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Évolution du Système Monétaire Intl.

Le système monétaire international recouvre les règles régissant les transactions et paiements internationaux, les mouvements de capitaux, les réserves de change et les relations de change. Il a évolué d'un système décentralisé sous l'étalon-or à un système plus réglementé par le FMI sous Bretton Woods puis à un modèle davantage orienté sur les marchés après l'effondrement de Bretton Woods.

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Évolution du Système Monétaire Intl.

Le système monétaire international recouvre les règles régissant les transactions et paiements internationaux, les mouvements de capitaux, les réserves de change et les relations de change. Il a évolué d'un système décentralisé sous l'étalon-or à un système plus réglementé par le FMI sous Bretton Woods puis à un modèle davantage orienté sur les marchés après l'effondrement de Bretton Woods.

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Le système monétaire international

L’expression « système monétaire international » (SMI) signifie non seulement les


arrangements concernant les relations de changes mais aussi l’ensemble constitué par l’«
architecture financière internationale » ou le « système monétaire et financier international ».
Le SMI recouvre quatre composantes majeures en ce qui concerne les engagements pris par
les pays membres du Fonds monétaire international (FMI) : les règles régissant les transferts
et les paiements s’agissant des transactions internationales courantes, les mouvements de
capitaux, les réserves de change, enfin, les relations de change et les taux de change.

Le système monétaire international est l’ensemble des règles et des pratiques qui encadrent les
transactions monétaires entre des pays ayant des monnaies différentes. On observe la
convertibilité des monnaies en assurant qu’une devise peut être échangée contre une autre
sans restrictions. On distingue deux types des valeurs des monnaies les unes par rapport aux
autres : le premier est-fixe (la valeur d’une monnaie par rapport à une autre est déterminée par
les autorités du pays) et le deuxième flexible (cette valeur est déterminée par l’offre et la
demande sur le marché des changes).L`un des buts le plus important -international est la
coopération entre les pays afin de pouvoir éviter les crises de liquidité, les guerres de devises
ou les mouvements spéculatifs excessifs.

Après le démantèlement du système de Breton Woods au début des années 1970, le système
international est institué. Un système de changes fixes, mais ajustables, repose sur le dollar
des États-Unis. Depuis le démantèlement de ce système, en 1973, les relations entre les
monnaies librement convertibles des pays avancés ont reposé sur le concept de libre
flottement des devises concernées et, progressivement, de libre circulation des capitaux.

Les difficultés économiques et géopolitiques des États-Unis entraînent, en 1971, l’abandon de


la convertibilité en or du dollar. La plupart des économies entrent alors dans un régime de
changes flexibles qui sont dit flottants. Dans ce nouveau système monétaire international, le
FMI (Fonds monétaire international) a pour missions de prévenir les crises monétaires et
d’accorder des crédits aux États ayant des difficultés à rembourser leurs dettes externes.

Une union monétaire apparait à la fin des années 1990, en Europe –c`est la zone euro dont la
devise, l’euro, devient rapidement la deuxième monnaie internationale avec une place proche
de celle du dollar en termes de paiements internationaux.
Les régimes plus rigides permettent d’ancrer les anticipations inflationnistes, soutiennent la
croissance de la production et favorisent l’intégration économique, mais limitent le recours
aux politiques macroéconomiques, accroissent la vulnérabilité aux crises et freinent
l’ajustement extérieur. L’expérience récente des pays émergents d’Europe illustre ce qui
précède. Dans nombre de pays dotés de régimes moins souples, la croissance a été forte dans
les années qui ont précédé l’actuelle crise, mais de graves déséquilibres extérieurs ont été
accumulés, ce qui a accru leur vulnérabilité à un ajustement brutal et perturbateur et limité la
possibilité de recourir à des politiques macroéconomiques anticycliques.Fondamentalement,
l’étude de 2009 devrait :rééquilibrer le débat sur le choix du régime de change optimal,
permettre au FMI de tenir davantage compte de la situation des pays dans les conseils qu’il
leur donne, fournir aux 186 pays membres une masse d’informations et de résultats
empiriques qui les aidera à choisir en connaissance de cause le meilleur régime de change.

