en lui apportant assurances sur son fonctionnement et conseil
pour l’améliorer »
4
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
Définition :
L’Audit Interne est une activité indépendante et objective visant une maitrise des opérations de
l’entreprise par une prévention des risques et en limiter les retombées en ca de survenue pour atteindre
les objectifs de l’organisation. Et ce, à travers, une méthodologie rigoureuse, l’audit interne donne des
recommandations améliorant ainsi la qualité et le volume de la valeur ajoutée créée par les membres
de l’entité.
5
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
6
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
Les auditeurs internes établissent la confiance et offrent la base de cette confiance en leur
jugement. Les auditeurs internes accomplissent honnêtement leur mission, dans le respect de
la loi, tout en apportant leur contribution aux objectifs légitimes et moraux de l’organisation.
Les auditeurs internes font preuve du plus haut niveau d’objectivité professionnelle en
recueillant, en évaluant et en communiquant l’information. Ils tirent une évaluation équilibrée
de toutes les circonstances appropriées et ne sont pas influencés à l’excès par leurs propres
intérêts ou par d’autres. Ils évitent les activités et les relations qui pourraient être pressenties
comme des éléments fragilisant leur objectivité.
7
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
I. Phase d’étude :
La phase d’étude consiste de limiter le sujet à audité à travers une meilleur connaissance de
l’entité à auditer. Elle se décomposer en 4 temps qui se déroule de façon séquentielle à savoir :
1. Etape de reconnaissance
L'élément principal de cette étape est l’élaboration d’un plan d’approche suivant le modèle existant
dans le manuel de procédures de l’organisation. Il s’agit d’une prise de connaissance du domaine à
auditer et la décomposition du sujet de la mission en objet auditable. Les Modalités d’application du
plan d’approche se présentent comme suit:
L’analyse des risques est faite désormais sur le terrain en identifiant les forces et faiblesses apparentes
des domaines cités dans le référentiel précédemment défini. Ces éléments sont retracés dans un tableau
dit : tableau des forces et faiblesses apparentes. (Voir Outil de l’audit interne pour plus d’explication).
8
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
1. Etape planification
Durant cette étape, le responsable de mission établit un planning qui tient compte du budget alloué à la
mission, de la répartition des tâches entre auditeurs ainsi que le déroulement prévisionnel et réel de la
mission.
Budget, Allocation, Planning et suivi « BAPS » :C’est un document qui organise la mission dans le
temps « durée, dates.. » et l’espace « site, auditeurs… » de la fin de la phase d’étude à la diffusion du
rapport et les refléter par l’état d’avancement de la mission régulièrement mise à jour.
Cette étape consiste à établir la feuille de couverture qui se définit comme étant un
document décrivant les modalités de mise en œuvre d’une tâche définie dans le programme de
vérification et met en évidence les conclusions dégagées. La feuille de couverture doit spécifier le but,
les modalités d’exécution du travail et la conclusion, elle est généralement établie en deux temps :
Avant l’action : pour décrire le but de l’action et les modalités de mise en œuvre
Après l’action : pour présenter les principaux résultats et conclusions, voir les modifications
effectuées après justification.
La feuille de couverture établie par l’auditeur en charge de la section du programme de vérification et
approuvé par le chef de mission avant exécution.
9
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
1. Etape synthèse
L’audit est tenu dans cette étape à réorganiser leurs constats et conclusions pour les
présenter oralement aux responsables de l’entité auditée.
Ossature du rapport : Est élaboré à partir des problèmes figurant sur les FRAP et les
conclusions figurant sur les feuilles de couverture : F C. Il reprend l’ensemble des énoncés des
problèmes classés par thèmes dans l’ordre et avec les titres de regroupement sur lesquels ils
apparaîtront dans le rapport. Elle sera utilisée comme :
- Guide de montage et de rédaction du rapport et de relecture le responsable de l’audit
- Guide pour la rédaction d’un résumé
- Support de présentation aux sites, aux demandeurs ou au directeur général
Compte rendu final au site : CRF est la présentation orale effectuée à la fin de la mission par
le chef de mission aux principaux responsables de l’entité auditée. Il doit être programmé dans
le cadre du travail terrain. L’équipe de l’audit devra répondre de façon précise aux
explications demandées, le discours doit être conforme à ce qui a déjà été dit, constaté et
admis avec ses subordonnés.
