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Le document décrit les accidents d'exposition au sang, y compris leur définition, les circonstances de survenue et les germes transmis. Il fournit des recommandations sur la conduite à tenir en cas d'accident, notamment la désinfection de la blessure et la consultation d'un médecin.

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INTRODUCTION :

-Emergence des germes responsables des maladies graves


-Prise de conscience des dangers des AES
-Les AES : Problème de santé publique par
-Leur fréquence ++++ -Leur conséquence +++ : Complications parfois mortelles
-Leur cout économique +++
-Les infirmiers
-Catégorie professionnelle qui déclare le plus grand nombre d’AES
-Les accidents percutanés
-Représentaient plus des trois quarts des AES déclarés
-La moitié était associée à la manipulation d'aiguille qui demeurait le principal mécanisme en cause

DÉFINITION :
-Un accident d’exposition au sang (AES), se définit comme tout contact avec du sang, ou du liquide biologique
contenant du sang, et comportant
-Soit une effraction cutanée (piqûre, blessure...)
-Soit la projection sur une muqueuse (bouche, œil), ou sur une peau lésée.
-Lors d’un accident d’exposition au sang, il y a un risque de transmission des bactéries, parasites, virus...
transportés par le sang ou les liquides biologiques.

GERMES TRANSMIS LORS D’UN AES


-En pratique, on redoute
-le virus de l’hépatite B (VHB)
-le virus de l’hépatite C (VHC)
-le virus du SIDA (VIH)

CE QUI N’EST PAS UN AES :


-Piqûre ou coupure avec un matériel neuf ou stérilisé non encore utilisé
-Contact cutanéo-muqueux avec un liquide biologique non contaminant
- Urines ...
-Contact des gants avec du sang
-Contact cutanéo-muqueux suivi d’une bonne désinfection dans les 15 minutes

LES CIRCONSTANCES DE SURVENUE DES AES :


-Gestes de diagnostic et de soins
-Transport des produits biologiques
-Manipulation des produits au laboratoire
-Ramassage des déchets et opérations de nettoyage Non-respect des précautions standard

LES FACTEURS QUI AUGMENTENT LE RISQUE DE TRANSMISSION DES AES


MODALITES DE L’ACCIDENT CARACTERISTIQUES DU Conduite adoptée par le soignant
PATIENT SOURCE
-Blessure profonde -Charge virale élevée -Absence de port de gant
-Aiguille creuse, contenant du sang -Stade de la maladie -Absence ou retard d’antisepsie post-
-Diamètre élevé de l’aiguille -Traitement antiviral exposition
-Temps de contact > 15 min si projection -Absence de prophylaxie

GESTES A RISQUES D ’AES EN MILIEU DE SOINS


CONDUITE A TENIR DEVANT UN AES

 IMMEDIATEMENT : -Arrêter le geste en cours -Mise en sécurité du patient


→Si piqûre, blessure, ou contact direct sur peau lésée → Si projection sur muqueuse
-Ne Jamais presser la plaie ou la faire saigner -Lavage à l’eau ou sérum physiologique (au moins 5mn)
-Nettoyage de la lésion à l’eau et au savon et rincer, -Ne pas utiliser de solutions caustiques ou irritantes (eau
-Puis appliquer un antiseptique pendant 10 minutes de javel, alcool)
-Eau de Javel fraîchement diluée au 1/10ème
-Solution Dakin -Alcool à 70°

 CONTACTER LE MEDECIN REFERENT :


 Évaluation du risque de contamination : Immédiatement : dans les 4H
Accident Patient source connu Personne source inconnue
-Mode d’exposition (percutanée, muqueuse, -Statut VIH, VHC et VHB Par prudence, considérer
peau lésée...) -Proposer une sérologie VIH (test rapide) cette personne comme
-Le matériel impliqué (aiguille creuse, pleine, -Demander les sérologies VHB et VHC infectée
scalpel...) -Apprécier la possibilité d’une primo–
-La sévérité de l’exposition (profondeur de la infection en cours
blessure, présence du sang sur l’instrument...) -Si infectée par le VIH
-Geste IV ou IA -Stade de la maladie, sa charge virale,
-Temps de contact si projection tt antiviral en cours, notion de résistance

 Après évaluation :
-Traitement post-exposition (TPE) si nécessaire -Antirétroviraux (VIH) -Immunoglobuline(VHB)
VHB : VHC :
-Pas de prophylaxie
-Pas d’immunoglobulines

-Pas de Vaccin
PCR chez le soignant
-Si les transaminases augmentent 
-Ou systématique à 1 mois
Si positivation de la PCR
-Dans les 48 à 72 heures -Immunoglobulines spécifiques : 500 UI en IM -Contrôler par 2ème PCR
-Associées à une injection de vaccin -Si confirmation
-Dans un autre site (on poursuivra le schéma vaccinal pour les non vaccinés). -Démarrer le traitement
-A répéter 1 mois après
VIH
Antirétroviraux (VIH) TRAITEMENT ANTIRETROVIRAL POST
-Traitement anti-VIH à débuter EXPOSITION (TPE)
-Délai le plus court possible si -La prophylaxie antirétrovirale doit être
traitement nécessaire réservée aux situations à risque élevé
-Dans les 48heures à 72heures -Si faible risque, le rapport risque-bénéfice
-Connaître le statut du patient n’est pas en faveur de la prophylaxie
source permet d’éviter la plupart -Prescription par un médecin référent
des tts DÉBUT AU MIEUX DANS LES 4 HEURES
-Intérêt d’un test «VIH rapide » POUR UNE DURÉE DE 4 SEMAINES
INDICATIONS DU TPE EN CAS D’AES
Patient-source
Risque et nature de l’exposition Infecté par VIH De sérologie VIH inconnu
CV détectable CV indétectable Groupe à Groupe à
prévalence élevée prévalence faible
Risque important Prophylaxie Prophylaxie Prophylaxie Prophylaxie non
Piqure profonde, aiguille creuse, dispositif recommandée recommandée recommandée recommandée
intravasculaire (artériel ou veineux)
Risque intermédiaire Prophylaxie Prophylaxie non Prophylaxie Prophylaxie non
-Coupure avec bistouri recommandée recommandée recommandée recommandée
-Piqure avec aiguille IM ou SC
-Piqure avec aiguille pleine
-Exposition cutanéo-muqueux avec temps de
contact > 15mns
Risque minime
-Piqure avec seringues abandonnées Prophylaxie non recommandée
-Crachats, morsures, ou griffures et autres cas

CONDUITE A TENIR DEVANT UN AES :


 CONTACTER LE MEDECIN DU TRAVAIL
-Soutien psychologique de la victime
-Sensibiliser le soignant et l’employeur pour faire la déclaration de l’AES
-Assurer un suivi biologique de la victime
-Analyser les circonstances de l’accident du travail
-Mettre en place un système de prévention des AES efficace

 MEDECIN DU TRAVAIL
→ Soutien psychologique de la victime → Déclaration de l’AT
-Rassurer la victime -PEC de la victime par son employeur (bilan, traitement ...) et de garantir
-Recours à une consultation spécialisée les droits du soignant ou de ses ayants droits en cas de contamination
→ Suivi biologique → Analyser les circonstances de l’AES
-Médecin du travail, référent... -Avoir une idée globale sur les facteurs générant les AES et proposer des
-Au Maroc il n’y a pas de réglementation actions de prévention
spécifique pour le suivi biologique des AES -Les conditions du travail (Ambiance précipitée, contexte d’urgence,
-Circulaire : Dosage d’Ac (J8 M1 M3 M6) cadence, stress...)
-Malade agité, difficile à piquer -Dysfonction relative au matériel
-Dysfonction relative à l’organisation générale du service
-Diminution de la vigilance (nuit, fatigue, charge de travail importante)

PREVENTION : Voir images LES PRECAUTIONS STANDARDS


-Respect des précautions
standards++++
- Formation et information des
soignants
- Utilisation de matériels « sécurisés »
adaptés
- Sécuriser la filière des déchets
- Vaccination du personnel de soins
contre le VHB

CONCLUSION : LES AES


-Fréquents : s/estimés, s/déclarés et négligés -Evitable
-Graves -Respect des précautions standards
-Risque de transmission de maladies infectieuse -Système de prévention adapté
-HVB, HVC, VIH +++ -Système de soins d’urgence
-PEC psychologique
-Suivi biologique adapté
L’ECONOMIE MAROCAINE

INTRODUCTION
→ Maladie professionnelle (MP) : État pathologique d’installation progressive (parfois rapide) lié à l’exposition
professionnelle habituelle à un risque physique, chimique ou biologique ou lié aux conditions de travail.
-200 millions de nouveaux cas de MP par an
-2 million décès de personnes par an
-Quatre décès causés par une MP pour un décès causé par un accident.
-Les MP les plus courantes :
*Affections musculo-squelettiques *Maladies respiratoires *Cancers *Maladies contagieuses
*Perte de l’audition *Maladies circulatoires *Les troubles mentaux liés au travail
→Différencier
-Maladies professionnelles indemnisables (MPI)
*Répertoriées dans les tableaux de maladies professionnelles
*Ouvre droit à réparation selon le principe de présomption d’origine
-Maladies à caractère professionnelles : Non inscrit dans les tableaux
→ Maladie professionnelle indemnisable : Sont considérées comme maladies professionnelle les manifestations
morbides, infections microbiennes et affections dont la liste est fixée par arrêté du directeur du travail et des questions
sociales pris après avis du directeur de la santé publique et de la famille - Article 2 du Dahir du 31 mai 1943 –
→ Maladies à caractère professionnel : Toutes les maladies que le médecin traitant ou le médecin du travail considèrent
comme d’origine professionnelle mais ne figurant dans aucun tableau de maladies professionnelles indemnisables, les
victimes ne bénéficient pas automatiquement de la réparation...
→ Réparation : Répondre à des critères : Médicaux – Techniques - Administratives

PROCEDURE DE REPARATION DES MP :


→ Victime → Employeur → Médecin de travail - médecin traitant
→ Autorité locale → Médecin inspecteur du travail - inspecteur du travail → Médecins experts → Juge

→ La victime : Consulte
- Médecin de travail : Doit : - Médecin traitant
• Informer la victime de sa MP • Libre choix de la victime • Informer la victime de sa MP
• Délivrer le CMI (en 03 exemplaires) • Délivrer le CMI
• Avertir l’employeur de la déclaration • Délivrer un certificat de consolidation ou de guérison
de l’état du malade en indiquant les suites définitives
→ Certificat médical initial CMI
- Identité du malade
- Symptomatologie
- Nature de la MP
- Les suites probables

→ Le dossier de la déclaration
- La déclaration faite par la victime
- Le CMI rédigé en trois exemplaires
- Le bulletin fourni par l’employeur

→ L’employeur
- Fournir au salarié le bulletin de la déclaration
après réception de la demande du salarié
- Peut faire la déclaration à l’autorité locale et
à l’inspecteur de travail si le salarié néglige de
déclarer.

→ Le bulletin
- Identité, adresse et profession de la victime
- Identité, adresse et profession de
l’employeur
- Que la victime déclare être atteint de maladie
professionnelle
- Nom et adresse de la compagnie d’assurance

→ Autorité locale :
Autorité municipale, La gendarmerie, Le chef de poste de police
- Délivrer un récépissé de la déclaration à la victime
- Dresser un procès-verbal (PV)
- Transmettre une copie de déclaration, du CMI et du PV :
• Inspecteur du travail
• Dernier employeur de la victime
• Tribunal de 1ère instance (48 h)

→ Le juge
- Expertise du dossier : Conciliation
- Si désaccord : jugement

→ Prestations
- Soins médicaux
- Indemnités en natures
- Indemnités en espèces
• Journalières
• Rente si IPP
COMPOSITION DU TABLEAU DES MPI
-Numéro -Titre -Trois colonne
→TITRE
-Agent causal
-Mécanisme évoqué
-Maladie
-Il y a trois catégories d’agents nocifs
-Agents chimiques (plomb, mercure, benzène,...)
-Agents infectieux et microbiens (tétanos, charbon, leptospirose...)
-Agents et Ambiances physiques de travail
(nuisances environnementales et postures particulières, telles que chaleur, pression, bruit, vibrations,...)

