16 M.SP
16 M.SP
DEPARTEMENT DE BIOTECHNOLOGIES
Thème :
C‟est grâce à l‟aide de dieu tout puissant que ce travail a été achevé.
Je tiens vivement à remercier Mme Allal pour m‟avoir fait l‟honneur de présider ce
jury, quelle trouve ici l‟expression de ma profonde gratitude.
Mes plus sincères remerciements vont à Mme Stella d‟avoir accepté de juger ce
travail.
Je tiens à remercier tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de ce
travail
Dédicaces
A mon Père.
Les résultats ont révélé l‟effet biostimulant de l‟ensemble des traitements sur la
germination, la hauteur des plants, la biomasse aérienne, racinaire et totale ainsi que,
leur effet inhibiteur spécifique sur la croissance de certains genres de moisissures
affectant l‟orge en hydroponie.
L‟extrait d‟acide humique et la suspension de Bacillus subtilis s‟avèrent les meilleurs
biostimulants de la germination des grains d‟orge et la hauteur des plants en culture
hydroponique.
The purpose of this study is to research biological inputs to improve growth, biomass
yield and inhibit or reduce toxicogenic moulds.
The hydroponic cultivation of the local barley variety "Tichedrett" was carried out in a
chamber where abiotic conditions were controlled. Its implementation was carried out
in the presence of controls and under the effect of three types of commercial
biostimulants applied by dipping the seeds and/or spraying the young plants after
emergence.
The treatments are Algor (algae extracts based on ScenadesmusandNostoc) used at the
dose of 10 ml/litre, Humix (humic acid extract) and Biohealth WGC (Bacillus
Subtilissuspension), used at the dose of 10g/litre. The duration of each culture was
seven days.
The results revealed the biostimulant effect of all treatments on germination, plant
height, aerial, root and total biomass and their specific inhibitory effect on the growth
of certain types of mold affecting barley in hydroponics.
The humic acid extract and suspension of Bacillus subtilis are the best biostimulants
for the germination of barley grains and the height of plants in hydroponic cultivation.
The suspension of Bacillus subtilis, and algae extract, havepromoted the growth
stimulation and resistance to attack of fungi genera: Fusarium, and Alternaria and
even Penicillium for bacterial suspension with the survival of Rhizopus.
تهدف هره الدزاطت إلى البحث عن املدخالث البيولوجيت لخحظين النمووحاصل الكخلت الحيويت وجثبيط أو جقليل الخعفناث
الظامت.
جمذ الصزاعت املائيت ملجموعت مخنوعت من الشعير املحلي " "Tichedrettفي ػسفت حيث جم الخحكم في الظسوف ػير ألاحيائيت.
وكان جأطيظها في وجود ضوابط وجحذ جأثير ثالثت أهواع من املحفصاث الحيويت الخجازيت املطبقت في وضعين مخخلفين عن طسيق
ػمع الحبوب و /أو عن طسيق زغ النباجاث الصؼيرة بعد ظهوزها.
والعالجاث هي( Algorمظخخلص طحالب ذاث أطاض Scenadesmusو )Nostocاملطبق بمعدل 10مل /لترHumix،
ُ
(مظخخلص حمض الهيوميك) و(BiohealthWGCحعليق ،)Bacillus Subtilisحظخخدم في جسعت من 10غ/لتر .ودامذ كل
أًام. طبعت شزاعت
وكشفذ النخائج عنالخأثير الخحفيزي الحيوي لجميع العالجاث على إلاهباث وطول النباث والكخلت الحيويت الجويت والجرزيت
وإلاجماليت ،وكرلك الخأثير الكابح بشكل خاص على همو بعض أهواع الفطسياث التي جؤثس على الشعير في الصزاعت املائيت.
ًبدو مظخخلصحمض الهيوميكوحعليقBacillus subtilisأفضل محفص حيوي إلهباث حبوب الشعير وازجفاع النباجاث في الصزاعت
املائيت.
حعليقBacillus subtilisو/أو مظخخلصالطحالب أًضا ًدظبب في جحفيز النمو ومقاومت الخعفناث من أمثال:
الفيوشازيوم Fusariumو AlternariaوPenicilliumبالنظبت للخعليق البكخيرًا مع بقاء.Rhizopus
وفي ضوء هره النخائجًُ ،وص ى باطخخدام حعليق Bacillus subtilisوفقا لطسيقت الؼمع والسغ لصيادة املسدود ومقاومت الخعفن
في الصزاعت الشعير املظخنبذ.
2.1. Historique 20
Introduction 37
1. Chambre hydroponique 37
2. Matériel végétal 39
3. Biostimulants 40
5.2. Levée 47
6. Analyse statistique 48
Conclusion 71
Références bibliographiques 72
Liste de tableaux 79
Liste d’abréviation 79
Annexes 80
Introduction
Introduction
L'orge (Hordeum vulgare L), est l‟une des plus importantes céréales. Dans le monde,
elle occupe la quatrième position après le blé, le maïs et le riz (Khaldoun, 1995).
En Algérie, cette culture occupe avec le blé dur plus de 80% de la surface cultivée en
céréales chaque année. Elle s‟étend sur les pleines intérieures, les hauts plateaux, et
même au Sahara. Elle est cultivée là où le blé n‟arrive pas à donner des rendements
acceptables (Benmahamed, 1997).
Cependant, cette céréale a connu une régression dans la production, à cause des aléas
climatiques, la mauvaise gestion des terres agricoles, et l‟utilisation de variétés moins
performantes et sensibles aux maladies notamment, fongiques. Ce qui a incité les
agriculteurs et les éleveurs à la culture de l‟orge fourrager pour subvenir aux besoins et
compléter rapidement la ration nutritionnelle des animaux de bétail (bovins laitiers,
chèvres et, brebis…). Il s‟agit de la culture de l‟orge hydroponique (Belaid, 2014).
