Corrigé du devoir No3
Réponse :
a) Pour déterminer si l’argile est normalement consolidée ou sur-consolidée, il faut d’abord
déterminer la contrainte de pré-consolidation σ’p à partir de la figure 2. À l’aide de la
construction de Casagrande (1936), on obtient : σ’p = 54 kPa
Il faut par la suite déterminer la contrainte effective verticale à la profondeur où l’échantillon
d’argile a été prélevé. σ’v0 = 1*20 + 1,5*8 = 32 kPa < σ’p = 54 kPa.
Degré de sur-consolidation : OCR = σ’p / σ’v0 = 54 / 32 = 1,69 > 1 .
L’argile est sur-consolidée
b) Pour déterminer le tassement de la couche d’argile, il faut évaluer graphiquement les
valeurs de Ccr et Cc et e0:
Selon la figure 2 : Ccr = 0,02 / (Log(30)-Log(12)) = 0,05
Cc = 0,2 / (Log(150) – Log(100)) = 1,13
e0 = 1,64
Pour déterminer le tassement des trois couches d’argile (de 2 m d’épaisseur) on a également
besoin de déterminer la contrainte de pré-consolidation au milieu de chaque couche;
autrement à 2 m, 4 m et 6 m de profondeur. Or, on ne dispose que d’un seul échantillon
d’argile pour pouvoir déterminer la variation de σ’p. Si on considère que le dépôt a subit la
même surcharge, on peut extrapoler la valeur de σ’p pour chaque couche : σ’p = σ’v0 + (54-
32) = σ’v0 + 22 :
Tableau 1 : Tassement pour une surcharge de 22 kPa.
Profondeur σ’v0 σ’p ∆σ’ = < σ’p ε ∆H
(m) Iσ.q+σ’v0
1,5 32 54
2 28 50 36,4 Oui 0,00216 4,32
4 44 66 46,8 Oui 0,00051 1,014
6 60 82 61,1 Oui 0,00015 0,3
Total 5,63
Puisqu’on ne dispose que d’un seul échantillon, il est mieux d’être prudent et d’examiner à la
limite le tassement en considérant la même contrainte de pré-consolidation σ’p = 54 pour les
différentes couches. Toutefois, dans le cas de la troisième couche on peut constater que
σ’v0 > σ’p. Dans ce cas, on peut considérer que cette couche est normalement consolidée et
que σ’p = σ’v0 = 60 kPa.
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Figure 1. Détermination de la contrainte σ’p, Ccr, Cc et e0
Tableau 2 : Tassement pour un σ’p = 54 kPa.
Profondeur σ’v0 σ’p ∆σ’ = < σ’p ε ∆H
(m) Iσ.q+σ’v0
1,5 32 54
2 28 54 36,4 Oui 0,00216 4,32
4 44 54 46,8 Oui 0,00051 1,014
6 60 60 (N.C) 61,1 Non 0,00338 6,75
Total 12,11
La vérification du tassement dans la couche de sable est préférable même s’il semble être
négligeable. Pour un sable qui a un γ = 20 kN/m3, il est possible d’estimer la valeur de N à
partir du tableau annexé au cours. Selon ce tableau la valeur de N peut varier entre 15 et 20.
Si on considère une valeur de 15 (plus pessimiste), on peut déterminer à partir de l’abaque de
Peck pour D/B = 0,75 une contrainte admissible de 150 kPa. Cette contrainte va produire un
tassement de 25 mm dans une couche de sable de 2 à 3 B d’épaisseur. Puisque notre charge
est de 25 kPa seulement et que notre couche de sable est de 1 m, on peut déterminer le
tassement comme suit :
Tassement de la couche de sable = (25*25/150)*(1/2,5*B) = 0,833 mm (négligeable).
2
c) Pour déterminer la charge additionnelle, on peut procéder par essai et erreur :
Si la charge = 200 kN q = 50 kPa.
Tableau 3 : Tassement pour une surcharge de 22 kPa. (essai 1 : q = 50 kPa)
Profondeur σ’v0 σ’p ∆σ’ = < σ’p ε ∆H
(m) Iσ.q+σ’v0
1,5 32 54
2 28 50 44,8 Oui 0,00386 7,72
4 44 66 49,6 Oui 0,00099 1,98
6 60 82 62,2 Oui 0,0003 0,6
Total 10,3
Tableau 4 : Tassement pour une surcharge de 22 kPa. (essai 2 : q = 70 kPa)
Profondeur σ’v0 σ’p ∆σ’ = < σ’p ε ∆H
(m) Iσ.q+σ’v0
1,5 32 54
2 28 50 51,52 non 0,0103 20,67
4 44 66 51,84 Oui 0,00135 2,69
6 60 82 63,13 Oui 0,00042 0,84
Total 24,2
Il ne faut pas oublier que le tassement dans le sable est aussi plus élevé : 0,833*70/25 = 2,33
mm. Il faut donc aller avec une charge plus faible que 70 kPa < 180 kN (supplémentaire)
Tableau 5 : Tassement pour un σ’p = 54 kPa. (essai 1 : q = 50 kPa)
Profondeur σ’v0 σ’p ∆σ’ = < σ’p ε ∆H
(m) Iσ.q+σ’v0
1,5 32 54
2 28 54 44,8 non 0,00386 7,72
4 44 54 49,6 non 0,00099 1,98
6 60 60 62,2 Oui 0,00669 13,388
Total 23,1
Il ne faut pas oublier que le tassement dans le sable est aussi plus élevé : 0,833*50/25 = 1,66
mm. Il faut donc aller avec une charge de 50 kPa 100 kN (supplémentaire)