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Traitement du psoas et lombalgie chez l'adulte

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L’influence d’un traitement sur le psoas dans

le cas de la lombalgie commune chez les sujets


de plus de 18 ans
Etude expérimentale randomisée contrôlée

Par Morgan DROUET, né le 16/11/1993

Mémoire présenté à l’Ecole Danhier d’Ostéopathie (93)


Soutenu publiquement le XX/XX/2021
Pour l’obtention du Diplôme d’Ostéopathie (D.O.) 2021
Conforme avec le décret n°2014-1505 du 12 décembre 2014 relatif à la formation
en ostéopathie

Ce mémoire a été évalué par un jury composé des personnes suivantes :

Chi-Hien PHUONG Président du jury

Michel LANNE Directeur de mémoire

Florence LAUVERJON Rapporteur n°1

Stéphane VANDENDRIESSCHE Rapporteur n°2


1
L’influence d’un traitement sur le psoas dans
le cas de la lombalgie commune chez les sujets
de plus de 18 ans
Etude expérimentale randomisée contrôlée

Par Morgan DROUET, né le 16/11/1993

Mémoire présenté à l’Ecole Danhier d’Ostéopathie (93)


Soutenu publiquement le XX/XX/2021
Pour l’obtention du Diplôme d’Ostéopathie (D.O.) 2021
Conforme avec le décret n°2014-1505 du 12 décembre 2014 relatif à la formation
en ostéopathie

Ce mémoire a été évalué par un jury composé des personnes suivantes :

Chi-Hien PHUONG Président du jury

Michel LANNE Directeur de mémoire

Florence LAUVERJON Rapporteur n°1

Stéphane VANDENDRIESSCHE Rapporteur n°2

2
REMERCIEMENTS

Je tiens tout d’abord à remercier ma famille qui m’a toujours soutenu tout au long
de mes études.

Je tiens également à remercier mon directeur de mémoire, M. Michel LANNE ainsi


que M. Chi-Hien PHUONG, pour leur disponibilité, leur aide précieuse et leurs
bons conseils sur ce mémoire.

Je remercie aussi les patients, sans qui ce mémoire n’aurait pas pu se faire.

Je n’oublie pas Mme Laure PRIOSET pour la relecture de cette étude, qui m’a été
bénéfique, ainsi que pour son aide sur le résumé en anglais avec l’aide de ma
collègue Mlle Lana DELICATI.

J’exprime toute ma reconnaissance à l’Ecole Danhier d’Ostéopathie, M. et Mme


DANHIER. A toute l’équipe pédagogique et notamment Mme Sihame
IKDJAIOUNE et Mme Florence LAUVERJON et encore une fois M. Michel
LANNE, qui m’ont suivi, guidé et tant appris depuis le début de ma formation. Mon
coordinateur pédagogique de cinquième année, M. Emeric SIGNORET, qui me
pousse toujours autant dans mes retranchements.

De plus, un immense merci à Mlle Lucyanne COULOT et Mlle Samia TAHYA,


mon trinôme, pour m’avoir encouragé et épaulé dans mes moments de doutes durant
ces cinq années. Plus particulièrement Mlle Lucyanne COULOT, pour avoir été
mon modèle photo.

Un tout dernier remerciement, et pas des moindres, à mon directeur, M. Sohel


Hoque, pour m’avoir encouragé, soutenu et avoir cru en moi depuis le début, et sans
qui je ne serai pas arrivé où j’en suis actuellement.

3
AVANT-PROPOS

Au départ il était prévu de faire une étude expérimentale avec beaucoup plus de
patients. Malheureusement, en vue des circonstances sanitaires actuelles dûes à la
covid-19 et du nombre de patients reçus en clinique, il était compliqué de faire une
étude expérimentale avec un nombre de patients significatifs. Il a donc été décidé
de faire l’étude sur 5 étudiants de l’Ecole Danhier d’Ostéopathie.

4
TABLE DES MATIERES

TABLE DES MATIERES ...................................................................................... 5


LISTE DES FIGURES ............................................................................................ 7
LISTE DES TABLEAUX ....................................................................................... 7
1. INTRODUCTION ........................................................................................... 8
1.1. La lombalgie commune ............................................................................ 8
1.1.1. Définition .......................................................................................... 8
1.1.2. Données épidémiologiques ............................................................... 9
1.1.3. Prise en charge ................................................................................ 10
1.2. Le rachis lombaire .................................................................................. 11
1.3. Rappels anatomique et biomécanique du Psoas ..................................... 13
1.3.1. Définition ........................................................................................ 13
1.3.2. Insertions ......................................................................................... 14
1.3.3. Trajet, Terminaison et innervation .................................................. 14
1.3.4. Biomécanique .................................................................................. 15
1.3.5. Rapports .......................................................................................... 16
1.4. Le levier lombo-pelvien ......................................................................... 16
2. MATERIEL ET METHODES....................................................................... 18
2.1. Hypothèses et objectifs ........................................................................... 18
2.2. Population et contexte ............................................................................ 18
2.2.1. Critères d’inclusion ......................................................................... 18
2.2.2. Critères de non-inclusion ................................................................ 19
2.2.3. Critères d’exclusion ........................................................................ 20
2.2.4. Critères de jugement ....................................................................... 20
2.3. Etude ....................................................................................................... 21
2.3.1. Type d’étude.................................................................................... 21
2.3.2. Déroulement de l’étude ................................................................... 21
2.4. Questionnaires et matériels .................................................................... 23
2.4.1. EIFEL .............................................................................................. 23
2.4.2. Echelle Numérique .......................................................................... 24

5
2.5. Méthodologie pratique ........................................................................... 25
2.5.1. Première consultation ...................................................................... 25
2.5.2. Deuxième consultation .................................................................... 29
2.5.3. Dernier remplissage du questionnaire ............................................. 30
2.5.4. Techniques pour le psoas ................................................................ 30
3. RESULTATS ................................................................................................. 34
3.1. Description de la population................................................................... 34
3.2. Résultats de l’étude ................................................................................ 34
3.2.1. Résultats relevés par l’échelle numérique ....................................... 34
3.2.2. Résultats relevés par l’EIFEL ......................................................... 37
4. DISCUSSION ................................................................................................ 40
4.1. Analyse des résultats .............................................................................. 40
4.1.1. Analyse des résultats de l’échelle numérique ................................. 40
4.1.2. Analyse des résultats de l’EIFEL .................................................... 40
4.2. Biais et limites ........................................................................................ 41
5. CONCLUSION .............................................................................................. 45
ANNEXES ............................................................................................................ 46
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................ 49
RESUME / SUMMARY ....................................................................................... 52

6
LISTE DES FIGURES

Figure 1 – Les vertèbres pivots ............................................................................. 13


Figure 2 – Schéma en 3D du muscle Psoas-Iliaque .............................................. 15
Figure 3 – Levier lombo-pelvien vue de profil ..................................................... 17
Figure 4 – Positionnement pour l'étirement du psoas en fente ............................. 27
Figure 5 – Positionnement pour l’étirement du psoas debout en dynamique ....... 28
Figure 6 – Positionnement pour l’étirement du psoas allongé .............................. 29
Figure 7 – Technique d'inhibition de Jones sur le psoas ....................................... 31
Figure 8 – Lumbaroll en HVBA ........................................................................... 33
Figure 9 – Valeurs de l'EN en fonction des patients au fil des consultations ....... 36
Figure 10 – Moyenne des valeurs de l'EN en fonction des groupes ..................... 36
Figure 11 – Score de l'EIFEL de chaque patient au fil des consultations ............. 38
Figure 12 – Moyenne du score de l'EIFEL en fonction des groupes .................... 38
Figure 13 – Nombre de réponses des patients sur les items de l'EIFEL ............... 39

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 – Tableau récapitulatif de la chronologie et contenu des visites .......... 22


Tableau 2 – Résultats de l’échelle numérique pour chaque consultation ............. 35
Tableau 3 – Résultats de l’EIFEL pour chaque consultation ................................ 37

7
1. INTRODUCTION

Un traitement sur le muscle psoas permet-il une amélioration plus rapide et plus
durable dans le temps dans les cas de lombalgie commune ?