L‟avantage de cette culture est de mettre en évidence un cycle rapide pour une
production continue, ce qui lui permet de compléter le programme de ration
10
Introduction
alimentaire lorsque le fourrage est insuffisant durant toutes les périodes sèches (Chuck,
2014).
Ainsi, une quantité importante de fourrage vert et des grains mieux digestibles peuvent
être offerts pour l‟animal. En revanche, des moisissures toxinogènes, peuvent
occasionner des pertes considérables et induire des conséquences graves sur la santé
animale et celle du consommateur.
C‟est dans ce sens que notre travail s‟inscrit. Il porte sur l‟étude de comportement de
l‟orge hydroponique sous l‟effet de trois types de biostimulants, Il vise l‟utilisation de
trois formulations de biostimulants (Extrait d‟acide humique, extrait d‟algues et une
bactérie « Bacillus subtilis »), en culture hydroponique de l‟orge afin d‟améliorer le
rendement, et réduire le risque des moisissures.
11
Chapitre 1 : Données Bibliographiques
Chapitre 1 : Données bibliographiques
L‟orge a probablement été cultivée pour la première fois à l‟époque préhistorique sur
les hauts plateaux de l‟Éthiopie et dans le sud- Est de l‟Asie. On pense que ce fut la
première céréale à être domestiquée. Sa culture se serait ensuite étendue à l‟Égypte, à
la Mésopotamie et au nord de l‟Europe (Khaldoun.1995).
L‟ancêtre de cette céréale est l‟orge sauvage distique à deux rangs : Hordeum
spontaneum. Ce sont les orges les plus anciennement cultivées dans les sites
archéologiques (Harlan, 1987).
Des fouilles effectuées en Égypte ont établi qu‟on cultivait déjà l‟orge entre 8000 et
3000 ans avant Jésus Christ, un second lieu d‟origine se trouve vraisemblablement au
sud-est de l‟Asie (Tibet, Népal, Chine) (Hopf et Zohary, 2000)
Les orges sont des monocotylédones qui appartiennent à l‟ordre des Poalesselon la
dernière classification de tala Botanica 2018 sa nomenclatures est comme suit :
- Cladus : Plantae.
-Cladus : plasmodesmophtes
-Cladus : Embryophytes
- Cladus : stomatophytes
- Cladus : Hemitracheophytes
- Cladus : Tracheophytes
- Cladus : Euphyllophytes
- Cladus : Spermatophytes
- Cladus : Angiospermes
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Chapitre 1 : Données bibliographiques
- Cladus : Monocotyledones
- Cladus : Commelinides
- Ordre : Poales
- Famille : Poaceae
- Genre : Hordeum
1.3. Description
L‟orge est une plante annuelle de 50 cm à 1m glabre à racine fibreuse caractérisée par
Son inflorescence présente en épi barbu, chaque article du rachis porte trois épillets
uniflores attachés directement sur le nœud du rachis en position alternée sur deux
rangées, les glumes des épillets sont raides et étroites (Boullard, 1997)
Il existe deux variétés d‟orge selon que l‟épi porte deux ou six rangées de grains :
- Hordeum vulgare disticum est l‟orge à deux rangs, sur chaque article du rachis
sont insérés trois épillets dont un seul est fertile et ne comporte qu‟une fleur ;
- Hordeum vulgare hexasticum est l‟orge à six rangs (escourgeon), cette espèce
présente trois épillets fertiles comportant chacun un seul grain par niveau d‟insertion,
l‟ensemble des grains constitue alors six rangées autour du rachis (Soltner, 1992).
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Chapitre 1 : Données bibliographiques
L‟orge comme toutes les autres céréales présentent deux périodes de développement,
la première correspond à la phase végétative et la deuxième à la phase reproduction, il
existe une troisième phase qui est celle de la maturation (Gautier, 1991).
a. Période végétative
- Stade de la levée
Selon Gate (1995) et de Buyser (2000), la levée est définie par l‟apparition de la
première feuille qui traverse le coléoptile, gaine rigide et protectrice enveloppant la
première feuille. La durée de la levée ou la phase semis-levée est le temps qui sépare
la date de semis de la date de levée ; « le stade levée » englobe par conséquent trois
étapes successives de nature différente :
A ce stade la plante possède 3 à 4 feuilles, une tige apparait sur le maître -brin à
l‟aisselle de la feuille la plus âgée. L‟émergence de cette première talle hors de la
gaine de la première feuille constitue le repère conventionnel du stade tallage, chaque
talle primaire donne des talles secondaires (Henry, 2000).
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Chapitre 1 : Données bibliographiques
b. Période reproductrice
Elle s‟étend du stade plein tallage à la fécondation. Elle les stades suivants :
Les plantes portent deux à trois talles. A ce stade les plantes peuvent avoir un port
rampant (Gate, 1995).
Les plantes se redressent, c‟est la fin du tallage herbacé (arrêt de l‟émission des talles)
et la tige principale ainsi que les talles les plus âgées commencent à s‟allonger suite à
l‟élongation des entre-nœuds.
Le stade épi à 1cm est atteint lorsque le sommet de l‟épi de la tige principale (ou
maitre brin) est en moyenne distant de 1 cm du plateau de tallage, durant cette phase la
plante a besoin d‟un apport d‟engrais azotée (Gate, 1995).
La durée de ce stade est peu variable elle est de 29 à 30 jours quelque soient les
circonstances précédentes de la vie de la plante (Grandcourt et Prats, 1971).
- Stade 1à 2 nœuds
La talle est une tige constituée essentiellement de nœuds empilés, qui grandit par
l‟élongation des premiers entre nœuds, chaque entre nœud débute sa croissance après
le précédent sans attendre que le dernier ait atteint sa longueur définitive.
