Traitement du psoas et lombalgie chez l'adulte
Traitement du psoas et lombalgie chez l'adulte
2
REMERCIEMENTS
Je tiens tout d’abord à remercier ma famille qui m’a toujours soutenu tout au long
de mes études.
Je remercie aussi les patients, sans qui ce mémoire n’aurait pas pu se faire.
Je n’oublie pas Mme Laure PRIOSET pour la relecture de cette étude, qui m’a été
bénéfique, ainsi que pour son aide sur le résumé en anglais avec l’aide de ma
collègue Mlle Lana DELICATI.
3
AVANT-PROPOS
Au départ il était prévu de faire une étude expérimentale avec beaucoup plus de
patients. Malheureusement, en vue des circonstances sanitaires actuelles dûes à la
covid-19 et du nombre de patients reçus en clinique, il était compliqué de faire une
étude expérimentale avec un nombre de patients significatifs. Il a donc été décidé
de faire l’étude sur 5 étudiants de l’Ecole Danhier d’Ostéopathie.
4
TABLE DES MATIERES
5
2.5. Méthodologie pratique ........................................................................... 25
2.5.1. Première consultation ...................................................................... 25
2.5.2. Deuxième consultation .................................................................... 29
2.5.3. Dernier remplissage du questionnaire ............................................. 30
2.5.4. Techniques pour le psoas ................................................................ 30
3. RESULTATS ................................................................................................. 34
3.1. Description de la population................................................................... 34
3.2. Résultats de l’étude ................................................................................ 34
3.2.1. Résultats relevés par l’échelle numérique ....................................... 34
3.2.2. Résultats relevés par l’EIFEL ......................................................... 37
4. DISCUSSION ................................................................................................ 40
4.1. Analyse des résultats .............................................................................. 40
4.1.1. Analyse des résultats de l’échelle numérique ................................. 40
4.1.2. Analyse des résultats de l’EIFEL .................................................... 40
4.2. Biais et limites ........................................................................................ 41
5. CONCLUSION .............................................................................................. 45
ANNEXES ............................................................................................................ 46
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................ 49
RESUME / SUMMARY ....................................................................................... 52
6
LISTE DES FIGURES
7
1. INTRODUCTION
Un traitement sur le muscle psoas permet-il une amélioration plus rapide et plus
durable dans le temps dans les cas de lombalgie commune ?
1.1.1. Définition
La lombalgie commune est une douleur située dans le bas du dos au niveau
lombaire. L’origine de cette douleur est souvent dûe aux petits muscles
intertransversaires, muscles psoas, carré des lombes et le système ligamentaire,
ainsi que le petit intervertébral (luska). Elle est sans « drapeaux rouges1 », et est
donc à dissocier d’une lombalgie symptomatique. Cette dernière étant sous-jacente
à une pathologie. Il est donc important d’éliminer tous drapeaux rouges et les
pathologies qui peuvent provoquer une lombalgie. Nous devrons donc éliminer
toute cause infectieuse, inflammatoire, tumorale, traumatique et neuronale.
- La lombalgie aigüe, aussi appelée lumbago, est comme son nom l’indique
une douleur aigüe du bas du dos. Elle est souvent la conséquence d’un effort
brutal. Elle dure depuis moins de 6 semaines. Elle se caractérise par un
verrouillage lombaire souvent dû à une contraction contrariée du muscle
psoas. Avec le plus souvent une attitude antalgique où le patient sera en
inclinaison et rotation homolatérale du tronc par rapport muscle contracté.
- La lombalgie subaiguë se caractérise par des douleurs qui sont présentes
depuis 6 semaines à 3 mois
1
En ostéopathie, ils représentent les contre-indications relatives ou formelles
8
- La lombalgie chronique quant à elle se distingue par des douleurs qui sont
installées depuis plus de 3 mois ou quand il y a un schéma de lombalgie à
répétition. Du fait que la douleur soit chronique, le muscle est plus atteint
que dans un lumbago, le fait de traiter le psoas devient alors plus qu’évident.
Les douleurs lombaires sont les maux de notre siècle. Enormément de personne de
tout âge s’en plaignent. En commençant par la lombalgie aigue, en continuant par
la lombalgie chronique, et parfois certains allant jusqu’à la sciatique, la hernie, ….