Un taux de change dépend des « fondamentaux » – croissance, inflation, taux d'intérêt, soldes
publics, soldes extérieurs, etc. – dans les deux pays ou zones concernés. À court terme,
cependant, les anticipations des opérateurs jouent un rôle essentiel, provoquant des « sur
ajustements » à la hausse ou à la baisse. Le taux de change désigne le rapport d'échange entre
deux devises. L'observation du taux de change nominal (par exemple, 1 euro = 0,96 dollar) est
souvent complétée par le calcul du taux de change réel, qui corrige le change nominal par
l'évolution de l'inflation dans chacune des deux zones.

Le taux de change nominal représente la valeur d’une monnaie exprimée dans une autre. On
le définit communément comme le prix d’une monnaie étrangère dans un pays donné. Par
contre le taux de change réel sert en effet à mesurer la valeur des produits d’un certain pays
par rapport à ceux d’un pays, d’un groupe de pays, ou du reste du monde, en fonction du taux
de change nominal en vigueur.

Les caractéristiques des régimes de change sont les suivants :

L'union monétaire : c'est la forme la plus stricte. Les taux de change des participants sont
fixés de manière irrévocable, les monnaies locales pouvant être remplacées par une monnaie
commune.

· Les currency boards (caisses d'émission ou conseils monétaires) : la création monétaire


dépend strictement des réserves de change dans la monnaie de rattachement, et la politique
monétaire n'a aucune autonomie. Ces régimes autorisent une double circulation monétaire
· Les régimes de change fixe plus traditionnels définissent une parité fixe, qui peut toutefois
être modifiée de manière exceptionnelle pour restaurer l'équilibre du solde courant. Des
bandes de fluctuation peuvent être définies, étroites (régime de Breton Woods, SME avant
1993) ou plus larges (SME après 1993 ou SME bis).

Il y a aussi des régimes intermédiaires : parité glissante- le taux de change est en principe fixe,
mais la parité de référence est modifiée régulièrement selon des paramètres prédéterminés ou
de manière plus discrétionnaire afin de compenser partiellement au moins les écarts d'inflation
avec le pays d'ancrage.

Flottement administré : les taux de change sont flottants, mais des interventions ponctuelles
et/ou coordonnées des banques centrales informent les marchés sur la parité considérée
comme souhaitable. Il s'agit d'un flottement impur. Flottement pur-Seul le marché définit
l'équilibre du taux de change.

En ce qui concerne l`évolution de SMI, au temps de l'étalon-or classique, de 1870 à 1914, le


système monétaire international était essentiellement décentralisé et fondé sur le marché. La
structure du système était minimale, mise à part la détermination conjointe des grandes
économies à maintenir le prix de leur monnaie en or. Même si, en théorie, l'ajustement aux
déséquilibres extérieurs aurait dû s'opérer de façon relativement harmonieuse, en pratique, il
ne s'est pas fait sans difficultés. Les pays en excédent ne respectaient pas toujours les
conventions du système et tentaient de neutraliser le processus d'ajustement en stérilisant les
entrées d'or. Les pays en déficit trouvaient l'ajustement encore plus difficile, en raison de la
rigidité à la baisse des salaires et des prix. Lorsque les chocs ont été suffisamment importants
et persistants, les conséquences du renoncement à l'indépendance monétaire et de l'ajustement
asymétrique ont fini par déstabiliser le système.

Par contre l'étalon-or n'est pas sorti indemne de la Première Guerre mondiale. L'inflation
généralisée causée par des dépenses de guerre financées par la création de monnaie ainsi que
les profondes mutations sur l'échiquier économique mondial avaient miné les parités-or
d'avant la guerre. Mais surtout, aucun mécanisme n'avait été prévu pour faciliter un retour
ordonné aux taux de change corrigés en fonction de l'inflation.