Le stade « 2 nœuds » est atteint quand les deux premiers entre-nœuds sont visibles à la
base de la tige principale (Gate, 1995).
Ce stade est atteint lorsque le sommet des barbes devient visible. Cela coïncide avec le
moment de la transformation de la couleur de l‟anthère qui passe du blanc vers le vert
« stade anthères verts». Ce stade survient 8 jours avant l‟épiaison (Henry, 2000).
16
Chapitre 1 : Données bibliographiques
c. Période de maturation
- Gonflement du grain
Ce stade est marqué par une photosynthèse intense pour l‟élaboration des substances
de réserve, l‟amidon et les protéines qui migrent dans l‟albumen du grain qui grossit
tandis que l‟embryon se forme. Cette migration nécessite une circulation d‟eau, il peut
y‟avoir échaudage en cas de stress hydrique (Moule, 1980 ; Belaid, 1986 ; Khaldoun,
1995).
- Maturation du grain
Pendant l‟accumulation des réserves dans le grain le poids d‟eau de celui-ci est
constant pendant environ une quinzaine de jours « Palier hydrique » puis il décroit
quand le grain commence à murir, il passe du stade pâteux (45% d‟eau) au stade
rayable à l‟ongle (20% d‟humidité dans le grain) et en fin au stade cassant (15%d‟eau)
il est alors mur pour la récolte (Belaid, 1986)
17
Chapitre 1 : Données bibliographiques
1.5.1. Température
1.5.2. Eau
Les besoins en eau sont généralement satisfaits par la pluviométrie quand il s‟agit
d‟une orge d‟hiver. Pour l‟orge de printemps, dont la végétation se réduit à 4 mois et la
pluviométrie peut les satisfaire dans une certaine mesure (Moule, 1971)
18
Chapitre 1 : Données bibliographiques
On peut estimer à environ 450 à 500 mm les besoins en eau de la culture d‟orge, sa
demande en eau est beaucoup plus élevée au début de son cycle végétatif (Grandcourt
et Prats, 1971).
L‟orge s‟accommode mal aux sols lourds argileux nitrifiant lentement au printemps
cette situation devient un facteur limitant pour le tallage.
Elle tire mieux partie des terres légères peu profondes des sous –sols calcaires, donc en
particulier des types « Rendzines » qui sont des sols épais, bien structurés en
grumeaux irréguliers, gris à bruns noirs, formés de complexes argile-humus-calcaire,
l‟activité biologique dans ces sols est très intense (Moule, 1971 ; Beauchamp, 1998).
Les variétés d‟orge cultivées en Algérie sont soient des variétés locales telles que : «
Saida 183 » et « Tichedrett » qui tolèrent bien notre climat. Soient des variétés
étrangères introduites dans notre pays comme Jaidor et Barberousse originaires de
France ; Rihane, Acsad 176, Acsad 60, Badia, qui sont originaires de Syrie (ITGC
2003)
La culture de l‟orge peut être attaquée par de nombreux agents pathogènes tels que les
virus, les bactéries et les champignons. Les maladies qui peuvent affecter l‟orge sont
surtout les maladies fongiques telles que, l‟helminthosporiose (Erysiphe graminis f sp.
hordei), l‟oïdium, la rouille brune (Puccinia hordei) et la rhynchosporiose (Rhyncho
sporiumsecalis), suivies par les maladies virales dont la plus importante est
occasionnée par le virus de BYDV, agent causal de la jaunisse naissante de l‟orge
(Sayoud, 1999).
19
Chapitre 1 : Données bibliographiques
L‟hydroponie est une technique de culture hors-sol qui utilise des solutions nutritives
renouvelées et un substrat inerte (minéral ou végétal) pour se passer du sol.
Le contrôle exercé sur la solution qui irrigue les cultures hydroponiques permet
d'assurer des apports optimaux d‟eau.
Elle fournit d‟importantes quantités de fourrage frais hautement nutritif et 100٪ naturel
et par méthode de germination.
2.1. Historique
20
Chapitre 1 : Données bibliographiques
Durant les années 1960 et 1970, les fermes commerciales de la culture hydroponique
ont été développées à Abu Dhabi, en Arizona, en Belgique, en Californie, au
Danemark, en Allemagne, en Hollande, en Iran, en Italie, au Japon, ainsi la Fédération
de Russie et de nombreux pays.
21
Chapitre 1 : Données bibliographiques
qui sont apportées directement au système racinaire réduisant ainsi les pertes
par évaporation ou par projection.
22
Chapitre 1 : Données bibliographiques
23
Chapitre 1 : Données bibliographiques
Le développement des moisissures est sous l‟influence des facteurs suivants (Antoine,
2010) :
C‟est un champignon qui se distingue par son mode de reproduction sexuée, ces
moisissures ressemble à du coton, avec une couleur jaune à verte qui s‟assombrit
lorsque le champignon commence à produire des spores. Les spores s‟enfoncent
souvent sous la surface du substrat, ce qui rend le tout difficile
24
Chapitre 1 : Données bibliographiques
- Règne : Fungi
- Division : Zygomycota
- Sous division : Mucoromycotina
- Ordre : Mucorales
- Famille : Rhizopodaceae
- Genre : Rhizopus
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Chapitre 1 : Données bibliographiques
Plusieurs espèces de Penicillium, forment une moisissure bleue, es spores bleu vertes
abondantes sont produites à la surface (Aspergillus est similaire). Les conditions de
croissance sont quasiment identiques aux autres moisissures. Le Penicillium utilise des
hydrates de carbone simple comme la cellulose et l‟amidon disponibles dans la graine.
Les spores sont aéroportées et omniprésentes.
