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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEGNEMENT SUPERIEURET DE LA RECHERCHE


SCIENTIFIQUE

UNIVERSITE SAAD DAHLAB - BLIDA 1

FACULTE DES SCIENCES DE LA NATURE ET DE LA VIE

DEPARTEMENT DE BIOTECHNOLOGIES

Mémoire de fin d’études


Pour l‟obtention du Diplôme de Master Académique

Option : Agro-ressource et Environnement

Thème :

Étude de comportement de l’orge hydroponique sous l’effet de


trois types de biostimulants (d’extrait d’algues, d’acide humique,
Bacillus subtilis)

Présenté par : Lazizi Mounia Latifa

Devant le jury composé de :

Mme Allal Benfekih L. Pr. USDB Présidente du jury


Mme Moumene S. M.C.B USDB Promotrice
Mme Stella M. M.C.A USDB Examinatrice

Année universitaire- 2016/2017


Remerciements

C‟est grâce à l‟aide de dieu tout puissant que ce travail a été achevé.

Je tiens à remercier cordialement et exprimer ici ma profonde gratitude à Mme


Moumene S. pour l‟aide et le soutien qu‟elle m‟a apportée tout le long de ce travail.

Je tiens vivement à remercier Mme Allal pour m‟avoir fait l‟honneur de présider ce
jury, quelle trouve ici l‟expression de ma profonde gratitude.

Mes plus sincères remerciements vont à Mme Stella d‟avoir accepté de juger ce
travail.

Je remercie également, Mme Benrima pour ces conseils.

Je tiens à remercier tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de ce
travail
Dédicaces

A la mémoire de ma défunte sœur « Djawida » qui m‟a beaucoup soutenue et


encourager à terminer mes études malgré sa maladie.

A ma Mère rabi yerhamha.

A mon Père.

A mon époux « Yassine ».

Pour mes filles « Malak », « Rahma », « Sofia ».

A ma sœur Amina et ma nièce Asma.

A ma meilleure amie « Khadidja ».


Résumé

Cette étude vise la recherche d‟intrants biologiques en vue d‟améliorer la croissance,


le rendement en biomasse et, inhiber ou réduire les moisissures toxinogènes.
La culture hydroponique de la variété d‟orge locale « Tichedrett » a été réalisée dans
une chambre où les conditions abiotiques ont été contrôlées. Sa mise en place a été en
présence de témoins et sous l‟effet de trois types de biostimulants commerciaux
appliqués selon deux modes différents par trempage des grains et par pulvérisation des
jeunes plants après levée.

Les traitements sont Algor (extraits d‟algues à base de Scenadesmus et Nostoc)


appliqué à la dose de 10 ml / litre, Humix (extrait d‟acide humique) et Biohealth WGC
(suspension de Bacillus Subtilis), utilisés à la dose de 10g/ litre. La durée de chaque
culture était de sept jours.

Les résultats ont révélé l‟effet biostimulant de l‟ensemble des traitements sur la
germination, la hauteur des plants, la biomasse aérienne, racinaire et totale ainsi que,
leur effet inhibiteur spécifique sur la croissance de certains genres de moisissures
affectant l‟orge en hydroponie.
L‟extrait d‟acide humique et la suspension de Bacillus subtilis s‟avèrent les meilleurs
biostimulants de la germination des grains d‟orge et la hauteur des plants en culture
hydroponique.

La suspension de Bacillus subtilis, et/ou l‟extrait d‟algues ont également induit la


stimulation de la croissance et la résistance à l‟attaque des moisissures des genres :
Fusarium, et Alternariaet même Penicillium pour la suspension bactérienne avec la
survie de Rhizopus.

Mots clés : Hordeum vulgare, hydroponie, traitements biologiques, rendement,


résistance aux moisissures.
Abstract

The purpose of this study is to research biological inputs to improve growth, biomass
yield and inhibit or reduce toxicogenic moulds.

The hydroponic cultivation of the local barley variety "Tichedrett" was carried out in a
chamber where abiotic conditions were controlled. Its implementation was carried out
in the presence of controls and under the effect of three types of commercial
biostimulants applied by dipping the seeds and/or spraying the young plants after
emergence.

The treatments are Algor (algae extracts based on ScenadesmusandNostoc) used at the
dose of 10 ml/litre, Humix (humic acid extract) and Biohealth WGC (Bacillus
Subtilissuspension), used at the dose of 10g/litre. The duration of each culture was
seven days.

The results revealed the biostimulant effect of all treatments on germination, plant
height, aerial, root and total biomass and their specific inhibitory effect on the growth
of certain types of mold affecting barley in hydroponics.

The humic acid extract and suspension of Bacillus subtilis are the best biostimulants
for the germination of barley grains and the height of plants in hydroponic cultivation.

The suspension of Bacillus subtilis, and algae extract, havepromoted the growth
stimulation and resistance to attack of fungi genera: Fusarium, and Alternaria and
even Penicillium for bacterial suspension with the survival of Rhizopus.

Basis on these results, it is recommended to use Bacillus subtilis suspension according


to the dipping and spraying modes in order to increase yield and to improve moulds
that may attack the cultivation of barley in hydroponics.

Keywords: Hordeum vulgare, hydroponics, biological treatments, yield, resistance to


molds.
‫امللخص‬

‫تهدف هره الدزاطت إلى البحث عن املدخالث البيولوجيت لخحظين النمووحاصل الكخلت الحيويت وجثبيط أو جقليل الخعفناث‬
‫الظامت‪.‬‬

‫جمذ الصزاعت املائيت ملجموعت مخنوعت من الشعير املحلي "‪ "Tichedrett‬في ػسفت حيث جم الخحكم في الظسوف ػير ألاحيائيت‪.‬‬
‫وكان جأطيظها في وجود ضوابط وجحذ جأثير ثالثت أهواع من املحفصاث الحيويت الخجازيت املطبقت في وضعين مخخلفين عن طسيق‬
‫ػمع الحبوب و ‪ /‬أو عن طسيق زغ النباجاث الصؼيرة بعد ظهوزها‪.‬‬

‫والعالجاث هي‪( Algor‬مظخخلص طحالب ذاث أطاض ‪Scenadesmus‬و ‪ )Nostoc‬املطبق بمعدل ‪ 10‬مل ‪ /‬لتر‪Humix،‬‬
‫ُ‬
‫(مظخخلص حمض الهيوميك) و‪(BiohealthWGC‬حعليق‪ ،)Bacillus Subtilis‬حظخخدم في جسعت من ‪ 10‬غ‪/‬لتر‪ .‬ودامذ كل‬
‫أًام‪.‬‬ ‫طبعت‬ ‫شزاعت‬
‫وكشفذ النخائج عنالخأثير الخحفيزي الحيوي لجميع العالجاث على إلاهباث وطول النباث والكخلت الحيويت الجويت والجرزيت‬
‫وإلاجماليت‪ ،‬وكرلك الخأثير الكابح بشكل خاص على همو بعض أهواع الفطسياث التي جؤثس على الشعير في الصزاعت املائيت‪.‬‬

‫ًبدو مظخخلصحمض الهيوميكوحعليق‪Bacillus subtilis‬أفضل محفص حيوي إلهباث حبوب الشعير وازجفاع النباجاث في الصزاعت‬
‫املائيت‪.‬‬

‫حعليق‪Bacillus subtilis‬و‪/‬أو مظخخلصالطحالب أًضا ًدظبب في جحفيز النمو ومقاومت الخعفناث من أمثال‪:‬‬
‫الفيوشازيوم‪ Fusarium‬و‪ Alternaria‬و‪Penicillium‬بالنظبت للخعليق البكخيرًا مع بقاء‪.Rhizopus‬‬

‫وفي ضوء هره النخائج‪ًُ ،‬وص ى باطخخدام حعليق‪ Bacillus subtilis‬وفقا لطسيقت الؼمع والسغ لصيادة املسدود ومقاومت الخعفن‬
‫في الصزاعت الشعير املظخنبذ‪.‬‬

‫الکلماجاملفخاحيت‪ ،Hordeumvulgare :‬الصزاعت املائيت‪ ،‬العالجاث البيولوجيت’ ‪,‬املسدود‪ ،‬مقاومت الخعفن‪.‬‬


Introduction 10

Chapitre 1 : Données bibliographiques

1. Généralités sur l’orge 13


1.1. Historique et origine 13
1.2. Caractéristiques botaniques 13
1.3. Description 14
1.4. Cycle de développement 15
1.5. Exigences physiologiques de l‟orge 18
1.6. Les variétés d‟orge cultivées en Algérie 19
1.7. Situation phytosanitaire 19

2. Généralités sur la culture hydroponique 20

2.1. Historique 20

2.2. Avantages et inconvénients 21

2.3. Les moisissures en hydroponie 23

2.4. Technique de production de l‟orge hydroponique 30


2.5. Préparation et installation de la semence 31

3. Généralités sur les biostimulants 33

3.1. Types de Biostimulants33

3.1.1. Microbiens de différentes origines 33

3.1.2. Extraits d‟algues 34

3.1.3. Les substances humiques (Acide humique) 34

3.2. Rôles des biostimulants 34

3.3. Utilisation en hydroponie 35


Chapitre 2 : Matériels et méthodes

Introduction 37

1. Chambre hydroponique 37

2. Matériel végétal 39

2.1. Caractéristiques morphologique 39


2.2. Caractéristiques culturales 39
2.3. Comportement à l‟égard des maladies 39
2.4. Productivité et date de semis 40
2.5. Zones d‟adaptation 40

3. Biostimulants 40

3.1. Biostimulants à base d‟algues « Algor » 40


3.2. Biostimulants à base d‟acide humique " Humix " 42
3.3. Biostimulants à base de bactérie « BioHealth » 43

4. Mise en place de la culture sous l’effet des biostimulants 44

4.1. Installation de la culture hydroponique 44

4.2. Application des biostimulants 45

5. Évaluation des paramètres 47


5.1. Pouvoir germinatif des grains 47

5.2. Levée 47

5.3. Hauteur des plants 47

5.4. Biomasse Totale 47

5.4. Biomasse Totale 47

5.5. Biomasse aérienne 47

5.6. Biomasse racinaire 48


5.7. Identification des moisissures 48

6. Analyse statistique 48

Chapitre 3 : Résultats et discussion

1. Effet des biostimulants sur le pouvoir germinatif des grains d’orge 50


2. Effet des biostimulants sur la levée des plantules 52
3. Effet des biostimulants sur la hauteur des plants 54
4. Effet des biostimulants sur la biomasse des plants
d’orge en hydroponie 56

4.1. Biomasse totale 56

4.2. Biomasse aérienne 58

4.3. Biomasse racinaire 59

5. Effet inhibiteur des biostimulants sur le développement


des moisissures 61

Conclusion 71

Références bibliographiques 72

Liste des figures 77

Liste de tableaux 79

Liste d’abréviation 79

Annexes 80
Introduction

Introduction

L'orge (Hordeum vulgare L), est l‟une des plus importantes céréales. Dans le monde,
elle occupe la quatrième position après le blé, le maïs et le riz (Khaldoun, 1995).

