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Memoire de Fin D'Etudes: Thème Evaluation Des Impacts Environnementaux de La Cimenterie de Sour El-Ghozlane

Ce résumé décrit une étude sur les impacts environnementaux de la cimenterie de Sour El-Ghozlane en Algérie. L'étude a évalué les polluants émis par la cimenterie, leurs impacts sur la santé et l'environnement, et les techniques de prévention utilisées. Des recommandations sont proposées à court et long terme pour réduire la pollution.
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Memoire de Fin D'Etudes: Thème Evaluation Des Impacts Environnementaux de La Cimenterie de Sour El-Ghozlane

Ce résumé décrit une étude sur les impacts environnementaux de la cimenterie de Sour El-Ghozlane en Algérie. L'étude a évalué les polluants émis par la cimenterie, leurs impacts sur la santé et l'environnement, et les techniques de prévention utilisées. Des recommandations sont proposées à court et long terme pour réduire la pollution.
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UNIVERSITE AKLI MOHAND OULHADJ – BOUIRA


FACULTE DES SCIENCES DE LA NATURE ET DE LA VIE ET DES SCIENCES DE LA TERRE
DEPARTEMENT DE BIOLOGIE

Réf : ……./UAMOB/[Link]/[Link]/2017

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES


EN VUE DE L’OBTENTION DU DIPLOME MASTER
Domaine : SNV Filière : Sciences Biologiques
Spécialité : Science et gestion de l’environnement

Présenté par :
BERKATI Sarah et MEZANI Cherifa

Thème
Evaluation des impacts environnementaux de la cimenterie
de Sour El-Ghozlane
Soutenu le : 03/ 07 / 2017 Devant le jury composé de :

NOM et Prénom Grade

M [Link] Aziz MAB Univ. de Bouira Président


r
M .ZOUGGAGHE Fatah MCA Univ. de Bouira Promoteur
M [Link] Salime MAA Univ. de Bouira Examinateur

Année Universitaire : 2016/2017


Sommaire

Résumé

Remerciement

Liste des tableaux

Liste des figures

Liste des photos

Liste des abréviations

Introduction …………………………………………………………………………………………………………………..……………..1

Chapitre I : Revue bibliographique

I. La pollution ……………………………………………………………………………………………….……………...…………..3

I.1. Définition de la pollution …………………………………………………………………………………....….......3

I.2. Les types de pollution………………………………………………………………………………....……………..…3

II. Les déchets…………………………….……………………………………………………………….…………...………..……5

II.1. Définition………………………………………………………………………………………………………...…..………5

II.2. Catégories de déchets……………………………………………………………………………...….....…………5

III. L’environnement ………………………………………………………………………………………...……..……………6

Chapitre II : Matériels et méthodes

I. Présentation de la commune de Sour El-Ghozlane………………………………………….…......…….….…8

I.1 Situation historique et géographique………………………………………………………...……………….…8

I.2 Composantes physiques du site ……………………………………………………………………..………….….8

I.3 La climatologie……………………………………………………………………………………………….…………….….8

I.4 Hydrologie…………………………………………………………………………………………………...…………….…11

I.5 La couverture végétale…………………………………………………………………………………………….….12

II. Présentation de la cimenterie de Sour El-Ghozlane……………………...……………………………….……13


II.1 Historique ………………………………………………………………………………………………………...………………...13

II.2 Dénomination et situation juridique…………………………………………………………………………………...13

II.3 Situation géographique………………………………………………….……………………………...………………..…13

II.4 Effectifs employés et taux d’encadrement …………………………………………………..…………….……..14

II.5 Matières premières pour les besoins de la cimenterie………………………………………………...…...14

II.6 Terrains et gisements ....................................................................................................15

III. Procédés et techniques de fabrication du ciment……………………………………..…….…………………..…15

III.1 Les différents procédés de fabrication du ciment …………………………………….........……………15

III.2 Technique de fabrication du ciment ………………………………………….……………………....……………16

III.2.1 Extraction des matières premières.............................................................................16

III.2.2 Concassage des matières premières..............................................................................17

III.2.3 Concassage des ajouts...................................................................................................17

III.2.4Hall de stockage des matières concassées (pré homogénation)......................................18

III.2.5 Broyage du cru.............................................................................................................19

III.2.6 Silos d’homogénéisation................................................................................................20

III.2.7 Cuisson..........................................................................................................................20

III.2.8Silos de stockage clinker................................................................................................21

III.2.9Broyage de ciment........................................................................................................21

III.2.10 Silos de stockage de ciment......................................................................................22

III.2.11Expédition.................................................................................................................22

IV. Méthodologie……………......................................................................................………………..23

IV. 1. Récolte de données………………………………………………………………………………….…………………...……23

IV. 2. Identification de toutes sources de pollution de la cimenterie……………………………..….………23

IV. 3. Suivi et quantification des rejets du filtre à manche…………………………………………………..……..24

IV. 4. Analyse…………….………………………………………………………………………………………………......…..………24

Chapitre IV : résultats et discussion

1. Quantification des sources d’impacts…………………………………………………….…...……………..………..26


1.1 Poussière et gaz………………………………………………………………………………………….....……….………..26

1.2 Source des nuisances sonore (Bruits)……………………………………………………………….....………...28

1.3 Déchet ………………………………………………………………………………………………………..…….…..……..….29

1.4 Les impacts de la cimenterie de SEG…………………………………………………………..……………..…..32

1.5 L’impact des poussières………………………………………………………………………………..……..…..…...33

1.6 L’impact sur la circulation routière………………………………………………………….……………….…...34

1.7 L’impact sur le sol…………………………………………………………………………….…………………….…...…34

1.8 L’impact sur l’eau …………………………………………………………………………….………………..………....34

1.9 L’impact sur la végétation …………………………………………………………................…….……...……34

2. Suivi et quantification des rejets du filtre à manche ……………….……………………....….……...……..35

3. Analyse de l'enquête…………………………………………………………………………………………….....………….36

3.1 Analyse sanitaire ……………………………………………………………………………………………….……………36

3.2 Analyse social…………………………………………………………………………………………………...………….37

3.3 Analyse environnemental………………………………………….......……………………….....…………….38

Conclusion……………………………………………………………….....……………………………..…...……….………..…40

Références bibliographiques…………………………………………………....…………..………………………..…….42
Résumé

L’industrie cimentière occupe une place importante dans le développement


économique de l’Algérie. Le rythme accéléré du processus d’industrialisation en
Algérie n’a pas permis de prendre en compte les aspects environnementaux des
projets industriels. Parmi les cimenteries existantes en Algérie notre travail se base sur
la cimenterie de Sour El Ghozlane qui pose des impacts environnementaux pour cette
région.

La fabrication du ciment est un processus polluant malgré la nécessité absolue de ce


matériau pour la vie sociale et économique, et la grande importance que lui accorde le
monde entier. Les nuisances engendrées des activités de sa fabrication, à savoir ; les
polluants qui sont de diverses natures (gaz, poussières et métaux lourds), le bruit et les
odeurs, ont un impact nocif sur la santé humaine, animale et végétale et
l’environnement bâti.

A cet effet notre recherche s’énonce à :

- Définir les différents types de polluants émis par les cimenteries et leur impact sur la
santé et l’environnement ;
- Investiguer les meilleures techniques de prévention et de contrôle de la pollution ;
De cette recherche théorique, une projection est effectuée sur la cimenterie de Sour
El-Ghozlane où des enquêtes ont été menées à différentes échelles ;
environnementale, sanitaire et sociale, afin de :
- Définir les polluants émis par cette cimenterie ainsi que les niveaux de leurs taux ;
- Exposer les techniques de prévention et de contrôle utilisées dans cette cimenterie ;
Des recommandations sont alors proposées :
- à court terme : introduire les mesures de nature simple et rapide à réaliser, telles que
le remplacement des filtres défectueux, le nettoyage des sols, la régularité de la
maintenance des installations, la gestion des stockages et transports, le reboisement du
site, etc.
- à long terme, accéder à des installations de fabrication plus écologiques et
rechercher des sites pour la fabrication du ciment loin des zones urbaines.
Mots clés : pollution de l’air, cimenterie, techniques, industrialisation, émissions,
impacts environnementale et sanitaire, Sour El-Ghozlane.
Summary

The cement industry occupies an important place in the economic


development of Algeria. The accelerated pace of the industrialization process in
Algeria did not allow for the environmental aspects of industrial projects to be taken
into account. Among the existing cement plants in Algeria our work is based on the
Sour El Ghozlane cement plant, which poses environmental impacts for this region.

The manufacture of cement is a polluting process, despite the absolute necessity of


this material for social and economic life and the great importance that the world
gives it. The nuisance caused by the activities of its manufacture, namely; Pollutants
of various kinds (gas, dust and heavy metals), noise and odors, have a harmful impact
on human, animal and plant health and the built environment.

To this end, our research aims at:

- Define the different types of pollutants emitted by cement plants and their impact on
health and the environment;

- Investigate the best techniques for pollution prevention and control;

From this theoretical research, a projection is carried out on the Sour El-Ghozlane
cement plant, where surveys have been carried out at different scales; Environmental,
health and social, in order to:

- Define the pollutants emitted by this cement plant and the levels of their rates;

- Expose the prevention and control techniques used in this cement plant;

Recommendations are then proposed:

- in the short term: introduce measures of a simple and rapid nature, such as
replacement of defective filters, cleaning of floors, regular maintenance of
installations, storage and transport management, reforestation of the site, etc. .

- in the long term, access to more environmentally friendly manufacturing facilities


and look for sites for the manufacture of cement away from urban areas.

Keywords: air pollution, cement, technology, industrialization, emissions,


environmental and health impacts, Sour El-Ghozlane.
‫الملخص‬

‫صُبػت االسًُج ححخم يكبَت يهًت في انخًُيت االقخصبديت في انضضائش‪ .‬فشهج حسبسع وحيشة انخصُيغ في‬
‫بيٍ يصبَغ االسًُج انًىصىدة في انضضائش‬ ‫انضضائش أٌ حأخز في االػخببس انضىاَب انبيئيت نهًشبسيغ انصُبػيت‪.‬‬
‫ويسخُذ ػًهُب ػهً االسًُج سىس انغضالٌ حشكم اآلربس انبيئيت نهزِ انًُطقت‪.‬‬

‫صُبػت اإلسًُج هى ػًهيت انًهىرت ػهً انشغى يٍ ضشوسة يطهقت يٍ هزِ انًىاد في انحيبة االصخًبػيت‬
‫واالقخصبديت‪ ،‬وأهًيت انًًُىحت نهب في صًيغ أَحبء انؼبنى‪ .‬حسبب في إصػبس أَشطت انصُغ‪ ،‬وهي‪ :‬انًهىربث انخي‬
‫هي يخُىػت (انغبص وانغببس وانًؼبدٌ انزقيهت)‪ ،‬وانضىضبء وانشوائح‪ ،‬ويكىٌ نهب حأريش ضبس ػهً صحت اإلَسبٌ‪،‬‬
‫صحت انحيىاٌ وانُببث وانبيئت انًبُيت‪.‬‬

