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‫الجـــــمــــهـــــوريـــة الجــزائـــريـــــة الديمـقـــراطــيــة الـــشــعـــبـــيــة‬

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE


‫وزارة التــعــــــليــــم العــالي و البـحث العــلـمــي‬
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
– ‫جـــامعة أبي بــكـر بـلــــقــايــد – تــلمســـان‬
Université Aboubakr Belkaïd – Tlemcen –
Faculté de TECHNOLOGIE

MEMOIRE
Présenté pour l’obtention du diplôme de MASTER

En : Electrotechnique

Spécialité : Commandes Electriques

Par : BENOTMANE YASSINE

Sujet

Commande MPPT à base de la logique floue appliquée à un Système


Photovoltaïque

Soutenu le 29 / 09 / 2020, devant le jury composé de :

M BAGHLI Lotfi Professeur Univ. Tlemcen Président

M BOUMEDIENE Abdelmadjid Professeur Univ. Tlemcen Directeur de mémoire

M BENHABIB Mohamed MCA Univ. Tlemcen Examinateur


Choukri
Résumé

La MPPT ou bien Maximum Power Point Tracking est une stratégie de commande
permettant de suivre, comme son nom l’indique, le point de puissance maximale d’un
générateur électrique non linéaire. Un générateur photovoltaïque est un générateur dont la
caractéristique I-V est fortement non linéaire. En conséquence, pour un même éclairement, la
puissance délivrée sera différente selon la charge. La commande MPPT permet donc de
piloter le convertisseur statique reliant la charge et le générateur photovoltaïque de manière à
fournir en permanence le maximum de puissance à la charge.

Dans ce mémoire, au début nous allons présenter quelques généralités et notions sur
les systèmes photovoltaïques, puis nous allons présenter et simuler le modèle du générateur
photovoltaïque. Après nous allons relier le générateur avec une charge via un convertisseur
statique (DC-DC). Enfin, nous allons implémenter la commande MPPT à base de la logique
floue dans le convertisseur statique afin d’extraire la puissance maximale.

La logique floue est une forme de logique qui traite un raisonnement approximatif
plutôt que fixe et exact, donc la commande ne nécessite pas la connaissance exacte du modèle
mathématique du système, tandis que sa simplicité lui donne un avantage dans le suivi de son
MPP dans des conditions atmosphériques à variation rapide.

Mots clés : Energies renouvelables, Générateur photovoltaïque, Commande par


logique floue, Poursuite du point de puissance maximum MPPT, hacheur, convertisseur
statique, MLI, modélisation, algorithme MPPT.
Abstract

The MPPT (Maximum Power Point Tracking) is a control allowing to track, as its
name shows, the point of maximum power of a nonlinear electric generator. The I-V curve of
a photovoltaic generator is strongly nonlinear. Consequently, for the same radiance, the power
delivered will be different depending on the load. The MPPT command allows to control the
static converter connecting the load and the PV generator so as to permanently supply the
maximum power to the load.

In this work, at the beginning we have presented generalities and notions on


photovoltaic systems, and then we presented and simulated the model of the photovoltaic
generator. After we connected the generator with a load via a static converter (DC-DC).
Finally, we implemented the MPPT control based on fuzzy logic in the static converter and
see the simulation results.

Fuzzy logic is a form of logic that processes approximate reasoning rather than fixed
and exact reasoning, so the command does not require exact knowledge of the mathematical
model of the system, while its simplicity gives it an advantage in tracking the MPP under
rapidly varying atmospheric conditions.

Key words : renewable energy, photovoltaic generator, fuzzy logic control, Maximum
Power Point Tracking, chopper, boost converter, static converter, PWM, modelling, MPPT
algorithm.
Remerciements

Je tiens tout d’abord à adresser toute ma gratitude à mon directeur de mémoire, Mr. A.
BOUMEDIENE, professeur à l'Université de Tlemcen, Pour avoir orienté et enrichi mon
travail. Je le remercie pour sa disponibilité, ses précieux conseils ainsi que son souci du détail,
qui ont abouti à la réalisation de ce mémoire.

J’adresse mes sincères remerciements aux membres du jury : Mr. L. BAGHLI,


professeur à l'Université de Tlemcen, et Mr. M. C. BENHABIB, maitre de conférences á
l'Université de Tlemcen, pour avoir accepté d’examiner mon travail et de l’enrichir par leurs
propositions.

Je souhaite aussi adresser mes remerciements au, Corps professoral et administratif de


l’université de Tlemcen qui a contribué à la réussite de mes études universitaires.

Je remercie profondément, ma famille, mes amis ainsi que les personnes qui m’ont
soutenu de près ou de loin au cours de la réalisation de ce mémoire.
Dédicaces

Je dédie ce travail :

- A mes très chers parents, que Dieu les garde et les protège, pour tous leurs sacrifices,
leur amour, leur tendresse, leur soutien et leurs prières tout au long de mes études.

- A mes frères et ma sœur pour leurs encouragements et leur amour qu’ils portent à mon
égard.

- A tous mes collègues d'études surtout ceux D'électrotechnique.

- A tous les enseignants de l'université de Tlemcen.


Table des matières

Résumé .................................................................................................................................................... 2
Abstract ................................................................................................................................................... 3
Remerciements ........................................................................................................................................ 4
Dédicaces ................................................................................................................................................ 5
Liste des figures ...................................................................................................................................... 9
Liste des tableaux .................................................................................................................................. 12
Nomenclature ........................................................................................................................................ 13
Glossaire................................................................................................................................................ 15
Introduction générale ............................................................................................................................ 17
Introduction ........................................................................................................................................... 21
I.1 L’énergie photovoltaïque dans le monde ............................................................................. 22
I.2 L’énergie photovoltaïque en Algérie ..................................................................................... 25
I.3 Énergie solaire : ..................................................................................................................... 26
I.3.1 Rayonnement direct et rayonnement diffus..................................................................... 28
I.3.2 Principes du rayonnement solaire .................................................................................... 31
I.3.3 L’irradiation solaire ........................................................................................................... 31
I.4 La cellule photovoltaïque ...................................................................................................... 32
I.4.1 Principe de fonctionnement d’une cellule photovoltaïque .............................................. 34
I.4.2 Le modèle équivalent d’une cellule photovoltaïque......................................................... 35
I.4.3 Caractéristiques électriques d’une cellule PV ................................................................... 37
I.4.4 Points de fonctionnement idéaux ..................................................................................... 37
Point de puissance maximale 𝑷𝒎................................................................................................. 38
Puissance-crête ............................................................................................................................. 38
Rendement .................................................................................................................................... 39
Facteur de forme FF ...................................................................................................................... 39
I.4.5 L’effet de l’éclairement et de la température sur la cellule photovoltaïque .................... 40
I.4.6 Technologie des cellules photovoltaïques ........................................................................ 41
I.4.7 Mise en série des cellules photovoltaïque ........................................................................ 46
I.4.8 Mise en parallèle des cellules photovoltaïque .................................................................. 48
I.5 Notion de module, de panneau et de champ photovoltaïque :............................................ 49
I.6 Le système photovoltaïque ................................................................................................... 49
I.7 Applications photovoltaïques................................................................................................ 51
I.7.1 Installation photovoltaïque autonome ............................................................................. 51
I.7.2 Installation photovoltaïque raccordée au réseau ............................................................. 51
I.8 Avantages et inconvénients du photovoltaïque ................................................................... 51
I.8.1 Avantages .......................................................................................................................... 51
I.8.2 Inconvénients .................................................................................................................... 52
Conclusion............................................................................................................................................. 52
Introduction ........................................................................................................................................... 55
........................................................................................................................................................... 56
II.1 Modélisation et simulation d’une cellule photovoltaïque idéale (sans pertes).................... 56
II.1.1 Modèle d’une cellule photovoltaïque idéale ................................................................ 56
II.1.2 Simulation de la cellule photovoltaïque idéale avec MATLAB/Simulink ....................... 57
II.1.3 Résultats de la simulation ............................................................................................. 58
Influence de l’éclairement............................................................................................................. 58
Influence de la température ......................................................................................................... 59
II.2 Modélisation et simulation d’une cellule photovoltaïque réelle .......................................... 60
II.2.1 Modèle d’une cellule photovoltaïque réelle ................................................................. 60
Algorithme de Newton-Raphson................................................................................................... 61
II.2.2 Simulation de la cellule photovoltaïque réelle avec MATLAB/Simulink ....................... 61
II.2.3 Résultats de la simulation ............................................................................................. 62
Influence de l’éclairement............................................................................................................. 62
Influence de la température ......................................................................................................... 63
II.3 Modélisation d’un module photovoltaïque .......................................................................... 63
II.3.1 Simulation d’un module photovoltaïque avec MATLAB/Simulink ................................ 64
II.3.2 Résultats de simulation ................................................................................................. 64
Influence de l’éclairement............................................................................................................. 64
Influence de la température ......................................................................................................... 65
Conclusion............................................................................................................................................. 66
Introduction ........................................................................................................................................... 68
III.1 Convertisseur DC/DC ............................................................................................................. 69
III.2 Méthodes de poursuite du point de puissance maximale MPPT ......................................... 74
III.2.1 Algorithme Perturber et Observer (P&O) ..................................................................... 75
III.2.2 Algorithme à Base de la Logique Floue ......................................................................... 77
III.3 Simulation de la commande MPPT avec les deux algorithmes : P&O et la logique floue dans
MATLAB/Simulink.............................................................................................................................. 83
III.3.1 Simulation de la commande MPPT avec l’algorithme P&O : ........................................ 83
III.3.2 Résultats de la simulation ............................................................................................. 84
III.3.3 Simulation de la commande MPPT à base de la logique floue : ................................... 87
III.3.4 Résultats de la simulation ............................................................................................. 89
Conclusion............................................................................................................................................. 92
Conclusions générales ........................................................................................................................... 94
Bibliographie ......................................................................................................................................... 97
Annexe ................................................................................................................................................ 102
Liste des figures

Fig. I.1 : comparaison entre les installations solaires photovoltaïque dans la chine et dans le
reste du monde entre 2018 et 2023.
Fig. I.2 : Prévisions du marché mondial du photovoltaïque en GW/an entre 2020 et 2024
Fig. I.3 : L’impact de l’épidémie de coronavirus sur la demande de l’énergie photovoltaïque
Fig. I.4 : proportions des différentes énergies consommées dans le monde.
Fig. I.5 : diminution du rayonnement incident par absorption, par diffusion et par réflexion.
Fig. I.6 : Rayonnement direct et rayonnement diffus
Fig. I.7 : Relation entre la masse d’air et l’épaisseur de l’atmosphère.
Fig. I.8 : Relation entre la sphéricité du globe et la répartition du rayonnement sur la planète.
Fig. I.9 : Influence des saisons sur l’ensoleillement.
Fig. I.10 : Angle d’incidence des rayons du soleil
Fig. I.11 : Fabrication d’une cellule de silicium cristallin.
Fig. I.12 : Bilan énergétique d’un système photovoltaïque.
Fig. I.13 : Schématisation de la conductivité des matériaux
Fig. I.14 : Schéma électrique équivalent d’une cellule photovoltaïque.
Fig. I.15 : Courbe courant-tension d’une cellule photovoltaïque.
Fig. I.16 : Caractéristique courant-tension d’une cellule en fonction de l’éclairement à 25°C
Fig. I. 17 : Caractéristique courant-tension d’une cellule en fonction de la température à
1000W/m2
Fig. I.18 : Cellule photovoltaïque monocristalline.
Fig. I.19 : Cellule photovoltaïque polycristalline
Fig. I.20 : Cellule au silicium cristallin
Fig. I.21 : Cellule photovoltaïque à couche mince (silicium amorphe)
Fig. I.22 : mise en série les cellules photovoltaïques
Fig. I.23 : Caractéristique résultante du groupement série de n cellules.
Fig. I.24 : Formation d’un hot spot dans une cellule photovoltaïque.
Fig. I.25 : Câblage des diodes by-pass par groupes de cellules
Fig. I.26 : Caractéristique résultante du groupement parallèle de n cellules.
Fig. I.27 : Les différents groupements des cellules photovoltaïques.
Fig. I.28 : Schéma simplifié du principe du photovoltaïque
Fig. I.29 : les composants d’un système photovoltaïque
Fig. II.1 : Le modèle électrique équivalent d’une cellule PV idéale
Fig. II.2 : Le modèle Simulink d’une cellule photovoltaïque idéale
Fig. II.3 : Caractéristiques courant-tension et puissance-tension d’une cellule idéale sous un
éclairement variable et une température constante à 25 °C
Fig. II.4 : Caractéristiques courant-tension et puissance-tension d’une cellule idéale sous une
température variable et un éclairement constant à 1000 W/m²
Fig. II.5 : Le modèle électrique équivalent d’une cellule photovoltaïque réelle
Fig. II.6 : Le modèle Simulink d’une cellule photovoltaïque réelle
Fig. II.7 : Caractéristiques courant-tension et puissance-tension d’une cellule réelle sous un
éclairement variable et une température constante à 25 °C
Fig. II.8 : Caractéristiques courant-tension et puissance-tension d’une cellule réelle sous une
température variable et un éclairement constant à 1000 W/m²
Fig. II.9 : Le modèle Simulink du module photovoltaïque ALPV 250P60
Fig. II.10 : Caractéristiques courant-tension et puissance-tension du module ALPV 250P60
sous un éclairement variable et une température constante à 25 °C
Fig. II.11 : Caractéristiques courant-tension et puissance-tension du module ALPV 250 sous
une température variable et un éclairement constant à 1000 W/m²
Fig. III.1 : Schéma équivalent d’un hacheur parallèle
Fig. III.2 : Schéma équivalent d’un hacheur parallèle pendant la phase d’accumulation
Fig. III.3 : Schéma équivalent d’un hacheur parallèle pendant la phase active
Fig. III.4 : Les formes d’ondes des différentes variables
Fig. III.5 : Chaîne élémentaire de conversion photovoltaïque
Fig. III.6 : Schéma de principe de la méthode P&O
Fig. III.7 : Organigramme de l’algorithme P&O
Fig. III.8 : Organigramme du MPPT basé sur la logique floue
Fig. III.9 : Le bloc du contrôleur à base de la logique floue
Fig. III.10 : les fonctions d’appartenance des entrées 𝐸𝑟𝑟 , ∆𝐸𝑟𝑟 et la sortie ∆𝐷
Fig. III.11 : la courbe P-V du module PV indiquant différentes régions pour l'ensemble de
règles floues.
Fig. III.12 : générateur photovoltaïque alimentant une charge R via un hacheur parallèle
commandé par l’algorithme P&O
Fig. III.13 : L’implémentation de l’algorithme P&O dans Simulink
Fig. III.14 : La puissance de sortie du hacheur parallèle
Fig. III.15 : La tension de sortie du hacheur parallèle
Fig. III.16 : La tension d’entrée du hacheur parallèle
Fig. III.17 : le courant de sortie du hacheur parallèle
Fig. III.18 : modèle Simulink de la commande MPPT à base de la logique floue.
Fig. III.19 : L’architecture interne de sous-système MPPT
Fig. III.20 : Le principe de l’algorithme MPPT avec la logique flou.
Fig. III.21 : La puissance à la sortie du hacheur
Fig. III.22 : La tension d’entrée du hacheur
Fig. III.23 : La tension de la sortie du hacheur
Fig. III.24 : Le courant de la sortie du hacheur
Liste des tableaux

Tab. I.1 : Caractéristiques du silicium


Tab. I.2 : La valeur du facteur idéal selon la technologie des cellules
Tab. II.1 : Performances électriques du module ALPV 250 sous les conditions STC
Tab. III.1 : Règles floues pour les variables d'entrée et de sortie
Tab. III.2 : Les paramètres du hacheur parallèle
Nomenclature

𝐺 : Une source de courant parfaite.


𝐼𝑝ℎ : Le photo-courant [A].
𝐷 : est une diode matérialisant le fait que le courant ne circule que dans un sens.
𝑅𝑠ℎ : est une résistance shunt qui prend en compte les fuites inévitables de courant qui
interviennent entre les bornes opposées positive et négative d’une cellule [Ω].
𝑅𝑠 : est une résistance série qui est due aux différentes résistances électriques que le courant
rencontre sur son parcours (résistance intrinsèque des couches, résistance des contacts) Ω].
𝐼𝑝𝑣 : Le courant produit par la cellule photovoltaïque [A].
𝑈𝑝𝑣 : La tension aux bornes de la cellule photovoltaïque [V].
𝐼𝑑 : Le courant traversant la diode [A].
𝐼𝑠𝑐,𝑐𝑒𝑙𝑙 : Le courant de court-circuit nominal de la cellule [A]
𝑉𝑜𝑐,𝑐𝑒𝑙𝑙 : La tension de circuit ouvert nominale de la cellule [V]
𝐾𝑖 : Le coefficient de température de court-circuit [%/°K]
𝐾𝑣 : Le coefficient de température de circuit ouvert [%/°K]
𝑉𝑡 : La tension thermique [V]
𝐼0 : Le courant de saturation de la diode [A]
𝐼𝑟𝑠 : Le courant inverse de saturation de la diode [A]
𝑘 : Constant de Boltzmann = 1.38 ∙ 10−23 [J/K]
𝑞 : La charge élémentaire de l’électron = 1.602 ∙ 10−19 [C]
𝑇 : La température absolue de la cellule [K]
𝑇𝑟 : La température de référence [K]
𝑇𝑎 : La température ambiante de la cellule [K]
𝑁𝑂𝐶𝑇 : La température de fonctionnement nominale de la cellule [K]
𝐸 : L’éclairement absolu [W/m²]
𝐸𝑟 : L’éclairement dans les conditions de test standard (STC) [W/m²]
𝐸𝑔 : L’énergie de gap = 1.12 eV pour le silicium
𝑛 : Le facteur d’idéalité de la jonction P-N.
𝑈𝑐𝑜 : Tension de circuit ouvert [V].
𝐼𝑐𝑐 : Courant de court-circuit [A].
𝑃𝑚 : La puissance au point de puissance maximale [W].
𝑈𝑚 : La tension au point de puissance maximale [V].
𝐼𝑚 : Le courant au point de puissance maximale [A].
𝑊𝑐 : La puissance crête [W].
𝑆 : La surface du photogénérateur [m²].
𝜂 : le rendement du photogénérateur.
𝐹𝐹 : Facteur de forme.
Glossaire

MPPT : Poursuite du point de puissance maximale (Maximum Power Point Tracking ).