Colonne de gauche Colonne de milieu Colonne droite


-Les symptômes ou lésions Délai de prise en charge -Liste des travaux responsable de
pathologiques que doit -Le délai maximal écoulé entre la maladie
présenter le malade la fin de l'exposition et la -Indicative ou limitative
-Enumération limitative première constatation médicale
de l'affection
-Variable

Affections provoquées par les rayonnements ionisan ts(Tb. N°2.1)

Affections dues au plomb et à ses composés (Tb. N°1.1.1)


Affections dues au plomb et à ses composés (Tb. N°1.1.1)
Cancer bronchique primitif provoqué par l’inhalation de Affections respiratoires causées par les oxydes et les sels
poussières ou de vapeurs arsenicales de nickel (Tb. N°1.1.8 bis)
(Tb. N°1.1.6 bis)

Affections professionnelles provoquées par le cobalt et ses Affections gastro-intestinales provoquées par le benzène,
composés (Tb. N° 1.1.4) les xylènes et tous les produits en renfermant
(Tb. N°1.2.2 bis)

Lésions chroniques du ménisque (Tb. N°2.10)


Affection professionnelles provoquées par les poussières
de bois (Tb. N°1.6.2)

Affection professionnelles de mécanisme allergique


provoquées par les protéines du latex (ou caoutchouc
naturel) (Tb. N°1.6.3)
Kératoconjonctivites virales (Tb. N° 3.6)

Rage professionnelle (Tb. N° 3.14)


LES RISQUES PROFESSIONNELS :

Risques liés à l’environn du poste du travail Risque liés à l’organisation du travail Risques liés à la sécurité
• Les risques biologiques • Les risques ergonomiques • Chute plain-pied • Chute de hauteur
• Les risques chimiques • Les risques psychosociaux • Glissade • Violence
• Les risques physiques • Electrisation • Incendie
• Accident d’exposition au sang

INTRODUCTION :
-Les accidents de travail sont une problématique à laquelle aucun secteur n’échappe
-Les répercussions sont lourdes et ont un impact au niveau humain et socio-économique
-Dans le monde : 2,2 millions de travailleurs meurent chaque année dans le cadre de leur travail, à la suite d’un accident du
travail ou d’une maladie professionnelle
-Au Maroc en 2018 : Le nombre d’accidents a dépassé 50.000 cas, causant 756 décès, 13.208 cas d’incapacité temporaire et
36.561 cas d’incapacité permanente
→ 2 régimes
- Fonction publique : • Code de la fonction publique • Textes d’application
- Secteur privé : • Code du travail • Textes d’application

→ RÉPARATION DES ACCIDENTS DU TRAVAIL SECTEURS SOUMIS AU CODE DU TRAVAIL 

INTRODUCTION :
Les premières dispositions légales
-1913 par le Dahir des Obligations et de Contrats (D.O.C)
-1927dahir du 27 juin abrogé
-1963dahir du 6 février abrogé
-24 décembre 2014
-la loi n °18-12 relative à la réparation des accidents du travail, promulguée par le dahir n°1-14-190

DEFINITION D’UN ACCIDENT DU TRAVAIL (AT) : LOI 18-12


Selon l’article 3 de la loi n°18-12 relative à la réparation des accidents du travail aux secteurs soumis au code du travail
« Est considéré comme accident de travail, quelle qu’en soit la cause, tout accident entraînant un dommage, au
bénéficiaire des dispositions de la présente loi, qu’il soit salarié ou travaillant, à quelque titre ou en quelque lieu que ce soit,
pour un ou plusieurs employeurs, survenu à l’occasion, par le fait ou lors de l’exercice du travail, même si cet accident
résulte d'un cas de force majeure ou si les conditions du travail ont causés ou aggravé les effets de cette force, à moins que
l'employeur ou son assureur justifie, selon les règles générales du droit, que la maladie de la victime a été la
causé directe de l'accident.»
-Un fait accidentel
-Action soudaine et violente
-Lésion physique ou psychologique
-Une relation entre le fait accidentel et le travail

DEFINITION D’UN ACCIDENT DU TRAJET LOI 18-12


-Il est considéré aussi comme accident du travail tout accident du trajet survenant
lors du parcours normal « aller-retour » effectué par le salarié entre :
-Le lieu de travail et sa résidence principale ou sa résidence secondaire s’il y va
périodiquement, ou encore tout autre lieu où il s’y rend de façon habituelle.
-Le lieu de travail et celui où il prend habituellement ses repas.
-Les accidents survenant lors d’un détour ou d’une interruption du trajet normal
pour une nécessité de la vie courante ou de l’emploi vont aussi être considéré
comme accidents de trajet.
→ On répare qui → Déclaration de l’AT
- Les salariés - La victime doit aviser l’employeur dans un délai de
• Entreprises industrielles • Pêche 48h
• Exploitations agricoles et forestières - L’employeur doit aviser la société d’assurance dans
• Entreprises commerciales • Association, coopérative... les 5 jours qui suivent
- Salariés travaillant à leur domicile - L’employeur doit aussi aviser le directeur régional
- Marins - Concierges - Industrie cinématographique du travail dans les 5 jours qui suivent son dépôt au
- Journalistes, artistes - Travailleurs à domicile niveau de la société d’assurance
- Personnel non titulaire des administrations publiques - La déclaration de l’AT doit être accompagnée du
- Les détenus... • Certificat médical initial
- Élèves des établissements d’enseignement technique et des • Procès-verbal de la police si c’est un accident de
centres d’apprentissage, ainsi que les personnes admises dans les trajet
centres de réadaptation professionnelle - L’employeur remet à la victime un bulletin
- Ajouts de la loi 18-12 (2015) • Nom et adresse de l’employeur et de la victime
• Personnel des communes urbaines • Nature et date de l’accident
• Détention juvénile • Étudiants externes, internes et résidents • Compagnie d’assurance, numéro d’assurance,
bénévoles numéro d’enregistrement à la CNSS
→ Certificats médicaux
- Certificat médical initial en 4 exemplaires
• État de la victime • Conséquences de l’accident • Suites probables • Durée de l’ITT
• 3 exemplaires doivent être remis à l’employeur dans les 24h qui suivent sa rédaction
- Certificat médical de prolongation de l’ITT (remis dans les 24h)
- Certificat médical précisant les conditions de reprise de travail (remis dans les 24h)
- Certificat médical de guérison ou de consolidation (remis dans les 24h)
- L’IPP est défini par le médecin traitant en concertation avec le médecin expert de la société d’assurance
- S’il y a désaccord
• La société d’assurance peut demander l’avis d’un médecin spécialiste expert sous avis du médecin traitant
• L’expertise doit être remise dans le mois qui suit
- Certificat de décès
• Remis à la société d’assurance dans les 48h qui suivent sa réception
- Certificat de rechute
• Remis à l’employeur dans les 48h de sa rédaction
• Remis à la société d’assurance dans les 48h qui suivent sa réception
- Certificat initial, de prolongation, de reprise, de guérison, de rechute et de décès
• Remis par l’employeur à la délégation régionale de travail dans les de 5 j qui suivent leurs dépôts au niveau de la société
d’assurance
→ Contrôle médical → La réparation
- L’employeur ou son assureur ont le droit de désigner un ou plusieurs - Indemnités journalières
médecins spécialistes pour l’informer de l’état de santé de la victime - Rente
- Le médecin traitant est informé de la visite au moins 5 jours à - Rente pour les ayants droit
l’avance
- Si la victime ne répond pas présente après le deuxième avis, on peut → Rente
suspendre l’indemnité journalière - En cas d’IPP
→ Dépenses à la charge de l’employeur : Loi 18-12, 2015 - Déterminée selon la nature de l’infirmité, l’état
- Frais médicaux, chirurgicaux, pharmaceutiques général, l’âge, les facultés physiques et mentales
- Analyses - Hospitalisation - Appareils de prothèse de la victime, ainsi que d’après ses aptitudes et sa
- Frais de transport de la victime à sa résidence habituelle ou à qualification professionnelle
l’établissement hospitalier le plus proche - Le taux d’incapacité permanente correspond à la
- Frais funéraire réduction de la capacité professionnelle par rapport
- Les hôpitaux et cliniques ou même le médecin traitant ne peuvent à la capacité que possédait la victime au moment
demander à la victime d’un AT de leur payer leurs prestations s’il leur où s’est produit l’accident
remet le bulletin donné par l’employeur ou si la victime a accepté de
payer la différence
Calcul de la rente Exemples
Loi 18-12 -Salaire annuel de 40 000 DH
-IPP < 30% : salaire annuel x moitié de l’IPP -Taux de l’IPP à 20%
-30 < IPP < 50% : salaire annuel x (15% + la partie qui -Rente = 40 000 x 10 / 100 = 4 000 DH
excède 30% + la moitié de cette partie) -Taux de l’IPP à 40%
-IPP > 50% : salaire annuel x (45% + la partie qui excède -Rente = 40 000 x (15 + 10 + 5) / 100 = 12 000 DH
50%) -Taux de l’IPP à 80%
-Rente = 40 000 x (45 + 30) / 100 = 30 000 DH
Majoration de la rente, Décision ministérielle N°4372.14, 2, Décembre 2014
En cas d’incapacité permanente totale obligeant la victime à avoir recours à l’assistance d’une tierce personne pour
effectuer les actes ordinaires de la vie
- La rente est majorée de 40%

→ FAUTE INEXCUSABLE/FAUTE INTENTIONNELLE :

Faute inexcusable Faute intentionnelle


-Gravité exceptionnelle dérivant d’un acte ou d’une « Acte volontaire de son auteur accompli avec
omission volontaire l’intention de causer des lésions corporelles
-L’auteur de la faute doit avoir conscience du danger -Elle ne peut donc résulter d’une simple imprudence
auquel il a exposé la victime aussi grave soit-elle »
-Absence d’éléments intentionnels -Faute intentionnel du salarié
-Si l’AT est dû à une faute inexcusable de l’employeur, -Aucune des prestations et indemnités ne peuvent être
la rente est majorée attribuées à la victime
-Si l’AT fait suite à une faute inexcusable de la part de -Faute intentionnel de l’employeur
la victime, la rente peut être diminuée -Réparation intégrale de son préjudice
-Elle expose également l’employeur à des poursuites pénales
MALADIE CONTRACTEE AU SERVICE & ACCIDENT DU TRAVAIL

→CODE DE LA FONCTION PUBLIQUE 

La réparation des maladies contractées au service :


Premier employeur du royaume
-Caisse marocaine des retraites
-Loi n° 011-71 (30 décembre 1971) Instituant un régime de pensions civiles
-Pas de tableaux de maladies professionnelles spécifiques
-Pas d’intervention du tribunal administratif

Invalidité résultant de l’exercice des fonctions :


Le fonctionnaire ou agent atteint d’une invalidité résultant de blessures ou de maladies contractées ou aggravées soit
en service ou à l’occasion de celui-ci, soit en accomplissant un acte de dévouement dans un intérêt public, soit en
exposant ses jours pour sauver la vie d’une ou plusieurs personnes, peut prétendre, sous réserve que cette invalidité
ait entraîné une incapacité égale au moins à 25% à une pension temporaire ou définitive d’invalidité.
-Si cette invalidité met le fonctionnaires ou agent dans l’incapacité définitive et absolue d’exercer ses fonctions et que
cette incapacité est dûment constatée par la commission, l’intéressé est radié des cadres et a droit à une pension
d’invalidité.