En Algérie, cette culture occupe avec le blé dur plus de 80% de la surface cultivée en
céréales chaque année. Elle s‟étend sur les pleines intérieures, les hauts plateaux, et
même au Sahara. Elle est cultivée là où le blé n‟arrive pas à donner des rendements
acceptables (Benmahamed, 1997).

En Algérie selon le ministère de l‟agriculture, la production céréalière obtenue pour la


campagne 2016-2017est constituées de 57% de blé dur avec une production de 20.03
millions quintaux et de 28% d‟orge pour une production de plus de 9.68 millions de
quintaux, selon la même source 32% superficies récoltées sont constituées de l‟orge
avec une superficie de 762 ,331 ha.

Au niveau mondial, l'orge est utilisée dans l'alimentation humaine (2 à 3 %) et animale


(55 à 60 %) (Steven, 2010).Malgré sa haute teneur en protéines, et en fibres, elle reste
très peu utilisée dans notre alimentation quotidienne. Elle est consommée en semoule
pour la panification de pain traditionnel (galette) ou de coucous. En Algérie, elle est
souvent destinée à l‟alimentation du bétail au tant que grains ou en fourrage vert
(Belaid, 2014).

Cependant, cette céréale a connu une régression dans la production, à cause des aléas
climatiques, la mauvaise gestion des terres agricoles, et l‟utilisation de variétés moins
performantes et sensibles aux maladies notamment, fongiques. Ce qui a incité les
agriculteurs et les éleveurs à la culture de l‟orge fourrager pour subvenir aux besoins et
compléter rapidement la ration nutritionnelle des animaux de bétail (bovins laitiers,
chèvres et, brebis…). Il s‟agit de la culture de l‟orge hydroponique (Belaid, 2014).

L‟avantage de cette culture est de mettre en évidence un cycle rapide pour une
production continue, ce qui lui permet de compléter le programme de ration

10
Introduction

alimentaire lorsque le fourrage est insuffisant durant toutes les périodes sèches (Chuck,
2014).

Ainsi, une quantité importante de fourrage vert et des grains mieux digestibles peuvent
être offerts pour l‟animal. En revanche, des moisissures toxinogènes, peuvent
occasionner des pertes considérables et induire des conséquences graves sur la santé
animale et celle du consommateur.

C‟est dans ce sens que notre travail s‟inscrit. Il porte sur l‟étude de comportement de
l‟orge hydroponique sous l‟effet de trois types de biostimulants, Il vise l‟utilisation de
trois formulations de biostimulants (Extrait d‟acide humique, extrait d‟algues et une
bactérie « Bacillus subtilis »), en culture hydroponique de l‟orge afin d‟améliorer le
rendement, et réduire le risque des moisissures.

11
Chapitre 1 : Données Bibliographiques
Chapitre 1 : Données bibliographiques

1. Généralités sur l’orge

1.1. Historique et origine

L‟orge a probablement été cultivée pour la première fois à l‟époque préhistorique sur
les hauts plateaux de l‟Éthiopie et dans le sud- Est de l‟Asie. On pense que ce fut la
première céréale à être domestiquée. Sa culture se serait ensuite étendue à l‟Égypte, à
la Mésopotamie et au nord de l‟Europe (Khaldoun.1995).

L‟ancêtre de cette céréale est l‟orge sauvage distique à deux rangs : Hordeum
spontaneum. Ce sont les orges les plus anciennement cultivées dans les sites
archéologiques (Harlan, 1987).

Des fouilles effectuées en Égypte ont établi qu‟on cultivait déjà l‟orge entre 8000 et
3000 ans avant Jésus Christ, un second lieu d‟origine se trouve vraisemblablement au
sud-est de l‟Asie (Tibet, Népal, Chine) (Hopf et Zohary, 2000)

1.2. Caractéristiques botaniques

Les orges sont des monocotylédones qui appartiennent à l‟ordre des Poalesselon la
dernière classification de tala Botanica 2018 sa nomenclatures est comme suit :

- Cladus : Plantae.

-Cladus : plasmodesmophtes

-Cladus : Embryophytes

- Cladus : stomatophytes

- Cladus : Hemitracheophytes

- Cladus : Tracheophytes

- Cladus : Euphyllophytes

- Cladus : Spermatophytes

- Cladus : Angiospermes

13
Chapitre 1 : Données bibliographiques

- Cladus : Monocotyledones

- Cladus : Commelinides

- Ordre : Poales

- Famille : Poaceae

- Genre : Hordeum

1.3. Description

L‟orge est une plante annuelle de 50 cm à 1m glabre à racine fibreuse caractérisée par

- Les tiges assez robustes et dressées,


- les feuilles planes larges auriculaires, rudes,
- Ligule courte et tronquée,
- Glume linéaires,
- Glumelles presque égale,
- Caryopse ovale.

Son inflorescence présente en épi barbu, chaque article du rachis porte trois épillets
uniflores attachés directement sur le nœud du rachis en position alternée sur deux
rangées, les glumes des épillets sont raides et étroites (Boullard, 1997)

Il existe deux variétés d‟orge selon que l‟épi porte deux ou six rangées de grains :

- Hordeum vulgare disticum est l‟orge à deux rangs, sur chaque article du rachis
sont insérés trois épillets dont un seul est fertile et ne comporte qu‟une fleur ;

- Hordeum vulgare hexasticum est l‟orge à six rangs (escourgeon), cette espèce
présente trois épillets fertiles comportant chacun un seul grain par niveau d‟insertion,
l‟ensemble des grains constitue alors six rangées autour du rachis (Soltner, 1992).

14
Chapitre 1 : Données bibliographiques

1.4. Cycle de développement

L‟orge comme toutes les autres céréales présentent deux périodes de développement,
la première correspond à la phase végétative et la deuxième à la phase reproduction, il
existe une troisième phase qui est celle de la maturation (Gautier, 1991).

a. Période végétative

Cette période commence à la germination de la graine et s‟achève à l‟ébauche de l‟épi.


Elle dure 120 à 140 jours. Elle comporte deux stades :

- Stade de la levée

Selon Gate (1995) et de Buyser (2000), la levée est définie par l‟apparition de la
première feuille qui traverse le coléoptile, gaine rigide et protectrice enveloppant la
première feuille. La durée de la levée ou la phase semis-levée est le temps qui sépare
la date de semis de la date de levée ; « le stade levée » englobe par conséquent trois
étapes successives de nature différente :

- La germination qui correspond à l‟entrée de la semence en vie active et le début


de la croissance de l‟embryon,

- L‟élongation du coléoptile, premier organe du système aérien à émerger à la


surface du sol,

- La croissance de la première feuille qui perse en son sommet le coléoptile


(Gate, 1995 ; De Buyser et Henry, 2000).

- Stade début tallage

A ce stade la plante possède 3 à 4 feuilles, une tige apparait sur le maître -brin à
l‟aisselle de la feuille la plus âgée. L‟émergence de cette première talle hors de la
gaine de la première feuille constitue le repère conventionnel du stade tallage, chaque
talle primaire donne des talles secondaires (Henry, 2000).

15
Chapitre 1 : Données bibliographiques

b. Période reproductrice

Elle s‟étend du stade plein tallage à la fécondation. Elle les stades suivants :

- Stade plein tallage

Les plantes portent deux à trois talles. A ce stade les plantes peuvent avoir un port
rampant (Gate, 1995).

- Stade épi à 1cm

Les plantes se redressent, c‟est la fin du tallage herbacé (arrêt de l‟émission des talles)
et la tige principale ainsi que les talles les plus âgées commencent à s‟allonger suite à
l‟élongation des entre-nœuds.

Le stade épi à 1cm est atteint lorsque le sommet de l‟épi de la tige principale (ou
maitre brin) est en moyenne distant de 1 cm du plateau de tallage, durant cette phase la
plante a besoin d‟un apport d‟engrais azotée (Gate, 1995).

La durée de ce stade est peu variable elle est de 29 à 30 jours quelque soient les
circonstances précédentes de la vie de la plante (Grandcourt et Prats, 1971).

- Stade 1à 2 nœuds

La talle est une tige constituée essentiellement de nœuds empilés, qui grandit par
l‟élongation des premiers entre nœuds, chaque entre nœud débute sa croissance après
le précédent sans attendre que le dernier ait atteint sa longueur définitive.

Le stade « 2 nœuds » est atteint quand les deux premiers entre-nœuds sont visibles à la
base de la tige principale (Gate, 1995).

- Stade méiose pollinique

Ce stade est atteint lorsque le sommet des barbes devient visible. Cela coïncide avec le
moment de la transformation de la couleur de l‟anthère qui passe du blanc vers le vert
« stade anthères verts». Ce stade survient 8 jours avant l‟épiaison (Henry, 2000).

16
Chapitre 1 : Données bibliographiques

- Stade épiaison- fécondation

Juste après le stade méiose pollinique, la gaine de la dernière feuille s‟écarte


progressivement suite à l‟allongement des derniers entre-nœuds de la tige.

Après l‟épiaison survient la fécondation. Le nombre de fleurs fécondées au cours de


cette phase dépend de la nutrition azotée et de l‟évapotranspiration (Belaid, 1986 ;
Gate, 1995)

c. Période de maturation

La maturation des grains passe par les stades suivants :

- Gonflement du grain

Ce stade est marqué par une photosynthèse intense pour l‟élaboration des substances
de réserve, l‟amidon et les protéines qui migrent dans l‟albumen du grain qui grossit
tandis que l‟embryon se forme. Cette migration nécessite une circulation d‟eau, il peut
y‟avoir échaudage en cas de stress hydrique (Moule, 1980 ; Belaid, 1986 ; Khaldoun,
1995).

- Maturation du grain

Pendant l‟accumulation des réserves dans le grain le poids d‟eau de celui-ci est
constant pendant environ une quinzaine de jours « Palier hydrique » puis il décroit
quand le grain commence à murir, il passe du stade pâteux (45% d‟eau) au stade
rayable à l‟ongle (20% d‟humidité dans le grain) et en fin au stade cassant (15%d‟eau)
il est alors mur pour la récolte (Belaid, 1986)

17
Chapitre 1 : Données bibliographiques

Figure 1 : Cycle de développement du blésimilaire à celui d l‟orge (De Buyser et


Henry, 2000)

1.5. Exigences physiologiques de l‟orge :

Le développement de l‟orge est sous l‟influence des facteurs suivants :

1.5.1. Température

Le zéro de germination de l‟orge est très voisin de 0 C°. La température de mortalité


est approximativement de -12 C° pour les variétés les plus sensibles au froid. Elle
atteint -16 C° pour les types les plus résistants (Moule, 1971).