Le système de Bretton Woods, fondé sur des parités de change fixes mais ajustables,
répondait directement à l'instabilité de l'entre-deux-guerres. Il était très différent de l'étalon-
or : il était plus réglementé et les marchés y jouaient un moins grand rôle, l'ajustement était
coordonné par le Fonds monétaire international (FMI), des règles remplaçaient les
conventions 7 et le contrôle des capitaux était généralisé.

Malgré ces changements institutionnels, les pays en excédent résistaient encore à l'ajustement.
Préfigurant les problèmes actuels, les pays avaient tendance à stériliser les effets des surplus
sur l'offre de monnaie nationale et les prix intérieurs. Tout comme aujourd'hui, on justifiait
ces interventions en soutenant que les déséquilibres étaient temporaires et que, quoi qu'il en
soit, les excédents étaient davantage un signe de vertu qu'un signe de déséquilibre. Par contre,
l'épuisement des réserves demeurait une contrainte pour les pays en déficit, qui n'avaient pu
s'ajuster à temps.

Le système de Breton Woods s'est finalement effondré au début des années 1970 par suite de
l'adoption par les États-Unis d'une politique très expansionniste, du caractère insoutenable de
son déficit commercial et des pressions qui commençaient à s'exercer sur les taux de change
fixes à cause du relâchement du contrôle des capitaux. Là encore, tous les pays ont souffert
des ondes de choc.

Après la chute du système de Breton Woods, le système monétaire international est retourné à
un modèle plus décentralisé et davantage orienté sur les marchés. Les grands pays ont adopté
des taux de change flottants, rendu leur monnaie convertible et libéralisé progressivement les
flux de capitaux. Ces dernières années, plusieurs marchés émergents d'importance ont mis en
place des politiques similaires après avoir éprouvé les difficultés associées à la gestion de
régimes de changes fixes avec des comptes de capital de plus en plus ouverts. Le passage à
des taux de change davantage déterminés par les marchés a eu pour effet d'accroître le
contrôle de la politique monétaire intérieure et la maîtrise de l'inflation, d'accélérer le
développement des secteurs financiers et, finalement, de stimuler la croissance économique.

Malheureusement, cette tendance est loin d'avoir été universelle. Certaines grandes économies
ont entravé les ajustements de taux de change réels en accumulant des quantités énormes de
réserves de change et en stérilisant les entrées de capitaux. Si leur objectif initial était de se
protéger contre les crises futures, l'accumulation de réserves a rapidement excédé ces
exigences. Dans certains cas, les interventions persistantes sur les marchés des changes ont
servi principalement au maintien de taux de change sous-évalués et à la stimulation de la
croissance alimentée par les exportations. De fait, étant donné l'ampleur du miracle
économique observé en Chine, il est remarquable que le taux de change réel de ce pays ne se
soit pas apprécié depuis 1990.
Passant sur le rôle de la monnaie internationale qui consiste à faciliter les échanges entre
différents États, en étant utilisée comme une monnaie de paiement, mais aussi un instrument
de réserve. Elle devient alors une unité de compte dans les échanges internationaux. L’or a
longtemps joué ce rôle, avec le principe de l’étalon-or. Puis ce sont des monnaies nationales
qui l’ont tenu. Historiquement, le dollar, au cœur du système de Breton Woods, a eu cette
fonction. Avec la fin de ce système ont émergé des monnaies concurrentes, comme l’euro.

La monnaie est censée remplir trois fonctions principales –la première intermédiaire dans les
échanges, deuxième la capacité d'éteindre les dettes et les obligations, notamment fiscales,
constitue le « pouvoir libératoire » de la monnaie réserve de valeur et troisième comme unité
de compte pour le calcul économique ou la comptabilité.

Par exemple le terme crypto monnaie désigne à la fois une monnaie virtuelle et le système de
paiement de pair à pair qui l'accompagne. Il s'agit de monnaies virtuelles sans supports
physiques, non régulées par un organe central et dont la valeur n'est pas indexée à une devise
légale ou une matière première.