Procédure de déclaration dans le secteur public :


INTRODUCTION :
→ Peau
- Enveloppe protectrice
- Trois couches : Epiderme – Derme – Hypoderme
→ Les dermatoses professionnelles (DP) sont les dermatoses dont la cause résulte en tout ou en partie des conditions du
travail dans lesquelles le travail est exercé ; regroupe deux catégories distinctes de dermatoses :
- Les dermatoses d’origine exclusivement professionnelle : Le lien causal est bien établi entre l'apparition et l'aggravation
de la dermatose et des conditions de travail
- Les dermatoses aggravées par l’activité professionnelle : Affections endogènes qui peuvent se manifester cliniquement
lors de certaines activités professionnelles ou être aggravées par le travail
→ Leur fréquence est élevée 
- En Europe - En France
• 34% des pathologies professionnelles • 10 % de l’ensemble de la pathologie cutanée générale
• Regroupe • 1 % de l'ensemble des travailleurs français serait gêné
o Dermatite de contact : 70-90% par des dermatoses professionnelles chroniques
▪ 80% sont des dermatites de contact irritatives (DCI) • Dermatite de contact : 90-95 %
▪ 20% des dermatites de contact allergiques (DCA) • Origine professionnelle > 50 % des cas
▪ 80% concernent les mains • Changement profession : 34 % des cas
o Autres : urticaire de contact, boutons d’huile, brûlures - Au Maroc : Pas de statistiques
chimiques, tumeurs...
• 55 à 80 % des maladies professionnelles Indemnisables

LES SECTEURS D’ACTIVITÉ À RISQUE : Professions les plus à risque


→Métiers du bâtiment et travaux publics : Ciment, peinture et vernis...
→Secteur de la santé : Désinfectants, détergents, Caoutchouc des gants, Médicaments...
→Secteur de coiffure : Colorants capillaires (para-phénylène diamine), décolorants (persulfates), outils métalliques
→Secteur de nettoyage et de restauration : Produits de nettoyage...
→Industrie mécanique et métallurgique : Chrome, le cobalt, nickel ...
→Industrie des matières plastiques et du caoutchouc : Les isocyanates, les carbamates...
→Métiers de l’agriculture et de l’horticulture : Les engrais, les plantes, pesticides...
CLASSIFICATION DES DP : d’origine chimique, physique et infectieuse
DP D’ORIGINE CHIMIQUE
Les dermites d’irritation Les dermites allergiques Autres
- Dermatoses les plus fréquentes - Eczéma : Les principaux allergènes professionnels retrouvés en - Acnés professionnelles
- Elles peuvent revêtir plusieurs aspects suivant le type pathologie professionnelle : • Kystes ou comédons inflammatoires : Huiles industrielles
d’activité et les conditions de travail : Allant d’une simple • Caoutchouc : Additifs ++ et latex naturel (huile de coupe et de graissage)
xérose à des brûlures • Médicaments : Antibiotiques (néomycine, pénicilline), AINS ... • Chloracné : Dioxines, chlorophénols ...
→ Forme aigue • Antiseptiques et désinfectants : Formaldéhyde, glutaraldéhyde, - Cancers d’origine chimique
• Lésions d’apparition rapide Kathon (fongicide incorporé par ex dans les huiles comme • Contact prolongé avec certaines substances chimiques :
• Limitées aux zones de contact avec l’agent causal conservateur) Goudron, asphalte, bitume, créosote
• Type érythémateux-œdémateux • Huiles industrielles (huile de coupe, de graissage et de ➔ Carcinomes spinocellulaires et basocellulaires
• Parfois de vésicules ou de bulles refroidissement) • Intoxication professionnelles chronique par l’arsenic : CSC
- Forme chronique • Composants des matières plastiques : résines acryliques et CBC
• La plus fréquente (dentisterie, imprimerie), résines époxy +++ (colles)... - Dépigmentation
• Se présentant généralement sous la forme de lésions • Colorants capillaires (paraphénylène diamine dans les teintures • Hydroquinones (photographie, les peintures, vernis...)
érythémato-squameuses, parfois fissuraires, avec sensation capillaires) • Monobenzyléther d’hydroquinone (gants de caoutchouc)
de brûlures ou de picotements : Le dos des mains et les • Métaux : chrome (ciment, cuir), nickel (instruments), cobalt ... - Hyperpigmentation mélanique
espaces interdigitaux et parfois disparition des empreintes • Allergènes végétaux (colophane), plantes, bois exotiques, • Arsenic
digitales farines... • Hydrocarbures chlorés
• Les irritants les plus fréquemment incriminés : Les - Urticaire de contact • Composés du goudron
détergents, les désinfectants, les antiseptiques, les acides et • Formation d’une éruption urticarienne prurigineuse et/ou - Brulures chimiques : Exposition à des acides ou des bases
les bases, les solvants organiques, les fluides de coupe, les douloureuse dans les minutes qui suivent l’application sur la
constituants de matières plastiques, les plantes et bois, les peau intacte de substances chimiques
produits phytosanitaires, le travail en milieu humide, les • Parmi les étiologies : Latex, ammoniaque, nickel, cobalt, les
produits capillaires protéines d’origine animal ou végétal ...
DP D’ORIGINE PHYSIQUE
Agents mécaniques Ambiances hygrométriques Rayonnements
- Microtraumatismes répétés : Frottement, pression, agressions violentes - Chaleur : brûlure -Ultraviolets : Kératoses actiniques, carcinome spinocellulaire (agriculteurs,
➔ Callosités, ampoules - Froid : gelures, crevasses, nécroses pêcheurs, travailleurs BTP)
• Callosité de la paume de la main chez les travailleurs de force, des - Rayonnements ionisants : radiodermites aiguës correspondant à une
extrémités des doigts chez les musiciens brûlure et des formes chroniques avec une sclérose, une atrophie de la
• Hyperkératose des genoux chez les carreleurs peau, des télangiectasies, une sclérodermie, risque d’évolution vers un
- Pénétration d’un corps étranger cancer cutané
• Tatouage : Incrustation de corps étrangers dans le derme souvent - Rayonnement laser : Brulures thermiques
secondaire à des traumatismes professionnels ; Ex : la pénétration des
particules de charbon chez les mineurs et de graisses chez les mécaniciens
• Granulome : pseudotumeurs à corps étrangers ; Ex : tri-granulomes de
coiffeurs en rapport avec la pénétration de cheveux coupés dans la zone
cutanées entre les espaces interdigitaux
DP D’ORIGINE INFECTIEUSE
→ Origine virale → Origine bactérienne → Origine mycosique → Origine parasitaire
- Herpès cutané : Personnels soignants - Staphylococcie : Éboueurs, soignants, égoutiers - Dermatophyties chroniques des mains : Les fermiers, - La gale : Les vétérinaires, les
- Verrues virales : Bouchers, les employés - Streptococcie ➔ Érysipèle : Personnels de soins, les mineurs, les vétérinaires fermiers, milieu de soins
des abattoirs, vétérinaires laboratoire - Onychomycose : Employés d’abattoirs...
- Brucellose : Vétérinaire, fermiers - Péri-onyxis et onyxis : Plongeurs, les boulangers...
DIAGNOSTIC
Anamnèse Interrogatoire professionnelle Enquête professionnelle :
• Salarié • Cursus professionnel Parfois le médecin du travail sera amené à se rendre sur les
o Antécédents dermatologique du salarié • Activité professionnelle actuelle lieux de travail en vue d’un examen approfondi du poste du
o Terrain d’atopie personnel et familial • Produits manipulés travail
• La lésion • Durée d’exposition • Identifier l’agent, le geste ou l’activité incriminée
o Conditions d’apparition • Gestes professionnels • Essayer d’établir un lien précis entre les gestes professionnels
o Ancienneté • Moyens de protection individuelle et la topographie des lésions
o Evolution et aspect des lésions • Nettoyage de la peau, nombre de fois et moyens utilisés • Evaluer l’exposition du travailleur, les moyens préventifs,
o Chronologie et périodicité par rapport au travail • Activités annexes et extra-professionnelles bricolage, l’hygiène générale et individuelle...
o Caractère collectif ou individuel jardinage, cosmétiques, bijoux...
- Signes fonctionnels ressentis : Prurit, Brûlures, Tiraillement, Cuisson - Les patch tests
- Signes associés : Conjonctivite, Rhinite, Asthme • Faciles à exécuter mais difficiles à interpréter
- Examen clinique • Recours dermatologue
• Il est capital d’examiner tout le tégument avec recherche d’autres localisations • Batterie standard = 23 substances et permet de déterminer 80% des dermites allergiques
• Examen de la zone atteinte • Si non suffisant série d’allergènes pertinents : Ex : série de produits pour coiffeurs,
→Morphologie des lésions matières plastiques, colorants...
▪ La lésion primaire : macule, papule, vésicule, bulle ou pustule • Parfois on peut tester directement avec les produits manipulés par le travailleur
▪ La lésion secondaire : plaque, lichenification, fissure, desquamation, ulcération, atrophie, • Meilleur site d’application : région paravertébrale dorsal
hyperkératose • La lecture se fait 48 h après avoir appliqué le patch
→Topographie o 1ère lecture 20 à 30 min après retrait du patch
▪ Couleur des lésions : rouge, violet, brun, blanc o 2ème lecture 72 ou 96 h après retrait du patch
▪ Contours de l’atteinte cutanée : bien définis, diffus, irréguliers • Trois types de réponse : Négative, Allergie, Irritation
▪ Symétrie, détermination du côté le plus atteint • L’allergie est représentée par eczéma à minima
• Examen cutané complet o -+ = réaction faiblement positive
Certains critères permettent de différencier entre la dermatite d’irritation et dermatite o ++ = réaction fortement positive
allergique o +++ = réaction violement positive
→ Examens paracliniques : Patch test - Prick test – IgE - Eosinophilie • La réponse irritative peut prendre un aspect érythémateux, purpurique, effet bulleux
• Produit à tester est déposé dans une cupule qui est fixée par un adhésif dans le dos

Prick test
• Effectués sur le bras, l’avant-bras ou le dos
• La peau est percée par une lancette et une goutte
d’allergène est déposée sur la peau
• Lecture des Prick-tests s’effectue à 15-20 minutes
• Apparition d’une papule érythémateuse de plus de 3 mm
(Correspondant à une surface > à 7 mm2) ou une papule de
plus de la moitié de celle du témoin positif, avec un témoin
négatif
CONDUITE A TENIR :

→ TRAITEMENT
- Se fait selon les principes généraux de la dermatologie
- Le malade doit éviter d’entrer en contact avec les substances nocives pour lui tant que les lésions cutanées sont
encore en activité
→ PRÉVENTION
Prévention technique Prévention médicale
•Prévention collective • Prévention individuelle •Visite d'embauche • Visites périodiques
o Éliminer les substances toxiques o Hygiène cutanée o ATCDs dermatologiques et o Chercher les signes
o Substituer ou remplacer ▪ Nettoyants fonction des salissures allergiques d’intolérance cutanée,
certaines molécules chimiques ▪ Douches o Les sujets avec dermatoses muqueuse, respiratoire
o Réduire le contact des travailleurs ▪ Vêtements propres chroniques : Risque accru de ou générale pour
avec les produits irritants ou ▪ Chaussures aérés et traités... développer une DP décider d’un éventuel
allergisants o Se servir d’outils et non des mains o Le sujet atopique doit être écartement du poste
o Employer des procédés en circuit pour manipuler les substances particulièrement informé sur dangereux
fermé chimiques sa plus grande susceptibilité o Assurer un suivi
o Automatisation de certaines o Port de vêtements protecteurs et aux irritants du fait régulier de la
opérations en particulier de gants d’anomalie de la barrière dermatose
o Préconiser une bonne ventilation o Utilisation de crèmes et gels cutanée et doit bénéficier
et une bonne aspiration locale barrières d’une surveillance
o Information et formation des ▪ Dermites d’irritation médicale régulière
travailleurs ▪ Inefficaces pour l’eczéma de
contact

