Fonction Hydraulique Tome 2
Fonction Hydraulique Tome 2
ECOLE SUPERIEURE
ET D’APPLICATION
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DU MATERIEL
Direction générale de la
formation
------------
Technologie et maintenance
des matériels communs
FONCTION HYDRAULIQUE
Tome 2
REMARQUE IMPORTANTE
En aucun cas la documentation de formation ne peut se substituer à la
documentation officielle concernant l'utilisation, l'entretien ou la
réparation des matériels.
1 Généralités
Les transmissions hydrodynamiques sont des dispositifs dans lesquels l’huile agit par effet
dynamique dans des organes plus ou moins comparables à des pompes centrifuges
On utilise l’énergie qu’emmagasine tout corps en mouvement, c’est l’énergie cinétique
Ec = 1/ 2 ⋅ m ⋅ v²
Ec : Energie cinétique en joules
M : Masse en Kg
V : Vitesse en m/s
2 Le coupleur
2.1 Définition
Le coupleur est un organe de transmission qui permet d’accoupler deux arbres avec un maximum
de progressivité et sans lien mécanique entre eux.
Il transmet le couple sans le multiplier.
2.2 Emplacement
Situé entre :
- Le moteur thermique
- La boîte de vitesses (automatique) MOTEUR BVA
2.3 Organisation
- La pompe ou impulseur :
Donne l'impulsion à l'huile; est solidaire du mouvement moteur
- La turbine :
Transmet le mouvement à la transmission
- Le carter :
Contient la réserve d'huile
Equipé de bouchons :
- de niveau
- de remplissage
- de vidange
- d'un bouchon fusible (mélange d'étain, température de fusion 145°C ( étain pur 300°C )
2.4 Construction
Alliage d'aluminium
2.5 Fonctionnement
Carter
Pompe ou impulseur
Turbine
La force centrifuge
La réaction de force centrifuge
Rotation de la pompe
Fonctionnement
IMPULSEUR OU POMPE TURBINE
fixe
( mouvement moteur ) Force tangentielle est imprimée par la
vitesse de rotation moteur
Force axiale dépend de la résistance des
roues au sol; ici elle est maximum
Fonctionnement
Fonctionnement
Force tangentielle ( énergie motrice )
Force axiale est négligeable (frottements)
La résultante de ces deux forces indique un couple
transmis inefficace.
La vitesse de la pompe est égale à la vitesse de la
turbine
- rendement maximum
- glissement minimum
Fonctionnement
La résultante des forces exercées par la turbine est plus
importante que celle émanant de la pompe ( vitesse de
la turbine > vitesse de la pompe )
2.7 Entretien
• Respecter le niveau d’huile :
- S’il est insuffisant, il y a une mauvaise transmission
- S’il est trop haut, il y a difficulté de rotation, montée en pression et risque de fuites → le
bouchon fusible fond
• Respecter le type d’huile : ( caractéristiques )
- Si l’huile est trop fluide ou trop visqueuse, il y a une montée en température très rapide →
le bouchon fusible fond
BOURGES – BP 24 18998 AVORD ARMÉES
Pnia : 821 181 74 99 – Tél. : 02 48 68 74 99 – Fax : 02 48 68 74 59
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• Avoir une conduite adaptée: connaître les capacités de son véhicule (limites max. dans une
pente)
- Si la résistance aux roues est trop forte
- Si une vitesse est engagée avec le frein de parking → Le bouchon fusible fond
2.8 Avantages
- Transmission d’un couple important
- Peu d’usure
- Pas de pédale d’embrayage : débrayage automatique à bas régime, impossibilité de caler
- Pas de choc
- Entretien simple et réduit
- Faible encombrement
2.9 Inconvénients
- Rendement inférieur à 1
- Pas de reprise
- Peu de frein moteur
- Nécessité d’un embrayage de coupure avec une boîte de vitesses classique
- Démarrage de fortune impossible
3 Le convertisseur de couple
3.1 Définition
Le convertisseur de couple est un accouplement hydraulique qui multiplie ou démultiplie le
couple.
Il adapte le couple moteur au couple résistant et le multiplie.