Projet de rapport : Le rapport d’audit est communiqué aux principaux responsables concernés
pour action et à la direction pour prise de décision. Les conclusions de l’audit concernent la
capacité de l’organisation auditée à accomplir sa mission et faire développer les actions de
progrès. Le rapport d’audit connaîtra trois étapes : projet, validation et définitif. En général, le
projet de rapport comprend :
- Une introduction qui décrit :
les circonstances et les objectifs de la mission
l’étendue des travaux ; notamment leurs dates et leurs limites.
une présentation de l’entité ou la fonction audité (description,
caractéristiques, chiffres clés, organisation….)
- Le corps du rapport : Il donne en détail les éléments de réflexion que l’audit veut
partager avec les audités et leur hiérarchie, il sera organisé par thème ou fonction
abordée selon un ordre logique réfléchi, décidé (ossature du rapport). Pour être
objectif, l’auditeur ne devra pas oublier de citer les points forts ou satisfaisants et les
mentionner brièvement dans l’introduction.
2. Etape validation
Elle Constitue un moment critique de la mission car c’est la dernière chance de
convaincre et d’amorcer le suivi des recommandations. Il faudra que les constats, raisonnements et
conclusions soient compris et formulés d’une manière acceptable. Il s’agit aussi de convaincre et
d’entendre les objectifs et modifier le rapport si l’audit est convaincu. Il s’agit finalement d’apprécier
le réalisme de recommandations et de déterminer les destinataires.
10
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
Le rapport aura une dernière partie destinée à récapituler les recommandations pour les lecteurs
appelés : cahiers de recommandations. Les recommandations sont formulées d’une manière autonome
et référencées aux paragraphes qui les justifie.
Il est diffusé à ses principaux destinataires : directeur général, directeur, chef de division, chef de
service et différentes entités… la liste des destinataires est décidée par le responsable de l’audit et
jointe au rapport afin que chacun en connaisse la diffusion, il faut limiter la liste « aux besoins de
savoir pour agir »
Elle se manifeste par la diffusion périodique d’un état des actions de progrès qui communique à la
direction les suites réservées aux recommandations formulées par l’audit et éventuellement les
résultats obtenus par les actions correctives des auditées :
11
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
Le manuel d'audit constitue une documentation pratique. Il est destiné à servir de guide aux
auditeurs internes, dans le cadre des missions qu'ils sont amenés à effectuer.
Il est constitué de deux volets :
L’évaluation du contrôle interne
Les contrôles et vérifications a réalisé afin d’assurer de la bonne application des procédures
et la conformité des pratiques.
Les guides d'audit ne peuvent relater tous les cas possibles. Il revient à l'auditeur d'avoir l'initiative
de le compléter en fonction des spécificités de sa mission. Ceci bien entendu après accord du chef
de mission et, le cas échéant du responsable de la structure d’audit interne.
Ces guides d'audit sont, par conséquent, susceptibles d'être modifiés, mis à jour, complétés et
améliorés au fur et à mesure des interventions et aussi suite aux divers changements et/ou évolutions -
des structures auditées- qui pourraient être relevées lors des missions.
12
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
Pour chaque domaine audité, il faut effectuer la synthèse des informations recueilles à tous les
niveaux de son exécution (les différentes opérations, les moyens utilisés, les procédures
existantes, les contrôles effectués)
Les techniques appliquées sont principalement : l’interview, questionnaire du contrôle interne
(sont très utilisés pour préparer le TFFA), l’analyse des indicateurs économique et
financier.
1. L’interview :
C’est une technique d’analyse privilégiée pour tout diagnostic rapide d’une situation. Il permet
à l’auditeur de percevoir des nuances dans l’expression de l’audité et donc de comprendre les
situations et enrichir les analyses et à l’audité de bien comprendre la démarche et les objectifs de
l’auditeur. Il s’effectue :
Aux niveaux de direction pour rechercher les orientations, les objectifs et les
moyens retenus.
Au niveau de l’encadrement pour étudier la coordination d’ensemble entre les
structures, les activités, les moyens, les instructions données, les informations et
les contrôles clés.