1.5.2. Eau

Les besoins en eau sont généralement satisfaits par la pluviométrie quand il s‟agit
d‟une orge d‟hiver. Pour l‟orge de printemps, dont la végétation se réduit à 4 mois et la
pluviométrie peut les satisfaire dans une certaine mesure (Moule, 1971)

18
Chapitre 1 : Données bibliographiques

On peut estimer à environ 450 à 500 mm les besoins en eau de la culture d‟orge, sa
demande en eau est beaucoup plus élevée au début de son cycle végétatif (Grandcourt
et Prats, 1971).

1.5.3. Nature du sol

L‟orge s‟accommode mal aux sols lourds argileux nitrifiant lentement au printemps
cette situation devient un facteur limitant pour le tallage.

Elle tire mieux partie des terres légères peu profondes des sous –sols calcaires, donc en
particulier des types « Rendzines » qui sont des sols épais, bien structurés en
grumeaux irréguliers, gris à bruns noirs, formés de complexes argile-humus-calcaire,
l‟activité biologique dans ces sols est très intense (Moule, 1971 ; Beauchamp, 1998).

1.6. Les variétés d‟orge cultivées en Algérie

Les variétés d‟orge cultivées en Algérie sont soient des variétés locales telles que : «
Saida 183 » et « Tichedrett » qui tolèrent bien notre climat. Soient des variétés
étrangères introduites dans notre pays comme Jaidor et Barberousse originaires de
France ; Rihane, Acsad 176, Acsad 60, Badia, qui sont originaires de Syrie (ITGC
2003)

1.7. Situation phytosanitaire

La culture de l‟orge peut être attaquée par de nombreux agents pathogènes tels que les
virus, les bactéries et les champignons. Les maladies qui peuvent affecter l‟orge sont
surtout les maladies fongiques telles que, l‟helminthosporiose (Erysiphe graminis f sp.
hordei), l‟oïdium, la rouille brune (Puccinia hordei) et la rhynchosporiose (Rhyncho
sporiumsecalis), suivies par les maladies virales dont la plus importante est
occasionnée par le virus de BYDV, agent causal de la jaunisse naissante de l‟orge
(Sayoud, 1999).

19
Chapitre 1 : Données bibliographiques

2. Généralités sur la culture hydroponique

L‟hydroponie est une technique de culture hors-sol qui utilise des solutions nutritives
renouvelées et un substrat inerte (minéral ou végétal) pour se passer du sol.

Le contrôle exercé sur la solution qui irrigue les cultures hydroponiques permet
d'assurer des apports optimaux d‟eau.

La culture de fourrage hydroponique est une technologie pour la production de masse


végétale obtenue par germination des graines viables, cette technique nous fournit des
plantes à croissance rapide et à cycle de production court, le rendement élevé de la
verdure fraiche à une excellente qualité nutritionnelle parce qu‟il est en phase de
formation initiale, contenant de grandes quantités d‟acides aminés (Chavan et Kadam,
1989 ; Sneath et Mcintosh, 2003) dont les animaux profitent facilement.

Elle fournit d‟importantes quantités de fourrage frais hautement nutritif et 100٪ naturel
et par méthode de germination.

La production de fourrage hydroponique consiste à fournir des grains de céréales avec


une humidité et des nutriments par la germination et la production d‟une longue
pousse verte avec des racines entrelacées dans les 5 à 8 jours (NZ, 2011). Ces pousses
sont riches en protéines et en fibres, et sont naturellement équilibrés en protéines,
matières grasses et d‟énergie (Panzolato, 2016)

2.1. Historique

La culture hydroponique est considérée actuellement comme une pratique moderne,


mais la culture des plantes dans des conteneurs au-dessus du sol a été tentée à
différentes époques à travers l‟histoire, elle était utilisée très anciennement par
différentes civilisations à travers le monde (Straumietis, 2008) :

20
Chapitre 1 : Données bibliographiques

En 1937, William Frederick Gericka inventé le terme de la culture hydroponique en


1937. Il a fait pousser des tomates à vingt-cinq pieds de hauteur dans des solutions
nutritives minérales et non directement sur le sol.

Un des premiers succès de la culture hydroponique a eu lieu à Wake Island où la


culture hydroponique était utilisée pour cultiver des légumes pour les voyageurs. Dans
les années 1960, Allen Cooper en Angleterre a développé la technique du film des
éléments nutritifs.

Durant les années 1960 et 1970, les fermes commerciales de la culture hydroponique
ont été développées à Abu Dhabi, en Arizona, en Belgique, en Californie, au
Danemark, en Allemagne, en Hollande, en Iran, en Italie, au Japon, ainsi la Fédération
de Russie et de nombreux pays.

Au cours des années 1980, de nombreuses fermes hydroponiques automatisées et


informatisées ont été établies dans le monde entier (Straumietis, 2008).

2.2. Avantages et inconvénients

Les avantages des cultures hydroponiques par rapport à un système de production


classique de pleine terre sont nombreux (Gilberto, 2013)

- L‟hydroponie permet de s‟affranchir des contraintes chimiques,


physiques ou biologiques du sol. Une surface imperméabilisée (comme une
friche industrielle), des terrains caillouteux (non mécanisables), ou infestés de
ravageurs (nématodes) « deviennent productifs ».

- Elles garantissent une production de fourrage vert 100% naturel quelques


que soient les conditions climatiques.

- Elles sont économes en eau, permettent de réaliser 75 à 90% d‟économie


en eau par rapport à un arrosage traditionnel par aspersion. Elles permettent
aussi de mieux contrôler la dose en sels minéraux pour les solutions nutritives

21
Chapitre 1 : Données bibliographiques

qui sont apportées directement au système racinaire réduisant ainsi les pertes
par évaporation ou par projection.

- Les rendements en culture hydroponique sont généralement supérieurs


aux cultures en terre. grâce à la gestion de l‟éclairement, de la température, de
la fertilisation, à la diminution du stress hydrique et une meilleure utilisation de
l‟espace disponible, et la qualité nutritive du fourrage est nettement plus élevé
tout au long de l‟année.

- Augmentation de la production laitière dans les élevages hors sol où


l‟entièreté de la masse fourragère est consommée.

- Les germes et les maladies ont peu de chance de se développer.

- Les insectes et les parasites ne s‟installent pas.

- Elles permettent le raccourcissement de la période de la culture (une


semaine) avec moins de travail et d‟entretien.

- La facilité de déplacement de la culture et la simplification des


techniques culturales.

- La consommation électrique est faible ce qui influe sur le cout de revient


du fourrage qui devient très faible comparé au cout des aliments traditionnels.
- Elles assurent une meilleure planification de l‟activité d‟élevage et une
meilleure gestion financière de l‟exploitation.

Cependant, l‟hydroponie est une technique qui présente certains inconvénients


économiques et techniques, le cout d‟installation et d‟entretien de ce type de culture
est souvent élevé. L‟agriculteur doit souvent faire face à un autre problème majeur qui
est l‟installation des moisissures au cours du cycle végétatif des plantes, ces
moisissures se développent dans les mêmes conditions que le fourrage vert
hydroponique, causant des ravages en affectant la qualité et le rendement fourrager
(Chuck, 2014)

22
Chapitre 1 : Données bibliographiques

2.3. Les moisissures en hydroponie

2.3.1. Morphologie et développement

Les moisissures sont des champignons microscopiques formant le groupe des


Hyphomycétes et regroupant des milliers d‟espèces. Elles sont formées de nombreux
filaments minces. La partie qui plonge dans le milieu nutritif constitue le thalle ou
mycélium qui peut revêtir des formes très diverses. Ce thalle émet des organes
reproducteurs ; ce sont les filaments aériens qui se termineront par un sporange
(cellule mère qui produit et qui contient des spores), le mycélium donne naissance à
des spores (Figure 2).

Figure 2 : Cycle de développement des moisissures (Antoine, 2010)

23
Chapitre 1 : Données bibliographiques

2.3.2. Conditions de leur développement

Le développement des moisissures est sous l‟influence des facteurs suivants (Antoine,
2010) :

- L‟humidité est un facteur très important pour la germination des


moisissures, cette phase nécessite un apport d‟eau important par rapport à la
phase de développement ou de croissance. Pour déclencher la germination des
spores, il faut que le degré humidité soit entre 60-65%, une fois la germination
déclenchée, le processus de développement peut se poursuivre à des taux
d‟humidité inférieur à 60%. La croissance de la moisissure ralentit aux environ
de 30%.
- Une gamme de température comprise entre 4 et 40°C reste nécessaire
pour le développement des moisissures. La valeur idéale pour leur
développement se situe entre 24 et 30 C°. Des températures inférieures à 20 C°
ralentissent de façon sensible la vitesse de croissance et à 0C° la croissance est
arrêtée. Le développement de moisissures est lié directement à l‟interaction
entre une forte humidité et une chaleur élevée.

2.3.3. Principaux genres de moisissures présents en hydroponie

Parmi les principales moisissures rencontrées en hydroponie, nous distinguons


les cinq genres suivants :

- Genre Rhizopus (Figure 3)

C‟est un champignon qui se distingue par son mode de reproduction sexuée, ces
moisissures ressemble à du coton, avec une couleur jaune à verte qui s‟assombrit
lorsque le champignon commence à produire des spores. Les spores s‟enfoncent
souvent sous la surface du substrat, ce qui rend le tout difficile

24
Chapitre 1 : Données bibliographiques

Le caractère taxonomique du genre Rhizopus est comme suit :

- Règne : Fungi
- Division : Zygomycota
- Sous division : Mucoromycotina
- Ordre : Mucorales
- Famille : Rhizopodaceae
- Genre : Rhizopus

Figure 3 : Morphologie du genre Rhizopus (Gr X 400)


1 : Columelles, 2 : Sporangiophore, 3 : stolons, 4 : spores

25
Chapitre 1 : Données bibliographiques

- Genre Penicillium (Figure 4)

Plusieurs espèces de Penicillium, forment une moisissure bleue, es spores bleu vertes
abondantes sont produites à la surface (Aspergillus est similaire). Les conditions de
croissance sont quasiment identiques aux autres moisissures. Le Penicillium utilise des
hydrates de carbone simple comme la cellulose et l‟amidon disponibles dans la graine.
Les spores sont aéroportées et omniprésentes.

La classification de Pénicillium est comme suit :

- Règne : Fungi
- Division : Ascomycota
- Sous division : Pezizomycotina
- Classe : Eurotiomycetes
- Ordre : Eurotiales
- Famille : Trichocomaeae
- Genre : Penicillium

Figure 4: Morphologie du genre Pénicillium (Gr X 200)

1 : Conidiophore, 2 : conidies, 3 : phialide

26
Chapitre 1 : Données bibliographiques

- Genre Trichoderma (Figure 5)

Cette moisissure se caractérise par un mycélium agressif blanc, qui se développe à la


surface de l‟enveloppe et provoque une légère décomposition. C‟est lors de la
sporulation qu‟il prend sa couleur verte.