- Au démarrage R C
- En déplacement R=0 C=0
- En décélération R C
Le convertisseur fonctionne comme une boîte de vitesse automatique (multiplication par 1,5 ; 2 ;
3)
3.2 Symbole
3.3 Implantation
Situé entre le moteur thermique et la boite de vitesses ( automatique )
Généralement la BVA et le convertisseur sont dans la même pièce
Maxi
A froid Mini
BVA BVA
A chaud Maxi
Mini
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3.4 Organisation
3.4.2 La turbine:
- Solidaire de la transmission
- Reçoit la puissance hydrodynamique
- Fournit couple et vitesse à la transmission
3.4.3 Le réacteur:
- Multiplie le couple lorsqu’il se comporte en point d’appui
- Logé entre le pompe et la turbine
1 M
3.5 Construction
Les ailettes en forme d'aile d'avion
Bord d'attaque
Bord de fuite
3.6 Fonctionnement
Pompe ou
Impulseur
Réacteur
Mouvement Sortie de
moteur mouvement
Turbine
Fonctionnement
Augmentation de l’énergie cinétique du flux d’huile due :
- Au régime moteur ( accélération )
- A la restriction de passage entre les aubages des trois composants du circuit ( impulseur,
turbine, réacteur )
- A la forme des aubages qui créé une dépression sur leur partie supérieure provoquant ainsi
une importante accélération du fluide dans les trois composants du circuit.
Les jets d’huile émis par l’impulseur viennent frapper les aubages de la turbine. La force
résultante de ces jets n’est pas suffisante pour vaincre le couple résistant.
Les jets d’huiles suivent la courbures des aubages de la turbine et viennent frapper le réacteur
qui est bloqué sur son point fixe.
La réaction de cette force ajoutée à la force initiale des jets d’huile sur la turbine créée une
résultante de forces, c’est le couple maximum fourni à la turbine.
Les jets d’huiles suivent la courbure des aubages du réacteur et viennent frapper à revers les
aubages de l’impulseur.
Le couple moteur est supérieur au couple résistant → la turbine commence à tourner.
Le glissement et le rendement sont maximaux.
Fonctionnement
La turbine commence à tourner.
Les jets d’huiles qui viennent frapper le réacteur sont progressivement déviés et leurs points
d’impact se déplacent du bord d’attaque au bord de fuite du réacteur.
L’angle de la réaction est de plus en plus horizontal.
Le couple moteur fourni à la turbine est plus en plus faible.
La vitesse turbine rattrape la vitesse impulseur.
Le couple transmis décroit lorsque la vitesse turbine augmente → il y a démultiplication
du couple transmis.
Le glissement et le rendement diminuent.
Fonctionnement
La vitesse de rotation de la turbine est sensiblement égale à celle de l’impulseur. ( glissement
)
Les jets d’huiles qui viennent frapper le réacteur sont progressivement déviés et leurs points
d’impact frappent à revers l’aubage suivant.
→ Le réacteur est fixe dans ce sens et génère une réaction qui s’oppose à la vitesse de
l’impulseur.
→ Le réacteur est libre en rotation dans ce sens et se met à tourner avec l’impulseur et la
turbine.
Les jets d’huile passent au travers des aubages du réacteur en émettant une réaction faible et
viennent passer entre les aubages de l’impulseur.
La vitesse de la turbine est maximale, le couple transmis est minimal → c’est la phase de
couplage.
Le glissement et le rendement sont minimaux.