1.1. La lombalgie commune

1.1.1. Définition

La lombalgie commune est une douleur située dans le bas du dos au niveau
lombaire. L’origine de cette douleur est souvent dûe aux petits muscles
intertransversaires, muscles psoas, carré des lombes et le système ligamentaire,
ainsi que le petit intervertébral (luska). Elle est sans « drapeaux rouges1 », et est
donc à dissocier d’une lombalgie symptomatique. Cette dernière étant sous-jacente
à une pathologie. Il est donc important d’éliminer tous drapeaux rouges et les
pathologies qui peuvent provoquer une lombalgie. Nous devrons donc éliminer
toute cause infectieuse, inflammatoire, tumorale, traumatique et neuronale.

La lombalgie commune se divise en 3 stades en fonction du temps que dure cette


douleur :

- La lombalgie aigüe, aussi appelée lumbago, est comme son nom l’indique
une douleur aigüe du bas du dos. Elle est souvent la conséquence d’un effort
brutal. Elle dure depuis moins de 6 semaines. Elle se caractérise par un
verrouillage lombaire souvent dû à une contraction contrariée du muscle
psoas. Avec le plus souvent une attitude antalgique où le patient sera en
inclinaison et rotation homolatérale du tronc par rapport muscle contracté.
- La lombalgie subaiguë se caractérise par des douleurs qui sont présentes
depuis 6 semaines à 3 mois

1
En ostéopathie, ils représentent les contre-indications relatives ou formelles

8
- La lombalgie chronique quant à elle se distingue par des douleurs qui sont
installées depuis plus de 3 mois ou quand il y a un schéma de lombalgie à
répétition. Du fait que la douleur soit chronique, le muscle est plus atteint
que dans un lumbago, le fait de traiter le psoas devient alors plus qu’évident.

Lorsque nous sommes face à un cas de lombalgie commune, il est important


d’évaluer son risque de passage à la chronicité. Pour cela nous pouvons identifier
les « drapeaux jaunes » ; ce sont des indicateurs psychosociaux d’un risque accru
de passage à la chronicité, nous pouvons retrouver par exemple des problèmes
émotionnels (dépression, stress, …), des problèmes liés au milieu professionnel
(insatisfaction, environnement hostile, …), …. En complément de ces drapeaux
jaunes nous pouvons également proposer un questionnaire composite (ex : STarT
Back screening tool, questionnaire Örebro, FABQ, HAD). 2, 3

1.1.2. Données épidémiologiques

Les douleurs lombaires sont les maux de notre siècle. Enormément de personne de
tout âge s’en plaignent. En commençant par la lombalgie aigue, en continuant par
la lombalgie chronique, et parfois certains allant jusqu’à la sciatique, la hernie, ….

D’après la Haute Autorité de Santé (HAS), la prévalence de la lombalgie est de 84%


sur une vie entière. Dans les cas de lombalgie commune, 90% guérissent en moins
d’un mois. Cependant, pour un quart des patients, elle récidive dans l’année. Les
10% restants passent à la chronicité.4

2
https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2019-
04/fm_lombalgie_v2_2.pdf
3
http://sectionrachis.fr/index.php/recommandation-lombalgie/questionnaires/
4
https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2019-
04/reco315_rapport_lombalgie_2019_04_02.pdf

9
D’après les données de l’institut national de recherche et de sécurité (INRS)5, en
2018, dans une population en âge de travailler, plus de deux salariés sur trois ont
déjà souffert ou vont souffrir de lombalgie. Elle représente 20% des accidents du
travail (avec comme principales causes, la manutention manuelle et les chutes) et
7% des maladies professionnelles (elle reste en constante augmentation). Dans ces
cas de lombalgies, un cas sur deux est arrivé lors de port de charges.

La durée moyenne d’un arrêt de travail pour lombalgie était en 2018 de deux mois,
celle d’un arrêt pour maladie professionnelle était d’un an. La lombalgie est la
troisième cause d’invalidité en France.

Nous retrouvons différents facteurs de risque dans tout corps de métier ; que ce
soient les manutentions manuelles, les chutes, trébuchements, les mauvaises
postures au travail, les efforts importants, … ; la lombalgie peut donc atteindre tous
les salariés.

1.1.3. Prise en charge

La prise en charge doit se faire globalement, pas seulement sur les douleurs
« physiques » mais également sur le vécu du patient, sur l’aspect psychologique et
socioprofessionnel qui peuvent impacter sur les douleurs mais également sur le
passage à la chronicité comme vu précédemment avec les drapeaux jaunes.

D’après la HAS, il est intéressant de proposer une prise en charge pluridisciplinaire


si la lombalgie commune est chronique ou en devenir. Elle peut comprendre des
kinésithérapeutes, des ostéopathes, des rhumatologues, ….

Il est important de dire à son patient de ne pas arrêter l’exercice physique car ce
dernier permet une atténuation de la lombalgie. Il va de soi de ne pas reprendre son

5
http://www.inrs.fr/risques/lombalgies/statistique.html

10
activité physique et sportive comme au premier jour, mais de l’adapter, de la
fractionner et de la reprendre progressivement.

En première intention, les médecins proposent souvent une prise en charge


médicamenteuse. Celle-ci comprend du paracétamol pour traiter la douleur et/ou
des AINS6 en fonction des antécédents du patient et après évaluation du
bénéfice/risque. La HAS nous signale qu’à l’heure actuelle, « aucun médicament
antalgique n’a prouvé d’efficacité à moyen terme sur l’évolution d’une poussée
aiguë de lombalgie. Néanmoins la prise en charge antalgique graduée, débutant par
des antalgiques de palier I, peut être mise en place pour la gestion des accès
douloureux »7. Le médecin pourra en plus proposer des séances de kinésithérapie
si la lombalgie est chronique ou à risque de le devenir.

En ostéopathie, nous allons essayer de trouver le schéma dysfonctionnel du patient


afin de traiter au mieux la lombalgie. Essayer de trouver pourquoi le patient souffre
aux lombaires. Concernant le psoas, si ce dernier est contracté, il va amener une
dysfonction ostéopathique vertébrale en tractant notamment les transverses
vertébrales en lien avec l’insertion du psoas. Nous retrouvons souvent une attitude
antalgique lors de la phase d’observation ; le patient est penché en avant, incliné du
côté homolatéral du psoas contracté et un bassin en translation.

1.2. Le rachis lombaire

Le rachis lombaire est composé de cinq vertèbres numérotées de L1 à L5. Il forme


la lordose lombaire, courbure à concavité postérieure. Les lombaires se situent entre
le rachis thoracique et le sacrum. La colonne lombaire a un rôle de répartition des
charges entre le bassin et le thorax mais également un rôle d’amortisseur.