- Règne : Fungi
- Division : Ascomycota
- Sous division : Pezizomycotina
- Classe : Eurotiomycetes
- Ordre : Eurotiales
- Famille : Trichocomaeae
- Genre : Penicillium
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Chapitre 1 : Données bibliographiques
- Règne : Fungi
- Division : Ascomycota
- Sous division : Pezizomycotina
- Ordre : Hypocreales.
- Famille : Hypocreaceae
- Genre : Trichoderma
27
Chapitre 1 : Données bibliographiques
Ce genre forme des moisissures de coloration noirâtre. Il est observé sous forme de
spores à la surface des graines. Ils sont généralement présents sur les semences
provoquant des manques à la levée ou des fontes de semis. Les jeunes pousses
atteintes constituent une source importante d‟inoculum primaire pour les plantes
matures où tous les organes aériens peuvent être affectés (Champion, 1997).
- Règne : Fungi
- Division : Ascomycota
- Sous division : Pezizomycotina
- Ordre : Pleosporales.
- Famille : Pleosporaceae
- Genre : Alternaria
1:Conidies, 2: Conidiophore
28
Chapitre 1 : Données bibliographiques
Les principales espèces de Fusarium, compte tenu de leur fréquence dans les différents
substrats, notamment les céréales, de leur potentiel toxinogène et de leur pouvoir
pathogène, sont : F. culmorum, F. graminearum, F. oxysporumet F.verticilloides (F.
moniliforme). (Tabuc, 2007)
- Règne : Fungi
- Division : Ascomycota
- Sous- division : Sordariomycetes
- Ordre : Hypocreales
- Famille : Nectriaceae
- Genre : Fusarium
29
Chapitre 1 : Données bibliographiques
Ces modules (hangars) sont bien équipés pour répondre aux exigences de la plante .ils
disposent d‟un climatiseur humidificateur (18-19 c°), une citerne d‟eau, un stérilisateur
d‟eau par ultra-violet, des bacs de cultures, une tuyauterie et asperseurs d‟eau, une
source de lumière et un système électrique pour alimenter le module. Les hangars
fourragers sont composées de deux zones, une zone où le fourrage est cultivé et une
autre pour le réservoir d‟éléments nutritifs et de la pompe ou le grain est préparé pour
le semis, dans un hangar de 100m² de production représente environ 70% de la
superficie totale du plancher (Carruthers, 2003).
30
Chapitre 1 : Données bibliographiques
Ces plateaux sont alimentés de buses qui pulvérisent des substances nutritives, elles
sont ajustées tout au long des étages de plus en plus pour fournir la quantité
appropriée de solution nutritive à chaque plateau, cette solution s‟écoule ensuite à
travers le fond des plateaux qui sont fixés avec une pente très légère et accessible
pour le grain et les racines résultantes (NZ Merino Company, 2011).
Les graines d‟orge sont utilisées sans excroissances et libres de toute source de
pathogène pour éviter sa transmission, elles ne doivent pas être exposées à des
insecticides ou des fongicides (Hector et Gallegos, 2004).
La semence d‟orge est nettoyée des débris et des impuretés, désinfectée par
hypochlorite de sodium à 2% pendant 30 minutes pour empêcher la formation des
moisissures.
31
Chapitre 1 : Données bibliographiques
Les plateaux de culture et l‟armoire sont aussi nettoyés et désinfectés, les graines
sont bien lavées des résidus avec de l‟eau de javel ensuite, retrempées dans l‟eau
du robinet pendant 12 heures avant de les semer (Al-Karaki 2011).
Les graines sont semées dans des bacs en polystyrène bordés de feuilles de
plastiques noir et ont des trous au fond pour permettre le drainage de l‟eau en
excès, la dose de semis utilisé dans une expérience faite par Al-Karakiet et Al
Momani (2011), en Jordanie était d‟environ 450 g /plateau (équivalent à environ
4kg/ m², les plateaux sont empilés sur des étagères du système hydroponique).
Les racines poussent en 24 heures, les feuilles en 2 à 3 jours, une récolte précoce
peut être réalisée au 5éme jour (Hector et Gallegos, 2004).
A la fin du cycle germinatif, le fourrage mature est sorti des bacs, et distribué
ensuite aux animaux, il est primordial que les bacs et les autres équipements soient
soigneusement nettoyés afin de réduire le risque de moisissures. Une nouvelle
semence qui a été préalablement trempée durant 24 heures, est semée dans les bacs
pour un nouveau cycle de germination (NZ Merino Company, 2011).
32
Chapitre 1 : Données bibliographiques
33
Chapitre 1 : Données bibliographiques
Les algues brunes sont les plus utilisées (Ascophyllumnodosum) car elles contiennent
des hormones de croissance : auxine, cytokinine, et gibbérellines qui stimulent la
croissance des plantes ainsi que leurs vigueur, conduisant à une augmentation du
rendement ainsi que de la qualité et de la taille des fruits produits. Ils peuvent stimuler
les systèmes de défense naturels des plantes, en réponse à un stress biotique, il s‟agit
majoritairement de la résistance des plantes à des attaques d‟agents pathogènes de type
fongiques (Rathore et al, 2009).
34
Chapitre 1 : Données bibliographiques
35
Chapitre 2 : Matériels et méthodes
Chapitre 2 : Matériels et méthodes
Introduction
Notre expérimentation a été réalisée au mois de Mars 2016 dans un local appartenant à
la société Phytobiochem spécialisée dans l‟import et l‟export des produits
phytosanitaires à Dely Brahim. Elle a duré quatre semaines. L‟identification des
moisissures a été réalisée par Docteur Saida Moumene au laboratoire de recherche des
plantes Médicinales et Aromatiques du département de Biotechnologies, Faculté SNV
de l‟Université de Blida 1.