‫نهزا انغشض يحذد أبحبرُب إنً‪:‬‬

‫‪ -‬ححذيذ أَىاع يخخهفت يٍ انًهىربث يٍ يصبَغ االسًُج وحأريشهب ػهً انصحت وانبيئت؛‬
‫‪ -‬انخحقيق في أفضم انخقُيبث نهىقبيت وانسيطشة ػهً انخهىد؛‬
‫هزِ انبحىد انُظشيت‪ ،‬يخى إصشاء اإلسقبط ػهً االسًُج سىس انغضالٌ حيذ أصشيج ححقيقبث ػهً يسخىيبث‬
‫يخخهفت‪ .‬انبيئيت وانصحيت واالصخًبػيت‪ ،‬يٍ أصم‪:‬‬
‫‪ -‬نخحذيذ انًهىربث انًُبؼزت يٍ يصُغ نالسًُج ويسخىيبث يؼذالحهب‪.‬‬
‫‪ -‬فضح أسبنيب انىقبيت وانًكبفحت انًسخخذيت في األسًُج‪.‬‬
‫رى حقذو انخىصيبث‪:‬‬
‫‪ -‬ػهً انًذي انقصيش‪ :‬احخبر حذابيش بسيطت وسشيؼت انًشصح أٌ ححقيق يزم اسخبذال يششحبث انًؼيبت‪ ،‬حُظيف‬
‫األسضيبث‪ ،‬انصيبَت انذوسيت نهًشافق‪ ،‬وإداسة انخخضيٍ وانُقم وإػبدة انخحشيش نهًىقغ‪ ،‬انخ ‪.‬‬
‫‪ -‬وصىل طىيهت األصم نًشافق انخصُيغ انصذيقت نهبيئت ويىاقغ بحزيت إلَخبس األسًُج بؼيذا ػٍ انًُبطق‬
‫انحضشيت‪.‬‬
‫كلمات البحث‪ :‬حهىد انهىاء‪ ،‬واألسًُج‪ ،‬وانخكُىنىصيب‪ ،‬وانخصُيغ‪ ،‬واالَبؼبربث واآلربس انبيئيت وانصحيت‪ ،‬سىس‬
‫انغضالٌ‪.‬‬
Liste des tableaux

Tableau 1 : Variations moyennes mensuelles des températures et de précipitations de


la station de Bouira de la période (1946 – 2012). .......................................................... 9

Tableau 2 : Valeur du quotient pluviothermique de la station de Bouira. ................. 11

Tableau 3: Assiette de l’usine. .................................................................................... 15

Tableau 4: Facteurs d’émission de poussières dans la cimenterie de SEG (kg de


poussières/tonne de matière première)......................................................................... 28

Tableau 5: Niveau de pression sonore à la source (décibels). .................................... 29

Tableau 6 : Nature des déchets et leurs méthodes de traitement. ............................... 31

Tableau 7: L’impact des polluants (gaz) de la cimenterie sur l’environnement et la


santé humaine............................................................................................................... 33

Tableau 8: Effet des poussières sur la santé humaine. ............................................... 34

Tableau 9 : Concentration des poussières et des gaz rejetée par l’électro filtre et
normes de rejet à l’émission en 2013........................................................................... 35

Tableau 10: Concentration des poussières et des gaz rejetée par le filtre à manches
et normes de rejet à l’émission en 2017. ...................................................................... 36

Tableau 11: Statistiques des malades au niveau du centre des maladies respiratoires
de SEG. ........................................................................................................................ 38
Liste des figures

Figure 1: Diagramme ombrothermique de Bagnouls et Gaussen de la région de


Bouira. .......................................................................................................................... 10

Figure 2 : Effectifs employés et taux d’encadrement. ................................................ 14

Figure 3: Procédé de production du ciment par voie sèche ........................................ 16

Figure 4: Four rotatif à ciment (le cœur de la cimenterie). ....................................... 21

Figure 5: Taux de poussières et du CO rejeté par semaine et relevé par l’opacimétre


...................................................................................................................................... 37

Figure 6 : pourcentage des malades en 2014. ............................................................. 38

Figure 7: Pourcentage des malades en 2016. .............................................................. 39

Figure 8: Avis des habitants avant l’installation du filtre à manches. ....................... 40

Figure 9: Avis des habitants après l’installation du filtre à manches. ........................ 40


Liste des photos
Photo 1: Carrière (Extraction matière première). .................................Erreur ! Signet non défini.

Photo 2: Atelier concassage matières premières. .................................Erreur ! Signet non défini.

Photo 3: Atelier concassage ajouts. ...................................................... Erreur ! Signet non défini.

Photo 4: Atelier de stockage des matières concassées (pré homogénéisation).Erreur ! Signet non défini.

Photo 5: Atelier broyage des matières premières. ................................ Erreur ! Signet non défini.

Photo 6: Atelier de cuisson de clinker. ................................................. Erreur ! Signet non défini.

Photo 7: Silos de stockage clinker. ....................................................... Erreur ! Signet non défini.

Photo 8: Expédition en vrac. ................................................................ Erreur ! Signet non défini.

Photo 9: Atelier Ensachage. .................................................................Erreur ! Signet non défini.

Photo 10: Vue aérienne de la situation de la cimenterie de Sour El-Ghozlane (Source : Google
Earth, 2017)................................................................................................................................9

Photo 11: Localisation de la cimenterie de Sour El-Ghozlane (Google Earth, 2017)...............9


Introduction

L’industrie cimentière occupe une place importante dans le développement


économique de l’Algérie. Le ciment est considéré comme un produit stratégique
puisqu’il est à l’amont de toute activité de construction et de réalisation
d’infrastructures.

Le rythme accéléré du processus d’industrialisation en Algérie n’a pas permis


de prendre en compte les aspects environnementaux des projets industriels. La plupart
des usines ont été mal implantées et posent actuellement des problèmes graves de
santé publique.

Tous les compartiments de l’environnement (l’air, l’eau et le sol) sont


affectés. De la même manière, le problème des pollutions d’origine industrielle se
pose au regard des conséquences sociales, écologiques et économiques du
changement climatique, des impacts sanitaires de la dégradation de l’environnement
(eau, air, alimentation, etc.) ou encore des nuisances quotidiennes subies par les
populations riveraines (bruits, odeurs, etc.).

En Algérie, les actions des industries préoccupent les pouvoirs publics et il est
nécessaire de mener les actions préventives pour protéger le milieu naturel. Parmi les
cimenteries existantes en Algérie, la cimenterie de Sour El-Ghozlane pose des problèmes
environnementaux pour cette région.

Implantée depuis les années 1986, la cimenterie de SEG n’a cessé de produire
différents polluants affectant l’air et l’environnement de la zone de SEG plus
précisément la région de Becouche.
Dans ce travail, nous essayons d’identifier les différents polluants (déchets : solides,
liquides, gazeux) de la cimenterie et leurs impacts sur la santé des habitants et
l’environnement de cette région.

Notre travail d’observation, de lecture, d’interprétation, d’enquête et de prospection se


résume en une réflexion fondamentale autour de plusieurs questions que nous nous
sommes toujours posées sur l’impact de la pollution sur l’environnement.
Ce travail est scindé en quatre chapitres, dont le premier chapitre est consacré à la
revue bibliographique sur la pollution et l’environnement, le deuxième chapitre est
une présentation de la commune de Sour El-Ghozlane et de la cimenterie, ou on
explique les techniques et procédés de fabrication du ciment, le troisième chapitre

Page 1
Introduction

décrit la méthodologie, en fin le quatrième chapitre, qui est consacré aux résultats
obtenus suivie par une discussion. Nous terminons ensuite par une conclusion.

Page 2
Chapitre I Revue bibliographique

I. La pollution :
I.1. Définition de la pollution :
La pollution est une modification défavorable du milieu naturel qui apparait en totalité ou en
partie comme sous produit de l’action humaine, à travers l’effet direct ou indirect altérant les
critères de répartition des flux d’énergie, des niveaux de radiation et de l’abondance des espèces
vivantes. Ces modifications peuvent affecter l’homme directement ou à travers des ressources en
eau et autres produits biologiques. La pollution est déterminée par :
 Les facteurs physiques (conductivité, matière en suspension, température, couleur, gout,
radioactivité).
 Les facteurs chimiques (matières solubles, minérales et organiques).
 Les facteurs biologiques (germe pathogènes).
 Pour remédier à ce problème de pollution, l’homme doit recréer un milieu ambiant à son
évolution et à son bien être.
Ces modifications peuvent affecter l’homme directement ou à travers des ressources en
eau et autres produits biologiques. C’est une dégradation de l’environnement par des matières
non naturelles qui se diffusent dans plusieurs milieux constituant notre univers (Pacyna &
Gaedel ,1995)
I.2. Les types de pollution :
Il existe plusieurs types de pollution qui sont classé, selon différents critères, on distingue
les trois principaux types de pollutions :
I.2.1. Pollution de l’air :
On parle de pollution atmosphérique lorsque la présence d’une substance étrangère ou
une variation importante dans la proportion de ses composants est susceptible de provoquer un
effet nocif, ou de créer une nuisance ou une gène.
La pollution de l’air (ou pollution atmosphérique) est un type de pollution défini par une
altération de la pureté de l’air, par une ou plusieurs substances ou particules présentes à des
concentrations et durant des temps suffisants pour créer un effet toxique ou écotoxique. Elle est
généralement causer par les industries, notamment l’industrie du ciment, où les cimenteries
rejettent des émissions dans l’air au cours de ces étapes de production.
Les polluants majeurs de l’air sont ceux produits en quantités significatives et ceux ayant
documenté la santé et d’autres effets environnementaux.
Dans l’industrie du ciment, les principaux rejets vers l’atmosphère sont constitués
essentiellement par les gaz de combustion et les émissions de poussières à tous les niveaux de

Page 3
Chapitre I Revue bibliographique

production du ciment (de l’extraction de la matière première au niveau des carrières jusqu’à
l’ensachage du ciment) (Thibaut, 1998).
A. Les gaz :

Les polluants contenus dans les gaz de combustion dépendent de la nature du combustible
utilisée (charbon, fuel ou gaz naturel) et de la composition du minerai (qui peut contenir
également du soufre). Les principaux polluants gazeux rencontrés dans l’industrie du ciment
sont :

1-le dioxyde de soufre (SO2) :

Le dioxyde de soufre (anhydride sulfureux) est émie principalement par la combustion au


niveau du four. Lorsque le combustible utilisé contient lui-même du soufre.

S + O2 → SO2

Les ordres de grandeurs des teneurs en soufre dans les combustions sont les suivants :

 Charbon ……………….de 0.5-1.5℅ (quelque fois 5-6℅)


 Fuel lourd ……………..de 0.5-4℅ selon les pays
 Fuel domestique et gasoil ……………de 0.3- 0.7℅ selon les pays
 Gaz ………………………………..de 0 - 0.01

2- les oxydes d’azote (NOX) :

Comme pour le SO2, les oxydes d’azote sont produits au niveau du four pendant la
combustion. Leur formation est favorisée par un excès d’oxygène mais surtout par la température
de la flamme qui conduit à une dissociation de molécules d’azote et d’oxygène, on aura alors :

O2 → O + O
N2 → N+ N
O +N2 → NO + N
N+ O2 → NO + O
N +OH → NO + H

Page 4
Chapitre I Revue bibliographique

3- le monoxyde de carbone (CO)

Le monoxyde de carbone est produit au niveau du four lorsque la combustion est incomplète
(insuffisance d’air) ou mal réglé on aura : C + ½ O2 → CO (Très toxique)

Au niveau du four fonctionnant au gaz naturel, les émissions de CO sont très faibles quand la
combustion est complète.