2
https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2019-
04/fm_lombalgie_v2_2.pdf
3
http://sectionrachis.fr/index.php/recommandation-lombalgie/questionnaires/
4
https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2019-
04/reco315_rapport_lombalgie_2019_04_02.pdf
9
D’après les données de l’institut national de recherche et de sécurité (INRS)5, en
2018, dans une population en âge de travailler, plus de deux salariés sur trois ont
déjà souffert ou vont souffrir de lombalgie. Elle représente 20% des accidents du
travail (avec comme principales causes, la manutention manuelle et les chutes) et
7% des maladies professionnelles (elle reste en constante augmentation). Dans ces
cas de lombalgies, un cas sur deux est arrivé lors de port de charges.
La durée moyenne d’un arrêt de travail pour lombalgie était en 2018 de deux mois,
celle d’un arrêt pour maladie professionnelle était d’un an. La lombalgie est la
troisième cause d’invalidité en France.
Nous retrouvons différents facteurs de risque dans tout corps de métier ; que ce
soient les manutentions manuelles, les chutes, trébuchements, les mauvaises
postures au travail, les efforts importants, … ; la lombalgie peut donc atteindre tous
les salariés.
La prise en charge doit se faire globalement, pas seulement sur les douleurs
« physiques » mais également sur le vécu du patient, sur l’aspect psychologique et
socioprofessionnel qui peuvent impacter sur les douleurs mais également sur le
passage à la chronicité comme vu précédemment avec les drapeaux jaunes.
Il est important de dire à son patient de ne pas arrêter l’exercice physique car ce
dernier permet une atténuation de la lombalgie. Il va de soi de ne pas reprendre son
5
http://www.inrs.fr/risques/lombalgies/statistique.html
10
activité physique et sportive comme au premier jour, mais de l’adapter, de la
fractionner et de la reprendre progressivement.
6
Anti-Inflammatoire Non Stéroïdien
7
https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2019-
04/fm_lombalgie_v2_2.pdf
11
Certaines vertèbres sont très importantes au niveau de la colonne vertébrale, et ne
sont pas à négliger puisqu’elles ont un rôle fondamental dans la statique et la
posture. Elles sont appelées « vertèbres pivots » selon la biomécanique de
J.M. Littlejohn (ensuite repris par J. Wernham)8.
L3 sera très importante à investiguer lors des tests et traitement dans le cadre de ce
mémoire, puisqu’elle constitue avec C2 et T4 les trois vertèbres pivots de gravité
de la colonne vertébrale. Cette troisième vertèbre lombaire est essentielle dans la
mesure où c’est la seule vertèbre de la colonne où la ligne gravitaire passe au centre
de son corps, elle représente donc le centre de gravité du corps. Cette vertèbre
fonctionne particulièrement en harmonie avec T4. L3 fonctionne uniquement si les
vertèbres pivots ne sont pas en dysfonction, il conviendra donc lors du traitement
de vérifier ces dernières.
L5 fait partie des 3 vertèbres pivots de mobilité avec T9 et C5. L5 se situe au centre
du complexe ilio-lombo-sacré. Cette vertèbre est très importante car elle est entre
le reste de la colonne lombaire qui est souple, et le sacrum qui est rigide. Elle
transmet les contraintes sur le bassin.
8
http://docplayer.fr/23849887-La-biomecanique-de-littlejohn.html
12
Figure 1 – Les vertèbres pivots
1.3.1. Définition
13
1.3.2. Insertions
Il est innervé par des rameaux du plexus lombaire et le nerf fémoral respectivement
pour le muscle psoas et le muscle iliaque.
14
Figure 2 – Schéma en 3D du muscle Psoas-Iliaque9
1.3.4. Biomécanique
Il est surtout fléchisseur principal de hanche mais également rotateur externe. Si les
jambes sont fixes, il permet d’effectuer une flexion, rotation controlatérale et
inclinaison homolatérale du tronc.
9
http://www.osteopathe-rouard.com/post/le-psoas
15
1.3.5. Rapports
Il sera donc primordial de vérifier qu’il n’y ait aucune dysfonction viscérale.
Le levier lombo-pelvien forme le relais entre la colonne vertébrale qui est flexible
et le bassin qui est relativement stable.