La classification de Trichodermaharzianumest comme suit :

- Règne : Fungi
- Division : Ascomycota
- Sous division : Pezizomycotina
- Ordre : Hypocreales.
- Famille : Hypocreaceae
- Genre : Trichoderma

Figure 5: Morphologie du genre Trichoderma (Gr : X 200)

1 : conidies, 2 : Phialides, 3: Conidiophore

27
Chapitre 1 : Données bibliographiques

- Genre Alternaria (Figure 6)

Ce genre forme des moisissures de coloration noirâtre. Il est observé sous forme de
spores à la surface des graines. Ils sont généralement présents sur les semences
provoquant des manques à la levée ou des fontes de semis. Les jeunes pousses
atteintes constituent une source importante d‟inoculum primaire pour les plantes
matures où tous les organes aériens peuvent être affectés (Champion, 1997).

Les caractéristiques de classification du genre Alternaria sont les suivants :

- Règne : Fungi
- Division : Ascomycota
- Sous division : Pezizomycotina
- Ordre : Pleosporales.
- Famille : Pleosporaceae
- Genre : Alternaria

Figure 6: Morphologie du genre Alternaria (Gr : X400)

1:Conidies, 2: Conidiophore

28
Chapitre 1 : Données bibliographiques

- Genre Fusarium (Figure 7)


C‟est un champignon pathogène qui infecte de nombreuses céréales. Il se transmet
par la semence. La majorité des espèces de Fusarium sont susceptibles de produire des
mycotoxines et sont ainsi impliquées dans des intoxications chez les animaux
d‟élevage (Tabuc, 2007).

Les principales espèces de Fusarium, compte tenu de leur fréquence dans les différents
substrats, notamment les céréales, de leur potentiel toxinogène et de leur pouvoir
pathogène, sont : F. culmorum, F. graminearum, F. oxysporumet F.verticilloides (F.
moniliforme). (Tabuc, 2007)

Les caractéristiques de classification de genre fusarium sont les suivants :

- Règne : Fungi
- Division : Ascomycota
- Sous- division : Sordariomycetes
- Ordre : Hypocreales
- Famille : Nectriaceae
- Genre : Fusarium

Figure 7: Morphologie du genre Fusarium (Gr : X 400)


1 : macroconidies, 2: cloison

29
Chapitre 1 : Données bibliographiques

2.4. Technique de production de l‟orge hydroponique

L‟orge hydroponique nécessite une chambre à température contrôlée entre 18 et 25°C,


ainsi qu‟un éclairage continu fourni par des lampes fluorescentes tout au long de la
période de germination à intensité lumineuse moyenne, un arrosage doit être appliqué
pendant 5 à 10 min avec un dosage d‟irrigation de 4 fois par jour.
Un dispositif d‟aspersion et de commande par minuterie est utilisé pour obtenir
l‟intervalle de consigne et de temps de fonctionnement, l‟excès d‟eau est évacué
librement des plateaux de germination entre les arrosages (Dung, 2010).
Pour produire l‟orge fourragère, diverses installations existent, elles sont basées sur la
conservation dans une enceinte close avec un taux d‟humidité et de température
précise (Belaid, 2014).
La culture hydroponique est réalisée dans des hangars (Figure 8A) avec une
technologie avancée pour produire du fourrage vert de haute teneur en protéines dans
les petits espaces pendant 365 jours de l‟année. Les graines sont mises à germer et
cultivées pour former une masse épaisse de fourrage vert avec des racines bien
développées et riches en éléments nutritifs et en enzymes (Chuck. 2014).

Ces modules (hangars) sont bien équipés pour répondre aux exigences de la plante .ils
disposent d‟un climatiseur humidificateur (18-19 c°), une citerne d‟eau, un stérilisateur
d‟eau par ultra-violet, des bacs de cultures, une tuyauterie et asperseurs d‟eau, une
source de lumière et un système électrique pour alimenter le module. Les hangars
fourragers sont composées de deux zones, une zone où le fourrage est cultivé et une
autre pour le réservoir d‟éléments nutritifs et de la pompe ou le grain est préparé pour
le semis, dans un hangar de 100m² de production représente environ 70% de la
superficie totale du plancher (Carruthers, 2003).

30
Chapitre 1 : Données bibliographiques

Figure 8. Hangar hydroponique vue de l‟extérieur (A) et de l‟intérieur (B) (Hacini


2016).

La zone de production du hangar se compose de piles de canaux de qualité dans


lesquels le grain est semé et là où le fourrage pousse, chacun de ces supports
détient 28 plateaux de mesure de 4 m de longueur et 0,4 m de largeur.

Ces plateaux sont alimentés de buses qui pulvérisent des substances nutritives, elles
sont ajustées tout au long des étages de plus en plus pour fournir la quantité
appropriée de solution nutritive à chaque plateau, cette solution s‟écoule ensuite à
travers le fond des plateaux qui sont fixés avec une pente très légère et accessible
pour le grain et les racines résultantes (NZ Merino Company, 2011).

2.5. Préparation et installation de la semence

Les graines d‟orge sont utilisées sans excroissances et libres de toute source de
pathogène pour éviter sa transmission, elles ne doivent pas être exposées à des
insecticides ou des fongicides (Hector et Gallegos, 2004).

La semence d‟orge est nettoyée des débris et des impuretés, désinfectée par
hypochlorite de sodium à 2% pendant 30 minutes pour empêcher la formation des
moisissures.

31
Chapitre 1 : Données bibliographiques

Les plateaux de culture et l‟armoire sont aussi nettoyés et désinfectés, les graines
sont bien lavées des résidus avec de l‟eau de javel ensuite, retrempées dans l‟eau
du robinet pendant 12 heures avant de les semer (Al-Karaki 2011).

Les graines sont semées dans des bacs en polystyrène bordés de feuilles de
plastiques noir et ont des trous au fond pour permettre le drainage de l‟eau en
excès, la dose de semis utilisé dans une expérience faite par Al-Karakiet et Al
Momani (2011), en Jordanie était d‟environ 450 g /plateau (équivalent à environ
4kg/ m², les plateaux sont empilés sur des étagères du système hydroponique).

Les racines poussent en 24 heures, les feuilles en 2 à 3 jours, une récolte précoce
peut être réalisée au 5éme jour (Hector et Gallegos, 2004).

A la fin du cycle germinatif, le fourrage mature est sorti des bacs, et distribué
ensuite aux animaux, il est primordial que les bacs et les autres équipements soient
soigneusement nettoyés afin de réduire le risque de moisissures. Une nouvelle
semence qui a été préalablement trempée durant 24 heures, est semée dans les bacs
pour un nouveau cycle de germination (NZ Merino Company, 2011).

32
Chapitre 1 : Données bibliographiques

2. Généralités sur les biostimulants

Ces dernières années, divers produits et substances naturelles visant à améliorer le


fonctionnement du sol, de la plante, ou les interactions entre sol et plante à travers la
stimulation de processus biologiques, ont fait leur apparition sur le marché des intrants
agricoles. Ce sont les biostimulants (Sukalac K, 2016). D‟après Turner (2016), ils
aident les plantes à exprimer tout leur potentiel, à mieux exploiter les ressources
présentes dans leur environnement, et à mieux résister aux contraintes
pédoclimatiques. Ils agissent en favorisant une meilleure utilisation des nutriments par
les plantes.

Selon l‟EBIC et l‟AFAIA, deux associations de professionnels du domaine (Faessel, L


et al 2015) « les biostimulants se définissent comme des substances et/ou des micro-
organismes dont la fonction, lorsqu’appliqués aux plantes ou à la rhizosphère, est la
stimulation des processus naturels qui favorisent/améliorent l’absorption ou
l’utilisation des nutriments, la tolérance aux stress abiotiques, la qualité ou le
rendement de la culture, indépendamment de la présence de nutriments ».

3.1. Types de Biostimulants

Il existe différents types de produits biostimulants. Ils se distinguent par leurs


ingrédients actifs et leurs modes d‟action plus que par la nature de leur constituants,
qui peuvent être de natures variées et utilisés seuls ou de façon combinatoire. Ils
Peuvent être de différentes natures, on distingue :

3.1.1. Microbiens de différentes origines

- à base de champignons : Ils agissent en colonisant le système racinaire et la surface


des feuilles et des tiges, ils s‟approprient des ressources disponibles, créent une
barrière physique contre les maladies racinaires et foliaires. Ils produisent des toxines
qui rendent les agents pathogènes sensibles aux attaques des microorganismes

33
Chapitre 1 : Données bibliographiques

prédateurs. Comme exemples : Trichoderma harzianum et Streptomyces


griseoviridis(IQDHO, 2016).

- à base de bactéries : Ils colonisent généralement le système racinaire, les feuilles et


les tiges, elles ont le même effet que les champignons. On peut citer Streptomyces
lydicuset Bacillus subtilis agissant sur feuilles et racines (IQDHO, 2016).

3.1.2. Extraits d‟algues

Les algues brunes sont les plus utilisées (Ascophyllumnodosum) car elles contiennent
des hormones de croissance : auxine, cytokinine, et gibbérellines qui stimulent la
croissance des plantes ainsi que leurs vigueur, conduisant à une augmentation du
rendement ainsi que de la qualité et de la taille des fruits produits. Ils peuvent stimuler
les systèmes de défense naturels des plantes, en réponse à un stress biotique, il s‟agit
majoritairement de la résistance des plantes à des attaques d‟agents pathogènes de type
fongiques (Rathore et al, 2009).

3.1.3. Les substances humiques (Acide humique)

Ce sont des substances humiques, généralement des mélanges complexes d‟acides


humiques, d‟acides fulviques et d‟humine (Conte et Piccolo, 1999 ; Smejkalova et
Piccolo, 2008).

3.2. Rôles des biostimulants

Les biostimulants peuvent agir par différents mécanismes, en stimulant la physiologie


de la plante, en modulant des activités enzymatiques ou des voies hormonales, et en
induisant la production de métabolites. Certains produits limitent la transpiration des
feuilles. D‟autres agissent au niveau du sol, sur la dégradation de la matière organique,
la régulation de la microflore ou la structure du sol. Ils agissent sur les processus
naturels au bénéfice de l‟absorbation et /ou de l‟utilisation des agents nutritifs (le Gall
et Raimbault, 2016).

34
Chapitre 1 : Données bibliographiques

Ils interviennent aussi dans la stimulation de la germination des graines, à


l‟amélioration de la qualité de la production ou la résistance aux stress
abiotiques(Faessel, 2014).

3.3. Utilisation en hydroponie

L‟utilisation des biostimulants en hydroponie est très récente. La plupart des


agriculteurs utilisent des produits chimiques pour subvenir aux besoins nutritionnels
des plantes, aux pesticides pour faire face à certains agents pathogènes. L‟orientation
des agriculteurs vers l‟agriculture biologique les a encouragés à utiliser ce type de
produit

Les biostimulants stimulent la germination des grains, et favorise la nutrition et la


croissance des plantes, Ils améliorent le rendement, la qualité du fourrage, et sa
résistance par prévention contre l‟installation des moisissures qui affectent
sérieusement l‟orge en hydroponie (Piccolo, 2008).

