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DÉFINITION :
-Un accident d’exposition au sang (AES), se définit comme tout contact avec du sang, ou du liquide biologique
contenant du sang, et comportant
-Soit une effraction cutanée (piqûre, blessure...)
-Soit la projection sur une muqueuse (bouche, œil), ou sur une peau lésée.
-Lors d’un accident d’exposition au sang, il y a un risque de transmission des bactéries, parasites, virus...
transportés par le sang ou les liquides biologiques.
Après évaluation :
-Traitement post-exposition (TPE) si nécessaire -Antirétroviraux (VIH) -Immunoglobuline(VHB)
VHB : VHC :
-Pas de prophylaxie
-Pas d’immunoglobulines
-Pas de Vaccin
PCR chez le soignant
-Si les transaminases augmentent
-Ou systématique à 1 mois
Si positivation de la PCR
-Dans les 48 à 72 heures -Immunoglobulines spécifiques : 500 UI en IM -Contrôler par 2ème PCR
-Associées à une injection de vaccin -Si confirmation
-Dans un autre site (on poursuivra le schéma vaccinal pour les non vaccinés). -Démarrer le traitement
-A répéter 1 mois après
VIH
Antirétroviraux (VIH) TRAITEMENT ANTIRETROVIRAL POST
-Traitement anti-VIH à débuter EXPOSITION (TPE)
-Délai le plus court possible si -La prophylaxie antirétrovirale doit être
traitement nécessaire réservée aux situations à risque élevé
-Dans les 48heures à 72heures -Si faible risque, le rapport risque-bénéfice
-Connaître le statut du patient n’est pas en faveur de la prophylaxie
source permet d’éviter la plupart -Prescription par un médecin référent
des tts DÉBUT AU MIEUX DANS LES 4 HEURES
-Intérêt d’un test «VIH rapide » POUR UNE DURÉE DE 4 SEMAINES
INDICATIONS DU TPE EN CAS D’AES
Patient-source
Risque et nature de l’exposition Infecté par VIH De sérologie VIH inconnu
CV détectable CV indétectable Groupe à Groupe à
prévalence élevée prévalence faible
Risque important Prophylaxie Prophylaxie Prophylaxie Prophylaxie non
Piqure profonde, aiguille creuse, dispositif recommandée recommandée recommandée recommandée
intravasculaire (artériel ou veineux)
Risque intermédiaire Prophylaxie Prophylaxie non Prophylaxie Prophylaxie non
-Coupure avec bistouri recommandée recommandée recommandée recommandée
-Piqure avec aiguille IM ou SC
-Piqure avec aiguille pleine
-Exposition cutanéo-muqueux avec temps de
contact > 15mns
Risque minime
-Piqure avec seringues abandonnées Prophylaxie non recommandée
-Crachats, morsures, ou griffures et autres cas
MEDECIN DU TRAVAIL
→ Soutien psychologique de la victime → Déclaration de l’AT
-Rassurer la victime -PEC de la victime par son employeur (bilan, traitement ...) et de garantir
-Recours à une consultation spécialisée les droits du soignant ou de ses ayants droits en cas de contamination
→ Suivi biologique → Analyser les circonstances de l’AES
-Médecin du travail, référent... -Avoir une idée globale sur les facteurs générant les AES et proposer des
-Au Maroc il n’y a pas de réglementation actions de prévention
spécifique pour le suivi biologique des AES -Les conditions du travail (Ambiance précipitée, contexte d’urgence,
-Circulaire : Dosage d’Ac (J8 M1 M3 M6) cadence, stress...)
-Malade agité, difficile à piquer -Dysfonction relative au matériel
-Dysfonction relative à l’organisation générale du service
-Diminution de la vigilance (nuit, fatigue, charge de travail importante)
INTRODUCTION
→ Maladie professionnelle (MP) : État pathologique d’installation progressive (parfois rapide) lié à l’exposition
professionnelle habituelle à un risque physique, chimique ou biologique ou lié aux conditions de travail.
-200 millions de nouveaux cas de MP par an
-2 million décès de personnes par an
-Quatre décès causés par une MP pour un décès causé par un accident.
-Les MP les plus courantes :
*Affections musculo-squelettiques *Maladies respiratoires *Cancers *Maladies contagieuses
*Perte de l’audition *Maladies circulatoires *Les troubles mentaux liés au travail
→Différencier
-Maladies professionnelles indemnisables (MPI)
*Répertoriées dans les tableaux de maladies professionnelles
*Ouvre droit à réparation selon le principe de présomption d’origine
-Maladies à caractère professionnelles : Non inscrit dans les tableaux
→ Maladie professionnelle indemnisable : Sont considérées comme maladies professionnelle les manifestations
morbides, infections microbiennes et affections dont la liste est fixée par arrêté du directeur du travail et des questions
sociales pris après avis du directeur de la santé publique et de la famille - Article 2 du Dahir du 31 mai 1943 –
→ Maladies à caractère professionnel : Toutes les maladies que le médecin traitant ou le médecin du travail considèrent
comme d’origine professionnelle mais ne figurant dans aucun tableau de maladies professionnelles indemnisables, les
victimes ne bénéficient pas automatiquement de la réparation...