1. . Chambre hydroponique
37
Chapitre 2 : Matériels et méthodes
38
Chapitre 2 : Matériels et méthodes
2. Matériel végétal
Epi : l‟épi de la variété est de 6rangs, il est compact à barbe très longues.
Cycle végétatif : le cycle végétatif de cette variété est précoce il est de 120 jours.
39
Chapitre 2 : Matériels et méthodes
- Bonne productivité
- A semer à la mi-novembre
La variété Tichedrett s‟adapte dans les plaines intérieures et les hauts plateaux.
3. Biostimulants
Trois types de biostimulants ont été retenus et utilisés dans notre expérimentation. Ils
sont de différentes origines : à base d‟algues, d‟acide humique et de bactérie.
C‟est un produit qui est composé de deux types d‟algues, des eaux douces
Scenedemussp et Nostoc sp, il est riche en acide organique et aminé nécessaire pour la
croissance des plantes. Les caractéristiques de ce produit sont représentées dans
l‟annexe N1.
40
Chapitre 2 : Matériels et méthodes
41
Chapitre 2 : Matériels et méthodes
42
Chapitre 2 : Matériels et méthodes
Ce produit est à base de bactérie Bacillus subtilis, elle favorise la croissance racinaire
et améliore le système immunitaire des plantes, les caractéristiques de ce produit sont
représentées dans l‟annexe N 3
43
Chapitre 2 : Matériels et méthodes
La culture hydroponique d‟orge fourragère a été réalisée sous l‟effet des trois
biostimulants, en présence de témoins dont, et selon deux mode : le trempage avant le
début de l‟expérimentation et la pulvérisation pendant l‟expérimentation. Le dispositif
expérimental est résumé dans la figure 11.
44
Chapitre 2 : Matériels et méthodes
Quatre traitements ont été effectués séparément selon deux modes d‟application :
trempage et pulvérisation, à raison de trois répétitions pour chacun.
- Traitement négatif (0) correspond au témoin où, aucun trempage n‟a été
effectué.
- Traitement à base d‟extrait algues (Algor), la masse d‟orge a été trempée
pendant 10 min dans l‟extrait préparé à base de 10 ml de produit dilué dans un
litre d‟eau de robinet.
- Traitement à base d‟acide humique, la masse d‟orge a été placée pendant
10 min dans une solution à base d‟acide humique préparée par dilution de 10g
d‟acide humique dans 1litre d‟eau.
- Traitement par trempage des grains d‟orge pendant 10 minutes dans une
suspension aqueuse à base de bactéries (Bacillus subtillis) préparée à raison de
10g / litre.
45
Chapitre 2 : Matériels et méthodes
T : Trempage P : Pulvérisation
0 : témoin
46
Chapitre 2 : Matériels et méthodes
Plusieurs paramètres ont été relevés au cours de notre expérimentation parmi lesquels
nous citons : le pouvoir germinatif des grains, la levée des plants, la hauteur des plants,
la biomasse totale, la biomasse aérienne, la biomasse racinaire et l‟identification des
moisissures.
Cela consiste à évaluer l'aptitude des grains à germer, et connaitre la durée nécessaire
pour la germination. Ce paramètre a été calculé juste pour le trempage car l‟essai a été
effectué après la levée.
5.2. Levée
La levée commence quand la plantule émerge du sol, et que la première feuille pointe
au grand jour son limbe (Henry et al. 2000), la levée est observée lorsque 50% des
plants sortent de leurs grains pour chaque traitement appliqué par trempage.
La hauteur des plants est mesurée après la levée des grains. La hauteur des plants a été
mesurée en prélevant trois échantillons de feuille de façon aléatoire à partir de chaque
traitement pour les deux modes d‟application.
Cette mesure est effectuée après la fin de l‟expérimentation pour chaque essai, elle
consiste de mesurer la biomasse totale (partie aérienne et partie racinaire) pour chaque
traitement.
47
Chapitre 2 : Matériels et méthodes
La biomasse racinaire a été évaluée pour chaque traitement par une balance
électronique et cela pour les modes d‟application.
- Identification des moisissures a été réalisée selon les critères morphologiques relevés
par les observations microscopiques en se basant sur la clé de détermination de
Barnett (1998).
6. Analyse statistique
L‟ensemble des paramètres étudiés tels que, le pouvoir germinatif, la levée, la hauteur
des plants, les paramètres du rendement et l‟apparition des moisissures, ont été
analysés par l‟analyse de la variance à l‟aide du test ANOVA et en modèle GLM. Le
test de Tukey permettra le classement des traitements en groupes homogènes. La
différence est significative pour P≤ 0,05(Philipeau ,1989).
48
Chapitre 3 : Résultats et discussion
Chapitre 3 : Résultats et discussion
Les biostimulants ont prouvé leur effet sur le pouvoir germinatif des grains en
hydroponie. Les taux de germination enregistrés ont mis en exergue une variabilité
selon la durée et selon les traitements. La germination n‟a pu être enregistrée qu‟après
48 heures. Elle était présente et faible chez les témoins (25%), plus importante sous
l‟effet de l‟extrait d‟acide humique (75%) et la suspension de Bacillus subtilis mais,
retardée sous l‟effet des extraits d‟algues. Elle demeure même modérée au quatrième
jour quand elle a atteint les 100% pour les témoins (Figure 12).
P= 0,0001
120
T0
% de germination
100
T1
80
60 T2
40
T3
20
0
1 2 3 4
Durée de Germination en jours
50
Chapitre 3 : Résultats et discussion
Ces résultats concordent avec ceux rapportés par les travaux d‟Eyheraguibel et al.
(2008) qui ont étudié l‟effet stimulant d‟extrait d‟acide humique sur la germination du
Maïs ainsi que ceux montrés par Faessel et al. (2014) sur l‟effet des biostimulants sur
la germination des graines.