4- le dioxyde de carbone (CO2)

Quand la combustion est complète (avec suffisamment d’air) :


C + O2 → CO2 + Chaleur (94 Kcal)

Du CO2 est également rejeté durant la calcination suite à la décarbonatons du calcaire contenu
dans la matière première :

CaO3 + Chaleur → Cao + CO2↗ (Aoudia, 2001).

B. Les poussières
La pollution par les poussières représente la forme de pollution la plus importante au
niveau des cimenteries, elle est beaucoup ressentie par la population. La granulométrie des
poussières est un facteur important. Les poussières fines restent en suspension dans l’atmosphère
alors que les plus grosses sont appelées à se déposer sur le sol à différentes distances de la source
selon leur taille.
I.2.2. Pollution de l’eau
Elle se manifeste par une présence dans l'eau (océans, mers, lacs, fleuves, nappes
phréatiques, etc.) d'éléments toxiques qui engendrent la destruction de la faune et de la flore. Elle
peut rendre l'eau impropre à la consommation ou à la baignade (Emilian, 2009).
A titre d’exemple, nous avons, les:
 Industriels ;
 Urbains (eaux-usées) ;
 Agricoles : produits phytosanitaires, élevage intensif, engrais (nitrates, pesticides) ;
 Hydrocarbures (marées noires, déballastages sauvages en pleine mer).

Page 5
Chapitre I Revue bibliographique

I.2.3. Pollution de sol

Un sol est dit pollué quand il contient un ou plusieurs polluant(s) ou contaminant(s)


susceptible de causer des altérations biologiques, physiques ou chimiques de l’écosystème
constitué par le sol (Emilian, 2009).
Les installations industrielles peuvent être responsables de ce type de pollution comme
l’industrie de ciment par les retombées de poussières par les pluies et les rejets des déchets , tout
comme le rejet des exploitations agricoles, cette pollution va contaminer les sols .

II. Les déchets


II.1 Définition
Tout résidu d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation, aussi toute
substance, matériau, produit ou plus généralement tout bien meuble abandonné ou que son
détenteur destiné a l’abandon (Christian & Alain,2012).
II.2 Catégories de déchets
Les déchets sont regroupés en trois grandes catégories ;
 Les déchets ménagers et assimilés ;
 Les déchets industriels ;
 Les déchets agricoles.
A. Les déchets ménagers et assimilés :
Ils proviennent des ménages, des commerçants, des artisans, des entreprises et des industries
dans la mesure où ils ne présentent aucun caractère spéciale ni dangereux. (Loudjani, 2008).
Il faut distinguer :
 Les déchets ménagers (déchets produits par les ménages) qui se composent des :
- Ordures ménagères collectées dans le cadre des tournées de ramassage organisées par
les municipalités.
- Déchets volumineux ou « encombrants » soit collectés en porte à porte, soit
réceptionnés dans une installation mise à la disposition des ménages.
- Déchets ménagers spéciaux (DMS), ne pouvant en raison de leur danger être éliminés
sans risques avec les déchets ménagers. Ils sont réceptionnés dans des déchetteries
équipés à cet effet.
- Déblais et gravats produits par les ménages réceptionnés dans des déchetteries ou des
dépôts réservés aux seuls déchets inertes.

Page 6
Chapitre I Revue bibliographique

 Les déchets des espaces publics (rues, marchés, égouts, espaces verts) ou des
établissements publics (administrations, écoles, hôpitaux, casernes).
 Les déchets artisanaux et commerciaux.
 Les déchets assimilables aux ordures ménagères, synonymes de déchets industriels banals
(DIB), ne sont pas des déchets des ménages mais peuvent être éliminés dans les mêmes
installations que les ordures ménagères.
B. Les déchets industriels :
Ils sont classés, selon leurs caractères plus ou moins polluants en trois grandes catégories :
 Les déchets industriels spéciaux (D.I.S) :
Contiennent des éléments polluants en concentration plus ou moins forte. Ils présentent
certains risques pour la santé de l'homme et l'environnement. Ils sont signalés en raison
de leurs propriétés dangereuses par un astérisque.
 Les déchets industriels banals (D.I.B.) :
Ils ne présentent aucun caractère dangereux. Ils sont assimilés aux déchets ménagers. Ils
sont constitués des :
- Emballages des ménages ;
- Papiers et cartons ;
- Verres et plastiques ;
- Métaux ferreux et non ferreux ;
- Bois.
 Les déchets industriels inertes :
Un déchet inerte est un déchet qui ne subit aucune modification physique, chimique ou
biologique importante. Les déchets inertes ne se décomposent pas, ne brulent pas, ne
produisent aucune réaction physique ou chimique, ne sont pas biodégradable et ne
détériorent pas d’autres matières avec lesquelles elles entrent en contact d’une manière
susceptible d’entraîner une pollution de l’environnement ou de nuire à la santé humaine
(Ghazi, 2013).

C. Les déchets agricoles :

Les déchets agricoles sont les déchets générés par l’agriculture, la sylviculture et la
pêche. Les principaux types de déchets agricoles sont les biodéchets, les cadavres d’animaux, les
films plastiques agricoles usagés, les emballages vides de produits phytosanitaires et les produits
phytosanitaires non utilisés. Le flux annuel de 375 millions de tonnes de déchets par an fait de
l’agriculture le premier secteur économique producteur de déchets (Anonyme, 2017).

Page 7
Chapitre I Revue bibliographique

III. L’environnement :

L’environnement est un milieu dans lequel se développent se évoluent les végétaux et les
animaux, c’est l’ensemble de composants naturels tels que le sol, l’eau, l’air et leurs interactions
avec l’homme et ses activités.

C’est l’ensemble des conditions naturelles (physiques, chimiques, biologiques) et


culturelles (sociologiques) dans lesquelles les organismes vivants (en particulier l’homme) se
développent (Anonyme, 2017).

Notre environnement comprend les êtres vivants et le monde non vivant.


1. Les êtres vivants appartiennent à deux grands groupes :

 La faune, ensemble des animaux d’une région


 La flore, ensemble des végétaux d’une région
Ils se caractérisent par un cycle de vie a durée variable. Ils naissent, croissent, se reproduisent et
meurent.
2. Le monde non vivant comprend :
 Les composantes minérales, encore appelées éléments minéraux : l’eau, les roches et
l’air invisible. L’eau, salée ou douce, occupe la majeure partie de la surface terrestre.
L’air, sous forme de gaz, contient du diazote, du dioxygène, du dioxyde de carbone et
des traces de gaz rares. Les roches occupent le sous-sol et participent à la formation du
sol.
 Les restes des êtres vivants : plumes d’oiseau, os, bois, feuille tombée, cadavres.
 Les productions humaines proviennent des composantes minérales, des restes d’êtres
vivants et de l’activité humaine.

Page 8
Chapitre III Résultats et discussion

1. Quantification des sources d’impacts :


Dans la première partie de notre travail on a cherché et essayer de déterminer tous les
types de polluants et de déchets présent dans la cimenterie de Sour El-Ghozlane, ainsi que leurs
sources, Il a été identifié que les polluants se distinguent en deux catégories : polluants gazeux
(SO2, NOX, CO, CO2…) et polluants particulaires (poussières).
1.1 Poussière et gaz :
Les principaux aspects environnementaux associés à la production de ciment sont les
émissions atmosphériques et particules NOX, SO2, CO2 et CO. Les particules sont dues à des
sources diffuses et à des foyers ponctuels ; les gaz proviennent du foyer principal qui est le four à
clinker.
 Les sources de poussières :
Les émissions de poussières sont rencontrées à tous les niveaux du processus. Les
principales sources qui peuvent être identifiées au niveau de la cimenterie sont essentiellement :
 La formation des trous de mines et du tir a l’explosif,
 Du déplacement et de la circulation des engins en carrière,
 Du concassage, (concasseur à marteaux de capacité de 1000T/H pour calcaire),
 Les matières premières déversées dans le hall de stockage.
 L’opération de clinkérisation (cuisson du clinker) s’accompagne d’émission de
poussières,
 Le déversement du clinker dans le silo de stockage,
 La phase de broyage du clinker s’accompagne également d’émissions de poussières,
 Les émissions de poussières durant l’ensachage du ciment et lors du chargement des
camions par du ciment en vrac ou en sacs,
 Le roulage très fréquent des camions et autres engins à l’intérieur de l’usine conduit à un
soulèvement de poussière qui accentue la pollution globale du site,

Cette pollution est également aggravée par de nombreuses fuites existantes au niveau des
différentes installations, ainsi que lors d’une situation de disfonctionnement du filtre à manches,
ainsi que l’action du vent.

Page 26
Chapitre III Résultats et discussion

Tableau 4: Facteurs d’émission de poussières dans la cimenterie de SEG (kg de


poussières/tonne de matière première).
Quantité émise (kg de
Sources de rejet poussière/tonne de matière Le récepteur
première)
Le site : carrière
Explosion et abattage 0.075
L’habitation : avoisinante
Le site : carrière
Transport par camion
0.75kg/km parcouru
(roulage)
L’habitation : avoisinante
Le site : carrière
Concassage 0.25
L’habitation : avoisinante
L’habitation : avoisinante

Transport par tapis 1.0


Tronçon d’une route
nationale N°29

 Source des gaz :


Les principales émissions de la fabrication du ciment sont les émissions atmosphériques
des fours. Elles sont dues aux réactions physico-chimiques des matières premières et à la
combustion des matériaux utilisés pour chauffer, parmi ces éléments nous avons :
Le dioxyde de soufre (SO2) :
Le dioxyde de soufre (anhydride sulfureux) est émie principalement par la combustion au
niveau du four.
Les oxydes d’azote(NOx) :
Les oxydes d’azote sont produits au niveau du four pendant la combustion. Leur
formation est favorisée par un excès d’oxygène mais surtout par la température de la flamme.
Le monoxyde de carbone (CO) :
Le monoxyde de carbone est produit au niveau du four lorsque la combustion est
incomplète (insuffisance d’oxygène).
Au niveau du four fonctionnant au gaz naturel, les émissions de CO sont très faibles quand la
combustion est complète.

Page 27
Chapitre III Résultats et discussion

Le dioxyde de carbone(CO2) :
Le dioxyde de carbone est produit au niveau du four lorsque la combustion est complète
(avec suffisamment d’air).
1.2 Source des nuisances sonore (Bruits) :
La cimenterie de SEG comprend de nombreuses machines et activités qui sont
d’importantes sources d’émissions de bruit, notamment les broyeurs, les compresseurs, les
pompes, l’opération d’expédition et le transport (approvisionnement et expédition). Ces
émissions sonores sont produites tout au long du procédé de production du ciment.
Les mesures de bruits à l’intérieur de l’usine sont présentées ci dessous (tab.5), les valeurs sont
relevées par un sonomètre (annexe 7).
Tableau 5: Niveau de pression sonore à la source (décibels).