→ Réparation : Répondre à des critères : Médicaux – Techniques - Administratives
→ La victime : Consulte
- Médecin de travail : Doit : - Médecin traitant
• Informer la victime de sa MP • Libre choix de la victime • Informer la victime de sa MP
• Délivrer le CMI (en 03 exemplaires) • Délivrer le CMI
• Avertir l’employeur de la déclaration • Délivrer un certificat de consolidation ou de guérison
de l’état du malade en indiquant les suites définitives
→ Certificat médical initial CMI
- Identité du malade
- Symptomatologie
- Nature de la MP
- Les suites probables
→ Le dossier de la déclaration
- La déclaration faite par la victime
- Le CMI rédigé en trois exemplaires
- Le bulletin fourni par l’employeur
→ L’employeur
- Fournir au salarié le bulletin de la déclaration
après réception de la demande du salarié
- Peut faire la déclaration à l’autorité locale et
à l’inspecteur de travail si le salarié néglige de
déclarer.
→ Le bulletin
- Identité, adresse et profession de la victime
- Identité, adresse et profession de
l’employeur
- Que la victime déclare être atteint de maladie
professionnelle
- Nom et adresse de la compagnie d’assurance
→ Autorité locale :
Autorité municipale, La gendarmerie, Le chef de poste de police
- Délivrer un récépissé de la déclaration à la victime
- Dresser un procès-verbal (PV)
- Transmettre une copie de déclaration, du CMI et du PV :
• Inspecteur du travail
• Dernier employeur de la victime
• Tribunal de 1ère instance (48 h)
→ Le juge
- Expertise du dossier : Conciliation
- Si désaccord : jugement
→ Prestations
- Soins médicaux
- Indemnités en natures
- Indemnités en espèces
• Journalières
• Rente si IPP
COMPOSITION DU TABLEAU DES MPI
-Numéro -Titre -Trois colonne
→TITRE
-Agent causal
-Mécanisme évoqué
-Maladie
-Il y a trois catégories d’agents nocifs
-Agents chimiques (plomb, mercure, benzène,...)
-Agents infectieux et microbiens (tétanos, charbon, leptospirose...)
-Agents et Ambiances physiques de travail
(nuisances environnementales et postures particulières, telles que chaleur, pression, bruit, vibrations,...)
Affections professionnelles provoquées par le cobalt et ses Affections gastro-intestinales provoquées par le benzène,
composés (Tb. N° 1.1.4) les xylènes et tous les produits en renfermant
(Tb. N°1.2.2 bis)
Risques liés à l’environn du poste du travail Risque liés à l’organisation du travail Risques liés à la sécurité
• Les risques biologiques • Les risques ergonomiques • Chute plain-pied • Chute de hauteur
• Les risques chimiques • Les risques psychosociaux • Glissade • Violence
• Les risques physiques • Electrisation • Incendie
• Accident d’exposition au sang
INTRODUCTION :
-Les accidents de travail sont une problématique à laquelle aucun secteur n’échappe
-Les répercussions sont lourdes et ont un impact au niveau humain et socio-économique
-Dans le monde : 2,2 millions de travailleurs meurent chaque année dans le cadre de leur travail, à la suite d’un accident du
travail ou d’une maladie professionnelle
-Au Maroc en 2018 : Le nombre d’accidents a dépassé 50.000 cas, causant 756 décès, 13.208 cas d’incapacité temporaire et
36.561 cas d’incapacité permanente
→ 2 régimes
- Fonction publique : • Code de la fonction publique • Textes d’application
- Secteur privé : • Code du travail • Textes d’application
INTRODUCTION :
Les premières dispositions légales
-1913 par le Dahir des Obligations et de Contrats (D.O.C)
-1927dahir du 27 juin abrogé
-1963dahir du 6 février abrogé
-24 décembre 2014
-la loi n °18-12 relative à la réparation des accidents du travail, promulguée par le dahir n°1-14-190
Prick test
• Effectués sur le bras, l’avant-bras ou le dos
• La peau est percée par une lancette et une goutte
d’allergène est déposée sur la peau
• Lecture des Prick-tests s’effectue à 15-20 minutes
• Apparition d’une papule érythémateuse de plus de 3 mm
(Correspondant à une surface > à 7 mm2) ou une papule de
plus de la moitié de celle du témoin positif, avec un témoin
négatif
CONDUITE A TENIR :
→ TRAITEMENT
- Se fait selon les principes généraux de la dermatologie
- Le malade doit éviter d’entrer en contact avec les substances nocives pour lui tant que les lésions cutanées sont
encore en activité
→ PRÉVENTION
Prévention technique Prévention médicale
•Prévention collective • Prévention individuelle •Visite d'embauche • Visites périodiques
o Éliminer les substances toxiques o Hygiène cutanée o ATCDs dermatologiques et o Chercher les signes
o Substituer ou remplacer ▪ Nettoyants fonction des salissures allergiques d’intolérance cutanée,
certaines molécules chimiques ▪ Douches o Les sujets avec dermatoses muqueuse, respiratoire
o Réduire le contact des travailleurs ▪ Vêtements propres chroniques : Risque accru de ou générale pour
avec les produits irritants ou ▪ Chaussures aérés et traités... développer une DP décider d’un éventuel
allergisants o Se servir d’outils et non des mains o Le sujet atopique doit être écartement du poste
o Employer des procédés en circuit pour manipuler les substances particulièrement informé sur dangereux
fermé chimiques sa plus grande susceptibilité o Assurer un suivi
o Automatisation de certaines o Port de vêtements protecteurs et aux irritants du fait régulier de la
opérations en particulier de gants d’anomalie de la barrière dermatose
o Préconiser une bonne ventilation o Utilisation de crèmes et gels cutanée et doit bénéficier
et une bonne aspiration locale barrières d’une surveillance
o Information et formation des ▪ Dermites d’irritation médicale régulière
travailleurs ▪ Inefficaces pour l’eczéma de
contact
→ REPARATION :
CONCLUSION :
→ Les DP sont des pathologies fréquentes
→ Elles peuvent être handicapante et même cause d’inaptitude au travail
→ Le lien de causalité entre DP et travail est souvent difficile à déterminer
→ Les agents causals sont multiples et restent dominer par les agents chimiques
→ Collaboration étroite Médecin du travail - Médecin traitant
- Diagnostic – prise en charge
- Aménagement de poste, reclassement
….