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Engins rapides
Le réacteur est bloqué dans un sens et sur roue
libre dans l'autre sens de rotation
Le convertisseur est équipé d'un embrayage de
coupure qui permet le passage des vitesses
Transmet un couple important au démarrage, le
réacteur fixe
En pleine vitesse, ne transmet plus de couple,
le réacteur tourne en roue libre
C’est un système biphasé :
- Convertisseur au démarrage
- Coupleur en déplacement
Arbre primaire
BV
FREIN SUR LE
REACTEUR
LOCK - UP
2 SCHEMAS HYDRAULIQUES
VERINS DE DEVERS
MAITRE
CYLINDR
MOTEU
2 Suspension – Freinage
TRAIN AV TRAIN
AR
FREINS FREINS
AV AR
50 b
80 b
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4 V.T.L. G290
VERIN DE DEVERS
VERIN CABINE
POMPE TRANSLATION ET MOTEUR VERIN DE TAPIS
TREUIL TRANSLATION
ET TREUIL
VERIN DE SCRAPPER
RESERVOIR
120 b
210 b
180 b 180 b 210 b 210 b 210 b
180 b
20 b
ORBITRO
L
COLLECTEUR
MOTEUR MOTEUR
DIRECTION
GODET
MACHOIRES
9 PUMA SA 330
Pilote
autom
10 Affût anti-aérien 53 T 2
MOTEUR
- Un distributeur progressif A
- Une soupape principale tarée à 200 bars 2.1
- Une charge appliquée au vérin
∆P
P = 200 bars
P × Q 200 × 50
Pu = = = 16,66 Kw
600 600
La puissance totale développée par la pompe est égale à la somme de ces trois calculs
Pu totale = 1,66 + 1,66 + 16,66 = 19,98 Kw
Dans ce fonctionnement on peut constater que :
• La puissance absorbée par la charge est très faible.
• Les puissance absorbées par le distributeur et la régulation sont très élevées et n’ont aucun
rendement utile dans le fonctionnement. Elles sont perdues en chaleur.
Dans ce système La puissance consommée est toujours maximum quelle que soit la
charge, il en résulte une perte importante d’énergie dans tous les cas, donc un coût élevé de
fonctionnement du circuit hydraulique.
La charge génère une pression de 100 bars et la valeur du débit du distributeur est de 10 l/mn.
P × Q 100 × 10
Pu = = = 1,66 Kw
600 600
Puissance absorbée par le distributeur :
∆P × Q (P − P1) × 10 (120 − 100) × 10 20 × 10
Pu = = = = = 0,33 Kw
600 600 600 600
Puissance absorbée par la régulation :
Le débit passant par la soupape principale est de 50 l/mn (retour en bâche )
P × Q 120 × 50
Pu = = = 10 Kw
600 600
La puissance totale développée par la pompe est égale à la somme de ces trois calculs :
Pu totale = 1,66 + 0,33 + 10 = 11,99 Kw
La charge génère une pression de 200 bars et la valeur du débit du distributeur est 10/mn
Quand la charge augmente, la ∆P au niveau du distributeur ne varie pas, donc le débit ne varie
pas et la vitesse du vérin reste constante
P × Q 200 × 10
Pu = = = 3,33 Kw
600 600
Puissance absorbée par le distributeur :
∆P × Q (P − P1) × 10 (220 − 200) × 10 20 × 10
Pu = = = = = 0,33 Kw
600 600 600 600
Puissance absorbée par la régulation :
Le débit passant par la soupape principale est de 50 l/mn (retour en bâche )
P × Q 220 × 50
Pu = = = 18,33 Kw
600 600
La puissance totale développée par la pompe est égale à la somme de ces trois calculs
Pu totale = 3,33 + 0,33 + 18,33 = 21,99 Kw
- Conclusion
- La puissance demandée en position neutre est diminuée, le débit pompe va à la bâche par
la soupape principale sous faible pression
- Les puissances absorbées par la distribution et la régulation pendant le travail est diminuée
- La ∆P ne varie pas → Le débit est constant → la vitesse est constante quelle que soit la
charge
max
La charge génère une pression de 100 bars et la valeur du débit du distributeur est de 10/mn
P × Q 100 × 10
Pu = = = 1,66 Kw
600 600
La puissance absorbée par le distributeur :
∆P × Q (P − P1) × 10 (120 − 100) × 10 20 × 10
Pu = = = = = 0,33 Kw
600 600 600 600
Puissance absorbée par la régulation :
Le débit passant par la soupape principale est de 1 l/mn
P × Q 120 × 1
Pu = = = 0,2 Kw
600 600
La puissance totale développée par la pompe est égale à la somme de ces trois calculs
Pu totale = 1,66 + 0,33 + 0,2 = 2,2 Kw
La charge génère une pression de 100 bars et la valeur du débit du distributeur augmente: 15
l/mn
P × Q 100 × 15
Pu = = = 2,5 Kw
600 600
La puissance absorbée par le distributeur :
∆P × Q (P − P1) × 15 (120 − 100) × 15 20 × 15
Pu = = = = = 0,5 Kw
600 600 600 600
Puissance absorbée par la régulation :
Le débit passant par la soupape principale est de 1 l/mn
P × Q 120 × 1
Pu = = = 0 , 2 Kw
600 600
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La puissance totale développée par la pompe est égale à la somme de ces trois calculs
Pu totale = 2,5 + 0,5 + 0,2 = 3,2 Kw
Le débit étant plus important, la vitesse du récepteur augmente
La charge génère une pression de 200 bars et la valeur du débit du distributeur est de 15
l/mn
P × Q 200 × 15
Pu = = = 5 Kw
600 600
La puissance absorbée par le distributeur :
∆P × Q (P − P1) × 15 (220 − 200) × 15 20 × 15
Pu = = = = = 0,5 Kw
600 600 600 600
Puissance absorbée par la régulation :
Le débit passant par la soupape principale est de 1 l/mn
P × Q 220 × 1
Pu = = = 0,36 Kw
600 600
La puissance totale développée par la pompe est égale à la somme de ces trois calculs
Pu totale = 5 + 0,5 + 0,36 = 5,86 Kw
Conclusion
• La puissance demandée en position neutre est très faible, le débit variable de la pompe est
ramené au minimum.