35
Chapitre 2 : Matériels et méthodes
Chapitre 2 : Matériels et méthodes

Introduction

Notre expérimentation a été réalisée au mois de Mars 2016 dans un local appartenant à
la société Phytobiochem spécialisée dans l‟import et l‟export des produits
phytosanitaires à Dely Brahim. Elle a duré quatre semaines. L‟identification des
moisissures a été réalisée par Docteur Saida Moumene au laboratoire de recherche des
plantes Médicinales et Aromatiques du département de Biotechnologies, Faculté SNV
de l‟Université de Blida 1.

L‟essai consiste à l‟étude de l‟effet des biostimulants sur la culture de l‟orge en


hydroponie (sous conditions contrôlées de température, humidité et lumière). Il vise
leurs impacts sur le pouvoir germinatif, la durée et la croissance végétative ainsi que,
le niveau d‟altération des moisissures.

Cette étude a nécessité la mise en place d‟une chambre hydroponique semblable à


celle utilisée par l‟Institut Technique d‟élevage de Baba Ali (ITELV) et l‟utilisation
d‟un matériel végétal (l’orge) et trois types de phytostimulants : à base d‟algues
« Algor », d‟acide humique« Humix » et de bactérie « Biohealth ».

1. . Chambre hydroponique

La chambre de culture hydroponique présente des dimensions d‟1m 25 de longueur et


75cm de largeur. Elle est construite de trois matières différentes : le plastique
recouvrant toute la paroi interne ainsi que le plateau principal où sont placés inclinés
les bacs ou les plateaux expérimentaux pour évacuer l‟eau d‟irrigation. L‟aluminium
recouvrant la paroi externe est et enfin le verre où la porte est à double vitrage étanche
avec un système de verrouillage (Fig.9).Par ailleurs, cette chambre contrôlée est dotée
d‟un thermomètre automatique pour mesurer la température en degré Celsius, un
hygromètre pour mesurer le pourcentage d‟humidité, un système d‟irrigation composé
d‟une dizaine d‟asperseurs pour mieux irriguer la culture, la lumière artificielle LED
installée le long de la chambre pour assurer la luminosité à la culture. Les plateaux

37
Chapitre 2 : Matériels et méthodes

servant à la culture en hydroponie sont en polystyrène et de 27cm de longueur, 3cm de


profondeur et d‟un poids est de 100 g (Fig.10).

Figure 9:Partie extérieur de la chambre hydroponique

Figure 10 :Partie intérieur de la chambre hydroponique

38
Chapitre 2 : Matériels et méthodes

2. Matériel végétal

Les semences d‟orge utilisées sont homologuées et certifiées, elles proviennent du


CNCC de Constantine. Elles sont issues de la campagne 2016, appartenant à la variété
locale « Tichedrett »qui présente les mêmes caractéristiques que la variété locale
Saïda. Elles ont une productivité assez élevée, un cycle de développement précoce
mais une sensibilité à certaines maladies. Selon Khaldoun ,1995les caractéristiques de
cette variété sont comme suit :

2.1. Caractéristiques morphologique :

Epi : l‟épi de la variété est de 6rangs, il est compact à barbe très longues.

Paille : la paille est moyenne

Grain : Le grain est long et peu ridé.

2.2. Caractéristiques culturales :

Cycle végétatif : le cycle végétatif de cette variété est précoce il est de 120 jours.

Tallage : cette variété présente entre 3 à 4 talles /épi.

2.3. Comportement à l‟égard des maladies :

Tichedrett est une variété assez tolérante à la rouille noire et à l‟helminthosporiose


mais sensible à la rouille jaune et la Rhynchosporiose

39
Chapitre 2 : Matériels et méthodes

2.4. Productivité et date de semis :

- Poids de mille grains (PMG) est élevé.

- Bonne productivité

- A semer à la mi-novembre

2.5. Zones d‟adaptation :

La variété Tichedrett s‟adapte dans les plaines intérieures et les hauts plateaux.

3. Biostimulants

Trois types de biostimulants ont été retenus et utilisés dans notre expérimentation. Ils
sont de différentes origines : à base d‟algues, d‟acide humique et de bactérie.

3.1. Biostimulants à base d‟algues « Algor »

C‟est un produit qui est composé de deux types d‟algues, des eaux douces
Scenedemussp et Nostoc sp, il est riche en acide organique et aminé nécessaire pour la
croissance des plantes. Les caractéristiques de ce produit sont représentées dans
l‟annexe N1.

40
Chapitre 2 : Matériels et méthodes

Annexe1 : Fiche technique d’extrait d’algue (Algor)

41
Chapitre 2 : Matériels et méthodes

3.2. Biostimulants à base d‟acide humique « Humix »

Ce biostimulant est à base de Leonardite, l‟acide humique favorise l‟activité


microbienne au niveau du sol, il facilite l‟absorption des nutriments présentent dans le
sol. L‟annexe N 2 englobe tous les caractéristiques de ce produit

Annexe 2 : Fiche technique de l’Acide humique (anthümix)

42
Chapitre 2 : Matériels et méthodes

3.3. Biostimulants à base de bactérie « BioHealth »

Ce produit est à base de bactérie Bacillus subtilis, elle favorise la croissance racinaire
et améliore le système immunitaire des plantes, les caractéristiques de ce produit sont
représentées dans l‟annexe N 3

Annexe 3 : Fiche technique de Bacillus subtilis (BioHealth)

43
Chapitre 2 : Matériels et méthodes

4. Mise en place de la culture sous l’effet des biostimulants :

4.1. Installation de la culture hydroponique

La culture hydroponique d‟orge fourragère a été réalisée sous l‟effet des trois
biostimulants, en présence de témoins dont, et selon deux mode : le trempage avant le
début de l‟expérimentation et la pulvérisation pendant l‟expérimentation. Le dispositif
expérimental est résumé dans la figure 11.

Les conditions de l‟expérimentation étaient contrôlées à une humidité relative de 90%,


une température comprise entre 21 et 24 C° et, une dose d‟irrigation de 4 fois par jour.
La durée de l‟essai était de 7 jours.

En effet, la culture passe par les cinq étapes successives suivantes :

- Tamisage : Cette opération consiste à tamiser l‟orge pour éliminer toutes


les impuretés et certains débris.
- Rinçage : Il faut rincer l‟orge plusieurs fois à l‟eau de robinet afin
d‟éliminer le reste des débris.
- Stérilisation : Une solution d‟hypochlorite de sodium préparée à partir
d‟une dilution de 12 ml d‟eau de javel de 12° dans 6 litres d‟eau. Les grains
d‟orge ont été trempés dans la solution ainsi préparée pendant 15 min.
- Trempage dans l’eau : Consiste à tremper l‟orge dans l‟eau claire
pendant 6 à 12 heures.
- Pesage : 300 g est la masse des semences d‟orge destinée à mettre en
culture hydroponique dans chaque plateau et pour chaque traitement.

44
Chapitre 2 : Matériels et méthodes

4.2. Application des biostimulants :

Quatre traitements ont été effectués séparément selon deux modes d‟application :
trempage et pulvérisation, à raison de trois répétitions pour chacun.

- Traitement négatif (0) correspond au témoin où, aucun trempage n‟a été
effectué.
- Traitement à base d‟extrait algues (Algor), la masse d‟orge a été trempée
pendant 10 min dans l‟extrait préparé à base de 10 ml de produit dilué dans un
litre d‟eau de robinet.
- Traitement à base d‟acide humique, la masse d‟orge a été placée pendant
10 min dans une solution à base d‟acide humique préparée par dilution de 10g
d‟acide humique dans 1litre d‟eau.
- Traitement par trempage des grains d‟orge pendant 10 minutes dans une
suspension aqueuse à base de bactéries (Bacillus subtillis) préparée à raison de
10g / litre.

L‟application des biostimulants par pulvérisation n‟a été effectuée qu‟âpres la


germination des grains juste sur la partie aérienne. Les mêmes traitements cités
précédemment ont été appliqués sur la partie aérienne de la plante. Trois
pulvérisations ont été suivies à raison de trois répétitions pour chaque traitement avec
une fréquence d‟une seule pulvérisation / jour pendant 7jours.

45
Chapitre 2 : Matériels et méthodes

T : Trempage P : Pulvérisation

0 : témoin

1: traitement a l‟extrait d‟algue

2: traitement a l‟acide humique

3 : traitement à base de bactérie

Figure 11 : Schéma du dispositif expérimental de la culture hydroponique de


l‟orge fourrager sous l‟effet des biostimulants

46
Chapitre 2 : Matériels et méthodes

5. Évaluation des paramètres

Plusieurs paramètres ont été relevés au cours de notre expérimentation parmi lesquels
nous citons : le pouvoir germinatif des grains, la levée des plants, la hauteur des plants,
la biomasse totale, la biomasse aérienne, la biomasse racinaire et l‟identification des
moisissures.

5.1. Pouvoir germinatif des grains

Cela consiste à évaluer l'aptitude des grains à germer, et connaitre la durée nécessaire
pour la germination. Ce paramètre a été calculé juste pour le trempage car l‟essai a été
effectué après la levée.

5.2. Levée

La levée commence quand la plantule émerge du sol, et que la première feuille pointe
au grand jour son limbe (Henry et al. 2000), la levée est observée lorsque 50% des
plants sortent de leurs grains pour chaque traitement appliqué par trempage.

5.3. Hauteur des plants

La hauteur des plants est mesurée après la levée des grains. La hauteur des plants a été
mesurée en prélevant trois échantillons de feuille de façon aléatoire à partir de chaque
traitement pour les deux modes d‟application.

5.4. Biomasse Totale

Cette mesure est effectuée après la fin de l‟expérimentation pour chaque essai, elle
consiste de mesurer la biomasse totale (partie aérienne et partie racinaire) pour chaque
traitement.

5.5. Biomasse aérienne

La détermination de la biomasse aérienne consiste à séparer les deux parties de la


biomasse totale, la partie superficielle des plants (feuilles) et la partie racinaire, la
pesée est effectuée à l‟aide de la balance électronique.

47
Chapitre 2 : Matériels et méthodes

5.6. Biomasse racinaire

La biomasse racinaire a été évaluée pour chaque traitement par une balance
électronique et cela pour les modes d‟application.

5.7. Identification des moisissures

L‟identification des moisissures développées sur la culture de l‟orge fourragère a été


réalisée en trois étapes :

- Prélèvement des moisissures à l‟aide d‟une pince stérilisée, à partir de la partie


infectée du plant près d‟une flamme de bec benzène, sous la hotte à flux laminaire.
L‟inoculum récolté a été placé entre lame et lamelle en présence d‟une goutte d‟eau
pour observation microscopique.

- Observations microscopiques des moisissures : l‟observation a été effectuée à l‟aide


du microscope optique au grossissement X 400. L‟observation a porté sur la forme, la
pigmentation et l‟aspect du mycélium et des conidies.