Concernant le futur changement de SMI par le crypto- cette une évolution actuellement à
l’étude par la banque centrale de Suède, pays où l’on observe une diminution prononcée de
l’usage de la monnaie fiduciaire (c’est-à-dire les billets et les pièces).Concrètement, cela
reviendrait à créer une alternative numérique à la monnaie fiduciaire, stockée par les
utilisateurs sur un portefeuille électronique, qui fonctionnerait sur une infrastructure
entièrement gérée par la banque centrale et différente de celle des autres moyens de paiement
électroniques.
Un tel projet n’est, à l’heure actuelle, pas envisagé au sein de l’Euro système, où le billet reste
d’un usage très répandu et où les utilisateurs disposent d’une large variété d’instruments
électroniques de paiement efficaces, sûrs et innovants – à l’image du virement instantané. De
plus, une telle évolution soulève – au-delà du traitement technique – des questions qui doivent
encore être analysées en termes d’impacts sur la mise en œuvre de la politique monétaire, sur
la structure du système financier, ou sur le nécessaire maintien d’un accès – pour les
populations les plus fragiles – à des moyens de paiement non digitaux, comme le billet.

Maintenant on va aborder le thème le plus discuté-le rôle de l`euro.


L’euro est non seulement la monnaie ayant cours légal des 340 millions de résidents des dix-
neuf pays de la zone euro, mais aussi utilisé dans des transactions privées et officielles en
dehors de la zone euro. L’euro est utilisé notamment pour le règlement de transactions
internationales, l’émission de dettes sur les marchés financiers internationaux et comme
réserve de valeur sous la forme de réserves officielles de change ou de dépôts bancaires
internationaux privés. Ainsi, environ 25 % des titres de créance émis en devises cette année au
Liban l’ont été en euros. L’euro est solidement installé en tant que deuxième monnaie la plus
importante dans le système monétaire et financier mondial.
La perspective de le voir jouer un rôle substantiel au niveau international aux côtés du dollar
des États-Unis était en fait considéré par certains observateurs comme une des motivations
sous-tendant la création de la monnaie unique.

L’euro : une monnaie de thésaurisation hors zone euro – les non-résidents utilisent les billets
en euros, notamment les hautes dénominations, comme réserve de valeur. En période de
tensions économiques ou politiques, ils constituent même un support de thésaurisation en
dernier ressort, et contribuent de ce fait au maintien de la stabilité financière. Ainsi, la
demande de billets en euros a augmenté significativement en 2008 après la chute de Lehmann
Brothers ou en 2014 lors de la crise ukrainienne.

L’euro : une monnaie d’échange – L’euro est utilisé comme monnaie de facturation dans
61,6% des exportations et dans 51,4% des importations de la zone euro.

L’euro : une monnaie d’ancrage ou de référence - Certains pays étrangers s’appuient sur le
système monétaire stable de l’euro pour renforcer la stabilité de leur économie nationale en
adoptant des politiques d’ancrage à la devise européenne : leur monnaie est ainsi fixée en
fonction de l’euro. Sont principalement concernés les États membres de l’Union européenne
qui n'appartiennent pas à la zone euro mais aussi les pays avec lesquels l'Union entretient des
relations économiques et monétaires. D’autres pays comme l’Andorre, Monaco, Saint-Marin
et la Cité du Vatican, utilisent l’euro comme monnaie officielle en vertu d’accords monétaires
spécifiques conclus avec l’Union. Chaque année, la Banque centrale européenne publie un
rapport sur le rôle international de l’euro.

Pour un petit pays ouvert aux mouvements-dans un régime de change fixe, le cours d’une
devise est fixé par rapport à un étalon – souvent une monnaie ou un panier de monnaies- par
la banque centrale qui émet cette devise.
Le cours ainsi fixé est appelé le cours pivot (ou parité fixe) et constitue le taux de change de
référence autour duquel une certaine marge de fluctuation peut être autorisée (de plus ou
moins quelques pourcents). Les autorités monétaires sont tenues de défendre le cours pivot
pour le maintenir à l’intérieur de la marge de fluctuation autorisée. Des modifications du
cours pivot (dévaluation ou réévaluation) peuvent néanmoins être autorisées sous certaines
conditions.

