Les principes comptables sont les règles et méthodes que doivent suivre les gestionnaires de
comptabilité. Ils peuvent être considérés comme des balises, des contraintes qui permettent
d'harmoniser, de crédibiliser et de facilité la tenue, l'interprétation et la compréhension des
documents comptables.
Dans le SIFOA (Système d'Information Financière Ouest Africaine) ou SYSCOA révisé, les principes
comptables sont au nombres de 09, ou plutôt 08 + 01 car l'un d'entre eux (le principe de la
prééminence de la réalité économique sur l'apparence juridique) n'est pas retenu dans toute ces
applications.
Ces principes sont :
1. Le principe de la prudence
La prudence est l’appréciation raisonnable des faits afin d’éviter l e
risque de transfert, Sur l'avenir, d'incertitudes présentes susceptibles de grever le
patrimoine et les résultats de l'entreprise.
C'est en application de ce principe que le comptable :
• calcule les amortissements qui correspondent à
la dépréciation des immobilisations (matériel de transport, machines, constructions ... ) ;
• enregistre des provisions pour dépréciation afin de tenir compte de la constatation d'une m
oins-value latente ;
• constitue des dotations aux provisions pour risques et charges a la suite d'un événement susc
eptible d'affecter l e patrimoine de I'entreprise (ex. : évolution défavorable du cours d'une devi
se lorsque I'entreprise a contracte un emprunt auprès d'une banque étrangère).
1. Le principe de la transparence
Appelé également principe de la clarté, de la bonne information et de la sincérité, ce principe vise
une information loyale qui respecte :
- le référentiel comptable en vigueur ;
- la présentation de l’information sans intention de dissimuler la réalité des opérations ;
- le respect de la règle de non-compensation.
1. Le principe de la permanence des méthodes
Les méthodes comptables sont permanentes et constantes d’un exercice à un autre. C’est le cas, par
exemple, des méthodes de valorisation, des soldes, des procédés d’amortissement.
1. Le principe de l'intangibilité du bilan
Appelé aussi correspondance bilan de clôture / bilan d’ouverture, ce principe dispose que le bilan
d’ouverture d’un exercice doit correspondre au bilan de clôture de l’exercice précédent.
1. Le principe de l'importance significative
En vertu de ce principe, tout élément susceptible d’influencer le jugement que les destinataires des
états financiers peuvent porter sur le patrimoine, la situation financière et le résultat de l’entreprise
doit leur être communiqués.
1. Le principe de la continuité de l'exploitation
Selon ce principe, les opérations enregistrées à la fin d' un exercice comptable supposent la co
ntinuité de l'activité de I'entreprise. Ceci
permet notamment de ventiler les produits et les charges entre les différents exercices auxquel
s ils se rapportenl effectivement.
1. Le principe de la spécialisation des exercices
Ce principe signifie que la vie de l'entreprise est découpée en exercices comptables dont la duré
e est fixée à un an qui peut ne pas coïncider avec l'année civile.
1. Le principe du coût historique
Les valeurs saisies en comptabilité sont estimées en unités monétaires et
le critère de valorisation retenu est le coût historique,
Le coût historique se définit comme « le coût d'acquisition ou de production du bien,
exprime en unités monétaires de l’époque a laquelle il est entré dans l e patrimoine de l'entre
prise».
1. Le principe de la prééminence de la réalité économique
sur l'apparence juridique
Ce principe impose d’enregistrer et de présenter les opérations de l’entreprise conformément à leur
nature financière sans tenir compte de leur apparence juridique. Il n’est pas retenu par les normes
comptables de l’OHADA sans doute en raison des divergences que peut susciter son interprétation au
plan pratique. Toutefois, le SYSCOHADA a adopté cinq (5) applications de ce principe. Il s’agit :
- des contrats de crédit-bail ;
- des biens mis à la disposition du concessionnaire par le concédant ;
- des effets escomptés non échus ;
- des charges de personnel intérimaire ;
- des biens détenus avec clause de réserve de propriété.