Au niveau de l’exécution pour détecter les problèmes de fonctionnement de
qualité et d’application des procédures.
13
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
14
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
Semaine du : ../../..
AUDITEUR : Initiales : ….
Modalités d’exécution
15
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
Conclusion
La FRAP sert ainsi de repère, et l’objectif du travail sur le terrain devient de produire des
FRAP. Toute FRAP produite par l’auditeur, doit être approuvée par le chef de mission puis
valider avec les audités concernées au fur et à mesure des sections travail terrain.
En ce qui concerne les solutions proposées, l’auditeur doit les passer aux bons d’essai, la discussion
avec les audités sera d’autant plus fructueuse que l’auditeur aura fait l’effort de se mettre un instant à
leur place et aura pesé les conséquences pratiques de ses exigences.
FAITS :
L'événement symptomatique constaté (cet événement se voit et se constate)
Ce sont les dysfonctionnements qui se manifestent par tels incidents ou telles anomalies et qui
ont été constatées
CAUSES :
La condition non remplie ou facteur de risque : observée ou déduite, elle explique la
survenance du fait (dysfonctionnement ou anomalie)
Les causes dont la ou (les) origine(s) sont les mauvaises conditions de fonctionnement
CONSEQUENCE :
Elle est constatée par l’auditeur et/ ou l’audité ou supputé (risque)
Les conséquences ont pour impact certains ou probables une sous performance ou une perte de
valeurs suffisamment importantes
16
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
SOLUTION/ RECOMMANDATION :
La recommandation proposée pour remédier au problème (dysfonctionnement ou anomalie)
La recommandation nécessite une action précise visant à éliminer les conséquences
engendrées par les causes.
Etablie par : Approuvé par : Validé avec :
Le. . / . . / . . Le. . / . . / . . Le. . / . . / . .
Recommandation N°
Réponse Etablie par : Nom(s) Réalisée �
Fonction(s) : Retenue �
à l’étude �
Refusée �
Date :
Dates Prévues Plan d’action (détail concernant la recommandation)
Raisons pour lesquelles la recommandation est mise à l’étude (date de prise de
décision définitive)
Raisons pour lesquelles la recommandation a été refusée
17
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
L’analyse de la chaîne de valeur ajoutée peut de ce fait être suivie d’autres travaux plus
circonscrits tel que l’analyse du système d’information en vigueur.
18
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
19
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
Identifier toutes les entrées (input) et sorties (output) concernant la procédure (documents,
informations, fichiers, …),
Décomposer l’ensemble des traitements en opérations élémentaires (manuelles ou
informatiques),
Identifier les conditions et tests qui déterminent la nature des opérations, et les expliquer,
Identifier les opérations répétitives et les expliquer,
La schématisation d’une procédure doit permettre sa lecture rapide et facile. Les flèches présentent les
flux d’information doivent dans la mesure du possible :
Etre orientées de la gauche vers la droite ou de haut en bas,
Ne pas se croiser pour ne pas rendre la lecture difficile et ne pas induire à l’erreur.
20
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
DÉMARCHE
L’analyse du système d’information consiste à schématiser l’architecture fonctionnelle du système
d’information, domaine par domaine de l’entreprise dans l’objectif de mettre en évidence :
les fonctions automatisées et les fonctions manuelles,
les cycles de traitements
les fonctions critiques
les principaux fichiers et bases de données,
les principaux volumes de transactions,
l’architecture technique du système :
- matériels,
- logiciels de base, télécommunications…
La seconde étape vise à évaluer le système selon différents aspects, et tout particulièrement :
degré d’automatisation du système d’information,
disponibilité des fonctions essentielles compte tenu de la stratégie de l’entreprise et du degré
de satisfaction des utilisateurs,
intégration et cohérence du système d’information,
rapidité et sécurité du système d’information
cohérence et qualité techniques,
gestion prévisionnelle du système d’information : existence d’un schéma directeur
informatique, de projets d’amélioration….