Atelier Source Niveau de pression sonore à


la source décibels

Carrière Sondeuse 95
- proche 89
- A une distance de 10 m
Concasseur
- proche 90
- A une distance de 10 m 72

Entretien matériel Compresseur mobile 80


Roulant

Atelier broyeur cru Extérieur 90

Intérieur 100

Atelier cuisson Four


- proche 90
- A une distance de 10m 84

Salle compresseur/surpresseur
- Intérieur 104
- Extérieur 93

Atelier ciment -A l’extérieur 77

Page 28
Chapitre III Résultats et discussion

-A l’intérieur 95

Expédition -A l’intérieur 90
-A l’extérieur 60

Normes Algériennes en matière d’émission de bruit


La réglementation Algérienne en matière des émissions de bruit admet sont (J.O 93-184) :
Sur l’environnement
 70 décibels en période diurne (6 h à 22 h) et 45 décibels en période nocturne (22 h
à 6 h) dans les zones d’habitations et dans les voies et les lieux publics et privés.
 45 décibels en période diurne (6 h à 22 h) et 40 décibels en période nocturne (22h à
6 h) au voisinage immédiat des établissements hospitaliers ou d'enseignements et
dans les aires de repos et de détente ainsi que dans leurs enceintes
Sur le poste de travail
De même, il est admis qu’il ne faut pas dépasser 80dB durant 8h/j et 5j/semaine, selon la
fréquence du bruit, la durée d’exposition sera :
6 h/ j ------------------------------ 91 dB
3 h/j -------------------------------94 dB
30 mn -------------------- égale à 100 dB

1.3 Déchet :
Les déchets identifiés au niveau de la cimenterie de Sour El-Ghozlane sont classés dans
les catégories suivantes :
Déchets ménagers et assimilés (DMA) :
On distingue :
 Les ordures ménagères (de la cantine) ;
 Les déchets de nettoiement ;
 Les déchets encombrants (ancien engins, matériels électroménagers) ;
 Les déchets verts.
Déchets industriels banals (DIB) :
Ils sont constitués des :
 Emballages des ménages ;
 Papiers et cartons (atelier d’expédition) ;
 Plastiques (atelier d’expédition) ;

Page 29
Chapitre III Résultats et discussion

 Métaux ferreux ;
 Bois et palette ;
 Inertes (gravas, sable …..) ;
 Boue de la station d’épuration de la cimenterie ;
 Pneu (caoutchouc) (engins).
Déchets industriels dangereux (DID) :
Sont produits par les cimenteries est sont des déchets qui en raison d’une de leurs
caractéristique présentent un risque pour les personnes et l’environnement, on distingue les :
 Solvants (laboratoire) ;
 Hydrocarbures ;
 Huiles usagées (engins) ;
 Les huiles BCP ;
 Peinture ;
 Les briques réfractaires (four) ;
 Sources radioactives (rayon gamma) ;
 Les tôles (amiante) ;
 Batterie ;
 Tubes néons.
Les principaux déchets présents dans la cimenterie de SEG sont mentionnés dans le tableau 6.

Tableau 6 : Nature des déchets et leurs méthodes de traitement.

Quantité
Nature de Méthode de
Activité source générée Prestataire
déchets traitement/d’élimination
T/an
Cédé
Déchets Cantine, magasin,
1.26 Tri et collecte gratuitement
d’emballage expédition du ciment
au CET
Stocké au niveau de l’air de
stockage déchets ferreux au Vendue à
Déchets Différents sections de la niveau de la cimenterie en ALFET
918.5
ferreux cimenterie attendant la récupération en Tiaret
état par ALFET (fonderie)
Tiaret(Fonderie)

Page 30
Chapitre III Résultats et discussion

Emballage Vendue à
Bois et palette Stocké au niveau de l’air de
19.98 une société
stockage de la cimenterie
privée
Batterie Stocker conformément pour
Les engins 276
recyclage
Stockage dans des fûts de
Vidange (les Cédée
Huiles 200 litres au niveau de la
équipements 15300 gratuitement
usagées cimenterie (périmètre
électriques) à NAFTAL
clôturée et gardé)
Cédé
Déchets
Cantine, bureau 26.68 Tri et collecte gratuitement
ménagers
au CET
Une quantité est vendue, le
Briques Société de
Four 120 reste est mis en décharge de
réfractaires récupération
la cimenterie
Travaux de carrière
(engins d’extraction, de
Stocké au niveau de l’air de
chargement et de 30
Pneu réforme (située a l’intérieur
transport provenant des pneu/an
de la cimenterie)
carrières de la
cimenterie)
Service de
Réintroduction par la nettoiement
Des fuites au niveau de cimenterie dans le process de de la
Farine cru la différente installation 480 fabrication Cimenterie
du processus (moyens
propres de la
cimenterie
Service de
nettoiement
Récupération par
de la
réintroduction de la matière
Ciment L’expédition (sac vrac) 560 Cimenterie
au niveau des ateliers
(moyens
concernés
propres de la
cimenterie

Page 31
Chapitre III Résultats et discussion

1.4 Les impacts de la cimenterie de SEG:

Les gaz rejetés par la cimenterie présentent un grand impact sur l’environnement et la santé
humaine qui sont cités dans le tableau suivant :

Tableau 7: L’impact des polluants (gaz) de la cimenterie sur l’environnement et la santé


humaine.

Polluants Impacts sur l’environnement Impacts sur la santé humaine


En présence de l’eau le dioxyde de
soufre forme de l’acide sulfurique
(H2 SO4) qui contribue comme Gaz irritant avec effets broncho
l’ozone a l’acidification de constructeurs et essoufflement
l’environnement ; chez les asthmatiques ;

Dioxyde de soufre (SO2) Participation au phénomène des Toux et gêne respiratoires chez
pluies acides par transformation en les adultes ;
acide sulfurique au contact de
l’humidité de l’air ; Altération des fonctions
respiratoires chez les enfants.
Dégradation de la pierre et des
matériaux de nombreux bâtiments.

A forte concentration, il peut


L’augmentation de la provoquer des malaises et des
concentration en CO2 accroit maux de tête. Il peut également
Dioxyde de carbone (CO2) sensiblement l’effet de serre et perturber le rythme cardiaque et
contribue à une modification du la pression sanguine. Ce gaz
climat planétaire. peut entraîner à haute dose une
asphyxie par remplacement de
l’oxygène dans l’air.
Participation à la transformation de
l’ozone troposphérique ;
Liaison irréversible sur
l’hémoglobine ;
Monoxyde de carbone (CO) Dans l’atmosphère il contribue à
l’augmentation de l’effet de serre
Baisse de l’oxygénation.
par transformation en dioxyde de
carbone CO2.

Page 32
Chapitre III Résultats et discussion

Puissant irritant des voies


respiratoires en s’infiltrant
Les NOX interviennent dans la
jusque dans les alvéoles ;
formation de l’ozone
troposphérique ; Au niveau des branches, il
Oxyde d’azote (NOX)
favorise les infections
Il peut contribue à l’augmentation
bactériennes et une
de l’effet de serre.
hyperactivité chez les
asthmatiques.

1.5 L’impact des poussières :


Les poussières :
La pollution peut favoriser des maladies, en aggraver certaines, et parfois même
précipiter les décès.
Tableau 8: Effet des poussières sur la santé humaine.
Concentration de Durée d’exposition Effets
poussières
Augmentation de la mortalité et
du nombre
d’hospitalisations des
500 μg/m3
Plusieurs jours consécutifs personnes âgées présentant en
(moyennes journalières)
particulier des symptômes
cardio-vasculaires et des
symptômes respiratoires graves.
Exacerbation de leurs
symptômes chez des patients
250 μg/m3 atteints de bronchite chronique,
Plusieurs jours consécutifs
(moyennes journalières) détérioration temporaire de
leurs fonctions respiratoires
chez des personnes sensibles.
Légèrement inférieure à
Détérioration similaire des
250 μg/m3 24 heures au moins
fonctions respiratoires.
(moyennes journalières)
Aggravation de
100 μg/m3 l’inflammation
Année
(moyennes arithmétiques) des voies respiratoires
inférieures et diminution du

Page 33
Chapitre III Résultats et discussion

débit respiratoire maximum


chez les enfants.
(Stenger, 1998)
1.6 L’impact sur la circulation routière :
 L’usine a causé l’augmentation de la circulation routière au niveau de la RN 127 liée au
transport des matériaux de construction, des déchets et des déblais vers la décharge ainsi
que les déplacements des ouvriers.
 Perturbation visuelle de l’utilisateur de la route.
1.7 L’impact sur le sol :
 Fragilité du sol, et cette détérioration liée essentiellement au déboisement.
 Fissuration du sol ainsi que le risque de chut des blocs instable.
1.8 L’impact sur l’eau :
 Perturbation des réseaux d’infiltration des eaux pluviales.
 Rendre la nappe vulnérable.
 Formation d’une couche de poussières à la surface de l’oued qui va empêcher la
pénétration de l’oxygène ce qui provoque l’asphyxie de la faune et de la flore.
1.9 L’impact sur la végétation :

On peut observer des effets néfastes sur la végétation : les plantes affectées sont rendues plus
sensibles aux infections cryptogamiques. Ce qui entraine avec le temps une réduction du
rendement des cultures (CETIM, 28, 29, et 30 Octobre 2001). Les poussières s’accumulent sur
les feuilles des plantes (Fig.3), empêchant ainsi la photosynthèse et les échanges gazeux.

Figure 5 : Feuilles de Ricinus communis L.

Page 34
Chapitre III Résultats et discussion

2. Suivi et quantification des rejets du filtre à manche :


Les concentrations de poussière et des gaz à l’émission par l’ancien électro filtre de la
cimenterie de SEG sont données dans le tableau suivant.

Tableau 9 : Concentration des poussières et des gaz rejetée par l’électro filtre et normes de
rejet à l’émission en 2013.
Types d’émission dans Norme de rejet Tolérance pour
Données de la
l’air algérienne a les installations
cimenterie de SEG
l’émission anciennes

Poussières
30 mg/Nm3 50 mg/Nm3 62.69 mg/Nm3

Monoxyde de carbone
150 mg/Nm3 200 mg/Nm3 1120 mg/Nm3
(CO)

Comme le montre le tableau ci-dessus, les valeurs d’émission de poussières et du CO par


l’ancien électro filtre de la cimenterie de Sour El-Ghozlane ne sont pas dans les limites admises
par la norme algérienne ni pour la tolérance pour les installations anciennes, le taux des rejets de
la cimenterie est supérieure a la norme admise.
La cimenterie de SEG a prévue des mesures de substitution des électro filtres par celle de filtre à
manches pour atteindre le taux d’émission de poussières de l’ordre de 30 mg/Nm3.

Tableau 10: Concentration des poussières et des gaz rejetée par le filtre à manches et normes de
rejet à l’émission en 2017.

Norme de rejet algérienne a Données de la cimenterie de


Types d’émission dans l’air
l’émission Sour El-Ghozlane

Poussières 30 mg/Nm3 2.93 mg/Nm3

Monoxyde de carbone(CO) 150 mg/Nm3 89.8 mg/Nm3

Comme le montre le tableau ci-dessus, les valeurs d’émission de poussières et du


monoxyde de carbone rejetées par le nouveau filtre à manches de la cimenterie de Sour El-
Ghozlane sont inférieures à la norme admise se qui confirme l’efficacité du filtre à manches.

Page 35
Chapitre III Résultats et discussion

Figure 6: Taux de poussières et du CO rejeté par semaine et relevé par l’opacimétre (annexe 9).