- Identification des moisissures a été réalisée selon les critères morphologiques relevés
par les observations microscopiques en se basant sur la clé de détermination de
Barnett (1998).

6. Analyse statistique

L‟ensemble des paramètres étudiés tels que, le pouvoir germinatif, la levée, la hauteur
des plants, les paramètres du rendement et l‟apparition des moisissures, ont été
analysés par l‟analyse de la variance à l‟aide du test ANOVA et en modèle GLM. Le
test de Tukey permettra le classement des traitements en groupes homogènes. La
différence est significative pour P≤ 0,05(Philipeau ,1989).

48
Chapitre 3 : Résultats et discussion
Chapitre 3 : Résultats et discussion

1. Effet des biostimulants sur le pouvoir germinatif des grains d’orge

Les biostimulants ont prouvé leur effet sur le pouvoir germinatif des grains en
hydroponie. Les taux de germination enregistrés ont mis en exergue une variabilité
selon la durée et selon les traitements. La germination n‟a pu être enregistrée qu‟après
48 heures. Elle était présente et faible chez les témoins (25%), plus importante sous
l‟effet de l‟extrait d‟acide humique (75%) et la suspension de Bacillus subtilis mais,
retardée sous l‟effet des extraits d‟algues. Elle demeure même modérée au quatrième
jour quand elle a atteint les 100% pour les témoins (Figure 12).

L‟analyse de la variance des taux de germination a montré une différence très


hautement significative (P= 0,000) selon les traitements et la période de germination
(Annexe 4)

P= 0,0001
120
T0
% de germination

100
T1
80

60 T2

40
T3
20

0
1 2 3 4
Durée de Germination en jours

T0 : Témoins, T1 : extrait d‟algues, T2 : Extrait d‟acide humique, T3 : Bacillus subtilis

Figure 12 : Taux de germination des grains d’orge en culture hydroponique

selon la période et selon les traitements

Ainsi, l‟extrait d‟acide humique et la suspension de Bacillus subtilis s‟avèrent


les meilleurs biostimulants de la germination des grains d‟orge en culture
hydroponique.

50
Chapitre 3 : Résultats et discussion

Ces résultats concordent avec ceux rapportés par les travaux d‟Eyheraguibel et al.
(2008) qui ont étudié l‟effet stimulant d‟extrait d‟acide humique sur la germination du
Maïs ainsi que ceux montrés par Faessel et al. (2014) sur l‟effet des biostimulants sur
la germination des graines.

A:début de germination pour tous les traitements,

EA : orge traité à l‟extrait d‟algue,

BS : orge traité au Bacillus subtilis,

Ah : orge traité à l‟acide humique

T: orge témoin

Figure 13 : La germination de l‟orge pour chaque traitement

51
Chapitre 3 : Résultats et discussion

2. Effet des biostimulants sur la levée des plantules

La levée des plantules était notée entre le 5ème et 6èmejour pour tous les traitements
quel que soit leurs modes d‟application (Figures : 14A et 14B). L‟analyse de la
variance des taux % de levée des plantules a montré une différence non significative
entre les traitements selon la durée de son apparition (P=1) (Annexe 5). Il en est de
même pour la durée de son apparition selon les traitements appliqués par pulvérisation
(P=1) (Annexe 6).

120
P=1 P=1
100
7,2
Durée de la levée en Jours 7
80
6,8
% de levée

60 6,6
6,4
40 6,2
6
20 5,8
5,6
0
5,4
4 5 6 7
T0 T1 T2 T3
Nombre de jours A
T0 T1 T2 T3 Pulvérisation B

T0 : Témoins, T1 : extrait d‟algues, T2 : Extrait d‟acide humique, T3 :


Bacillus subtilis

Figure 14 : Durée de levée des grains d’orge en culture hydroponique

Selon les traitements et les modes d’application par trempage (A)

et par pulvérisation (B)

52
Chapitre 3 : Résultats et discussion

EA : orge traité à l‟extrait d‟algue, BS : orge traité au Bacillus subtilis, AH : orge traité à l‟acide
humique, T: orge témoin

Figure 15: la levée chez les différents traitements de l‟orge

53
Chapitre 3 : Résultats et discussion

3. Effet des biostimulants sur la hauteur des plants

La hauteur des plants a montré une variabilité selon les traitements et leurs modes
d‟application. Elle était plus importante selon le mode par trempage que celui par
pulvérisation. L‟analyse de la variance des hauteurs des plants a montré une différence
hautement significative entre les traitements selon le mode d‟application par trempage
(P=0,000) et significative selon le mode par pulvérisation (P=0,002). Le test Tukey a
permis leurs classements en 3 et en 2 groupes homogènes respectivement selon les
modes par trempage et par pulvérisation (Annexes 7 et 8).

L‟acide humique (21.77cm) et la suspension bactérienne à base de B. subtilis (19 cm)


ont montré les plus importantes hauteurs des plants respectivement selon la méthode
par trempage ; alors que des hauteurs relativement moins importantes ont été
enregistrées pour la suspension bactérienne (16.66 cm), les extraits d‟algues (15.11
cm), et l‟extrait d‟acide humique (14.55cm) respectivement selon la méthode par
pulvérisation (Figure 16A et 16B).

B
A

A : orge trempée, B : orge pulvérisée, H_plt : hauteur des plants, Ac_hum : acide humique,
Bac_Subt : Bacillus Subtilis, TEM : témoin, Ext_ALG : extrait d‟algues

Figure 16 : Hauteur des plants d’orge en culture hydroponique selon les

Traitements et les modes d’application par trempage (A)

et par pulvérisation (B)

54
Chapitre 3 : Résultats et discussion

Il est donc important de rappeler que, la hauteur des plants était élevée chez les grains
d‟orge trempés dans la solution d‟acide humique et, chez les plants pulvérisés par la
suspension de Bacillus subtilis. Le traitement à base d‟acide humique s‟avère donc le
plus performant concernant ce paramètre.

Ces résultats coïncident avec ceux obtenus par Bafdel et Serir (2014), qui ont montré
dans leur étude sur l‟approche technico-économique sur les cultures fourragères
hydroponiques et leur utilisation pour l‟alimentation du cheptel bovin laitier, où la
hauteur des plants de la variété locale Saida de l‟orge était comprise entre 15 à 20 cm.

4. Effet des biostimulants sur la biomasse des plants d’orge en hydroponie

4.1. Biomasse totale

La biomasse des plants d‟orge en culture hydroponique a connu également une


variabilité selon les traitements et leurs modes d‟application. L‟analyse de la variance
de la masse totale de la touffe des plants a mis en évidence une différence très
hautement significative, entre les traitements selon les modes par trempage
(P=0,000) et par pulvérisation (P=0,000). Le test de Tukey a permis de classer les
traitements en 3 groupes homogènes selon chacun des deux modes d‟application
(Annexes 8et 9).

En effet, la biomasse totale la plus élevée a été enregistrée pour les grains d‟orge
trempés dans la suspension de Bacillus subtilis (1108 ,66 g) et par degré moindre ;
ceux trempés dans l‟extrait d‟acide humique (944 g), contrairement à ceux des témoins
et ceux trempés dans l‟extrait à base d‟algues (Figure 17A). Ceci rappelle le rendement
élevé obtenu par Janin (2012) en biomasse des plants chez Brassicanapussous l‟effet
des extraits d‟algues et d‟acide humique.

55
Chapitre 3 : Résultats et discussion

Par ailleurs, une biomasse plus élevée a été enregistrée pour les plants d‟orge
pulvérisés par la suspension de Bacillus subtilis (1138 ,33 g) et, les extraits d‟algues
(1043,33 g). Les plants d‟orge traités par l‟acide humique viennent en troisième
position (1035 g) suivis par ceux des témoins présentant une plus faible biomasse (913
g).

A B

A : orge trempée, B : orge pulvérisée, Biom_Tot : Biomasse totale, Ac_hum : acide


humique,

Bac_Subt : Bacillus Subtilis, TEM : témoin, Ext_ALG : extrait d‟algues

Figure 17 : Biomasse totale des plants d’orge en culture hydroponique selon

les traitements et les modes d’application par trempage (A) et par pulvérisation
(B)

56
Chapitre 3 : Résultats et discussion

Ces résultats confirment l‟effet stimulant remarquable de la suspension de Bacillus


subtilis notamment par pulvérisation sur le rendement en biomasse totale des plants
d‟orge en hydroponie. Ceci a été confirmé par les travaux de Feassel et al. (2014) qui
ont souligné que, certaines bactéries secrètent des substances stimulatrices de
croissance des plantes, comme les phytohormones (Auxines, gibbérelline, cytokinine,
éthylène) ou les molécules volatiles telle que, l‟acétone responsables de la stimulation
de la croissance racinaire ou végétative des plantes

4.2. Biomasse aérienne

La culture de l‟orge en hydroponie a également révélé une variabilité de la biomasse


aérienne selon l‟effet des traitements et selon leurs modes d‟application.

L‟analyse de la variance de la biomasse aérienne a mis en évidence une différence


hautement significative entre les traitements selon le mode par trempage et par
pulvérisation (P=0,000). Le test de Tukey a classé les traitements en deux groupes
homogènes selon le mode par trempage et par pulvérisation (Annexes 10 et 11).

En effet, les grains d‟orge trempés dans l‟extrait d‟acide humique ont montré la plus
importante biomasse aérienne (391,66g) suivie par les témoins (213 ,33g) et par degré
moindre ceux trempés dans la suspension à base de B. subtilis (183 ,33 g) et dans
l‟extrait à base d‟algues (151,66g) (Figure 18A).

Par ailleurs, les plants d‟orge traités par pulvérisation à l‟aide d‟extrait d‟acide
humique ont montré la biomasse aérienne la plus élevée (358,33 g),suivie par ceux
traités par l‟extrait d‟algues (226 ,66 g) et par degré moindre des témoins (195 g) et
ceux pulvérisés par la suspension de Bacillus Subtilis (191,66 g) (Figure18B).

57
Chapitre 3 : Résultats et discussion

A B
A
A

A : orge trempée, B : orge pulvérisée, Biom_Aer : Biomasse aérienne, Ac_hum : acide


humique, Bac_Subt : Bacillus Subtilis, TEM : témoin, Ext_ALG : extrait d‟algues

Figure 18 : Biomasse aérienne des plants d’orge en culture hydroponique

selon les traitements et les modes d’application par trempage (A)

et par pulvérisation (B)

Ainsi, les résultats obtenus corroborent avec ceux de Piccolo et al. (1997) qui ont
montré que l‟application de l‟acide humique permet à la plante d‟avoir un meilleur
développement et une meilleure croissance végétative.