Ce levier est une unité qui sert de système amortisseur pour le corps et joue un rôle
dans l’équilibre de toute la colonne vertébrale. Elle comprend les 5 vertèbres
lombaires, la symphyse pubienne, et les articulations sacro-coccygienne, sacro-
iliaques et coxo-fémorales. Si l’harmonie de cette unité n’est pas assurée, les
répercussions se feront surtout au niveau de la charnière lombo-sacrée (L5/S1).
16
Le fonctionnement de ce complexe montre que la mise en lordose lombaire dépend
de la position du bassin. Cette mise en lordose peut être de deux types :
- Type antérieur : il représente plutôt les cas aigus avec une mise en tension
du psoas et une nutation du sacrum. Dans ce cas, nous retrouvons une
fermeture du levier lombo-pelvien s’accompagnant d’une tension du muscle
petit fessier et pectiné.
- Type postérieur : il représente plutôt les cas chroniques. Le bassin est en
antéversion complète avec une traction postérieure des muscles spinaux.
Dans ce cas, il n’y a pas de fermeture complète du levier lombo-pelvien.
Nous retrouverons surtout une tension au niveau du muscle piriforme et du
carré fémoral.
17
2. MATERIEL ET METHODES
Cette étude expérimentale a été réalisé en deux groupes. Un groupe témoin avec un
traitement ostéopathique sur la lombalgie mais sans traitement sur le psoas ; et un
groupe avec un traitement ostéopathique adéquat et avec traitement sur le psoas.
Le but de l’étude est de savoir si le fait d’aller traiter le psoas apporte une
amélioration plus rapide et plus durable chez les patients atteints de lombalgie
commune.
Pour participer à l’étude, les patients devaient répondre aux critères suivants :
18
inférieur. Elle peut être associée à une radiculalgie correspondant à une
douleur d’un ou des deux membres inférieurs au niveau d’un ou plusieurs
dermatomes. [Elle] désigne une douleur lombaire qui ne comporte pas de
signes d’alerte ». 10
Les patients n’étaient pas inclus s’ils présentaient au moins un des critères suivants :
10
https://www.has-sante.fr/jcms/c_2961499/fr/prise-en-charge-du-patient-
presentant-une-lombalgie-
commune#:~:text=La%20lombalgie%20commune%20d%C3%A9signe%20une,d
e%20plus%20de%203%20mois.
19
▪ Déficit dans le contrôle des sphincters vésicaux ou anaux
o Traumatisme récent afin d’éliminer les causes de fracture
Les patients étaient exclus en cours d’étude s’ils présentaient au moins l’un des
critères suivants :
11
Echelle d’Incapacité Fonctionnelle pour l’Evaluation des Lombalgies
12
Echelle Numérique de la douleur
20
2.3. Etude
Pour commencer, chaque patient doit signer un consentement libre et éclairé [Voir
Annexe B] ainsi que Le formulaire RGPD [Voir Annexe C]
21
remplissage du questionnaire et la note de l’échelle numérique se fera par retour
mail uniquement, n’ayant pas de consultation physique pour cette dernière.
Clinique Clinique
Mode de réalisation de la visite interne de interne de Mail
l’EDO13 l’EDO
Anamnèse
EN
EIFEL
Examen clinique
Examen ostéopathique
13
Ecole Danhier d’Ostéopathie
22
2.4. Questionnaires et matériels
2.4.1. EIFEL
Ce questionnaire a été validé lors de sa traduction pour les cas de lombalgie aiguë.
Puis plus tard il fut validé pour les lombalgie chronique également. Un score
supérieur à 14/24 permet de valider le passage à la chronicité16
L’EIFEL comprend 24 items qui se penchent sur différentes questions liées aux
douleurs lombaires : la marche, s’allonger, s’habiller, le sommeil, les activités
quotidiennes, ….