DÉMARCHE
L’analyse des emplois et ressources humaines consiste à mettre en évidence les caractéristiques du
personnel de l’organisation en question. Pour cela, on se base sur les informations disponibles au
niveau de la base de données du personnel. A défaut, on s’attachera à faire reconstituer cette base de
données aux fins d’une analyse fiable.
21
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
22
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
23
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
L’achat est devenu un processus complexe. Une cascade de prescription et de contraintes est
imposée par l’ensemble des stakeholders aux différentes fonctions concernées par l’acte d’achat. Il
revient au responsable achat d’en assurer la bonne coordination.
La fonction achat n’intervient pas uniquement en amont du processus, mais elle constitue une fonction
carrefour entre les divers intervenants, internes et externes, du cycle achat à satisfaire. Sa politique
d’achat doit être cohérente avec la stratégie de l’organisation en termes de coût, sécurité et souplesse.
Elle doit agir de façon à assurer aux utilisateurs une disponibilité en matières, marchandises, services
et fournitures qui soient :
Conformes aux spécifications des utilisateurs et contrôlables par les réceptionnistes ;
Obtenus dans les conditions compétitives du coût net, compte tenu des opérations qui
affecteront ces achats dans l’entité et donc les charges en découlant ;
Et disponible dans la forme et les conditions nécessaires et souhaitées, sans rupture de
continuité de l’approvisionnement.
Les missions peuvent être modifiées selon l’activité de l’entreprise et la nature des biens et/ou services
à acheter et l’échelle de temps.
D’autres disposent de plusieurs services d’achat selon les procédés de fabrication, par région, par
produit ou autres distinctions. Cette répartition permet à la direction d’achat d’élargir ses
connaissances quant aux activités des différents ateliers et ainsi pouvoir agir pro activement et assurer
une proximité des utilisateurs.
Entre ces deux cas extrêmes, il y en a des entreprises à mi-chemin dans une perspective d’une
recherche plus active des solutions novatrices et une meilleure gestion de la coopération avec les
fournisseurs.
24
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
a) Relations transversales :
La fonction achat est sans doute, l’une des fonctions pour lesquelles la qualité des relations
transversales est cruciale. Sa finalité étant de servir d’intermédiaire entre l’entreprise et ses marchés
amont. Elle est un vecteur de communication entrante et sortante. Leur retard, déformation,
incomplétude sont porteurs de risque multiples :
Rupture d’activité, retards et pénalités ….mais sur le long terme, des pertes de compétitivité,
une dépendance vis-à-vis des fournisseurs.
L’achat et approvisionnement sont 2 fonctions différentes : si l’acheteur négocie le contrat,
l’approvisionneur en est le gestionnaire et le pilote. Il n’en reste pas moins qu’une conception d’une
organisation qui négligerait les interactions nécessaires entre les 2 fonctions conduirait à des risques
inacceptables pour l’entreprise.
L’Audit doit s’attacher à vérifier que les autres départements perçoivent les rôles effectifs qui
encombrent à la fonction d’achat.
b) Relations verticales :
A l’intérieur de la fonction achat elle-même :
Il est plus simple pour une entreprise ayant centralisé la fonction d’achat de limiter le champ
d’intervention des acheteurs. Ce pendant, ces relations verticales à l’interne deviennent plus
complexes à cerner si l’entreprise a déconcentré les achats atour de plusieurs sites. Il s’agira alors de
déterminer les zones de compétences de la hiérarchie opérationnelle à laquelle appartient l’acheteur
local et celle du service achat.
A cet égard, l’audit doit évaluer la cohérence des solutions choisies s’assurer qu’elles ne laissent ni
lacunes ni incertitudes et en particulier :
- L’Occasion pour les fournisseurs pour profiter de conflits de compétences ;
- Perte des économies dus au moins grand pouvoir de négociation ;
- Des Acheteurs locales étant des approvisionneurs et non pas de négociateurs.
A l’extérieur :
Si la fonction est rattachée à la direction générale, celle-ci ne garantit pas en elle-même un
comportement actif et innovateur des achats. Dans les autres situations ou elle est dépendante d’une
autre fonction, alors il n’y a pas un gage d’indépendance ni d’optimisation des coûts.
L’enjeu de la structure est de réunir les conditions les plus aptes à orienter les comportements dans le
sens de la stratégie de l’entreprise. C’est la qualité des choix structurels que l’auditeur doit évaluer.