DC : Courant continu (Direct Current ).
MLI : modulation de la largeur d’implusion.
GPV : Générateur photovoltaïque.
PV : Photovoltaïque.
GW : Gigawatts.
MW : Mégawatts.
COVID-19 : Maladie de corona virus 2019 (Coronavirus disease 2019).
OPEP : Organisation des pays exportateurs de pétrole.
PIB : Produit intérieur brut.
AIE : Agence Internationale de l’Énergie.
AM : La masse d’air.
STC : les conditions de test standard (Standard Test Conditions ).
Si : Silicium.
CdTe : Tellurure de cadmium.
CdS : sulfure de cadmium.
MPP : Le point de puissance maximale.
P&O : Perturber et observer.
FLC : Commande avec la logique floue.
Introduction générale
Introduction générale

Introduction générale

La consommation mondiale d’électricité observée durant ces dernières décennies est


fortement liée au développement de l’industrie, du transport et des moyens de
communications. De nos jours, une grande partie de la production électrique est produite à
partir de ressources non renouvelables comme le charbon, le gaz naturel, le pétrole et
l’uranium. Leur vitesse de régénération est extrêmement lente à l’échelle humaine. Ce qui
entrainera à plus ou moins court terme un risque non nul d’épuisement de ces ressources [19].

La pollution de l’air, les changements climatiques, les risques du nucléaire, les limites
des réserves des énergies classiques (uranium, pétrole, charbon et gaz naturel) qui sont
épuisables et leurs répartitions non équitables sur le globe terrestre, l’augmentation de la
population mondiale et l’accroissance des besoins énergétiques ont fait prendre conscience
qu'un recours à d’autres moyens de production d’énergies respectueux de la planète où nous
vivons, s’impose [49].

Les énergies renouvelables bénéficient de deux atouts majeurs leur permettant de


répondre aux principaux problèmes énergétiques actuels. Premièrement, comme leur nom
l'indique, elles se régénèrent naturellement, tout du moins à l'échelle de la vie humaine. Leur
deuxième atout permet de répondre à la problématique du réchauffement climatique car elles
ne rejettent pas de polluants pendant leur utilisation, et la fabrication des générateurs entraîne
peu d'émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère [50].

L’une des formes d’énergies renouvelables la plus attractive est l’énergie solaire
photovoltaïque (𝑃𝑉). En effet, l’énergie solaire 𝑃𝑉 est une énergie propre, renouvelable dont
la source est gratuite (soleil) [51]. L’énergie solaire photovoltaïque présente l’avantage de
s’intégrer facilement à l’habitat (façades de bâtiments, toits). L’absence de pièces mécaniques
mouvantes réduit l’entretien de ces systèmes à un minimum et leur fiabilité a rapidement
favorisé leur utilisation dans le domaine des applications spatiales et en sites isolés (station de
télécommunication, systèmes de navigation en mer) [52]. En effet, si cette énergie 𝑃𝑉 se
présente comme l’énergie de l’avenir, elle a néanmoins l’inconvénient d’être très dépendante
de l’irradiance et de la température [51].

17
Introduction générale

L’énergie solaire photovoltaïque provient de la transformation directe d’une partie du


rayonnement solaire en énergie électrique. Cette conversion d’énergie s’effectue par une
cellule photovoltaïque (PV) [53] basée sur l’effet photovoltaïque qui consiste à produire une
force électromotrice lorsque la surface de cette cellule est exposée à la lumière. La tension
générée peut varier en fonction du matériau utilisé dans la fabrication de la cellule.
L’association de plusieurs cellules PV en série/parallèle donnent lieu à un générateur
photovoltaïque (GPV) qui a une caractéristique courant-tension (I-V) non linéaire présentant
un point de puissance maximale. La caractéristique I-V du GPV dépend du niveau
d’éclairement et de la température de la cellule ainsi que du vieillissement de l’ensemble. De
plus, son point de fonctionnement du GPV dépend directement de la charge qu’il alimente.
Afin d’extraire en chaque instant le maximum de puissance disponible aux bornes du GPV,
nous introduisons un étage d’adaptation (hacheur) entre le générateur et la charge pour
coupler les deux éléments le plus parfaitement possible [54].

Une des premières difficultés engendrées par l’utilisation d’une chaîne de conversion
photovoltaïque est focalisée sur le problème du couplage non parfait entre le générateur
photovoltaïque et la charge de type continue ou alternative. Comme les applications sont
nombreuses, ce problème reste en grande partie ouvert. Un des problèmes technologiques qui
existe dans ce type de couplage est que lorsqu’il est mal dimensionné, il détériore d’autant
plus la production et le transfert de la puissance du générateur photovoltaïque (GPV), le
faisant fonctionner loin de ses ressources maximales. La génération d’énergie est garantie
mais se fait avec des pertes importantes de production et donc est plus chère que prévue. La
littérature est très importante dans ce domaine en émergence et propose régulièrement une
grande quantité de commandes spécifiques qui effectue une recherche de point de puissance
maximale (MPPT) lorsque le GPV est couplé à une charge à travers un convertisseur statique
[19].

Dans ce mémoire, nous allons faire une étude sur la commande MPPT à base de
logique floue appliquée à un GPV. C’est une commande de plus en plus utilisée dans ces
dernières années à cause de ses performances élevées. Ce travail sera divisé en trois
chapitres : le premier chapitre est consacré à des généralités sur l’énergie solaire
photovoltaïque. Dans le deuxième chapitre, nous présentons la modélisation du générateur PV
afin qu’on puisse le simulé et voir son comportement sous différentes conditions
atmosphériques. Le troisième chapitre est divisé en deux parties, la première est consacré à

18
Introduction générale

l’étude du convertisseur DC-DC qui est utilisé comme un étage d’adaptation entre le GPV et
la charge. Puis dans la deuxième partie, nous allons étudier deux algorithmes de commande
MPPT qui sont « Perturber et Observer » et celle « à base de la logique floue ». Enfin nous
allons valider l’étude par la simulation des deux algorithmes, puis nous allons faire une
interprétation des résultats trouvées et une comparaison entre les deux algorithmes.

19
Chapitre I
Généralités sur l’énergie photovoltaïque
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

Introduction
Il y a très longtemps que l’Humanité a compris comment se servir du Soleil pour
allumer un feu. Grâce à des miroirs, on peut concentrer en un point la puissance des rayons
solaires. La chaleur devient alors si intense sur ce point que le feu démarre. C’est comme cela
que, dans l’Antiquité, les Grecs allumaient la flamme olympique [6].

Au 17e siècle, un ingénieur français réussit à faire fonctionner une pompe grâce à de
l’air chauffé par le Soleil. Deux cents ans plus tard, un physicien parisien découvre l’effet
photovoltaïque : il est désormais possible de transformer la lumière du Soleil en électricité.
Mais il faudra attendre un siècle encore pour que cette technologie fasse de réels progrès :
c’est en cherchant à conquérir l’espace que les scientifiques ont le plus investi dans la maîtrise
de l’énergie solaire [6].

La lumière du Soleil peut être utilisée pour produire de l’électricité. On utilise pour
cela des panneaux composés de cellules électroniques qui réagissent aux rayons du Soleil. On
parle alors d’énergie solaire photovoltaïque. Ces installations sont de plus en plus répandues
dans le monde [6].

L’énergie photovoltaïque à distinguer de l’énergie solaire thermique, qui est une autre
technique destinée au chauffage de l’eau par conversion directe de l’énergie solaire en
calories à l’aide de capteurs plans [4].

Les cellules solaires et modules photovoltaïques sont des composants de conversion


d’énergie qui produisent de l’électricité lorsqu’ils sont exposés à la lumière. On parle
généralement d’énergie solaire photovoltaïque, car le soleil est la source lumineuse la plus
intense de notre planète, et la plupart des applications sont en plein air. Mais certains préfèrent
l’expression énergie lumière, pour insister sur le fait que toute source de lumière, même
artificielle (ampoules, tubes fluorescents…), peut générer de l’électricité à travers une cellule
solaire [4].

Cette énergie respecte notre environnement en réduisant les émissions des gaz à effet
de serre (elle n’en émet aucun lors de son utilisation). Les prix ne cessent de baisser grâce à
l’accroissement des volumes de production car le marché est fortement stimulé par le rachat

21
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

du courant par les compagnies d’électricité, et il croît de 40 % par an au niveau mondial


depuis quelques années. Peu de secteurs économiques peuvent afficher de tels résultats [4].

Dans ce chapitre, nous allons donner quelques statistiques sur l’énergie photovoltaïque
dans le monde et dans l’Algérie, puis nous allons définir les notions sur l’énergie
photovoltaïque et le rayonnement solaire, puis nous allons décrire le principe de
fonctionnement des cellules photovoltaïques et sa modélisation.

I.1 L’énergie photovoltaïque dans le monde


Les installations solaires mondiales poursuivront des taux de croissance à deux
chiffres dans la nouvelle décennie, selon les nouvelles prévisions de la demande mondiale de
photovoltaïque (PV) 2020 réalisées par IHS Markit, un leader mondial de l’information, de
l’analyse et des solutions critiques. Les nouvelles installations annuelles en 2020 atteindront
142 gigawatts (GW), soit une augmentation de 14% par rapport à l’année précédente [9].

Les 142 gigawatts attendus en 2020 sont sept fois supérieurs à la capacité totale qui
avait été installée au début de la décennie précédente (20 GW en 2010). La croissance a
également été importante en termes de portée géographique. Il n’y avait que 7 pays avec plus
de 1 GW de capacité installée en 2010, la plupart en europe. IHS Markit s’attend à ce que plus
de 43 pays atteignent ce seuil d’ici la fin de 2020 [9].

Les grands marchés comme la Chine continueront d’avoir une part démesurée de
nouvelles installations à l’avenir. Cependant, la dépendance excessive à l’égard de la Chine
pour la croissance mondiale des installations solaires continuera de diminuer au cours des
prochaines années, car davantage de capacités seront ajoutées ailleurs. Les installations en
dehors de la Chine, premier marché mondial, ont augmenté de 53% en 2019 et devraient
continuer de croître en 2020. Globalement, les 10 principaux marchés solaires devraient voir
leur part collective du marché tomber à 73%, contre 94% en 2010 [9].

Chine – La demande d’énergie solaire en 2020 sera inférieure aux pics d’installation
historiques de 50 GW en 2017. La demande en Chine est dans une phase de transition alors
que le marché se dirige vers l’énergie solaire non subventionnée et en concurrence avec
d’autres formes de production et il y a une incertitude persistante en attendant la publication
du nouveau 14e plan quinquennal qui sera annoncé l’année prochaine [9].

22
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

États-Unis – Les installations devraient croître de 20% en 2020, consolidant ainsi la


position des États-Unis en tant que deuxième marché mondial. La Californie, le Texas, la
Floride, la Caroline du Nord et New York seront les principaux moteurs de la croissance de la
demande américaine au cours des cinq prochaines années [9].

Europe – Après avoir presque doublé ses installations en 2019, l’Europe devrait
continuer de croître en 2020, ajoutant plus de 24 GW, soit une augmentation de 5% par
rapport à 2019. L’Espagne, l’Allemagne, les Pays-Bas, la France, l’Italie et l’Ukraine seront
les principales sources de demande, représentant 63% du total des installations de l’Union
européenne en 2020 [9].

Inde – Après une année plate en 2019, en raison des incertitudes politiques et de
l’impact des droits d’importation sur les cellules et modules solaires, les installations
devraient à nouveau croître et dépasser 14 GW en 2020. La baisse des prix des modules et un
large éventail de projets devraient stimuler le retour à la croissance, selon IHS Markit [9] (fig.
I.1).

Fig. I.1 : Comparaison entre les installations solaires


photovoltaïque dans la chine et dans le reste du monde
entre 2018 et 2023 [9]

Le nouveau Global Market Outlook 2020-2024 présente les premiers résultats d’une
enquête mondiale réalisée en avril par le Global Solar Council sur les impacts du COVID-19
sur le secteur solaire (fig. I.2). Plus de 71% des entreprises solaires interrogées ont signalé une

23
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

baisse des commandes, 6 sur 10 ont déclaré que les commandes avaient baissé jusqu’à 50%,
et 3 sur 10 ont enregistré une baisse de 50 à 90%. L’effet de la pandémie sur les taux
d’installation varie selon les pays et les segments, en grande partie en fonction de la façon
dont les pays ont souffert de la COVID-19 et de la réponse des gouvernements. Solar Power
Europe estime dans son scénario moyen que les nouvelles capacités mondiales installées
diminueront de 4% pour atteindre 112 GW en 2020. Par rapport à aux prévisions du marché
mondial de l’année dernière qui projetaient jusqu’à 144 GW de nouveaux panneaux solaires,
cela représente une perte de 32 GW [21].

Fig. I.2 : Prévisions du marché mondial du photovoltaïque


en GW/an entre 2020 et 2024 [21].

La pandémie de coronavirus aura un impact significatif sur le marché mondial du


solaire photovoltaïque. Alors que l’économie mondiale est confrontée à de graves
perturbations, Wood Mackenzie (est un groupe mondial de recherche et de conseil dans les
domaines de l'énergie, des produits chimiques, des énergies renouvelables, des métaux les
mines) a abaissé ses prévisions pour les installations PV de 2020 de 129,5 GW à 106,4 GW,
soit une réduction de 18%. De son côté, IHS Markit table sur une baisse de 16%, à 105 GW
(fig. I.3) [20].

24
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

Fig. I.3 : L’impact de l’épidémie de coronavirus sur la


demande de l’énergie photovoltaïque [20]

Une autre étude réalisée par IHS Markit et publiée le 31 mars montre que le marché
mondial des installations PV devrait représenter 105 GW en 2020, soit une chute de 16% en
glissement annuel par rapport aux installations mondiales de 2019 [20].

Alors que le virus a malmené le développement de l’énergie solaire, les programmes


de résilience sont l’occasion de permettre à cette technologie durable de revenir encore plus
forte. Il est essentiel d’accélérer le déploiement des sources de production d’énergie propre les
moins coûteuses, solaire et éolienne, et de renforcer les infrastructures pertinentes, telles que
les réseaux électriques [21].

I.2 L’énergie photovoltaïque en Algérie


Le secteur économique de l'énergie en Algérie occupe une place prédominante dans
l'économie de l'Algérie, les hydrocarbures à eux seuls représentent 60 % des recettes du
budget et 98 % des recettes d'exportation. L'Algérie est en 2019 le 16e producteur de pétrole,
le 10e producteur de gaz naturel et le 7e exportateur de gaz naturel au monde. La production
et la consommation d'énergie, y compris dans le secteur de l'électricité, sont tirées des
hydrocarbures à plus de 99 %. Cependant, l’État algérien commence à envisager des solutions
écologiques en investissant dans les énergies renouvelables. Selon le Programme algérien de
développement des énergies renouvelables et d’efficacité énergétique (PENREE) de 2012,
l'Algérie visait une puissance installée d’origine renouvelable de 22 000 MW d’ici 2030. Mais
sept ans après ce plan, les réalisations sont très modestes : le solaire n'a produit que 0,7 % de
l'électricité du pays en 2017, et l'éolien 0,01 %. L’Algérie comptait, en mai 2018, 24 centrales
photovoltaïques d'une puissance totale de 344 MW [24].

25
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

En avril 2020, la Sonelgaz avait signé avec l’initiative « Desertec » un mémorandum


d’entente pour élaborer une vision commune de coopération entre les deux parties. La
première étape de cette coopération comprend des études techniques détaillées des capacités
de l’Algérie en énergie solaire, outre la formation et la qualification de spécialistes algériens
dans ce domaine.

En Algérie, le ministère de l’énergie prévoit le lancement d’un méga projet, appelé


TAFOUK1, pour la réalisation de centrales solaires photovoltaïques d’une capacité totale de
4000 MW sur la période 2020-2024 [23]. Le projet « TAFOUK1 » a été présenté par le
ministre algérien de l’Énergie Mohamed Arkab le 20 mai 2020 lors d’une réunion, en
visioconférence, du gouvernement de l’Algérie. Le projet prévoit la réalisation de plusieurs
centrales solaires photovoltaïques. Celles-ci afficheront une capacité cumulée de 4 000 MW.
Les travaux se feront sur la période allant de 2020 à 2024. Ils coûteront jusqu’à 3,6 milliards
de dollars à l’État. Les centrales seront réparties sur une dizaine de wilayas d’Algérie et
mobiliseront une surface totale d’environ 6400 hectares. Leur réalisation devrait créer 56 000
emplois pendant la phase de construction et 2 000 emplois pendant la phase d’exploitation
[22].