Le résultat est étendu de 0 à 24 par calcul des réponses fournies. Le fait de cocher
la case donne un point, s’il ne la coche pas, aucun point n’est comptabilisé. Une
diminution d’au moins 2 à 3 points est nécessaire pour parler de modification
14
Roland Morris Disability Questionnaire
15
https://docplayer.fr/45056801-Questionnaires-d-evaluation-en-pathologie-
rachidienne.html
16
Christen A. Evaluation du risque de passage à la chronicité des patients
lombalgiques : étude pilote pour validation d’un indice prédictif de l’évolution
chronique des lombalgies [Thèse]. Rouen : UFR de médecine et de pharmacie de
Rouen ; 2016. 83p.
23
clinique significative.17 Plus le score est important, plus la lombalgie a une
répercussion fonctionnelle.
Le but étant de voir si le traitement du psoas a une réelle efficacité sur les douleurs
lombaires que ressent le patient. Si le traitement du psoas est pertinent dans les cas
de lombalgie commune, nous sommes censés retrouver un résultat qui va en
diminuant au fil des séances d’ostéopathie, voire un résultat à 0 à la fin du projet
thérapeutique.
L’Echelle Numérique (EN) est une échelle d’auto-évaluation de la douleur qui est
validée par la Haute Autorité de Santé (HAS) pour les douleurs aiguës ou
chroniques. Elle peut être écrite ou orale. Nous avons choisi ici la version orale.
Le but étant de quantifier sa douleur (lombaire dans le cas présent) sur une échelle
de 0 à 10. 0 étant une absence de douleur et 10 pour une douleur maximale
imaginable.
A chaque fois que nous avons utilisée l’EN, nous avons préalablement rappelé au
patient le score qu’il avait donné à la dernière séance. Cela, afin qu’il puisse donner
une nouvelle valeur la plus juste possible en fonction de s’il a moins mal ou non
depuis la dernière fois.
Tout comme l’EIFEL, dans le cadre de cette recherche, le but est de voir si le
traitement sur le psoas a une efficacité ou non sur les douleurs lombaires tout au
long des séances.
17
Chevance J. Intérêt du maintien en emploi actif dans les armées, dans la lombalgie
commune subaiguë, étude préliminaire [Thèse]. Nancy : Université Henry
Poincaré ; 2010. 128p.
24
2.5. Méthodologie pratique
Pour la première consultation, nous avons commencé par faire signer au patient la
chartre RGPD et la lettre de consentement libre et éclairée.
Nous avons ensuite effectué une anamnèse complète sur le MDC18, les antécédents
(médicaux, traumatiques, chirurgicaux, familiaux) et les différentes sphères.
L’anamnèse nous a également permis de bien faire la vérification des critères
d’inclusion et de non-inclusion.
Lors des tests il conviendra de bien vérifier surtout les membres inférieurs (cheville,
genou, hanche), le bassin (iliaque, sacrum), le rachis dans son intégralité, le
diaphragme, ainsi que les différents cadrans viscéraux.
18
Motif de consultation
19
Réflexes ostéotendineux
25
Le traitement se fera en corrélation avec les dysfonctions retrouvées chez le patient.
26
Figure 4 – Positionnement pour l'étirement du psoas en fente
27
Figure 5 – Positionnement pour l’étirement du psoas debout en dynamique
28
Figure 6 – Positionnement pour l’étirement du psoas allongé
Lors de la deuxième consultation, nous prendrons soin de vérifier qu’il n’y a pas de
critères d’exclusion et de refaire une anamnèse sur l’évolution de la douleur. Le
patient pourra alors remplir le questionnaire EIFEL et noter sa douleur sur l’échelle
numérique.
Lors de la phase de test, nous vérifierons les zones traitées lors de la première séance
et si d’autres éléments sont apparus depuis.
29
2.5.3. Dernier remplissage du questionnaire
Trois semaines après la deuxième séance, les patients ont été contactés afin qu’ils
remplissent et renvoient par mail une dernière fois le questionnaire EIFEL.
Deux techniques ont été retenues pour travailler sur le psoas. Une technique
d’inhibition de Jones et une technique en HVBA20 au niveau métamérique.
20
Haute Vélocité, Basse Amplitude. Technique structurelle en ostéopathie
21
Nicholas AS, Nicholas EA. Atlas des techniques ostéopathiques. 2th ed. Maloine.
2019. p. 201
30
Figure 7 – Technique d'inhibition de Jones sur le psoas
Le psoas étant innervé par le plexus lombal, il conviendra de travailler sur les
vertèbres en relation (L1, L2, L3, L4).