→ REPARATION :
CONCLUSION :
→ Les DP sont des pathologies fréquentes
→ Elles peuvent être handicapante et même cause d’inaptitude au travail
→ Le lien de causalité entre DP et travail est souvent difficile à déterminer
→ Les agents causals sont multiples et restent dominer par les agents chimiques
→ Collaboration étroite Médecin du travail - Médecin traitant
- Diagnostic – prise en charge
- Aménagement de poste, reclassement
….
GÉNÉRALITÉS
→ Notions physiques élémentaires
- Structure de la matière : La matière est constituée d’atomes :
• Noyau : les protons (positifs) et les neutrons (neutres) • Électrons (négatifs)
- Quand le noyau de l’atome contient trop d’énergie, il est instable, il se désintègre en émettant des rayonnements :
C’est la radioactivité
→ Unités de mesure de la radioactivité
- Unité de mesure de la radioactivité : Becquerel (Bq) qui correspond à une désintégration par seconde
- Dose absorbée se mesure en Gray (Gy) : Correspond à l’énergie reçue par le corps exposé
- Equivalent de dose efficace se calcule en Sievert (Sv) : Evalue les effets biologiques des RI sur les tissus vivants irradiés
- Le débit de dose : Dose reçue par unité de temps s’exprime en Gy/s ou Sv/s ; Mesurer à l’aide d’un dosimètre

SOURCES D’EXPOSITION
→ Exposition aux Rayonnements Ionisants → Expositions en milieux de soins → Modes d’expositions en milieux
- Radiodiagnostic : de soins
• Radiologie conventionnelle,
Radiographie standard, TDM, UIV
• Radiologie interventionnelle :
radioscopie, Actes invasifs, Actes
chirurgicaux
- Médecine nucléaire
- Radiothérapie, Radiothérapie
externe, Curiethérapie

EFFETS DES RAYONNEMENTS IONISANTS SUR L’HOMME :


→ LES EFFETS MOLECULAIRES : ADN mal ou non réparées ; ce qui aboutit à la survenue d'une mutation.

EFFETS DES RAYONNEMENTS IONISANTS SUR L’HOMME (SUITE)

Effets déterministes Effets stochastiques


SEUIL Existence d’un seuil d’apparition Pas de seuil d’apparition
SÉVÉRITÉ DE L’ATTEINTE Proportionnelle à la dose Indépendante de la dose
TYPE D’EFFET Spécifique du tissu Type cancer, modification de
patrimoine génétique
PERIODE DE LATENCE Courte ou longue en fonction Plusieurs années, voir dizaines
du tissu d’années
REVERSIBILITÉ Possible en fonction du tissu et Non réversible
de la dose
PRÉVENTION Maintenir toujours les doses en Maintien des doses au plus bas
dessous du seuil d’apparition niveau
 EFFETS DETERMINISTES : Irradiation globale selon la dose
Voir image : Seuils d’apparition des effets déterministes à une exposition partielle à forte dose

Da (Gy) Forme Symptomatologie


< 0,3 Infra clinique Rien
0,3 – 1 Infra clinique  temporaire spontanément réversible des lymphocytes.
Aucun traitement n’est nécessaire
1–2 Réaction générale Malaise - asthénie – nausées vomissements en 3-6 h- Hospitalisation
légère nécessaire, mais guérison spontanée.
2–4 Hématopoïétique  des : globules blancs, hématies et plaquettes en 3 semaines.
modérée Traitement dans un centre spécialisé.
Retour à la normale en 4-6 mois.
4–6 Hématopoïétique Hémorragie, aplasie médullaire.
grave DL50 : 4 - 4,5 Gy
6–7 Gastro-intestinale Diarrhées - vomissements – hémorragies- Mort
8 -10 Pulmonaire Hémoptysie (crachement du sang) – insuffisance respiratoire aiguë
combinées aux lésions gravissimes : intestinales et hématopoïétiques.
> 10 Cérébrale Signes neurologiques avec coma – aucun traitement n’est efficace, la
mort survient entre 14 h et 36 h.

PRINCIPES DE RADIOPROTECTION

Justification Optimisation Limitation de doses


S’interroger sur le bien fondé Comment obtenir le bon -Respecter les limites réglementaires d’exposition
d’un cliché premier cliché avec la moindre -Porter les dosimètres individuels et nominatifs
(un seul ou plusieurs...) exposition des travailleurs -S’assurer de la dose ambiante avec le dosimètre
d’ambiance et le contrôle du générateur

Base légale de radioprotection au Maroc Catégorisation du personnel


Textes législatifs - Les travailleurs exposés A : ce sont les travailleurs qui
- La loi n°142 12 du 18 Septembre 2014 : Relative à «la pourraient être exposés à des doses
sûreté et à la sécurité nucléaire et radiologique et à la dépassant les trois dixièmes des limites de doses dans les
création de l’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité conditions normales de travail.
Nucléaires et Radiologiques » • Ces travailleurs doivent faire l'objet d'une surveillance
- Abrogeant la loi 005-71 du 12 octobre 1971 médicale spéciale et d'une évaluation
- Le décret n°2-97-30 du 28 octobre 1997 : Relatif à la individuelle des doses reçues.
protection contre les rayonnements ionisants - Les travailleurs exposés B : Travailleurs exposés ne relevant
- Le décret n°2-97 -132 du 28 Octobre 1997 : Relatif pas de la catégorie A et soumis
l'utilisation des rayonnements à des fins dans le cadre de leur activité professionnelle à une exposition
médicales ou dentaires susceptible d’entraîner des
doses supérieures aux limites du public
• Les femmes enceintes, allaitantes et les jeunes travailleurs
(16 à 18 ans) ne peuvent être
affectés à des travaux qui requièrent un classement en
catégorie A
Limites de doses:

→ Prévention:
- La protection du personnel contre les RI repose sur
• Conception des locaux • Contrôle d’accès et zonage • Surveillance des travailleurs • Gestion des déchets nucléaire
• Formation du personnel à la radioprotection
PRÉVENTION TECHNIQUE
• Collectives • Individuelles
o Conception des locaux : Conception étudiée des o Il passe par la réduction des doses en
locaux ▪ Limitant au maximum le temps d’exposition
o Contrôle d’accès et zonage ▪ Augmentant la distance séparant la source de l’utilisateur ou en
▪ Zone contrôlée : Locaux de travail dans lesquels interposant des écrans entre la source et l’opérateur
l’exposition des travailleurs pourrait dépasser 3/10 de la ▪ Port de vêtements de travail appropriés (gants, blouses, surbottes...)
limite moyenne annuelle réglementaire, dans les ▪ Le port obligatoire de dosimètre contrôlé périodiquement
conditions normales de travail o Suivi dosimétrique
▪ Zone surveillée : Locaux de travail dans lesquels ▪ Tous les travailleurs exposés (A ou B), doivent bénéficier d’une
l’exposition des travailleurs pourrait dépasser 1/10 de la évaluation individuelle de l’exposition par dosimétrie passive.
limite moyenne annuelle réglementaire, dans les + Risque d’exposition partielle, la surveillance doit parfois être complétée
conditions normales de travail par un dosimètre additionnel (poignet, bague dosimétrique au doigt)
o Les panneaux de signalisation : Voir images + Zone surveillée : Dosimétrie individuelle passive au niveau de la poitrine
o Gestion des déchets nucléaire pendant les heures de travail
▪ Les déchets radioactifs doivent être triés en fonction + Zone contrôlée : risque d’exposition externe est avéré, les travailleurs
de leur nature et stockés dans des récipients doivent également être surveillés par dosimétrie opérationnelle (temps
spécifiquement étiquetés et isolés dans des endroits réel)
correctement signalés ▪ Evaluer l’éventuelle exposition interne (prélèvements d’air au poste de
▪ Des contrôles périodiques sont réalisés par des travail, anthropo-gammamétrie, radio-toxicologie urinaire...)
organismes agréés (CNRP) : o EPI : Lunettes en verre au Pb - Cache-thyroïde - Tabliers plombés - Gants
Contamination du milieu du travail ou du personnel plombés - Dosimètre actif - Dosimètre passif
o Formation/ information du personnel
PRÉVENTION MÉDICALE
• Visite d’embauche • Visite périodique • Un dossier médical
o Vise à s'assurer o Dépister toute affection o Etablit par le médecin du travail
l'aptitude physique et susceptible d’être en o Les résultats des examens cliniques et des examens complémentaires
psychique du travailleur relation avec l’exposition propre à chaque agent
pour le poste considéré aux RI o Ce dossier doit contenir
à cette fin o Examens cliniques et des ▪ Une fiche d’exposition mentionnant les dates et les résultats des
o Recherche les contre- examens complémentaires contrôles des doses équivalentes
indications au poste de o Catégorie A : examen ▪ Les dates et les résultats du suivi dosimétrique d’exposition individuelle
travail périodique tous les 6 mois ▪ Les dates et les résultats des examens médicaux prescrits et réalisés
avec contrôle o Les dossiers médicaux doivent être conservés pendant la durée de vie de
hématologique l’agent ou au moins 50 ans après la fin de la période d’exposition aux
o Catégorie B : examen tous rayonnements ionisants.
les ans

RÉPARATION :
INTRODUCTION
-L’asthme professionnel est la plus fréquente des maladies respiratoires
professionnelles
-La prévalence d’asthmes professionnels
-Estimée entre 10 et 16 % des nouveaux cas d’asthme diagnostiqués chez
l’adulte
-Il touche surtout les travailleurs jeunes et a des conséquences socio-
économiques importantes
-Sous-déclaration très importante

DEFINITION
Asthme professionnel Asthme aggravé par le travail (AAP)
-Maladie inflammatoire des voies aériennes Asthme préexistant ou hyperréactivité des voies
-Obstruction bronchique variable au cours du respiratoires dont les symptômes sont aggravés
temps, et/ou une hyperréactivité bronchique induite par une exposition professionnelle à des agents
par l’inhalation de substances, poussières, fumées, irritants ou à des stimuli physiques (températures
gaz ou vapeurs, présentes dans l’environnement ambiances extrêmes)
professionnel

CLASSIFICATION
AP avec période de latence ou immunologique AP sans période de latence ou non immunologique
-Forme la plus fréquente
-90 % des cas d’AP
-Comporte une période de latence nécessaire à (Reactive Airways Dysfunction Syndrome)
l’acquisition de la sensibilisation et de l’asthme
-Peut être causée par des agents professionnels de gaz, fumées, vapeurs, à de fortes concentrations et
-Haut poids moléculaires (protéines) de nature irritante
-Faible poids moléculaire (produits chimiques)
chlore et l'ammoniac

ETIOLOGIES
-Plus de 250 agents
-Substances d’origine animale
-Substances d’origine végétale
-Substances d’origine chimique
→ÉTABLISSEMENT DU DIAGNOSTIC
DIAGNOSTIC D’ASTHME
→RECHERCHE DE L’ORIGINE
PROFESSIONNELLE
→IDENTIFIER L’AGENT CAUSAL
→ENQUETE ENVIRONNEMENTALE
→INTERROGATOIRE PROFESSIONNELLE EXAMEN CLINIQUE