6
Anti-Inflammatoire Non Stéroïdien
7
https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2019-
04/fm_lombalgie_v2_2.pdf

11
Certaines vertèbres sont très importantes au niveau de la colonne vertébrale, et ne
sont pas à négliger puisqu’elles ont un rôle fondamental dans la statique et la
posture. Elles sont appelées « vertèbres pivots » selon la biomécanique de
J.M. Littlejohn (ensuite repris par J. Wernham)8.

L3 sera très importante à investiguer lors des tests et traitement dans le cadre de ce
mémoire, puisqu’elle constitue avec C2 et T4 les trois vertèbres pivots de gravité
de la colonne vertébrale. Cette troisième vertèbre lombaire est essentielle dans la
mesure où c’est la seule vertèbre de la colonne où la ligne gravitaire passe au centre
de son corps, elle représente donc le centre de gravité du corps. Cette vertèbre
fonctionne particulièrement en harmonie avec T4. L3 fonctionne uniquement si les
vertèbres pivots ne sont pas en dysfonction, il conviendra donc lors du traitement
de vérifier ces dernières.

L5 fait partie des 3 vertèbres pivots de mobilité avec T9 et C5. L5 se situe au centre
du complexe ilio-lombo-sacré. Cette vertèbre est très importante car elle est entre
le reste de la colonne lombaire qui est souple, et le sacrum qui est rigide. Elle
transmet les contraintes sur le bassin.

8
http://docplayer.fr/23849887-La-biomecanique-de-littlejohn.html

12
Figure 1 – Les vertèbres pivots

1.3. Rappels anatomique et biomécanique du Psoas

1.3.1. Définition

Le muscule psoas-iliaque est un muscle bilatéral appartenant au membre inférieur,


souvent appelé « muscle psoas ». Il est en fait composé de deux corps musculaires,
le muscle psoas (lui-même composé de deux chefs musculaires) et le muscle
iliaque.

13
1.3.2. Insertions

Le muscle iliaque prend insertion au niveau de la crête iliaque et la fosse iliaque


interne.

Le muscle psoas est quant à lui composé de deux chefs musculaires :

- Le chef transversaire qui prend origine au niveau des processus transverses


de L1 à L5
- Le chef corporéal prenant origine sur les corps vertébraux de T12 à L5

1.3.3. Trajet, Terminaison et innervation

Le muscle psoas aura un trajet en avant, en dehors et en bas. Il va passer sous le


ligament inguinal, pour rejoindre le muscle iliaque, où il formera le muscle psoas-
iliaque.

Le tendon commun va cravater la coxo-fémorale vers l’avant pour se terminer sur


la face postérieure du petit trochanter au niveau du fémur.

Il est innervé par des rameaux du plexus lombaire et le nerf fémoral respectivement
pour le muscle psoas et le muscle iliaque.

14
Figure 2 – Schéma en 3D du muscle Psoas-Iliaque9

1.3.4. Biomécanique

Il est surtout fléchisseur principal de hanche mais également rotateur externe. Si les
jambes sont fixes, il permet d’effectuer une flexion, rotation controlatérale et
inclinaison homolatérale du tronc.

Il a un rôle primordial dans la marche, puisqu’il en est l’initiateur. Dans le plan


sagittal, ce muscle est stabilisateur. En effet, en complémentarité avec le muscle
carré des lombes, ils assurent la statique de la colonne lombaire et le maintien de la
bascule normale du bassin.

Lorsque nous sommes assis ou penchés (flexion du tronc), le muscle se retrouve en


position courte. Si nous nous relevons trop rapidement, il y aura une contraction
réflexe qui peut être à l’origine de douleurs lombaires.

9
http://www.osteopathe-rouard.com/post/le-psoas

15
1.3.5. Rapports

Le psoas a énormément de rapport, dans ce qui nous intéresse, nous retrouvons le


rein. Ce dernier glisse sur le psoas qui lui sert de rail. Nous pouvons observer dans
la littérature que les reins peuvent parfois déposer leurs toxines sur le fascia iliaca
(fascia entourant le psoas), le rendant ainsi plus fragile. C’est pour cette raison que
le psoas est souvent appelé, dans le langage courant, « le muscle poubelle ».

Dans les rapports, nous retrouvons également le caecum et l’appendice. Notamment


lors de l’appendicite aigüe nous pouvons retrouver le signe du psoas (douleur au
point de Mac Burney en exécutant une flexion de hanche).

Il sera donc primordial de vérifier qu’il n’y ait aucune dysfonction viscérale.

Pendant l’enfance, ce muscle permet également le façonnement du col fémoral.

1.4. Le levier lombo-pelvien

Le levier lombo-pelvien forme le relais entre la colonne vertébrale qui est flexible
et le bassin qui est relativement stable.

Ce levier est une unité qui sert de système amortisseur pour le corps et joue un rôle
dans l’équilibre de toute la colonne vertébrale. Elle comprend les 5 vertèbres
lombaires, la symphyse pubienne, et les articulations sacro-coccygienne, sacro-
iliaques et coxo-fémorales. Si l’harmonie de cette unité n’est pas assurée, les
répercussions se feront surtout au niveau de la charnière lombo-sacrée (L5/S1).

Le segment lombaire en dysfonction entraine un déséquilibre du mécanisme lombo-


pelvien. Les différentes positions de la vie courante amènent une adaptation des
courbures de la colonne vertébrale. La pratique sportive crée un surmenage lié à
l’entrainement qui va augmenter les contraintes au niveau de ce complexe qui sera
à l’origine, pour la plupart du temps, d’une exagération de la lordose lombaire.

16
Le fonctionnement de ce complexe montre que la mise en lordose lombaire dépend
de la position du bassin. Cette mise en lordose peut être de deux types :

- Type antérieur : il représente plutôt les cas aigus avec une mise en tension
du psoas et une nutation du sacrum. Dans ce cas, nous retrouvons une
fermeture du levier lombo-pelvien s’accompagnant d’une tension du muscle
petit fessier et pectiné.
- Type postérieur : il représente plutôt les cas chroniques. Le bassin est en
antéversion complète avec une traction postérieure des muscles spinaux.
Dans ce cas, il n’y a pas de fermeture complète du levier lombo-pelvien.
Nous retrouverons surtout une tension au niveau du muscle piriforme et du
carré fémoral.

Figure 3 – Levier lombo-pelvien vue de profil

17
2. MATERIEL ET METHODES

Cette étude expérimentale a été réalisé en deux groupes. Un groupe témoin avec un
traitement ostéopathique sur la lombalgie mais sans traitement sur le psoas ; et un
groupe avec un traitement ostéopathique adéquat et avec traitement sur le psoas.

2.1. Hypothèses et objectifs

Le but de l’étude est de savoir si le fait d’aller traiter le psoas apporte une
amélioration plus rapide et plus durable chez les patients atteints de lombalgie
commune.

Ce sera une étude expérimentale de 5 personnes au total, réparties en deux groupes.


Un groupe ayant reçu un traitement ostéopathique sur sa lombalgie avec traitement
du psoas, et un groupe témoin sans le traitement sur le psoas. Je me suis orienté au
départ sur une étude expérimentale avec une vingtaine de patients dans chaque
groupe. Mais la situation sanitaire actuelle ne le permet pas à cause du nombre de
patients que nous recevons en clinique.