31
(respectivement pour une dysfonction d’extension ou de flexion). L’autre
jambe est amenée en triple flexion jusqu’à sollicitation de la vertèbre sous-
jacente à la dysfonction
- Les mains du patient sont croisées sur son flanc au niveau de l’étage à traiter,
et sa tête est tournée vers le plafond
- Le praticien est debout faisant face au patient, au niveau de la zone à traiter
- Le bras céphalique du praticien passe entre le bras et le tronc du patient afin
de stabiliser le levier supérieur, son pouce contrôlant la vertèbre en
dysfonction
- L’avant-bras du praticien prend appui sur l’aile iliaque, son buste venant
renforcer l’appui
- Le praticien exerce une mise en tension du levier inférieur, avec l’aide de
son avant-bras, en direction antérieure et podale ou antérieure et céphalique
(respectivement pour une dysfonction en extension afin de désimbriquer les
vertèbres ou pour une dysfonction en flexion afin d’imbriquer les vertèbres)
afin de réaliser une rotation et inclinaison de la vertèbre sous-jacente par
rapport à la vertèbre en dysfonction
- Thrust22 en majorant les paramètres
22
Ajustement articulaire
32
Figure 8 – Lumbaroll en HVBA
33
3. RESULTATS
34
ECHELLE NUMERIQUE
Post
Consultation 1 Consultation 2
consultation
Patient 1 4 1,5 0
Groupe témoin Patient 2 / / /
Moyenne 4 1,5 0
Patient 3 5 1 0
Patient 4 / / /
Groupe traité
Patient 5 / / /
Moyenne 5 1 0
35
6
5
5
4
4
2
1,5
1
1
0 0
0
PATIENT 1 PATIENT 2 PATIENT 3 PATIENT 4 PATIENT 5
5
5
4
4
2
1,5
1
1
0 0
0
GROUPE TÉMOIN GROUPE TRAITÉ
36
3.2.2. Résultats relevés par l’EIFEL
EIFEL
Post
Consultation 1 Consultation 2
consultation
Patient 1 5 2 1
Groupe témoin Patient 2 / / /
Moyenne 5 2 1
Patient 3 2 1 0
Patient 4 / / /
Groupe traité
Patient 5 / / /
Moyenne 2 1 0
Tableau 3 – Résultats de l’EIFEL pour chaque consultation
La figure 12 montre la moyenne des scores EIFEL des patients, nous avons organisé
l’histogramme par groupe à l’instar de la figure 8, pour une meilleure visualisation
et lecture des résultats, afin de mieux se rendre compte de l’efficacité du traitement.
37
6
5
5
2 2
2
1 1
1
0
0
PATIENT 1 PATIENT 2 PATIENT 3 PATIENT 4 PATIENT 5
5
5
2 2
2
1 1
1
0
0
GROUPE TÉMOIN GROUPE TRAITÉ
38
3
2
2
1 1 1 1 1 1 1 1 1
1
0
ITEM 2 ITEM 10 ITEM 11 ITEM 13 ITEM 14 ITEM 21
La figure ci-dessus représente tous les items que les patients ont cochés sur le
questionnaire de Roland-Morris. Pour une meilleure clarté, nous avons supprimé
les items qui n’ont pas été choisis. Le questionnaire complet est disponible en
Annexe A.
Pour rappel, voici à quoi correspondent les items sélectionnés pour la figure 13 :
39
4. DISCUSSION
Dans les deux groupes, à la fin de l’étude, les patients notent leur douleur à 0/10 au
niveau de l’échelle numérique.
Nous pouvons donc en déduire d’après ces résultats, que si nous traitons le psoas
lors des cas de lombalgie commune, nous avons une amélioration de la douleur plus
importante et plus rapide, et cela dès la première séance. Nous pouvons le constater
car le patient témoin diminue sa notation de 4 à 1,5/10, alors que le patient traité
diminue de 5 à 1 entre les deux premières séances.