I.3 Énergie solaire :


Bien que distant de 150 millions de kilomètres, le soleil est la principale source
d’énergie de notre planète. À l’exception de l’énergie nucléaire et de la géothermie, les
ressources énergétiques du globe terrestre sont issues de son activité, à savoir :

 La biomasse (photosynthèse) et les phénomènes physiques (cycle de l’eau,


vents, etc.), par son action directe sous forme de lumière et de chaleur.
 Les énergies fossiles (charbon, pétrole ou gaz), de manière indirecte ; elles
proviennent de la décomposition sédimentaire des matières organiques
(biomasse) qui, à l’origine et grâce à la photosynthèse, ont bénéficié de
l’énergie solaire pour leur croissance selon une théorie de la géologie.

Avec une espérance de vie de 5 milliards d’années, le soleil constitue une source
d’énergie inépuisable et abondante puisque le rayonnement solaire fournit en permanence,
chaque année, 10 000 fois la consommation totale de la planète, soit en moyenne 1 700
kWh/m²/an (fig. I.4) [1].
26
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

D’après l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), une surface de 145 000 km², soit
4 % de la surface des déserts, serait suffisante pour couvrir la totalité des besoins mondiaux en
électricité.

Fig. I.4 : Proportions des différentes


énergies consommées dans le monde [1].

L’énergie solaire provient de réactions thermonucléaires se produisant dans son


noyau, dont la température atteint 15 millions de degrés. L’énergie se propage dans le système
solaire sous la forme de rayonnements électromagnétiques (photons). L’énergie parvenant à
l’extérieur de l’atmosphère de la Terre est de l’ordre de 1368 W/m² (constante solaire
extraterrestre). Ce qui, en moyenne sur l’année et sur l’ensemble de la Terre, représente 342
W/m² (valeur très théorique)[1].

En interagissant avec les constituants gazeux de l’atmosphère et avec toutes les


particules présentes en suspension (aérosols, gouttelettes d’eau et cristaux de glace), le
rayonnement incident s’affaiblit suite à des phénomènes d’absorption, de diffusion et de
réflexion (fig. I.5).

La composition spectrale de la lumière est également modifiée après son passage à


travers l’atmosphère, qui exerce une absorption sélective selon la longueur d’onde : les
courtes longueurs d’onde comme les rayons gamma et X sont totalement absorbées, les
ultraviolets le sont partiellement ainsi que le bleu tandis que le rouge et l’infrarouge le sont
moins [1].

27
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

Fig. I.5 : Diminution du rayonnement incident par


absorption, par diffusion et par réflexion [1].

I.3.1 Rayonnement direct et rayonnement diffus

Le rayonnement solaire peut être direct ou diffus. Le rayonnement direct est un


faisceau droit que l’on peut concentrer en utilisant une loupe ou un miroir. Le rayonnement
diffus est le rayonnement réfléchi par l’atmosphère et par les nuages, le brouillard et la
poussière (fig. I.6) les nuages et la poussière absorbent et renvoient le rayonnement, réduisant
la part qui atteint la surface terrestre. Lorsque le soleil brille, l’essentiel du rayonnement
parvenant au sol est direct ; lorsqu’il y a des nuages, 100 % du rayonnement est diffus. Le
rayonnement direct et le rayonnement diffus constituent le rayonnement global. Et, par temps
nuageux, ce rayonnement global peut ne pas dépasser 10 % de celui reçu par temps ensoleillé
[2].

Fig. I.6 : Rayonnement direct et rayonnement diffus


[2]

De longues périodes nuageuses réduisent de manière significative la quantité d’énergie


solaire disponible. L’humidité absorbe et réduit le rayonnement. La présence de fumées, de

28
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

brouillard ou de poussières réduit également la pénétration du rayonnement solaire. Ceci


étant, si la quantité totale d’énergie solaire reçue en un point donné peut varier d’une saison à
l’autre, elle ne varie pas d’une année à l’autre [2].

Sous les latitudes moyennes, le rayonnement global peut atteindre 1 000 W/m² au
niveau de la mer, à midi et par ciel clair (sans nuages) [1].

Outre la composition de l’atmosphère, l’épaisseur d’atmosphère que le rayonnement


doit traverser joue également un rôle important sur l’évaluation de la quantité du rayonnement
solaire qui atteint la surface de la Terre. Lorsque les rayons lumineux sont perpendiculaires à
la surface, l’épaisseur d’atmosphère traversée est la plus faible ; la lumière est moins absorbée
et moins diffusée par l’atmosphère et la surface reçoit davantage d’énergie solaire [1].

L’épaisseur de l’atmosphère est caractérisée par le nombre de masse d’air (AM). Il


correspond au rapport entre l’épaisseur de l’atmosphère traversée par le rayonnement (OM) et
l’épaisseur traversée à la verticale du site (OA) (fig. I.7). Cette relation est fonction de la
hauteur angulaire du soleil h, c’est-à-dire l’angle que fait la direction du soleil avec le plan
horizontal [1].

𝑂𝑀 1
La masse d’air (MA) = 𝑂𝐴
= sin ℎ

Ainsi :
 Soleil au zénith : AM 1
 Soleil à 30° : AM 2
 Soleil à 48° : AM 1.5 (STC)
 Hors atmosphère : AM 0 (par convention) [1].

Fig. I.7 : Relation entre la masse d’air et


l’épaisseur de l’atmosphère [2].

Le rayonnement solaire n’est pas réparti de manière uniforme sur l’ensemble de la


planète, aussi bien dans l’espace (latitude) que dans le temps (saison). L’inégale répartition en
fonction des latitudes est liée à la sphéricité du globe (fig. I.8), qui induit une diminution de
l’angle d’incidence au fur et à mesure que l’on se rapproche des pôles. L’angle d’incidence du

29
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

rayon solaire est maximal à l’équateur (90°) et diminue vers les pôles. C’est pour cette raison
que les zones de basses latitudes (comprises entre 40°N et 40°S) reçoivent plus d’énergie que
les zones de hautes latitudes par exemple dans les zones désertiques proches de l’équateur,
l’ensoleillement annuel est de 2 300 kW/m² au lieu de 1 100 kW/m² en Europe centrale. Dans
une perspective limitée aux régions peuplées par l’homme, cette variation reste pourtant peu
importante (avec un facteur de 1 à 3.5) [1].

Fig. I.8 : Relation entre la sphéricité du globe et la


répartition du rayonnement sur la planète [1].

Sous une même latitude, l’ensoleillement varie également au cours de l’année selon
les saisons (fig. I.9) cette variation du flux solaire au cours du temps est une conséquence de
la rotation de la Terre autour d’un axe incliné de 23°27’ par rapport au plan de révolution
autour du soleil (plan de l’orbite terrestre). L’axe d’inclinaison étant constant au cours de la
rotation autour du soleil, l’angle d’incidence des rayons solaires, pour une même latitude,
varie au cours de la révolution de la Terre [1].

Fig. I.9 : Influence des saisons sur l’ensoleillement [1].

30
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

I.3.2 Principes du rayonnement solaire

Le soleil émet un rayonnement composé de millions de particules à haute énergie


appelées photons. Chaque photon transporte une quantité fixe d’énergie. Selon la quantité
transportée, le rayonnement est infrarouge (chaleur), visible (rayonnement visible) ou
ultraviolet (rayonnement à très haute énergie) [2].

Le spectre solaire décrit les divers groupes de rayonnements atteignant la Terre et les
classe par longueurs d’onde. Les différents modules et collecteurs exploitent des longueurs
d’onde différentes du spectre solaire [2].

L’atmosphère terrestre reçoit environ 1 350 watts d’énergie solaire par mètre carré
(W/m²). Cette valeur constante est dite « constante solaire ». La totalité de cette énergie ne
parvient pas à la surface de la Terre. L’atmosphère en absorbe et réfléchit une part importante
et la part atteignant effectivement la surface de la Terre ne dépasse pas environ 1 000 W/m².
En fait, l’éclairement du soleil n’atteint cette valeur que lorsque le soleil est au zénith un jour
sans nuage [2].

I.3.3 L’irradiation solaire

L’irradiation solaire est la quantité d’énergie radiative du soleil atteignant


effectivement une surface ou la quantité d’énergie solaire reçue par unité de surface. Elle se
mesure en watts par mètre carré (W/m²) ou kilowatts par mètre carré (kW/m²). Si un module
solaire fait directement face au soleil (s’il est perpendiculaire aux rayons du soleil)
l’irradiation est bien plus forte que si le module fait un angle avec les rayons du soleil.
Pendant une journée ensoleillée, la quantité d’énergie reçue est moindre le matin et en fin
d’après-midi, pour deux raisons : l’angle entre la surface plane et les rayons du soleil n’est pas
optimal, d’une part, et les rayons du soleil transportent moins d’énergie, d’autre part. À midi,
l’énergie reçue est à son maximum. La quantité effectivement reçue à un moment donné
dépend de l’ennuagement (la quantité de nuage) et de la quantité de poussière dans
l’atmosphère [2].

L’angle entre le rayon du soleil et la surface est dit angle d’incidence des rayons
solaires. Plus il se rapproche de 90° et plus la quantité d’énergie reçue par la surface est
importante (fig. I.10). Si un module solaire photovoltaïque est tourné en permanence vers le

31
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

soleil, il produit d’avantage d’énergie. On obtient ce résultat en utilisant une technique dite de
« poursuite du soleil » [2].

Fig. I.10 : Angle d’incidence des rayons du soleil


[2]

I.4 La cellule photovoltaïque


L'effet photovoltaïque (ou photoélectrique) consiste à convertir de la lumière en
électricité. Il a été découvert par le physicien français Edmond Becquerel en 1839 et a reçu
une application industrielle à partir de 1954. Dont le principe est d’exciter les électrons
périphériques de certains atomes d'éléments semi-conducteurs, ce qui va créer un courant
électrique [7].

Dans la pratique, une cellule photovoltaïque reçoit la lumière solaire et la transforme


en électricité par le biais d’un semi-conducteur, le plus souvent du silicium. Plusieurs cellules
constituent un module photovoltaïque produisant un courant continu, ensuite transformé en
courant alternatif par un onduleur [7].

Le matériau de base le plus utilisé actuellement pour la fabrication des cellules


photovoltaïques est le silicium (90 % de la production mondiale). Celui-ci se trouve en très
grande quantité sur notre planète puisqu’il constitue environ 28 % de l’écorce terrestre. En fait
on le trouve surtout sous forme de dioxyde de silicium (SiO2), nommé aussi silice qui est le
constituant principal du sable. Il est donc très abondant et peu coûteux [1], [3].

Quelques-unes de ses propriétés sont données au tableau I.1.

32
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

Symbole Propriété Valeur


nombre atomique 14
masse atomique 28.086
Si masse volumique 2330 kg/𝑚3
température de fusion 1683 K
température d’ébullition 2628 K

Tab. I.1 : Caractéristiques du silicium [3].

Cependant pour être utilisable en électronique, le silicium doit être très pur [3] et il
doit subir au préalable une série de traitements (fig. I.11) [1]. La fabrication d’un module
nécessite de l’énergie. Cette quantité d’énergie correspond à celle que doit produire un
module sur une période comprise entre 2.6 et 4.6 années (retour énergétique du module). Il
génère 5 à 15 fois plus d’énergie que celle nécessaire à sa fabrication pour une durée de vie
estimée à 20 ans (fig.I.12). Le silicium est utilisé sous sa forme cristalline (mono- ou multi-
cristalline) ou sous sa forme amorphe [1].

Fig. I.11 : Fabrication d’une cellule de silicium


cristallin [1].
33
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

Fig. I.12 : Bilan énergétique d’un


système photovoltaïque [1].

I.4.1 Principe de fonctionnement d’une cellule photovoltaïque

Une cellule est constituée d’un matériau semi-conducteur tel que le silicium absorbant
l’énergie des photons et la transformant en énergie électrique [3].

À la lumière, les photons absorbés par les semi-conducteurs apportent une telle
énergie qu’ils délogent et mettent en mouvement les électrons de ces matériaux dans une
direction particulière, créant ainsi un courant électrique (fig.I.13). Ce principe est appelé la
photoconductivité [1].

Fig. I.13 : Schématisation de la conductivité des matériaux [1]

34
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

I.4.2 Le modèle équivalent d’une cellule photovoltaïque

Une cellule photovoltaïque peut être modélisée comme un générateur de courant. En


effet, c’est le courant qui est constant et non la tension [4]. Sous la forme d’un schéma
électrique la cellule photovoltaïque peut être représentée de la façon suivante (fig. I.14).

Fig. I.14 : Schéma électrique équivalent d’une cellule


photovoltaïque [4]

𝐺 : est une source de courant parfait.


𝐼𝑝ℎ : Le photo-courant.
𝐷 : est une diode matérialisant le fait que le courant ne circule que dans un sens.
𝑅𝑠ℎ : est une résistance shunt qui prend en compte les fuites inévitables de courant qui interviennent
entre les bornes opposées positive et négative d’une cellule.
𝑅𝑠 : est une résistance série qui est due aux différentes résistances électriques que le courant rencontre
sur son parcours (résistance intrinsèque des couches, résistance des contacts) [4].
𝐼𝑝𝑣 : Le courant produit par la cellule photovoltaïque.
𝑈𝑝𝑣 : La tension aux bornes de la cellule photovoltaïque.

En appliquant les lois de Kirchhoff sur le circuit de la figure I.14 on obtient


l’équation suivante :

𝑈𝑝𝑣 + 𝑅𝑠 𝐼𝑝𝑣 𝑈𝑝𝑣 + 𝑅𝑠 𝐼𝑝𝑣


𝐼𝑝𝑣 = 𝐼𝑝ℎ − 𝐼0 [exp ( ) − 1] − (I.1)
𝑉𝑡 𝑛 𝑅𝑠ℎ

Avec
𝐸
𝐼𝑝ℎ = (𝐼𝑠𝑐,𝑐𝑒𝑙𝑙 + 𝐾𝑖 (𝑇 − 𝑇𝑟 )) (I.2)
𝐸𝑟
Et
𝐼𝑠𝑐,𝑐𝑒𝑙𝑙 + 𝐾𝑖 (𝑇 − 𝑇𝑟 )
𝐼0 =
𝑉𝑜𝑐,𝑐𝑒𝑙𝑙+𝐾𝑣 (𝑇−𝑇𝑟) (I.3)
exp ( 𝑉𝑡 𝑛 )−1

Avec

35
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

∆𝑇 = 𝑇 − 𝑇𝑟 (I.4)
Et
𝑁𝑂𝐶𝑇 − 20
𝑇 = 𝑇𝑎 + ∙𝐸 (I.5)
800
𝑘𝑇
𝑉𝑡 = (I.6)
𝑞

D’où

𝐼𝑠𝑐,𝑐𝑒𝑙𝑙 : Le courant de court-circuit nominal de la cellule [A]


𝑉𝑜𝑐,𝑐𝑒𝑙𝑙 : La tension de circuit ouvert nominal de la cellule [V]
𝐾𝑖 : Le coefficient de température de court-circuit [%/°K]
𝐾𝑣 : Le coefficient de température de circuit ouvert [%/°K]
𝑉𝑡 : La tension thermique [V]
𝐼0 : Le courant de saturation de la diode [A]
𝐼𝑟𝑠 : Le courant inverse de saturation de la diode [A]
𝑘 : Constant de Boltzmann = 1.38 ∙ 10−23 [J/K]
𝑞 : La charge élémentaire de l’électron = 1.602 ∙ 10−19 [C]
𝑇 : La température absolue de la cellule [K]
𝑇𝑟 : La température de référence [K]
𝑇𝑎 : La température ambiante de la cellule [K]
𝑁𝑂𝐶𝑇 : La température de fonctionnement nominale de la cellule [K]
𝐸 : L’éclairement absolu [W/m²]
𝐸𝑟 : L’éclairement dans les conditions de test standard (STC) [W/m²]
𝐸𝑔 : L’énergie de gap = 1.12 eV pour le silicium
𝑛 : Le facteur d’idéalité de la jonction P-N, sa valeur dépend de la technologie utilisée (voir Tab. I.2)

Technologie Facteur idéal


Si-mono 1.2
Si-poly 1.3
a-Si-H 1.8
a-Si-H tandem 3.3
a-Si-H triple 5
cdTe 1.5
CTs 1.5
AsGa 1.3

Tab. I.2 : La valeur du facteur idéal selon la technologie


des cellules [8].

36
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

I.4.3 Caractéristiques électriques d’une cellule PV

Une cellule photovoltaïque est un générateur élémentaire d’énergie électrique définie


par sa courbe caractéristique courant-tension (fig. I.15). Elle indique la variation du courant
qu’elle produit en fonction de la tension aux bornes de la cellule depuis le court-circuit
jusqu’au circuit ouvert (tension à vide).

Fig. I.15 : Courbe courant-tension d’une cellule


photovoltaïque [4].

Cette courbe est établie dans des conditions de fonctionnement définies : répartition du
rayonnement, rayonnement, cellule à une température donnée, air ambiant circulant à une
vitesse donnée. Chaque courbe correspond à des conditions spécifiques de fonctionnement.
De plus, une courbe est propre à chaque type de matériau photovoltaïque. Par exemple une
cellule en silicium amorphe aura une tension plus élevée qu’une cellule en silicium cristallin,
mais son courant sera nettement plus faible en raison de sa moins bonne collecte et de sa
faible épaisseur [1]. Cependant, il possède un coefficient d’absorption de la lumière environ
mille fois supérieur à celui du silicium cristallin. Une fine couche de 0,3 µm (= 0,0003 mm)
est donc suffisante pour absorber l’essentiel du spectre visible [4].