2.2. Population et contexte

2.2.1. Critères d’inclusion

Pour participer à l’étude, les patients devaient répondre aux critères suivants :

- Sujets de plus de 18 ans (afin qu’ils soient majeurs)


- Sujets volontaires qui acceptent de participer à l’étude en signant un
consentement libre et éclairé
- Sujets atteints de lombalgie commune : d’après la HAS, elle « est définie
par une douleur située entre la charnière thoraco-lombaire et le pli fessier

18
inférieur. Elle peut être associée à une radiculalgie correspondant à une
douleur d’un ou des deux membres inférieurs au niveau d’un ou plusieurs
dermatomes. [Elle] désigne une douleur lombaire qui ne comporte pas de
signes d’alerte ». 10

2.2.2. Critères de non-inclusion

Les patients n’étaient pas inclus s’ils présentaient au moins un des critères suivants :

- Sujet de moins de 18 ans (pour exclure les pathologies de croissance)


- Sujet prenant des antalgiques (pour ne pas avoir une valeur à l’EVA biaisée)
- Femme enceinte (biomécanique différente)
- Sujet ayant une lombalgie symptomatique (avec une pathologie sous-
jacente)
o Réveil nocturne spontané en deuxième partie de nuit : permet
d’éliminer les lombalgies à critère inflammatoire
o Fièvre : permet l’élimination des infections
o Altération de l’état général (AEG avec Asthénie, Amaigrissement,
Anorexie) ou perte de poids inexpliquée : permet d’éliminer les
lombalgies à cause tumorale
o Pour éliminer les causes nerveuses comme le syndrome de la queue-
de-cheval, les sciatiques ou cruralgies ayant pour origine les hernies
discales ou compression de moelle par exemple :
▪ Irradiation dans les membres inférieurs associée à un signe
de Lasègue ou Leri positif
▪ Perte de sensibilité ou de motricité au niveau des jambes

10
https://www.has-sante.fr/jcms/c_2961499/fr/prise-en-charge-du-patient-
presentant-une-lombalgie-
commune#:~:text=La%20lombalgie%20commune%20d%C3%A9signe%20une,d
e%20plus%20de%203%20mois.

19
▪ Déficit dans le contrôle des sphincters vésicaux ou anaux
o Traumatisme récent afin d’éliminer les causes de fracture

2.2.3. Critères d’exclusion

Les patients étaient exclus en cours d’étude s’ils présentaient au moins l’un des
critères suivants :

- Sujet refusant de signer la charte


- Sujet refusant le traitement ostéopathique
- Sujet refusant les critères d’évaluation
- Sujet prenant un traitement antalgique au cours de l’étude
- Patient ne souhaitant pas continuer l’étude

2.2.4. Critères de jugement

Critères de jugement primaire : Questionnaire de la qualité de vie → EIFEL11 [Voir


Annexe A]

Critères de jugement secondaire : EN12

11
Echelle d’Incapacité Fonctionnelle pour l’Evaluation des Lombalgies
12
Echelle Numérique de la douleur

20
2.3. Etude

2.3.1. Type d’étude

Il s’agit d’une étude expérimentale randomisée contrôlée.

A cause des circonstances sanitaires actuelles et du nombre de patients reçus en


clinique, il était compliqué de faire une étude expérimentale avec un nombre de
patients significatifs. Il a donc été décidé de prendre des étudiants de l’Ecole
Danhier d’Ostéopathie. Le recrutement a été effectué par envoi de mail aux
différentes promotions de l’école.

2.3.2. Déroulement de l’étude

Pour commencer, chaque patient doit signer un consentement libre et éclairé [Voir
Annexe B] ainsi que Le formulaire RGPD [Voir Annexe C]

Ensuite une anamnèse complète suivra afin de déterminer si les patients


correspondent aux critères d’inclusion, de non-inclusion et également afin de
recueillir tous les éléments nécessaires au bon traitement de la lombalgie.

Ils seront répartis en deux groupes, un groupe témoin et un groupe test. La


répartition des patients dans les différents groupes sera effectuée par ordre
d’arrivée, par alternance. Le premier sera donc dans le groupe test, le deuxième
dans le groupe témoin, et ainsi de suite.

Le groupe témoin recevra un traitement ostéopathique pour leur douleur lombaire


mais sans traitement sur le psoas. Le groupe test aura un traitement ostéopathique
complet avec le traitement sur le psoas.

Chaque patient de chaque groupe aura le questionnaire de qualité de vie à remplir


(EIFEL) et devra quantifier sa douleur sur une échelle de 0 à 10 (EN), et cela à
chaque séance. Pour la troisième séance (trois semaines après la deuxième), le

21
remplissage du questionnaire et la note de l’échelle numérique se fera par retour
mail uniquement, n’ayant pas de consultation physique pour cette dernière.

Traitement Traitement Traitement


N°1 N°2 N°3

(J0) (J+15) (J+35)

Clinique Clinique
Mode de réalisation de la visite interne de interne de Mail
l’EDO13 l’EDO

Recueil du consentement écrit 

Recueil du formulaire RGPD 

Vérification des critères



d’inclusion et de non-inclusion

Vérification des critères


  
d’exclusion

Anamnèse  

EN   

EIFEL   

Examen clinique  

Examen ostéopathique  

Tableau 1 – Tableau récapitulatif de la chronologie et contenu des visites

13
Ecole Danhier d’Ostéopathie

22
2.4. Questionnaires et matériels

2.4.1. EIFEL

Le questionnaire de qualité de vie choisi est l’Echelle d’Incapacité Fonctionnelle


pour l’Evaluation des Lombalgies. Ce dernier est l’adaptation française du
questionnaire de Roland Morris : RMDQ14. Nous avons retenu ce questionnaire car
il a une validité de construit, en opposition au questionnaire de Dallas. Il est
également sensible au changement.15

Ce questionnaire a été validé lors de sa traduction pour les cas de lombalgie aiguë.
Puis plus tard il fut validé pour les lombalgie chronique également. Un score
supérieur à 14/24 permet de valider le passage à la chronicité16

L’EIFEL comprend 24 items qui se penchent sur différentes questions liées aux
douleurs lombaires : la marche, s’allonger, s’habiller, le sommeil, les activités
quotidiennes, ….

C’est un auto-questionnaire, c’est-à-dire que c’est le sujet lui-même qui y répond.


Il est très simple et rapide à remplir car le patient à juste à répondre par oui ou non
aux différents items, en ayant à l’esprit que les questions sont valables à l’instant t
où il effectue le remplissage du test.

Le résultat est étendu de 0 à 24 par calcul des réponses fournies. Le fait de cocher
la case donne un point, s’il ne la coche pas, aucun point n’est comptabilisé. Une
diminution d’au moins 2 à 3 points est nécessaire pour parler de modification

14
Roland Morris Disability Questionnaire
15
https://docplayer.fr/45056801-Questionnaires-d-evaluation-en-pathologie-
rachidienne.html
16
Christen A. Evaluation du risque de passage à la chronicité des patients
lombalgiques : étude pilote pour validation d’un indice prédictif de l’évolution
chronique des lombalgies [Thèse]. Rouen : UFR de médecine et de pharmacie de
Rouen ; 2016. 83p.

23
clinique significative.17 Plus le score est important, plus la lombalgie a une
répercussion fonctionnelle.

Le but étant de voir si le traitement du psoas a une réelle efficacité sur les douleurs
lombaires que ressent le patient. Si le traitement du psoas est pertinent dans les cas
de lombalgie commune, nous sommes censés retrouver un résultat qui va en
diminuant au fil des séances d’ostéopathie, voire un résultat à 0 à la fin du projet
thérapeutique.