GÉNÉRALITÉS
→ Notions physiques élémentaires
- Structure de la matière : La matière est constituée d’atomes :
• Noyau : les protons (positifs) et les neutrons (neutres) • Électrons (négatifs)
- Quand le noyau de l’atome contient trop d’énergie, il est instable, il se désintègre en émettant des rayonnements :
C’est la radioactivité
→ Unités de mesure de la radioactivité
- Unité de mesure de la radioactivité : Becquerel (Bq) qui correspond à une désintégration par seconde
- Dose absorbée se mesure en Gray (Gy) : Correspond à l’énergie reçue par le corps exposé
- Equivalent de dose efficace se calcule en Sievert (Sv) : Evalue les effets biologiques des RI sur les tissus vivants irradiés
- Le débit de dose : Dose reçue par unité de temps s’exprime en Gy/s ou Sv/s ; Mesurer à l’aide d’un dosimètre
SOURCES D’EXPOSITION
→ Exposition aux Rayonnements Ionisants → Expositions en milieux de soins → Modes d’expositions en milieux
- Radiodiagnostic : de soins
• Radiologie conventionnelle,
Radiographie standard, TDM, UIV
• Radiologie interventionnelle :
radioscopie, Actes invasifs, Actes
chirurgicaux
- Médecine nucléaire
- Radiothérapie, Radiothérapie
externe, Curiethérapie
PRINCIPES DE RADIOPROTECTION
→ Prévention:
- La protection du personnel contre les RI repose sur
• Conception des locaux • Contrôle d’accès et zonage • Surveillance des travailleurs • Gestion des déchets nucléaire
• Formation du personnel à la radioprotection
PRÉVENTION TECHNIQUE
• Collectives • Individuelles
o Conception des locaux : Conception étudiée des o Il passe par la réduction des doses en
locaux ▪ Limitant au maximum le temps d’exposition
o Contrôle d’accès et zonage ▪ Augmentant la distance séparant la source de l’utilisateur ou en
▪ Zone contrôlée : Locaux de travail dans lesquels interposant des écrans entre la source et l’opérateur
l’exposition des travailleurs pourrait dépasser 3/10 de la ▪ Port de vêtements de travail appropriés (gants, blouses, surbottes...)
limite moyenne annuelle réglementaire, dans les ▪ Le port obligatoire de dosimètre contrôlé périodiquement
conditions normales de travail o Suivi dosimétrique
▪ Zone surveillée : Locaux de travail dans lesquels ▪ Tous les travailleurs exposés (A ou B), doivent bénéficier d’une
l’exposition des travailleurs pourrait dépasser 1/10 de la évaluation individuelle de l’exposition par dosimétrie passive.
limite moyenne annuelle réglementaire, dans les + Risque d’exposition partielle, la surveillance doit parfois être complétée
conditions normales de travail par un dosimètre additionnel (poignet, bague dosimétrique au doigt)
o Les panneaux de signalisation : Voir images + Zone surveillée : Dosimétrie individuelle passive au niveau de la poitrine
o Gestion des déchets nucléaire pendant les heures de travail
▪ Les déchets radioactifs doivent être triés en fonction + Zone contrôlée : risque d’exposition externe est avéré, les travailleurs
de leur nature et stockés dans des récipients doivent également être surveillés par dosimétrie opérationnelle (temps
spécifiquement étiquetés et isolés dans des endroits réel)
correctement signalés ▪ Evaluer l’éventuelle exposition interne (prélèvements d’air au poste de
▪ Des contrôles périodiques sont réalisés par des travail, anthropo-gammamétrie, radio-toxicologie urinaire...)
organismes agréés (CNRP) : o EPI : Lunettes en verre au Pb - Cache-thyroïde - Tabliers plombés - Gants
Contamination du milieu du travail ou du personnel plombés - Dosimètre actif - Dosimètre passif
o Formation/ information du personnel
PRÉVENTION MÉDICALE
• Visite d’embauche • Visite périodique • Un dossier médical
o Vise à s'assurer o Dépister toute affection o Etablit par le médecin du travail
l'aptitude physique et susceptible d’être en o Les résultats des examens cliniques et des examens complémentaires
psychique du travailleur relation avec l’exposition propre à chaque agent
pour le poste considéré aux RI o Ce dossier doit contenir
à cette fin o Examens cliniques et des ▪ Une fiche d’exposition mentionnant les dates et les résultats des
o Recherche les contre- examens complémentaires contrôles des doses équivalentes
indications au poste de o Catégorie A : examen ▪ Les dates et les résultats du suivi dosimétrique d’exposition individuelle
travail périodique tous les 6 mois ▪ Les dates et les résultats des examens médicaux prescrits et réalisés
avec contrôle o Les dossiers médicaux doivent être conservés pendant la durée de vie de
hématologique l’agent ou au moins 50 ans après la fin de la période d’exposition aux
o Catégorie B : examen tous rayonnements ionisants.