→Rechercher des symptômes évocateurs d’asthme -Etude de poste du travail -Râles sibilants au niveau des 2
Crise d’asthme banale, oppression thoracique, -Description des tâches de travail champs pulmonaires
dyspnée sibilant, toux sèche ou productive -Liste et composition des produits -Recherche les manifestations
→Rechercher un terrain d’atopie manipulés allergiques associées
→Suspicion du caractère professionnel -Conditions d’utilisation de ces -Rhinite, conjonctivite, eczéma,
-Métier exposé produits urticaire
-Mutation de poste récente -Recherche d’une atteinte -En dehors de la crise,
-Substances manipulées collective l’auscultation peut être
-Procédé de fabrication -Utilisation de moyens de normale
-Évolution pendant les périodes d’arrêt de travail prévention
-Synchronisation entre horaires de travail et la crise -Prélèvements atmosphériques
→EXAMENS PARA CLINIQUES →AFFIRMER LE CARACTERE PROFESSIONNEL
EFR HRBNS →Prick test
-Syndrome obstructif -Acétylcholine, métacholine →IgE spécifiques
-Peut être normale en dehors des -Aggravation pendant les périodes →EFR
crises d’où l’intérêt de la recherche de travail ou après test d’exposition  DEP, Spirométrie
d’une hyperréactivité bronchique au laboratoire -Périodes d’activité professionnelle
-NFS : Hyperéosinophilie -Périodes de congé
-PRICK TEST Test de provocation bronchique
-IGE TOTALES spécifique Milieu hospitalier
-RADIO THORAX Normale/ Horizontalisation des côtes, distension thoracique

SYNDROME DE BROOKS (RADS) : Critères diagnostic


1- Absence prouvée de troubles asthmatifomes préexistants
2- Apparition des symptômes après un seul incident ou accident donnant lieu à une exposition
3- Exposition à des gaz, fumées, vapeurs ou poussières irritants, présents en forte concentrations
4- Apparition des symptômes dans les 24 heures suivant l’exposition, avec persistance des symptômes pendant trois
mois au moins
5- Symptômes compatibles avec un asthme : toux, râle, dyspnée
6- Présence d’une obstruction des voies respiratoires au cours des EFR ou présence d’une hyperréactivité bronchique
non spécifique
7- Autres maladies pulmonaires exclues
Les sept critères sont obligatoires

EVOLUTION ET PRONOSTIC
→ L’éviction précoce et totale permet d’éviter la pérennisation de l’asthme
→ Plus de 50 % des patients soustraits à leur environnement professionnel conservent des symptômes respiratoires
et une hyperréactivité bronchique non spécifique (HRBNS)
→ Les facteurs qui déterminent cette évolution péjorative
- Une durée d’exposition longue
- De l’allergène
- Une altération franche de la fonction respiratoire
- Une hyper-réactivité bronchique non spécifique sévère
PREVENTION
→ TECHNIQUE → MEDICALE
Collective Individuelle Visite d’embauche Visite périodique
• Identification des risques allergiques • Appareils de • Écarter les • Assurer un
• Substitutions des produits allergisants protection atopiques diagnostic au
• Travail en circuit fermé respiratoire • Information sur les stade infra
• Réaménagement des locaux • Respect des risques respiratoires clinique
• Système d’aspiration efficace mesures d’hygiène et les bases de la • EFR
• Automatisation des procédés générales prévention
• Respect des concentrations maximales admissibles
• Formation, information

CONCLUSION
→ L’asthme professionnel (AP) est une affection fréquente et sous-diagnostiquée
→ Evoquer une origine professionnelle est nécessaire devant tous les nouveaux cas d’asthme chez l’adulte ou en cas
d’aggravation d’un asthme préexistant
→ La mise en évidence objective de la rythmicité des symptômes avec l’activité professionnelle est impérative
→ Un diagnostic précoce permet de minimiser les conséquences négatives à long terme et d’améliorer le pronostic
d’AP
→ Poser le diagnostic d’AP est souvent un processus long et difficile qui nécessite une collaboration médicale
multidisciplinaire
INTRODUCTION :
→ Les pneumoconioses : Maladies pulmonaires non néoplasiques liées à l’inhalation et à l’accumulation dans le
poumon de poussières minérales ou métalliques
→ Diagnostic : Signes radiologiques + + +

→ Classification des pneumoconioses :

- Pneumoconioses de surcharge - Pneumoconioses fibrogènes - Pneumoconioses mixtes :


• Particules inertes : fer, charbon, talc pur... • Particules avec cytotoxicité propre Mélange de particules
• Anomalies radiologiques • Silice : fibrose de type nodulaire
• Trouble ventilatoire obstructif • Amiante : fibrose de type
interstitielle diffuse

→ Etiopathogénie
- Nature et propriétés de chaque type de poussières
- Quantité de poussières retenues à l’intérieur du poumon
- La taille et la forme des particules
- Durée de l’exposition
- Susceptibilité individuelle • Age, ATCD respiratoires • Tabagisme • Pathologies bronchiques associées...
SILICOSE AMIANTE
La silicose est une fibrose pulmonaire secondaire à l’inhalation de poussières minérales L’amiante est une matière minérale fibreuse, cristalline, fibrogène possédant des
renfermant de la silice, sous forme cristalline, apparaissant 10 à 20ans après l’exposition à un propriétés technologique unique : Résistance à la friction, à l’étirement, à la
empoussièrement important chaleur, au feu et à la dégradation chimique et biologique
- Minéral très répandu dans la nature - Il existe cinq variétés d’amiante groupées en deux familles : Les serpentines et les
INTRO - Composition d’un grand nombre de roches : granit, grès, sable, silex, schiste, ardoise amphiboles
- Maladie professionnelle fréquente et potentiellement grave - Le Canada, la Russie, la Chine et le Brésil assurent 90% de la production mondiale
- Voies d’exposition : Respiratoire+++ ; Digestive - Utilisation et importation de l’amiante a été interdite dans la plupart des pays
industrialisés
- OMS a classé toutes les formes d’amiante dans les produits cancérogènes pour
l’homme
- Secteur d’extraction -Secteur d’extraction : Mines
• Travaux miniers • Les carrières (carrières de granit) • Creusement de tunnels - Secteur d’utilisation
Secteur d’utilisation de la silice • Fabrication de matériaux à base d’amiante : fibrociment, freins et embrayages
• Fonderies • Cristallerie • Industrie du verre • Travaux d’isolation (thermique et sonore)
• Industrie de la céramique, de la faïence, porcelaine. • La confection de fours industriels, fabrication de matériel thermique et
RISQUE • Fabrication / utilisation des abrasifs • Fabrication des Prothèses dentaires frigorifique
• Travaux de flocage par projection au pistolet d’amiante mélangé à une colle
contre les murs ou les poutres
• Industrie textile : l’amiante est transformé en fils qui sont tissés et intervient
dans la fabrication de gants, tabliers, cordons, couvertures incombustibles.
• Autres industries : chantiers navals, sidérurgie, fonderie, industrie du verre, du
bâtiment...
Différentes formes sont décrites - Pathologie Bénigne
• Rapidité d’installation de la silicose • Intensité de l’exposition • Pleurale
- La silicose simple, isolée ou compliquée o Pleurésie bénigne
FORMES • Plus fréquente • La symptomatologie n’apparait qu’après plusieurs années o Fibroses pleurales
CLINIQUES - La silicose aigue • Plus rare • Empoussièrement massif ▪ Fibrose pleurale circonscrite (plaques pleurales)
▪ Fibrose pleurale diffuse
• Pulmonaire : Asbestose
- Pathologie Maligne
• Mésothéliome • Cancer bronchopulmonaire • Autres cancers
Repose sur l’existence d’une exposition professionnelle associée à des anomalies radiologiques Fibrose interstitielle pulmonaire, diffuse et progressive
Pulmonaires - Temps de latence : 10 à 20 ans
Anamnèse - Risque : Niveau et durée d’exposition
• Calendrier professionnel : date d’exposition, durée d’exposition, intensité d’empoussièrage. - La FID se constitue progressivement même après la fin de l’exposition au risque
• Le potentiel évolutif de la maladie : bilan, cliché antérieur, traitements reçus - Toutes les amiantes sont fibrogènes (amphiboles +++)
DG • Les ATCD personnels d’une pathologie respiratoire (asthme, tuberculose, emphysème...) ou - Diagnostic : Confrontation des signes radiologiques et de l’anamnèse
cardiovasculaire professionnelle
• L’existence des facteurs de risques : tabac...
Diagnostic positif
• Notion d’exposition antérieure
• Aspect radiologique
• Examen histologique : Rarement
• Signes tardifs et non spécifiques o Anamnèse
• Symptomatologie de bronchite chronique banale o Signes fonctionnels
CLINIQUE • Dyspnée ▪ Dyspnée ▪ Toux, expectoration ▪ Douleurs thoraciques diffuses
• Broncho-pneumopathie chronique o Signes physiques
• Auscultation normale en dehors des complications ▪ Râles crépitant surtout inspiratoire aux bases
▪ Hippocratisme digital ▪ Cyanose ▪ Insuffisance cardio-respiratoire chronique
• Rx standard de face et de profil : Classification du BIT (bureau international du travail) o Rx standard
o Petites opacités de diamètre inférieur à 10 mm ▪ Paramètre de base
▪ p : Ø < 1.5 mm ▪ q : 1.5 mm < Ø < 3 mm ▪ r : 3 mm < Ø < 10 mm ▪ Opacités parenchymateuses linéaires et irrégulières
▪ L'abondance est notée 0, 1, 2, 3. Sachant que " 0 " correspond à l'absence d'opacités 1, ▪ 2/3 inférieurs des champs pulmonaires
2,3 sont des abondances croissantes ▪ Images en rayon de miel (formes avancées)
o Grandes opacités de diamètre supérieur à 10 mm ▪ Classification du BIT : Selon l’épaisseur « s » « t » ou « u »
▪ A : 1 cm < Ø < 5 cm ▪ B : dont la surface est < 1/3 d'un champ pulmonaire o TDM : Altération parenchymateuse précoce
▪ C : dont la surface est > 1/3 d'un champ pulmonaire o EFR
• TDM o Analyse plus fine des lésions ▪ Syndrome restrictif
o Détection précoce ▪ Micronodules (lésions élémentaires) ▪ Nodules ▪ Masses pseudo ▪ Des fois syndrome mixte
PARACLIN tumorales ▪ Hypoxémie, hypocapnie
• EFR ▪ Baisse de la capacité de diffusion de CO
o Perturbations tardives par rapports aux signes Rx o LBA : Fibres d’amiante et corps asbestosiques
o Spirométrie : Syndrome obstructif qui s’associe tardivement à un Sd restrictif
o Gaz du sang : Hypoxémie, Hypercapnie
o Capacité de transfert du CO : Diminuée
• Lavage broncho-alvéolaire : Mise en évidence de particules de silice
• Anatomopathologie
o Rarement effectuée pour le diagnostic o Lésion caractéristique : nodule silicotique
DG DIFF • Sarcoïdose • Miliaire tuberculose • Autres étiologies de la fibrose interstitielle diffuse
Les complications peuvent survenir Complications
• Pneumothorax • Surinfection • Nécrose cavitaire aseptique des masses pseudo tumorales • Celles liées à la modification du tissu pulmonaire
• Aspergillome intra-cavitaire o Insuffisance respiratoire chronique avec cœur pulmonaire chronique
COMPLIC • Cancer bronchique primitif / le cancer broncho-pulmonaire primitif : La silice est classée dans o Insuffisance ventriculaire droit
le groupe I par le CIRC o Pleurale : pleurésie exsudative et fibrose pleurale diffuse
• Tumorale
o Cancer bronchique
o Mésothéliome pleural, péritonéal, péricardique
• Celles liées aux perturbations des moyens de défense du poumon
o Infection à pyogène o Tuberculose
- L’évolution de la silicose se fait vers l'aggravation même après l'arrêt de l'exposition - Evolution
• Insuffisance respiratoire chronique • Fibrose pulmonaire
ÉVOLUT • Hypertension artérielle pulmonaire avec signes cliniques d'insuffisance ventriculaire droite • Insuffisance respiratoire chronique
• Insuffisance cardiaque droite
• Pronostic : Majore le risque de CBP+++
- Il n’existe pas de traitement spécifique de silicose
TT - Chaque complication bénéficie du traitement spécifique adapté
MALADIE DE L’AMIANTE :
PATHO BÉNIGNE PATHO MALIGNE
Pleurésie asbestosique Fibrose pleurale (plaques pleurales) Mésothéliome Cancer bronchique
- Peut survenir dans les 10 - Epaississements fibro-hyalins circonscrits - Tumeur maligne des surfaces mésothéliales touchant - Fréquence élevée chez les sujets exposée à
premières années de la plèvre pariétale principalement la plèvre, moins souvent le péritoine et plus l’amiante
d’exposition - Manifestation la plus fréq rarement le péricarde - Pouvoir cancérogène et dose indépendante
- Délai de 1 à 50 ans - Clinique - Temps de latence> 20 ans - Temps de latence de 20 à 30 ans
- Habituellement associée • Habituellement asympto - Risque augmente avec la durée d’exposition et la dose cumulée - Surviennent principalement chez les fumeurs
à une asbestose • Douleurs thoraciques - Clinique après 20 à 30 ans
- Bilatérale et basale - Radiologie • Peu spécifique • Douleur thoracique • Dyspnée • AEG • Ép - Risque augmente dans une population
- Asymptomatique • TDM est plus spécifique que la Rx pleural exposée à l'amiante :
- Peut passer vers la standard -Paraclinique • Exposition à l’amiante : Risque de cancer X
chronicité • Plaques multiples, bilatérales, • Ponction pleurale : Liquide séro-hématique ; Caractère récidivant par 5
- Si caractère récidivant symétriques • Radiologie • Tabagisme seul : Risque de cancer X par 10
➔ Mésothélium pleural • Entièrement ou partiellement calcifiées o Opacités pleurales polycycliques mamelonnées ou festonnées • Exposition à l’amiante et tabagisme : Risque
• Associées parfois à une image d’asbestose o TDM : Bilan d’extension de cancer X par 50
- Pronostic : Très sombre