Ainsi, si la fonction achat est liée à la DG, le souci majeur doit être de vérifier que l’éloignement des
utilisateurs est compensé par des liaisons efficaces et que les achats n’abusent pas de leur position
structurelle privilégiée.
Si les achats sont dépendant d’autres fonctions, il s’agit plutôt d’assurer que cela ne conduit pas à
perdre son intérêt global dans l’entreprise. Un aspect habituel est de vérifier que la fonction achat elle-
même et celle dont elle dépend, ne constituent pas un contre pouvoir et ne peuvent à elles de constituer
un risque de manipulation des deniers de l’entreprise.
25
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
Recéption Traitement
Recéption des Comptabili
des Réglement des
commandes sation
factures Recours
Il est à noter que chacune des ces phases, implique un ensemble d’objectifs à atteindre, entrainant des
risques potentiels. Certes, l’entreprise doit opérer par des mesures usuelles de contrôle interne et s’en
servir des assertions d’audit pour mettre une attention particulière sur certains éléments à risque.
I. Commande :
Toute commande doit être autorisée par la responsable eu égard des tarifs et conditions de
règlement et puis fait l’objet d’un bon de commande. L’émission de ce dernier est issue soit d’un
service de l’entreprise soit dans le cadre des besoins spécifiques.
Chaque commande doit être suivie quant aux délais d’exécution pour une relance systématique de
fournisseur si le délai est dépassé.
26
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
IV. Comptabilisation :
Les factures doivent être comptabilisées dès leur réception par le service comptable après
vérification des conditions de prix et de règlement.
Le service comptable tient un journal d’achat qui permet d’enregistrer dans l’ordre
chronologique les factures classées par numéro ou par fournisseur.
Chaque écriture indique :
Date de la facture :
Numéro de la pièce justificative ;
Numéro du compte fournisseur mouvementé ;
Identification du fournisseur ;
Montant TTC ;
Ventilation de la charge par destination ;
TVA récupérable ;
V. Règlement :
Après vérification de la facture originale avec le Bon de réception en termes de quantité reçues et
le BC (prix unitaires, conditions de règlement et des remises accordées), le comptable donne son visa :
un Bon à payer (BàP)
Après délivrance du BàP, les prévisions de règlement sont enregistrées sur un échéancier avec
l’indication de la date d’échéance, des références de la facture et du mode de règlement. L’original est
classé immédiatement.
Le règlement de la facture, qui peut être effectué par chèque postal ou bancaire, ou par acceptation
d’un effet, est préparé par le comptable et signé par le directeur.
27
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
28
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
6125 Achats Non stockés de Ce compte regroupe tous les achats non stockables
matières et fournitures (eau, électricité…) ou ne transitant pas par une
unité de stockage de l’entreprise tel que ceux
afférents à des fournisseurs dont les existants en
fin d’exercice sont inscrits en tant que charges
constatées d’avance au débit du compte 3491
6126 Achats de travaux, études et Il regroupe les achats HT des travaux, études et
prestations de services prestations sous traités pour le compte de
l’entreprise par des tiers.
Il est subdivisé par nature de prestation
6128 Achats de matières et Enregistre les achats de matières et fournitures des
fournitures des exercices exercices passés
antérieurs
6129 RRRO sur achats Les RRR dont bénéficie l’entreprise auprès des ses
consommés de matières et fournisseurs sont comptabilisés au cours de
fournitures l’exercice au crédit du compte avec le débit du
compte de tiers concerné.
29
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
l’exercice comptable.
4418 Autres Celui-ci est destiné à enregistrer les autres opérations avec
fournisseurs et les fournisseurs non spécifiques.
comptes rattachés
1. Les charges ne correspondants pas à des consommations de l’exercice, notamment les charges
payées ou comptabilisés d’avance, elles doivent être soustraite des charges de l’exercice par
l’intermédiaire du compte de régularisation-actif 349 ;
2. Les consommations ou les réceptions de marchandises de l’exercice qui n’ont pas été
comptabilisé au cours de l’exercice en question pour diverses raisons, dans la plupart des cas, des
factures non parvenues, constituent des charges à payer qu’il convient d’inclure dans les charges
de l’exercice par l’intermédiaire d’un compte de régularisation passif 449 ;
3. Les charges reportées ne sont pas comprises dans les charges de l’exercice. En effet, elles
concernent des services déjà rendus, mais dont les effets doivent se faire sentir que sur des
exercices ultérieurs.