2.4.2. Echelle Numérique

L’Echelle Numérique (EN) est une échelle d’auto-évaluation de la douleur qui est
validée par la Haute Autorité de Santé (HAS) pour les douleurs aiguës ou
chroniques. Elle peut être écrite ou orale. Nous avons choisi ici la version orale.

Le but étant de quantifier sa douleur (lombaire dans le cas présent) sur une échelle
de 0 à 10. 0 étant une absence de douleur et 10 pour une douleur maximale
imaginable.

A chaque fois que nous avons utilisée l’EN, nous avons préalablement rappelé au
patient le score qu’il avait donné à la dernière séance. Cela, afin qu’il puisse donner
une nouvelle valeur la plus juste possible en fonction de s’il a moins mal ou non
depuis la dernière fois.

Tout comme l’EIFEL, dans le cadre de cette recherche, le but est de voir si le
traitement sur le psoas a une efficacité ou non sur les douleurs lombaires tout au
long des séances.

17
Chevance J. Intérêt du maintien en emploi actif dans les armées, dans la lombalgie
commune subaiguë, étude préliminaire [Thèse]. Nancy : Université Henry
Poincaré ; 2010. 128p.

24
2.5. Méthodologie pratique

2.5.1. Première consultation

Pour la première consultation, nous avons commencé par faire signer au patient la
chartre RGPD et la lettre de consentement libre et éclairée.

Nous avons ensuite effectué une anamnèse complète sur le MDC18, les antécédents
(médicaux, traumatiques, chirurgicaux, familiaux) et les différentes sphères.
L’anamnèse nous a également permis de bien faire la vérification des critères
d’inclusion et de non-inclusion.

Lors de l’anamnèse et la phase de test, il conviendra de vérifier qu’il s’agit d’une


lombalgie commune. Si les réponses aux questions ci-dessous ou les tests sont
positifs, cela nous orientera plus vers une lombalgie symptomatique, le patient
rentrera alors dans les critères de non-inclusion :

- Causes infectieuses : Présence de fièvre


- Causes néoplasiques : AEG (asthénie, anorexie, amaigrissement), perte de
poids inexpliquée
- Causes inflammatoires : Douleur spontanée en deuxième partie de nuit,
Raideur matinale supérieure à 30 min, douleur qui ne cède pas au repos
- Causes neurologiques : parésies, perte de force, ROT19 pathologiques,
paresthésies, irradiation dans le membre inférieur avec signe de Lasègue ou
de Leri positif, déficit du contrôle des sphincters
- Causes traumatiques : chutes, accidents, test avec le diapason,
éventuellement les examens complémentaires

Lors des tests il conviendra de bien vérifier surtout les membres inférieurs (cheville,
genou, hanche), le bassin (iliaque, sacrum), le rachis dans son intégralité, le
diaphragme, ainsi que les différents cadrans viscéraux.

18
Motif de consultation
19
Réflexes ostéotendineux

25
Le traitement se fera en corrélation avec les dysfonctions retrouvées chez le patient.

En fin de consultation, nous prendrons soin de prodiguer quelques conseils aux


patients du groupe test, notamment l’étirement du psoas. Le patient pourra choisir
la technique d’étirement avec laquelle il est le plus à l’aise.

Etirement du psoas en fente :

- Le membre inférieur homolatéral du psoas à traiter est en appui sur le genou


avec la jambe au sol
- Le membre inférieur controlatéral est en triple flexion, pied au sol
- Le bras homolatéral est tendu vers le haut et vers le côté opposé, afin
d’effectuer une inclinaison du tronc et par conséquent d’étirer encore plus
le psoas
- Le patient avance son bassin vers l’avant sans effectuer de rotation et en
faisant attention à garder son dos bien droit, le regard droit devant lui
- Il maintien la position pendant 30 à 45 sec
- L’exercice sera à effectuer 3 fois de chaque côté

26
Figure 4 – Positionnement pour l'étirement du psoas en fente

Etirement du psoas debout en dynamique :

- Le patient se met en fente avant


- La jambe postérieure doit rester tendue
- Le patient amène son bassin vers le genou de la jambe antérieure
- Au même moment, il amène les bras tendus vers le haut et l’arrière jusqu’au
maximum de son amplitude
- Dès qu’il ressent l’étirement, il revient en position neutre
- L’exercice s’effectue en dynamique en réalisant 5 à 10 mouvements lents
de chaque côté

27
Figure 5 – Positionnement pour l’étirement du psoas debout en dynamique

Etirement du psoas allongé :


- Le patient est allongé sur le dos au bord de la table
- Il effectue une flexion de la hanche et de la jambe controlatérale au muscle
à traiter, de façon à la maintenir dans cette position avec ses mains au niveau
du genou
- Le membre inférieur homolatéral est laissé dans le vide afin de créer
l’étirement du psoas
- Il maintien la position pendant 30 à 45 sec
- L’exercice sera à effectuer 3 fois de chaque côté

28
Figure 6 – Positionnement pour l’étirement du psoas allongé

2.5.2. Deuxième consultation

Lors de la deuxième consultation, nous prendrons soin de vérifier qu’il n’y a pas de
critères d’exclusion et de refaire une anamnèse sur l’évolution de la douleur. Le
patient pourra alors remplir le questionnaire EIFEL et noter sa douleur sur l’échelle
numérique.

Lors de la phase de test, nous vérifierons les zones traitées lors de la première séance
et si d’autres éléments sont apparus depuis.

29
2.5.3. Dernier remplissage du questionnaire

Trois semaines après la deuxième séance, les patients ont été contactés afin qu’ils
remplissent et renvoient par mail une dernière fois le questionnaire EIFEL.

2.5.4. Techniques pour le psoas

Deux techniques ont été retenues pour travailler sur le psoas. Une technique
d’inhibition de Jones et une technique en HVBA20 au niveau métamérique.

Technique d’inhibition de Jones21 :

- Le patient est en décubitus dorsal. La hanche du côté à traiter est en flexion


- Le praticien est en fente avant.
Sa main externe repère le Psoas (situé au 2/3 externe sur la ligne entre
l’ombilic et l’EIAS homolatérale) en s’aidant d’une flexion contrariée de
hanche. Il effectue ensuite une pression en profondeur en direction
postérieure vers le ventre du psoas.
Sa main interne est posée sur le genou du patient
- Action : le praticien effectue de petits arcs de mouvement avec la jambe du
patient (plus ou moins de flexion de hanche, inclinaison et rotation) tout en
maintenant la pression sur le psoas de l’autre main afin d’effectuer une
inhibition de celui-ci pendant 90 secondes.

20
Haute Vélocité, Basse Amplitude. Technique structurelle en ostéopathie
21
Nicholas AS, Nicholas EA. Atlas des techniques ostéopathiques. 2th ed. Maloine.
2019. p. 201

30
Figure 7 – Technique d'inhibition de Jones sur le psoas

Technique pour les lombaires en HVBA (Lumbaroll) – travail métamérique sur le


psoas) :

Le psoas étant innervé par le plexus lombal, il conviendra de travailler sur les
vertèbres en relation (L1, L2, L3, L4).