PRÉVENTION TECHNIQUE PRÉVENTION MÉDICALE


COLLECTIVE INDIVIDUELLE Visite d’embauche Visite périodique
- Substitution - Utilisation d’appareils de protection • Lésions pulmonaires chroniques : bronchite chaque 6 mois
S -  l’émission : Aspiration à la source, Travail en respiratoire : Masques, appareils de chronique ; asthme ; emphysème... • Dépistage précoce
I vase clos, Humidification de la zone respiration autonome • Séquelles d’affection pulmonaire : • Examen clinique
L du travail - Hygiène générale tuberculose ... • EFR
I -  la diffusion : Ventilation des locaux, Filtration • Lavages des mains avant repas • Affection organique ou fonctionnelle • Rx de thorax
C avant rejet de l’air • Douches en fin de journée de travail susceptible d’augmenter la ventilation Le dossier médical :
O - Métrologie d’ambiance de travail : • Interdiction de manger, fumer sur les pulmonaire Doit être conservé au moins
S Détermination régulière de la concentration lieux du travail • Examen clinique complet 30ans
E atmosphérique de la silice cristalline • Tenues de travail et civiles séparées • Rx de thorax de référence
- Formation-information des salariés • EFR est souhaitable
PATHO - Substitution - Utilisation d’appareils de protection • Lésions pulmonaires chroniques : bronchite • Tous les ans voir tous les 6
-  de l’émission : Aspiration à la source, Travail respiratoire : Masques, appareils de chronique ; asthme ; emphysème ... mois
D’ en vase clos, Humidification de la zone respiration autonome • Séquelles d’affection pulmonaire : • Dépistage précoce
A du travail - Hygiène générale tuberculose ... • Examen clinique
M -  de la diffusion : Ventilation des locaux, • Lavages des mains avant repas • Affection organique ou fonctionnelle • Rx de thorax
I Filtration avant rejet de l’air • Douches en fin de journée de travail susceptible d’augmenter la ventilation • EFR
A - Métrologie d’ambiance de travail : • Interdiction de manger, fumer sur les pulmonaire
N Détermination régulière de la concentration lieux du travail • Examen clinique complet
T atmosphérique • Tenues de travail et civiles séparées • Rx de thorax de référence
E - Formation-information des salariés • EFR
SILICOSE RÉPARATION :
Tableau 1.1.12
-Silicose aigue a un délai de prise en charge de 6 mois sous réserve d’une durée d’exposition minimale d’exposition de 6 mois
-Silicose chronique et le cancer broncho-pulmonaire primitif ont un délai de prise en charge de 35 ans sous réserve d’une durée minimale d’exposition de 5 ans

PATHO D’AMIANTE RÉPARATION :


-Tableau 1.1.13
-Tableau 1.1.13 bis
INTRODUCTION :
→ La pathologie ostéoarticulaire constitue la pathologie professionnelle de loin la plus répandue dans les pays industrialisés : 87% des MP sont liés aux TMS
- Membres supérieurs : 93 %
• Mains et doigts (hors canal carpien) 36 % • Syndrome du canal carpien 28 % • Coudes 16 % • Épaules 13 %
- Rachis : 4 % - Genoux : 3 %
→ Toujours en progression → Divers secteurs d’activité sont concernés
→ Pathologie multifactorielle à composante professionnelle →+ieurs aspects cliniques → Une des principales causes d’incapacité physique

- Organisationnels (hyper-sollicitation) : Troubles musculosquelettiques (TMS+ +)


CLASSIFICATION DES PATHOLOGIES OSTEO-ARTICULAIRES : → Cette pathologie peut être due à des agents -: Biologiques - Physiques - Toxiques
1- TROUBLES MUSCULOSQUELETTIQUES (TMS +++)
→ DEFINITION → PHYSIOPATHOLOGIE :
- Affection due à l’hyper sollicitation des structures Point de départ est une hyper sollicitation ce qui va engendrer une
périarticulaires : Muscles, tendons, nerfs et maladie bien définie : tendinite, bursite...
vaisseaux pouvant affecter différentes régions de - Muscle
l’appareil locomoteur ; Membres supérieurs, rachis, • Principale contrainte : Force excessive et répétitivité
membres inférieurs • Résultat : Fatigue musculaire
- Les pathologies surviennent lorsque la charge - Tendon
de travail mécanique est supérieure à la capacité • Principales contraintes : force de traction développée par le muscle lors
fonctionnelle des différents constituants de des efforts musculaires et les frottements et compressions contre des
l’appareil tissus adjacents
musculosquelettiques • Résultat : tendinite (tendon), ténosynovite (tendon et sa gaine)
- Nerfs
• La principale contrainte : compression
• La pathologie la plus répandue est le syndrome du canal carpien
→ FACTEURS DE RISQUE → SECTEURS D’ACTIVITE A RISQUE :
- FACTEURS ENDOGENES - FACTEURS EXOGENES
• Directs : Facteurs de susceptibilité • Directs (biomécaniques) • Indirects Toutes les professions
individuelle : âge, le sexe, ATCD médicaux, o Répétitivité des gestes +++ o Liés à l’organisationnels
formation, ▪ Fréquence : nombre de mouvements effectués par un ▪ Horaires de travail - Secteur primaire : Agriculture, mines,
expérience professionnelle membre du corps par unité de temps ▪ Rythme de travail pêche...
• Indirects ▪ Sollicitation continue des mêmes structures anatomiques ▪ Contenu du travail - Secteur secondaire : Artisans, peintres,
o Stress et manque de satisfaction au travail o Force excessive o Liés à l’environnement du plombiers, menuisiers, les dockers...
o Amplification de la perception de la douleur ▪ Dépend : Poids, posture, type de prise travail : - Secteur tertiaire : Secrétaire, caissière...
et  de la sensibilité aux facteurs de risque de ▪ Fragilise les tendons et ligaments Environnement physique :
TMS o Postures pénibles ou contraignantes ambiance thermique,
▪ Mauvaises relations de travail ▪ Postures aux limites de l’amplitude articulaire lumineuse et vibratoire
▪ Courts délais d'exécution des tâches ▪ Postures statiques prolongées
▪ Monotonie, manque de participation à ▪ Postures occasionnant des contraintes mécaniques sur les
l’organisation tissus mous
▪ Risque de licenciement o Vibration
ÉPAULE - Pathologies de la coiffe des rotateurs - Tendinites sous-quadricipitale, rotulienne et de la patte d’oie
P - Bursite sous acromiale TMS DU - Tendinite du tendon d’Achille - Hygroma du genou
A - Épicondylite - Épitrochléite - Hygroma du coude MEMBRE - Syndrome de compression du nerf sciatique poplité externe
T COUDE - Syndrome de la gouttière épitrochléo-olécrânienne INFERIEUR - Lésions chroniques du ménisque
H (compression du nerf cubital)
O TMS - Tendinite et ténosynovite
L DU • Tendinite du grand palmaire - Cervicarthrose
O MEMBRE • Tendinite du cubital antérieur Cervical - Syndrome du défilé thoraco-brachial
G SUPERIEUR POIGNET • Tendinite des radiaux (ténosynovite) TMS DU
I – MAIN - Hygroma de la main RACHIS
E - Syndromes canalaires
Dorso- - Dorsalgies
S • Sd du canal carpien • Sd de la loge de Guyon
Lombaire - Lombalgies
- Maladie de Dupuytren