Ces charges reportées sont normalement comptabilisées dans les frais d’établissement et rattachés
aux charges d’exploitation par le processus d’amortissement. Le rattachement des charges
d’exploitation à un exercice sauf dans le cas ou il s’effectue par le processus d’amortissement,
peut se faire par l’inscription au compte du créancier, soit par l’inscription dans un compte de
régularisation, ou encore par l’inscription d’un compte de provision.
30
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
La sélection et évaluation des fournisseurs est la tâche fondamentales des acheteurs pour
l’optimisation du cycle Achat-Fournisseur. L’entreprise doit disposer d’un bassin d’information lui
fournissant les données dont elle a besoin pour mener à bien son processus de sélection.
2. Catalogue :
Ils doivent fournir des descriptifs détaillés des produits : codes, spécificités, pièces de rechange,
prix, conditions de paiement…
3. Publicité :
Elle permet de s’informer sur les nouveautés. Cependant, il faut se méfier au cas où il s’agirait de
publicité mensongère.
4. Annuaire Professionnel :
Il regroupe, les entreprises appartenant à un secteur spécifique fournissant des renseignements
généraux sur celles-ci.
5. Représentants :
Un moyen privilégié de contact avec les fournisseurs potentiels
6. Echantillons :
Le fournisseur peut offrir à ces clients des échantillons de produit sollicité par ces derniers pour
en apprécier la qualité.
7. Avis :
Lorsqu’il s’agit d’un fournisseur avec lequel on n’a jamais traité, on peut demander à un confrère
à condition qu’il ne soit pas un de nos concurrents
8. Fichiers Fournisseurs :
Une source très riche, comportant l’ensemble des fournisseurs ayant déjà travaillés avec
l’entreprise fournissant le degré de performance de chacun en termes : délai, qualité, prix,
dynamisme…
31
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
Le tableau suivant présente les classifications de DICKSON et WEBER en affectant des degrés
d’importance aux critères de choix :
Avec le concept de JAT, le critère de localisation géographique a passé de la 20ème place pour
se positionner à la 5ème place. De plus, dans le cadre du partenariat, la réciprocité des relations
d’affaires est devenue aussi importante pour instaurer un climat de coopération.
Certainement, l’ordre d’importance des critères dépend des exigences de l’entreprise
acheteuses et ses spécificités.
La sélection des fournisseurs est un processus très complexe dépendant des spécificités du
donneur d’offre : secteur, taille, relation client-fournisseur…les travaux engagés dans ce
domaine montre que le triptyque : qualité, coût, délai demeure le plus utilisé.
32
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
4. Méthodes de catégories :
Elles permettent de regrouper les fournisseurs en fonction de leur positionnement
stratégique et de la criticité du produit en des catégories homogènes afin de mieux gérer le
réseau des fournisseurs.
5. Intelligence artificielle :
Contrairement aux approches quantitatives présentées auparavant, les outils de
l’Intelligence artificielle à intégrer les facteurs de sélection des fournisseurs.
33
Audit Interne du Cycle Achat-Fournisseur pour l’Identification et la 4ème Année
Maitrise du Risque 2010-2011
II. Quand ? :
L’Audit Interne peut être réalisé dans le cas d’une crise pour faire face aux difficultés de
fonctionnement et aux conflits internes qui peuvent survenir.
Aussi dans la situation ou la valeur ajoutée se détériore suite à, soit, une stagnation du coût de
revient contre une augmentation de la productivité soit à une baisse du chiffre d’affaire par
l’effet de baisse de la marge bénéficiaire.
Si les volumes traités augmentent, l’audit interne peut intervenir pour saisir l’opportunité
d’améliorer le service achat.
Ou encore, si il y a une concurrence en aval acharnée en termes de matières premières,
l’entreprise a besoin d’une optimisation des moyens ce que d’audit interne permet de vérifier.
34