les ans
RÉPARATION :
INTRODUCTION
-L’asthme professionnel est la plus fréquente des maladies respiratoires
professionnelles
-La prévalence d’asthmes professionnels
-Estimée entre 10 et 16 % des nouveaux cas d’asthme diagnostiqués chez
l’adulte
-Il touche surtout les travailleurs jeunes et a des conséquences socio-
économiques importantes
-Sous-déclaration très importante
DEFINITION
Asthme professionnel Asthme aggravé par le travail (AAP)
-Maladie inflammatoire des voies aériennes Asthme préexistant ou hyperréactivité des voies
-Obstruction bronchique variable au cours du respiratoires dont les symptômes sont aggravés
temps, et/ou une hyperréactivité bronchique induite par une exposition professionnelle à des agents
par l’inhalation de substances, poussières, fumées, irritants ou à des stimuli physiques (températures
gaz ou vapeurs, présentes dans l’environnement ambiances extrêmes)
professionnel
CLASSIFICATION
AP avec période de latence ou immunologique AP sans période de latence ou non immunologique
-Forme la plus fréquente
-90 % des cas d’AP
-Comporte une période de latence nécessaire à (Reactive Airways Dysfunction Syndrome)
l’acquisition de la sensibilisation et de l’asthme
-Peut être causée par des agents professionnels de gaz, fumées, vapeurs, à de fortes concentrations et
-Haut poids moléculaires (protéines) de nature irritante
-Faible poids moléculaire (produits chimiques)
chlore et l'ammoniac
ETIOLOGIES
-Plus de 250 agents
-Substances d’origine animale
-Substances d’origine végétale
-Substances d’origine chimique
→ÉTABLISSEMENT DU DIAGNOSTIC
DIAGNOSTIC D’ASTHME
→RECHERCHE DE L’ORIGINE
PROFESSIONNELLE
→IDENTIFIER L’AGENT CAUSAL
→ENQUETE ENVIRONNEMENTALE
→INTERROGATOIRE PROFESSIONNELLE EXAMEN CLINIQUE
→Rechercher des symptômes évocateurs d’asthme -Etude de poste du travail -Râles sibilants au niveau des 2
Crise d’asthme banale, oppression thoracique, -Description des tâches de travail champs pulmonaires
dyspnée sibilant, toux sèche ou productive -Liste et composition des produits -Recherche les manifestations
→Rechercher un terrain d’atopie manipulés allergiques associées
→Suspicion du caractère professionnel -Conditions d’utilisation de ces -Rhinite, conjonctivite, eczéma,
-Métier exposé produits urticaire
-Mutation de poste récente -Recherche d’une atteinte -En dehors de la crise,
-Substances manipulées collective l’auscultation peut être
-Procédé de fabrication -Utilisation de moyens de normale
-Évolution pendant les périodes d’arrêt de travail prévention
-Synchronisation entre horaires de travail et la crise -Prélèvements atmosphériques
→EXAMENS PARA CLINIQUES →AFFIRMER LE CARACTERE PROFESSIONNEL
EFR HRBNS →Prick test
-Syndrome obstructif -Acétylcholine, métacholine →IgE spécifiques
-Peut être normale en dehors des -Aggravation pendant les périodes →EFR
crises d’où l’intérêt de la recherche de travail ou après test d’exposition DEP, Spirométrie
d’une hyperréactivité bronchique au laboratoire -Périodes d’activité professionnelle
-NFS : Hyperéosinophilie -Périodes de congé
-PRICK TEST Test de provocation bronchique
-IGE TOTALES spécifique Milieu hospitalier
-RADIO THORAX Normale/ Horizontalisation des côtes, distension thoracique
EVOLUTION ET PRONOSTIC
→ L’éviction précoce et totale permet d’éviter la pérennisation de l’asthme
→ Plus de 50 % des patients soustraits à leur environnement professionnel conservent des symptômes respiratoires
et une hyperréactivité bronchique non spécifique (HRBNS)
→ Les facteurs qui déterminent cette évolution péjorative
- Une durée d’exposition longue
- De l’allergène
- Une altération franche de la fonction respiratoire
- Une hyper-réactivité bronchique non spécifique sévère
PREVENTION
→ TECHNIQUE → MEDICALE
Collective Individuelle Visite d’embauche Visite périodique
• Identification des risques allergiques • Appareils de • Écarter les • Assurer un
• Substitutions des produits allergisants protection atopiques diagnostic au
• Travail en circuit fermé respiratoire • Information sur les stade infra
• Réaménagement des locaux • Respect des risques respiratoires clinique
• Système d’aspiration efficace mesures d’hygiène et les bases de la • EFR
• Automatisation des procédés générales prévention
• Respect des concentrations maximales admissibles
• Formation, information
CONCLUSION
→ L’asthme professionnel (AP) est une affection fréquente et sous-diagnostiquée
→ Evoquer une origine professionnelle est nécessaire devant tous les nouveaux cas d’asthme chez l’adulte ou en cas
d’aggravation d’un asthme préexistant
→ La mise en évidence objective de la rythmicité des symptômes avec l’activité professionnelle est impérative
→ Un diagnostic précoce permet de minimiser les conséquences négatives à long terme et d’améliorer le pronostic
d’AP
→ Poser le diagnostic d’AP est souvent un processus long et difficile qui nécessite une collaboration médicale
multidisciplinaire
INTRODUCTION :
→ Les pneumoconioses : Maladies pulmonaires non néoplasiques liées à l’inhalation et à l’accumulation dans le
poumon de poussières minérales ou métalliques
→ Diagnostic : Signes radiologiques + + +
→ Etiopathogénie
- Nature et propriétés de chaque type de poussières
- Quantité de poussières retenues à l’intérieur du poumon
- La taille et la forme des particules
- Durée de l’exposition
- Susceptibilité individuelle • Age, ATCD respiratoires • Tabagisme • Pathologies bronchiques associées...