Si nous voulons comparer les patients entre eux, ce critère d’évaluation est plus
significatif que l’échelle numérique. L’EN dépendant de la sensibilité de chacun,
nous pouvons comparer l’évolution sur un même patient, mais il est plus compliqué
de le faire entre les patients. Contrairement au questionnaire EIFEL, les patients
donnent des réponses fermées (par « oui » ou « non ») à des questions précises et
40
identiques pour chaque patient. Nous pouvons alors dans ce cas mieux comparer
les résultats entre chaque sujet ou entre les deux groupes d’étude.
Nous pouvons en déduire que le traitement sur le psoas ne donnerait pas d’évolution
positive rapidement sur les troubles de lombalgies communes, mais pourrait
toutefois être efficace, plus avantageux, sur le long terme. Sans traitement sur le
psoas, il faudrait surement plus de séances afin de soigner les lombalgies.
41
de la clinique interne était compliqué pour deux raisons. La première raison étant
le nombre de patients en clinique, qui n’était pas assez nombreux cette année à
cause des raisons sanitaires entre autres choses, et le ratio sur les lombalgiques reçu
en clinique était encore plus faible. La seconde est que nous ne connaissons pas les
motifs de consultation des patients avant de les voir en consultation ; ils sont
attribués à l’avance à chaque étudiant. Il était donc impossible d’attribuer tous les
lombalgiques à un même étudiant
Les résultats au score de Roland Morris sont faibles dès la première consultation.
D’où l’intérêt de se poser la question plus haut, du changement de questionnaire.
Un panel de patients avec des résultats plus élevés dès le début aurait pu donner une
conclusion plus intéressante. Ceci est sans doute également dû à la population
incluse à cette étude, j’entends par là que c’était des jeunes patients. D’après le site
de l’assurance maladie24, l’âge est un facteur à prendre en considération. En effet
les problèmes de lumbago arrivent surtout chez les plus de 30 ans, et sont souvent
23
Dallas pain questionnaire
24
https://www.ameli.fr/seine-saint-denis/assure/sante/themes/lombalgie-
aigue/comprendre-lombalgie
42
plus sévères passé cet âge. Ils précisent tout de même que les lombalgies touchent
de plus en plus les jeunes avec le développement de la sédentarité et l’inactivité. Il
aurait été plus intéressant d’avoir des patients de tout âge, un panel d’âge plus large
ou en tout cas de plus de 30 ans. Mais cela n’était pas possible à cause du biais
expliqué précédemment sur la tranche d’âge reçue pour l’étude.
L’effet placebo. Il existe dès lors que nous nous intéressons au patient et à ces
douleurs, que nous nous montrons bienveillant envers lui. Le simple fait de poser
ses mains sur le patient sans rien faire, ce dernier peut se sentir déjà mieux. Le fait
d’aller voir la zone douloureuse (les lombaires) même si nous ne faisons rien dessus,
43
laisse penser aux patients que nous sommes déjà en train de le soigner. Cet effet
correspond à un pourcentage non négligeable dans la guérison du patient.
44
5. CONCLUSION
Le but de cette étude était de vérifier si un traitement sur le psoas pouvait avoir un
bénéfice sur la durée de guérison des lombalgies communes, autrement dit si nous
pouvions soigner le patient plus rapidement, avec moins de séances, quand nous
traitions le psoas. Mais également de savoir si le soin serait plus durable, c’est-à-
dire, si le patient n’aurait pas de récidive ou s’il y avait récidive, si celle-ci arriverait
plus tardivement avec un traitement sur le psoas que si nous n’avions pas traité le
psoas en amont.
Nous ne pouvons pas définir une conclusion claire notamment dûe à l’effectif de
patients reçus. Les résultats ne sont donc pas significatifs.
Si nous nous référerons tout de même aux résultats produits lors de l’étude, l’échelle
numérique nous permet de dire que nous avons bien une amélioration plus
importante quand nous traitons le psoas, le patient test diminuant sa douleur de plus
de point sur l’EN que le patient témoin. Cependant, pas forcément plus rapide
puisque qu’il a fallu deux séances d’ostéopathie pour les deux groupes afin que les
patients ne ressentent plus de douleur.
La conclusion finale, suite à ces résultats, serait que le fait d’aller traiter le psoas
entraine une amélioration plus importante dès la première séance, mais pas
forcément plus rapide puisqu’il faudrait un minimum de deux séances nécessaires.