I.4.4 Points de fonctionnement idéaux

Chaque point de la courbe courant-tension définit un point de fonctionnement de la


cellule. Deux points de fonctionnement idéaux (court-circuit et circuit ouvert) sont à
distinguer.

37
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

Tension de circuit ouvert 𝐔𝐜𝐨

Si l’on place une cellule PV sous une source lumineuse constante, sans aucun
récepteur, elle peut générer à ses bornes une tension continue maximale, dite tension de
circuit ouvert 𝑈𝑐𝑜 ou tension à vide. Cette tension est de l’ordre de 0,7 V pour une cellule
élémentaire (elle varie avec la technologie et l’éclairement) [4], elle est fonction des
caractéristiques de la jonction électronique et des matériaux, pour l’augmenter, il suffit de
monter plusieurs cellules en série [1].

Dans cet état, la cellule ne débite aucun courant et ne peut alimenter aucun récepteur.
C’est sous une tension inférieure que la photopile sera utilisée, afin qu’elle débite tension et
courant pour alimenter le récepteur [4].

Courant de court-circuit 𝐈𝐜𝐜

À l’inverse du point de circuit ouvert, lorsqu’on place la cellule en court-circuit, elle


débite son courant maximal, mais aucune tension. C’est le courant que l’on peut mesurer en
branchement direct sur un ampèremètre. On appelle ce courant maximal à tension nulle
courant de court-circuit [4]. Il est directement proportionnel à l’énergie rayonnante reçue,
c’est-à-dire à l’éclairement (W/m²), à la température ambiante, à la vitesse de circulation de
de l’air ambiant et à la surface de la cellule [1].

Point de puissance maximale 𝑷𝒎

L’utilisation optimale d’une cellule consiste à alimenter une charge sous la tension
maximale et à un courant maximal. En effet, suivant la formule 𝑃 = 𝑈𝐼, pour que la puissance
soit maximale : il faut être dans les conditions où le produit 𝑈𝐼 est maximal : c’est le point de
charge idéal de la cellule, ou point de puissance maximale 𝑃𝑚 . On a coutume d’appeler 𝑈𝑚 et
𝐼𝑚 la tension et le courant correspondant à ce point 𝑃𝑚 = 𝑈𝑚 ∙ 𝐼𝑚 [4].

Puissance-crête

Dans le cas de panneaux photovoltaïques, les professionnels font référence à la


puissance-crête ou puissance « catalogue », notée 𝑊𝑐 (watt-crête) ou 𝑊𝑝 (Watt-Peak) et
caractérisant la performance théorique de la cellule. Elle représente la puissance électrique
maximale délivrée dans les conditions de test standard STC (Standard Test Conditions) :

38
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

 Ensoleillement de 1000 W/m²


 Température de 25 °C
 Spectre AM 1.5

Comme le courant, elle dépend directement de l’intensité du flux lumineux [1].

Rendement

Le rendement d’un photo-générateur est le rapport entre la puissance électrique


générée et la puissance lumineuse reçue par le photo-générateur [4]:

𝑃𝑚
𝜂= (I.7)
𝐸∙𝑆

Où 𝑆 est la surface du photo-générateur [m²], 𝐸 est l’éclairement [W/m²], 𝑃𝑚 est la


puissance électrique du photo-générateur [W].

On peut calculer ce rendement pour différents éclairements, mais en général il est


donné dans les conditions STC. On le calcule donc avec la puissance crête [4] :

𝑃𝑐
𝜂= (I.8)
1 000 ∙ 𝑆

Facteur de forme FF

À partir de ces valeurs idéales, il est possible de déterminer le facteur de forme FF. Il
indique le degré d’idéalité de la caractéristique courant-tension correspondant au rapport
suivant :

𝑃𝑚
𝐹𝐹 = (I.9)
𝑈𝑐𝑜 ∙ 𝐼𝑐𝑐

𝑃𝑚 : Puissance maximale

39
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

𝑈𝑐𝑜 : Tension de circuit ouvert

𝐼𝑐𝑐 : Courant de court-circuit

Il est compris entre 0 et 1 ou exprimé en pourcentage. Plus le rapport est proche de 1,


meilleur est le rendement de la cellule. En général, le facteur de forme pour un panneau est
compris entre 0.60 et 0.85 en raison des pertes inévitables (résistance et faibles fuites de
courant, etc.) [4].

I.4.5 L’effet de l’éclairement et de la température sur la cellule photovoltaïque


I.4.5.1 Influence de l’éclairement

Lorsque l’éclairement varie, ce qui est inévitable le long d’une journée ensoleillée, la
caractéristique d’une cellule photovoltaïque évolue [3]. L’énergie électrique produite par une
cellule dépend de l’éclairement qu’elle reçoit sur sa surface.

La figure I.16 représente la caractéristique courant-tension d’une cellule en fonction de


l’éclairement, à une température et une vitesse de circulation de l’air ambiant constantes : le
courant est directement proportionnel au rayonnement, contrairement à la tension qui ne varie
que très peu en fonction de l’éclairement [1].

Fig. I.16 : Caractéristique courant-tension d’une cellule


en fonction de l’éclairement à 25°C [1]

40
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

I.4.5.2 Influence de la température

L’influence de la température est importante et a des conséquences sur la conception


des panneaux et des systèmes photovoltaïques. C’est un paramètre essentiel puisque les
cellules sont exposées aux rayonnements solaires, susceptibles de les échauffer. De plus, une
partie du rayonnement absorbé n’est pas convertie en énergie électrique mais se dissipe sous
forme de chaleur.

La figure I.17 montre que la tension d’une cellule baisse fortement avec la
température. Plus la température augmente et moins la cellule est performante. En revanche,
le courant augmente légèrement en intensité : cette augmentation reste néanmoins négligeable
au point de puissance maximale [1].

Fig. I. 17 : Caractéristique courant-tension d’une cellule


en fonction de la température à 1000 W/m2 [1]

I.4.6 Technologie des cellules photovoltaïques

L’industrie photovoltaïque se développe rapidement et de nouvelles technologies


apparaissent chaque année [2]. Il existe différentes technologies pour réaliser des cellules
photovoltaïques dont les degrés de maturité, de performance et de durée de vie sont très
différents. Deux grandes familles technologiques sont à distinguer : la technologie à base de
silicium cristallin et la technologie des couches minces [1].

41
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

I.4.6.1 Technologie à base de silicium cristallin

La plus répandue, elle produit des cellules cristallines sciées dans la masse sous forme
de plaquettes épaisses de 0.15 à 0.20 mm [1].

Silicium monocristallin

Matériau le plus répandu, présentant un bon rendement à fort et moyen éclairement, il


est à la base des panneaux « terrestres » les plus performants après ceux à l’arséniure de
gallium.

 Rendement électrique des panneaux : 15 à 20 % STC.


 Puissance des panneaux : 5 à 300 Wc.
 Gamme d’éclairement : 100 à 1 000 W/m2.
 Usage : tous usages en extérieur de forte et moyenne puissance : télécoms, habitat,
centrales et toits solaires [4].

Les cellules sont formées d’un seul cristal ordonné. Ce matériau est fabriqué en
barreaux étirés à partir d’un germe, ou recristallisés à haute température (fig. I.18).

Fig. I.18 : Cellule photovoltaïque monocristalline [4].

Silicium poly (ou multi) cristallin

Il est un peu moins performant, essentiellement aux éclairements modérés, et


également moins onéreux.

 Rendement électrique des panneaux : 12 à 17 % STC.

42
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

 Puissance des panneaux : 5 à 300 Wc.


 Gamme d’éclairement : 200 à 1 000 W/m2.
 Usage : identique au silicium monocristallin.

Il est constitué de cristaux de 1 mm à environ 2 cm assemblés, appelés « grains ».


Ce matériau, moins onéreux, est élaboré dans de grands creusets industriels par fonte et
refroidissement de blocs de silicium purifié (fig. I.19).

Fig. I.19 : Cellule photovoltaïque polycristalline [4]

Dans les deux cas (mono ou multi cristallin), le silicium est ensuite découpé en
tranches par des scies à fil. Sur ces plaquettes (wafers), on réalise alors l’incorporation des
dopants par des techniques de diffusion ou d’implantation sous vide. Puis, le silicium est
couvert d’une couche anti-reflet en face avant, qui réduit à moins de 5 % les pertes par
réflexion de la lumière incidente, et qui lui donne une couleur bleu foncé, caractéristique
des photogénérateurs au silicium cristallin. Le dessus et le dessous de la plaquette doivent
ensuite être couverts de contacts métalliques pour collecter l’électricité générée. Pour
laisser passer la lumière, l’électrode avant est déposée sous forme de grille, l’arrière étant
simplement recouvert d’une couche métallique continue (fig. I.20) [4].

43
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

Fig. I.20 : Cellule au silicium cristallin [4]

Silicium en ruban

Il s’agit d’une variante récente dont l’intérêt principal est qu’elle évite les pertes de
découpes des lingots. Le principe consiste à étirer directement le silicium fondu sous forme
d’un ruban plan ou tubulaire. Par cette technologie, la consommation de silicium est divisée
par deux (8 g par Wc contre 16 g par Wc) et le rendement est équivalent à celui du silicium
multicristallin [1].

Les deux procédés les plus utilisés sont la technologie ruban EFG (Edge defined Film-
fed Growth) et le procédé String Ribbon [1].

I.4.6.2 Technologie des couches minces

Les cellules minces sont fabriquées en déposant un ou plusieurs matériaux sous forme
de « spray » sur un support de verre, de plastique, d’acier, etc [1].

La technologie des cellules en couches minces connaît actuellement un fort


développement. Sa méthode de fabrication présente un coût de production moins élevé que
celle du silicium cristallin pour un rendement relativement identique [1].

Silicium amorphe

Nettement moins puissant au soleil que les deux précédents, ce silicium en couche très
mince répond par contre à tous les éclairements, extérieur et intérieur (fig. I.21). Sa
technologie de fabrication est théoriquement moins onéreuse (mais la production n’a pas

44
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

atteint des niveaux comparables) et permet de réaliser des petits formats, grâce à la mise en
série intégrée et la simplicité de découpe [4].

Fig. I.21 : Cellule photovoltaïque à couche mince (silicium amorphe)


[4]

 Rendement électrique des panneaux : 5-7 % STC (jusqu’à 12 % pour les « multi-
jonctions »).
 Puissance des photopiles intérieures : 0 à 1 Wc.
 Puissance des panneaux extérieurs : 0,5 à 90 Wc.
 Gamme d’éclairement : 20 lux (en intérieur) à 1 000 W/m2 (en extérieur).
 Usage : électronique professionnelle et grand public (montres, calculettes…),
électronique de faible consommation en extérieur, baies vitrées semi-transparentes,
centrales au sol.

Tellurure de cadmium (CdTe)

Intéressant surtout pour son coût de fabrication devenu très bas ces dernières années,
ce matériau, qui a longtemps souffert de problèmes de stabilité et de maîtrise des procédés
industriels, est aujourd’hui le leader incontesté des couches minces. En termes de
performances, il se situe au niveau des meilleures multijonctions silicium amorphe.
Cependant il risque de souffrir de problèmes de pénurie (le tellure est un élément rare) et il
contient un élément potentiellement dangereux déjà interdit dans de nombreux pays (le
cadmium1) [4]. L’élément cadmium est très toxique, comme l'avait pressenti Friedrich
Stromeyer, aussi toxique que le plomb et le mercure. Par ingestion de produits solubilisés par
l'organisme ou par inhalation via les sites alvéolées des bronches, passe dans le sang,
s'accumule dans le foie tout en provoquant des troubles rénaux graves. Il forme des composés
métalliques avec l'urée, qui joue le rôle d'un complexant [25].

45
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

• Rendement énergétique des panneaux : 8 à 10 %


• Puissance des panneaux : 70 à 90 W
• Gamme d’éclairement : extérieur
• Usage : centrales solaires principalement

CuInSe2 (CIS) et CuInGaSe (CIGS)

Les cellules utilisant ces matériaux sont produites en couche mince par des méthodes
chimiques ou de dépôt sous vide, sur une sous-couche de CdS (sulfure de cadmium). Elles ont
d’assez bonnes propriétés électroniques. De plus, elles bénéficient des mêmes commodités de
fabrication que le silicium amorphe (mise en série et découpe simples). Mais cette technologie
est assez peu commercialisée dans le monde, en raison du cadmium qu’elle contient (elle
pourrait souffrir des directives européennes sur l’exclusion des matériaux dangereux.

• Rendement des panneaux : 10-12 %


• Puissance des panneaux : 5 à 150 Wc
• Usages : alimentations de faible et moyenne puissance en extérieur, habitat raccordé
au réseau.

I.4.7 Mise en série des cellules photovoltaïque

La faible tension de fonctionnement d’une cellule (autour de 0,6 V sous 1 000 W/m²)
la rend peu utilisable dans la pratique, et il convient d’en monter plusieurs en série pour
augmenter cette tension (fig. I.22).

Fig. I.22 : mise en série les cellules


photovoltaïques [4]

La tension dans les cellules solaires montées en série est cumulative, ça signifie que la
tension obtenue par la mise en série de N cellules est N fois la tension d’une cellule. Les

46
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

cellules sont traversées par le même courant, et la caractéristique résultant du groupement


série est illustré dans la figure I.23.

Fig. I.23 : Caractéristique résultante du


groupement série de n cellules [11].

Le groupement en série des cellules présente un effet indésirable lorsque le module est
partiellement à l’ombre ou lorsque les cellules ne sont pas éclairées équitablement
(éclairement non homogène). Le cas extrême a lieu dans les conditions de court-circuit. Une
solution à ce problème consiste à brancher des diodes by-pass en parallèle avec chaque cellule
[11].

Les diodes by-pass permettent d’éviter l’effet « hot spot », ou échauffement. Ce


phénomène survient dès qu’une des cellules montées en série est occultée par la présence
d’une feuille morte ou d’une ombre (fig. I.24), par exemple ; dans ces conditions, elle ne peut
délivrer qu’un courant limité. Elle fonctionne donc inversement aux autres cellules non
occultées du module qui délivrent un courant supérieur à ce courant limité. En fonctionnant
ainsi, un échauffement de la cellule (appelé hot spot) se produit, provoquant des dégâts
irréversibles : détérioration des contacts, de la couche antireflet, etc., visibles à l’œil nu
(apparition d’une couleur brune au niveau de la cellule) [1].

Fig. I.24 : Formation d’un hot spot dans une cellule photovoltaïque [1].

47
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

Toutes fois, une diode by-pass pour chaque cellule est trop coûteux [11]. Les diodes
by-pass sont câblées en parallèle par groupes de cellules (fig. I.25). Un module de 36 cellules
est généralement équipé de trois diodes, soit une diode par série de 12 cellules.

Fig. I.25 : Câblage des diodes by-pass par groupes de cellules [1]

Les modules en silicium amorphe ne sont pas équipés de diodes by-pass pour la simple
raison qu’il est peu probable que soit occultée toute une bande photovoltaïque (équivalant à
une cellule d’un module en silicium cristallin) [1].

I.4.8 Mise en parallèle des cellules photovoltaïque

Seul les cellules qui utilise la même technologie, qui viennent du même constructeur et
qui sont de même type qui peuvent être mise en parallèle. Le courant dans les cellules solaires
montées en parallèle est cumulatif, ça signifie que le courant obtenu par la mise en parallèle
de N cellules est N fois le courant d’une cellule. La tension aux bornes du groupement
parallèle des cellules est la même tension d’une seule cellule. La caractéristique résultant du
groupement parallèle est illustré dans la figure I.26.

Fig. I.26 : Caractéristique résultante du groupement


parallèle de n cellules [11]. 48
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

I.5 Notion de module, de panneau et de champ photovoltaïque :


Plusieurs cellules photovoltaïques reliées en série, forment un module photovoltaïque.
La plupart du temps, un seul module ne suffit pas pour fournir la puissance électrique voulue.
Il faut donc en prévoir plusieurs, qui seront groupés en panneaux photovoltaïques (String en
anglais). L’interconnexion de modules en série ou en parallèle, en vue d’obtenir une puissance
plus grande, définit la notion de champ photovoltaïque (Array en anglais) (fig. I.27).

Fig. I.27 : Les différents groupements des cellules photovoltaïques [11].

I.6 Le système photovoltaïque


Le photovoltaïque est une énergie renouvelable issue du soleil. Il utilise directement le
rayonnement solaire pour transformer la lumière en courant électrique grâce à l’effet
photovoltaïque (fig. I.28). L’électricité est produite à partir de la lumière du jour.

La lumière est transformée en électricité au moyen de modules photovoltaïques


composés de plusieurs cellules solaires reliées entre elles. L’électricité produite correspond à
un courant continu (CC). Pour l’utiliser en secteur ou pour alimenter des appareils
fonctionnant en courant alternatif, il doit être converti en courant alternatif à l’aide d’un
convertisseur CC/CA appelé aussi onduleur. C’est le cas pour les installations photovoltaïques
raccordées au réseau du bâtiment et/ou du distributeur, représentant aujourd’hui près de 90 %
du marché mondial.

49
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

Fig. I.28 : Schéma simplifié


du principe du
photovoltaïque [1]

Les modules photovoltaïques doivent être associés à d’autres composants afin de


garantir une alimentation électrique fiable : l’ensemble constitue un système photovoltaïque
(fig. I.29).