4.3. Biomasse racinaire

Les plants d‟orge issus de la culture hydroponique ont montré une variabilité de la
biomasse racinaire selon l‟effet des traitements et selon leurs modes d‟applications.
L‟analyse de la variance de la masse racinaire a montré une différence significative
selon les traitements appliqués par trempage (P=0,05) par pulvérisation et hautement
significative selon le mode d‟application par pulvérisation (P=0,000). Le test de
Tukeya classé les traitements en deux et trois groupes homogènes respectivement selon
les modes par trempage (Annexe 12) et par pulvérisation (Annexe 13).

58
Chapitre 3 : Résultats et discussion

En effet, la plus importante masse racinaire a été obtenue par les plants d‟orge issus
des grains trempés dans la suspension de Bacillus subtilis (925 ,33 g) et par degré
moindre ceux trempés dans l‟extrait d‟algues (571,33 g) (Figure 19A).

Par ailleurs, la masse racinaire la plus élevée a été obtenue chez les plants d‟orge
traités par pulvérisation par la suspension de Bacillus subtilis (946 g), par l‟extrait à
base d‟algues (815g), suivi des témoins (718 g) et ceux pulvérisés par l‟acide humique
(466 g) (Figure 19B).

A B

A : orge trempée, B : orge pulvérisée, Biom_rac : Biomasse racinaire, Ac_hum : acide


humique, Bac_Subt : Bacillus Subtilis, TEM : témoin, Ext_ALG : extrait d‟algues

Figure19: Biomasse racinaire des plants d’orge en culture hydroponique

selon les traitements et les modes d’application par trempage (A)

et par pulvérisation (B)

59
Chapitre 3 : Résultats et discussion

Dans ce sens, la suspension à base de Bacillus subtilis et l‟extrait à base d‟algues


s‟avère les meilleurs stimulants de la croissance racinaire des plants d‟orge en
hydroponie.

En effet, l‟application de l‟extrait d‟acide humique selon les deux modes ont favorisé
le développement végétatif. Celui à base d‟algues n‟a montré son effet phytostimulants
que par trempage. En conclusion, les plants d‟orge traités par Bacillus subtilis par
trempage et/ou par pulvérisation ont révélé une meilleure biomasse totale, aérienne et
racinaire comparés aux témoins et aux autres traitements.

5. Effet inhibiteur des biostimulants sur le développement des


moisissures

Différents genres de moisissures ont été développés sur les cultures d‟orge
hydroponiques témoins et ceux cultivés sous l‟effet des trois autres traitements
(Tableau 1 et 2).

Le prélèvement et les observations microscopiques de ces contaminants fongiques


nous ont permis leurs identifications selon les critères morphologiques portant sur
leurs mycelia et, leurs conidies, en se basant sur les clés de détermination des fungi.

En effet, quatre genres de moisissures : Rhizopus, Penicillium, Alternaria et Fusarium


(Figures 20: a, d, b et c) ont été prélevés et identifiés à partir de plants témoins. Leur
apparition a eu lieu au 3ième jour du développement de la culture.

60
Chapitre 3 : Résultats et discussion

1 4

2
5
3

a b

5 7

6
5

c d

a. Rhizopus (Gr : X 125), b. Alternaria sp. (Gr : X 500), c. Fusarium sp. (Gr : X400),

d. Penicilliumsp. (Gr : X 125)

1. Columelles, 2. Sporocystophore, 3. Stolons, 4. Mycelium, 5. Conidies, 6. Phialides,

7. Conidiophore

Figure 20: Morphologie des isolats de moisissures inféodés à la culture de l’orge

hydroponique selon les traitements

61
Chapitre 3 : Résultats et discussion

Selon le mode d‟application par trempage, l‟ensemble des traitements ont permis
l‟inhibition de la croissance et de la sporulation des moisissures, et ont montré une
variabilité dans leur date d‟apparition et le type de moisissures développé (Tableaux
3). L‟inhibition a affecté le genre Alternaria pour les traitements à base d‟extrait
d‟algues et d‟acide humique avec une apparition tardive des deux autres genres, au
5ième et 6ièmejour respectivement. La suspension à base de Bacillus subtilis a montré
l‟inhibition du développement des trois genres de moisissures : Penicillium, Fusarium
et Alternaria. L‟apparition du genre Rhizopus n‟a eu lieu qu‟au 7ème jour (Tableau 1).

Selon le mode d‟application par pulvérisation, les mêmes genres de moisissures que le
premier essai ont été identifiées sauf que leur durées d‟appariations étaient la même, à
partir du troisième jour du développement végétatif de l‟orge pour l‟ensemble des
traitements (Tableau 2).

Ces derniers ont permis l‟inhibition de la croissance et de la sporulation des


moisissures selon les deux modes d‟application (Tableaux 1 et 2).

L‟inhibition a affecté le genre Alternaria pour les traitements à base d‟extrait d‟algues
et d‟acide humique avec une apparition tardive des deux autres genres, au 5ième et
6ièmejour respectivement) selon le mode par trempage. La suspension à base de
Bacillus subtilis a montré l‟inhibition du développement des trois genres de
moisissures : Penicillium, Fusarium et Alternaria avec l‟apparition du genre Rhizopus
au 7ème jour (Tableau 1).

Par ailleurs, l‟inhibition a porté également sur les genres Alternaria et Fusarium pour
l‟application de l‟ensemble des biostimulants par pulvérisation mais, elle a concerné
également Penicillium pour les extraits d‟algues et celle de la suspension de B. subtilis.
Il est important de signaler la sensibilité de cette variété d‟orge même sous l‟effet de
l‟ensemble de traitements vis à vis de Rhizopus (Tableau 2).

Dans ce sens, l‟extrait d‟algues appliqué par trempage et la suspension de B. subtilis


appliquée par trempage et/ou par pulvérisation s‟avèrent plus intéressants dans la
réduction de la contamination des grains d‟orge par les moisissures en hydroponie.

62
Chapitre 3 : Résultats et discussion

Tableau 1 : Types de moisissures développées sur la culture de l’orge


hydroponique selon la date de leurs apparitions et selon les traitements par
trempage

Genres de
moisissures Période de Leurs apparitions pendant
Traitements
développées sur la le cycle de développement des plants
partie racinaire

Fusarium

Rhizopus
T0 3ème jour
Penicillium

Alternaria

Penicillium 5ème jour


T1
Rhizopus

T2 Rhizopus 6ème jour

Penicillium

T3 Rhizopus 7ème jour

63
Chapitre 3 : Résultats et discussion

Tableau2: Types de moisissures développées sur la culture de l’orge


hydroponique selon la date de leurs apparitions et selon les traitements par
pulvérisation

Le jour de leurs
Traitements Type de moisissure
apparitions

Fusarium

Rhizopus
T0 Troisième jour
Pénicillium

Alternaria

T1 Rhizopus Troisième jour

Rhizopus Troisième jour


T2
Pénicillium

T3 Rhizopus Troisième jour

En conclusion, l‟orge en culture hydroponique soumise à l‟effet de la suspension de


Bacillus subtilis selon les deux modes d‟application, et/ou l‟extrait d‟algues selon le
mode d‟application par pulvérisation ont induit la stimulation de la croissance et la
résistance à l‟attaque des moisissures des genres : Fusarium, Alternariaet, Penicillium.

Ces résultats corroborent avec ceux rapportés par certains travaux de recherche qui ont
affirmé que certaines espèces de bactéries du genre Bacillus agissent par divers
mécanismes sur la stimulation de la croissance. Elles protègent également les plantes

64
Chapitre 3 : Résultats et discussion

contre certains agresseurs, en favorisant la compétition avec eux pour les nutriments et
l‟espace, ou en produisant des antibiotiques. Comme, elles stimulent la production de
molécules à activités antimicrobiennes (Lambert, 2014).

Jannin (2012) a révélé que les extraits d‟algues et d‟acide humique engendrent une
amélioration de la croissance et/ou la stimulation des systèmes de défense naturels.

Jayaraj et al. (2008) ont montré aussi qu‟une pulvérisation foliaire d‟un extrait d‟algue
limite les nécroses engendrées par Alternaria et Botrytis sur les plants de carotte et que
les extraits d‟algues induisent une résistance des plantes au stress abiotique.

Dans le même sens, Subramanian et al. (2011) ont prouvé à leur tour que l‟utilisation
des extraits d‟algues par pulvérisation foliaire induit une augmentation de la croissance
et la tolérance aux stress biotique ou abiotique chez les plantes (Mancuso et al, 2006)

65
Chapitre 3 : Résultats et discussion

Figure21 : installation des moisissures sur le témoin

A : orge trempé dans l‟extrait d‟algue B : orge pulvérisé à l‟extrait d‟algue

Figure 22 : Les moisissures sur l‟orge trempée et pulvérisée par Extrait d‟algues

66
Chapitre 3 : Résultats et discussion

A : orge trempée dans l‟acide humique B : orge pulvérisée à l‟acide humique

Figure 23 : Les moisissures installées sur l‟orge trempée et pulvérisée par extrait
d‟acide humique

A : orge trempée dans Bacillus B : orge pulvérisée a Bacillus subtilis

Figure 24 : Les moisissures de genre Rhizopus sur l‟orge trempée et pulvérisée par
Bacillus subtilis

67
Chapitre 3 : Résultats et discussion

Ce présent travail a fait objet d‟étude de l‟effet biostimulant de trois produits


biologiques : un extrait d‟algues (Algor), extrait d‟acide humique (Humix) et une
suspension de Bacillus subtilis (Biohealth WSG) homologués et commercialisés sur la
variété « Tichedrett » de l‟orge en hydroponie dans les conditions contrôlées
(température, humidité et lumière). L‟essai vise l‟impact de leur utilisation sur le
pouvoir germinatif des grains, la durée et la croissance végétative ainsi que, leur effet
inhibiteur sur l‟altération de la culture par les moisissures.

En effet, l‟ensemble des traitements biologiques ont montré leur effet biostimulant sur
la germination des grains d‟orge de la variété « Tichedrett » mais, l‟extrait d‟acide
humique (3 jour) et la suspension de Bacillus subtilis appliqués par trempage (3 jour)
ont montré les meilleurs taux de germination. Cependant, aucun effet de ces
traitements n‟a affecté la levée de plantules comparées aux témoins.
Par ailleurs, la hauteur des plants a montré une variabilité selon les traitements et leurs
modes d‟application. L‟acide humique (21.77 cm) et la suspension bactérienne à base
de B. subtilis (16,66 cm) ont montré les plus importantes hauteurs des plants selon les
modes par trempage et par pulvérisation respectivement.
Les plants d‟orge en culture hydroponique ont également connu une variabilité dans
leur biomasse selon les traitements et leurs modes d‟application.
La plus importante biomasse totale a été enregistrée par la suspension de Bacillus
subtilis selon les modes par pulvérisation (1138 ,33 g) et par trempage (1108 ,66 g).
La biomasse de la partie aérienne a été stimulée par l‟extrait d‟acide humique appliqué
par trempage (391,66g) et par pulvérisation (358 ,33 g) alors que, celle de la partie
racinaire a été relevée par la suspension de Bacillus subtilis appliquée par
pulvérisation (946 g) et par trempage (925 ,33 g).
Dans ce sens, l‟application de l‟extrait d‟acide humique selon les deux modes a
favorisé le développement végétatif alors que l‟extrait à base d‟algues n‟a montré son
effet phytostimulant que par pulvérisation.
Ainsi, la suspension de Bacillus subtilis appliquée par trempage et/ou par
pulvérisation s‟avère le meilleur biostimulant de la biomasse totale, aérienne et
racinaire comparés aux témoins et aux autres traitements.