SILICOSE AMIANTE
La silicose est une fibrose pulmonaire secondaire à l’inhalation de poussières minérales L’amiante est une matière minérale fibreuse, cristalline, fibrogène possédant des
renfermant de la silice, sous forme cristalline, apparaissant 10 à 20ans après l’exposition à un propriétés technologique unique : Résistance à la friction, à l’étirement, à la
empoussièrement important chaleur, au feu et à la dégradation chimique et biologique
- Minéral très répandu dans la nature - Il existe cinq variétés d’amiante groupées en deux familles : Les serpentines et les
INTRO - Composition d’un grand nombre de roches : granit, grès, sable, silex, schiste, ardoise amphiboles
- Maladie professionnelle fréquente et potentiellement grave - Le Canada, la Russie, la Chine et le Brésil assurent 90% de la production mondiale
- Voies d’exposition : Respiratoire+++ ; Digestive - Utilisation et importation de l’amiante a été interdite dans la plupart des pays
industrialisés
- OMS a classé toutes les formes d’amiante dans les produits cancérogènes pour
l’homme
- Secteur d’extraction -Secteur d’extraction : Mines
• Travaux miniers • Les carrières (carrières de granit) • Creusement de tunnels - Secteur d’utilisation
Secteur d’utilisation de la silice • Fabrication de matériaux à base d’amiante : fibrociment, freins et embrayages
• Fonderies • Cristallerie • Industrie du verre • Travaux d’isolation (thermique et sonore)
• Industrie de la céramique, de la faïence, porcelaine. • La confection de fours industriels, fabrication de matériel thermique et
RISQUE • Fabrication / utilisation des abrasifs • Fabrication des Prothèses dentaires frigorifique
• Travaux de flocage par projection au pistolet d’amiante mélangé à une colle
contre les murs ou les poutres
• Industrie textile : l’amiante est transformé en fils qui sont tissés et intervient
dans la fabrication de gants, tabliers, cordons, couvertures incombustibles.
• Autres industries : chantiers navals, sidérurgie, fonderie, industrie du verre, du
bâtiment...
Différentes formes sont décrites - Pathologie Bénigne
• Rapidité d’installation de la silicose • Intensité de l’exposition • Pleurale
- La silicose simple, isolée ou compliquée o Pleurésie bénigne
FORMES • Plus fréquente • La symptomatologie n’apparait qu’après plusieurs années o Fibroses pleurales
CLINIQUES - La silicose aigue • Plus rare • Empoussièrement massif ▪ Fibrose pleurale circonscrite (plaques pleurales)
▪ Fibrose pleurale diffuse
• Pulmonaire : Asbestose
- Pathologie Maligne
• Mésothéliome • Cancer bronchopulmonaire • Autres cancers
Repose sur l’existence d’une exposition professionnelle associée à des anomalies radiologiques Fibrose interstitielle pulmonaire, diffuse et progressive
Pulmonaires - Temps de latence : 10 à 20 ans
Anamnèse - Risque : Niveau et durée d’exposition
• Calendrier professionnel : date d’exposition, durée d’exposition, intensité d’empoussièrage. - La FID se constitue progressivement même après la fin de l’exposition au risque
• Le potentiel évolutif de la maladie : bilan, cliché antérieur, traitements reçus - Toutes les amiantes sont fibrogènes (amphiboles +++)
DG • Les ATCD personnels d’une pathologie respiratoire (asthme, tuberculose, emphysème...) ou - Diagnostic : Confrontation des signes radiologiques et de l’anamnèse
cardiovasculaire professionnelle
• L’existence des facteurs de risques : tabac...