- Le patient est en latéro-cubitus, coussin sous la tête


- Verrouillage du levier supérieur par traction du membre supérieur (vers
l’avant et le haut) qui est sur la table, jusqu’à la vertèbre en dysfonction
- Verrouillage du levier inférieur : en effectuant une traction de la jambe qui
se trouve sur la table, puis une flexion ou extension de hanche

31
(respectivement pour une dysfonction d’extension ou de flexion). L’autre
jambe est amenée en triple flexion jusqu’à sollicitation de la vertèbre sous-
jacente à la dysfonction
- Les mains du patient sont croisées sur son flanc au niveau de l’étage à traiter,
et sa tête est tournée vers le plafond
- Le praticien est debout faisant face au patient, au niveau de la zone à traiter
- Le bras céphalique du praticien passe entre le bras et le tronc du patient afin
de stabiliser le levier supérieur, son pouce contrôlant la vertèbre en
dysfonction
- L’avant-bras du praticien prend appui sur l’aile iliaque, son buste venant
renforcer l’appui
- Le praticien exerce une mise en tension du levier inférieur, avec l’aide de
son avant-bras, en direction antérieure et podale ou antérieure et céphalique
(respectivement pour une dysfonction en extension afin de désimbriquer les
vertèbres ou pour une dysfonction en flexion afin d’imbriquer les vertèbres)
afin de réaliser une rotation et inclinaison de la vertèbre sous-jacente par
rapport à la vertèbre en dysfonction
- Thrust22 en majorant les paramètres

22
Ajustement articulaire

32
Figure 8 – Lumbaroll en HVBA

33
3. RESULTATS

Durant la période de l’étude, 5 sujets ont accepté de participer à l’expérimentation.


Cependant à cause de la fermeture de l’école et des vacances scolaires, seuls deux
sujets ont pu être inclus dans l’étude. Ces 2 sujets étaient séparés en 2 groupes : 1
sujet dans le groupe témoin et 1 sujet dans le groupe test.

3.1. Description de la population

A cause de la situation sanitaire, il était plus judicieux de prendre des étudiants de


l’école pour participer à l’étude. La tranche d’âge est donc de 20 à 24 ans, la
moyenne d’âge étant de 22 ans. Pour le sexe ratio, il n’y avait que des hommes. Ce
n’était pas en choix. Si nous avions pu prendre les cinq patients prévus au départ,
nous aurions eu 80% d’hommes pour 20% de femmes ; la moyenne d’âge aurait été
sensiblement la même (21,6 ans).

3.2. Résultats de l’étude

3.2.1. Résultats relevés par l’échelle numérique

Ci-dessous, le tableau récapitulatif des notes de l’échelle numérique de la douleur


après chaque consultation sur les patients sélectionnés. Il a été demandé à chaque
patient d’évaluer sa douleur sur une échelle de 0 à 10. Les résultats entre les patients
ne sont pas forcément significatifs car chaque personne n’a pas la même sensibilité
à la douleur. Cependant il est intéressant et beaucoup plus significatif de comparer
ces résultats au niveau de son évolution au fil du temps sur un même patient. Pour
une meilleure clarté nous avons pris soin d’indiquer à quel groupe les patients
faisaient partie.

34
ECHELLE NUMERIQUE
Post
Consultation 1 Consultation 2
consultation
Patient 1 4 1,5 0
Groupe témoin Patient 2 / / /
Moyenne 4 1,5 0
Patient 3 5 1 0
Patient 4 / / /
Groupe traité
Patient 5 / / /
Moyenne 5 1 0

Tableau 2 – Résultats de l’échelle numérique pour chaque consultation

Les deux graphiques ci-dessous représentent les valeurs de 0 à 10 de l’échelle


numérique.

La figure 9 représente donc la cotation de la douleur de chaque patient sur chacune


de leur consultation. Comme indiqué sur le tableau précédent, les 2 premiers
patients font partie du groupe témoin, et les 3 derniers patients font partie du groupe
test.

La figure 10 montre la moyenne de ces valeurs par consultation. Sur ce graphique


nous avons distingué le groupe témoin du groupe test, afin de mieux visualiser
l’efficacité du traitement prodigué sur les sujets.

35
6

5
5

4
4

2
1,5
1
1

0 0
0
PATIENT 1 PATIENT 2 PATIENT 3 PATIENT 4 PATIENT 5

Consultation 1 Consultation 2 Post consultation

Figure 9 – Valeurs de l'EN en fonction des patients au fil des consultations

5
5

4
4

2
1,5
1
1

0 0
0
GROUPE TÉMOIN GROUPE TRAITÉ

Consultation 1 Consultation 2 Post consultation

Figure 10 – Moyenne des valeurs de l'EN en fonction des groupes

36
3.2.2. Résultats relevés par l’EIFEL

Ce tableau montre les notes prélevées de l’Echelle d’Incapacité Fonctionnelle pour


l’Evaluation des Lombalgies, à la fin de chaque consultation, et ce sur chaque
patient reçu lors de l’étude. La note allant de 0 à 24 point(s).

EIFEL
Post
Consultation 1 Consultation 2
consultation
Patient 1 5 2 1
Groupe témoin Patient 2 / / /
Moyenne 5 2 1
Patient 3 2 1 0
Patient 4 / / /
Groupe traité
Patient 5 / / /
Moyenne 2 1 0
Tableau 3 – Résultats de l’EIFEL pour chaque consultation

Les histogrammes ci-dessous représentent les scores de l’échelle d’Incapacité


Fonctionnelle pour l’Evaluation des Lombalgies.

La figure 11 représente ce score pour chaque patient en fonction de chaque


consultation. Comme pour le graphique sur l’échelle numérique (figure 7), les 2
premiers patients correspondent au groupe témoin et les 3 derniers patients font
partie du groupe traité.

La figure 12 montre la moyenne des scores EIFEL des patients, nous avons organisé
l’histogramme par groupe à l’instar de la figure 8, pour une meilleure visualisation
et lecture des résultats, afin de mieux se rendre compte de l’efficacité du traitement.

37
6

5
5

2 2
2

1 1
1

0
0
PATIENT 1 PATIENT 2 PATIENT 3 PATIENT 4 PATIENT 5

Consultation 1 Consultation 2 Post consultation

Figure 11 – Score de l'EIFEL de chaque patient au fil des consultations

5
5

2 2
2

1 1
1

0
0
GROUPE TÉMOIN GROUPE TRAITÉ

Consultation 1 Consultation 2 Post consultation

Figure 12 – Moyenne du score de l'EIFEL en fonction des groupes

38
3

2
2

1 1 1 1 1 1 1 1 1
1

0
ITEM 2 ITEM 10 ITEM 11 ITEM 13 ITEM 14 ITEM 21

Consultation 1 Consultation 2 Post Consultation

Figure 13 – Nombre de réponses des patients sur les items de l'EIFEL

La figure ci-dessus représente tous les items que les patients ont cochés sur le
questionnaire de Roland-Morris. Pour une meilleure clarté, nous avons supprimé
les items qui n’ont pas été choisis. Le questionnaire complet est disponible en
Annexe A.

Pour rappel, voici à quoi correspondent les items sélectionnés pour la figure 13 :

- Item 2 : Je change souvent de position pour soulager mon dos


- Item 10 : Je ne reste debout que de courts moments à cause de mon dos
- Item 11 : A cause de mon dos, j’essaie de ne pas me baisser ni de
m’agenouiller
- Item 13 : J’ai mal au dos la plupart du temps
- Item 14 : A cause de mon dos, j’ai des difficultés à me retourner dans mon
lit
- Item 21 : A cause de mon dos, j’évite de faire de gros travaux à la maison

39
4. DISCUSSION

4.1. Analyse des résultats

4.1.1. Analyse des résultats de l’échelle numérique

Si nous nous intéressons à l’évolution entre la première et deuxième séance, en


considérant que lorsque le score descend à 0, nous sommes alors à 100%
d’amélioration, car le patient ne présente plus de douleur. Pour le groupe témoin
nous avons une diminution de l’intensité de la douleur de 62,5% et pour le groupe
traité, une amélioration de 80%.