Fig. I.29 : les composants d’un système photovoltaïque [1]

L’impact de cette technologie sur l’environnement est minime. Elle ne génère aucune
nuisance : ni gaz à effet de serre ni déchet. La majeure partie de cet impact est due à la
consommation d’énergie et à l’utilisation de produits chimiques toxiques durant la phase de
fabrication des panneaux, le cadmium par exemple [1].

50
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

I.7 Applications photovoltaïques


Il existe deux types de mises en œuvre d’une installation photovoltaïque selon qu’elle
fonctionne de manière autonome ou qu’elle est raccordée à un réseau public de distribution
d’électricité.

I.7.1 Installation photovoltaïque autonome

L’installation photovoltaïque autonome produit de l’électricité pour un bâtiment ou un


autre consommateur qui n’est pas relié au réseau. L’application autonome du photovoltaïque
concerne plusieurs domaines très diversifié [1].

 Domaine spatial (stations spatiales, satellites, etc.)


 Domaine professionnel (les communications, le transport, le mobilier urbain, etc.)
 Domaine domestique ou agricole (habitations rurales, activités agricoles, centres de
santé, les îles, etc.)
 Domaine de l’électronique (les montres, les étiquettes électronique, les calculatrices,
etc.)

I.7.2 Installation photovoltaïque raccordée au réseau

Les panneaux solaires photovoltaïques peuvent être raccordés au réseau de distribution


électrique. Ce raccordement ne peut se faire qu’après transformation, à l’aide d’un onduleur
spécifique, du courant continu en courant alternatif adapté aux caractéristiques du réseau.
L’énergie produite par les panneaux est soit consommée sur place par l’usager (et le surplus
est injecté sur le réseau), soit injectée en totalité dans le réseau électrique sans limite
quantitative [1].

I.8 Avantages et inconvénients du photovoltaïque


Au moment de choisir le système, il faut peser les avantages et les inconvénients à la
lumière des contraintes, besoins et spécifications du projet.

I.8.1 Avantages

 Conversion directe de l’énergie solaire gratuite et inépuisable en électricité.


 Absence de bruit, de pollution et d’émissions.

51
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

 Maintenance réduite (pas de pièces en mouvement ; durée de vie des modules = 20


ans).
 Possibilité d’adaptation de la taille de l’installation aux besoins existants, avec
possibilité d’extension à la demande, au fur et à mesure que le besoin énergétique
augmente.
 Sécurité absolue si l’installation est conforme. Le risque de choc électrique est réduit
en 12 ou 24 Vcc et le risque d’incendie est moindre qu’avec les groupes électrogènes
alimentés au kérosène ou au fuel.
 Silicium utilisé le plus souvent comme matériau de base, c’est le second élément de la
croûte terrestre le plus abondant sur la terre.
 Temps de retour énergétique est nettement supérieur à la durée d’exploitation.

I.8.2 Inconvénients

 Le coût initial des systèmes PV est élevé, même si la rentabilité à long terme est
assurée. Ils sont donc parfois hors de portée des personnes à faible revenus.
 Dans la plupart des installations, l’électricité doit être stockée dans des batteries. Or,
les batteries : (i) requièrent une maintenance régulière, (ii) doivent être remplacées
périodiquement et (iii) peuvent avoir un impact sur la performance du système
(lorsque les produits locaux sont de mauvaise qualité ou ne peuvent pas être
remplacées).
 Production d’électricité aléatoire et périodique, dépendant de du niveau
d’ensoleillement (par exemple, selon la densité de la couverture nuageuse) et devenant
nulle et la nuit.
 Les systèmes photovoltaïques de faible puissance requièrent souvent des équipements
à courant continu dont l’efficacité énergétique est supérieure à celle des équipements à
courant alternatif, mais dont le coût est souvent plus élevé.

Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons données les statistiques concernant l’utilisation de
l’énergie photovoltaïque dans le monde et dans l’Algérie. Ensuite, nous avons présenté les
notions importantes sur l’énergie solaire et les différents types des rayonnements (direct,
diffus et globale). Nous avons défini aussi quelques notions de base qui nous aide à étudier le
52
Chapitre I Généralités sur l’énergie photovoltaïque

système photovoltaïque tel que le principe de fonctionnement d’une cellule PV et le principe


du photo-courant, puis la modélisation d’une cellule. Enfin nous avons terminé en montrant
les différentes technologies des cellules PV qui existes et leurs domaine d’applications et ainsi
leurs avantages et inconvénients.

Dans le chapitre suivant nous allons faire la simulation d’un générateur photovoltaïque
afin de comprendre leur fonctionnement et son comportement sous des conditions
atmosphérique variable. .

53
Chapitre II
Modélisation et simulation d’un générateur
photovoltaïque
Chapitre II Modélisation et simulation d’un générateur photovoltaïque

Introduction

Dans tous les domaines, la modélisation de tout système, c’est une étape nécessaire
afin de pouvoir faciliter l’étude de ce dernier. Elle consiste à mettre au point un ensemble
d’équations ou de règles pour décrire un phénomène de façon reproductible et simulable. Le
modèle issu de la modélisation sert à prédire le comportement d’un système en fonction de
sollicitations connues [32].

Dans ce chapitre, nous s’intéressons à la modélisation d’un générateur photovoltaïque


afin qu’on puisse le simuler et étudier son comportement réel. Un module photovoltaïque
fonctionne comme un générateur électrique de courant continu en présence de rayonnement
solaire, il est constitué d'un ensemble de cellules photovoltaïques reliées entre elles
électriquement [33]. Le générateur photovoltaïque utilisé dans ce chapitre se compose de 60
cellules polycristallines montées en série. Dans un premier temps nous cherchons à modéliser
une seule cellule photovoltaïque, puis à partir de cette cellule nous pouvons généraliser la
modélisation du générateur photovoltaïque puisque le courant sortant de ce dernier est le
même que celle d’une cellule photovoltaïque et la tension aux bornes du générateur est N fois
la tension aux bornes d’une cellule photovoltaïque. Notre travail se divise en trois parties,
dans la première nous essayerons d’étudier la cellule photovoltaïque idéale (sans pertes). Dans
la deuxième partie, nous étudierons une cellule photovoltaïque réelle (avec pertes), Puis dans
la dernière partie, nous essayerons de généraliser la simulation pour un module
photovoltaïque et voir le résultat. Dans ce chapitre, Nous allons faire la simulation des trois
parties sans que la charge soit connectée.

Le générateur photovoltaïque utiliser le long de ce chapitre est un module


photovoltaïque référencier ALPV 250P60, d’une puissance 250 W, il se compose de 60
cellules photovoltaïques de type polycristalline montées en série (Tab. II.1).

55
Chapitre II Modélisation et simulation d’un générateur photovoltaïque

Puissance (Pmpp) 250 W


Tension à puissance max (Umpp) 30.55 V
Intensité à puissance max (Impp) 8.19 A
Tension en circuit ouvert (Uoc) 36.67 V
Intensité du court-circuit (Isc) 8.69 A
Coefficient de température de Pmax -0.470 % °C
Coefficient de température de Voc -0.380 % °C
Coefficient de température de Isc +0.040 % °C
Rendement module 15.37 %
NOCT 47 +/- 2

Tab. II.1 : Performances électriques du module ALPV 250 sous les conditions STC

II.1 Modélisation et simulation d’une cellule photovoltaïque idéale


(sans pertes)
Le long de notre étude sur le générateur photovoltaïque, nous avons utilisé le modèle
d’une seule diode pour la modélisation de la cellule photovoltaïque.

II.1.1 Modèle d’une cellule photovoltaïque idéale

Si on néglige les chutes de tension des différentes résistances électriques que le


courant rencontre sur son parcours et les fuites inévitables de courant dans la cellule [4], on
obtient le modèle idéal de la cellule photovoltaïque appelé aussi modèle à trois paramètres (le
photo-courant 𝐼𝑝ℎ , le facteur d’idéalité de la diode 𝑛, le courant de saturation de la diode 𝐼𝑠 ).

En terme électronique, on peut représenter une cellule photovoltaïque idéale de la façon


suivante [4] (fig. II.1).

56
Chapitre II Modélisation et simulation d’un générateur photovoltaïque

Fig. II.1 : Le modèle électrique équivalent d’une cellule PV idéale

En appliquant la loi de Kirchhoff sur le circuit de la figure II.1 on obtient l’équation suivante :

𝑈𝑝𝑣
𝐼𝑝𝑣 = 𝐼𝑝ℎ − 𝐼0 [exp ( ) − 1] (II.1)
𝑉𝑡 𝑛

II.1.2 Simulation de la cellule photovoltaïque idéale avec MATLAB/Simulink

Puisque l’équation (II.1) qui décrit le fonctionnement de la cellule idéale, c’est une
équation simple qui ne contient aucune complexité, Nous avons pu construire le modèle d’une
cellule idéale en utilisant seulement les blocks simple de la bibliothèque de Simulink (fig.
II.2).

Le sous-système dans la figure II.2 qui représente la cellule photovoltaïque idéale, il


contient toutes les équations qui décrivent le fonctionnement de la cellule, les constantes et les
valeurs nominales reliés entre eux avec des opérateurs mathématique qui existe dans la
bibliothèque Simulink (Voir Annexe). La valeur nominale du courant de court-circuit de la
cellule est la même valeur que celle du module ALPV 250P60 car les cellules sont mises en
série. Nous obtenons la valeur de la tension de circuit ouvert de la cellule en divisant celui du
module par 60 (le nombre des cellules par module) car la tension résultante d’un groupement
série des cellules PV est obtenue par addition des tensions de chaque cellule.

57
Chapitre II Modélisation et simulation d’un générateur photovoltaïque

Fig. II.2 : Le programme Simulink d’une cellule photovoltaïque


idéale

Le sous-système a trois paramètres comme entrées : la température de fonctionnement


de la cellule T en Kelvin (la conversion se fait à l’intérieur du sous-système en ajoutant
273.15), l’éclairement E en W/m², la tension aux bornes d’une cellule V en Volt. Dans un
premier temps, nous avons donné une rampe à l’entrée qui représente la tension de la cellule.
Les blocks de saturation sont ajoutés pour ne pas dépasser la valeur nominale. Le sous-
système a comme sortie le courant qui représente le courant produit par la cellule à un niveau
d’éclairement et une température données.

II.1.3 Résultats de la simulation


Influence de l’éclairement

D’après La figure II.3, nous remarquons que le courant dans la caractéristique courant-
tension (à gauche) est directement proportionnel à l’éclairement, lorsque ce dernier diminuer
de 1000 W/m² à 200 W/m² va influer sur le courant qui lui aussi diminue de 8.7 A jusqu’à 1.8
A, donc c’est une grande variation du courant, contrairement à la tension qui ne varie que très
peu en fonction de l’éclairement, elle reste aux environs de 0.6 V. La grande variation du
courant va influer aussi la puissance, car cette dernière n’est que le produit du courant et de la
tension.

58
Chapitre II Modélisation et simulation d’un générateur photovoltaïque

9 4.5

8 1000 W/m² 4 1000 W/m²

Puissance de la celule (W)


800 W/m² 800 W/m²
Courant de la cellule (A)

7 600 W/m² 3.5 600 W/m²


400 W/m² 400 W/m²
6 200 W/m² 3 200 W/m²

5 2.5

4 2

3 1.5

2 1

1 0.5

0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9
Tension de la cellule (V) Tension de la cellule (V)

Fig. II.3 : Caractéristiques courant-tension et puissance-tension d’une cellule


idéale sous un éclairement variable et une température constante à 25 °C

Influence de la température

La température est un paramètre essentiel puisque les cellules sont exposées aux
rayonnements solaires, susceptibles de les chauffer [1].

9 6
0 °C 0 °C
8 25 °C 25 °C
Puissance de la cellule (W)

50 °C 5
Courant de la cellule (A)

50 °C
7 75 °C 75 °C

6 4

5
3
4

3 2

2
1
1

0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9
Tension de la cellule (V) Tension de la cellule (V)
Fig. II.4 : Caractéristiques courant-tension et puissance-tension d’une cellule idéale
sous une température variable et un éclairement constant à 1000 W/m²

De plus, une partie du rayonnement absorbé n’est pas convertie en énergie électrique
mais se dissipe sous forme de chaleur [1].

D’après la figure II.4, on remarque que la tension d’une cellule baisse fortement avec
l’augmentation de la température. Plus la température augmente et moins la cellule est

59
Chapitre II Modélisation et simulation d’un générateur photovoltaïque

performante. En revanche, le courant augmente légèrement en intensité : cette augmentation


reste néanmoins négligeable au point de puissance maximale.

On remarque aussi que la tension de circuit ouvert de la cellule idéale atteint 0.7 V
lorsque la température est au voisinage de 0 °C, donc la cellule devient plus performante sous
une température plus basse. Nous remarquons aussi sur la caractéristique P(V) que la
puissance atteint 5 W sous une température de 0 °C puis diminuer jusqu’à 2.6 W lorsque la
température atteindre 75 °C. Donc la variation de l’éclairement et de la température influent
sur les performances de la cellule photovoltaïque, nous obtenons un meilleur rendement sous
une basse température et un maximum d’éclairement.

II.2 Modélisation et simulation d’une cellule photovoltaïque réelle


II.2.1 Modèle d’une cellule photovoltaïque réelle

Le modèle réel d’une cellule inclut les différentes pertes électriques due aux
différentes contactes électriques et les fuites du courant, il s’appelle aussi le modèle à 5
paramètres (𝐼𝑝ℎ , 𝐼𝑠 , 𝑛, 𝑅𝑠 , 𝑅𝑠ℎ ) [4]. Donc on va ajouter une résistance en série 𝑅𝑠 et une
résistance shunt 𝑅𝑠ℎ au modèle précédent (fig. II.5).

Fig. II.5 : Le modèle électrique équivalent d’une cellule


photovoltaïque réelle

En appliquant la loi de Kirchhoff sur le circuit de la figure II.5 on obtient l’équation suivante :

𝑈𝑝𝑣 + 𝑅𝑠 𝐼𝑝𝑣 𝑈𝑝𝑣 + 𝑅𝑠 𝐼𝑝𝑣


𝐼𝑝𝑣 = 𝐼𝑝ℎ − 𝐼0 [exp ( ) − 1] − (II.2)
𝑉𝑡 𝑛 𝑅𝑠ℎ

L’équation (II.2) est non linéaire, pour la résoudre nous allons utiliser une méthode
numérique itérative qui s’appelle la méthode de Newton Raphson. La méthode de Newton

60
Chapitre II Modélisation et simulation d’un générateur photovoltaïque

Raphson est un algorithme qui part d’un point initial et à chaque itération il teste la
convergence vers la solution. C’est un algorithme efficace pour trouver numériquement une
approximation précise d'un zéro (ou racine) d'une fonction réelle d'une variable réelle [28].

La méthode de Newton-Raphson est la méthode la plus utilisée pour la résolution des


équations non linéaires [29]. Elle est choisie pour la convergence rapide de la réponse [30,31]

Algorithme de Newton-Raphson

Afin d’appliquer l’algorithme de Newton-Raphson, nous écrivons l’équation (II.2) de la façon


suivante :

𝑈𝑝𝑣 + 𝑅𝑠 𝐼𝑝𝑣 𝑈𝑝𝑣 + 𝑅𝑠 𝐼𝑝𝑣


𝑓(𝐼𝑝𝑣 ) = 𝐼𝑝ℎ − 𝐼0 [exp ( ) − 1] − − 𝐼𝑝𝑣 = 0 (II.3)
𝑉𝑡 𝑛 𝑅𝑠ℎ

Nous avons comme entrées : une approximation initiale 𝐼𝑝𝑣0 , la précision désirée 𝜀, le nombre
maximum d’itérations 𝑁0 et comme sortie : la valeur approchée de 𝐼𝑝𝑣 ou un message
d’échec :

(1) 𝑁 = 1
(2) Tant que 𝑁 < 𝑁0 , faire les étapes 3 à 6.
𝑓(𝐼𝑝𝑣0 )
(3) Poser 𝐼𝑝𝑣 = 𝐼𝑝𝑣0 − 𝑓′(𝐼
𝑝𝑣0 )

(4) Si |𝐼𝑝𝑣 − 𝐼𝑝𝑣0 | ≤ 𝜀 alors imprimer 𝐼𝑝𝑣 , aller à l’étape 8.


(5) Poser 𝑁 = 𝑁 + 1
(6) Poser 𝐼𝑝𝑣0 = 𝐼𝑝𝑣
(7) Imprimer la méthode a échoué après N itérations.
(8) Fin.

II.2.2 Simulation de la cellule photovoltaïque réelle avec MATLAB/Simulink

Afin d’implémenter l’algorithme de Newton-Raphson dans Simulink, nous avons


utilisé le block « MATLAB function » qui nous permet d’écrire les lignes du code permettant
de résoudre l’équation du courant 𝐼𝑝𝑣 (Voir Annexe). Le block a comme entrées : la tension
de la cellule, l’éclairement et la température, et comme sortie le courant produit par une
cellule photovoltaïque (fig. II.6).

61
Chapitre II Modélisation et simulation d’un générateur photovoltaïque

Fig. II.6 : Le programme Simulink d’une cellule photovoltaïque réelle

II.2.3 Résultats de la simulation


Influence de l’éclairement

D’après les caractéristiques courant-tension (à gauche) et puissance-tension (à droite)


de la figure II. 7, il n’y a pas une grande différence par rapport au modèle idéal, l’éclairement
est toujours proportionnel au courant, et la tension reste aux environs de 0.6 V, et puisque la
puissance dépend du courant, elle change aussi. Donc le modèle réel présente une similitude
avec le modèle idéal sous l’effet de l’éclairement, donc il est performant.