• La puissance pendant le travail est adaptée au débit demandé ( distributeur )
• Les puissances absorbées par le distributeur et la régulation sont faibles
• La puissance demandée à la génération hydraulique est maintenant plus adaptée à la
puissance utile
3 Symbolisation
A B Canaux L.S. ( ne sont pas comptés dans les orifices )
Distributeur 4/3
4 orifices : P pompe ; T bâche (1 seul compté)
A et B récepteur
Commande manuelle progressive
Rappel par ressort
P T
Les distributeurs 4/3 ont depuis quelques années remplacés progressivement les distributeurs
multiples 6/3.
Ces composants du type à tiroir se distinguent par rapport aux distributeurs multiples par :
- La disparition du passage libre centre à suivre
- L’apparition d’un canal de détection de charge appelé Load Sensing. ( L. S. )
4 LA DIRECTION
Les directions hydrauliques sont des systèmes qui permettent d’amplifier, de régler ou de répartir
l’effort exercé par l’utilisateur. Il en existe plusieurs conceptions sur les engins et notamment les
directions assistées classiques et les directions hydrostatiques.
Une direction assistée est une direction mécanique aidée par un circuit hydraulique
Une direction hydrostatique est une direction entièrement hydraulique
M
5 bars 100 bars
1.2.1 Rôle
• On régule la pression pour déterminer la force de braquage et protéger les composants du
circuit lorsque les roues butent ( ornières, trottoirs ... ) ou, le plus souvent, quand elles
arrivent en appui sur les butées de braquage.
• On régule le débit pour avoir la même vitesse de braquage quel que soit le régime de
rotation du moteur thermique
M
5 bars 100 bars
La direction n’étant pas sollicitée, tout le débit de la pompe retourne à la bâche par le distributeur et
par la soupape 1 sous une pression égale à la valeur de tarage de son ressort.
∆P
M
5 bars 100 bars
En fonction de l’action sur le volant, et donc sur le distributeur, une partie du débit de la
pompe va se diriger vers le vérin et l’autre retournera à la bâche en passant pa la soupape 1
sous pression égale à la valeur de la charge plus du ressort.
Quels que soient les efforts sur le vérin de direction, la différence de pression ∆P, au
niveau de l’étranglement restera constante.
Le débit alimentant le circuit sera donc constant et indépendant du régime moteur et
des charges
∆P
M
5 bars 100 bars
1 2
Tout le débit part alors à la bâche sous une pression limitée et égale au tarage de la soupape 1
plus la valeur de tarage de la soupape 2 .
S 2 = 20 cm 2 S1 = 5 cm
G S2
M
100 bars
S1
1.3.1 Caculer les forces et vitesses de déplacement de braquage dans les postions D et G du
distributeur.
1.3.2 Solutions
S1 S2
Dans un vérin équilibré S1 = S2 . Les surfaces étant identiques, les forces et les viresses ne
varient pas.