COIFFE DES ROTATEURS SYNDROME DU CANAL CARPIEN HYGROMA DU COUDE LOMBALGIES


Tendons d'insertion humérale Atteinte du nerf médian qui se trouve comprimé, o Hygroma : gonflement de la bourse Lombalgie chronique : douleur de la
des muscles : sous scapulaire, généralement par l’enflure des tendons (des muscles séreuse (liquide synovial). charnière lombosacrée évoluant
DÉFINITION sus-épineux, sous- fléchisseurs des doigts) qui passent à proximité, dans o Bursite : inflammation de la bourse. depuis plus
épineux, petit rond, portion intra l’espace restreint que constitue le canal carpien. de 3 mois
articulaire du long biceps.
o Postures prolongées ou o Compression par appui sur le talon de la main (direct, Appui prolongé sur le coude o Manutention de charges lourdes
FACTEURS répétées bras levés au niveau ou manche d’outil) o Postures contraignantes (fixes et
DE RISQUE au-dessus des épaules o Hyperextension, hyperflexion du poignet asymétriques)
o Manipulation d’objets ou o Vibrations o Vibrations du corps entier
d’outils d’un poids excessif o Travail au froid
o Outils vibrants o Tensions d’origine psychologique
Métallurgistes, soudeurs, Secrétaires, caissières, couturières, travailleurs sur clavier, Carreleur, Mécanicien Ouvriers du BTP, ouvriers de
ouvriers du BTP ou d’entretien, bouchers, maçons, l’artisanat, conducteurs de camion et
PROFESSION peintres, électriciens, femmes de musiciens de bus, charpentiers, mécaniciens,
S ménage, transporteurs, employés de commerce, personnel
manutentionnaires, hôtelier et de restauration,
déménageurs, jardiniers... personnel de soins, personnel de
nettoyage et de service, coiffeurs...
Douleur à la palpation du tendon o Au début : sensitive (picotements, engourdissement, Tuméfaction ronde du coude, Lombalgies ou lombosciatiques
atteint et lors de l’élévation du fourmillements...), nocturne, au niveau de la face palmaire d’apparition rapide, de taille variable
CLINIQUE bras du pouce, de l’index, du majeur et de la moitié voisine de (jusqu’à 10 cm)
l’annulaire.
o Formes évoluées : atteinte motrice (amyotrophie de
l’éminence thénar)
o Test de JOBE : sus épineux o Signe de Tinel o Palpation : Poche mobile, non o Palpation : Recherche de
o Test de Patte : sous épineux o Signe de PHALLEN adhérente, peu douloureuse sauf à la contracture des masses para
o Lift-off-test : sous scapulaire o Electromyogramme : confirme le diagnostic, localise le pression appuyée. vertébrales++
DIAGNOSTIC o "Palm up test" : long biceps niveau de la compression, Coude mobile et non douloureux. Si o Examens dynamiques : Recherche
recherche une anomalie sur les autres nerfs du bras douleur et chaleur = bursite. d’une raideur ; Indice de SCHÖBER,
o Radiographie : Parfois “épine Distance doigts/sol
olécranienne“, (saillie osseuse en
arrière de l’olécrane)
→ Recouvrent diverses pathologies touchant à la fois l'os et l'articulation
→ Secondaires à des agents infectieux retrouvés dans différents secteurs d’activité

2- ORIGINE INFECTIEUSE
BRUCELLOSE TUBERCULOSE MALADIES D’INOCULATION : MALADIE DE LYME GONOCOCCIE
GERMES Brucella MELITENSIS +++ o Mycobacterium Tuberculosis BORRRELIA BURGDORFERI SENSULATO Neisseria gonorrhoeae ➔
o Mycobacterium Bovis ➔ Mono, oligo ou polyarthrite Arthrite gonococcique
o Voie cutanée ou muqueuse++++ (blessures o Inhalation de gouttelettes o Contact avec patient
ou excoriations) : contacts avec des animaux contaminées à partir de patients o Contact avec linge souillé
malades, carcasses, produits d’avortement ou présentant une TB
par contact accidentel avec des prélèvements pulmonaire bacillifère
dans un laboratoire. Germe résistant o Ingestion accidentelle de produits
MODE DE plusieurs semaines dans le sol des étables. laitiers non pasteurisés à partir de Piqures par des tiques
TRANSMISSION o Inhalation : aérosol contaminé dans les bovins atteints de tuberculose
laboratoires ou les abattoirs. bovine.
o Ingestion accidentelle d’aliments souillés
par des mains contaminées
o Voie conjonctivale (contact direct avec des
mains contaminées ou par aérosol) : rare.
Agriculteurs, Bergers, Vétérinaires, Employés Ouvriers d'abattoirs, Personnels de Personnels de soins et de
PROFESSION d'abattoirs, Bouchers, Personnel de soins et de laboratoires Professionnels des forêts laboratoires
laboratoires de bactériologie
o Mal de Pott o Phase 1 : l'érythème chronique migrant (piqure)
o Mono-arthrite (hanche et genou) ▪ Le diagnostic est clinique
▪ Aucun examen biologique n’est indispensable
o Phase 2 : manifestations viscérales
▪ Mono, oligo ou polyarthrite : début brutal,
CLINIQUE inflammatoire migratrice, voisines de la
lésion cutanée initiale (genou++).
o Phase 3 : atteintes chroniques
▪ Articulaires : polyarthrites aigues, récidivantes ou
chroniques
DIAGNOSTIC PCR et culture
BRUCELLOSE AIGUE BRUCELLOSE CHRONIQUE
Fièvre ondulante sudoroalgique, Fièvre ondulante, Sueurs Spondylodiscite (lombaire++)
CLINIQUE abondantes d’odeur caractéristique de paille mouillée et surtout Clinique : syndrome rachidien habituel (rachialgies, raideur segmentaire)
nocturnes Radiologie : signes retardés.
Douleurs articulaires Particularité : l'atteinte pluri-vertébrale, élective de l'angle antérosupérieur
- Arthralgies mobiles et fugaces, - Arthrite aiguë réalisant au de la vertèbre et l'évolution rapide vers l'ostéo-construction.
maximum une polyarthrite Sacroiliite
Uni ou bilatérale, Clinique : douleur fessière Evolution radiologique :
condensation.
Évoqué : triade clinique, leuco- neutropénie
DIAGNOSTIC Confirmé : hémocultures, sérodiagnostic de Wright et L’IFI et l’IDR très fortement positives
immunofluorescence indirecte (IFI) dès le 10°jour
3- PATHOLOGIES OSTÉO-ARTICULAIRES LIÉES AUX TOXIQUES
Profession Mode de transmission Manifestations
- Secteur minier, - Inhalation de gaz Ostéose fluorée
- Préparation de l’acide fluorhydrique - Ingestion de particules fluorée - Ostéocondensation diffuse
FLUOR - Industrie de verre, de la céramique, (industrie de l’aluminium, du verre, des - Ostéophytose sous périostée
soudure, raticides, engrais, phosphates...) - Ossification tendineuse et ligamentaire irrégulière
- Fabrication des peintures - Radiologie : condensation homogène diffuse du squelette,
- Raffinage de l'aluminium (gaz fluor) débutant et prédominant au rachis
- Soudures - Inhalation de fumée, vapeurs Ostéomalacie
- Fabrication d’accumulateurs au et poussières (production, - Perte phosphocalcique
nickel cadmium cadmiage, soudure ou découpage de métaux - Inhibition de l’activation de la vitamine D dans le rein.
CADMIUM - Métallurgie et fusion du cadmium cadmiés et des alliages du cadmium). - Cadmium entre en compétition avec le calcium
- Fonderie - Soudage - Ingestion accidentelle ou par (intestin et os)
- Bijouterie - Industrie des colorants non-respect des règles d’hygiène
CHLORURE DE - Industrie des plastiques (PVC) - Inhalation du gaz Acro-ostéolyse des mains (index et médius++)
VINYLE MONOMERE
PHOSPHORE - Fabrication de certains dérivés du - Absorption directe au niveau
phosphore du maxillaire inférieur
- Production d’engrais (favorisée par les caries dentaires), Périostite alvéolo-dentaire
- Pulmonaire et digestive, par inhalation des
vapeurs de phosphore
PLOMB Goutte saturnine
SILICE Sd de Caplan : associe une polyarthrite rhumatoïde et une silicose
radiologique

4- PATHOLOGIES OSTÉO-ARTICULAIRES LIÉES AUX AGENTS PHYSIQUES :


RADIATIONS IONISANTES : TRAVAIL EN HAUTE PRESSION
VIBRATIONS

Vibrations :
moyenne
fréquence

Vibrations : • Rachialgies : Dorsolombaires - Lombosacrées


basse • Lombosciatalgies
fréquence

PRÉVENTION :
→ PREVENTION TECHNIQUE → PREVENTION MEDICALE
TMS :
• CONCEPTION DES LIEUX DE TRAVAIL : - Embauche : Aptitude,
o Adapter les lieux de travail au travailleur examen clinique de
o Entièrement ajustable référence
o Adapté à la taille et à la forme - Périodique
o Possibilité de travailler en position debout ou assis ou d’alterner • Suivi médical des salariés
• Conception des outils et de l’équipement : Réduire la fatigue musculaire, l’effort en position inconfortable • Dépistage des premiers
• METHODES DE TRAVAIL : symptômes précoce
o Adapter le poste de travail à la tâche et aux besoins o Périodes de repos (décontracter muscles) - Réadaptation (retour au
o Mécanisation : Eliminer les tâches répétitives o Rotation travail)
▪ Succession des personnes dans une fonction selon un rythme ou un horaire fixe ou variable
▪ Solliciter des groupes musculaires différents et reposer les muscles fatigués
o Elargissement et enrichissement des taches
▪ Rompre la monotonie ▪ Eviter une charge excessive à une partie du corps
▪ Accroitre le degré d’autonomie et la responsabilité des travailleurs
o Travail en équipe
▪ Accroitre la diversité du travail musculaire et le répartir plus équitablement
▪ Chaque membre de l’équipe exécute un certain nombre de tache
• FORMATION AUX GESTES ET POSTURES
TOXIQUES - AGENTS INFECTIEUX
• Substitution • Mesures d’hygiène sur les lieux de travail
• Travail en vase clos • EPI
• Réduction de l’exposition • Vaccination (BCG)
• Information/formation • Formation/information
REPARATION

→ Affections provoquées par les vibrations et chocs transmis par → Affection périarticulaires provoquées par certains
certaines machines-outils, outils et objets et par les chocs itératifs gestes et postures de travail (Tb. N°2.7)
du talon de la main sur des éléments fixes (Tb. N°2.6)
→ Affections chroniques du rachis lombaire provoquées par des vibrations de → Lésions provoquées par des travaux effectués dans des milieux où la
basses et moyennes fréquences transmises au corps entier (Tb. N°2.8) pression est supérieure à la pression atmosphérique (Tb. N°2.11)

→ Affections chroniques du rachis lombaire provoquées par la manutention


manuelle de charges lourdes (Tb. N°2.9)

→ Maladies professionnelles par le cadmium et ses composés (Tb. N°1.1.14)

→ Lésions chroniques du ménisque (Tb. N°2.10)


→ Affections consécutives aux opérations de polymérisation du chlorure de vinyle
(Durée d’exposition : 6 mois) (Tb. N°1.3.3)

→ Affections professionnelles provoquées par le fluor, l’acide fluorhydrique et ses sels


minéraux (Tb. N°1.1.10)

→ Affections professionnelles liées au contact avec le phosphore et le sesqui-sulfure de


phosphore (Tb. N°1.1.9)

CONCLUSION :
→ Les affections ostéoarticulaires d'origine professionnelle sont multiples et
variées, dans leurs causes et leurs expressions
→ Leur fréquence, les difficultés thérapeutiques qu'elles soulèvent, l'incapacité
professionnelle qu'elles engendrent et le coût financier total qu'elles
entraînent → Poursuivre et développer leur prévention
INTRODUCTION :
→ Dans le monde : 5 à 10% de cancers sont d’origine professionnelle
→ En France
- 4 à 8,5 % des cancers sont d’origine professionnelle
- Un seul agent cancérogène est aujourd'hui complètement interdit : Amiante
→ Au Maroc
- Le cancer constitue un problème majeur de la santé publique (35000n vx cas/an)
- Pas de statistique concernant les cancers professionnels
→ Définition : Le cancer professionnel est la conséquence de l’exposition des travailleurs à des risques physiques, chimiques
ou biologiques, ou résulte des conditions dans lesquelles ils exercent leur activité
→ Le cancer est une pathologie multifactorielle
- Facteurs personnels (génétiques) - Comportementaux (alimentation, tabac, alcool...)
- Environnementaux (pollution, air...) - Professionnels (chimique, physique, biologique)
→ De nombreux organes sont concernés
→ Sous diagnostic des étiologies professionnelles
→ Les cancérogènes professionnels ne sont pas tous connus