Diagnostic positif
• Notion d’exposition antérieure
• Aspect radiologique
• Examen histologique : Rarement
• Signes tardifs et non spécifiques o Anamnèse
• Symptomatologie de bronchite chronique banale o Signes fonctionnels
CLINIQUE • Dyspnée ▪ Dyspnée ▪ Toux, expectoration ▪ Douleurs thoraciques diffuses
• Broncho-pneumopathie chronique o Signes physiques
• Auscultation normale en dehors des complications ▪ Râles crépitant surtout inspiratoire aux bases
▪ Hippocratisme digital ▪ Cyanose ▪ Insuffisance cardio-respiratoire chronique
• Rx standard de face et de profil : Classification du BIT (bureau international du travail) o Rx standard
o Petites opacités de diamètre inférieur à 10 mm ▪ Paramètre de base
▪ p : Ø < 1.5 mm ▪ q : 1.5 mm < Ø < 3 mm ▪ r : 3 mm < Ø < 10 mm ▪ Opacités parenchymateuses linéaires et irrégulières
▪ L'abondance est notée 0, 1, 2, 3. Sachant que " 0 " correspond à l'absence d'opacités 1, ▪ 2/3 inférieurs des champs pulmonaires
2,3 sont des abondances croissantes ▪ Images en rayon de miel (formes avancées)
o Grandes opacités de diamètre supérieur à 10 mm ▪ Classification du BIT : Selon l’épaisseur « s » « t » ou « u »
▪ A : 1 cm < Ø < 5 cm ▪ B : dont la surface est < 1/3 d'un champ pulmonaire o TDM : Altération parenchymateuse précoce
▪ C : dont la surface est > 1/3 d'un champ pulmonaire o EFR
• TDM o Analyse plus fine des lésions ▪ Syndrome restrictif
o Détection précoce ▪ Micronodules (lésions élémentaires) ▪ Nodules ▪ Masses pseudo ▪ Des fois syndrome mixte
PARACLIN tumorales ▪ Hypoxémie, hypocapnie
• EFR ▪ Baisse de la capacité de diffusion de CO
o Perturbations tardives par rapports aux signes Rx o LBA : Fibres d’amiante et corps asbestosiques
o Spirométrie : Syndrome obstructif qui s’associe tardivement à un Sd restrictif
o Gaz du sang : Hypoxémie, Hypercapnie
o Capacité de transfert du CO : Diminuée
• Lavage broncho-alvéolaire : Mise en évidence de particules de silice
• Anatomopathologie
o Rarement effectuée pour le diagnostic o Lésion caractéristique : nodule silicotique
DG DIFF • Sarcoïdose • Miliaire tuberculose • Autres étiologies de la fibrose interstitielle diffuse
Les complications peuvent survenir Complications
• Pneumothorax • Surinfection • Nécrose cavitaire aseptique des masses pseudo tumorales • Celles liées à la modification du tissu pulmonaire
• Aspergillome intra-cavitaire o Insuffisance respiratoire chronique avec cœur pulmonaire chronique
COMPLIC • Cancer bronchique primitif / le cancer broncho-pulmonaire primitif : La silice est classée dans o Insuffisance ventriculaire droit
le groupe I par le CIRC o Pleurale : pleurésie exsudative et fibrose pleurale diffuse
• Tumorale
o Cancer bronchique
o Mésothéliome pleural, péritonéal, péricardique
• Celles liées aux perturbations des moyens de défense du poumon
o Infection à pyogène o Tuberculose
- L’évolution de la silicose se fait vers l'aggravation même après l'arrêt de l'exposition - Evolution
• Insuffisance respiratoire chronique • Fibrose pulmonaire
ÉVOLUT • Hypertension artérielle pulmonaire avec signes cliniques d'insuffisance ventriculaire droite • Insuffisance respiratoire chronique
• Insuffisance cardiaque droite
• Pronostic : Majore le risque de CBP+++
- Il n’existe pas de traitement spécifique de silicose
TT - Chaque complication bénéficie du traitement spécifique adapté
MALADIE DE L’AMIANTE :
PATHO BÉNIGNE PATHO MALIGNE
Pleurésie asbestosique Fibrose pleurale (plaques pleurales) Mésothéliome Cancer bronchique
- Peut survenir dans les 10 - Epaississements fibro-hyalins circonscrits - Tumeur maligne des surfaces mésothéliales touchant - Fréquence élevée chez les sujets exposée à
premières années de la plèvre pariétale principalement la plèvre, moins souvent le péritoine et plus l’amiante
d’exposition - Manifestation la plus fréq rarement le péricarde - Pouvoir cancérogène et dose indépendante
- Délai de 1 à 50 ans - Clinique - Temps de latence> 20 ans - Temps de latence de 20 à 30 ans
- Habituellement associée • Habituellement asympto - Risque augmente avec la durée d’exposition et la dose cumulée - Surviennent principalement chez les fumeurs
à une asbestose • Douleurs thoraciques - Clinique après 20 à 30 ans
- Bilatérale et basale - Radiologie • Peu spécifique • Douleur thoracique • Dyspnée • AEG • Ép - Risque augmente dans une population
- Asymptomatique • TDM est plus spécifique que la Rx pleural exposée à l'amiante :
- Peut passer vers la standard -Paraclinique • Exposition à l’amiante : Risque de cancer X
chronicité • Plaques multiples, bilatérales, • Ponction pleurale : Liquide séro-hématique ; Caractère récidivant par 5
- Si caractère récidivant symétriques • Radiologie • Tabagisme seul : Risque de cancer X par 10
➔ Mésothélium pleural • Entièrement ou partiellement calcifiées o Opacités pleurales polycycliques mamelonnées ou festonnées • Exposition à l’amiante et tabagisme : Risque
• Associées parfois à une image d’asbestose o TDM : Bilan d’extension de cancer X par 50
- Pronostic : Très sombre
2- ORIGINE INFECTIEUSE
BRUCELLOSE TUBERCULOSE MALADIES D’INOCULATION : MALADIE DE LYME GONOCOCCIE
GERMES Brucella MELITENSIS +++ o Mycobacterium Tuberculosis BORRRELIA BURGDORFERI SENSULATO Neisseria gonorrhoeae ➔
o Mycobacterium Bovis ➔ Mono, oligo ou polyarthrite Arthrite gonococcique
o Voie cutanée ou muqueuse++++ (blessures o Inhalation de gouttelettes o Contact avec patient
ou excoriations) : contacts avec des animaux contaminées à partir de patients o Contact avec linge souillé
malades, carcasses, produits d’avortement ou présentant une TB
par contact accidentel avec des prélèvements pulmonaire bacillifère
dans un laboratoire. Germe résistant o Ingestion accidentelle de produits
MODE DE plusieurs semaines dans le sol des étables. laitiers non pasteurisés à partir de Piqures par des tiques
TRANSMISSION o Inhalation : aérosol contaminé dans les bovins atteints de tuberculose
laboratoires ou les abattoirs. bovine.
o Ingestion accidentelle d’aliments souillés
par des mains contaminées
o Voie conjonctivale (contact direct avec des
mains contaminées ou par aérosol) : rare.