Ces vérins ont un inconvémient : ils sont plus encombrants que les vérins classiques ( pas de
position entièrement entré )
G S2
M
100 bars
Boîtier de direction
Colonne de direction
2.1.1 Avantages
- Simplicité
- Souplesse de fonctionnement puisqu’elle est entièrement hydraulique
- Pas de réaction au volant
2.1.2 Inconvénients
- Insensibilité de direction
- Pas de rappel des roues en, ligne droite après braquage
- Difficile à manoeuvrer en cas de problème de direction
4
2 3
Circuit équipements
2 L’entretien
2.1 L’entretien préventif
L’entretien préventif consiste a effectuer des visites périodiques sur les matériels hydrauliques.
Ces visites s’effectuent au temps de service ( heures ) ou au temps pour des matériels stockés
et dont l’huile à perdu ses caractéristiques.
3.1.2 L’épaisseur :
Agit sur la pression.
A la fabrication, le constructeur détermine la pression d’utilisation du circuit (la pression de
service) et réalise des essais de résistance à l’éclatement du tube.
• Pression de service : Utilisation expl. 100 bars
• Pression d'épreuve : Teste à 1.5 fois la pression de service 150 bars
• Pression d'éclatement : Teste à 3 à 8 fois la pression de service 400 bars
3.1.3 Conditionnement :
Livré préformé, bouché et stocké huilé ( intérieurement )
3.3.1 Constitution :
- 1 Tube intérieur caoutchouc synthétique noir
- 2 Tresse métallique haute résistance
- 3 Nappes acier ne fil haute résistance isolées entre elles par des couches antifriction de
caoutchouc synthétique
- 4 Revêtement extérieur caoutchouc résistant à l’abrasion
Ces épaisseurs agissent sur la pression d'utilisation et le constructeur fabrique son flexible en
tenant compte de pression d’épreuves et d’éclatement
3.3.2 Avantages :
- Reste flexible
- Léger et très robuste
1 Pompes hydrauliques
1.1 Causes de détériorations des pompes
Cavitation, surpression, survitesse qui auront comme conséquence une baisse importante du
débit de la pompe, ce qui va entraîner une perte du rendement du circuit hydraulique.
Ce débit va être contrôlé et comparé aux données constructeurs.
2.3
1 2 3 4
2 Moteurs hydrauliques
2.1 Causes de détériorations des moteurs
Les pompes et les moteurs étant des pièces identiques les causes des défectuosités seront les
mêmes : cavitation, surpression, survitesse plus les coups de bélier ( récepteur )
La conséquence sera un rendement trop faible du moteur, un manque de couple et une faible
vitesse, à causes de fuites internes trop importantes.
Ces fuites internes vont être contrôlées et comparées aux données constructeurs.
2.2.1 Le contrôle :
- Le retour de fuites est débranché
- Les fuites sont recueillies dans une éprouvette
- On mesure la quantité de fuites dans l’éprouvette en un temps donné par le constructeur
Exemple :
- Si le constructeur indique 3 l/mn de fuites admissibles , ce volume est trop important pour
une petite éprouvette
- Il faut diviser le volume des fuites et le temps par 4 ce qui correspondra à : 0,75 l/mn en 15
secondes ( ce qui permet de recueillir le volume des fuites dans l ‘éprouvette )
(Ces valeurs sont données à titre indicatives)
- Il suffit de comparer les valeurs recueillies lors du contrôle avec les valeurs du
constructeur.
- On peut déterminer ainsi un diagnostic précis de la détérioration du moteur, celui-ci n’étant
plus dans les données constructeur.
3 Les vérins
3.1 Causes de détériorations des vérins
Les détériorations des vérins sont dues à des chocs sur la tige qui provoque des rayures, éraflures
ou le flambage de la tige en cas de choc latéral important et le barriquage du corps du vérin en
cas de choc dans l’axe de la tige de vérin.
Les fuites externes sont dues à une mauvaise étanchéité dans le raccordement ou à une usure du
joint d’étanchéité entre la tige et le chapeau de vérin.
Ces détériorations vont être contrôlées et comparées aux données constructeurs.