T: orge témoin
51
Chapitre 3 : Résultats et discussion
La levée des plantules était notée entre le 5ème et 6èmejour pour tous les traitements
quel que soit leurs modes d‟application (Figures : 14A et 14B). L‟analyse de la
variance des taux % de levée des plantules a montré une différence non significative
entre les traitements selon la durée de son apparition (P=1) (Annexe 5). Il en est de
même pour la durée de son apparition selon les traitements appliqués par pulvérisation
(P=1) (Annexe 6).
120
P=1 P=1
100
7,2
Durée de la levée en Jours 7
80
6,8
% de levée
60 6,6
6,4
40 6,2
6
20 5,8
5,6
0
5,4
4 5 6 7
T0 T1 T2 T3
Nombre de jours A
T0 T1 T2 T3 Pulvérisation B
52
Chapitre 3 : Résultats et discussion
EA : orge traité à l‟extrait d‟algue, BS : orge traité au Bacillus subtilis, AH : orge traité à l‟acide
humique, T: orge témoin
53
Chapitre 3 : Résultats et discussion
La hauteur des plants a montré une variabilité selon les traitements et leurs modes
d‟application. Elle était plus importante selon le mode par trempage que celui par
pulvérisation. L‟analyse de la variance des hauteurs des plants a montré une différence
hautement significative entre les traitements selon le mode d‟application par trempage
(P=0,000) et significative selon le mode par pulvérisation (P=0,002). Le test Tukey a
permis leurs classements en 3 et en 2 groupes homogènes respectivement selon les
modes par trempage et par pulvérisation (Annexes 7 et 8).
B
A
A : orge trempée, B : orge pulvérisée, H_plt : hauteur des plants, Ac_hum : acide humique,
Bac_Subt : Bacillus Subtilis, TEM : témoin, Ext_ALG : extrait d‟algues
54
Chapitre 3 : Résultats et discussion
Il est donc important de rappeler que, la hauteur des plants était élevée chez les grains
d‟orge trempés dans la solution d‟acide humique et, chez les plants pulvérisés par la
suspension de Bacillus subtilis. Le traitement à base d‟acide humique s‟avère donc le
plus performant concernant ce paramètre.
Ces résultats coïncident avec ceux obtenus par Bafdel et Serir (2014), qui ont montré
dans leur étude sur l‟approche technico-économique sur les cultures fourragères
hydroponiques et leur utilisation pour l‟alimentation du cheptel bovin laitier, où la
hauteur des plants de la variété locale Saida de l‟orge était comprise entre 15 à 20 cm.
En effet, la biomasse totale la plus élevée a été enregistrée pour les grains d‟orge
trempés dans la suspension de Bacillus subtilis (1108 ,66 g) et par degré moindre ;
ceux trempés dans l‟extrait d‟acide humique (944 g), contrairement à ceux des témoins
et ceux trempés dans l‟extrait à base d‟algues (Figure 17A). Ceci rappelle le rendement
élevé obtenu par Janin (2012) en biomasse des plants chez Brassicanapussous l‟effet
des extraits d‟algues et d‟acide humique.
55
Chapitre 3 : Résultats et discussion
Par ailleurs, une biomasse plus élevée a été enregistrée pour les plants d‟orge
pulvérisés par la suspension de Bacillus subtilis (1138 ,33 g) et, les extraits d‟algues
(1043,33 g). Les plants d‟orge traités par l‟acide humique viennent en troisième
position (1035 g) suivis par ceux des témoins présentant une plus faible biomasse (913
g).
A B
les traitements et les modes d’application par trempage (A) et par pulvérisation
(B)
56
Chapitre 3 : Résultats et discussion
En effet, les grains d‟orge trempés dans l‟extrait d‟acide humique ont montré la plus
importante biomasse aérienne (391,66g) suivie par les témoins (213 ,33g) et par degré
moindre ceux trempés dans la suspension à base de B. subtilis (183 ,33 g) et dans
l‟extrait à base d‟algues (151,66g) (Figure 18A).
Par ailleurs, les plants d‟orge traités par pulvérisation à l‟aide d‟extrait d‟acide
humique ont montré la biomasse aérienne la plus élevée (358,33 g),suivie par ceux
traités par l‟extrait d‟algues (226 ,66 g) et par degré moindre des témoins (195 g) et
ceux pulvérisés par la suspension de Bacillus Subtilis (191,66 g) (Figure18B).
57
Chapitre 3 : Résultats et discussion
A B
A
A
Ainsi, les résultats obtenus corroborent avec ceux de Piccolo et al. (1997) qui ont
montré que l‟application de l‟acide humique permet à la plante d‟avoir un meilleur
développement et une meilleure croissance végétative.
Les plants d‟orge issus de la culture hydroponique ont montré une variabilité de la
biomasse racinaire selon l‟effet des traitements et selon leurs modes d‟applications.
L‟analyse de la variance de la masse racinaire a montré une différence significative
selon les traitements appliqués par trempage (P=0,05) par pulvérisation et hautement
significative selon le mode d‟application par pulvérisation (P=0,000). Le test de
Tukeya classé les traitements en deux et trois groupes homogènes respectivement selon
les modes par trempage (Annexe 12) et par pulvérisation (Annexe 13).
58
Chapitre 3 : Résultats et discussion
En effet, la plus importante masse racinaire a été obtenue par les plants d‟orge issus
des grains trempés dans la suspension de Bacillus subtilis (925 ,33 g) et par degré
moindre ceux trempés dans l‟extrait d‟algues (571,33 g) (Figure 19A).
Par ailleurs, la masse racinaire la plus élevée a été obtenue chez les plants d‟orge
traités par pulvérisation par la suspension de Bacillus subtilis (946 g), par l‟extrait à
base d‟algues (815g), suivi des témoins (718 g) et ceux pulvérisés par l‟acide humique
(466 g) (Figure 19B).