9 4.5

8 4
Puissance de la cellule (W)

1000 W/m²
1000 W/m²
Courant de la cellule (A)

800 W/m²
7 800 W/m² 3.5 600 W/m²
600 W/m²
400 W/m²
6 400 W/m² 3 200 W/m²
200 W/m²
5 2.5

4 2

3 1.5

2 1

1 0.5

0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9
Tension de la cellule (V) Tension de la cellule (V)
Fig. II.7 : Caractéristiques courant-tension et puissance-tension d’une cellule
réelle sous un éclairement variable et une température constante à 25 °C

62
Chapitre II Modélisation et simulation d’un générateur photovoltaïque

Influence de la température

Dans le modèle idéal, on a constaté que la température à un effet indésirable sur la


tension produite par la cellule (la tension diminue de 0.7 V jusqu’à peu près 0.4 V lorsque la
température augmente de 0 °C à 75 °C) donc une variation de 0.3 V.

D’après la figure II.8, la caractéristique courant-tension (à gauche) du modèle réel


présente un changement similaire que celui de l’idéal, sauf que la tension ici a une variation
de seulement 0.15 V, c’est la moitié de la variation dans le cas idéal, c’est vrai que la tension
atteinte par la cellule idéale sous la température de 0 °C est plus performante que celle de la
cellule réelle, mais la tension dans la cellule réelle baisse seulement à un niveau de 0.49 V, et
ça présente un avantage. Il y a un influence sur la puissance (caractéristique à droite) par la
variation de la température, puisque cette dernière ce n’est que le produit du courant et la
tension.

9 4.5

8 4
Puissance de la cellule (W)

0 °C 0 °C
Courant de la cellule (A)

25 °C 25 °C
7 3.5 50 °C
50 °C
75 °C 75 °C
6 3

5 2.5

4 2

3 1.5

2 1

1 0.5

0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9
Tension de la cellule (V) Tension de la cellule (V)
Fig. II.8 : Caractéristiques courant-tension et puissance-tension d’une cellule réelle
sous une température variable et un éclairement constant à 1000 W/m²

II.3 Modélisation d’un module photovoltaïque


Le module photovoltaïque se compose des cellules photovoltaïques montées en série
pour obtenir une puissance électrique désirée par l’accumulation de la tension [2].
Notre module ALPV 250P60 contient 60 cellules polycristallines en série pour
produire une puissance de 250 W (voir Annexe). Donc le courant produit par le module est le

63
Chapitre II Modélisation et simulation d’un générateur photovoltaïque

même courant produit par la cellule, et la tension produite par le module est 60 fois la tension
de la cellule photovoltaïque.
𝐼𝑝𝑣,𝑚𝑜𝑑 = 𝐼𝑝𝑣,𝑐𝑒𝑙𝑙 ; 𝑉𝑝𝑣,𝑚𝑜𝑑 = 𝑉𝑝𝑣,𝑐𝑒𝑙𝑙 ∙ 60

II.3.1 Simulation d’un module photovoltaïque avec MATLAB/Simulink

Le module photovoltaïque est constitué d’un ensemble de cellules photovoltaïques


reliées entre elles, généralement en série pour générer un courant continu d’une puissance
électrique suffisante pour la plupart des applications domestiques et industrielles [1].

Le modèle d’un module photovoltaïque est le même que celui d’une cellule
photovoltaïque sauf que la tension en entrée, c’est la tension d’une cellule multiplier par le
nombre des cellules (dans notre cas ici 60 cellules). En ce qui concerne le courant du module
c’est le même courant d’une cellule (fig. II.9).

Fig. II.9 : Le programme Simulink du module photovoltaïque ALPV 250P60

II.3.2 Résultats de simulation


Influence de l’éclairement

D’après la figure II.10 le courant et la puissance sont directement proportionnel à


l’éclairement, lorsque l’éclairement diminue de 1000 W/m2 à 200 W/m2, le courant aussi
diminue de 8.7 A jusqu’à 1.8 A, donc c’est un grand changement et même la puissance
diminue aussi de manière assez grande. Nous remarquons aussi que la tension du module est à
peu près 36 V sous un éclairement de 1000 W/m2, correspond donc à 60 fois la tension d’une

64
Chapitre II Modélisation et simulation d’un générateur photovoltaïque

seule cellule. Puis elle diminue lorsque l’éclairement diminue mais elle reste au voisinage de
34 V, donc l’éclairement n’a pas une grande influence sur la tension du module par contre il a
un influence remarquable sur le courant et la puissance produites par le module.

9 250

8 1000 W/m² 1000 W/m²

Puissance de module (W)


800 W/m² 800 W/m²
Courant de module (A)

200
7 600 W/m² 600 W/m²
400 W/m² 400 W/m²
6 200 W/m² 200 W/m²
150
5

4
100
3

2
50

0 0
0 10 20 30 40 50 60 0 10 20 30 40 50 60
Tension de module (V) Tension de module (V)

Fig. II.10 : Caractéristiques courant-tension et puissance-tension du module ALPV 250P60


Influence desous
la température
un éclairement variable et une température constante à 25 °C

La figure II.11 montre l’évolution des caractéristiques I-V et P-V en fonction de la


température, donc la tension du module diminue avec l’augmentation de la température par
conséquent, le module devient moins performant. En ce qui concerne la puissance, elle
dépasse 250 W sous une baisse de température.

9 300

8 0 °C 0 °C
Puissance de module (W)

25 °C 250 25 °C
Courant de module (A)

7 50 °C 50 °C
75 °C 75 °C
6 200

5
150
4

3 100

2
50
1

0 0
0 10 20 30 40 50 60 0 10 20 30 40 50 60
Tension de module (V) Tension de module (V)
Fig. II.11 : Caractéristiques courant-tension et puissance-tension du module ALPV 250
sous une température variable et un éclairement constant à 1000 W/m²

65
Chapitre II Modélisation et simulation d’un générateur photovoltaïque

Conclusion
D’après les résultats obtenus par la simulation des différents modèles du générateur
photovoltaïque, nous pouvons conclure qu’il existe deux facteurs majeurs qui influent
directement sur le fonctionnement d’un générateur photovoltaïque, ces deux facteurs sont : la
température et l’éclairement.

Pour que le générateur photovoltaïque fonctionne bien et nous donne un rendement


maximal, il faut l’installer dans des endroits froids, et éviter les endroits qui sont chaud. Il
faut aussi choisir des endroits où l’éclairement est le plus élevée possible le long de l’année
avec un bon choix de l’angle d’incidence du rayonnement solaire ou en ajoutant des
techniques de poursuite du soleil. Cependant, ces techniques d’optimisation de l’éclairement
et de la température ne suffit pas, car ces deux facteurs change en permanence le long d’une
journée, cela va influe sur la puissance fournie par le générateur photovoltaïque, donc pour
améliorer le rendement d’un générateur PV, nous devons utiliser autres solutions.

La solution c’est d’extraire le maximum de puissance fournie par un générateur


photovoltaïque pour chaque point de fonctionnement. C’est ce qui est appelé la poursuite du
point de la puissance maximale (Maximum Power Point Tracking ).

Dans le chapitre suivant nous allons étudier les techniques de poursuite du point de la
puissance maximale et nous allons voir l’influence de cette technique sur le comportement du
générateur photovoltaïque.

66
Chapitre III
La commande MPPT avec la logique floue
Chapitre III La commande MPPT avec la logique floue

Introduction

Dans les dernières années, la croissance du besoin en énergie ainsi que la pollution
provenant de l’utilisation des énergies fossiles poussent le grand public à utiliser les énergies
renouvelables. Dans ce contexte, l’énergie photovoltaïque est l’un des importantes sources
d’énergie renouvelable qui présente un dénouement à nos problèmes de production d’énergie.
De plus, cette énergie semble la plus prometteuse, non polluante et inépuisable. Néanmoins, la
production de cette énergie est non linéaire et elle varie en fonction de l’intensité lumineuse et
de la température. Par conséquent, le point de fonctionnement du panneau photovoltaïque
(PV) ne coïncide pas toujours avec le point à maximum de puissance [15].

Pour augmenter l'efficacité du système PV, ils doivent fonctionner à proximité du


MPP, d'où la nécessité d'utiliser les suiveurs de point de puissance maximale (MPPT) qui
jouent un rôle important dans les systèmes d'énergie PV car ils maximisent la puissance de
sortie d'un système PV pour un ensemble donné de conditions et minimisent le coût global du
système [33]. Différentes techniques MPPT ont été développées et utilisées pour suivre le
MPP de systèmes PV tels que la technique P&O [34], basé sur des algorithmes itératifs, facile
à mettre en œuvre mais présente le problème d'oscillation inévitablement, la technique de
conductance incrémentale (IC) [35], la technique de contrôle avec la logique floue (FLC) [36]
qui est utilisée avec beaucoup de succès dans la mise en œuvre de la recherche MPP [37].
Parmi ces méthodes de contrôle MPPT existantes, l'algorithme P&O est utilisé dans de
nombreux PV systèmes plus largement que d’autres. La méthode P&O peut bien fonctionner
lorsque l'irradiance solaire et la température ne varient pas rapidement avec le temps.
Cependant, il ne peut pas suivre rapidement le MPP et la puissance de sortie oscille autour du
MPP [33].

L'algorithme Perturber et Observer utiliser pour la MPPT est simple et facile à mettre
en œuvre mais il souffre d'inconvénients tels que la vitesse de convergence lente et
l'oscillation de la sortie autour du MPP en régime permanent. Lorsque le système fonctionne à
proximité d'une région autour du point de puissance maximale, l'algorithme P&O suggère une
augmentation ou une diminution du rapport cyclique en fonction du changement de la tension
du système PV. Si le point de fonctionnement se trouve sur le côté gauche du MPP, une

68
Chapitre III La commande MPPT avec la logique floue

augmentation du rapport cyclique se traduira par un déplacement du point de fonctionnement


vers le côté droit du MPP. Cela provoque une oscillation de la sortie du système autour du
point de puissance maximale en régime permanent. Afin d'éviter cette oscillation et obtenir
une sortie stable et régulière à la sortie du système de génération d'énergie PV, un algorithme
de suivi du point de puissance maximale basé sur la logique floue a été implémenté.
L’algorithme MPPT basé sur la logique floue peut gérer la non-linéarité et l'incertitude
associée aux systèmes PV et présente plusieurs avantages comme ils ne nécessitent pas de
pré-connaissance du modèle exact du panneau PV et offrent de meilleures performances [38].

Tous les algorithmes MPPT fonctionnent en association avec un convertisseur DC-DC


[39]. Dans ce chapitre, nous allons utiliser un convertisseur élévateur (boost) afin de
maximiser la production et l’utiliser de façon optimale [40]. La sortie du contrôleur MPPT,
c'est-à-dire le rapport cyclique, est envoyée au commutateur du convertisseur boost [39].

Le travail de ce chapitre est présenté en quatre parties. La première partie décrit le


convertisseur DC-DC utilisé pour la recherche de la puissance maximale. Dans la deuxième
partie nous allons faire la simulation d’un générateur PV connecté à une charge via un
convertisseur élévateur (boost). Dans la troisième partie, nous allons présenter les deux
algorithmes de poursuite de point de puissance maximale : perturber et observer P&O et le
contrôle par la logique floue FLC. Dans la dernière partie, nous allons faire la simulation des
deux algorithmes, puis nous allons faire une comparaison entre les deux à partir des résultats
trouvés afin de connaître le meilleur algorithme pour un meilleur rendement du générateur
PV.

III.1 Convertisseur DC/DC


Les convertisseurs DC-DC (ou hacheurs) sont utilisés dans les systèmes d'énergie
solaire pour adapter la source DC qui est variable (panneau PV) à la charge qui demande en
général une tension DC constante. Pour avoir une tension continue plus élevée à la sortie,
nécessaire à l’alimentation des différentes charges directement ou indirectement (à travers un
onduleur par exemple). En tenant compte des contraintes économique, Cela nous amène à
l’utilisation d’un convertisseur continu/continu de type élévateur de tension c’est le montage
hacheur de type BOOST (appelé également hacheur survolteur ou parallèle). Ce type de

69
Chapitre III La commande MPPT avec la logique floue

convertisseur statique permet de convertir une tension continue en une autre tension continue
de plus forte valeur [47].

Le hacheur parallèle est la configuration de convertisseur la plus simple et la plus


populaire pour fournir une tension plus élevées à la charge à partir d'une tension d'entrée
basse. Ce convertisseur est capable d'augmenter la tension et de répondre à la demande de la
charge [38].

Le convertisseur BOOST ou bien le hacheur parallèle a un rendement toujours


supérieur aux autres convertisseurs, car il contient moins de composants électroniques, et il a
une simplicité de control. Il est composé d’une inductance 𝐿 pour le stockage d’énergie, un
interrupteur 𝐾 pour le control de la sortie, une diode 𝐷 pour isoler la sortie lorsque
l’interrupteur est fermé et deux condensateurs 𝐶1 et 𝐶2 pour réduire les ondulations (fig. III.1).
Le hacheur parallèle commande le débit d’un générateur de courant dont le courant 𝑖1 est
toujours positif, dans un récepteur de tension dont la tension 𝑉𝑠 ne peut devenir négative [13].

Fig. III.1 : Schéma équivalent d’un hacheur parallèle

Les interrupteurs électronique utilisés dans le hacheur parallèle sont de nature semi-
conducteur à fermeture et ouverture commandées comme les thyristors GTO ou les transistors
de puissance (MOSFET, IGBT, etc.). On peut varier la valeur moyenne de la sortie en
agissant sur le rapport cyclique 𝛼 du convertisseur.

70
Chapitre III La commande MPPT avec la logique floue

On peut agir sur la valeur de 𝛼 soit par un montage analogique, généralement à


amplificateur opérationnel, soit grâce à une commande numérique, généralement obtenue par
un microcontrôleur [14].

Le montage de la figure III.1 possède encore deux régimes de fonctionnement suivant


que le courant s’interrompt ou non dans la bobine 𝐿. La période doit donc être décomposée en
deux phases successives :

 Phase d’accumulation 0 < 𝑡 < 𝛼𝑇 : l’interrupteur 𝐾 est fermé (𝑉𝐾 = 0 ; 𝐼𝐾 = 𝐼1 ) et la


diode 𝐷 est bloquée (𝑉𝐷 = − 𝑉𝑠 ; 𝐼𝐷 = 0), la bobine est soumise à 𝑉𝐿 = 𝑉𝑒 (fig. III.2). Le
courant dans l’inductance croit progressivement, et au fur et à mesure, elle emmagasine de
l’énergie, jusqu'à la fin du premier intervalle.

Fig. III.2 : Schéma équivalent d’un hacheur parallèle pendant la phase


d’accumulation

 Phase active 𝛼𝑇 < 𝑡 < 𝑇 : l’interrupteur 𝐾 est ouvert (𝑉𝐾 = 𝑉𝑠 ; 𝐼𝐾 = 0) et la diode 𝐷 est
passante (𝑉𝐷 = 0 ; 𝐼𝐷 = 𝐼1 ), le courant dans la bobine n’est pas nul (𝑉𝐿 = 𝑉𝑒 − 𝑉𝑠 ) (fig.
III.3). L’inductance 𝐿 s’opposant à la diminution de courant 𝑖𝐿 , génère une tension qui
s’ajoute à la tension de la source, qui s’applique sur la charge 𝑅𝑐ℎ à travers la diode 𝐷.

71
Chapitre III La commande MPPT avec la logique floue

Fig. III.3 : Schéma équivalent d’un hacheur parallèle pendant la phase


active

L’application de la loi de Kirchhoff sur les deux circuits équivalents des deux phases
de fonctionnement donne :

 Pour la première phase 0 < 𝑡 < 𝛼𝑇

𝑑𝑉𝑒 (𝑡)
𝑖𝐶1 (𝑡) = 𝐶1 = 𝑖1 (𝑡) − 𝑖𝐿 (𝑡) (III.1)
𝑑𝑡
𝑑𝑉𝑠 (𝑡)
𝑖𝐶2 (𝑡) = 𝐶2 = −𝑖𝑠 (𝑡) (III.2)
𝑑𝑡
𝑑𝑖𝐿 (𝑡)
𝑉𝐿 (𝑡) = 𝐿 = 𝑉𝑒 (𝑡) (III.3)
𝑑𝑡

 Pour la deuxième phase 𝛼𝑇 < 𝑡 < 𝑇

𝑑𝑉𝑒 (𝑡)
𝑖𝐶1 (𝑡) = 𝐶1 = 𝑖1 (𝑡) − 𝑖𝐿 (𝑡) (III.4)
𝑑𝑡
𝑑𝑉𝑠 (𝑡)
𝑖𝐶2 (𝑡) = 𝐶2 = 𝑖𝐿 (𝑡) − 𝑖𝑠 (𝑡) (III.5)
𝑑𝑡
𝑑𝑖𝐿 (𝑡)
𝑉𝐿 (𝑡) = 𝐿 = 𝑉𝑒 (𝑡) − 𝑉𝑠 (𝑡) (III.6)
𝑑𝑡

En supposant que l’interrupteur est idéal (sans pertes) et qu’il y a que deux phases
(conduction et interruption), on obtient les formes d’ondes des diverses variables suivantes :

72
Chapitre III La commande MPPT avec la logique floue

Fig. III.4 : Les formes d’ondes des différentes variables


La relation entre la tension d’entrée 𝑉𝑒 et de sortie 𝑉𝑠 du convertisseur est donnée par :

𝑉𝑒
𝑉𝑠 = (III.7)
1−𝛼

Avec 𝛼 est le rapport cyclique du hacheur parallèle.