Agriculteurs, Bergers, Vétérinaires, Employés Ouvriers d'abattoirs, Personnels de Personnels de soins et de
PROFESSION d'abattoirs, Bouchers, Personnel de soins et de laboratoires Professionnels des forêts laboratoires
laboratoires de bactériologie
o Mal de Pott o Phase 1 : l'érythème chronique migrant (piqure)
o Mono-arthrite (hanche et genou) ▪ Le diagnostic est clinique
▪ Aucun examen biologique n’est indispensable
o Phase 2 : manifestations viscérales
▪ Mono, oligo ou polyarthrite : début brutal,
CLINIQUE inflammatoire migratrice, voisines de la
lésion cutanée initiale (genou++).
o Phase 3 : atteintes chroniques
▪ Articulaires : polyarthrites aigues, récidivantes ou
chroniques
DIAGNOSTIC PCR et culture
BRUCELLOSE AIGUE BRUCELLOSE CHRONIQUE
Fièvre ondulante sudoroalgique, Fièvre ondulante, Sueurs Spondylodiscite (lombaire++)
CLINIQUE abondantes d’odeur caractéristique de paille mouillée et surtout Clinique : syndrome rachidien habituel (rachialgies, raideur segmentaire)
nocturnes Radiologie : signes retardés.
Douleurs articulaires Particularité : l'atteinte pluri-vertébrale, élective de l'angle antérosupérieur
- Arthralgies mobiles et fugaces, - Arthrite aiguë réalisant au de la vertèbre et l'évolution rapide vers l'ostéo-construction.
maximum une polyarthrite Sacroiliite
Uni ou bilatérale, Clinique : douleur fessière Evolution radiologique :
condensation.
Évoqué : triade clinique, leuco- neutropénie
DIAGNOSTIC Confirmé : hémocultures, sérodiagnostic de Wright et L’IFI et l’IDR très fortement positives
immunofluorescence indirecte (IFI) dès le 10°jour
3- PATHOLOGIES OSTÉO-ARTICULAIRES LIÉES AUX TOXIQUES
Profession Mode de transmission Manifestations
- Secteur minier, - Inhalation de gaz Ostéose fluorée
- Préparation de l’acide fluorhydrique - Ingestion de particules fluorée - Ostéocondensation diffuse
FLUOR - Industrie de verre, de la céramique, (industrie de l’aluminium, du verre, des - Ostéophytose sous périostée
soudure, raticides, engrais, phosphates...) - Ossification tendineuse et ligamentaire irrégulière
- Fabrication des peintures - Radiologie : condensation homogène diffuse du squelette,
- Raffinage de l'aluminium (gaz fluor) débutant et prédominant au rachis
- Soudures - Inhalation de fumée, vapeurs Ostéomalacie
- Fabrication d’accumulateurs au et poussières (production, - Perte phosphocalcique
nickel cadmium cadmiage, soudure ou découpage de métaux - Inhibition de l’activation de la vitamine D dans le rein.
CADMIUM - Métallurgie et fusion du cadmium cadmiés et des alliages du cadmium). - Cadmium entre en compétition avec le calcium
- Fonderie - Soudage - Ingestion accidentelle ou par (intestin et os)
- Bijouterie - Industrie des colorants non-respect des règles d’hygiène
CHLORURE DE - Industrie des plastiques (PVC) - Inhalation du gaz Acro-ostéolyse des mains (index et médius++)
VINYLE MONOMERE
PHOSPHORE - Fabrication de certains dérivés du - Absorption directe au niveau
phosphore du maxillaire inférieur
- Production d’engrais (favorisée par les caries dentaires), Périostite alvéolo-dentaire
- Pulmonaire et digestive, par inhalation des
vapeurs de phosphore
PLOMB Goutte saturnine
SILICE Sd de Caplan : associe une polyarthrite rhumatoïde et une silicose
radiologique
Vibrations :
moyenne
fréquence
PRÉVENTION :
→ PREVENTION TECHNIQUE → PREVENTION MEDICALE
TMS :
• CONCEPTION DES LIEUX DE TRAVAIL : - Embauche : Aptitude,
o Adapter les lieux de travail au travailleur examen clinique de
o Entièrement ajustable référence
o Adapté à la taille et à la forme - Périodique
o Possibilité de travailler en position debout ou assis ou d’alterner • Suivi médical des salariés
• Conception des outils et de l’équipement : Réduire la fatigue musculaire, l’effort en position inconfortable • Dépistage des premiers
• METHODES DE TRAVAIL : symptômes précoce
o Adapter le poste de travail à la tâche et aux besoins o Périodes de repos (décontracter muscles) - Réadaptation (retour au
o Mécanisation : Eliminer les tâches répétitives o Rotation travail)
▪ Succession des personnes dans une fonction selon un rythme ou un horaire fixe ou variable
▪ Solliciter des groupes musculaires différents et reposer les muscles fatigués
o Elargissement et enrichissement des taches
▪ Rompre la monotonie ▪ Eviter une charge excessive à une partie du corps
▪ Accroitre le degré d’autonomie et la responsabilité des travailleurs
o Travail en équipe
▪ Accroitre la diversité du travail musculaire et le répartir plus équitablement
▪ Chaque membre de l’équipe exécute un certain nombre de tache
• FORMATION AUX GESTES ET POSTURES
TOXIQUES - AGENTS INFECTIEUX
• Substitution • Mesures d’hygiène sur les lieux de travail
• Travail en vase clos • EPI
• Réduction de l’exposition • Vaccination (BCG)
• Information/formation • Formation/information