CARACTÈRES GÉNÉRAUX DES CANCERS PROFESSIONNELS


→ Pas de caractères médicaux spécifiques
- Même tableau clinique - paraclinique- histologique que cancers non professionnels
- Très grande latence entre l’exposition au risque et l'apparition de cancer (jusqu'à de 50ans)
- Souvent présence simultanée d'autres cancérigènes principalement tabac et alcool
→ Caractères épidémiologique spécifiques
- Le diagnostic est souvent porté après la période d'activité
- Peu de registre du cancer
- Tenir Compte de facteurs extérieurs tels le tabac, l'alcool, l'alimentation
→ SOUS DÉCLARATION DES CANCERS PROFESSIONNELS
- Caractère multifactoriel des cancers :
• Prédominance d’autres facteurs (tabac) + Méconnaissance des facteurs professionnels
- Pas de critère diagnostic spécifique
- Connaissances insuffisantes des expositions professionnelles antérieures
- Méconnaissances des médecins traitants des cancérogènes déjà identifiés
- Délai entre l’exposition et la survenue du cancer
- Méconnaissance des mesures réglementaires

AGENT CANCEROGENE ETAPES DU PROCESSUS DE CANCÉROGENÈSE


→ Un cancérogène (ou cancérigène) est un agent capable
- Augmenter la probabilité de survenue du cancer dans
une population exposée
- Favoriser une survenue plus précoce de tumeurs
cancérogènes dans une population
→ Peut être
- Physique : RI, RUV...
- Chimique : Amiante, arsenic...
- Biologique : HVB, HVC...
VOIES D’EXPOSITION SECTEURS D’ACTIVITÉ À RISQUE
→ Respiratoire +++ : Dose absorbée dépend de la → 5 branches d’activité exposent au moins 35 % de leurs
concentration dans l’air, durée d’exposition, salariés aux cancérogènes
ventilation pulmonaire - Construction (18%)
→ Cutané : Certains agents cancérigènes peuvent pénétrer - Commerce et réparation automobile (10%)
dans l’organisme à travers la peau - Métallurgie et transformation des métaux (7%)
→ Digestive : Plus rare - Industrie du bois et du papier
- Industrie des produits minéraux
- Secteur de santé
CLASSIFICATION :
→ CLASSIFICATION CENTRE INTERNATIONAL DE RECHERCHE SUR LE CANCER (CIRC)

→ CLASSIFICATION UNION EUROPEENNE : Concerne les substances chimiques qui sont classées en trois catégories
- Catégorie 1 : substances cancérogènes pour l’homme
• On dispose de suffisamment d'éléments pour établir l'existence d'une relation de cause à effet entre l'exposition de
l'homme à de telles substances et l'apparition d'un cancer
- Catégorie 2 : Substances devant être assimilées à des substances cancérogènes pour l'homme
• Substances pour lesquelles on dispose d’éléments justifiant une forte présomption de leur effet cancérogène, mais aucune
donnée sur l’homme
- Catégorie 3 : substances préoccupantes pour l’homme en raison d’effets cancérogènes possibles, mais pour lesquelles les
informations disponibles ne permettent pas une évaluation satisfaisante
→ PAR AGENTS
-AGENTS CHIMIQUES - AGENTS PHYSIQUES
• Liés à l’environnement ou le mode de vie • Rayonnements ionisants
o Fumée de tabac (HPA, benzène, arsenic, ...) o Toute dose d’exposition aux RI peut
o Gaz d’échappement des véhicules (benzène, métaux lourds) entraîner un risque accru de cancer
• Liés au milieu professionnel o Risque cancérogène à partir d’une
o Métaux lourds et métalloïdes (cadmium, nickel, ...) exposition de 200mSv : Cancers broncho-
o Benzène o Amiante pulmonaires,
o Chlorure de vinyle, nitrosamines, poussières de bois, ... de la peau, les leucémies, les sarcomes
osseux
• Rayonnements non ionisants : UV et
champs électromagnétiques
o À fortes doses, les UV constituent un
facteur de risque de cancer de la peau
o Le CIRC a classé les champs
électromagnétiques à basse fréquence
comme possiblement cancérogène pour
l’homme (catégorie 2B)

-AGENTS BIOLOGIQUES -TRAVAIL DE NUIT


• Classé « probablement cancérogènes »
(groupe 2A)
• A long terme, l'exposition nocturne à la lumière
o Bloque la synthèse d'une hormone, la
mélatonine,
o Ce qui induit une baisse des défenses
immunitaires
o Elle est également responsable de la
dérégulation de certains gènes pouvant aboutir à
la formation de cellules cancéreuses
→ PAR ORGANE :
LES CANCERS DES VOIES RESPIRATOIRES CANCERS DE LA PEAU
• AGENTS RESPONSABLES • CANCERS BRONCHO-PULMONAIRES Tous les types histologiques de tumeurs cutanées peuvent être
o Agents chimiques o Origine professionnelle : 10 à 20 % associés à des expositions professionnelles
▪ Amiante+++ o Surviennent principalement chez les fumeurs après 20 à 30 ans • AGENTS RESPONSABLES
+ 90% des mésothéliomes o Risque  dans une population exposée à l'amiante : o Agents physiques
pleuraux ▪ Exposition à l’amiante : Risque de cancer X par 5 ▪ Les radiations ionisantes : sont responsables des radio dermites qui peuvent
+ 5% à 20% des cancers broncho- ▪ Tabagisme seul : Risque de cancer X par 10 évoluer en épithélioma intradermique spino ou basocellulaire ; Ces cancers
pulmonaires ▪ Exposition à l’amiante et tabagisme : Risque de cancer X par 50 sont de plus en plus rares grâce aux mesures de prévention
▪ Dérivés autres que l'amiante o Principaux agents en cause : amiante, arsenic, cadmium, certains ▪ Les radiations ultraviolettes : sont responsables d’épithéliomes
+ Arsenic, chrome, fer, nickel, composés du chrome, spinocellulaire et de mélanomes malins
cadmium, aluminium, silice dérivés du nickel, ... o Agents chimiques
+ Les hydrocarbures o Quelques activités concernées : agriculture, BTP, construction navale, ▪ L’arsenic peut être responsable d’épithéliomas spinocellulaires notamment
polycycliques aromatiques chimie, métallurgie chez les viticulteurs ayant manipulé des pesticides arsenicaux
o Agents physiques : poussières ▪ Les hydrocarbures polycycliques aromatiques (benzo-3,4-pyréne) sont à
et gaz radioactifs l’origine
d’épithéliomas
• MESOTHELIOME PLEURAL CANCERS DU TISSU HEMATOPOÏETIQUES
o 85% des cancers respiratoires professionnels • Leucémies
o Durée 20 à 40 ans • Lymphomes malins hodgkiniens et non hodgkiniens
o Quelques activités concernées : toute activité ayant pu entraîner une exposition à l’amiante (fabrication • Myélomes multiples
d’articles contenant de l’amiante, construction et réparation navales, réparation automobile et poids lourds, o Origine professionnelle : 5 à 18 %
BTP... o Principaux agents en cause : Rayonnements ionisants, benzène...
o Peut toucher la plèvre, le péricarde, le péritoine o Quelques activités concernées : Traitement et transport de minerais ou de
o Cliniquement déchets radioactifs en secteur nucléaire, industrie chimique, laboratoires de
▪ Un contexte d'altération de l'état générale, fièvre, dyspnée recherche...
▪ Pleurésie douloureuse de type exsudât inflammatoire séro-sanglante
o Radiologiquement : Un aspect festonné et tumoral de la plèvre, des opacités nodulaires dense et mal limitées
o Le diagnostic sera confirmé par la biopsie pleurale o L'évolution est fatale en 6 à 18 mois
CANCER DE LA VESSIE ET DES VOIES URINAIRES CANCERS DU FOIE
• Origine professionnelle : 2 à 14 % • L’Angiosarcome
• Principaux agents en cause : amines aromatiques, goudrons, arsenic et ses composés minéraux, ... o Principaux agents en cause : Principalement par le chlorure de vinyle, arsenic
• Activités concernées : production de colorants, industrie du caoutchouc et des matières plastiques... o Activités concernées : Travail du cuir, établissements de soin, laboratoires
d’analyses de biologie médicale, établissements de transfusion sanguine...
CANCERS O.R.L AUTRES CANCERS
• Cancers des cavités
o Les localisations sinusiennes sont plus fréquentes que celles des fosses nasales • SNC : Glioblastome ; Le chlorure de vinyle, Les champs électromagnétiques
o Les agents responsables • Sein : Travail de nuit, RI
▪ Le nickel : des épithéliomas malpighiens du cornet moyen • Cancers des os : Sarcomes osseux ; Le chlorure de vinyle, RI
▪ Le chrome : est responsables de localisations surtout sinusiennes
▪ Le travail du bois est le principal facteur responsable des adénocarcinomes de l'éthmoïde
• Cancers du larynx
o Il faut absolument prendre en compte l'action associée du tabac et de l'alcool o L’amiante, chrome
• Cancers de pharynx : Les nitrosamines, formaldéhyde • Cancer de la thyroïde : Rayonnements ionisants (RI)
PRÉVENTION :
→ TECHNIQUE → MEDICALE
Collective Individuelle - Surveillance des personnes exposées : Elle concerne la visite
• Substitution du produit • Elles sont constituées par le à l’embauche et se poursuit par les visites périodiques et
cancérogène par autre qui respect des règles de sécurité même le suivi à la retraite
ne l'est pas en particulier - A l’embauche
• Réduction de l'exposition • Port des EPI • Interrogatoire : s’enquérir des expositions antérieures et
(durée, fréquence, nombre • Observation des règles des habitudes alcoolo – tabagiques
des personnes, intensité) d’hygiène corporelle et • Les examens cliniques et paracliniques seront orientés
• Travail en vase clos vestimentaire suivant la nature du poste à occuper par le travailleur.
• Aspiration à la source • Interdiction de manger ou Exemple : NFS complète nécessaire en cas d’exposition au
• Respect des valeurs limites de fumer sur les lieux de benzène
d’exposition travail - Visite périodique
• Formation/information • Un examen périodique
• Évaluer le degré d’exposition
• Le dossier médical doit être conservé 50 ans après la
cessation de l’exposition
• Une surveillance post-professionnelle est conseillée : Elle
consiste en un examen médical clinique tous les 2 ans et des
examens médicaux spécifiques selon le type d’exposition

REPARATION :
→ Cancer broncho-pulmonaire provoqué par l’inhalation de poussières d’amiante (Tb. N°1.1.13 bis)

→ Cancer broncho-pulmonaire provoqué par l’inhalation de poussières ou fumées renfermant du cadmium (Tb. N°1.1.14 bis)
→ Affections cancéreuses provoquées par l’aldéhyde formique (tableau n 1,2,8 bis) :

→ Affections consécutives au travail au fond → Hémopathies provoquées par le benzène et tous les produits
dans les mines de fer (Tb. N°1.1.17 bis) : en renfermant (Tb. N°1.2.2)

→ Hémopathies provoquées par le benzène et tous les produits en → Affection professionnelles provoquées par les
renfermant (Tb. N°1.2.2 bis) poussières de bois (Tb. N°1.6.2)

CONCLUSION :
→ Tous les secteurs d’activité, sans exception, sont susceptibles d’être concernés par la prévention du risque cancérogène professionnel
→ La connaissance de la part attribuable aux facteurs professionnels est difficile tient à plusieurs raisons :
- Apparition des cancers longtemps après l’exposition professionnelle,
- Interaction avec d’autres facteurs non professionnels (modes de vie, environnement),
- Origine le plus souvent multifactorielle,
- Méconnaissance de l’exposition, - Sous-déclaration des maladies professionnelles,
- Moyens de recherche et de surveillance épidémiologique insuffisants

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