La valeur minimale de l'inductance qui permet de lisser le courant à l’entrée du hacheur peut
être calculée par :

𝑉𝑒 ∙ 𝛼
𝐿𝑚𝑖𝑛 = (III.8)
∆𝑖𝐿 ∙ 𝑓𝑠

La valeur minimale du condensateur qui permet de limiter les ondulations de la tension de la


sortie peut être calculée

𝑉𝑠 ∙ 𝛼
𝐶𝑚𝑖𝑛 = (III.9)
𝑅 ∙ ∆𝑉𝑠 ∙ 𝑓𝑠

Où, 𝑅 est la charge, 𝑓𝑠 la fréquence de commutation, ∆𝑉𝑠 est l’ondulation de la tension de


sortie. ∆𝑖𝐿 est l’ondulation du courant dans l’inductance [40].

73
Chapitre III La commande MPPT avec la logique floue

III.2 Méthodes de poursuite du point de puissance maximale


MPPT
La commande MPPT (Maximum Power Point Tracking) est une commande essentielle
pour un fonctionnement optimal du système photovoltaïque. Le principe de cette commande
est basé sur la variation automatique du rapport cyclique α en l’amenant à la valeur optimale
de manière à maximiser la puissance délivrée par le générateur photovoltaïque [15].

La figure III.5 représente une chaîne élémentaire de conversion photovoltaïque, associée à


une commande MPPT. Comme présenté sur la figure, la commande MPPT est associée à un
étage d’adaptation qui permet de faire une adaptation entre le GPV et la charge. Dans le cas
de la conversion solaire, l’étage d’adaptation peut être réalisé à l'aide d'un convertisseur DC-
DC, dans notre cas c’est un BOOST, pour que la puissance fournie par le GPV corresponde à
la puissance maximale 𝑃𝑚𝑎𝑥 qu'il génère et qu'elle puisse ensuite être transférée directement à
la charge. La technique de contrôle communément utilisée consiste à agir sur le rapport
cyclique de manière automatique pour amener le GPV à sa valeur optimale de fonctionnement
quelles que soient les fluctuations atmosphériques [19].

Fig. III.5 : Chaîne élémentaire de conversion photovoltaïque

La commande MPPT extrait la puissance maximale possible du GPV. Le point de


fonctionnement du GPV est déterminé par la charge à laquelle il est connecté. L'irradiation
solaire et la température variant tout au long de la journée, le point de fonctionnement du
GPV se déplace [41]. Afin de recevoir une puissance maximale, la charge doit s'ajuster en
conséquence pour suivre le MPP, ce qui peut être accompli par l'utilisation d'un suiveur de
point de puissance maximale. Le suiveur MPP fait varier le point de fonctionnement

74
Chapitre III La commande MPPT avec la logique floue

électrique du GPV en modifiant le rapport cyclique du hacheur parallèle pour correspondre


l'impédance de la charge avec l’impédance du module PV. Il garantit que la quantité
maximale de puissance générée est transférée à la charge [38].

Dans la littérature, il existe différents types d'algorithmes effectuant la recherche du


point de puissance maximale (PPM). Dans notre travail, nous utilisons deux algorithmes de
commande MPPT : l’algorithme de Perturber et Observer (P&O) qui est aujourd'hui
largement utilisée pour sa facilité d'implémentation, et l’algorithme à base de la logique floue.

III.2.1 Algorithme Perturber et Observer (P&O)

L’algorithme consiste à perturber la tension 𝑉𝑝𝑣 d'une faible amplitude autour de sa


valeur initiale et d'analyser le comportement de la variation de puissance 𝑃𝑝𝑣 qui en résulte
[48].

Comme illustré à la figure III.6, on peut observer que si une incrémentation positive de
la tension 𝑉𝑝𝑣 engendre un accroissement de la puissance 𝑃𝑝𝑣 , le point de fonctionnement se
trouve à gauche du PPM. Au contraire, si la puissance décroît, le point de fonctionnement se
trouve à droite du PPM. Un raisonnement similaire peut être effectué lorsque la tension
décroît. À partir de ces analyses sur les conséquences d'une variation de tension sur la
caractéristique 𝑃𝑝𝑣 (𝑉𝑝𝑣 ), on peut facilement situer le point de fonctionnement par rapport au
PPM, et de le faire converger vers le maximum de puissance en imposant une valeur
appropriée au courant de sortie du module PV [47].

Fig. III.6 : Schéma de principe de la méthode P&O

75
Chapitre III La commande MPPT avec la logique floue

La figure III.7 représente l'algorithme, que nous avons utilisé, associé à une commande MPPT
de type P&O, où l'évolution de la puissance est analysée après chaque perturbation de tension.
Pour ce type de commande, deux capteurs (courant et tension du GPV) sont nécessaires pour
déterminer la puissance du PV à chaque instant.

Fig. III.7 : Organigramme de l’algorithme P&O

Le principe de cet algorithme est d’effectuer une perturbation sur la tension du


générateur photovoltaïque tout en agissant sur le rapport cyclique 𝛼. En effet, suite à cette
perturbation, on calcule la puissance fournie par le générateur photovoltaïque à l’instant k,
puis on la compare à la précédente de l’instant (k-1). Si la puissance augmente, on s’approche
du point de puissance maximale (MPP) et la variation du rapport cyclique est maintenue dans
le même sens. Au contraire, si la puissance diminue, on s’éloigne du MPP. Alors, on doit
inverser le sens de la variation du rapport cyclique [16].

76
Chapitre III La commande MPPT avec la logique floue

Le système oscille alors autour du MPP, ce qui provoque des pertes de puissance.
L’oscillation peut être minimisée en diminuant la taille de la perturbation. Cependant, une
taille de perturbation trop petite ralentit considérablement la poursuite du MPP. Il existe alors
un compromis entre précision et rapidité. La méthode P&O est généralement la plus utilisée
en raison de sa simplicité et sa facilité de réalisation [17].

III.2.2 Algorithme à Base de la Logique Floue

La logique floue est une forme de logique qui traite un raisonnement approximatif
plutôt que fixe et exact. Contrairement à la logique traditionnelle qui définit généralement la
logique à deux valeurs comme vraie ou fausse, la logique floue peut avoir des valeurs
variables. Les variables de la logique floue peuvent avoir une valeur vraie ou fausse qui varie
à différents degrés et être exprimées par des variables linguistiques. Dans ces cas, le contrôle
à logique floue pourrait fournir à la fois une vitesse rapide du processus et la précision
nécessaire [18].

Récemment, la commande à base de la logique floue a été utilisée dans les systèmes de
poursuite du point à maximum de puissance. L’objectif de cette commande est de suivre et
d’extraire la puissance maximale du système PV pour un éclairement et une température
donnés. Cette commande qui ne nécessite pas la connaissance exacte du modèle
mathématique du système, tandis que sa simplicité lui donne un avantage dans le suivi de son
MPP dans des conditions atmosphériques à variation rapide [18].

Le contrôleur flou se compose de trois blocs fonctionnels à savoir la fuzzification, les


règles d’inférences et la défuzzification [42, 43] (fig. III.8). Dans le système proposé, les
variables d’entrée du FLC sont l’erreur (𝐸𝑟𝑟 ) et le changement d’erreur (∆𝐸𝑟𝑟 ) alors que la
sortie du FLC est le changement du rapport cyclique ∆𝐷 [38]. Le bloc du contrôleur flou FLC
est illustré dans la figure III.9.

77
Chapitre III La commande MPPT avec la logique floue

Fig. III.8 : Organigramme du MPPT basé sur la logique


floue

Fig. III.9 : Le bloc du contrôleur à base de la logique floue

Les deux entrées (l’erreur et la variation de l’erreur) sont déterminées à partir de la


puissance et de la tension de sortie du PV et ils sont exprimés par [18]:

𝑃(𝑘) − 𝑃(𝑘 − 1)
𝐸𝑟𝑟 = (III.10)
𝑉(𝑘) − 𝑉(𝑘 − 1)

Avec

𝑃(𝑘) = 𝑉𝑝𝑣 (𝑘) ∙ 𝐼𝑝𝑣 (𝑘) (III.11)

78
Chapitre III La commande MPPT avec la logique floue

Et

∆𝐸𝑟𝑟 = 𝐸𝑟𝑟 (𝑘) − 𝐸𝑟𝑟 (𝑘 − 1) (III.12)

Dans le processus de fuzzification, les variables d’entrées 𝐸𝑟𝑟 et ∆𝐸𝑟𝑟 et la variables


de la sortie ∆𝐷 sont converties en variables linguistiques en attribuant des valeurs de fonction
d’appartenance [38]. Ces variables sont exprimées en différents ensembles flous : NB (negatif
grand), NS (negatif petit), ZE (environ zéro), PS (positif petit), PB (positif grand) [18].

Afin de pouvoir traiter numériquement les variables linguistiques, il faut les soumettre à une
définition mathématique à base de fonctions d’appartenance qui montrent le degré de
vérification de ces variables aux différents sous-ensembles [44]. Les fonctions
d’appartenances 𝐸𝑟𝑟 , ∆𝐸𝑟𝑟 et ∆𝐷 sont présentées dans la figure III.10. Il existe plusieurs types
de fonctions d’appartenance : triangulaire, gaussienne, trapézoïdale, etc [45]. Les fonctions
d’appartenance sont le plus souvent représentées par les fonctions triangulaires et
trapézoïdales, donc par des segments de droite, et sont alors dites linéaires par morceaux,
aussi elles sont très employées car simples et comportent des points permettant de définir les
zones où la notion est vraie ou fausse, ce qui simplifie le recueil de l’expertise [44].

Fig. III.10 : les fonctions d’appartenance des entrées 𝐸𝑟𝑟 ,


∆𝐸𝑟𝑟 et la sortie ∆𝐷 79
Chapitre III La commande MPPT avec la logique floue

∆𝐸𝑟𝑟
PB PS ZE NS NB
𝐸𝑟𝑟
PB PB PB PB PB ZE
PS PB PB PS ZE PS
ZE PB PS ZE NS NB
NS NS ZE NS NB NB
NB ZE NB NB NB NB

Tab. III.1 : Règles floues pour les variables d'entrée et de


sortie

Après l’étape de fuzzification, commence l’étape d’inférence où l’on établit les règles floues
qui permettent d’aboutir à la commande en fonction des valeurs de l’erreur et de sa variation.
Les règles floues lient la variable de sortie aux variables d’entrée afin de tirer des conclusions
ou déductions floues. Une règle floue comporte une prémisse du genre « Si l’erreur est
négative petite ET la variation de l’erreur est négative grande » et une déduction floue du type
« Alors la variation du rapport cyclique est positive grande » [45]. Dans notre cas les deux
variables d’entrée sont définies, chacune, par 5 ensembles flous, on aboutit à 25 règles floues.
Le tableau III.1 montre les différentes règles floues des variables d’entrée et de la sortie
utilisées dans le contrôleur floue.

L’erreur 𝐸𝑟𝑟 (𝑘) représente la pente de la courbe P(V). Plus le point de fonctionnement
s’approche du MPP plus 𝐸𝑟𝑟 (𝑘) s’annule. La variation de l’erreur ∆𝐸𝑟𝑟 (k) est utilisée pour
déterminer l’amplitude du rapport cyclique à augmenter ou à diminuer [38]. Pour comprendre
le fonctionnement de l’algorithme MPPT à base de la logique floue, la courbe P(V) est divisée
en trois régions (fig. III.11).

Fig. III.11 : la courbe P-V du module PV indiquant


différentes régions pour l'ensemble de règles floues.
80
Chapitre III La commande MPPT avec la logique floue

Region-1

 La pente de la courbe PV, c'est-à-dire 𝐸𝑟𝑟 (k) est négative dans cette région. Cela
indique que le point de fonctionnement du module PV est situé à droite du MPP et le
rapport cyclique devrait être diminué afin de suivre le MPP.
 Pour que le point de fonctionnement s'approche du MPP par le côté droit, il faut que
𝐸𝑟𝑟 (k) soit NS (négatif petit) et ∆𝐸𝑟𝑟 (k) soit positif. Donc à ce moment, la sortie est
définie à ZE (environ zéro) afin d'empêcher le système d'oscillation.

Region-2

 Dans cette région 𝐸𝑟𝑟 (k) est ZE (environ zéro) ce qui indique que le point de
fonctionnement est proche au MPP. Par conséquent, le principe devrait être de
maintenir le même rapport cyclique sous ces conditions.
 Si ∆𝐸𝑟𝑟 (k) est NB (négatif grand), le point de fonctionnement s'approche du MPP par
le côté gauche. Afin d'empêcher le point de fonctionnement de se déplacer vers le côté
droit du MPP, la règle de contrôle doit être PS (positif petit) pour supprimer le
changement de grandeur du rapport cyclique en direction opposée.

Region-3

 Lorsque 𝐸𝑟𝑟 (k) est positif, le point de fonctionnement est situé sur le côté gauche de la
MPP. Le rapport cyclique devrait donc être augmenté. Le ∆𝐸𝑟𝑟 (k) est utilisé pour
déterminer l'ampleur du rapport cyclique a augmenté.
 Lorsque ∆𝐸𝑟𝑟 (k) est négatif à ce point, le point de fonctionnement approche du MPP
du côté gauche. À ce stade, le contrôleur doit régler la sortie vers ZE (environ zéro)
afin d'éviter une grande augmentation du rapport cyclique et des oscillations du
système autour du point de fonctionnement.

Après avoir établi les règles d’inférence donnant le fonctionnement, il faut indiquer au
calculateur la procédure (algorithme mathématique) qu’il doit respecter afin de déterminer
l’allure de la fonction d’appartenance de la variable de sortie, en fonction de la valeur
présente des variables d’entrée et des règles d’inférence préétablies [44]. Il existe plusieurs
méthodes d’inférence parmi eux, il y a la méthode de « MAX-MIN ».

81
Chapitre III La commande MPPT avec la logique floue

Dans la méthode d’inférence « MAX-MIN », dite « Implication de Mamdani »,


l’opérateur ET est réalisé par la formation du minimum, l’opérateur OU est obtenu par la
formation du maximum, et l’opérateur ALORS il est réalisé par la formation du minimum.
L’opérateur OU qui lie les différentes règles est réalisé par la formation du maximum [44].

La sortie de FLC est le changement du rapport cyclique. Le processus de


défuzzification convertit la valeur linguistique de la sortie en une valeur réelle. De
nombreuses techniques de défuzzification sont proposées dans la littérature. La méthode la
plus couramment utilisée est la méthode du centre du gravité (COG) ou centroïde [46]. Dans
cette méthode, le défuzzifier détermine le centre de gravité (centroïde) et utilise cette valeur
comme sortie de FLC. Le centre de gravité est donné par [38]:

∑𝑛𝑖=1 𝑤𝑖 ∆𝑑𝑖
∆𝑑 = (III.13)
∑𝑛𝑖=1 𝑤𝑖

Où, ∆𝑑 est une valeur nette, 𝑤𝑖 est le facteur de pondération et ∆𝑑𝑖 est une valeur
correspondant à la fonction d'appartenance de ∆𝑑.

La sortie de FLC est le changement de rapport cyclique (∆𝑑), exprimée par :

𝑑(𝑘) = 𝑑(𝑘 − 1) + 𝑠. ∆𝑑 (III.14)

Où s : est le facteur d'échelle de sortie du contrôleur MPPT flou.

82
Chapitre III La commande MPPT avec la logique floue

III.3 Simulation de la commande MPPT avec les deux


algorithmes : P&O et la logique floue dans
MATLAB/Simulink

III.3.1 Simulation de la commande MPPT avec l’algorithme P&O :

La figure III.12 montre le programme Simulink d’un générateur photovoltaïque


alimentant une charge R via un hacheur parallèle. Nous avons implémenté l’algorithme P&O
qui garantit que le rapport cyclique soit optimal afin d’obtenir un maximum de puissance. Le
rapport cyclique va engendrer un signal MLI qui va commander les interruptions dans le
hacheur.

Fig. III.12 : générateur photovoltaïque alimentant une charge R via


un hacheur parallèle commandé par l’algorithme P&O

Fig. III.13 : L’implémentation de l’algorithme P&O dans Simulink

83
Chapitre III La commande MPPT avec la logique floue

Le tableau III.2 contient les paramètres du hacheur parallèle utilisé dans les deux simulations.

Condensateur Condensateur La fréquence


Inductance L La charge R
C1 C2 𝑓
330 𝜇𝐹 330 𝜇𝐹 120 𝜇𝐻 20 KHZ 50 Ω

Tab. III.2 : Les paramètres du hacheur parallèle [56]

III.3.2 Résultats de la simulation

La simulation est faite pour voir la réponse du système à la variation de l’irradiation et


de la température. Pour cet objectif, l’irradiation et la température du générateur
photovoltaïque, sont initialement à 800 W/m2 et 298.15 K (25 °C) respectivement. Après, à
l’instant 𝑡 = 0.14 𝑠 nous avons varié la valeur de l’irradiation à 1000 W/m2 en gardant la
température fixée à 298.15 K (25 °C), puis à l’instant 𝑡 = 0.24 𝑠 nous avons changé la valeur
de la température à 308.15 K (35 °C) en gardant l’éclairement fixé à 1000 W/m2.