La courbe en couleur noire représente la quantité de poussières rejetés par le filtre à manches
pendant une semaine, ce graphe montre de nombreuses variations limitées généralement entre
1.6 mg/nm3 et 4.6 mg/nm3 avec l’enregistrement de plusieurs pics (valeurs minimal et maximal)
qui varient entre 0.33 mg/nm3 et 8.65 mg/nm3 et d’une moyenne hebdomadière de 2.66 mg/nm3.

L’apparition de plusieurs pics est traduite par la diminution de la capacité du filtre à manche, se
qui augmente la quantité de poussière rejeté qui est due a un disfonctionnement au niveau du
filtre à manches.
La courbe en couleur rouge représente la quantité de monoxyde de carbone rejeté par le filtre à
manches (en pourcentage), cela montre des variations limitées entre 0.0 % et 0.19 %.
La valeur maximale est due souvent à la combustion incomplète au niveau du four et au
disfonctionnement au niveau de l’analyseur à gaz. Ces mesures enregistrées suivent les normes
(seuil d’alerte 0.6) mais d’un coté sécuritaire.
Le graphe révèle que le taux de poussière rejeté par la cimenterie avant l’installation des
filtres au niveau de la cheminée était de 200mg/nm3. Ce taux de poussières est retombé
après l’installation des filtres à moins de 10mg/m3 (un taux nettement inferieur à la
norme Algérienne qui est de 30 mg/nm3) (Tab.10).

3. Analyse de l'enquête :
3.1 Analyse sanitaire :
L’enquête sanitaire au niveau du centre des maladies respiratoires de Sour El-Ghozlane,
dévoile qu’avec la nouvelle installation du filtre à manches, le nombre de malades ne cessent
d’augmenter dans la région de SEG et les régions du voisinage (Dira, Bir Ghbalou ….).

Page 36
Chapitre III Résultats et discussion

Tableau 11: Statistiques des malades au niveau du centre des maladies respiratoires de SEG.

Nombres des malades


Les maladies respiratoires
Année 2014 Année 2016
Rhinite allergique 200 350
Asthme bronchique 155 300
Toux répétitive 300 400
Allergie respiratoire 180 288
BPCO 150 250
Total 985 1588

D'après ces résultats, on constate qu’il n’ ya pas une amélioration immédiate depuis
l’emplacement du filtre a manches. Pour connaitre l’effet du filtre à manches sur la population
touché par les maladies respiratoires, il faut refaire l’enquête après une période de 5 à 10 ans de
l'installation de ces filtres.

450
400
2014
350
300 2016

250
200
150
100
50
0
Rhinite allergique Asthme Toux répétitive Allergie BPCO
bronchique respiratoire

Figure 7 : pourcentage des malades en 2014 et en 2016.

3.2 Analyse social :


Les résultats de l’enquête montrent qu’avant l’installation du nouveau filtre à manches,
90% de la population qui se trouve proche de la cimenterie se plaignaient des salissures
fréquentes et rapides de leurs maisons à l'intérieur qu'à l'extérieur. Ils devaient faire le ménage
deux fois par jour et repeindre leurs façades une à deux fois par an. Le nombre des membres de
Page 37
Chapitre III Résultats et discussion

leurs familles affectés par les maladies (allergies, asthmes, dermatoses, toux répétitives, etc.)
causées par les polluants de la cimenterie était élevé (chaque famille a au moins un seul malade).
L’enquête montre aussi que leurs jardins et vergers altérés par la poussière ont disparu ; toutes
les plantations sont endommagées et la production des fruits et des légumes du colle de
Becouche a été réduite à cause de la poussière.
Enfin, pour les 10% d’habitations restantes sont situées dans des zones assez éloignées de la
cimenterie (10 km et plus), le taux des polluants est minime mais pas insignifiant.
Cependant, avec les nouveaux filtres une amélioration est perçue par un nombre important des
habitants à savoir 70%, mais malgré cela, certains d’entre eux se plaignent toujours des effets
néfastes de poussières, pour ces mêmes familles, les poussières sont les plus remarquable par les
habitants.
100
90
80
70
60
50 Les habitants qui ne se
40 plaignent pas
30 Série 2
20
10
0
Avis des habitants avant Avis des habitants aprés
l'installation du filtre à l'installation du filtre à
manches manches

Figure 8 : Avis des habitants avants et après l’installation du filtre à manches.

3.3 Analyse environnemental :


Les résultats de l’enquête dévoilent qu’avant l’installation du nouveau filtre à manches,
70% des employeurs de la cimenterie ont trouvé que leur milieu de travail étaient très polluée, en
vue d’une grande présence de poussières surtout quand les conditions climatiques sont
défavorables (présence du vent) se qui perturbe leur travail, sans oublier l’effet des nuisances
sonores issues des différentes installations et engins de la cimenterie.
Après l’installation du nouveau filtre à manches les employeurs de la cimenterie en senti une
amélioration remarquable concernant la propreté du milieu de travail ainsi que la réduction d’une
grande quantité de poussières, concernant le bruit, il existe toujours des nuisances tout au long du
procédé de fabrication.

Page 38
Chapitre III Résultats et discussion

L’enquête menée au niveau de la cimenterie révèle que les rejets des polluants (gaz et
poussières) ont considérablement baissé depuis l’installation des nouveaux filtres à manches.
Actuellement, ces taux répondent à la norme nationale et européenne, comparés aux valeurs
limitées d’émission de rejets atmosphériques. Cependant, selon le service environnement de la
cimenterie, plusieurs autres techniques de réduction sont à considérer par cette cimenterie, afin
de réduire plus les polluants, dans le but de protéger au mieux l’environnement ainsi que les
employés de la cimenterie, et la population résidant aux alentour immédiat de la cimenterie.
Les différentes enquêtes et prospections effectuées durant ce travail montrent que malgré les
efforts réalisés pour la réduction de ces polluants atmosphériques, mais on a arrive pas à
l’élimination totale de ces émissions des polluants de la cimenterie, donc il existe toujours un
impact important sur la santé publique, le cadre bâti et l’environnement dû à la persistance de ces
polluants gazeux et poussiéreux, ce qui représente toujours un effet néfastes pour la commune de
Sour [Link] à ce travail réaliser au niveau de la cimenterie de Sour El-Ghzlane, un
ensemble de points classés en deux catégories ont été soulevés :
Les points faibles :
 Le manque de formation de personnels en matière de protection de l’environnement,
 Les espaces verts sont très minimisés par rapport à la surface de l’entreprise,
 Manque de données concernant l’historique sur la quantité des poussières et des gaz
rejetées par l’ancien électro filtre,
 Manque de document et de guide concernant l’environnement,
 Mauvaise gestion des déchets (exemple : les pneus).

Les points forts :


 Existence d’un filtre à manche au niveau de la cimenterie de Sour El-Ghozlane.
 Existence d’une station d’épuration fonctionnelle.
 Présence des moyens de protection individuelles (les gants, les casques, les chaussures de
sécurité, les stoppes bruits, les lunettes de sécurité),
 Existence des documents au niveau de laboratoire de contrôle.
 Certifier de la norme ISO 14001 (annexe 10).

Page 39
Chapitre II Matériels et méthodes

I. Présentation de la commune de Sour El-Ghozlane

I.1 Situation historique et géographique

Sour El-Ghozlane, connue sous le nom d’Ausia, celle d'un établissement militaire
systématique reconduite par tous les colonisateurs : Romains, Turcs puis Français.

A l'indépendance, Sour El-Ghozlane devient Chef-lieu de Daïra. Elle est située au Sud-Est
d'Alger sur la route de Boussaadaa à 150 Km de chacune des ces deux villes et à 30 Km de
Bouira, son chef-lieu de wilaya.

Elle est limitée :


 Au Nord par la commune de Raouraoua, Ain Bessem et Ain Aloui ;
 Au Sud par les communes de Maamora et Dirah ;
 A l'Ouest par la commune de Dechmia ;
 A l'Est par les communes d’El Hachimia et El Morra.
La commune de Sour El-Ghozlane s'étend sur une superficie de 18 244,5 Ha, elle englobe une
population de 50120 habitants avec 47003 habitants concentrés au niveau du chef- lieu (Azzi,
2009).

I.2 Composantes physiques du site :

I.2.1 Géomorphologie

La commune de SEG se situe au cœur de la chaine des Bibans, à une altitude moyenne de
900 m.

Les altitudes les plus élevées correspondent à la Chaine de hautes collines encadrant la ville de
SEG sur sa partie Nord-Ouest et Sud, le plateau occupe tout le coté Est. Les pentes et la
morphologie suivent cette description. On trouve les pentes les plus faibles sur le plateau, les
plus fortes se situent sur les hautes collines (Azzi, 2009).

I.3 La climatologie

La commune de SEG a un climat continental avec deux saisons bien distinctes : un hiver
froid, vigoureux et un été très chaud et très sec. Comme il n’ya pas une station météorologique
au niveau de la commune de SEG, nous avons utilisés les donnés climatique de la wilaya de
Bouira.

Page 8
Chapitre II Matériels et méthodes

Le climat de la wilaya et de type continental sub-humide caractérisé par des hivers rigoureux et
des étés secs (Anonyme, 2010).

Pour une étude climatologique de notre région d’étude, nous nous sommes basés sur les données
enregistrées dans la station de Bouira.

I.3.1 Les températures et précipitations

La wilaya présente une saison hivernale irrégulièrement pulvieuse et une saison estivale
sèche et chaude. Le tableau n°1, regroupe les variations des températures mensuelles moyennes
et des précipitations de la période (1946-2012).

Tableau 1 : Variations moyennes mensuelles des températures et de précipitations de la station


de Bouira de la période (1946 – 2012).
Mois J F M A M Ju Juil A S O N D Moy
m°C 1,9 2,5 4,2 5,4 8,6 12,9 15,6 15,9 14,1 9,8 6,3 2,6 8,31
M°C 12,5 14,1 16,9 19,3 25,8 30,4 35,8 36 31,4 24,2 17,4 13,3 23,09
T°C
Moy°C 7,2 8,3 10,55 12,35 17,2 21,65 25,7 25,95 22,75 17 11,85 7,95 15,7
P (mm) 107 80 66 48 43 22 4 7 32 46 79 100 634
(Anonyme, 2012)
m : moyennes mensuelles des températures minimales.
M : moyennes mensuelles des températures maximales.
Moy : moyennes mensuelles des températures moyennes.
P : pluviosité mensuelle.
Le tableau 1, présente la valeur de la température la plus basse durant le mois de janvier est (1,9
°C) tandis que le mois le plus chaud est celui d’août (36 °C). Le total des précipitations annuelles
est de 634 mm. Le mois le plus pluvieux est celui de janvier avec 107 mm, tandis que le mois le
plus sec est celui de juillet avec seulement 4 mm.

1.3.2 Synthèse climatiques

Pour faire la synthèse climatiques de notre région d’étude, nous utilisons le Diagramme
ombrothermique de Bagnouls et Gaussen, et le quotient pluviothérmique
d’Emberger(Anonyme,2012).

Page 9
Chapitre II Matériels et méthodes

I.3.3 Le diagramme ombrothermique de Bagnouls et Gaussen

Ces deux auteures considèrent qu’un mois est sec quand le total des précipitations en
millimètre est égale ou inférieur au double de la température exprimé en degré Celsius, (P <2T)
(Bagnouls et Gaussen, 1953), ce diagramme permet la détermination de la période sèche (Graphe
1) (Anonyme, 2012).