REPARATION
→ Affections provoquées par les vibrations et chocs transmis par → Affection périarticulaires provoquées par certains
certaines machines-outils, outils et objets et par les chocs itératifs gestes et postures de travail (Tb. N°2.7)
du talon de la main sur des éléments fixes (Tb. N°2.6)
→ Affections chroniques du rachis lombaire provoquées par des vibrations de → Lésions provoquées par des travaux effectués dans des milieux où la
basses et moyennes fréquences transmises au corps entier (Tb. N°2.8) pression est supérieure à la pression atmosphérique (Tb. N°2.11)
CONCLUSION :
→ Les affections ostéoarticulaires d'origine professionnelle sont multiples et
variées, dans leurs causes et leurs expressions
→ Leur fréquence, les difficultés thérapeutiques qu'elles soulèvent, l'incapacité
professionnelle qu'elles engendrent et le coût financier total qu'elles
entraînent → Poursuivre et développer leur prévention
INTRODUCTION :
→ Dans le monde : 5 à 10% de cancers sont d’origine professionnelle
→ En France
- 4 à 8,5 % des cancers sont d’origine professionnelle
- Un seul agent cancérogène est aujourd'hui complètement interdit : Amiante
→ Au Maroc
- Le cancer constitue un problème majeur de la santé publique (35000n vx cas/an)
- Pas de statistique concernant les cancers professionnels
→ Définition : Le cancer professionnel est la conséquence de l’exposition des travailleurs à des risques physiques, chimiques
ou biologiques, ou résulte des conditions dans lesquelles ils exercent leur activité
→ Le cancer est une pathologie multifactorielle
- Facteurs personnels (génétiques) - Comportementaux (alimentation, tabac, alcool...)
- Environnementaux (pollution, air...) - Professionnels (chimique, physique, biologique)
→ De nombreux organes sont concernés
→ Sous diagnostic des étiologies professionnelles
→ Les cancérogènes professionnels ne sont pas tous connus
→ CLASSIFICATION UNION EUROPEENNE : Concerne les substances chimiques qui sont classées en trois catégories
- Catégorie 1 : substances cancérogènes pour l’homme
• On dispose de suffisamment d'éléments pour établir l'existence d'une relation de cause à effet entre l'exposition de
l'homme à de telles substances et l'apparition d'un cancer
- Catégorie 2 : Substances devant être assimilées à des substances cancérogènes pour l'homme
• Substances pour lesquelles on dispose d’éléments justifiant une forte présomption de leur effet cancérogène, mais aucune
donnée sur l’homme
- Catégorie 3 : substances préoccupantes pour l’homme en raison d’effets cancérogènes possibles, mais pour lesquelles les
informations disponibles ne permettent pas une évaluation satisfaisante
→ PAR AGENTS
-AGENTS CHIMIQUES - AGENTS PHYSIQUES
• Liés à l’environnement ou le mode de vie • Rayonnements ionisants
o Fumée de tabac (HPA, benzène, arsenic, ...) o Toute dose d’exposition aux RI peut
o Gaz d’échappement des véhicules (benzène, métaux lourds) entraîner un risque accru de cancer
• Liés au milieu professionnel o Risque cancérogène à partir d’une
o Métaux lourds et métalloïdes (cadmium, nickel, ...) exposition de 200mSv : Cancers broncho-
o Benzène o Amiante pulmonaires,
o Chlorure de vinyle, nitrosamines, poussières de bois, ... de la peau, les leucémies, les sarcomes
osseux
• Rayonnements non ionisants : UV et
champs électromagnétiques
o À fortes doses, les UV constituent un
facteur de risque de cancer de la peau
o Le CIRC a classé les champs
électromagnétiques à basse fréquence
comme possiblement cancérogène pour
l’homme (catégorie 2B)
REPARATION :
→ Cancer broncho-pulmonaire provoqué par l’inhalation de poussières d’amiante (Tb. N°1.1.13 bis)
→ Cancer broncho-pulmonaire provoqué par l’inhalation de poussières ou fumées renfermant du cadmium (Tb. N°1.1.14 bis)
→ Affections cancéreuses provoquées par l’aldéhyde formique (tableau n 1,2,8 bis) :
→ Affections consécutives au travail au fond → Hémopathies provoquées par le benzène et tous les produits
dans les mines de fer (Tb. N°1.1.17 bis) : en renfermant (Tb. N°1.2.2)
→ Hémopathies provoquées par le benzène et tous les produits en → Affection professionnelles provoquées par les
renfermant (Tb. N°1.2.2 bis) poussières de bois (Tb. N°1.6.2)
CONCLUSION :
→ Tous les secteurs d’activité, sans exception, sont susceptibles d’être concernés par la prévention du risque cancérogène professionnel
→ La connaissance de la part attribuable aux facteurs professionnels est difficile tient à plusieurs raisons :
- Apparition des cancers longtemps après l’exposition professionnelle,
- Interaction avec d’autres facteurs non professionnels (modes de vie, environnement),
- Origine le plus souvent multifactorielle,
- Méconnaissance de l’exposition, - Sous-déclaration des maladies professionnelles,
- Moyens de recherche et de surveillance épidémiologique insuffisants