Si nous regardons de plus près l’évolution globale entre la première et la dernière


consultation, nous retrouvons une diminution de la douleur de 100% pour le groupe
témoin, et également de 100% pour le groupe traité.

Dans les deux groupes, à la fin de l’étude, les patients notent leur douleur à 0/10 au
niveau de l’échelle numérique.

Nous pouvons donc en déduire d’après ces résultats, que si nous traitons le psoas
lors des cas de lombalgie commune, nous avons une amélioration de la douleur plus
importante et plus rapide, et cela dès la première séance. Nous pouvons le constater
car le patient témoin diminue sa notation de 4 à 1,5/10, alors que le patient traité
diminue de 5 à 1 entre les deux premières séances.

4.1.2. Analyse des résultats de l’EIFEL

Si nous voulons comparer les patients entre eux, ce critère d’évaluation est plus
significatif que l’échelle numérique. L’EN dépendant de la sensibilité de chacun,
nous pouvons comparer l’évolution sur un même patient, mais il est plus compliqué
de le faire entre les patients. Contrairement au questionnaire EIFEL, les patients
donnent des réponses fermées (par « oui » ou « non ») à des questions précises et

40
identiques pour chaque patient. Nous pouvons alors dans ce cas mieux comparer
les résultats entre chaque sujet ou entre les deux groupes d’étude.

Si nous comparons les résultats entre la première et la deuxième consultation, nous


pouvons constater une amélioration pour le groupe témoin de 60% et pour le groupe
traité de 50%. A la vue de ces résultats, ils nous orienteraient sur le fait qu’une
technique d’inhibition sur le psoas n’aurait pas forcément d’impact sur le traitement
de patient atteint de lombalgie commune.

Néanmoins, en regardant l’évolution sur les trois consultations, le groupe traité


aurait une amélioration de 100% alors que le groupe témoin aurait une évolution
positive de 80% entre la première et la dernière séance.

Nous pouvons en déduire que le traitement sur le psoas ne donnerait pas d’évolution
positive rapidement sur les troubles de lombalgies communes, mais pourrait
toutefois être efficace, plus avantageux, sur le long terme. Sans traitement sur le
psoas, il faudrait surement plus de séances afin de soigner les lombalgies.

4.2. Biais et limites

Plusieurs biais et limites sont à prendre en considération

Tout d’abord au niveau de l’effectif de l’échantillon. Un biais non négligeable pour


cette étude. Finalement, à cause des conditions actuelles et du retard pris lors de
cette année, seule deux patients ont été pris pour ce mémoire expérimental, un
patient témoin et un patient test. Ce nombre de patient ne nous permet pas d’avoir
de véritable résultat exploitable. Il aurait fallu une population beaucoup plus
importante pour avoir des résultats plus significatifs.

La tranche d’âge est également à prendre en compte. En effet, ce mémoire devait


être réalisé sur des personnes de plus de 18 ans. Or il a été choisi de prendre des
sujets jeunes (des étudiants de l’Ecole Danhier d’Ostéopathie). Prendre des patients

41
de la clinique interne était compliqué pour deux raisons. La première raison étant
le nombre de patients en clinique, qui n’était pas assez nombreux cette année à
cause des raisons sanitaires entre autres choses, et le ratio sur les lombalgiques reçu
en clinique était encore plus faible. La seconde est que nous ne connaissons pas les
motifs de consultation des patients avant de les voir en consultation ; ils sont
attribués à l’avance à chaque étudiant. Il était donc impossible d’attribuer tous les
lombalgiques à un même étudiant

Le choix du questionnaire. Il a été décidé de prendre le questionnaire de Roland


Morris (EIFEL) puisqu’il avait une validité de construit contrairement au
questionnaire DALLAS (DPQ23 en anglais). Cependant ce dernier est très souvent
utilisé malgré tout. Il permet d’ailleurs d’avoir plus de résultats, les questions étants
divisées en quatre domaines (répercussion sur les activités quotidiennes,
répercussion sur le rapport activités professionnelles/loisirs, répercussion sur le
rapport anxiété/dépression et répercussion sur la sociabilité) et donc quatre fois plus
de chiffre. Il permet également de mieux nuancer ces résultats puisque chaque item
est divisé en 5 à 8 segments, chaque segment correspondant à un point
supplémentaire. Le fait de pouvoir nuancer sa réponse aurait pu apporter des
résultats tout autre, car avec l’EIFEL certains avait du mal à répondre par oui ou
non.

Les résultats au score de Roland Morris sont faibles dès la première consultation.
D’où l’intérêt de se poser la question plus haut, du changement de questionnaire.
Un panel de patients avec des résultats plus élevés dès le début aurait pu donner une
conclusion plus intéressante. Ceci est sans doute également dû à la population
incluse à cette étude, j’entends par là que c’était des jeunes patients. D’après le site
de l’assurance maladie24, l’âge est un facteur à prendre en considération. En effet
les problèmes de lumbago arrivent surtout chez les plus de 30 ans, et sont souvent

23
Dallas pain questionnaire
24
https://www.ameli.fr/seine-saint-denis/assure/sante/themes/lombalgie-
aigue/comprendre-lombalgie

42
plus sévères passé cet âge. Ils précisent tout de même que les lombalgies touchent
de plus en plus les jeunes avec le développement de la sédentarité et l’inactivité. Il
aurait été plus intéressant d’avoir des patients de tout âge, un panel d’âge plus large
ou en tout cas de plus de 30 ans. Mais cela n’était pas possible à cause du biais
expliqué précédemment sur la tranche d’âge reçue pour l’étude.

Un traitement holistique. Lors du traitement ostéopathique nous avons utilisés


notamment un des cinq principes de l’ostéopathie qui est la globalité. Nous avons
fait un traitement selon le motif de consultation qui était la lombalgie, mais surtout
un traitement en fonction de ses antécédents, des résultats retrouvés pendant les
tests et de son schéma dysfonctionnel. Il n’y avait donc pas de protocole, le
traitement n’est pas reproductible sur tous les patients souffrant de lombalgie
commune. Pour un patient, nous sommes partis sur une chaîne montante d’une
entorse de cheville, et pour l’autre d’un trouble digestif. Etant sur un mémoire en
ostéopathie il se fallait de mettre en avant les cinq principes ostéopathiques, un
travail purement de recherche aurait amené à faire tout autrement.

Le traitement sur les vertèbres lombaires. En fonction du schéma dysfonctionnel du


patient, nous avons tout de même traité les vertèbres en dysfonction, que ce soit en
fonctionnel ou en structurel et qu’il soit du groupe témoin ou du groupe test. Or, le
psoas s’insérant notamment sur les vertèbres lombaires, nous pouvons avoir un
impact sur ce muscle, indirectement, en corrigeant une vertèbre lombaire.