A B
59
Chapitre 3 : Résultats et discussion
En effet, l‟application de l‟extrait d‟acide humique selon les deux modes ont favorisé
le développement végétatif. Celui à base d‟algues n‟a montré son effet phytostimulants
que par trempage. En conclusion, les plants d‟orge traités par Bacillus subtilis par
trempage et/ou par pulvérisation ont révélé une meilleure biomasse totale, aérienne et
racinaire comparés aux témoins et aux autres traitements.
Différents genres de moisissures ont été développés sur les cultures d‟orge
hydroponiques témoins et ceux cultivés sous l‟effet des trois autres traitements
(Tableau 1 et 2).
60
Chapitre 3 : Résultats et discussion
1 4
2
5
3
a b
5 7
6
5
c d
a. Rhizopus (Gr : X 125), b. Alternaria sp. (Gr : X 500), c. Fusarium sp. (Gr : X400),
7. Conidiophore
61
Chapitre 3 : Résultats et discussion
Selon le mode d‟application par trempage, l‟ensemble des traitements ont permis
l‟inhibition de la croissance et de la sporulation des moisissures, et ont montré une
variabilité dans leur date d‟apparition et le type de moisissures développé (Tableaux
3). L‟inhibition a affecté le genre Alternaria pour les traitements à base d‟extrait
d‟algues et d‟acide humique avec une apparition tardive des deux autres genres, au
5ième et 6ièmejour respectivement. La suspension à base de Bacillus subtilis a montré
l‟inhibition du développement des trois genres de moisissures : Penicillium, Fusarium
et Alternaria. L‟apparition du genre Rhizopus n‟a eu lieu qu‟au 7ème jour (Tableau 1).
Selon le mode d‟application par pulvérisation, les mêmes genres de moisissures que le
premier essai ont été identifiées sauf que leur durées d‟appariations étaient la même, à
partir du troisième jour du développement végétatif de l‟orge pour l‟ensemble des
traitements (Tableau 2).
L‟inhibition a affecté le genre Alternaria pour les traitements à base d‟extrait d‟algues
et d‟acide humique avec une apparition tardive des deux autres genres, au 5ième et
6ièmejour respectivement) selon le mode par trempage. La suspension à base de
Bacillus subtilis a montré l‟inhibition du développement des trois genres de
moisissures : Penicillium, Fusarium et Alternaria avec l‟apparition du genre Rhizopus
au 7ème jour (Tableau 1).
Par ailleurs, l‟inhibition a porté également sur les genres Alternaria et Fusarium pour
l‟application de l‟ensemble des biostimulants par pulvérisation mais, elle a concerné
également Penicillium pour les extraits d‟algues et celle de la suspension de B. subtilis.
Il est important de signaler la sensibilité de cette variété d‟orge même sous l‟effet de
l‟ensemble de traitements vis à vis de Rhizopus (Tableau 2).
62
Chapitre 3 : Résultats et discussion
Genres de
moisissures Période de Leurs apparitions pendant
Traitements
développées sur la le cycle de développement des plants
partie racinaire
Fusarium
Rhizopus
T0 3ème jour
Penicillium
Alternaria
Penicillium
63
Chapitre 3 : Résultats et discussion
Le jour de leurs
Traitements Type de moisissure
apparitions
Fusarium
Rhizopus
T0 Troisième jour
Pénicillium
Alternaria
Ces résultats corroborent avec ceux rapportés par certains travaux de recherche qui ont
affirmé que certaines espèces de bactéries du genre Bacillus agissent par divers
mécanismes sur la stimulation de la croissance. Elles protègent également les plantes
64
Chapitre 3 : Résultats et discussion
contre certains agresseurs, en favorisant la compétition avec eux pour les nutriments et
l‟espace, ou en produisant des antibiotiques. Comme, elles stimulent la production de
molécules à activités antimicrobiennes (Lambert, 2014).
Jannin (2012) a révélé que les extraits d‟algues et d‟acide humique engendrent une
amélioration de la croissance et/ou la stimulation des systèmes de défense naturels.
Jayaraj et al. (2008) ont montré aussi qu‟une pulvérisation foliaire d‟un extrait d‟algue
limite les nécroses engendrées par Alternaria et Botrytis sur les plants de carotte et que
les extraits d‟algues induisent une résistance des plantes au stress abiotique.
Dans le même sens, Subramanian et al. (2011) ont prouvé à leur tour que l‟utilisation
des extraits d‟algues par pulvérisation foliaire induit une augmentation de la croissance
et la tolérance aux stress biotique ou abiotique chez les plantes (Mancuso et al, 2006)
65
Chapitre 3 : Résultats et discussion
Figure 22 : Les moisissures sur l‟orge trempée et pulvérisée par Extrait d‟algues
66
Chapitre 3 : Résultats et discussion
Figure 23 : Les moisissures installées sur l‟orge trempée et pulvérisée par extrait
d‟acide humique
Figure 24 : Les moisissures de genre Rhizopus sur l‟orge trempée et pulvérisée par
Bacillus subtilis
67
Chapitre 3 : Résultats et discussion
En effet, l‟ensemble des traitements biologiques ont montré leur effet biostimulant sur
la germination des grains d‟orge de la variété « Tichedrett » mais, l‟extrait d‟acide
humique (3 jour) et la suspension de Bacillus subtilis appliqués par trempage (3 jour)
ont montré les meilleurs taux de germination. Cependant, aucun effet de ces
traitements n‟a affecté la levée de plantules comparées aux témoins.