Sur le diagramme sont reportés :

 En abscisses : les mois de l’année.


 En ordonné : les précipitations mensuelles d’un coté, et les températures moyennes
mensuelles à une échelle double de celle de l’autre coté.

Lorsque la courbe des précipitations passe au-dessous de la courbe des températures, les points
d’interactions entre les deux courbes correspond a la durée de la période sèche.

Température (°C) Précipitation (mm)


30 120

25 100

20 80

15 60 Moy°C
P (mm)
10 40

5 20

0 0
J V M A M Ju Juil A S O N D
Mois

Figure 1: Diagramme ombrothermique de Bagnouls et Gaussen de la région de Bouira.

Le diagramme montre que la période sèche de la région de Bouira, s’étale du mi-mai


jusqu’au mi-septembre. On note également que les mois les plus secs sont juillet et août, suite à
la rareté des précipitations et l’élévation des températures (Anonyme, 2012).

Page 10
Chapitre II Matériels et méthodes

I.3.4 Le quotient pluviothermique d’Emberger :

Ce quotient rend compte de la sècheresse d’un territoire et d’une manière générale exprime
la résultante utile du climat pour la végétation, ce rapport pluviothermique est d’autant plus petit
que le territoire est plus sec il s’exprime (Anonyme, 2012), selon la formule suivante :

Q2=2000P/ (M+m) (M-m)

En outre, Emberger (1971), lui associé la valeur de moyenne minimal de mois le plus froid (°C),
qui est un seuil biologique et réalise un graphique ou les quotients pluviothermique
d’Emberger sont portées en ordonnées et les valeurs de moyenne minimal de mois le plus froid
(°C) sont en abscisses. Nous avons utilisé la formule de Stewart (1969) adapté pour l’Algérie qui
se présente comme suit :

Q2=3,34×p/ (M-m)

P : Pluviométrie annuelle moyenne (mm)


M : Moyenne maximal de mois le plus chaud (°C)
M : Moyenne minimal de mois le plus froid (°C)

Tableau 2 : Valeur du quotient pluviothermique de la station de Bouira.

Etage bioclimatique et variante m M P


Q2 Station
thermique (°C) (°C) (mm)

Variante de T° 1,9 36 634 63,77 Bouira

La valeur de Q2 de la région de Bouira est égale à 63,77, ce qui indique que cette région
appartient à l’étage bioclimatique Sub-humide à hiver frais (Anonyme, 2012).

I.4 Hydrologie

La commune de Sour El-Ghozlane est parcourue par une multitude d'oueds dont les
principaux sont : L'oued Medjera et L'oued Saf Saf.

- L’oued Medjera est un affluent de l'oued Lakhal.

- L’oued Saf Saf draine une couverture alluvionnaire, longeant la route de Bordj Bou
Arreridj.

Page 11
Chapitre II Matériels et méthodes

Ces oueds restent tributaires de la pluviométrie. Le ruissellement diffus quant à lui alimente des
sources de résurgence (Anonyme, 2010).

I.5 La couverture végétale

La zone du plateau est une zone essentiellement céréalière à rendement moyen ou faible,
seules quelques poches ont un rendement satisfaisant.

La commune de Sour El-Ghozlane est une région à cheval sur le domaine sub-humide est
semi-aride, ceci est visible dans sa couverture végétale ou certains arbres isolés persistent au
milieu d'une végétation épineuse passant dans quelque endroit à du maquis et à des terrains nu
sans aucune essence végétale (Anonyme, 2010).

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Chapitre II Matériels et méthodes

II. Présentation de la cimenterie de Sour El-Ghozlane :

II.1 Historique :

L’usine de Sour El-Ghozlane est une cimenterie qui utilise la voie sèche. La réalisation de
cette usine à été confiée à une société danoise (F-L Smidth du Danemark) avec laquelle la
S.N.M.C a signé le contrat le 26 novembre 1979 avec des délais de réalisation de 38 mois. Le
début des travaux a été fixé pour le 26 février 1980. La première production de ciment s’est
réalisée le 20 octobre 1983 et le 26 février 1986 fut la date de la réception définitive de la
cimenterie (Anonyme, 2016).

II.2 Dénomination et situation juridique

La société de ciments de Sour El-Ghozlane ([Link]) est une SPA (société publique par
action), filiale du groupe industriel des ciments d’Algérie (GICA) d’un capital social de
[Link] DA en partenariat avec le groupe Italien BUZZI UNICEM depuis février 2008
(65% GICA et 35% BUZZI UNICEM).

L’usine a été mise en production le 20/10/1983 pour une capacité de 3 000 tonnes de clinker/jour
et 1 000 000 de tonnes de ciment par an (Anonyme, 2016).

II.3 Situation géographique

La cimenterie de S.E.G est située en bordure du Chemin de wilaya 127 dans la commune de
Sour El-Ghozlane (Wilaya de Bouira), elle est implantée au pied Nord du col de Becouche (904
mètres d’altitude) (Anonyme, 2016). Elle se trouve :

 A 07 Km de la localité de Sour El-Ghozlane,


 A 10 Km de celle d’El-Hachimia,
 A 31 Km de Bouira, chef lieu de Wilaya,
 A 130 Km de l’Aéroport d’Alger.

La société occupe une position géographique stratégique, en effet, son implantation permet
d’assurer et de satisfaire les besoins en ciments des wilayas limitrophes en l’occurrence celles
d’Alger, Media, Tizi-Ouzou, Bejaia dans le nord du pays. Sa commercialité couvre même le sud
notamment : Laghouat, Djelfa, Ghardaia, Tamanrasset, Illizi et Ouargla. L’implantation de la
cimenterie à coté du chemin de wilaya 127 lui permet de jouer un rôle économique très
important dans la région centre du pays (Anonyme, 2016).

Page 13
Chapitre II Matériels et méthodes

II.4 Effectifs employés et taux d’encadrement

La cimenterie de Sour El Ghozlane est dotée d’un nombre de travailleurs important (Anonyme,
2016).

L’effectif total est de 614 se répartie comme suit (Fig 2) :

103

208 cadres supérieurs


maitrise
Exécution
303

Figure 2 : Effectifs employés et taux d’encadrement.

II.5 Matières premières pour les besoins de la cimenterie

 Calcaire et argile dont les gisements sont situés à proximité de l’usine (respectivement
à 700 et 200 mètres) ;
 Gypse provenant de la carrière d’El-Hakimia (propriété de l’usine),
l’approvisionnement en gypse est parfois assuré à partir de la carrière de Médéa ;
 Le sable est acheminé à partir de Boussaâda ;
 Le minerai de fer de Ruina (Ain Defla) ;
 Le tuf du gisement de Zemouri dans la Wilaya de Boumerdes ;
 Le gaz naturel est acheminé par pipe à partir des stations Sonelgaz ;
 La sacherie provient du marché national ;
 Le boulet provient de l’étranger et de l’ENF Tiaret ;
 Les produits réfractaires (briques et bétons) sont importés de l’étranger ;
 Les PDR spécifiques et de la machinerie (équipements mécaniques et électriques),
l’intégration nationale en matière de PDR avoisine les 20 % des besoins de l’usine.

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Chapitre II Matériels et méthodes

II.6 Terrains et gisements

Tableau 3: Assiette de l’usine.

Assiette de l’usine Surface par m²


Surface non bâtie 300 000 m2
Chaine de fabrication 105 790 m2
Bâtiments administratifs 570 m2
Magasins 3 440 m2
Bâtiments sociaux 1 200 m2
Total assiette usine 411 000 m2

III. Procédés et techniques de fabrication du ciment :

III.1 Les différents procédés de fabrication du ciment :

La fabrication du ciment est un procédé complexe qui exige un savoir-faire, une maîtrise
des outils et des techniques de production, des contrôles rigoureux et continus de la qualité. Il est
fabriqué selon quatre méthodes différentes, sèche, semi sèche, humide et semi humide
(annexe1). Dans ces différentes méthodes, les matières sont extraites des carrières et concassé à
peu prés selon les mêmes principes, la différence réside dans le broyage du cru et la cuisson. Le
clinker et le même dans les quatre méthodes, mais les types du four et les sections du broyeur du
cru sont différents.

A) Procédé par voie humide :

Dans le procédé à voie humide, les matières premières broyées dans le broyeur à cru par
ajout d’environ 40% d’eau. Le broyé quitte le broyeur sous forme de pate qui est pompée dans le
four où est cuite est clinkérisée.

B) Procédé par voie sèche :

Dans le procédé à voie sèche, les matières premières sont broyées à sec et le broyé fini
quitte le broyeur et alimenté au four sous forme de poudre sèche, farine crue, qui est cuite et
clinkérisée (Cembureau, 1997)

Dans la cimenterie de Sour El-Ghozlane on dispose d’un procédé de fabrication du ciment par
four à voie sèche.

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Chapitre II Matériels et méthodes

Le procédé de fabrication par voie sèche comporte les étapes suivantes :

 Extraction des matières premières,


 Stockage et préparation des matières premières,
 Cuisson du clinker ou clinkerisation,
 Broyage du clinker et d’additifs pour obtenir le ciment,
 Conditionnement et expédition.

Figure 3: Procédé de production du ciment par voie sèche (Anonyme, 2008).

III.2 Technique de fabrication du ciment

La fabrication du ciment implique la mise en œuvre de quatre matières premières ; il


s’agit du calcaire, de l’argile, du sable et du minerai de fer. Pour fabriquer du ciment, il faut
disposer de la matière première nécessaire contenue dans des gisements de carrières bien
étudiées et les réserves exploitables évaluées avec précision.

La société de ciments de SEG dispose d’une carrière de calcaire et d’une autre d’argile
(Belkacemi, 2005).

III.2.1 Extraction des matières premières


Le calcaire est extrait par abattage à l’explosif et chargé dans des dumpers au moyen de
chargeurs. L’argile est extraite par ripage aidé de tirs d’ébranlement éventuels et chargé dans des
dumpers au moyen de chargeurs (Belkacemi, 2005).

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Chapitre II Matériels et méthodes

Photo 1: Carrière (Extraction matière première).

III.2.2 Concassage des matières premières

Un atelier de concassage commun est utilisé pour la réduction du calcaire et de l’argile.


Les matières sont amenées par dumpers (de 30 t à 50 t) à l’atelier de concassage où les blocs de
matières qui peuvent atteindre 1 m3 sont réduits à l’aide d’un concasseur à marteaux jusqu’à 25-
30mm (Belkacemi, 2005).

Photo 2: Atelier concassage matières premières.

III.2.3 Concassage ajouts

Deux ateliers de concassage des ajouts (gypse, tuf, minerai de fer) sont utilisés pour la
réduction des blocs des matières en morceaux inférieurs à 25mm. Ces matières sont amenées

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Chapitre II Matériels et méthodes

des concasseurs par des transporteurs à bandes pour être stockés dans un hall de stockage
(Belkacemi, 2005).

Photo 3: Atelier concassage ajouts.