3.2.1 La tige peut être rayée ou éraflée lors d’un choc sur la tige :
- Contrôler la profondeur de la rayure, si cela provoque un léger suintement, garder sous
surveillance technique
- En cas d’éraflure provoquant un copeau de métal, ébavurer ce copeau et contrôler le
suintement dans les mêmes conditions que précédemment.
3.2.2 La tige est flambée lors d’un choc latéral important sur la tige
- Contrôler la valeur du flambage au comparateur ou au marbre
- Comparer avec les données constructeur
- Echangée la tige en cas de dépassement des valeurs ( hors tolérances )
Jeu
Marbre
3.3.1 Le barriquage
- Le vérin ne tient pas la charge et le corps est déformé en son milieu
- Le vérin a une vitesse de déplacement normale en début de course et ralenti en milieu de
course du fait de l’augmentation de la fuite entre les deux volumes ( tige et fond ).
- Il y a alors laminage de l’huile avec montée important de température qui peut provoquer
un changement de couleur sur la peinture du corps du vérin.
- Procéder à l’échange du vérin
Fuites internes
Zone de barriquage
Joints
4 Distributeurs
4.1 Causes de détériorations des distributeurs
Les détériorations sur les distributeurs sont dues à des fuites externe ou internes consécutive à
l’usure des joints ou à la rupture du ressort de rappel en position neutre du a son grippage.
Ces détériorations vont être contrôlées et comparées aux données constructeurs.
5 Régles de dépose
Toutes les déposes de sous-ensembles hydrauliques se font en respect des mesures de
sécurité générales prises dans un atelier.
Quelque soit le sous ensemble concerné il faut :
- Caler l’équipement à démonter
- Faire chuter la pression dans le circuit en manipulant les distributeurs dans toutes leurs
positions
- Utiliser la documentation technique et l’outillage adapté
- Boucher les orifices pour éviter la pollution du circuit lors de l’intervention technique
- Travailler dans la propreté
5.2 Vérins
- Vidanger l’huile de stockage en ouvrant les deux orifices
- Gaver le vérin d’huile hydraulique neuve
5.3 Distributeur
- Vidanger l’huile de stockage en ouvrant tous les orifices
- Gaver le bloc distributeur d’huile hydraulique neuve
- Travailler dans un bac avec fond d’huile propre
- Eviter tout contact des mains avec les pièces démontées ( risque d’oxydation )
- Remonter les éléments horizontalement, ce qui permet de garder les joints dans leur
logement lors du remontage
- Remonter les éléments dans le même ordre qu’au démontage
- Si les commandes manuelles ont été démontées, contrôler l’orientation des leurs chapes
- Contrôler l’orientation des raccords
- Mettre de la pâte oléoétanche sur le filetage des raccords
- Serrer les raccords au couple donné par le constructeur
SS2 : 150
bars
SS2 : 150
bars
- Tarer la soupape principale
- Serrer le contre-écrou
- Plomber le système de réglage
SS2 : 150
- Détarer la soupape secondaire SS 2 bars
- Actionner le distributeur et mettre le vérin sorti en butée
- Tarer la soupape secondaire SS 2
- Serrer le contre-écrou
- Plomber le système de réglage
SS2 : 150
bars
SS2 : 150
bars
- Tarer la soupape secondaire SS 2
- Serrer le contre-écrou
- Plomber le système de réglage
2- Détarer la soupape principale SP
SS2 : 150
bars
- Actionner le distributeur et mettre le vérin sorti en butée
- Tarer la soupape principale SP
- Serrer le contre-écrou
- Plomber le système de réglage
SS2 : 150
- Actionner le distributeur et mettre le vérin rentré
barsen butée
- Tarer la soupape secondaire SS 1
- Serrer le contre-écrou
- Plomber le système de réglage
SP : 100 bars
Azote : 50 bars
Le circuit est préparé, donc la soupape principale SP est détarée ( il ne faut pas trop
détarer SP, sinon sans pression, le vérin ne déplacera pas )
- Actionner le distributeur et mettre le vérin sorti en butée
- Attendre la régulation de la SP, cela veut dire :
- que le vérin est bien en butée
- que l’on n’est pas dans une valeur de pression du circuit de déplacement à vide
- Régler la SP à la valeur désirée
- Serrer le contre-écrou
- Plomber le système de réglage
SP : 100 bars