Par ailleurs, la hauteur des plants a montré une variabilité selon les traitements et leurs
modes d‟application. L‟acide humique (21.77 cm) et la suspension bactérienne à base
de B. subtilis (16,66 cm) ont montré les plus importantes hauteurs des plants selon les
modes par trempage et par pulvérisation respectivement.
Les plants d‟orge en culture hydroponique ont également connu une variabilité dans
leur biomasse selon les traitements et leurs modes d‟application.
La plus importante biomasse totale a été enregistrée par la suspension de Bacillus
subtilis selon les modes par pulvérisation (1138 ,33 g) et par trempage (1108 ,66 g).
La biomasse de la partie aérienne a été stimulée par l‟extrait d‟acide humique appliqué
par trempage (391,66g) et par pulvérisation (358 ,33 g) alors que, celle de la partie
racinaire a été relevée par la suspension de Bacillus subtilis appliquée par
pulvérisation (946 g) et par trempage (925 ,33 g).
Dans ce sens, l‟application de l‟extrait d‟acide humique selon les deux modes a
favorisé le développement végétatif alors que l‟extrait à base d‟algues n‟a montré son
effet phytostimulant que par pulvérisation.
Ainsi, la suspension de Bacillus subtilis appliquée par trempage et/ou par
pulvérisation s‟avère le meilleur biostimulant de la biomasse totale, aérienne et
racinaire comparés aux témoins et aux autres traitements.
68
Chapitre 3 : Résultats et discussion
Par ailleurs, différents genres de moisissures ont été développés sur les cultures d‟orge
hydroponiques témoins et celles cultivées sous l‟effet des trois autres traitements.
En effet, quatre genres de moisissures : Rhizopus, Penicillium, Alternaria et Fusarium
ont été prélevés et identifiés selon les critères morphologiques à partir des plants
témoins. Leur apparition a eu lieu au 3ième jour de leur développement.
Cependant, l‟ensemble des traitements biologiques ont montré leur pouvoir inhibiteur
spécifique sur la croissance et la sporulation des moisissures inféodées à la culture
hydroponique de cette variété d‟orge. Ils ont montré une variabilité dans le genre de
moisissures développé et leur date d‟apparition. L‟inhibition a affecté les genres
Alternariaet Fusarium pour les traitements à base d‟extrait d‟algues et d‟acide
humique avec l‟apparition des genres Rhizopus et Penicillium au 5ième et 6ième jour
respectivement. Quant à la suspension à base de Bacillus subtilis, l‟inhibition a
concerné ces trois genres de moisissures : Fusarium, Penicillium, et Alternariaavec, la
survie du genre Rhizopus au 7 -ème jour.
L‟utilisation de l‟extrait d‟algues en pulvérisation a donné le même résultat que
Bacillus subtilis à l‟égard de Fusarieum, Pénicillium et Alternaria.
69
Conclusion
L‟extrait d‟acide humique (Humix) et la suspension de Bacillus subtilis s‟avèrent les
meilleurs biostimulants de la germination des grains d‟orge et la hauteur des plants en
culture hydroponique dans les deux modes.
La suspension de Bacillus subtilis, et l‟extrait d‟algues (Algor) ont également induit
la stimulation de la croissance et la résistance à l‟attaque des moisissures des genres :
Fusarium, et Alternaria et même Penicillium avec la survie de Rhizopus.
A la lumière de ces résultats, on recommande l‟utilisation de la suspension de Bacillus
subtilis (Biohealth) selon les modes par trempage et pulvérisation pour augmenter le
rendement et la tolérance aux moisissures pouvant inféoder la culture hydroponique de
l‟orge.
Pour le développement végétatif l‟acide Humique (Humix) nous a fournis le meilleur
résultat pour le mode trempage ainsi que par pulvérisation
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Références bibliographiques
75
Liste des figures
Figure 1 : Cycle de développement des céréales
Figure 14 : Durée de levée des grains d‟orge en culture hydroponique selon les
traitements
Figure 16 : Hauteur des plants d‟orge en culture hydroponique selon les traitements et
les modes d‟application
Figure 17 : Biomasse totale des plants d‟orge en culture hydroponiques selon les
traitements et les modes d‟application.
Figure 18 : Biomasse aérienne des plants d‟orge en culture hydroponique selon les
traitements et les modes d‟application
Figure 19 : Biomasse racinaire des plants d‟orge en culture hydroponique selon les
traitements et les modes d‟application.
Figure 22 : Les moisissures sur l‟orge trempée et pulvérisée par l‟extrait d‟algues
Figure 23 : Moisissures sur l‟orge trempée et pulvérisée par l‟extrait d‟acide humique.
77
Liste des tableaux
0556488924
GH : Groupe homogène.
Gr : Grossissement.
Ha : Hectare.
HS : Hautement significatif.
NS : Non significatif.
78
Obs : Observé.
P : Pulvérisation.
Prob : Probabilité.
T : Trempage.
S : Significatif.
Sign : Signification.
79
Annexes
T2 3
T3 3
-T0 : Témoin,
80
Annexe 5 : Analyse de la variance de la durée de levée selon les différents
la levée (Jours)
T2 6
T3 5
T2 6
T3 6
81
Annexe 7 : Analyse de la variance de la hauteur des plants selon les différents
T2 21.77 a
T3 19 b
P2 14.55 b
P3 16 .66 a
82
Annexe 8 : Analyse de la variance de la masse globale de la touffe des plants selon
les différents traitements par trempage
T3 1108,66 a
T2 1035 b
T3 1138,33 a
83
Annexe 10 : Analyse de la variance de la masse aérienne la touffe des plants selon
les différents traitements par trempage
T2 391 ,66 b
T3 183,33 a
T3 191,66 b
84
Annexe 12 : Analyse de la variance de la masse racinaire de la touffe des plants
selon les différents traitements par trempage
T3 925 ,33 a
T3 946 a
85