Pour la question sur la durabilité des soins, nous n’avons malheureusement pas pu
répondre à la question, puisqu’il aurait fallu suivre les patients sur plusieurs mois,
et cela était impossible.
45
ANNEXES
46
ANNEXE B : Lettre de consentement libre et éclairé
47
ANNEXE C : Formulaire RGPD
48
BIBLIOGRAPHIE
Sites internet :
49
Lombalgie.fr. Lombalgie symptomatique [Internet]. [Consulté le 19/04/2021].
Disponible sur : https://www.lombalgie.fr/comprendre/la-lombalgie-
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Rouard T. Le psoas [Internet]. 2017 [Consulté le 13/04/2021]. Disponible sur :
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Sailhan F, Rannou F, Poiraudeau S. Questionnaires d’évaluation en pathologie
rachidienne [Internet]. 2013 [Consulté le 13/04/2021]. Disponible sur :
https://docplayer.fr/45056801-Questionnaires-d-evaluation-en-pathologie-
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Sectionrachis.fr. Questionnaires utiles à la prise en charge des patients
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[Consulté le 21/04/2021]. Disponible sur :
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Spechbach H. Lombalgie aiguë [Internet]. 2017 [Consulté le 19/04/2021] ; [12 p.].
Disponible sur :
https://www.hug.ch/sites/interhug/files/structures/medecine_de_premier_recours/
Strategies/strategie_lombalgies_aigues.pdf
Ouvrages :
Mémoires / Thèses :
50
Christen A. Evaluation du risque de passage à la chronicité des patients
lombalgiques : étude pilote pour validation d’un indice prédictif de l’évolution
chronique des lombalgies [Thèse]. Rouen : UFR de médecine et de pharmacie de
Rouen ; 2016. 83p.
Frossard T, Oppliger J. Comparaison de l’efficacité de différentes techniques de
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RESUME / SUMMARY
RESUME
INTRODUCTION : La lombalgie commune est un trouble musculo-squelettique
de plus en plus fréquent dans la population. Le psoas est en lien direct,
anatomiquement parlant, avec les vertèbres lombaires.
BUT DE L’ETUDE : Evaluer si un traitement sur le psoas permet une amélioration
plus rapide et durable de la douleur chez les lombalgiques.
METHODES : Etude expérimentale randomisée contrôlée. Présentant deux sujets :
un témoin et un testé. Le témoin recevra un traitement sans techniques directes sur
le psoas et le testé bénéficiera d’un traitement avec une technique d’inhibition sur
le psoas. Il y aura trois séances. Les résultats seront apportés par deux critères
d’évaluation différents : l’Echelle Numérique (EN) de la douleur et le questionnaire
de Roland-Morris (EIFEL).
RESULTATS : 100% du groupe traité n’a plus de douleur en fin d’étude. Alors que
le groupe témoin présente toujours une gêne à la troisième séance.
CONCLUSION : L’effectif de l’échantillon ne permet pas d’avoir une réelle
conclusion. Les résultats tendraient tout de même vers une amélioration plus rapide
avec un traitement sur le psoas.
MOTS-CLES : Ostéopathie, Lombalgie, Psoas, Evolution de la douleur.
SUMMARY
INTRODUCTION : Low back pain is a musculoskeletal disorder increasingly
common in the population. Anatomically, the psoas muscle is directly connected to
the lumbar vertebrae.
PURPOSE OF THE STUDY : To assess if a treatment on the psoas muscle allows
a faster and lasting improvement of pain for patients suffering from low back pain.
METHODS : Randomized controlled experimental study. Presenting two subjects :
one control subject and one test subject. The control subject will receive a treatment
without direct techniques on the psoas muscle, and the test subject will receive an
osteopathic treatment in addition to a psoas inhibition technique. There will be three
sessions. The results will be provided by two differents evaluations norms : The
Numerical Rating Scale (NRS) and the Roland Morris Disability Questionnaire
(RMDQ).
RESULTS : 100% of the treated group feels no longer pain at the end of the study.
While the controled group still presents discomfort at the third session.
CONCLUSION : The sample size does not allow a real conclusion to be drawn.
The results would still tend towards a faster improvement with a treatment on the
psoas muscle.
KEYWORDS : Osteopathy, Low back pain, Psoas muscle, Impact on pain.
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