Il existe plusieurs formes de régimes de change fixe. Un taux de change pivot peut être fixé
avec une marge de fluctuation autorisée plus ou moins large. Dans un régime de monnaie
unique (cas de l’euro), une banque centrale établit des taux de change fixes et irrévocables,
les monnaies locales étant remplacées par une monnaie commune. Par contre dans un régime
de change flexible (ou flottant), à l’inverse, aucun engagement n’est pris au sujet du taux de
change, qui évolue librement, en fonction de l’offre et de la demande sur le marché des
changes. Il existe de même plusieurs formes de régimes de change flottant, depuis le régime «
pur » dans lequel seul le marché définit l’équilibre, jusqu’au régime de flottement administré
dans lequel les banques centrales interviennent de façon coordonnée pour informer le marché
des taux de change souhaités. C`est le cas de la Chine. Avec le poids grandissant de la Chine
dans le commerce international, la Chine est en effet souvent accusée de ne pas jouer le jeu
des changes flottants, comme la plupart des pays développés, en maintenant sa devise sous-
évaluée afin de favoriser ses exportations. Cette politique monétaire plus dirigiste qu’ailleurs
est considérée comme une forme de concurrence déloyale par ses partenaires commerciaux,
en premier lieu les Etats Unis.

En outre, le régime de caisse d’émission : il est basé sur un engagement explicite de la


Banque Centrale d'échanger la monnaie nationale contre une devise étrangère spécifiée à un
taux de change fixe. Dans ce régime, la monnaie nationale ne sera délivrée que contre les
devises et elle reste pleinement garantie par des actifs étrangers. Ce régime élimine les
fonctions traditionnelles de la banque centrale telles que le contrôle monétaire et le rôle de
prêteur en dernier ressort, et ne laisse que peu de marge pour une politique monétaire
discrétionnaire. Une certaine souplesse peut encore être accordée, selon la rigueur des règles
bancaires de la caisse d'émission.

L’ancrage fixe conventionnel : le pays rattache officiellement sa monnaie, à un taux fixe, à


une autre devise ou un panier de monnaies. Les autorités du pays sont prêtes à maintenir la
parité fixe par une intervention directe, ou une intervention indirecte. Il n'y a aucun
engagement à maintenir de façon irrévocable la parité, mais l'arrangement formel doit être
confirmé empiriquement. Le taux de change peut fluctuer dans des marges étroites de moins
de± 1% autour d'un taux central - ou la valeur maximale et minimale du taux de change du
marché au comptant doit rester dans une marge étroite de 2% - pendant au moins six mois.

Par exemple la Bulgarie était en pleine crise bancaire et au bord de l’hyperinflation, mais a
adopté le régime de la caisse d`émission. Le soutien au gouvernement fléchissait et les
manifestations populaires en faveur de nouvelles élections se multipliaient. Voilà pourquoi
après plusieurs tentatives de stabilisation avortées, la Bulgarie s’est dotée d’une caisse
d’émission le 1er juillet 1997.