68
Chapitre 3 : Résultats et discussion

Par ailleurs, différents genres de moisissures ont été développés sur les cultures d‟orge
hydroponiques témoins et celles cultivées sous l‟effet des trois autres traitements.
En effet, quatre genres de moisissures : Rhizopus, Penicillium, Alternaria et Fusarium
ont été prélevés et identifiés selon les critères morphologiques à partir des plants
témoins. Leur apparition a eu lieu au 3ième jour de leur développement.
Cependant, l‟ensemble des traitements biologiques ont montré leur pouvoir inhibiteur
spécifique sur la croissance et la sporulation des moisissures inféodées à la culture
hydroponique de cette variété d‟orge. Ils ont montré une variabilité dans le genre de
moisissures développé et leur date d‟apparition. L‟inhibition a affecté les genres
Alternariaet Fusarium pour les traitements à base d‟extrait d‟algues et d‟acide
humique avec l‟apparition des genres Rhizopus et Penicillium au 5ième et 6ième jour
respectivement. Quant à la suspension à base de Bacillus subtilis, l‟inhibition a
concerné ces trois genres de moisissures : Fusarium, Penicillium, et Alternariaavec, la
survie du genre Rhizopus au 7 -ème jour.
L‟utilisation de l‟extrait d‟algues en pulvérisation a donné le même résultat que
Bacillus subtilis à l‟égard de Fusarieum, Pénicillium et Alternaria.

69
Conclusion
L‟extrait d‟acide humique (Humix) et la suspension de Bacillus subtilis s‟avèrent les
meilleurs biostimulants de la germination des grains d‟orge et la hauteur des plants en
culture hydroponique dans les deux modes.
La suspension de Bacillus subtilis, et l‟extrait d‟algues (Algor) ont également induit
la stimulation de la croissance et la résistance à l‟attaque des moisissures des genres :
Fusarium, et Alternaria et même Penicillium avec la survie de Rhizopus.
A la lumière de ces résultats, on recommande l‟utilisation de la suspension de Bacillus
subtilis (Biohealth) selon les modes par trempage et pulvérisation pour augmenter le
rendement et la tolérance aux moisissures pouvant inféoder la culture hydroponique de
l‟orge.
Pour le développement végétatif l‟acide Humique (Humix) nous a fournis le meilleur
résultat pour le mode trempage ainsi que par pulvérisation

A la lumière de ces résultats, on recommande l‟utilisation de la suspension de Bacillus


subtilis selon les deux modes d‟application par trempage ou par pulvérisation en vue
d‟augmenter la croissance, le rendement et la tolérance à certaines moisissures pouvant
inféoder la culture hydroponique de l‟orge.
Plusieurs portes s‟ouvrent à la recherche :
- Il serait préférable de tester ces biostimulants sur une large gamme de variétés
d‟orge pour connaitre leur résistance vis-à-vis des moisissures notamment
toxinogènes et, sélectionner une meilleure solution biologique contre ces
redoutables contaminants,
- Il serait important de connaitre leur impact sur la valeur nutritive et la valeur
fourragère de l‟orge,
- Il serait important aussi de connaitre la toxicité de la suspension de Bacillus
subtilis sur la santé des animaux et celle de l‟homme,
- Il serait important de rechercher et tester d‟autres biostimulants à base de
plantes, de microorganismes, d‟algues et de nature inorganique,
- Il serait intéressant de développer cette problématique par la recherche d‟une
solution biologique contre les moisissures de l‟orge en hydroponie,
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75
Liste des figures
Figure 1 : Cycle de développement des céréales

Figure 2 : Cycle de développement des moisissures.

Figure 3 : Morphologie du genre Rhizopus

Figure 4 : Morphologie du genre Pénicillium

Figure 5 : Morphologie du genre Trichoderma.

Figure 6 : Morphologie du genre Alternaria.

Figure7 : Morphologie du genre Fusarium.

Figure8 : Hangar Hydroponique vue de l‟extérieur et de l‟intérieur.

Figure 9 : Partie extérieur de la chambre hydroponique

Figure 10 : Partie intérieur de la chambre hydroponique

Figure 11 : Schéma du dispositif expérimental de la culture hydroponique de l‟orge


fourrager sous l‟effet des biostimulants.

Figure 12 : Taux de germination des grains d‟orge en culture hydroponique selon la


période et selon les traitements

Figure 13 : Début de germination de l‟orge trempée.

Figure 14 : Durée de levée des grains d‟orge en culture hydroponique selon les
traitements

Figure 15 : la levée chez les différents traitements de l‟orge

Figure 16 : Hauteur des plants d‟orge en culture hydroponique selon les traitements et
les modes d‟application
Figure 17 : Biomasse totale des plants d‟orge en culture hydroponiques selon les
traitements et les modes d‟application.

Figure 18 : Biomasse aérienne des plants d‟orge en culture hydroponique selon les
traitements et les modes d‟application

Figure 19 : Biomasse racinaire des plants d‟orge en culture hydroponique selon les
traitements et les modes d‟application.

Figure 20 : Morphologie des isolats de moisissure inféodés à la culture de l‟orge


hydroponique selon les traitements.

Figure 21 : Installation des moisissures sur le témoin

Figure 22 : Les moisissures sur l‟orge trempée et pulvérisée par l‟extrait d‟algues

Figure 23 : Moisissures sur l‟orge trempée et pulvérisée par l‟extrait d‟acide humique.

Figure 24 : Moisissures de genre Rhizopus sur l‟orge trempée et pulvérisée par


Bacillus Subtilis.

77
Liste des tableaux

Tableau 1 : Types de moisissures développées sur la culture de l‟orge hydroponique


selon la date de leurs apparitions et selon les traitements par trempage.

Tableau 2: Types de moisissures développées sur la culture de l‟orge hydroponique


selon la date de leurs apparitions et selon les traitements par pulvérisation.

0556488924

Liste des abréviations


Ac_Hum, AH, T2 : Extrait acide humique

Bac_Subt, BS, T3 : Traitement par Bacillus Subtilis

BIOM- AER : Biomasse Aérienne.

BIOM-RAC : Biomasse racinaire

BIOM-TOT : Biomasse totale

CNCC : Centre national de contrôle et de certification des semences.

EA, EX_ALG, T1 : Extrait algues.

GH : Groupe homogène.

Gr : Grossissement.

Ha : Hectare.

H-PLT :Hauteur des plants.

HS : Hautement significatif.

ITELV : institut technique de l‟élevage.

NS : Non significatif.

78
Obs : Observé.

P : Pulvérisation.

PMG : poids de mille grains.

Prob : Probabilité.

T : Trempage.

TEM, T0, Té: Témoin.

S : Significatif.

Sign : Signification.

79
Annexes

Annexe 4 : Analyse de la variance de la durée de germination selon les différents

Traitements par trempage

Traitements Durée moyenne F Probabilité Signification


de germination observée
(jours)

T0 4 12,7033 0 ,000 Différence Hautement


significative
T1 5

T2 3

T3 3

-T0 : Témoin,

-T1 : Extrait d‟algue,

-T2 : Acide humique,

-T3 : Bacillus subtilis

80
Annexe 5 : Analyse de la variance de la durée de levée selon les différents

traitements par trempage

Traitements Durée moyenne de Fobservée Probabilité Signification

la levée (Jours)

T0 2,5490 1 Différence Non


7
significative
T1 8

T2 6

T3 5

Annexe 6 : Analyse de la variance de la durée de levée selon les différents

traitements par pulvérisation

Traitements Durée moyenne F observée Probabilité Signification


de la levée
(Jours)

T0 7 6 ,004E16 1 Différence Non


Significative
T1 6

T2 6

T3 6

81
Annexe 7 : Analyse de la variance de la hauteur des plants selon les différents

traitements par trempage

Traitements hauteur Groupes F Probabilité Signification


moyenne observé
Homogènes
des plants
(cm)

T0 b 47 ,14 0 ,0001 Différence Hautement


18.22
significative
T1 14.11 c

T2 21.77 a

T3 19 b

Annexe 7 : Analyse de la variance de la hauteur des plants selon les différents


traitements par pulvérisation

Traitements hauteur Groupes Fobservé Probabilité Signification


moyenne homogènes
des plants
(cm)

P0 b 12,42 0 ,000 Différence Hautement


13.77
significative
P1 15.11 ab

P2 14.55 b

P3 16 .66 a

82
Annexe 8 : Analyse de la variance de la masse globale de la touffe des plants selon
les différents traitements par trempage

Traitements Masse Groupes F Probabilité Signification


globale observé
homogènes
moyenne de
la touffe des
plants (g)

T0 907,33 b 30 ,22 0 ,000 Différence


Hautement
T1 723 c
significative
T2 944 b

T3 1108,66 a

Annexe 9 : Analyse de la variance de la masse globale de la touffe des plants selon


les différents traitements par pulvérisation

Traitements Masse globale GH F Probabilité Signification


moyenne de la observé
touffe des plants

T0 913 c 48 ,30 0 ,000 Différence Hautement


signification
T1 1043 .33 b

T2 1035 b

T3 1138,33 a

83
Annexe 10 : Analyse de la variance de la masse aérienne la touffe des plants selon
les différents traitements par trempage

Traitements Masse Groupe F observé Probabilité Signification


aérienne
homogènes
moyenne

T0 213 ,33 b 31,78 0 ,000 Différence Hautement


significative
T1 151 ,66 b

T2 391 ,66 b

T3 183,33 a

Annexe 11 : Analyse de la variance de la masse aérienne la touffe des plants selon


les différents traitements par pulvérisation

Traitements Masse Groupes F Probabilité Signification


aérienne observé
homogènes
moyenne

T0 195 b 34,03 0 ,000 Différence


hautement
T1 226 ,66 b
significative
T2 358 ,33 a

T3 191,66 b

84
Annexe 12 : Analyse de la variance de la masse racinaire de la touffe des plants
selon les différents traitements par trempage

Traitements Masse Groupes F observé Probabilité Signification


racinaire homogènes
moyenne

T0 704 ab 5,52 0 ,000 Différence


Hautement
T1 571 ,33 b
Significative
T2 660 ,67 ab

T3 925 ,33 a

Annexe 13 : Analyse de la variance de la masse racinaire de la touffe des plants


selon les différents traitements par pulvérisation

Traitements moyenne Groupes F Probabilité Signification


de la observé
homogènes
biomasse
racinaire

T0 718 c 33,76 0 ,000 Différence


hautement
T1 815 b
significative
T2 466 c

T3 946 a

85

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