DOMAINE.
La photogrammétrie aérienne
qui est l’ensemble des techniques et des matériels utilisés
pour aboutir à la représentation d’un territoire étendu, à partir
de prises de vues aériennes numériques issues de caméras
embarquées principalement dans des drones ou des avions
ou d'images spatiales issues de satellites ( Pléiades, la
série WorldView , Spot6, Spot7, etc.). C'est le domaine
historique de la photogrammétrie et l'explosion du besoin de
données géographiques à jour, entraîné par la multiplication
des système d'information géographique (SIG), lui assure
durablement de bonnes perspectives industrielles, car c'est
de loin la méthode qui permet de couvrir le plus de surface
dans le temps le plus court et avec le budget le moins élevé.
La principale utilisation des images ainsi acquises se fait
via l'orthophotographie. C'est une technique qui utilise
l'orientation relative des images, la position de la caméra,
ainsi qu'un modèle numérique du terrain pour, par calcul,
rendre les images parfaitement superposables en tout point à
une carte. Et une fois qu'un ensemble d'image est "ortho-
rectifié", on peut les assembler pour former une seule grande
image appelée mosaïque, parfaitement continue, pouvant
couvrir des surfaces théoriquement aussi grande que
souhaité, limitées seulement par la taille du stockage
informatique à disposition. Par exemple, Google Earth est
une mosaïque à l'échelle de la Terre.
La photogrammétrie terrestre
qui est l'application des méthodes photogrammétriques à
divers types de relevés : par exemple monuments et travaux
d'architecture, métrologie de pièces industrielles de toutes
sortes de dimension, etc. à partir de prises de vues
terrestres. Ces prises de vues sont désormais numériques.
La photogrammétrie subaquatique
qui est l'application des principes de la photogrammétrie
en milieu sous-marin ou subaquatique. En milieux difficile, la
photogrammétrie est intéressante car simple et légère, ne
nécessitant pas de matériel lourd, ni la formation poussée
d'opérateurs4,5,6.
La photogrammétrie est utilisée dans différents domaines, tels
que la topographie, la cartographie, les SIG, l'architecture,
les investigations de police, la géologie ou encore l'archéologie.
Depuis les développements récents de l'informatique grand
public, de remarquables logiciels ont été industrialisés, avec
lesquels on parvient à effectuer la plupart des traitements
photogrammétriques classiques à partir des images
numériques obtenues. On parvient aussi à prendre en compte
les aberrations optiques de la caméra de façon beaucoup plus
aisée, et à réaliser les calculs de corrélation entre images,
remplaçant de façon souvent avantageuse l'œil humain. Ainsi,
la photogrammétrie a pu investir le champ des applications de
la mesure 3D : création de modèle numérique de terrain (MNT),
relevé de la géométrie d'installations de grandes dimensions
(voir les applications de la photogrammétrie sur
l'accélérateur LHC du CERN), relevé de la déformation de
pièces, relevé de produits industriels, etc.