Malgré les sérieuses difficultés structurelles du pays, le programme a bien répondu à la tâche
à accomplir en donnant aux autorités la crédibilité, mais aussi la souplesse, nécessaire pour
résoudre la crise du système bancaire- « la caisse d’émission était la réponse idéale à une
situation caractérisée par une inflation galopante, une banque centrale prodigue dans ses
prêts aux établissements de crédit et une dette publique aux taux excessivement
élevés. »L’adoption de la caisse d’émission s’est faite sans heurt et —comme le lev était
orienté à la hausse avant même cette opération — sans que le marché tente de «tester le
système». La BNB a acheté plus de 3 millions de deutsche mark et en a vendu moins de 1.000
dans le cadre d’environ 1.500 transactions. Elle a été aussi acheteuse nette de deutsche mark
sur le marché interbancaire. Depuis le premier jour, ses réserves ont augmenté au total de plus
de 40 millions de deutsche mark. Le nouveau régime a permis à la Bulgarie de ramener
l’inflation à 13 % au milieu de 1998, puis à 1 % fin 1998, et de porter les réserves
internationales de moins de 800 millions de dollars à plus de 3 milliards de dollars, soit plus
de 6 mois d’importations. « En plus, le taux d’intérêt de base de la BNB, qui dépassait 200 %
au plus fort de la crise économique, est retombé à 5,2 % fin 1998. Les autres taux d’intérêt se
sont rapprochés des taux allemands dès que la caisse d’émission est entrée en fonction et,
depuis, la direction des activités bancaires n’ont eu à venir en aide à aucune banque. La
reprise de la croissance de la Bulgarie est restée jusqu’à présent limitée en raison de goulets
d’étranglement indépendants du nouveau dispositif monétaire, mais l’effort de stabilisation
n’a pas été remis en cause par la crise russe du milieu de 1998 malgré l’étroitesse des liens
économiques entre les deux pays.» En regardant les statistiques, on va mettre le point sur le
premier point afin de pouvoir commenter les résultats avec l`aide de premier
bilan : « L’expérience bulgare montre qu’un système crédible aux règles connues peut
modifier très vite le sentiment et le comportement des agents économiques. Mais elle donne
aussi trois leçons de prudence.» Premièrement, une caisse d’émission requiert une préparation
plus poussée que les autres plans de stabilisation parce que les changements qu’elle impose
peuvent demander du temps, et cette option n’est donc pas toujours possible pour les pays qui
ne remplissent pas les conditions préalables. Deuxièmement, elle suppose des réformes
juridiques qui exigent un large soutien parlementaire; la Bulgarie a pu mobiliser celui-ci, car
le risque imminent d’hyperinflation appelait à l’évidence une réponse radicale et les autorités
n’ont pas attendu le lancement du plan pour bâtir un consensus. Enfin, la caisse d’émission
n’est qu’un volet du plan de stabilisation. Elle aidera à éliminer les déséquilibres
macroéconomiques, mais sa longévité dépendra aussi des mesures d’accompagnement qui
seront prises.

La Bulgarie est sur la voie d’adhérer à la zone Euro - la caisse d’émission a pour avantages
évidents de donner une réelle crédibilité économique et d’assurer une inflation et des taux
d’intérêt peu élevés. Mais elle peut aussi limiter la marge de manœuvre du pays qui l’adopte,
surtout lorsqu’il a un secteur bancaire fragile ou qu’il est sujet aux chocs économiques. En
régime de caisse d’émission, la banque centrale ne peut plus jouer le rôle de prêteur en dernier
ressort auprès des banques en difficulté. Elle ne peut, au mieux, que constituer un fonds
d’aide d’urgence financé par des ressources mises de côté lors de la création de la caisse
d’émission ou alimenté par les profits de la banque centrale. La caisse d’émission empêche
aussi d’utiliser la politique financière — l’ajustement des taux d’intérêt intérieurs ou de
change — pour stimuler l’économie. En effet, l’ajustement économique ne peut plus s’opérer
que par le biais des salaires et des prix, au risque d’être à la fois plus lent et plus pénible. La
Bulgarie respecte depuis 1997 un mécanisme d'austérité au sein duquel sa devise, le lev, est
rattachée à l'euro à un cours fixe. Ses indices macroéconomiques sont stables.

En 2019, la Banque centrale européenne (BCE) avait recommandé une augmentation du


capital de deux banques bulgares, afin d'assurer leur viabilité en cas de crise financière. En
mars 2018, le taux moyen d’inflation sur douze mois mesuré par l’IPCH est ressorti à 1,4 %
en Bulgarie, soit au-dessous de la valeur de référence de 1,9 % retenue pour le critère de
stabilité des prix.