III.2.4 Hall de stockage des matières concassées (pré homogénéisation)

Calcaire :

Capacité de stockage : - Utile : 2 x 35 000 tonnes

- Dimensions du stockage : 2 x (136.5m x 34m) + 3m

- Granulométrie matière inférieure à 25mm (avec cependant 5% sup. à 25mm)

- Humidité maximale : 6% H2O

Argile :

Capacité de stockage : - Utile : 2 x 3 000 tonnes

- Dimensions du stockage : 2 x (39m x 21m) + 3m

- Granulométrie matière inférieure à 25mm (avec cependant 5% sup. à 25mm)

- Humidité maximale : 10 % H2O

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Chapitre II Matériels et méthodes

Sable :

Capacité de stockage : - Utile : 2 000 tonnes

- Dimensions du stockage : diamètre 23m

Minerai de fer :

Capacité de stockage : - Utile : 2 000 tonnes

- Dimensions du stockage : diamètre 23m (Belkacemi, 2005).

Photo 4: Atelier de stockage des matières concassées (pré homogénéisation).

III.2.5 Broyage du cru


En fonction des analyses chimiques complètes, le laboratoire fixe les proportions de
chaque matière. Généralement on utilise approximativement :

Calcaire : 80% / Argile : 17% / Sable : 2% / Minerai de fer : 1%.

Ce mélange est ensuite envoyé dans un broyeur où il sera finement broyé et séché.

L’atelier de broyage du cru a une capacité nominale en sec de 2 x 140 t/h (matières contenant
au max 6% d’eau). Les broyeurs sont équipés d’une chambre de séchage. La puissance installée
est de 2 x 3000 kw (Belkacemi, 2005).

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Chapitre II Matériels et méthodes

Photo 5: Atelier broyage des matières premières.

III.2.6 Silos d’homogénéisation


La farine crue est stockée et homogénéisée dans deux silos de stockage et
d’homogénéisation avec une capacité de stockage utile de 2 x 8000 tonnes (Belkacemi, 2005).
III.2.7 Cuisson
La matière ainsi homogénéisée est envoyée dans un four rotatif où elle subira plusieurs
transformations au fur et à mesure qu’elle avance dans le four et rencontre des zones de plus en
plus chaudes, jusqu’à l’obtention d’une matière appelée clinker. L’atelier cuisson à une capacité
nominale de 3000 tonnes par jour (Belkacemi, 2005).

Photo 6: Atelier de cuisson de clinker.

Page 20
Chapitre II Matériels et méthodes

Figure 4: Four rotatif à ciment (le cœur de la cimenterie).

III.2.8 Silos de stockage clinker


Le stock de clinker consiste en trois silos d’une capacité utile de 15000 tonnes chacun
(Belkacemi, 2005).

Photo 7: Silos de stockage clinker.

III.2.9 Broyage de ciment

Le clinker et le gypse dosés selon les directives du laboratoire sont finement broyés. La
matière ainsi obtenue constituant le ciment est stockée dans des silos. Pour augmenter la
production on introduit lors du broyage du clinker et du gypse des ajouts (calcaire pur, tuf) on
obtient ainsi un ciment qu’on appelle ciment composé.

Page 21
Chapitre II Matériels et méthodes

L’atelier de broyage ciment a une capacité nominale de 2 x 100 t/h de ciment broyé à une finesse
de 3000 cm² / g Blaine (Belkacemi, 2005).

III.2.10 Silos de stockage de ciment


Le ciment est stocké dans quatre silos d’une capacité unitaire de 8000 tonnes (Belkacemi,
2005).

III.2.11 Expédition
Le ciment est extrait des silos de stockage est vendu soit dans des sacs en papier de 50
kg ; soit en vrac (Belkacemi, 2005).

 Chargement vrac camions : 2 x 200 tonnes par heure.

 Chargement sacs : 3/5 ensacheuses 3 x 100 tonnes par heure.

Photo 8: Expédition en vrac.

Photo 9: Atelier Ensachage.

Page 22
Chapitre II Matériels et méthodes

IV- Méthodologie

Durant notre travail effectuer au niveau de la cimenterie de Sour El Ghozlane qui s’étale
d’une période de 3 mois concernant notre thème évaluation des impacts environnementaux nous
avons effectué un training tout au long du processus de fabrication ou on a essayai d’atteindre les
objectifs suivantes :

 Identifier tous types de polluants existant au niveau de la cimenterie ainsi que leurs
sources
 Identifier et classer tous types de déchets ainsi que leurs sources
 Citer les impacts les plus graves sur la santé ainsi que sur l’environnement.
 Suivre et quantifier la quantité de poussières et du monoxyde de carbone (CO) rejetées
par le filtre à manche.
 Elabore un questionnaire (analyse environnementale, analyse sanitaire, analyse social)
afin d’identifier et de déterminer les impacts de la cimenterie, ainsi l’existante ou non
d’une amélioration après l’installation du filtres à manches.

Dans le but d’établir notre travail nous avons opté sur des moyens d’étude qui sont basé sur la
récolte des données, des sorties et des recherche afin d’enrichir notre travail.

IV.1 Récolte des données

Au cours de notre travaille nous avons récolté des données pour effectuer notre mémoire,
ou nous nous somme diriger vers :

 A l’intérieur de la cimenterie (salle de formation, salle de contrôle, service


environnement) ;
 La station météorologique de Bouira ;
 Les Habitants de la région de Bekouche et Sour El Ghozlane ;
 Le centre des maladies respiratoires de Sour El Ghozlane.

IV.2 Identification de toutes sources de pollution de la cimenterie

Durant cette étape nous avons effectué un training tout au long de la chaine de production
du ciment accompagner d’un ingénieur de l’environnement, ou on a vue et essayer de déterminer
tout les types de polluants et de déchets présents, ainsi que l’identification de leurs sources et
nous avons eu des informations sur la méthode de la gestion des déchets de la cimenterie.

Page 23
Chapitre II Matériels et méthodes

IV.3 Suivi et quantification des rejets du filtre à manche


Dans la deuxième partie de notre travaille et dans le but de surveiller le taux de poussière et
du monoxyde de carbone rejeté par le filtre à manche (annexe3) dans l’atmosphère, nous avons
suivi et essayé de quantifié cette quantité et confirmé l’efficacité du filtre à manches, par un suivi
et des enregistrements élaboré au niveau de la salle de contrôle de la cimenterie chaque semaine
pendant un mois ou on a contrôler la variation des quantités de poussière et du CO rejeté par le
filtre durant le processus de fabrication même pendant le disfonctionnement au niveau du four.

IV.4 Analyse
Dans la troisième partie de notre travaille on a effectués un questionnaire (analyse
environnementale, analyse sanitaire, analyse social) afin d’identifier et de déterminer les impacts
de la cimenterie, ainsi l’existante ou non d’une amélioration après l’installation du filtres a
manches. Trois analyses environnementales, sanitaires et sociales ont été effectuées au niveau de
la commue de Sour El Ghozlane par le biais d’enquêtes réalisées a l’aide de questionnaires :

 La première au niveau du site de la cimenterie (service environnement),


 La deuxième au niveau du centre des maladies respiratoires de Sour El Ghozlane,
 La troisième au niveau de 20 habitations dont certaines sont situées très proches de la
cimenterie.
a) Analyse environnementale

Un questionnaire a été établi pour une analyse environnementale de la cimenterie dont les
réponses ont été données par les employeurs du service de l’environnement ou on a essayé de
connaitre : les conditions de travail avant et après l’installation du filtre à manche concernant les
poussières, l’effet des nuisances sonores généré par les différentes installations de la cimenterie.

b) Analyse sanitaire

Un questionnaire a été effectué pour une analyse sanitaire de la région de SEG dont les
réponses ont été données par les médecins du centre des maladies respiratoires de SEG ou on a
essayé de connaitre le nombre des malades dans les années précédentes.

c) Analyse sociale

L’enquête sociale réalisée à l’aide d’un questionnaire a été menée au niveau de 20 familles et
un établissement scolaire a proximité de la cimenterie, pour s’avoir l’effet des polluants (on se

Page 24
Chapitre II Matériels et méthodes

basant sur les poussières) sur le rendement agricole, la faune et la flore, l’effet du bruit sur leur
vie quotidienne sur tout en période nocturne, l’état de santé des habitants ou les réponses sont
données par les habitants de la zone.

Page 25
Conclusion

Dans le but de la prévention de la pollution dans le secteur du ciment est d'offrir des
outils et des critères de décision en vue de parvenir à une amélioration progressive de
l’environnement dans les entreprises au niveau mondial et d'atteindre ainsi une production plus
propre.
A partir de 2016 un nouveau filtre à manches a été installé pour remplacer l’ancien électro-
filtre, dont le niveau du taux de rejets de poussières ne dépasse pas 10 mg/Nm3. Des mesures
récentes effectuaient en février 2017 grâce a l’opacimétre montre que la différence est
considérable et donne de meilleurs résultats. D’un point de vue strictement réglementaire, les
mesures enregistrées permettent d’affirmer raisonnablement que le taux de poussières rejetées
suit les normes.
Le but de la prévention de la pollution dans le secteur du ciment est d'offrir des outils et
des critères de décision en vue de parvenir à une amélioration progressive de l’environnement
dans les entreprises au niveau mondial et d'atteindre ainsi une production plus propre.
On peut dire que les sociétés du ciment ne doivent pas chercher uniquement les bénéfices, elles
doivent remédier au problème de pollution causé par les rejets des gaz et des poussières qu’elles
dégagent à tous les niveaux de la fabrication de ciment dans le but de la santé humaine et celle
de l’environnement.
Pour une meilleure amélioration de la situation au niveau de la cimenterie de SEG et avec l’aide
du service de l’environnement de la cimenterie, les recommandations suivantes sont alors
proposées :
-Prévoir et généraliser le reboisement à l'intérieur et à la périphérie du site ;
-Visites d’inspection quotidiennes avec des programmes définis à l’avance permet de réduire les
sources de panne, et donc de surconsommation énergétique ;
- Considérer les nuisances engendrées autour du site par le transport important lié aux
fournisseurs/clients ;
- Exiger aux clients l'utilisation des bâches pour éviter les pertes ;
- Assurer les filtres à manche au niveau des broyeurs ciment, du hall de stockage clinker et du
refroidisseur ;
- Arrêter immédiatement les installations en cas de dépassement des valeurs des rejets
atmosphériques fixé;
- Assurer une meilleure maîtrise des différentes sources de pollution ;
- Etudier l'impact environnemental au niveau local et régional ;
- Eliminer les fuites au niveau du broyage cru et broyage ciment ;

Page 40
Conclusion

- Installer un système fixe d'aspiration par vide d'air ;


- Meilleure utilisation rationnelle des matières premières et auxiliaires ;
- Généralisation et obligation du porte du casque antibruit ;
- Economiser les ressources naturelles par une valorisation de sous-produits industriels et de
résidus comme substituts aux matières premières et aux combustibles fossiles et l’utilisation de
procédés de production économes en énergie ;
- La réduction du CO2 issu de la consommation de combustibles fossiles en les remplaçant par
des déchets : toute utilisation de déchet comme combustible pour la fabrication de ciment est une
« valorisation », car elle économise l’énergie et diminue ainsi les émissions de CO2.

Page 41
Références bibliographiques

ANONYME, 2008. Manuel de prévention de la pollution dans le secteur du ciment, centre


d’activité régionale pour la production propre (CAR/PP) plan d’action pour la Méditerranée
Etude publiée en mai 2008.

ANONYME, [Link] des sources agricoles.

ANONYME, 2012. Station météorologique.

ANONYME, [Link] société des ciments de Sour El-Ghozlane, 95p.