La technique d’inhibition sur le psoas était-elle adaptée ? Nous aurions pu


également décider de faire une technique myotensive, fonctionnelle ou d’étirement,
voir même s’adapter en fonction du patient, du caractère aigue ou chronique de la
lombalgie. Mais afin d’avoir une constante sur le traitement du psoas, nous avons
pris la décision de traiter celui-ci par une technique de Jones.

L’effet placebo. Il existe dès lors que nous nous intéressons au patient et à ces
douleurs, que nous nous montrons bienveillant envers lui. Le simple fait de poser
ses mains sur le patient sans rien faire, ce dernier peut se sentir déjà mieux. Le fait
d’aller voir la zone douloureuse (les lombaires) même si nous ne faisons rien dessus,

43
laisse penser aux patients que nous sommes déjà en train de le soigner. Cet effet
correspond à un pourcentage non négligeable dans la guérison du patient.

L’expérience du praticien. Elle est également à prendre en compte. Etant en fin de


cursus en formation initiale, l’expérience est novice dans le domaine de
l’ostéopathie au niveau des techniques et du résonnement ostéopathique. Si cette
étude était réalisée avec plus d’année d’expérience, les résultats seraient sans nul
doute différents.

Le nombre de consultations. Avec le retard pris au courant de cette année pour


diverses raisons, le nombre de séances était fixé à trois (deux séances de traitement
ostéopathique et une séance de remplissage de questionnaire en supplément). Dans
l’idéal, il aurait fallu plus de séances et de plus en plus espacées afin de mieux se
rendre compte de l’efficacité du projet thérapeutique mais également afin de mieux
répondre à une autre partie de la problématique qui était de savoir si un traitement
sur le psoas permettait une meilleure durabilité dans le temps sur les soins de la
lombalgie.

44
5. CONCLUSION

Le but de cette étude était de vérifier si un traitement sur le psoas pouvait avoir un
bénéfice sur la durée de guérison des lombalgies communes, autrement dit si nous
pouvions soigner le patient plus rapidement, avec moins de séances, quand nous
traitions le psoas. Mais également de savoir si le soin serait plus durable, c’est-à-
dire, si le patient n’aurait pas de récidive ou s’il y avait récidive, si celle-ci arriverait
plus tardivement avec un traitement sur le psoas que si nous n’avions pas traité le
psoas en amont.

Nous ne pouvons pas définir une conclusion claire notamment dûe à l’effectif de
patients reçus. Les résultats ne sont donc pas significatifs.

Si nous nous référerons tout de même aux résultats produits lors de l’étude, l’échelle
numérique nous permet de dire que nous avons bien une amélioration plus
importante quand nous traitons le psoas, le patient test diminuant sa douleur de plus
de point sur l’EN que le patient témoin. Cependant, pas forcément plus rapide
puisque qu’il a fallu deux séances d’ostéopathie pour les deux groupes afin que les
patients ne ressentent plus de douleur.

En se référant au questionnaire de qualité de vie, le groupe témoin a eu une


amélioration plus importante au bout d’une séance comparé au groupe test.
Cependant au bout de deux séances, le groupe traité a eu une amélioration de 100%,
alors que le patient témoin avait encore la case de l’item 2 cochée : Je change
souvent de position pour soulager mon dos.

La conclusion finale, suite à ces résultats, serait que le fait d’aller traiter le psoas
entraine une amélioration plus importante dès la première séance, mais pas
forcément plus rapide puisqu’il faudrait un minimum de deux séances nécessaires.

Pour la question sur la durabilité des soins, nous n’avons malheureusement pas pu
répondre à la question, puisqu’il aurait fallu suivre les patients sur plusieurs mois,
et cela était impossible.

45
ANNEXES

ANNEXE A : Echelle d’Incapacité Fonctionnelle pour l’Evaluation des


Lombalgies (EIFEL)

46
ANNEXE B : Lettre de consentement libre et éclairé

47
ANNEXE C : Formulaire RGPD

48
BIBLIOGRAPHIE

Sites internet :

Ameli.fr. Lombalgie ou mal de dos, de quoi parle-t-on ? [Internet]. 15 Mai 2020


[Consulté le 19/04/2021]. Disponible sur : https://www.ameli.fr/seine-saint-
denis/assure/sante/themes/lombalgie-aigue/comprendre-lombalgie
Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé (ANAES). Diagnostic,
prise en charge et suivi des malades atteints de lombalgie chronique [Internet]. Déc
2000 [Consulté le 19/04/2021] ; [95 p.]. Disponible sur : https://www.has-
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Antalvite. L’échelle numérique (EN) [Internet]. [Consulté le 13/04/2021] ; [2 p.].
Disponible sur : http://www.antalvite.fr/pdf/echelle_numerique.pdf
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Christen A. Evaluation du risque de passage à la chronicité des patients
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Gourmelen J, Chastang JF, Ozguler A, Lanoë JL, Ravaud JF, Leclerc A. Fréquence
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Tibi J. Impact d’un traitement ostéopathique sur la phase plateau au cours d’un
régime nutritionnel dans le cadre d’une surcharge pondérale [Mémoire]. Paris :
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Dauphine d’Ostéopathie (IDO) ; 2013. 54p.

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RESUME / SUMMARY
RESUME
INTRODUCTION : La lombalgie commune est un trouble musculo-squelettique
de plus en plus fréquent dans la population. Le psoas est en lien direct,
anatomiquement parlant, avec les vertèbres lombaires.
BUT DE L’ETUDE : Evaluer si un traitement sur le psoas permet une amélioration
plus rapide et durable de la douleur chez les lombalgiques.
METHODES : Etude expérimentale randomisée contrôlée. Présentant deux sujets :
un témoin et un testé. Le témoin recevra un traitement sans techniques directes sur
le psoas et le testé bénéficiera d’un traitement avec une technique d’inhibition sur
le psoas. Il y aura trois séances. Les résultats seront apportés par deux critères
d’évaluation différents : l’Echelle Numérique (EN) de la douleur et le questionnaire
de Roland-Morris (EIFEL).
RESULTATS : 100% du groupe traité n’a plus de douleur en fin d’étude. Alors que
le groupe témoin présente toujours une gêne à la troisième séance.
CONCLUSION : L’effectif de l’échantillon ne permet pas d’avoir une réelle
conclusion. Les résultats tendraient tout de même vers une amélioration plus rapide
avec un traitement sur le psoas.
MOTS-CLES : Ostéopathie, Lombalgie, Psoas, Evolution de la douleur.

SUMMARY
INTRODUCTION : Low back pain is a musculoskeletal disorder increasingly
common in the population. Anatomically, the psoas muscle is directly connected to
the lumbar vertebrae.
PURPOSE OF THE STUDY : To assess if a treatment on the psoas muscle allows
a faster and lasting improvement of pain for patients suffering from low back pain.
METHODS : Randomized controlled experimental study. Presenting two subjects :
one control subject and one test subject. The control subject will receive a treatment
without direct techniques on the psoas muscle, and the test subject will receive an
osteopathic treatment in addition to a psoas inhibition technique. There will be three
sessions. The results will be provided by two differents evaluations norms : The
Numerical Rating Scale (NRS) and the Roland Morris Disability Questionnaire
(RMDQ).
RESULTS : 100% of the treated group feels no longer pain at the end of the study.
While the controled group still presents discomfort at the third session.
CONCLUSION : The sample size does not allow a real conclusion to be drawn.
The results would still tend towards a faster improvement with a treatment on the
psoas muscle.
KEYWORDS : Osteopathy, Low back pain, Psoas muscle, Impact on pain.

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