Pour l’avenir, il existe de sérieuses inquiétudes quant au caractère durable de la convergence


de l’inflation sur le long terme en Bulgarie, même en tenant compte de la récente
augmentation des coûts unitaires de main-d’œuvre. Le processus de rattrapage devrait se
traduire par des écarts d’inflation positifs vis-à-vis de la zone euro. Afin d’empêcher
l’accumulation de tensions sur les prix et de déséquilibres macroéconomiques excessifs, le
processus de rattrapage doit être soutenu par des politiques appropriées.
En 2017, le solde et la dette des administrations publiques de la Bulgarie étaient conformes
aux critères de Maastricht. La Bulgarie est soumise au volet préventif du Pacte de stabilité et
de croissance depuis 2012. Les prévisions économiques du printemps 2018 de la Commission
européenne indiquent que la Bulgarie satisfait aux exigences du Pacte. En outre, la Bulgarie
est confrontée à un faible niveau de risques pour la soutenabilité budgétaire à moyen et long
terme, en partie en raison du caractère favorable de sa situation budgétaire initiale. Une
politique budgétaire prudente et de nouvelles réformes budgétaires structurelles demeurent
essentielles pour préserver la solidité des finances publiques dans le futur.

Sur la période de référence de deux ans comprise entre le 4 mai 2016 et le 3 mai 2018, le lev
bulgare n’a pas participé au MCE II, mais son taux de change a été fixé à 1,95583 lev pour un
euro dans le cadre du dispositif de caisse d’émission.

Sur la période de référence allant d’avril 2017 à mars 2018, les taux d’intérêt à long terme en
Bulgarie sont ressortis à 1,4 % en moyenne, soit au-dessous de la valeur de référence de 3,2 %
retenue pour le critère de convergence des taux d’intérêt.

La réalisation d’un environnement propice à une convergence durable en Bulgarie nécessite


des politiques économiques axées sur la stabilité et de vastes réformes structurelles. S’agissant
des déséquilibres macroéconomiques, la Commission européenne a décidé de réaliser un
nouveau bilan approfondi de la Bulgarie dans son rapport 2018 sur le mécanisme d’alerte et a
conclu que le pays connaissait des déséquilibres macroéconomiques. La réalisation d’une
convergence durable et la capacité de résistance de l’économie permettraient au pays de tirer
bénéfice de vastes réformes structurelles pour améliorer la résilience structurelle,
l’environnement des entreprises, la stabilité financière, la qualité institutionnelle et la
gouvernance. Afin de renforcer davantage la confiance dans le système financier, les autorités
compétentes nationales doivent continuer d’améliorer leurs pratiques en matière de
surveillance prudentielle, notamment en suivant les recommandations applicables des organes
européens et internationaux compétents et en collaborant étroitement avec les autres
superviseurs nationaux des États membres de l’UE au sein des collèges de superviseurs.

La législation bulgare ne respecte pas la totalité des exigences relatives à l’indépendance de la


banque centrale, à l’interdiction du financement monétaire et à l’intégration juridique dans
l’Euro système. La Bulgarie est un État membre de l’UE faisant l’objet d’une dérogation et
doit, à ce titre, satisfaire à l’ensemble des exigences en matière d’adaptation prévues à
l’article 131 du Traité.
Bibliographie :

https://www.cairn.info/revue-commentaire-2015-2-page-283.htm?contenu=resume#

https://www.cairn.info/macroeconomie-financiere--9782707192509-page-345.htm#

https://www.universalis.fr/encyclopedie/taux-de-change/

https://www.banqueducanada.ca/2009/11/evolution-systeme-monetaire-international/

https://www.cairn.info/revue-tiers-monde-2006-4-page-863.htm

http://seignanx.pcf.fr/sites/default/files/4-role_de_leuro.pdf

https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-
economiques/change-fixe-change-flottant-les-deux-types-de-regime-de-change/

http://www.leo-univ-orleans.fr/mbFiles/documents/site-du-leo/seminaires-2013/seminaires-
doctorants-2013/sall.pdf

https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/la-bulgarie-pressee-de-rejoindre-la-
zone-euro-pour-profiter-de-prets-844968.html

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