AZZI, S & BOUKRAA, I, 2009. Analyse des risques liés au processus de fabrication du
ciment (partie cuisson). Mémoire de fin d’études pour l’obtention du diplôme d’ingénieur
d’état en contrôle qualité et [Link], 120p.

BELKACEMI, F, 2005. Processus de fabrication de la cimenterie de SOUR EL


GHOZLANE, 105p.

CEMBUREAU, Procédés et techniques de fabrication du ciment. Bruxelles, Belgique,


Available from: URL: [Link]-calcia.fr1997.

CHRISTIAN, N & ALAIN, R, 2012. Déchets, effluents et pollution.3e édition. Paris :


Dunod, 190p.

ANONYME, [Link] des sources agricoles.

EMMILIAN, K, 2009. Traitement des pollutions industrielles ,2e édition. Paris : Dunod,
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GHAZI, A, 2013. Le management des déchets industriels du GICA (groupe industriel des
ciments d’Algérie), Gué de Constantine, 24p.

LOUDJANI, F, [Link] des techniques communaux pour la gestion des déchets


ménagers et assimilés, 80p.

PACYNA .J.M, & GAEDEL, 1995. Atmospheric emissions inventoriestatus and Prospects.
Annual Review of Energy and the Environment, pp.20, 265-300.

Page 42
Références bibliographiques

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parisienne ». Mairie de Paris : Direction de la Protection de l'Environnement, Service des
Pollutions Atmosphériques - Air et Silence
STENGER, R « Partie I : Polluants contenus dans les fumées » Colorado springs,USA, 1998.

Site internet :

[Link] (Consulté le 04.04.2017)

[Link] (Consulté le17.05.2017)

[Link]
06.05.2017)

Page 43
Annexe
Annexe 1 :

Vue générale des différents procédés, Il existe quatre procédés différents utilisés pour la
fabrication du ciment qui sont :

 La voie sèche, dans laquelle un cru est introduit (humidité<1%).


 La voie semi sèche avec une alimentation par modules (10 à 12% d’humidité).
 La voie semi humide avec une alimentation par modules (17 à 20% d’humidité).
 La voie humide, ou une pate pompable alimente le four (20 à 40% d’humidité).

Annexe 2 :

Clinker : produit d’un fourneau partiellement fondu, qui est ensuite broyé pour fabriquer du
ciment ; également, autres matériaux vitrifiés ou calcinés.
Annexe 3 :

Le filtre à manche : les dépoussiéreurs de ce type sont constitués d’une couche poreuse plus
ou moins épaisse que travers l’effluent à dépoussié[Link] couche poreuse est composée d’un
tissu de fibre synthétique. Cet équipement est également appelé « filtre à manches », Il
comporte un système de dé colmatage par vibration ou jets d’air.

Leur rendement varie selon la composition de la couche filtrante, le diamètre des pores et des
[Link] dépoussiéreurs à fibres synthétique sont très efficaces.

Avantage : peu encombrants et efficaces (95 à 98 de poussières retenues).

Inconvénients : risque de colmatage si le gaz à épurer est humide .attaque des fibres si les gaz
sont acides ou très chauds. Cout d’investissement et exploitation élevée.
Annexe

Figure : filtre à manches.

Annexe 4 :

Le questionnaire : est une méthode de recueil d’informations, la plus connue et la plus


fréquemment utilisée, qui sert à vérifier les hypothèses émises et mettre en évidence les
relations entre deux ou plusieurs variables qui sont opérationnalisées à partir de plusieurs
indicateurs.

En général, l’indicateur est une manifestation observable d’un concept, pour le questionnaire
cet indicateur se présente par des comportements verbaux, énoncés d’opinions, et d’attitudes.

Annexe 5 : Analyse sociale


Nom de Famille : ……………………………………………
Nombre de personnes : ……………………………………...
Type de logement : individuel collectif
Adresse : …………………………………………………….
1- Est ce que l’intérieur de votre logement se salisse vite ? Oui non
2- Avec l’installation des filtres, le taux de poussière a-t-il diminué ? Oui non
3- combien de fois le nettoyage de poussière doit se faire ?
…………………………………………………………………...
4- Est-ce que les façades nécessitent d’être repeintes régulièrement ? Oui non
5-A quel intervalle ? …………………………………………………….. ;
Annexe
6- Laquelle ? Oui une irritation de la gorge et une toux chronique en plus des problèmes
d’allergies.

7- Etat de l’habitation avant et après l’emplacement des filtres

8-Esque vous avez une terre agricole, son rendement avant et après l’installation des filtres ?

Annexe 6 : Analyse environnementale

1- En quelle année le filtre a manche est installés ?


2 - Quel a été le taux de polluants (poussières, gaz) rejeté par la cimenterie avant l’installation
du filtre a manche ?
3- Quel est le taux de polluants (poussières, gaz) rejeté après l’installation des filtres ?
4- comment voyez-vous les conditions de votre milieu de travail avant et après l’installation
du filtre à manches ?

5- es qu’il ya une amélioration après l’installation du filtre

Annexe 7 :

Sonomètre : c’est un appareil de mesure portable pour l’analyse en décibels, le niveau sonore.

Annexe 8 :

L’électrofiltre : Ce type d’équipement comprend une anode à haute tension qui crée un champ
électrique.

Les particules qui pénètrent dans ce champ sont chargées négativement est attirées vers une
électrode de collection sur laquelle elle se dépose au moyen de secouces périodiques
appliquées à cette dernière, elles se détachent et tombe dans la chambre de récupération alors
que les gaz s’échappent par une cheminée.

Avantage :

 Efficacité excellente quand l’installation est bien dimension (99.9°/°des poussières


peuvent retenues)
 Faible perte de charge
Annexe
 Possibilité de traiter des effluents gazeux à température inconvénients.
 Efficacité dépendante de la résistivité des poussières
 Quand le débit maximum est dépassé, l’efficacité diminue
 Cout d’investissement élevé
 Encombrement important.

Annexe 9 :

Lecteur opacimètre : Est un appareil de mesure pour détection de concentrations de poussière


moyenne élèves. La transmission est la grandeur de mesure de base .opacité et extinction
peuvent être calculées et déterminées, de même que la concentration en poussières selon la
mesure de comparaison gravimétrique. Le système de mesure intègre une fonction de contrôle
de l’encrassement.

Annexe 10 :

Management environnemental dans l’industrie du ciment : En plus du bon


fonctionnement du système de management qualité (SMQ) certifié par (AFAQ), la cimenterie
s’intéresse de plus en plus d’un système de management environnemental (SME) conforme à
la norme (ISO 14001)

a. Objectif d’un SME ISO 14001 :


 Amélioration continue de la performance environnementale
 Optimiser la consommation des ressources
 Motiver et former le personnel
 Garantir le respect de la législation
 Améliorer la satisfaction de la clientèle
 Minimiser les risques
 Diminuer l’impact environnemental
 Diminuer les couts

 Préparer un avenir durable (usage efficace des ressources naturelles)


 Engagement réel envers la population locale et mise en œuvre d’action
positives pour le développement durable .
Annexe
 Procédés innovants pour une meilleure efficacité énergétique, produits et
service à impact environnemental réduit, valorisation des sous produits et
déchets

b. certification ISO 14001 :


Programme national bien avancé en Italie, France, Espagne, Maroc, Turque et Grèce

c. domaine clés :
 protection du climat
 combustibles et matières premières
 réduction des émissions
 santé et sécurité des travailleurs
 impact locaux

d. messages de l’ISO14001 :
 mettre ISO au service de la cimenterie, pas le contraire ;
 l’environnement se pratique au quotidien ;
 la gestion de l’environnement n’est pas réservée aux cadres ;
 ISO 14001 sans propreté et sécurité n’est pas crédible ;
 ISO 14001 est le permis de conduire pour le marché européen de domaine.

Common questions

Alimenté par l’IA

The socio-economic impacts include employment opportunities and economic growth in the region, as the cement factory provides jobs for 614 employees, contributing to local economic development . However, the factory also poses health risks related to air quality, evidenced by increased respiratory illnesses in the surrounding population . While it boosts local infrastructure, these environmental health costs pose significant socio-economic challenges for the community .

The primary environmental impacts of the cement factory in Sour El-Ghozlane include air pollution due to dust and gas emissions (such as NOx, SO2, CO2, and CO), noise pollution, solid waste, and negative impacts on soil, water, and vegetation . Dust emissions are particularly significant because they contribute to both atmospheric pollution and soil contamination . The study highlights that these pollutants originate from various stages of cement production, including raw material extraction, clinker production, and grinding processes .

Dust emissions from the cement factory significantly impact surrounding vegetation by settling on the leaves of plants, thereby reducing their ability to photosynthesize efficiently. The particulate matter can also alter the soil pH and nutrient composition, leading to potential adverse effects on plant health and growth . This environmental deterioration affects both flora diversity and density in the affected area .

Climatic conditions in Sour El-Ghozlane, characterized as sub-humid with dry periods, influence cement production by dictating water requirements for dust suppression and cooling processes. These conditions affect the dispersion of gaseous and particulate emissions, with dry weather promoting wider dust spread, while wet conditions facilitate wet deposition that reduces air pollution but exacerbates soil pollution . The region’s climate also influences energy demand for heating or cooling in production .

The efficacy of the new bag filter system in the cement factory is influenced by factors such as the maintenance frequency, proper operation under varying load conditions, and timely replacement of worn-out components. Ensuring optimal airflow and avoiding clogs in the filter bags are critical for performance. Additionally, continuous monitoring through tools like opacity meters helps in adjusting operations to maintain emissions below regulatory thresholds .

Water pollution from cement production arises from the runoff of polluted water containing hazardous materials such as heavy metals and other toxins used in the cement-making process. This can lead to contamination of local water bodies, posing risks to aquatic life and potentially rendering water unfit for human use due to elevated levels of pollutants . The ecological impact includes harm to biodiversity, with potential bioaccumulation of toxic substances in the food chain, affecting both wildlife and human populations .

Dust emissions within the cement production process primarily originate from several stages: mining (explosive drilling), transport and handling of raw materials, various stages of crushing and grinding, clinker production, and the filling and loading of cement. Additionally, dust can be exacerbated by frequent truck movements within the plant, leakages in old filters, and during equipment malfunctions .

The cement factory in Sour El-Ghozlane has replaced its electrostatic filters with bag filters to reduce dust emissions. This change resulted in the emissions dropping below regulatory standards to around 2.93 mg/Nm3, well under the Algerian limit of 30 mg/Nm3 for dust emissions . The installation of the new filters has effectively reduced the emission of both dust and carbon monoxide to levels compliant with national environmental standards .

The cement production process contributes to CO2 emissions through the combustion of fossil fuels during clinker production and the calcination of limestone. The chemical reaction during calcination (CaCO3 decomposing into CaO and CO2) releases significant amounts of CO2. Additionally, the energy required to heat the kilns to high temperatures primarily comes from burning fossil fuels, further adding to the CO2 emissions .

The Sour El-Ghozlane cement factory's strategic location near major roads (Wilaya road 127) enhances its distribution capabilities, allowing efficient supply to neighboring Wilayas like Alger, Media, and Tizi-Ouzou, as well as more distant southern regions such as Laghouat and Ghardaia. This positions the factory as a key supplier in both northern and southern Algeria, significantly boosting its commercial reach .

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