250

200
puissance (W)

150

100

50

0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4
temps(s)

Fig. III.14 : La puissance de sortie du hacheur parallèle

La figure III.14 montre la puissance de sortie du hacheur parallèle. D’après cette


figure nous voyons que la puissance maximale dépasse 150 W à un éclairement de 800 W/m2

84
Chapitre III La commande MPPT avec la logique floue

et une température à 25 °C. La puissance entre dans le régime permanent à 0.1s donc la
réponse est un peu lent. Après, à l’instant 𝑡 = 0.14𝑠, la puissance augmente puisqu’il y a un
changement de l’éclairement qui devient 1000 W/m2, puis elle entre dans le régime permanent
une deuxième fois à l’instant 𝑡 = 0.2𝑠 et elle se stabilise à 230 W. Puis à l’instant 𝑡 = 0.24𝑠
le système répondre par une diminution de la puissance qui se stabilise à 220 W lorsque la
température varie de 25 °C à 35 °C, mais cette variation de la puissance reste petite par
rapport au cas de changement de l’éclairement.

Donc nous remarquons que le système cherche toujours à se stabiliser sur la puissance
maximale possible quel que soit les conditions atmosphériques, mais la réponse est un peu
plus lent. Nous pouvons conclure aussi que la variation de l’éclairement a un effet
remarquable sur la puissance par rapport à la variation de la température. Plus l’éclairement
augmente et la température diminue plus le rendement du générateur photovoltaïque
augmente.

120

100

80
Tension de sortie(V)

60

40

20

0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4
temps(s)

Fig. III.15 : La tension de sortie du hacheur parallèle

85
Chapitre III La commande MPPT avec la logique floue

30

25

20

Tension Ve(V)
15

10

-5
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4
temps(s)

Fig. III.16 : La tension d’entrée du hacheur parallèle

D’après les figures III.15 et III.16 nous remarquons que la tension de sortie est plus
grande à celle de l’entrée car nous avons utilisé un hacheur parallèle comme un étage
d’adaptation entre le générateur PV la charge et son rôle est d’augmenter la tension d’entrée.
La tension atteint 85V sous un éclairement 800 W/m2 et une température de 25 °C puis elle
dépasse 100V lorsque l’éclairement atteint 1000 W/m2, après elle diminue légèrement lorsque
la température varie de 25 °C à 35 °C. Donc la variation de la température n’a pas un grand
effet sur la tension de la sortie par rapport à la variation de l’éclairement. De plus nous
remarquons que l’algorithme P&O cherche toujours à maximiser la tension de la sortie.

2.5

2
courant de sortie(V)

1.5

0.5

0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4
temps(s)

Fig. III.17 : le courant de sortie du hacheur parallèle

86
Chapitre III La commande MPPT avec la logique floue

La figure III.17 montre la variation du courant de la sortie. Le courant aussi varie en


fonction de l’éclairement et de la température. A un éclairement de 800 W/m2 et une
température de 25 °C, le courant se stabilise au voisinage de 1.7A et atteint 2.2A sous un
éclairement de 1000 W/m2 et une température de 25 °C. Puis diminue légèrement à cause de
la variation de la température.

III.3.3 Simulation de la commande MPPT à base de la logique floue :

La figure III.18 montre le programme Simulink d’un générateur photovoltaïque alimentant


une charge R via un hacheur parallèle. Nous avons implémenté une commande MPPT à base
de la logique floue.

Fig. III.18 : programme Simulink de la commande MPPT


à base de la logique floue.

Le sous-système ‘MPPT’ a comme entrées : la tension et le courant du générateur


photovoltaïque et comme sortie le signal MLI qui commande le hacheur. La figure III. 19
montre l’architecture interne de ce sous-système.

Fig. III.19 : L’architecture interne de sous-système MPPT

87
Chapitre III La commande MPPT avec la logique floue

Le contrôleur flou a comme entrées : l’erreur 𝐸𝑟𝑟 et la variation de l’erreur ∆𝐸𝑟𝑟 , et comme
sortie la variation du rapport cyclique.

De point de vue mathématique l’erreur 𝐸𝑟𝑟 c’est la tangente de la courbe 𝑃 = 𝑓(𝑉), donc plus
le point de fonctionnement s’approche vers la MPP, plus la tangente diminue et tend vers 0.
Par contre, plus le point de fonctionnement s’éloigne de la MPP plus la tangente devient
grande. Donc, l’erreur nous aide pour savoir où est la position actuel du point de
fonctionnement par rapport au point de la MPP, si 𝐸𝑟𝑟 est positif, le point de fonctionnement
se trouve à gauche de la MPP et si 𝐸𝑟𝑟 est négatif, le point de fonctionnement se trouve à
droite de la MPP (fig. III.20). La variation de l’erreur ∆𝐸𝑟𝑟 nous aide pour savoir est ce que le
point de fonctionnement s’approche vers la MPP ou il s’éloigne ? Et de combien il s’approche
ou bien il s’éloigne ? Et nous aide aussi à préciser la valeur du rapport cyclique à diminuer ou
à augmenter.

Fig. III.20 : Le principe de l’algorithme MPPT avec la


logique flou.
Pour bien comprendre le principe, nous prenons comme un exemple la règle floue suivante :

SI 𝐸𝑟𝑟 est PB ET ∆𝐸𝑟𝑟 est PB alors ∆𝐷 est PB

La prémisse « l’erreur est positif grand » signifie que le point de fonctionnement se trouve à
gauche de la MPP et il se situe très loin de la MPP, de plus la prémisse « la variation de
l’erreur est positive grande » signifie que le point de fonctionnement s’éloigne de la MPP
avec un pas très grand. Donc pour que le point de fonctionnement se déplace vers la MPP la
conclusion doit être « ∆𝑫 est positif grand », signifie que le rapport cyclique doit augmenter
avec un pas très grand afin d’augmenter la tension.

88
Chapitre III La commande MPPT avec la logique floue

III.3.4 Résultats de la simulation

La simulation est faite pour voir la réponse du système à la variation de l’irradiation et


de la température. Pour cet objectif, l’irradiation et la température du générateur
photovoltaïque, sont initialement à 800 W/m2 et 298.15 K (25 °C) respectivement. Après, à
l’instant 𝑡 = 0.14 𝑠 nous avons varié la valeur de l’irradiation à 1000 W/m2 en gardant la
température fixée à 298.15 K (25 °C), puis à l’instant 𝑡 = 0.24 𝑠 nous avons changé la valeur
de la température à 308.15 K (35 °C) en gardant l’éclairement fixé à 1000 W/m2.

200

180

160

140
puissance (W)

120

100

80

60

40

20

0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4
temps(s)

Fig. III.21 : La puissance de la sortie du hacheur

La figure III.21 montre la puissance de sortie du hacheur. La puissance atteint 180W


sous un éclairement de 800 W/m2 et une température de 25 °C. Le système entre dans le
régime permanent à l’instant 𝑡 = 0.05𝑠, donc la réponse du système est plus rapide par
rapport à la méthode P&O. De plus le système arrive à une puissance plus grande à celle de
P&O (180W) sous les mêmes conditions atmosphériques (800 W/m2 et 25 °C). A partir de
l’instant 𝑡 = 0.14𝑠 où il y a un changement dans l’éclairement se traduit par une
augmentation de la puissance jusqu’au voisinage de 200W, donc le système n’arrive pas à
atteindre une valeur supérieur de 200W, ce qui est le cas contraire dans la méthode P&O où la
puissance arrive jusqu’à 230V sous les mêmes conditions atmosphériques, donc c’est un
avantage de cette méthode. Mais la réponse du système à base de la logique flou reste plus
rapide, la puissance varie de 180W à presque 200 W dans un intervalle de temps très petit
(0.01s), ce qui est le cas contraire avec la méthode P&O. Puis à l’instant 𝑡 = 0.24𝑠 la
89
Chapitre III La commande MPPT avec la logique floue

puissance commence à diminuer jusqu’elle arrive au-dessous de 180 W à cause de


l’augmentation de la température. Par contre dans la méthode P&O nous remarquons une
légère diminution de la puissance mais reste au voisinage de 220 W.

35

30

25

20
Tension Ve(V)

15

10

-5
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4
temps(s)

Fig. III.22 : La tension d’entrée du hacheur

100

90

80

70
Tension de sortie(V)

60

50

40

30

20

10

0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4
temps(s)

Fig. III.23 : La tension de la sortie du hacheur

Les figures III.22 et III.23 montrent respectivement la tension d’entrée et la tension de


sortie du hacheur. Le rôle du hacheur parallèle est d’augmenter la tension d’entrée. La tension
de sortie atteint 95V sous un éclairement de 800 W/m2 et une température de 25 °C. Donc
c’est une tension plus grande par rapport à celle de la méthode de P&O sous les mêmes

90
Chapitre III La commande MPPT avec la logique floue

conditions atmosphériques. Nous remarquons aussi la rapidité de la réponse du système,


puisque à l’instant 𝑡 = 0.04𝑠 le système entre dans le régime permanent. A partir de l’instant
𝑡 = 0.014𝑠 où il y a une augmentation de l’éclairement, nous remarquons que la tension
augmente légèrement ce qui est le cas contraire avec la méthode P&O où la tension augmente
de manière significative et atteint à peu près108V. Après à l’instant 𝑡 = 0.24𝑠 la tension
diminue légèrement lorsque la température augmente.

Nous remarquons aussi que la variation dans les conditions atmosphériques


(température et éclairement) n’a pas une grande influence sur la puissance et la tension du
système à base de la logique floue par rapport au système avec la méthode P&O. Dans le
système avec la méthode P&O les variations sont assez grandes et même la réponse du
système est lente.

1.8

1.6

1.4
courant de sortie(V)

1.2

0.8

0.6

0.4

0.2

0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4
temps(s)

Fig. III.24 : Le courant de la sortie du hacheur

La figure III.24 montre la variation du courant de la sortie. Le courant aussi varie en


fonction de l’éclairement et de la température. A un éclairement de 800 W/m2 et une
température de 25 °C, le courant se stabilise au voisinage de 1.9A et atteint 2A sous un
éclairement de 1000 W/m2 et une température de 25 °C. Puis diminue légèrement à cause de
la variation de la température. La charge aussi influe sur le courant, plus la charge augmente
plus le courant diminue.

91
Chapitre III La commande MPPT avec la logique floue

Donc de point de vue de valeurs maximales, la méthode P&O est la meilleur, mais de
point de vue rapidité et précision, la méthode à base de la logique floue est la meilleur, de plus
elle ne présente pas une grande variation lors d’un changement dans les conditions
atmosphériques.

Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons expliqué le choix et le principe de fonctionnement du
convertisseur DC-DC qui est utilisé comme un étage d’adaptation entre le générateur
photovoltaïque et la charge. Ensuite, nous avons expliqué le principe de fonctionnement de
deux algorithmes les plus utilisé dans les techniques de la recherche de point de puissance
maximale MPPT. Enfin, nous avons terminé ce chapitre par la simulation des deux
algorithmes de commande MPPT qui sont : perturber et observer P&O et l’algorithme à base
de la logique floue dans Simulink et nous avons comparé les résultats des deux méthodes sous
un changement rapide des conditions atmosphérique (éclairement et température).

92
Conclusions générales
Conclusions générales

Conclusions générales

L’objectif principal de ce travail est d’étudie la commande MPPT à base de la logique


floue appliquée à un système photovoltaïque, et afin qu’on puisse comparer les résultats
trouvée nous avons tout d’abord simulé la commande MPPT avec la méthode perturber et
observer P&O qui est une méthode largement utilisé dans le domaine de la recherche du point
de puissance maximale.

L’algorithme P&O est un algorithme classique et simple. En générale, cet algorithme


dépend fortement des conditions initiales et il présente des oscillations autour de la valeur
optimale. L’inconvénient majeur de cet algorithme est son mauvais comportement suite à un
changement brusque de l’éclairement.

L’algorithme basé sur la logique floue est un algorithme robuste et efficace. En effet,
cet algorithme fonctionne au point optimal sans oscillations. En outre, il est caractérisé par un
bon comportement en état transitoire. Cependant, l’implémentation de ce type d’algorithme
est plus complexe que les algorithmes classiques. De plus, l’efficacité de cet algorithme
dépend énormément du tableau d’inférence.

Dans ce travail, nous avons décrit les principaux éléments du système PV. Ensuite,
nous avons fait une modélisation et une simulation d’un générateur PV. Les résultats trouvés
nous ont permis de conclure que la puissance générée par un panneau PV diminue par la
diminution de l'éclairement ou l'augmentation de la température. Puis nous avons présenté une
meilleure conception d’un hacheur parallèle capable de rechercher la puissance maximale
pour toute variation d’ensoleillement grâce à sa commande MPPT. Ensuite, nous avons
rappelé le principe de deux algorithmes MPPT les plus populaires. Enfin, nous avons terminé
par une simulation des deux algorithmes.

Les résultats des simulations montrent que l’algorithme FLC donne des résultats
meilleurs que le P&O du point de vu rapidité et précision. Bien que la méthode P&O est
largement utilisé et facile à implémenter présente des inconvénients tels que l’oscillation
autour de la MPP et la divergence du point de fonctionnement lorsqu’il y a un changement

94
Conclusions générales

brusque dans les conditions atmosphérique tels que la température et l’éclairement. La


commande basée sur la logique floue montre un bon comportement et des meilleures
performances par rapport la méthode P&O tels que l'absence de dépassement lors du
changement rapide des conditions atmosphériques.

95
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[51] Mahamat, C. (2018). Analyse et commandes des convertisseurs multi-niveaux pour un générateur
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conversion system. International journal of photoenergy. Vol. 2012. Doi : 10.1155/2012/410401.

100
Annexes
Annexes

Annexe

Le programme de la cellule photovoltaïque idéale :

102
Annexes

La tension thermique

Le courant de la diode

Le photo-courant

Le courant de saturation

103
Annexes

La simulation d’une cellule photovoltaïque réelle :

Afin qu’on puisse simuler la cellule photovoltaïque réelle, il faut tout d’abord déterminer les
deux résistances 𝑅𝑠ℎ et 𝑅𝑠 . La relation entre 𝑅𝑠ℎ et 𝑅𝑠 peut-être trouvé en mettant 𝑃𝑚𝑎𝑥,𝑚 =
𝑃𝑚𝑎𝑥,𝑒 et résoudre l'équation résultante :

𝑉𝑚𝑝 + 𝑅𝑠 𝐼𝑚𝑝 𝑉𝑚𝑝 + 𝑅𝑠 𝐼𝑚𝑝


𝑃𝑚𝑎𝑥,𝑚 = 𝑉𝑚𝑝 {𝐼𝑝ℎ − 𝐼0 [exp ( ) − 1] − } (1)
𝑉𝑡 𝑛𝑁𝑠 𝑅𝑠ℎ

= 𝑃𝑚𝑎𝑥,𝑒

𝑉𝑚𝑝 [𝑉𝑚𝑝 + 𝑅𝑠 𝐼𝑚𝑝 ]


𝑅𝑠ℎ = 𝑉𝑚𝑝 + 𝑅𝑠 𝐼𝑚𝑝 (2)
{𝑉𝑚𝑝 𝐼𝑝ℎ − 𝑉𝑚𝑝 𝐼0 exp ( ) + 𝑉𝑚𝑝 𝐼0 − 𝑃𝑚𝑎𝑥,𝑒 }
𝑉𝑡 𝑛𝑁𝑠

L'équation (2) signifie que pour toute valeur de 𝑅𝑠 , il y aura une valeur de 𝑅𝑠ℎ qui fait que la
courbe mathématique 𝐼 − 𝑉 croise le point expérimental (𝑉𝑚𝑝 , 𝐼𝑚𝑝 ). Le but est de trouver la
valeur de 𝑅𝑠 (et donc de 𝑅𝑠ℎ ) qui fait coïncider le pic de la courbe mathématique P – V avec
le pic de la puissance expérimentale au point (𝑉𝑚𝑝 , 𝐼𝑚𝑝 ). Cela nécessite plusieurs itérations
jusqu’à 𝑃𝑚𝑎𝑥,𝑚 = 𝑃𝑚𝑎𝑥,𝑒 . Chaque itération met à jour 𝑅𝑠 et 𝑅𝑠ℎ vers la meilleure solution du
modèle [55].

𝑅𝑠ℎ + 𝑅𝑠
𝐼𝑝ℎ,𝑛 = 𝐼𝑠𝑐,𝑛 (3)
𝑅𝑠ℎ

La valeur initiale de 𝑅𝑠 peut être zéro. La valeur initiale de 𝑅𝑠ℎ peut être donnée par :

𝑉𝑚𝑝 𝑉𝑜𝑐,𝑛 − 𝑉𝑚𝑝


𝑅𝑠ℎ,𝑚𝑖𝑛 = − (4)
𝐼𝑠𝑐,𝑛 − 𝐼𝑚𝑝 𝐼𝑚𝑝

L'équation (4) détermine la valeur minimale de 𝑅𝑠ℎ . Bien que 𝑅𝑠ℎ soit encore inconnu, il est
certainement supérieur à 𝑅𝑠ℎ,𝑚𝑖𝑛 et c'est une bonne estimation initiale.

104
Annexes

Le programme suivant détermine les valeurs de ces deux résistances :

105
Annexes

106
Annexes

Le programme de la cellule photovoltaïque réelle :

107
Annexes

Spécifications techniques du module photovoltaïque ALPV-250-P60 :

108
Annexes

109

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